28/12/2019
00:08:36
Index du forum Continents Afarée Azur

Activités étrangères en Azur - Page 7

Voir fiche pays Voir sur la carte
0
Quand les initiatives individuelles fragilisent l’équilibre Afaréen

Les révélations publiées ces dernières heures concernant une opération d’influence menée par des réseaux liés au Califat d’Azur sur le territoire du Tamurt n Althalj provoquent une onde de choc diplomatique bien au-delà des seules relations entre l'Azur et l' Althalj. Alors que la crise de la Kabalie rouge avait déjà placé l’Afarée occidentale dans une situation de tension permanente, cette nouvelle affaire risque désormais d’ouvrir une fracture politique bien plus large, celle de la confiance entre alliés. En effet derrière les accusations d’ingérence culturelle, de financement indirect d’organisations militantes ou encore de tentatives de manipulation de l’opinion publique, c’est une question beaucoup plus profonde qui se pose aujourd’hui au continent, jusqu’où les États membres ou partenaires du Pacte Afaréen de Sécurité peuvent-ils agir individuellement sans fragiliser l’ensemble de l’architecture diplomatique mise en place depuis plusieurs années ?

Depuis le début de la crise kabalienne, le P.A.S. avait réussi, malgré des divergences parfois importantes, à maintenir une image relativement stable d’organisation de coopération régionale tournée vers la sécurité collective, la désescalade et la coordination continentale. Le Royaume de Finejouri, premier président de l’organisation et encore aujourd’hui figure centrale de son équilibre interne, avait notamment multiplié les efforts diplomatiques afin de préserver le dialogue entre les différentes parties, y compris avec des acteurs aux visions profondément opposées, mais les révélations venues d’Althalj risquent désormais d’alimenter une inquiétude croissante au sein des Etats afaréennes, celle d’un décalage entre les objectifs officiellement affichés par le Pacte et certaines méthodes employées individuellement par plusieurs de ses membres.

Le problème n’est pas seulement moral ou diplomatique. Il est stratégique.

Chaque opération unilatérale menée sans coordination politique fragilise l’image collective du P.A.S. et donne à ses adversaires un argument puissant pour dénoncer une organisation qui prétend défendre la stabilité tout en laissant certains de ses membres agir selon leurs propres logiques d’influence ou de confrontation.

Le risque est alors double.

D’un côté, les États encore hésitants vis à vis du Pacte pourraient commencer à voir celui-ci non plus comme une structure de coopération sécuritaire, mais comme un instrument servant les intérêts particuliers de certaines puissances régionales. De l’autre, les ennemis déclarés du P.A.S. trouveraient dans ces affaires une occasion idéale pour alimenter la méfiance populaire, attiser les tensions internes et présenter le Pacte comme un acteur déstabilisateur plutôt que stabilisateur. Cette situation est d’autant plus délicate qu’elle intervient au moment même où le Finejouri tente de préserver un équilibre extrêmement fragile entre fermeté continentale et poursuite de la diplomatie avec la Kabalie rouge et l’Althalj. Or, chaque crise de confiance entre alliés réduit un peu plus la crédibilité des efforts de médiation entrepris depuis des mois.

Plusieurs observateurs commencent ainsi à poser une question jusqu’ici rarement formulée publiquement, le P.A.S. peut-il durablement conserver sa crédibilité internationale si certaines initiatives individuelles continuent d’échapper à tout mécanisme de supervision politique collective ?

La question des sanctions internes revient désormais dans les débats diplomatiques et universitaires. Après les précédents désaccords ayant déjà conduit à des tensions avec le Churaynn, certains analystes estiment qu’un véritable cadre disciplinaire pourrait devenir nécessaire afin d’éviter que des actions nationales isolées ne compromettent l’ensemble des objectifs stratégiques du Pacte. D’autres, au contraire, redoutent qu’une telle évolution n’ouvre une crise institutionnelle majeure entre les membres du P.A.S., à un moment où l’organisation tente précisément de renforcer sa cohésion face aux multiples instabilités régionales.

Une chose semble néanmoins certaine, l’Afarée entre progressivement dans une nouvelle phase de la crise kabalienne. Une phase où les menaces d'affrontements militaires directs laissent place à des guerres d’influence,des opérations culturelles et des affrontements diplomatiques beaucoup plus diffus mais potentiellement tout aussi déstabilisateurs.

Et dans ce contexte, une interrogation demeure désormais au cœur des débats continentaux :

les initiatives individuelles des alliés du Pacte Afaréen de Sécurité peuvent-elles, à terme, fragiliser l’image du Royaume de Finejouri et celle du P.A.S. lui-même sur la scène internationale sachant que le Royaume de Finejouri depuis son ouverture à l'international place sa souveraineté et donc son rayonnement au centre de ces préoccupations.
416
L'avion de la Maktaba décolla d'Icemlet le 14/08/2019.

A son bord la Qari Ijja Shenna et la qari Sofines Berek discutaient de leurs interlocuteurs et hôtes.
Les certitudes et inquiétudes étaient échangées.
L'esprit était au respect des engagements de la Maktaba vis à vis de la Bienveillance, du FCAN, du Royaume du Finejouri, de la Kabalie Rouge et d'Azur bien entendu.

Cette invitation par le Grand Vizir ne suggérait en rien que les concessions bilatérales seraient comprises par les deux parties.



12828
Tätyën Käüpunkÿlaysët

"Campagne" (Rölë Vëërtmän, 2014, Salle des Photographies, Internat Municipal de Riceleaux)
"Campagne"
(Rölë Vëërtmän, 2014, Salle des Photographies, Internat Municipal de Riceleaux)


⇩ Musique d'Ambiance pour la lecture ⇩



Pas besoin de se divertir lorsqu'on recevait une telle visite. C'était la réflexion numéro une de Välëkk lorsqu'il vit une jeep débarquer sur son domaine. Une simple jeep, de la visite.

Depuis maintenant quelques mois, la région était un centre d'intérêt majeur pour beaucoup d'acteurs nationaux, notamment la MIRA et Corvus. En effet, les régions du nord telles que Mavetz et Marroze sont idéologiquement contestés puisqu'elles abritent à la fois une majorité corvienne et servent de point de passage majeur pour les réfugiés avant d'être re-routés vers Roncevaux. Mais, le plus important, c'est qu'elles servaient de connecteurs entre les deux villes épicentres, Robaltes et Henne. Donc, un lieu extrêmement stratégique à contrôler durant la guerre. Si les Corvuns réussissaient à s'emparer de ces régions tampon, c'était une victoire stratégique majeure puisque le conflit aurait pris de l'ampleur au delà du simple combat périurbain et du siège, mais le maintien d'une ligne de front avec des effectifs bien plus importants. Déjà il y avait des rumeurs que les forces de l'ARA allaient mettre en service des chasseurs pour effectuer des bombardements plus stratégiques, mais au delà de ça, c'était surtout l'armée corvienne qui avait acquise un nombre important de blindés.

Les mavésiens n'avaient tout de même pas peur de l'extension du conflit. Si celle-ci advenait, ils seraient soit libérés par Corvus ou auraient largement eu les moyens de rejoindre une zone sûre hors du conflit puisqu'aucune des deux parties n'avait l'intention de s'attaquer aux civils. Et justement, Välëkk continuait à cultiver ses champs tranquillement, ainsi que de s'occuper du petit nombre de brebis qu'il tenait. Certes, la guerre avait plongé le pays en choc économique majeur ce qui rendait parfois difficile de se procurer les besoins de première nécessité, ce n'était cependant pas le cas du vieil homme amateur des caves et des produits secs, collectionneur de viandes et, bien entendu, cultivant son propre garde-manger avec soin. Il n'était pas marié, sa femme l'avait laissé il y a dix années de cela à cause de sa grossière appétence pour les cigares éveriens et les liqueurs herbales qu'il sirotait parfois à longueur de journée sans se soucier du bien être de sa compagne. Boh, ce n'était pas grave. Elle avait toutes les raisons de le quitter, et c'était mieux pour eux deux. Tout de même il regretta un peu de la voir partir surtout avec la facilité dont ils avaient traité du divorce. Il n'y eût point, ou que très peu de chamailles pour des biens matériels, ils restaient en somme deux bons amis qui ne comptaient plus partager un lit. Après tout, Välëkk souriait à la vie, et naturellement la vie lui souriait en retour. C'était de moindres courtoisies.

En parlant de courtoisies, le vieux fermier n'en avait pas usé depuis de maints mois, surtout avec l'aspect solitaire qu'il a su cultiver, au sens propre comme au figuré. Et justement, ça lui manquait: Corvus était pour lui et pour bien des personnes une occasion pour réaffirmer son patrimoine et ses tradition, l'une d'entre elles étant bien entendu l'hospitalité prime. Tant de ses amis ont accueilli des réfugiés, des touristes égarés et même quelques enfants qui avaient perdu leur parents dans les foulées, tandis que lui restait à l'écart, 20 minutes de voitures du village le plus proche, avec rien que des sangliers pour lui tenir compagnie ou des hirondelles pour le visiter. En bref, rien. Et en bref aussi, cette jeep était pour lui la grâce qu'il attendait.

Mais ça, tout ça, il n'y a pas pensé directement. Non, ça serait bien trop facile de voir arriver quelqu'un et de subitement l'accueillir, surtout en temps de guerre. Et une jeep, qui plus est.

Depuis l'invasion loduarienne, Välëkk s'était comme crispé. Il s'attendait déjà à voir les hommes en rouge toquer à sa porte, piller son domicile, brûler son champ et tuer ses brebis avant de l'enfermer dans un camp de concentration à but "humanitaire". Et pour cause, il avait ressorti des petits "bijoux" cachés jusqu'à présent dans son grenier pour se préparer à l'éventualité.

Vous vous imaginez donc avec quelle gueule il a décidé d'aborder cette Jeep qu'il croyait être un véhicule blindé léger des forces loduariennes. Dès que le son des pneus filant sur le gravier firent vibrer les tympans de l'homme, il sauta de son fauteuil, courra vers la porte d'entrée et sortit de son domicile à peine la voiture eut coupé le contact. En tenant dans se bras in sublime fusil à pompe Tecla T1947, bien sûr d'une autre époque, mais chargé avec assez de plomb pour transformer les deux bonshommes en pâture à sangliers. Et justement, ils sortaient l'air bienheureux, comme des diplomates ou des vendeurs en porte à porte, avant de ravaler quelconque mots qu'ils allaient prononcer à la vue du fond du canon.

Välëkk leur hurla dessus.

"Je vais vous laisser dix secondes pour me jeter vos armes et vous coucher à terre."

Les deux azuréens, détendus il y a à peine quelques secondes, se mettaient à présent à gesticuler dans tous les sens.

"Mais...! Nous ne sommes pas soldats !"

"Neuf."

"Hein ?"

"Huit."

Leur sang se glaça. Ils avaient bien compris à présent qu'il ne rigolait pas du tout, et qu'il était déterminer à défendre les prémices de sa ferme. Pas le choix, il fallait le convaincre ou goûter à la grenaille.

"Monsieur, croyez-nous, nous ne voulons aucun mal."

"Sept."

"Vraiment, nous voulons juste discuter !"

"Discutez entre vous. Six."

"Nous sommes juste deux azuréens en quête d'informations !"

"Cin... Attendez, des azuréens ?"

L'homme baissa son arme, au grand soulagement des deux visiteurs.

"C'est vrai que vous avez une gueule de terroristes vous. C'est quoi ? Vous avez paumé votre dromadaire ?"

À ce stade, les propos ouvertement racistes de l'homme étaient vus plus comme de la sympathie que tout autre chose. Les deux acquiescèrent comme des idiots pour éviter d'avoir à revivre ce petit moment de stress et ainsi détendre l'atmosphère pour obtenir ce qu'ils étaient venus chercher.

"...À vrai dire, nous étions simplement venus chercher quelques inf-"

Ils n'eurent même pas le temps de finir que, d'une seconde à l'autre, l'homme écarta ses bras pour les accueillir puis leur tendit la main.

"À vue de nez, je dirais que vous êtes à jeun ! Je me présente, Välëkk."

L'un des deux voyageurs attrapa mollement sa main pour la serrer. Cependant, il avait sous-estimé la force et l'enthousiasme du fermier, qui lui écrasa immédiatement la main pour après le tirer violemment en sa direction. Pris par surprise, l'azuréen de voyait tiré comme un chien en laisse vers l'homme, qui, voyant son déséquilibre l'aida a se relever.

"Pardi ! C'est que vous n'avez même pas la force de me serrer la main ! Que mangez-vous dans le désert, bon sang ?"

Avant que le colosse puisse s'avancer vers l'autre compagnon pour faire de même, celui-ci s'éclipsa rapidement derrière son ami faisant mine de ne pas l'avoir remarqué alors que son ami secouait sa main en cachant sa douleur. Ce n'était certainement pas cela qui allait ébranler la sympathie de l'homme, toujours sur sa ligne.

"Allons enfin ! Entrez ! Vous êtes affamés, vous avez besoin de vous restaurer. Sachez-le, j'ai tué l'autre jour l'un de mes brebis, il me reste encore une grande quantité de viandes fraîches, si c'est ce que vous voulez. Après, vous ne mangez pas de porc je suppose ? Peut-être que la viande n'est pas une si bonne idée alors... Ne vous inquiétez point, je souffle mon mon propre avoine, ça va déjà vous remettre sur pied. Après, j'ai du jus. Vous buvez du jus ? J'en ai si vous voulez. Après, disons qu'un pinard de si tôt n'a jamais fait du bien à personne. Mais je peux faire une exception... Qu'es-ce que c'est ? Vous ne buvez pas d'alcool non plus ? Et vous vous étonnez d'être gringalets comme vous êtes ?"

L'homme avait un débit de parole inimaginable. On aurait cru à un dialogue, mais tout ce que les azuréens pouvaient placer durant son monologue étaient quelques gémissements approbateurs ou non en réaction à ses dires. Sans réfléchir, ils se firent inviter dans le domicile.

C'était une large maison de campagne, certainement large pour un homme seul comme lui, mais décorée de fond en comble. Des tapis, des fourrures, des têtes de cerf et sangliers, tout ce qui faisait penser à un bon chalet du terroir. Un peu impressionnant, certes, surtout pour des personnes venues d'ailleurs, mais rien de vraiment dramatique à seconde vue. Non, au contraire, c'était presque chaleureux.

"Je m'excuse, vraiment, depuis que ma femme m'a quitté vous savez, j'ai rarement le réflexe de faire du nettoyage, surtout avec mes corvées journalières. Je ne peux même pas payer quelqu'un pour le faire, enfin qui viendrait dans un bled comme celui-ci pour faire du nettoyage ? C'est absurde, je sais. Posez vous manteaux sur le porte-manteaux dans l'entrée, je vous en prie. Il doit y avoir deux ou trois crochets de libres pour vous. Vous voulez enlever vos chaussures ? Vous pouvez, ce n'est pas interdit. Non, au contraire, faites comme chez vous. Cela doit pas vous faire très bizarre, non ? D'avoir autant de tapis chez vous ? Vous mettez des tapis partout de toute façon en Azur, non ?"

Les deux voyageurs ne savaient vraiment pas quoi répondre. Ils n'avaient certainement pas envie de le qualifier de raciste, et encore moins de lui dire qu'il avait raison. Ils restaient là, sans bouger. Sans un mot non plus.

"Vous savez, au fur et à mesure qu'on vit ici on s'habitue. Je ne vivrais pas en ville pour rien au monde, même si c'est pour me permettre une meilleure retraite. Et le service ici est pas mal de toute façon, on a un bon médecin de village. Non, tout est bien connecté. On peut se permettre de vivre à la campagne en Antares. Pas besoin de faire quoi que ce soit d'extrême, non. Non, non, c'est très bien comme ça. Après, vous devriez connaître non ? Je suppose que vous avez interrogé mes voisins aussi ? Enfin, voisins... Pas vraiment des voisins à cette distance !"

Välëkk eut un instant de fou rire avant de reprendre.

"Ah mais franchement, la campagne fait du bien. Je ne m'en suis jamais lassé. Même après que ma mère, paix à son âme, a voulu que j'entreprenne des études, je suis revenu immédiatement au terroir pour reprendre la traite de mes vaches. Ah oui, mes vaches ! Je vous ai dit que j'avais des vaches avant ? Et très belles d'ailleurs, la plus grosse s'appelait Marie. Quel régal, je me souviens encore de cette texture, le jour où on l'a abattue un soir de Noël... Sincèrement, que demander de mieux ?? J'aurai aimer vous régaler comme ça, mais vous tombez pas au bon moment je dois le dire..."

Alors qu'il continuait à débiter, les azuréens virent l'espace d'une seconde un chat noir traverser le salon avant de venir se frotter aux pieds du fermier. Celui-ci s'arrêta net pour se baisser et le caresser, avant de reprendre.

"Ah oui ! Mon chat ! Bizarre non ? D'avoir un chat, surtout dans une ferme. On s'attendrait plutôt à un chien pas vrai ? Après, je ne l'ai pas acheté moi même, non, rassurez vous. C'est ma femme ! Elle voulait apporter un peu de vie à l'intérieur. Et devinez quoi ! À présent il m'aime plus qu'il n'aimait ma femme ! Pardi, durant le divorce elle n'a même pas voulu l'emporter. Et il n'a point souffert, non, il avait même l'air plus heureux après coup. La petite Peggy... Ah oui ! Je ne vous ai pas dit, elle s'appelle Peggy. Drôle de nom pour un chat, non ? Si vous vivez ici depuis plus d'une semaine, vous devez forcément connaître Peggy... La grande Peggy ? Non ? Comment ça ? Peggy Poulain, l'héroïne des premiers dessins animés diffusés sur les anciens télé-lecteurs ! Non ?? Allons, un peu de culture quand même ! Après oui, c'était certes une autre époque. J'avais peut-être vingt-cinq ans, oui je sais je n'étais pas non plus tout jeune, mais il faut savoir qu'à l'époque c'était une révolution ! C'est comme si je me reconstruisait des souvenirs d'enfance, que du bonheur..."

À présent, ils débarquèrent dans la modeste cuisine, contrastant largement avec le grand salon et la salle à manger qu'ils avaient vu précédemment. L'homme les assieds au bar et se mit à préparer quelques délices pour ses invités. Quand à ces derniers, ils prirent l'occasion de cette unique seconde de silence pour revenir à ce qu'ils étaient venus chercher ici.

"Monsieur Välëkk... Nous apprécions l'hospitalité, mais en réalité nous sommes venu pour un tout autre objectif. Nous voulons en savoir plus sur Ryämö Köwnatör."

"Ryämö ! Pardieu, si l'on m'avait dit que j'allais entendre ce prénom depuis la bouche d'un afaréen ! C'est qu'on aura tout entendu. Que voulez vous savoir que vous ne savez pas déjà ? C'était un brave homme, chef de file malgré lui, et pour quelqu'un d'aussi timide je dois dire qu'il est surprennament charismatique. Après, vous devriez le savoir, et l'entendre aussi par mon accent, j'ai des origines de "Casquette Bleue", si vous voulez j'aurais plus de chances de vous informer sur Jäkkö Nëëkermän, ah mais quel brave homme ! Si vous voulez savoir, je pense que c'est à lui que doit revenir toute présidence. Köwnatör est un bon orateur, mais Nëëkermän sait se débrouiller mieux sur le terrain. Mais bon, je prêche un peu pour ma paroisse ici... Il faut dire que je n'attends qu'une chose, que les casquettes bleues se réveillent de leur sommeil pour venir botter le cul à ces impérialistes. Et le jour où ça arrivera, pardi, je pars à Saint-Cyprien pour y passer ma retraite !"

Les deux azuréens ne comprenaient pas vraiment de quoi il parlait. Après tout, il venait de mentionner une facette très ensevelie de la guerre civile que même les habitants du pays étaient peu familiers avec. Une facette qui n'était certainement pas connue des étrangers, même des plus proches d'Antares.

"Vous savez... Les Nëëkermän dans mon avis l'avenir de cette nation. Corvus tel qu'il existait au temps des Köwnatör, des Wÿntäzër et autres familles qui pour la plupart se sont fondues, c'est un rite vieux, qui ne s'adapte pas à la modernité. Par exemple, connaissez-vous Höllër ? Il faut connaître Höllër ! Justement, Les 31 principautés ont mis du temps à la reconnaître comme partie du purgatoire et non comme on l'estimait auparavant, le bras droit de la Fantassine. Au contraire, les nouveaux Nëëkermän, eux ont initié la portée qui à mené à la ratification de Skorpii. D'abord, c'était juste du religieux, oui. Une réadaptation de la foi corvienne, c'est tout ce que c'était. Mais on s'est vite rendu compte de l'enjeu sociétal que ce changement apportait. L'accord de Skorpii est devenu politique plus tard en mon sens, mais plusieurs disent l'inverse... Après, c'est un texte difficile, et surtout un sujet qui fâche. À mon avis, c'est sur eux qu'il faut pointer, et nul autre. Eux savent vraiment ce qui est mieux pour nous."

L'homme se frotta le nez. Décidément, il était allé un peu loin. Peut-être que ces azuréens ne méritaient pas de l'entendre parler de sa foi...

"Je suis désolé... Je me suis égaré dans mes pensées. Oui, Ryämö Köwnatör... Non, je ne le connais pas personnellement, non... J'aimerais vous en dire plus, mais que voulez-vous que je vous dise ? Un fermier désenchanté au milieu de la campagne mavésienne, vous n'avez pas frappé à la bonne porte... Après, dites moi... Qu'es-ce qui vous intéresse chez ce bon vieux Ryämö ?"



Contexte (HRP)
Contexte (HRP) a écrit :
Haut de page