01/11/2020
09:30:36
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Activités étrangères à Cramoisie - Page 8

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— Qui êtes-vous ?

Les contrebandiers braquent leurs armes.

— Je suis Amra bint Kublay.

— D'où venez-vous ?

— Nous sommes arrivés par là-haut.

Elle désigna le ciel découpé au-dessus des falaises. Une odeur de gris s'amoncelait à l'occident.

— Comment ?

— Vous transportez quoi ? Des armes ?

— Nos planeurs et nos personnes. Nous sommes venus pour discuter.

— Discuter avec qui ?

— Avec les Kel Ikkulwen.

— Qu'avez-vous à leur dire ?

— Je viens des Kel Amadalan.

Ils baissent leurs fusils.

— Les hirondelles sont de retour ?

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Mizra


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Sur la photo Amra aura rabattu un voile ciré noir sur son sourire, épargnant au coucher du soleil le rictus de sa grimace. Le soleil se couche tout le temps sur le désert tellement il a la flemme maintenant. Dans le mordoré de son trépas il teint les surfaces coulées du Mont Saymur d'un cuivre inégalable. Amra s'engouffre à la suite de Husseyn et des contrebandiers dans l'une des galeries qui s'enfonce dans un gouffre de la montagne.

— Ici il faut descendre pour monter.

La métaphore s'ouvre sur une faille où perce une lumière diaphane. Depuis en haut et un voile qui la protège comme une membrane, se trouve la rue d'un village troglodyte. Des fils mal câblés sillonnent la pierre, fixés à la va-vite, disparaissant derrière des tentures. Des hommes en bleus fument et éclatent de rire.

— Appelle-la, Ziri.

— Elle est pas encore rentrée.

Les deux contrebandiers se retournent vers Amra et Husseyn. Une femme tatouée propose du thé brûlant aux Azuréens, et un pain noir fait d'une céréale indiscernable, qui semble cuit dans les profondeurs de la terre. Les hubaras sont repliées et accrochés aux parois de la falaise vermoulue, comme des nids d'oiseaux dont les occupants sautent d'une coquille à l'autre. Amra fait tinter ses bagues d'argent sur le gobelet, une impatience légère soulève subrepticement ses cils vers les ramifications de ce campement troglodyte. Un bruit électronique s'élève et retentit, ce sont les enfants qui sortent du bain. Dans l'une des profondes marbrures à l'intérieur de la montagne, d'où suinte à nouveau une source dangereuse, les femmes font prendre leurs bains à quelques marmots qui babillent. Par la magie d'une médecine réinventée en trois ans et avec les ressources insoupçonnables de la survie, les voilà survivants et propres lavés dans les poisons. Leurs cheveux noirs brillent dans l'obscurité et leurs chansons s'élèvent à travers les galeries, innocentes et furieuses.

— Les voiles sont en vue, annonce un guetteur.

Hérissée d'yeux la montagne est aussi silencieuse, morte et impénétrable que le cadavre d'un titan. A l'intérieur, Amra entourée des très rares anciens qui se trouvent là, d'un homme débonnaire, de femmes silencieuses, converse et donne aux survivants des nouvelles du plus beau pays du monde et de leur ami le plus cher, le Khalife Kubilay. Elle n'a qu'à peine le temps de leur raconter que des élections sont en cours en Azur ; interrompue de toutes parts de questions fusant comme depuis des oiseaux, elle s'étonne elle-même de ne pas vivre, comme eux, dans la constante lutte pour la survie, l'adversité chevillée au corps comme un fanatisme, et le groupe social, éclaté et recomposé en mosaïque grossière, accuse d'hétérogénéité. Il y a là des camionneurs qui venaient de Tchintabaraden et se sont retrouvés coincés dans l'ouest du pays ; rien dans leur visage, leur vêtement et leurs yeux ne traduit les colifichets et l'autoradio de leurs allées et venues rocambolesques sur les routes de la Qabalie d'avant 7-Octobre. Il y a une femme qui habitait dans l'une des blanches demeures de Ghadama, et qui porte encore fièrement son tatouage en forme de croix sur le front. Un vieillard, qui se fait appeler comme un sheikh, lui dit être le dernier des Kel Denneg. Sa peau burinée, ses mains vides de décennies de savoir-faire avec les chameaux, l'ont laissé parmi les pierres seul et prostré. Il dit à Amra désormais se consacrer à la cuisine, aux cordes et aux tentures. Il surveille les enfants sans leur parler, sa langue étant perdue.

— Mon père m'avait dit que faire un deuil, c'est jeter derrière soi chaque jour une poignée de terre.

L'agitation passe au-dessus de la faille comme le vol véloce de canards sauvages. Dans les immensités que repeuplent les oiseaux migrateurs, un écho de murmures cascade la nouvelle ; les chasseurs sont de retour. Sur leurs planeurs à voiles et à membranes ils viennent de passer au-dessus des interstices du contrefort montagneux ; par la vallée du sud-ouest ils seront bientôt là.

— En réalité, c'est retrouver chaque jour des paillettes dispersées.

Les survivants ont attaché des photos, des cordes nouées colorées, des tissus et des pierres dans diverses oeuvres pour faire le deuil de la mort de masse. Ils l'appellent la catastrophe et c'est pour leurs vies un aller sans retour. Comment pourraient-ils faire autrement ? Aux yeux du monde ils sont ataviquement les survivants du génocide.

— J'ai vu l'océan, l'autre fois.

Le jeune homme d'Amaleth aux boucles blondes se fait charrier. A ses oreilles les perles tintent. C'est un beau parleur qui n'a sur le bord des lèvres que peu de mots sincères, mais il sourie avec adresse, il connaît son judo. Ses doigts fins jouent avec l'arme pendue à sa ceinture. Les Ikkulwen s'enorgueillissent de leurs fusils précis et de leurs coups rapides. Ils ne tirent qu'à petit calibre, mais avec une redoutable justesse qui fait la colère des puissants. Ils visent les convois et parfois, survolant les régions au-delà de la catastrophe, les caravanes et les villages ; contre les fouisseurs et les perceurs de mines notamment les Ikkulwen sont en guerre.

— Tu n'as même pas vu le Terminateur, qué tu me parles d'océan.

Un rire dans le groupe souligne pour Amra la jeunesse et l'inexpérience de la majorité des Ikkulwen. Ils sont pour la plupart jeunes ou trop vieux. Leurs chasseurs sont rares et reviennent à peine d'une longue course. Trois ans ont clairsemé leurs rangs comme la calvitie sur le crâne d'un trentenaire. Demain ils lèveront le camp ; à travers les montagnes des régions périphériques, des gravures dans la roche témoignent d'un ruban de deuils sans fin.

— Le Terminateur ?

— La Ligne si vous voulez.

Sur un astre mettons la lune la lumière d'un corps extérieur trace une lumière et une ombre, une face éclairée et une face assombrie ; vue de biais on constate la ligne qui en sépare les deux parties, c'est le terminateur. Au Pays des Trois Lunes naturellement cette ligne visible depuis l'espace où d'un côté il y a la terre ravagée et souillée par les particules qui s'égrènent, et de l'autre un désert abasourdi mais intact, c'est le Terminateur. Le Terminateur, clair-obscur comme la limite entre la nuit et le clair de lune, est le lieu des Ikkulwen ; dans ses nuances incertaines et son confortable indéfinition ils se glissent et survivent.

— Amra, du Kel Amadalan.

L'Azuréenne s'incline légèrement, les yeux noirs khôlés tournés vers la chasseresse qui vient d'arriver. Son turban posé sur des cheveux mal voilés lui donne un air de souveraine, elle pose sur les visiteurs et l'assemblée de grands yeux taciturnes. Elle se présente également, et invite les Azuréens dans sa tente. On y fera couler quoi devine ? Du thé.

— On dit que le désert est vide, c'est faux.

Elle ouvre son sac et en montre les artefacts dénichés ailleurs. Ce sont des cartes à puces équipant un système d'irrigation automatique, dont la poussière et la rouille cramoisie maculent les coins.

— Volées sur les serres ?

Elle fait non de la tête.

— Tout ceci est antécédent à la R.A.D., rejette-t-elle avec dédain.

Son acolyte, un Amazigh aux yeux fins et au sourire édenté, reprend sa phrase au vol.

— Dévastée mais pas anéantie, la Qabalie est toujours là sous nos pieds, à quelques centimètres sous la poussière, prête à renaître.

— Que voulez-vous, Amadalan ?

La jeune femme au turban plante ses yeux dans ceux d'Amra.

— Vous présenter un plan de paix.

— Nous l'avons, la paix.

Elle montre autour d'elle, que les voiles de la tente limitent à un petit carré de silence.

— Par la grâce de Dieu.

— C'est une petite, plaise à Dieu qu'elle le soit. Une grande paix arrive, insiste Amra.

— Et les Kel Amadalan comptent nous l'apprendre ?

— C'est la Qabaliyya toute entière qui se demande si elle peut compter sur vous.

La chasseresse ne répond rien, dans son manteau jaune elle se renfonce et aspire une gorgée du thé brûlant accompagné de gâteaux noirs comme une braise antique.

— La Qabaliyya...

— Un conseil se prépare. Avec vous, Ikkulwen, si vous m'y accompagnez.

— Et les autres tribus ?

— Elles seront là, pour la plupart.

— La plupart ?

— La totalité des Imazighen n'est jamais garantie. Et je ne compte pas que les Anbiddel, les Fous, y participent.

La femme au turban éclate d'un rire outré.

— Je préfèrerai encore vider ma tsedaka dans le sable.

Ce n'est pas qu'elle a la dent dure, c'est qu'elle sait d'où elle vient.

— Donc vous ne renierez pas Dieu ?

— Jamais de la vie, réplique-t-elle.

— Elle est fille de rabbi, sourit l'Amazigh. Renier Dieu est pour elle un stade infantile dont on guérit comme de la varicelle.

— Quelle âge avez-vous, Ikkulwen ?

— Vingt ans.

Amra jauge la jeune chasseresse, aux yeux de feux. Elle se tient droite avec la fierté d'une reine mendiante.

— Vous m'appellerez par mon nom, complète-t-elle de son insolente noblesse. Vous assurerez à mes gens trois mois de gaz, six mois d'eau et douze de balles. Alors je vous suivrai à ce conseil.

Amra plisse les yeux avec assentiment.

— Alors c'est d'accord, Mizra.



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Opération Samaël (Et blocus commercial de la Kabalie rouge): Arbitrage

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Opération Faillite des Dalyoha (opération révisée: Blocus commercial de Cramoisie)

Pays infiltrant: Azur
Pays infiltré: Compagnie Dalyoha, basée en Cramoisie et à Carnavale
Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 04/03/2019 + 21
Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 27/03/2019 + 7
Type d’opération : Opération économique majeure


Province cible : #29850


Influences à J+7https://i.imgur.com/otFGb29.png
RECONTEXTUALISATION / FRISE CHRONOLOGIQUE DES EVENEMENTS PRE-OPERATION :


La Compagnie Dalyoha est une grande société carnavalaise appartenant à Blaise Dalyoha, représentant de cette famille noble médiévale de premier plan à Carnavale. Riche grâce à son pouvoir, à ses fiefs féodaux, puis grâce à ses dividendes lucratifs issus de l'esclavage et des plantations, la Maison Dalyoha a troqué son pouvoir politique contre une influence économique majeure en devenant la première entreprise mondiale dans le secteur de la santé. Grand Hôpital, Grand Clinique, la Pharmacopée produisent médicaments, matériel biomédical, clones humains, produits chimiques et armes bactériologiques, chimiques ou virales pour des usages civils et militaires. Ses clients sont essentiellement basés à Carnavale : à peu près aucun pays n'achète leur matériel, en tous cas officiellement.

Avec la colonisation de la Kabalie, la Maison Dalyoha a voulu se sortir du pétrin de l'hyperinflation carnavalaise : utiliser son fric dans une zone d'investissement optimale est son premier motif pour promouvoir la colonisation. Elle a des grands projets : des travaux titanesques, un grand canal, un train futuriste, des forteresses souterraines, mais aussi un pays entier modelé par elle, jusqu'aux espèces animales et végétales. Sur le plan médical, elle ambitionne également de battre la mort, en permettant le recyclage à l'infini du corps et de l'esprit, aboutissant à une immortalité virtuelle.

La Maison Dalyoha a de beaux et grands projets qui ont une face plus sombre : elle ne peut les promouvoir que par la terreur, les massacres et la conquête coloniale. Sa domination technologique sur les secteurs qu'elle contrôle s'est en effet bâtie par une méthode particulière : la transgression éthique volontaire. Vivisections de cobayes humains, expérimentations de bacilles mortels en population générale, dégradation de la couche d'ozone, destruction des écosystèmes afaréens par l'utilisation d'OGMs : les oeufs cassés font de meilleures omelettes. La science Dalyoha enrichit les hypothèses narratives en promettant de belles réalisations, autant qu'en imposant de macabres constats : les avancées prométhéennes se payent par des sacrifices dantesques. La science Dalyoha obéit à la logique, même dans sa logique propre : tout bénéfice a un prix.

D'un modèle basé sur l'expérience accumulée d'une pratique sordide de la science, des pratiques commerciales agressives ciblant tous les niveaux de porte-monnaie, une situation de monopole total à Carnavale, la Maison Dalyoha jouit de grands bénéfices. Ce modèle est, selon le joueur, perturbé à partir de 2016 et de l'entrée en guerre de la Principauté contre la coalition de représailles. Cette guerre, provoquée par des tirs de missiles de l'arrogante et splendide Pervenche Obéron contre un curé, n'est pas voulue par Dalyoha, qui consent cependant à mettre du sien pour ravager Estham et tuer deux millions de civils innocents. La sinistre réputation des Dalyoha prend alors une actualité particulièrement aiguë. Pendant le siège de Carnavale, Dalyoha utilise des armes chimiques et inflige de lourdes pertes à l'ennemi, autant qu'elle en subit : 75 % de l'infrastructure scientifique carnavalaise est détruite dans des bombardements.

La Maison Dalyoha s'adapte au contexte. Elle signe le compromis avec les Lucifériens: en échange du pouvoir politique, la secte autorise la grande Maison à conserver ses actifs et développer ses projets en Cramoisie. La presse afaréenne pointe alors la contiguïté supposée entre l'idéologie luciférienne futuriste, et les objectifs commerciaux de la Maison Dalyoha, qui serait la seule à pouvoir fournir tout ce dont a besoin le régime luciférien pour ses grands travaux plus ou moins identiques à ceux du Protectorat colonial. La Maison Dalyoha voit donc la R.A.D. comme la zone d'investissement optimal qu'elle a toujours été pour elle.

Le contexte politique évolue petit à petit sous la pression étrangère, forcés de concéder de nouveaux droits aux Kabaliens, inquiets d'attirer sur eux le feu des projecteurs.

De fil en aiguille, entre la destruction de ses capacités à Carnavale, la situation économique détériorée en Cramoisie et de dispendieuses mesures somptuaires, incluant la poursuite obsessionnelle de vastes projets futuristes, la Maison Dalyoha s'est mise dans une drôle de posture. En 2019, l'adoption de nouvelles sanctions contre elle dans le cadre de la « guerre » avec l'Azur permet de faire l'état des lieux.

Ce constat de la fragilité économique SUPPOSEE est considéré comme propice par le joueur à l'imposition d'un blocus afin de faire vaciller les fondations du système de la Kabalie rouge.

(Attention, Ce résumé a été expurgé du mieux possible de toutes les données que l'arbitrage a jugé trop subjectif.)


Cette opération se repose sur plusieurs forces et éléments concrets (modifiées par le MJ en raison d'une modification de l'opération et de ses moyens, voir le Blocus de Cramoisie, ce qui est surligné en rouge ne sera pas pris en compte) :
  • [1] La Maison Dalyoha est engagée dans des investissements énormes qui ne produisent toujours pas de bénéfices. Le Sec Canal, en cours de creusement, est un ouvrage titanesque qu'aucun navire de fret ne peut emprunter, et qui ne récolte donc aucun droit de péage ; par ailleurs, quelques complications renchérissent les délais et les coûts. Le Grand Désert Express, un métro luxueux connectant les villes de la Cramoisie, a déjà une ligne en service. Mais à quel tarif la rentabiliser ? Le PIB/hab de la Cramoisie est très en-dessous de celui par exemple de la région Île-de-France (40k€ contre 62k € par hab) (Hors propos: le PIB/hab dans GK est une valeur très subjective). En admettant que Balsilek Ishaq soit meilleur gestionnaire que Valérie Pécresse, il faut néanmoins trouver un prix du ticket de métro viable : amortir l'investissement sans faire fuir les gens. (comparaison hors propos) Enfin, le projet spatial pour aller sur Mars a consumé d'énormes ressources sans avoir rapporté de bénéfices économiques. (recevable: le spatial n'est pas rentable et pourrait constituer une dépense superflue pour Daylora)
  • [2] L'exploitation des ressources de la Cramoisie ne serait pas rentable selon le joueur : on ne sait pas comment exporter le pétrole (Attention, l'article n'évoque pas une incapacité à exploter ses ressources mais les problématiques liées à un processus qui consiste à les rendre exploitable, ainsi que la recherche de solutions), les zones agricoles productives sont quasiment inexistantes, les premières expérimentations OGMs n'ont pas de rentabilité commerciale, et les serres construites par dizaines, pourtant coûteuses en matériaux et en énergie (il faut bien trouver un moyen de refroidir l'air intérieur, qui étouffe à la latitude du désert : une serre c'est fait pour garder au chaud mais il fait assez chaud dans le désert afaréen ; sans refroidissement les plantes meurent ; a priori les scientifiques carnavalais ont quelques bases en agronomie, à moins que tout n'ai disparu pendant la destruction des usines ?), ne rapportent rien car leur production est gratuite (Sources : Colin). Le fond de l'argument de la fragilité économique de Cramoisie est recevable (le pays a été ravagé par le feu nucléaire, en grande partie dépeuplé, c'est une situation objectivement compliquée et les investissements nécessaires à la reconstruction du pays sont légitimement massifs, mais attention à ne pas déformer les propos du joueur ciblé dans certains articles cités.
  • [3] La situation économique de la Kabalie rouge pourrait être impactée par la situation internationale. Isolée pendant longtemps, l'économie a ralenti (presse économique internationale, et sources internes). Les sanctions économiques (Dans les faits, peu de pays ont formellement émis des sanctions à l'égard de Cramoisie sauf en Afarée et au sein des pays de l'OND. Dans les faits donc, la plupart des puissances mondiales en principe, demeurent insensible sà ces problématiques.) , et surtout le blocus maritime imposé à la Cramoisie par l'OND et l'Azur, limitent les possibilités d'exportation par la mer. Celles-ci sont également nulles par la terre. La possibilité de s'approvisionner à l'étranger, surtout pour les composants électroniques qu'on souhaite importer de Carnavale, est logistiquement compliquée. Il serait malhonnête de dire que les importations sont impossibles, comme il le serait de dire qu'elles ne sont pas cruellement chères. Le prix des matières importées est très élevé du fait de ces difficultés logistiques (Source : carte). OUI ET NON. L'approvisionnement maritime en raison du blocus pourrait être compliqué, mais reste les voies aériennes. L'argument toutefois, reste recevable. En effet, je prends en compte le système de leurres déployé par Cramoisie, mais ce dispositif lui-même représente une complication logistique selon moi. Mettons nous d'accord pour dire qu'en principe, le blocus est à minima irritant pour l'économie locale.
  • [4] La Maison Dalyoha n'a pas les moyens de ses ambitions. Avec 10 usines à Carnavale et 4 en Cramoisie, 75 % de ses infrastructures scientifiques ont été détruites par l'OND pendant la guerre. Aubaine pour les constructeurs d'armements, soulagement de l'inflation locale, mais donc perte d'immenses parts du savoir carnavalais. L'importation de technologies futuristes est donc probablement exagérée (argument subjectif) : pour le marketing c'est le jeu, mais la production réelle en pâtit. La science carnavalaise n'est vraisemblablement pas meilleure qu'une autre : avec 14 usines, la Maison Dalyoha fait aussi bien que la Sovélie. (Certes, le nombre d'usines scientifiques est un marqueur objectif d'avancée technologique selon la majorité de la modération, de meme que les tech, mais je ne peux pas balayer d'un revers de main tous les RP technologiques faits par Colin. Il convient de faire un entre deux entre ces facteurs.).
  • [5] La Kabalie rouge est une république actionnariale : le gouvernement a mandat pour rétribuer les actionnaires et assurer leurs intérêts. Ce système d'actionnariat est le même depuis la fondation coloniale de la Cramoisie. Il repose sur les investissements extérieurs et la rétribution de dividendes. Le versement de dividendes vient donc grever l'économie nationale : cette valeur ajoutée s'échappe à l'étranger, chez les actionnaires en question. La mauvaise situation économique et l'absence de chiffres clairs sur les dividendes suggèrent que la plupart des investissements réalisés par les porteurs d'actions de la R.A.C. n'ont jamais débouché sur un retour bénéficiaire : on n'en trouve pas trace au guichet de vente d'actions. Pour la Maison Dalyoha comme pour tous les actionnaires, c'est donc une perte sèche nette. L'action concrète du joueur étant un blocus, les flux de capitaux en eux même ne sont pas impactés, mais il est probable qu'un blocus réussi commence à les affecter. Nonobstant, cela représente une conséquences probable de l'opération, et non une force en elle même)
  • [5] Le blocus: voir l'add on de Timour en vas du post.



OBJECTIFS DE L’OPERATION



Réussite majeure :
  • Le blocus aggrave avec succès la situation économique de la Kabalie rouge, qui doit dépendre de plus en plus de ponts aériens afin s'approvisionner en matériaux et en denrées. Conséquemment, la circulation des capitaux visant à la reconstruction de la Kabalie en est affectée lourdement. Les grands travaux d'infrastructures et de recomposition du territoire cramoisien sont affectés, ralentis ou tout simplement stoppés pour cause de pénuries multiples. Cet échec économique se traduit par l'interruption du projet Vallon Rouge, trop cher, pas rentable, pas réalisable techniquement. Les projets industriels en Kabalie ralentissent du fait de cette secousse économique : le Sec Canal, le Grand Désert Express et le voyage vers Mars seront ralentis dans leur progression (l'annulation de cet effet exiegera la levée du blocus à tout prix). Le système de leurres carnavalais pour filtrer à travers le blocus s'avère largement insuffisant afin de pourvoir aux pénuries. La population cramoisienne ressent énormément les effets du blocus (le joueur ciblant aura un bonus NOTABLE en cas d'opération visant à dégrader l'ordre public). L'action Daylora s'effondre.


Réussite mineure :
  • Le blocus agit avec une certaine efficacité, mais en deçà des prévisions azuréennes. Le confort de vie des cramoisiens est affecté (Bonus MINEUR pour une future opé azuréenne affectant l'ordre public local). Le système de leurres crée par la Kabalie permet d'alléger les effets les plus néfastes du blocus, mais le pays doit dépendre plus largement des ponts aériens pour sn approvisionnement en matières premières. La plupart des projets industriels sont ralentis (avec nécessité pour le joueur ciblé de les faire repartir par des posts RP). Toutefois, les actionnaires de Daylora garde confiance en la plupart de ces projets et estiment que cette crise ne sera que temporaire. L'action Daylora reste stable.


Echec mineur :
  • Le système de leurres et de faux pavillons de la Kabalie permet de contourner la plupart des effets négatifs du blocus. La dépendance aux pont saériens pour le commerce est accru, mais elle permet d'absorber la plus grande part des effets de l'opération azuréenne. Les grands projets d'infrastructures kabaliens ne sont pas affectés. Seule la population semble victime de pénuries sporadiques, mais celles ci n'en tiennent guère rigueur au gouvernement local.


Echec majeur :
  • Le blocus n'a absolument aucun effet. Pire, l'opinion publique kabalienne se retourne contre les actions du blocus, accusant les azuréens d'affamer le pays volontairement. Le soutien au régime est accru.


LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
(ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
  • Le blocus rencontre des contre mesures cramoisiennes, avec l'éalobration d'un système de leurres et la complicité de certains pays qui permettent de dresser de faux pavillons.
  • Les ponts aériens reliant la Kaalie au reste du monde ne sont pas coupés, ce qui diminue les effets du blocus.


Moyens engagés :
  • Samaël, haut placé dans la hiérarchie cramoisienne, a été détourné par des agents azuréens. Il est en charge des comptes. En réalité ce n'est qu'un personnage sans effet sur la réussite ou l'échec de l'opération, utilisé pour concrétiser l'OP du point de vue du récit.
  • Valeurs Mensuelles, un journal économique messaliote de premier plan dans le monde économique. (Hors propos et non pris en compte. Ce magasine fait des prédictions économiques qui ne sont pas suivies en Kabalie, pas des actions concrètes)
  • Les consultants risque financier de la Banque Océane, la plus grande banque d'Eurysie, sont sceptiques sur le business model Dalyoha. (Idem)
  • L'expertise économique azuréenne, manifestée dans la presse, la finance et l'industrie. (Idem)
  • Les données économiques de GK sur le nombre d'usines et de Mondus sur la croissance du PIB.
  • Des agents azuréens facilement infiltrés en Cramoisie pour faire le nécessaire : fouiller les poubelles, établir la vérité. (peu d'incidence sur l'opération)
  • La confiance exagérée des Dalyoha dans l'exactitude de leurs prévisions économiques et de leur excellence technologique, comme si la guerre n'avait pas eu lieu. (recevable, il est possible que la trop grande confiance de Daylora dans le projet affecte le jugement des kabaliens quant à la faisabilité d eleurs projets)
  • LE BLOCUS


Add-on

Détail du blocus

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[1] Blocus de Carnavale : l'O.N.D. mène un blocus contre Carnavale, occupe militairement le territoire, a la supériorité maritime et aérienne. L'importation de quoi que ce soit depuis Carnavale est donc impossible depuis 2016. Ce blocus a laissé passer des navires gallésants, mais ça n'implique pas qu'il laisse passer d'autres navires.

[2] Fermeture des Détroits : l'isthme est traversé de plusieurs canaux qui permettent le passage des navires entre la Leucytalée et la Mer Aykhanide. Deux d'entre eux sont contrôlés par des ennemis de la R.A.D. : le détroit tanskien (O.N.D.) et le canal de Sudéiss (Churaynn-Qadisha). Ces voies de passages sont fermées pour le commerce cramoisien depuis la fondation de la R.A.D. et surtout depuis la fermeture du canal de Sudéiss, qui ralentit un peu le transit intermaritime par les autres Détroits. De plus, l'Azur y dispose d'une base et de forces permanentes pour suivre le trajet des bateaux, signaler les itinéraires suspects, et dissuader un navire en direction de la R.A.D. Les forces en présence incluent 1000 soldats, de l'artillerie, des missiles et des radars, ainsi qu'un sous-marin d'attaque.

[3] Les activités maritimes et terrestres de la R.A.D. sont sous surveillance. Les satellites de l'O.N.D. observent le déplacement des bateaux et des avions sur les tarmacs, des camions et des trains sur terre, et peuvent donc apporter les renseignements nécessaires pour voir si le blocus est efficace ou non, et donc le réajuster. L'O.N.D. a confirmé qu'elle participait au blocus au moins sur le plan du renseignement. Les ballons d'observation azuréens peuvent aussi récolter des données. Enfin le navire océanographique ACS Aldébaran participe à l'observation du golfe de Salem Aleykoum, tout comme le sous-marin lanceur d'engins ACS Saïph, qui croise en Océan d'Espérance et aurait pu participer à la rescousse d'un pilote, peut observer la baie de Petiponville.

[4] La flotte azuréenne est déployée en Leucytalée et en Espérance depuis le 2 février 2019. Cette flotte compte les ACS Ghazî (1 destroyer), Amir Timur et Khalid Ibn al-Wâlid (2 frégates), les sous-marins Flissa et Janbiya (2 sous-marins d'attaque), et le deuxième navire océanographique de la flotte azuréenne, l'Albiréo (1 drague-mine). J'aime bien donner ds noms aux bateaux j'adore les bateaux. Naturellement ces bateaux se comportent intelligemment pour surveiller les flux des navires marchands sans représenter une menace directe. Le protocole du blocus précise les modalités et la réalisation en bonne intelligence de la mission de l'escadre azuréenne. Elle n'a pas vocation à confronter une force militaire mais à observer, prévenir et s'interposer si un navire entre dans une zone de moins de 1000 kilomètres des côtes de la Cramoisie. Cette décision de 1000 kilomètres est ajustée en fonction du contact pris entre les navires et l'escadre ; c'est la zone sensible que l'escadre surveille et où elle intervient si nécessaire pour clarifier la situation d'un navire marchand qui y entrerait sans rassurer sur sa destination. A ce jour, aucun navire ne l'a fait et ces posts n'ont pas été écrits, que ce soit par l'hypothétique crainte du blocus ou plus sûrement par l'absence de relations commerciales entre la Cramoisie et le reste du monde.

[5] N'oublions pas Petiponville qui est également sous surveillance du Saïph. L'itinéraire de patrouille assure que des moyens sont sur place pour faire respecter le blocus.

[6] L'escadre azuréenne a le moyen de tenir dans la durée. Les bateaux peuvent se relayer en utilisant les infrastructures de Helia Industries, qui possèdes des chantiers navals à Messalie et des dépôts pétroliers. L'ACS Deneb, navire pétrolier-ravitailleur, assure également la logistique.

Voilà donc un blocus qui n'est sans doute pas parfait mais qui a les moyens d'identifier d'éventuelles relations commerciales entre la Cramoisie et d'autres régions du monde, et si nécessaire, de s'y interposer. Le RP écrit jusqu'ici n'a pas impliqué qu'une telle scène soit décrite. Je me permets de rajouter à cet add-on les points suivants :

[7] Il n'y a pas de commerce terrestre entre la Cramoisie et ses voisins, ce n'est pas écrit. La R.U.P.K., le Finejouri et l'Althalj, avec lesquels la R.A.D. voudrait créer des liens commerciaux, ont confirmé que ces liens n'existaient pas à cette heure. Vu sa situation exceptionnelle, la R.A.D. n'est pas un pays normal avec lequel on puisse commercer sans s'en rendre compte. Au contraire, la R.A.D. semble se développer en autonomie, et vise à l'auto-suffisance. Elle est coupée du monde et n'importe rien ou quasiment rien : elle doit compter sur ses propres ressources. Le blocus azuréen est donc vraisemblablement superflu.

[8] Puisque la R.A.D. est en autonomie sur le plan économique, elle doit développer toute seule la quasi-totalité de ses infrastructures et produire la quasi-totalité de ses biens et services. J'ai démontré plus haut que selon moi, la R.A.D. n'a pas les moyens de développer tout ce qu'elle prétend avoir développé : sur un plan technologique d'une part, sur le plan du PIB et de l'industrie d'autre part (équivalent de la Slovaquie). J'ai démontré que ce qu'elle a développé jusqu'ici lui coûte extrêmement cher et ne lui rapporte rien. On ne peut pas faire abstraction de la rentabilité dans un système capitaliste : ce sont les bénéfices qui produisent les investissements. Une économie qui n'est pas rentable ne peut pas croître. En tous cas avec ce blocus la question est désormais bien posée.

[9] L'OP est précédée par un texte narratif où Samaël, un Cramoisien retourné par des agents azuréens, ne parvient pas à générer un powerpoint pour un fonctionnement interne d'une entreprise cramoisienne. Cette situation anecdotique concrétise l'effet attendu de l'OP : l'impossibilité de produire un modèle économique et un budget prévisionnel, donc d'organiser l'activité de l'entreprise. C'est une illustration de ce qu'il se passerait à Cramoisie en cas de réussite de l'OP. On peut donc placer l'effet de l'OP sur ce plan : soit aucun modèle économique ne peut être généré et l'économie cramoisienne va se déliter, soit un modèle économique peut être généré. Ce modèle, défiant toutes les assomptions sur le commerce, la rentabilité et le fonctionnement de l'économie, relèvera de la magie Dalyoha. En effet je ne vois pas comment il pourrait s'expliquer logiquement. (hors propos, ne sera pas pris en compte)


REMARQUES DU MJ: L'opération de base a été fortement modifiée pour la raison qu'une opération clandestine n'a pas pour but de décrire des évolutions socio-économiques sur le long terme. Une opération CLANDESTINE NECESSITE une action concrète de la part d'un joueur sur un autre. J'ai passé plus d'une heure à corriger l'opération, et je refuserai catégoriquement d'arbitrer une autre occurrence de ce genre à l'avenir. Pour le dérangement occasionné, j'ai mis un malus de principe sur l'opération.

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Reconstruire la terre




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La maison est en ruines, mais ses habitants ont survécu. Son toit, ses murs, sa vaisselle et ses tapis sont effondrés dans la poussière, mais leurs souvenirs en nous sont vivaces. Nous n'avons rien d'autre pour reconstruire que nos mains. Le passé se dérobe-t-il sous nos pieds ? Jurerions-nous allégeance à d'autres dieux ? On nous dit abandonnés, mais par qui ? Nous sommes là et nous savons où nous allons.

Nous connaissons la terre. Grâce à Allah, nous avons la science et la pratique, l'expérience du désert et la connaissance des aléas. L'explosion de l'anéantissement a changé la surface du sol et la conformation des reliefs. Des vallées, des montagnes, des oasis ont été ensevelies. D'autres montagnes et d'autres vallées ont été formées. Ce sont celles des cratères. Pourtant nous nous y sommes retrouvés : l'eau s'écoule toujours du haut vers le bas, du moins quand elle tombe, ce qui est trop rare ; car de toutes ses lois la gravité n'est pas encore abolie. Depuis les hauteurs, les arêtes des cratères, jusqu'aux bas-fonds, les mares du creux des vallées, elle s'écoule en nervures et en veines, elle percole de la périphérie vers le centre du cratère. Rien que nous ne connaissons déjà : le haut, nous l'appelions déjà afala ⴰⴼⴰⵍⴰ, les veines et les nerfs qui descendent, azar ⴰⵣⴰⵔ, et le fond qui stagne comme un ventre, tadist ⵜⴰⴷⵉⵙⵜ. Nomades, nous connaissons le terrain. Même meurtri, il a toujours la forme d'un corps humain.

Nous pouvons le partager. Il peut y avoir des villes, des cultures, des bocages, des pâturages et des terres vides. Aujourd'hui il n'y a que le néant, le poison et la poussière. Nous pouvons pourtant utiliser le terrain comme nous l'utilisions autrefois, avec l'intelligence de l'adaptation. Là où l'eau s'accumulera, dans le fond des cratères, les sédentaires pourront établir leurs oasis, leurs cultures gourmandes, leurs arbres et leurs forêts ; ce sera tadist. Là où l'eau passe, parfois seulement par accident ou par surprise, là où elle ravine son chemin et laisse derrière elle des buissons et des bosquets, des champs de hauteur, des bocages, ce sera azar. Là où elle tombe et ne reste pas, où elle ne fait vivre que de petites pousses d'herbes éphémères, là où ne peuvent demeurer que des troupeaux itinérants à la poursuite des herbes laissées dans le sillage de la pluie, ce sera afala. Ce pays peut être celui des sédentaires et celui des nomades : les premiers s'installeront en tadist, les seconds en afala. Ensemble, ils pourront partager azar : car l'eau, le bois, les villages et leurs marchés profitent à tous. Le piémont sera une zone de coopération, où les uns et les autres apporteront leurs contributions propres et mutuellement profitables. Ce sera le lieu de la transhumance nomade.


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Nous construirons ces cercles. Pour nous, l'élevage du bétail et le pastoralisme sont constitutifs de notre peuple. Nous aimons nos chameaux, nos chèvres et nos chevaux et nous en repeuplerons cette terre qui est la nôtre. Nous pourrons le faire dans l'afala. Ceux qui aiment les fleurs à parfum, les fruits luminescents et les arbres extraordinaires, ceux pour qui ces plantes sont constitutifs de leur peuple, pourront les planter dans le tadist. Eux comme nous ont un même besoin : que la terre soit assainie et que la pluie à nouveau se mette parfois à pleuvoir. Nous savons qu'avec orgueil les uns savent assainir la terre avec les plantes qu'ils ont domestiquées, et qu'avec fierté d'autres savent faire pleuvoir la pluie avec les nuages qu'ils ont apprivoisés. De ceux là nous pourrons recourir aux services non lucratifs.

Nous rebâtirons notre terre. Sans épouvantables maléfices, sans poisons distillés ni dague cachée sous le manteau, avec l'aide de Dieu nous y parviendrons. Ce pays portera un nom dans chacune des langues de ses habitants : le tamasheq, l'arabe et le français. Ce pays verra nos enfants grandir dans notre culture, notre langue et la religion qu'il nous plaira de suivre. Ils apprendront notre code, notre éthique, et le nom des ascendants de tous les autres habitants, comme c'est notre culture et notre fière mémoire.

Il n'y aura pas d'Etat, ni d'armée pour nous abattre. Nos communautés seront autogestionnaires, et chacun rejoindra la tribu de son choix. Il y aura entre elles la paix des frères et la collégialité d'une confédération. Seules seront bannies les pratiques nuisibles aux autres. Pour le reste, chacun sera libre.



Les Imazighen





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AGP

Pays concerné : République du Talaristan, République actionnariale du désert rouge (Kabalie rouge)
Date : 8 août 2020
Localisation : Khydan

Dépêche AGP :

Dans une très courte conférence de presse dédiée aux politiques extérieures talars en Afarée, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan a affirmé saluer « les récents progrès de l'autoproclamée République actionnariale du désert rouge dans la restauration du patrimoine culturel et social kabalien », et salue des initiatives visant à favoriser l'intégration de l'ensemble des populations du désert au sein d'un État unifié et en paix.

Ce commentaire n'a pas manqué de faire réagir violemment, notamment au sein de la commission pour les Affaires étrangères de l'Assemblée suprême, qui a demandé à ce que « [...] le porte-parole du ministère retire ses insinuations pro-cramoisies. La République du Talaristan doit continuer à combattre le développement d'une entreprise néocoloniale et génocidaire dans le Nord-Ouest de l'Afarée ». La sphère politique talar semble rester axée sur une vision politique partagée par le Califat constitutionnel d'Azur, l'un des principaux partenaires de la République du Talaristan, et maintient un soutien sans faille envers la cause kabalienne, en dépit de l'effondrement récent de la Kabalie de l'Ouest, soutenue par le gouvernement talar.

La « Kabalie rouge » a pris, sous la direction de Balsilek Ishak, une volonté politique plus « autochtone », qui s'est traduite récemment par des déclarations en faveur de grands projets et d'un appel à un soutien de ses investisseurs internationaux. Muette sur le sujet de l'« entité coloniale cramoisie », la République du Talaristan maintient pour l'instant sa décision de ne pas reconnaître sa souveraineté et fait figurer la RADR dans sa liste noire des États contrevenant aux droits humains essentiels et aux principes fondamentaux de la communauté internationale.


Sources :
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Investir en Qabalie occupée
Guide de bonnes pratiques


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Frisson aventurier ? Quête philosophique ? Instinct provocateur ?
La Qabalie vous titille et asticote votre envie d'investir ?
Ce guide est fait pour vous !


☞ Je fait le point sur ma situation
Avant de savoir où on veut aller, il faut savoir où on est. Qui êtes vous ? Que faites-vous ? Quelle est la raison de votre entreprise ? Où êtes-vous implantés ? Pourquoi avoir choisi la Qabalie occupée ? A quoi avez-vous renoncé en venant ici ? A quoi vous attendez-vous ? Avez-vous bien vérifié que votre plan d'investissement correspondait à votre situation ? Avez-vous informé votre conseiller bancaire ? Avez-vous informé votre maman ? Avez-vous vérifié que vous n'avez rien oublié à bord ? Il convient en effet, avant toute entreprise, de bien actualiser votre situation. Une fois arrivé sur place, préparez-vous à devoir répondre plusieurs fois à une multitude de questions, sur vous, sur votre famille, vos parents, vos enfants, si vous avez mangé ; la Qabalie, ça a beau avoir l'air exotique, ça reste l'Afarée. Les Afaréens sont curieux mais surtout, savoir à qui l'on a affaire est la moindre des politesses.


☞ Je m'informe et je temporise
La Qabalie occupée vous attire mais comme avec les filles, c'est le consentement d'abord. Avant de vouloir faire étalage de vos talents, proposez-vous gentiment d'ouvrir les journaux et de vous consacrer à quelques heures de lecture. Cette terre est en effet le lieu d'un génocide et d'une colonisation qui se perpétue. Notez-bien que les commanditaires de ces crimes sont toujours aux manettes. Prenez-note également du sort réservé aux Qabaliens, qui, s'ils n'ont pas été exterminés, sont condamnés à des postes subalternes et inintéressants. Considérez notamment la presse étrangère et les rapports compliqués de cette colonisation violente avec les autres Etats du continent. Prenez une minute pour vous mettre à notre place. Temporisez et attendez la décolonisation pour poursuivre vos investissements.


☞ J'ai une bonne idée : je la teste chez moi
Vous avez découvert une invention unique au monde qui révolutionnera à tout jamais la surface de la Terre ? Bravo ! Vous avez un pays entier à la maison pour la tester, en décrire les succès et les intéressants détails, éblouir vos invités et perfectionner vos prototypes. Vous avez un brevet en tête : déposez-le chez vous. La Qabalie occupée a beau être généreuse, elle n'est pas adaptée à votre environnement de test, et ne mérite pas l'honneur d'héberger vos créations. Suivez les vieux principes de votre grand-mère et faites-vous à vous ce que vous aimeriez qu'on vous fasse : et jamais l'inverse. Rappelez-vous que les Qabaliens n'ont pas besoin de votre joujou s'ils ne l'ont pas expressément demandé, ce qu'ils ne pourront faire qu'après la décolonisation.


☞ Je suis pressé : je mets les grosses chaussures
Impossible de vous retenir ? Il y en a tant là-dedans qu'il faut que ça sorte tout de suite ? Pas de panique : vous êtes au mauvais endroit. Ne suivez pas les panneaux et n'obéissez pas aux consignes de la République actionnariale et des Lucifériens : ils vous induiraient en erreur. Il n'y a ici ni miracle économique mais un mirage scientifique. Le pays est incontrôlable, dangereux, pénible à traverser. Avez-vous vérifié qu'une guerre contre la résistance anticoloniale est compatible avec votre plan de charge ? Ne foncez pas tête baissée : il y a déjà assez eu d'erreurs avant vous pour vous montrer que cela ne mène nulle part.


☞ Je suis de bonne composition : je soutiens l'information
Puissant et généreux, seriez-vous un chevalier magnifique et diplomatique ? Ce pays est bien dans la merde, mais vous avez la solution ? Parfait : prenez contact avec la presse internationale. Grâce à votre entremise, peut-être ce pays pourra-t-il redevenir un peu plus sain, et un peu plus transparent. Il y a les faits, chacun fait son interprétation, mais encore faut-il que les faits soient connus. Refusez toute indication floue, critiquez-la en permanence jusqu'à obtenir une réponse satisfaisante. Traquez la vérité dans les détails : vous vous ferez une parfaite éthique de petit journaliste, et surtout vous écrirez des choses intéressantes. Rentabilisez votre temps. Révoltez-vous. Bienvenue en Qabalie occupée.



Les Imazighen





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Teste de missile proche des côtes Kabaliènne

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Quelques jours après la fin de la construction du tout nouveau destroyer antérien de cinquième génération, l'AFV Ajaharân, l'armée de la République démocratique d'Antérie souhaite mettre à l'épreuve le nouveau bijou de la marine antérienne en réalisant des tests, notamment en lançant des missiles balistiques depuis la mer.

C'est donc depuis la ville d'Héjo, proche de la capitale antérienne Destint, que, le 10 août à 8 heures du matin, une flotte composée d'un destroyer, de deux frégates, de deux sous-marins d'attaque et d'un pétrolier-ravitailleur quitte les eaux antériennes afin de réaliser un exercice militaire dans les eaux internationales. Pour cet exercice, l'Antérie a uniquement prévenu les gouvernements finejourien et azurien. La flotte s'installe donc, le 13 août à 18 heures, à exactement 2 500 kilomètres de la ville de Petitpon-Ville, en Cramoisie / Kabalie Rouge. L'exercice commence par des tests de communication afin de s'assurer de la bonne coordination entre le nouveau destroyer antérien et le reste des navires, avant de réaliser de simples tirs d'entraînement.

Le 12 août, la flotte se prépare enfin à tester le lancement de trois missiles balistiques. Ceux-ci partiront depuis l'AFV Ajaharân et auront comme points d'impact, définis par le ministère des Armées antérien, une zone située à 500 kilomètres de Petitpon-Ville, en plein océan, afin de ne pas toucher directement le territoire kabalien et après s'être assuré que le trafic maritime ne sera pas affecté par ces tirs. La raison de ce choix de cible est de montrer à la «République actionnariale» que, même après quatre ans, les Afaréens ne cesseront de revendiquer ce qu'ils considèrent comme leurs terres qu'ils occupent, mais également de démontrer qu'ils sont capables d'atteindre le territoire kabalien à tout moment.

Après chacun des trois tirs, la flotte se déplace de 170 kilomètres dans une direction différente afin d'empêcher toute tentative de déterminer sa localisation précise. Une fois les trois tirs effectués, la flotte s'éloignera à 3 600 kilomètres des côtes sud de la Cramoisie / Kabalie Rouge afin d'effectuer le rapport de l'exercice, avant de mettre le cap sur le port de Sihir en Antérie pour officièlement terminer l'exercice.

Navires et matérielles engagées pour l'exercice:

-2 Frégates niveau 2
-1 Destroyer niveau 5
-1 Sous-marin d'attaque niveau 2
-1 Pétrolier-ravitailleur niveau 1
-3 missiles balistique niveau 4
-970 membres d'équipages

Durée de l'opération: Du 13/08 au 15/08
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Ombre géopolitique sur le Désert Rouge : Quand l’Antérie fait parler la poudre, la Kabalie en profite pour s'armer


Entre démonstration de force navale en eaux internationales et rhétorique boursière à Petitpon-Ville, l'escalade sécuritaire franchit un nouveau palier en Afarée de l'Ouest. Alors que la diplomatie régionale marche sur des œufs, l'absence de réaction officielle des autorités finejourilles suscite d'immenses interrogations.



C'est un ballet balistique dont les répercussions risquent de se faire sentir bien au-delà de la mer d'Afarée. Le 10 août dernier, la République démocratique d’Antérie a déployé une escadre d'envergure menée par son tout nouveau destroyer de cinquième génération, l'AFV Ajaharân, escorté de deux frégates, deux sous-marins et d'un pétrolier-ravitailleur pour effectuer une série de tests au large de la Cramoisie. Si l'exercice s'est déroulé en eaux internationales, à 2 500 kilomètres des côtes, le message politique, lui, visait en plein cœur. Le 12 août, trois missiles balistiques ont été tirés depuis le navire amiral pour impacter l'océan, à 500 kilomètres seulement de Petitpon-Ville. Prévenus à l'avance aux côtés du Califat d'Azur, nos services ont pu constater la précision de la manœuvre, explicitement pensée par Antérie pour rappeler au régime actionnarial qu'il reste à portée de tir. Le prétexte rêvé pour la « République Actionnariale »

Mais à trop vouloir montrer ses muscles, l'Antérie n'a-t-elle pas offert à la Kabalie Rouge le prétexte idéal qu'elle attendait ? La réaction n'a pas tardé du côté de Petitpon-Ville. Libéré des réserves de façade sur sa remilitarisation, le Conseil actionnarial, toujours sous domination luciférienne, prépare une montée en puissance terrestre massive, visant la première armée de terre du continent.
À travers une presse kabalienne qui ne cache plus ses amalgames ni son cynisme boursier, les éditorialistes du Désert Rouge exultent que pour les actionnaires, le réarmement est un placement à rendement immédiat. Soutenu par la puissance financière de la Dalyoha Compagnie et l'exploitation des immenses ressources minières et pétrolières du désert, le PDG-Protecteur Balsilek Ishak instrumentalise désormais la « menace antérienne » pour légitimer la création d'une garde républicaine ethnique, rassurer les marchés internationaux et imposer la présence de deux millions de Carnavalais natifs. Pire encore, Petitpon-Ville lorgne déjà sur la fin imminente du conflit en Eurysie pour transformer le pays en un pôle militaro-industriel « leucytaléen », adossé aux géants de l'armement de Carnavale.

Face à cette dynamique dangereuse où les démonstrations de force des uns alimentent la fuite en avant sécuritaire des autres , une question brûle toutes les lèvres à Fastinaï : quelle est la position du Royaume ?

Depuis le déroulement de cet exercice militaire et l'emballement verbal du Conseil actionnarial kabalien, le Palais Royal et Sa Majesté le Roi Louis II n'ont fait absolument aucune communication officielle. De même, du côté de l'État-Major Royal (EMR), c'est le muet le plus complet. Aucune consigne de vigilance, aucun communiqué de presse, ni la moindre prise de parole stratégique n'ont filtré des états-majors. Ce silence calculé de la Couronne interroge. S'agit-il d'une réserve prudente dans l'attente des retours de nos propres réseaux d'observation ? La diplomatie finejourille préfère-t-elle laisser l'Antérie et la Kabalie s'épuiser dans une guerre de postures avant d'imposer son arbitrage ? Ou le Roi prépare-t-il, dans le secret du Conseil privé, une initiative d'une tout autre nature avec nos partenaires du Pacte Afaréen de Sécurité (P.A.S.) ?

Une chose est sûre : alors que la Kabalie Rouge prétend vouloir « conquérir l'opinion du Finejouri » pour valider sa présence sur le continent, l'impassibilité de Fastinaï prouve que le maître du jeu reste, pour l'heure, le seul à décider du calendrier.
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Dans le Destroyer AFV Ajaharân

«Monsieur le commandant!»

«Oui, qu’y a-t-il?»

«Nous sommes arrivés à 170 kilomètres au sud de notre précédent tir.»

«Et tout est prêt?»

«Oui, Monsieur. L’équipe technique a vérifié une dernière fois que le matériel était opérationnel.»

«Très bien. Et la zone de tir?»

«Tout semble dégagé, Monsieur! »

Le commandant du destroyer antérien prévient le haut commandement à 9 h 35 que le bâtiment est prêt à effectuer le dernier des trois tirs de l'exercice militaire qui avait pour but de le tester. Après quelques minutes, ce dernier valide le tir à 9 h 47. Le commandant donne alors l’ordre de tirer.

«Qu’Allah bénisse l’Antérie et venge le sang des Kabaliens morts.»

Le missile s’élance tel un javelot dans sa direction, suivi de près par la fumée qu’il laisse derrière lui ainsi que par les systèmes de surveillance du destroyer. Le missile atteint sa cible prévue, les eaux kabaliennes.


«Je vous félicite tous, mes camarades. C’est du merveilleux travail. Votre pays et vos familles sont fiers de vous et de ce que vous faites pour défendre votre pays et l’Afarée. Vive l’Antérie, vive Jakamé Idi Akim!»

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-3 missiles Balistique niveau 4
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LE BOURSICOTEUR
14/08/2020

Kabalie rouge : la Dalyoha Compagnie signe un chèque de dix milliards de CC


Kabalie rouge : la Dalyoha Compagnie signe un chèque de dix milliards de CC


C’est un signal très positif envoyé aux marchés financiers et aux investisseurs hésitants. A l’heure où certains doutent de la faisabilité des grands projets kabaliens, la Dalyoha Compagnie vient d’annoncer réinvestir dix milliards de Chèques Carnavalais supplémentaires en Afarée. De quoi rassurer sur la bonne santé financière de la République Actionnariale du Désert rouge (RAD) tout en renouvelant la confiance de la Principauté à Balsilek Ishak et au conseil des actionnaires.

Un trait de plume et ça repart ? Est-ce vraiment aussi facile ? Le soutien de la Dalyoha Compagnie ne suffira pas, à lui seul, à téléporter à Salem-Aleykoum les matières premières dont manque aujourd’hui la RAD. Mais l’argent, c’est sa vertu, n’a pas d’odeur et lorsqu’on dispose de suffisamment d’oboles dans son écuelle, il n’est pas grand-chose qu’on ne puisse acheter. Y compris le transport aérien, moyen le plus sûr de livrer dans le désert, ou la loyauté des différentes sociétés écrans qui permettent aujourd’hui de contourner la plupart des sanctions.

Dix milliards de CC ne sauveront pas la Kabalie, mais ils renforcent autant le régime actionnarial que la Dalyoha Compagnie, qui montre ainsi sa puissance financière. Alors que l’action s’est stabilisée ces derniers jours, annonçant un plateau après l’immense emballement suscité par la réussite de l’agent GILGAMESH face à l’OND, la Dalyoha Compagnie s’impose plus que jamais comme un acteur international à part entière.

On s’était habitué à l’idée que le clan Castelage parlait pour Carnavale. La présence dans plusieurs grands évènements de ses diplomates (Yves Saint-Lorenzo pour ne pas le nommer) affichait aux yeux du monde entier qu’Améthyste Castelage était l’interlocutrice incontournable de qui voulait traiter avec la Principauté. En investissant en Kabalie rouge, Blaise Dalyoha rappelle régulièrement que le paysage politique et économique carnavalais n’est pas aussi monolithique qu’on pourrait le croire.

Davantage que le clan Castelage, la Dalyoha Compagnie a beaucoup investi en Afarée. Les projets prométhéens promettent à échéance de quelques décennies un désert de nouveau habitable et même, ambition vertigineuse, transformé en pays de cocagne. Si on ignore exactement quelle vision dantesque habite Blaise Dalyoha et la branche afaréenne des Laboratoires, on sait en tout cas qu’ils sont prêts à y mettre les moyens. C’est d’ailleurs le seul signal dont ont besoin les marchés financiers qui, de toute façon, ne voient jamais plus loin que le bout de leur nez.

10 milliards de Chèque Carnavalais, la somme n’est pas anodine. Elle devrait permettre de financer un centre scientifique supplémentaire et fournir la Kabalie rouge en emplois dans ce secteur. On est cependant loin des 100 milliards réclamés par Balsilek Ishak à ses actionnaires et même si la somme a de quoi impressionner les petits investisseurs, à l’échelle carnavalais elle ne pèse pas très lourd. C’est que le message qu’envoie Blaise Dalyoha est plus calculé qu’il n’en a l’air. Il faut prouver que sa Compagnie dispose d’assez de réserves pour débourser sans sourciller des sommes extravagantes, toute en rassurant sur la rationalité des investissements. Nul doute que la Dalyoha Compagnie pourrait, si elle le voulait, doubler demain le PIB national Kabalien. Mais des investissements trop massifs passeraient pour une fuite en avant et risqueraient d’être interprétés comme un mouvement de panique par les marchés financiers.

10 milliards de Chèques Carnavalais représente donc un investissement mesuré, suffisamment important pour rassurer et encourager les actionnaires à investir, tout en préservant la stabilité de l’action Dalyoha à Carnavale. Le monde de la finance est, décidément, une machine qu’il faut sans cesse dorloter…

Une analyse signée Marc de Café

Blocus et chemise
la filière textile s'implante directement en Kabalie rouge


Prévisions financières, conseils investissements, lecture du marc de café
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Actualité médiatisé
Ajaharân, 14.08.2020, Anterie

Le Chef président de la République démocratique d’Antérie prononce un discours dans une salle réservée aux journalistes, au sein de la «Maison suprême secondaire», au centre d’Ajaharân:

Antériens, Antériennes, frères et sœurs afaréens, moi, Chef président de la République démocratique d’Antérie, guide des peuples ethniques des Antes, je vous adresse aujourd’hui un nouveau discours d’une extrême importance pour notre nation.

Je vous annonce qu’aujourd’hui, l’Antérie devient plus forte qu’hier. En effet, je vous annonce l’entrée en service d’un tout nouveau destroyer dans la marine antérienne. Ce destroyer, nommé l’AFV Ajaharân, est le nouveau bijou de notre puissante marine. Ce bâtiment, à la pointe de la technologie, représente le savoir faire de tout un peuple, de tout un pays, de tout un continent et œuvrera à la prospérité de ce même peuple, de ce même pays, de ce même continent!

Nous avons pu tester ce nouveau bâtiment lors d’un exercice dans les eaux internationales afin de nous assurer de sa puissance, et ce fut un succès, un succès tellement immense qu’il en a effrayé l’entité génocidaire et coloniale de Cramoisie! Effrayée à un point tel que, d’après nos sources, elle aurait été obligée de mettre en place un budget de 100 milliards pour espérer atteindre une fraction de la puissance et du savoir faire militaire de l’Antérie. Mais même si cet objectif de leur part est vain, la République démocratique d’Antérie le prend très au sérieux. C’est pour cela que nous ne nous laisserons pas faire face à la volonté de la Cramoisie de faire oublier le génocide kabalien qu’elle a commis et qu’elle continue de commettre sans que personne n’agisse réellement. Dans un monde qui reste impuissant face à des crimes toujours plus horribles, et dont certains soutiennent les responsables, nous, Afaréens, nous ne nous laisserons pas faire

Je valide donc dès maintenant une augmentation du budget de la défense de notre nation, afin de passer d’un budget représentant 9% de notre PIB à un budget qui devra représenter 15 % de notre PIB d’ici 2027. Je suspends par la même occasion le Plan Ajaharân et charge mon gouvernement de développer un nouveau plan de diversification économique dans les prochains mois, comprenant cette fois un budget militaire beaucoup plus élevé. Personne ne menace l’Antérie, et si de telles menaces nous sont de nouveau rapportées, provenant de la Cramoisie ou de l’un de ses alliés, de lourdes représailles militaires seront réalisées en conséquence!

Enfin, pour terminer mon discours, je tiens à réaffirmer l’alignement de l’Antérie avec le Pacte Afaréen de Sécurité sur l’objectif de trouver une voie diplomatique et non militaire à la solution kabalienne, qui devra forcément déboucher sur une indépendance et des dédommagements pour ce peuple frère qui a tant souffert.

Je vous remercie.
Mort à Cramoisie!
Mort à Carnavale!
Pour une Afarée libre, indépendante et démocratique!


Le dirigeant anterien quitte ensuite la salle sous l'acclamation des journalistes.

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Actualité médiatisé
Ajaharân, 14.08.2020, Anterie

Le Chef président de la République démocratique d’Antérie prononce un discours dans une salle réservée aux journalistes, au sein de la «Maison suprême secondaire», au centre d’Ajaharân:

Antériens, Antériennes, frères et sœurs afaréens, moi, Chef président de la République démocratique d’Antérie, guide des peuples ethniques des Antes, je vous adresse aujourd’hui un nouveau discours d’urgences, quelque heures apeine après mon précédant discours.

En effet, les services de défense antériens ont repéré un tir de missile cramoisien s’écrasant à une centaine de kilomètres de nos côtes! Cet acte va à l’encontre même de ma volonté de résoudre par la diplomatie le problème kabalien et avait pour seule justification la volonté de bombarder notre capitale ! Cet acte est scandaleux et a été réalisé en violation de toutes les normes internationales, sans aucune justification.

Les Cramoisiens avaient pour but clair d’affirmer la supériorité des colons carnavalais sur l’Afarée! Mais cela ne restera pas impuni: nous ne nous laisserons pas faire. La Cramoisie vient de montrer au monde entier qu’elle ne vit que pour la violence, l’intimidation, la peur et les crimes contre l’humanité! Ce qu’ils ont fait constitue un acte clair de leur volonté de faire la guerre. Cette entité vit de la guerre et se nourrit des morts qu’elle provoque! Comme pour le massacre d’Estham, comme pour les nombreux attentats contre les membres de l’OND, comme pour le bombardement chimique et la colonisation de la Kabalie. Jamais l’appétit carnavalis ne s’arrêtera, mais nous lui ferons face et la terrasserons!

Je vous remercie.
Mort à Cramoisie!
Mort à Carnavale!
Pour une Afarée libre, indépendante et démocratique!


Le dirigeant anterien quitte ensuite la salle sous l'acclamation des journalistes.

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COMMUNIQUÉ DU PALAIS ROYAL DE FASTINAÏ

Le Royaume de Finejouri suit avec la plus grande attention l’évolution récente de la situation entre la République d’Antérie et la Kabalie Rouge, à la suite des démonstrations balistiques conduites successivement par les deux États.

Le Royaume tient tout d’abord à rappeler que ses relations avec la République d’Antérie demeurent fondées sur une amitié ancienne, une coopération étroite et une confiance mutuelle. Finejouri comprend les préoccupations exprimées par les autorités antériennes quant à la sécurité de leur territoire et de leur population. De la même manière, le Royaume entretient depuis plusieurs années un dialogue diplomatique avec la Kabalie Rouge et demeure attaché aux efforts entrepris afin de favoriser la stabilité, le dialogue et la normalisation des relations dans cette partie de l’Afarée. C’est précisément au regard de ces relations que le Royaume considère avec préoccupation la succession récente des démonstrations de force. Les tirs balistiques effectués successivement par les deux États, bien qu’ayant été conduits dans des espaces maritimes internationaux et sans qu’un tir n’ait officiellement visé le territoire souverain de l’autre partie, constituent des signaux militaires dont la portée politique ne saurait être ignorée.

Le Royaume de Finejouri ne souhaite pas entrer dans une logique consistant à déterminer lequel des deux États aurait le dernier mot. Une telle logique ne ferait qu’entretenir une dynamique dans laquelle chaque démonstration appelle une nouvelle démonstration, chaque tir une réponse, et chaque réponse une nouvelle justification. Ce cycle ne saurait constituer une politique de sécurité durable pour l’Afarée. Finejouri appelle ainsi l’Antérie comme la Kabalie Rouge à faire preuve de la plus grande retenue. Les préoccupations sécuritaires de chacun peuvent et doivent être entendues, mais elles ne peuvent justifier que la région s’installe progressivement dans une confrontation militaire permanente. Une démonstration de capacité balistique peut être destinée à transmettre un message ; lorsqu’elle est suivie d’une réponse de même nature, le risque est que le message initial soit progressivement remplacé par une mécanique d’escalade que plus aucun des protagonistes ne maîtrise pleinement.

Le Royaume appelle ainsi les deux gouvernements à revenir sans délai au dialogue direct et aux canaux diplomatiques existants. Il serait notamment souhaitable que soient engagées des discussions visant à clarifier les intentions militaires de chacun, à prévenir tout nouvel incident et à établir, autant que possible, des mécanismes permettant d'éviter qu’un exercice ou un mouvement militaire ne soit interprété comme le prélude à une action hostile.

Le Royaume rappelle également que la présence de forces navales importantes dans une même région impose à toutes les parties une responsabilité particulière. La prudence dans les manœuvres, la transparence lorsque celle-ci est possible et le maintien de moyens de communication entre les autorités compétentes constituent autant de garanties nécessaires afin qu’un incident ne vienne transformer une confrontation politique en crise militaire ouverte. Le Royaume de Finejouri n’entend pas s’interposer entre deux États souverains ni dicter à l’un ou à l’autre la conduite de sa politique de défense. Il entend néanmoins rappeler une position constante, la sécurité d’un État ne peut être durablement construite au détriment de la stabilité de l’ensemble de la région.

L’Antérie demeure un allié et un partenaire du Royaume de Finejouri. La Kabalie Rouge demeure quant à elle un État avec lequel le Royaume entend poursuivre le dialogue et les efforts diplomatiques engagés. Ces deux réalités ne sont pas contradictoires. Elles imposent au contraire à Finejouri de maintenir une position de responsabilité, de dialogue et de mesure. Si toutefois cette escalade devait se poursuivre malgré les appels à la retenue du Royaume, Finejouri prendra les dispositions nécessaires pour contribuer au maintien de la stabilité et de la sécurité régionales, comme il l’a toujours fait lorsqu’un risque de déstabilisation menaçait notre région.

Le Royaume appelle donc solennellement les deux parties à mettre un terme à cette succession de démonstrations militaires et à privilégier la voie des discussions. Les désaccords qui opposent aujourd’hui l’Antérie et la Kabalie Rouge peuvent encore être contenus par la diplomatie. Il serait regrettable qu’ils deviennent, par accumulation de réponses militaires, une crise dépassant largement les différends qui les ont fait naître.

Le Royaume de Finejouri restera attentif à l’évolution de la situation.

Palais Royal de Fastinaï
Au nom de Sa Majesté Louis II, Roi de Finejouri

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Actualité médiatisé
Ajahâran, 16.08.2020, Anterie

Le ministère des armées navales, terrestre et aériens de la république démocratique d'Antérie, Didi Idi Amar, réalise un discours à Ajaharân devant des journalistes antérien afin de s'exprimer sur le conflit au Moronza:

Antériennes, Antériens, je m’adresse aujourd’hui à vous au nom de votre nation et de son dirigeant, Jakamé Idi Akim, pour parler de la crise actuellement en cours entre notre glorieux pays, et les génocidaire Cramoisien.

Deux jours après le discours de notre Chef président, je tiens à vous tenir au courant des avancé de la situation. Tout d’abord, je tiens à rappeler que l’entité coloniale et génocidaire de Cramoisie, qui cherche à se faire appeler «Kabalie Rouge», n’est, contrairement à ce qu’a pu dire notre homologue et allié finejourien, pas un État et ne possède aucune légitimité sur le territoire kabalien. Cette entité, qui s’est imposée par la violence, notamment avec des bombardements chimiques ayant causé des morts atroces parmi les pauvres Kabalien présents sur place, continue de commettre de telles atrocités encore aujourd’hui. Il n’a donc aucun sens de chercher à «normaliser les relations diplomatiques» avec la Cramoisie, qui n’est pas et ne sera jamais un État. Cette position que je défends n’a rien de nouveau pour notre nation et est la même depuis toujours, elle ne devrait donc étonner personne.

Ensuite, comme ont pu le dire notre Chef président ainsi que le Finejouris, notre nation se montre ouverte à l’ouverture d’un dialogue afin d’apaiser les tensions et d’éviter que le territoire cramoisien possède davantage de cratères qu’il n’en possède déjà. Notre nation a également reçu une invitation du colon Balsilek Ishak à discuter, sur le territoire de la Kabalie occupée, d’un éventuel apaisement des tensions. Cependant, malgré cet aveu de soumission des colons cramoisiens face aux Afaréens, nous refusons toute rencontre sur les terres mutilées de la Kabalie. Nous restons toujours ouverts au dialogue, mais celui-ci devra se tenir sur un territoire non colonisé, comme en Antérie, en Ëdango, au Finejouris ou un tout autre état Afaréen volontaire.

Je vous remercie de m'avoir écouté.
Pour une Afarée libre, indépendante et démocratique!


Le ministre anterien quitte ensuite la salle sous l'acclamation des journalistes.

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Ministère des armées navales, terrestre et aériens de la république démocratique d'Antérie, Didi Idi Amar
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Communiqué du Diwan
Dalyoha ne doit pas remettre le désordre
17.08.2020


Ce weekend du 15 août a été chargé en actualités. Le Diwan a pris note de l'intention à nouveau manifestée par la Dalyoha Compagnie d'accroître sa présence dans la Qabalie occupée, malgré les mises en garde répétées émises par la communauté internationale. Commanditaire du génocide des Qabaliens, la Dalyoha Compagnie n'a aucune légitimité à continuer à tirer profit de l'exploitation coloniale menée par le régime luciférien de la République actionnariale du Désert rouge. Son intention de poursuivre ces activités est contraire à toute résolution pacifique du conflit ouvert entre la colonisation carnavalaise et la nation qabalienne, et contraire à l'esprit des procédures en cours visant à stabiliser et pacifier les rapports entre la République actionnariale du Désert rouge et le Pacte afaréen de sécurité.

Le Diwan déplore cette intention malvenue de la Dalyoha Compagnie, qui renforce l'humiliation coloniale infligée au peuple qabalien tout en retirant au peuple de Carnavale de précieux milliards de chèques dont il a pourtant désespérément besoin pour sa reconstruction. Le Diwan se tient provisoirement aux côtés d'Améthyste Castelage dans les démarches qu'elle intenterait pour permettre à la richesse carnavalaise de financer la reconstruction de la Cité Noire plutôt que le développement d'activités coloniales en Afarée, et reste à sa disposition pour mener cette lutte commune des Afaréens et des Carnavalais. Le Diwan déplore d'autant plus ces annonces de la Dalyoha Compagnie qu'il constate avec déception qu'aucun des rouages institutionnels annoncés dans l'objectif de restituer aux Qabaliens natifs une partie de leur légitime autorité sur leur terre n'est décisionnaire dans la mise en oeuvre d'une politique par et pour les actionnaires coloniaux. Le Porte-Parolat et les autres institutions ont été lamentablement rendus inopérants. La République actionnariale n'a décidément rien d'une démocratie native, et confirme par là-même sa nature coloniale et autoritaire, au mépris des engagements et des promesses qu'elle aura faite à certains membres de la communauté internationale mieux disposés à son égard. Le Diwan se désole que Madame Naber, porte-parole des communautés natives au sein du régime, soit réduite à un silence timide au sujet de la colonisation et des décisions structurelles prises par les actionnaires, au mépris de la souveraineté du peuple qabalien. L'Azur pourtant lui ouvre les portes de ses médias pour porter la parole.

Le Diwan appelle Balsilek Ishaq et la République actionnariale à annuler ces projets et à revenir à l'esprit de la mission d'observation. Les ambassadeurs du Finejouri et de l'Althalj sont convoqués ce jour à la Porte Splendide pour que soient tirées à jour les raisons de l'immobilisme de la mission, alors même que de graves événements se sont déroulés en Qabalie, depuis les annonces d'attaques chimiques à l'ammoniac agricole et les opérations policières contre les Qabaliens du désert, dont de plus amples nouvelles et des informations précises sont attendues par la communauté internationale. Le Diwan désapprouve l'impolitesse de la République actionnariale, qui court-circuite et contourne l'initiative bienveillante du Finejouri et de l'Althalj visant à pacifier la situation, en s'aventurant dans une fuite en avant funeste de ses activités coloniales.

Enfin, le Diwan a été informé des exercices balistiques menés par la République démocratique d'Antérie en mer de Leucytalée, et s'associe entièrement à ses revendications solidaires de la lutte du peuple qabalien pour sa liberté et la décolonisation, ainsi qu'à l'avertissement porté à la connaissance du régime luciférien. Il n'y aura de processus pacifique que dans la continuité de la mission d'observation, et à elle toute l'énergie de la R.A.D. doit être consacrée. Il n'y aura ni souveraineté ni légitimité de la République actionnariale en Afarée tant qu'un processus de décolonisation reconnu par le Pacte afaréen de sécurité, le Forum de coopération d'Afarée du Nord et leurs partenaires de la communauté internationale, n'aura pas été observé sur place. L'aboutissement de ce processus est, pour les colons eux-mêmes, une alternative immensément préférable et considérablement moins coûteuse pour la sécurité globale que l'accroissement funeste et vain de leur arsenal militaire.

Le Diwan appelle à l'élargissement de la mission d'observation et à l'intensification de ses travaux.






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