26/05/2020
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La Guerre des Ombres / Vöynÿa n Kÿyerneyta - Page 8

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[♠] Kaptënÿn tÿtar
Kapöli IV: Merën Särnat

Heykÿ Darlington

Heykÿ Darlington



Depuis le début de la guerre, loin des explosions et toujours dans leur petit appartement surdécoré, au rez-de-chaussée d'un immeuble, les fenêtres microscopiques et une odeur de feu de bois et de pin constante, Klarnä et Heykÿ avaient partagé une vie et des aventures.

Ex-amants il fut un temps, ces deux adultes s'étaient retrouvés à travailler ensemble malgré le fait qu'ils se chamaillaient toujours parfois sur les circonstances de leur séparation. Elle n'avait pas été si rude, hormis le simple fait que Heykÿ avait eu la très bonne idée de la tromper avec sa propre demie-sœur lors d'un voyage à des fins universitaires en Clovanie. Mais bon, à présent ces écueils appartenaient au passé, et les deux avaient bien d'avantage à régler que de passer du temps sur des discours aussi puérils.

D'autant plus qu'ils avaient passé la grande partie de leurs études supérieures côte à côte. Tous les deux étaient issus de la meilleure faculté journalistique de Henne, et c'est seulement grâce à Heykÿ que Klarnä avait su apprendre le français à l'oral un peu mieux, malgré le fait qu'elle l'écrivait parfaitement bien. Et ce talent s'est révélé être très utile lorsque la guerre touchait à ses débuts.

Originellement engagés pour garder un œil sur l'ex maire de Henne autrefois enlevé, faute d'endroit suffisamment inconnu pour pouvoir le dissimuler, ils avaient fini par le relâcher vers la Zone Humanitaire Indépendante de Roncevaux après que le conflit s'était réellement enflammé, lui ayant offert au passage un accueil dont il admettra plus tard avoir apprécié malgré les circonstances. Mais leur réel rôle s'était cimenté dans ce pour quoi ils avaient étudié, très justement le journalisme.

Même avant que la guerre ne prit réellement la forme qu'elle a aujourd'hui, Klarnä écrivait déjà des pamphlets en tous genres, discours retranscrits, mémorandums divers sur l'état de la culture corvienne ainsi que de la propagande incitant les jeunes à se réassimiler leurs origines. Heykÿ, bien qu'il écrivait lui aussi, n'arrivait jamais tout à fait à la cheville de sa partenaire, tantôt en termes de qualité du récit, tantôt en termes de cadence. Il s'était trouvé mieux dans la relecture et tous les processus de publication et d'édition qui entouraient le travail de l'écrivaine. Et il fallait dire que du travail, il en avait à faire.

Klarnä n'écrivait pas sur un ordinateur. Ni à la main. Mais bien sur une machine à écrire vintage, d'une autre époque, et pourtant reluisantes de certaines parts et bien huilée d'autres. Malgré le caractère très original de l'outil, il était entretenu comme s'il venait utilisé pour la première fois à chaque nouvelle utilisation. Après tout, c'était sur cette pauvre machine qu'avait débuté l'un des volets les plus importants de la guerre, soit celle médiatique.

Il fallait dire que les lettres tapées comme cela donnaient un certain style aux écrits, et surtout une bonne lisibilité. Klarnä faisait très rarement des fautes de frappes malgré sa cadence encore une fois plus rapide que la norme, ce qui facilitait le travail de son partenaire de ce point de vu là, mais devoir ensuite numériser et imprimer ce qui aurait pu être un document texte déjà numérique rajoutait là où l'impeccabilité de la jeune femme retirait.

Mais tout de même, les deux avançaient bien. L'armée corvienne avait évidemment remarqué leurs progrès, et leur avaient fourni avec tout le matériel nécessaire pour augmenter leur production et pouvoir répandre les nouvelles plus facilement. C'est ainsi qu'ils firent connaissance de Avÿkÿ, leur correspondant avec le reste de la force opérative fédérale, et l'homme du milieu entre eux deux et Lÿsä Köwnatör qui leur passait parfois des requêtes. C'était un homme très poli, la cinquantaine environ, il était surtout très pragmatique dans son travail. Lui aussi semblait passionné par le journalisme, mais d'un point de vue purement performatif de ce qu'en déduisait les deux ex-universitaires. En tout cas, cela les soulageait beaucoup dans leur quotidien, et ils n'hésitaient pas à sortir ensemble de temps en temps, notamment pour assister aux conseils du Pieu Vert où ils étaient souvent les bienvenus. Après tout, c'était à eux qu'on devait la plume interne de Corvus.

Depuis quelques jours, le "département" journalistique était complètement en feu. Avec la surprenante nouvelle qu'une certaine sous-ethnie rattachée à Corvus avait pris en otage la base navale militaire de Gardevant, au sud-est du pays, tous les corvuns du nord cherchaient de manière désespérée à s'informer sur qui étaient ces potentiels héros, s'ils pouvaient retourner les cartes de la guerre civile qui les gardaient bloqués jusqu'à présent et surtout qu'en pensait la MIRA. Bien évidemment, dès que Lÿsä avait des informations à ce sujet, celles-ci étaient relayées. Mais en réalité, le journal semblait décrire bien plus que les personnes en savaient déjà, au point où l'état major lui même semblait s'y référer pour se renseigner. Comment l'écrivaine se procurait ces informations ? C'était justement la question que Heykÿ brûlait de lui poser depuis un moment à présent, à mesure qu'il continuait à lire des pages et des pages d'infos dont ils n'ont jamais formellement eu source.

Profitant d'une courte pause dans le travail acharné de sa camarade, le jeune homme toqua à la porte du bureau de la prodige avec un grand sourire et lâcha.

"Bon, alors ?"

La jeune femme se retourna, un léger sourire aux lèvres aussi, comme si elle l'attendait depuis longtemps. Son accent s'était grandement amélioré, au point où elle parlait français comme une vraie antarienne, à part pour quelques sonorités comme les K qui restaient plus durs. Ce n'était pas un vrai problème, cependant. Au contraire, cela donnait une touche unique à son discours. Sa voix, sa manière de parler, on pouvait la reconnaître parmi des milliers d'autres.

"Qu'il y a-t-il ?"

"Rien de spécial. Je voulais juste de poser une petite question de rien du tout."

"Mais encore ?"

"Oh, je sais pas. Le fait que même l'Etat Major corvun se renseigne sur nos articles. Au point où je me demande si tu vois l'avenir."

"Non, je ne vois pas l'avenir."

"Dommage en vrai, ça aurait été très cool."

Cette fois-ci, Klarnä se retourna complètement sur sa chaise de bureau, fixant l'homme dans les yeux. Sans changer d'expression, elle articula.

"Vööib-olla on aeg, et sa teaksid mööningaid asju minu päritolu kohta..."

Heykÿ fit une mine extrêmement confuse, comme si elle venait de parler une langue paumée du Nazum, s'attendant à ce qu'il comprenne. Cela ressemblait à du Corvun, mais prononcé par un ivrogne en fin de soirée.

"Hein ? Tu peux répéter ?"

Klarnä soupira, avant de rajouter.

"Il est peut être temps que tu saches deux ou trois choses sur mes origines..."

"Attends... Attends une seconde... Je rêve où c'était..."

"Dialecte Sud-Corvun. Si tu t'y connaissais, tu saurais que selon la manière que j'ai de prononcer le mot 'Vööib' vient typiquement de Gardevant."

"Je rêve ! Je te connais depuis cinq ans et tu n'as jamais pensé à me dire que tu venais de Gardevant ?!"

"Tu sais que je garde mes informations personnelles privées. Surtout après ce qui est arrivé à Lékibourg."

"C'est bon, je comprends... Bon... Donc pendant tout ce temps là, tu fais que parler d'une culture que tu connais déjà ?"

"Je peux faire mieux que parler. Je peux documenter moi-même."

"Pardon ?"

"Fais tes valises, on part à Gardevant."

Heykÿ se redressa d'un coup, mettant ses mains devant lui pour montrer le refus.

"Attends, tu plaisantes j'espère ?"

"Non."

"Comment tu comptes y aller à Gardevant sans qu'on se fasse fusiller ?"

"Lÿsä me doit beaucoup de services. Elle nous en doit à tous les deux. Je pense qu'il y a très bien moyen de passer par exemple par Karty, et revenir. On trouvera une solution, le temps ne presse pas."

"Comme ça, sur un coup de tête ?"

"Non, je comptais déjà te l'annoncer, j'ai déjà pris ma décision et elle est irrévocable. J'attendais juste que tu te rendes compte de la performance que j'étais en train de réaliser, et visiblement ça t'a pris du temps... À savoir si tu lis vraiment les articles que je te donne."

"Sympa, et moi qui voulait simplement pas déranger..."

"En tout cas, c'est une occasion en or pour nous. On peut partir et laisser Avykÿ ici s'occuper de l'appartement et le reste de nos affaires, on lui transmettra de quoi publier."

"Donc quoi, on deviens reporters de guerre ? C'est sympa comme vacances hivernales, ça."

"Non, pas exactement. Je veux dire, assurer une connexion stable entre les deux parties peut jouer en notre faveur en tant que groupe. Lÿsä m'a dit qu'ils parlent mal le corvun, une traductrice ne leur fera pas de mal."

"Ça alors... Désolé, mais ça fait beaucoup à digérer d'un coup."

"Et encore, tu n'as pas entendu la meilleure partie !"

"En tout cas, je t'ai rarement vu de si bonne humeur. C'est pas comme si on allait à la plage, si ?"

"Non. Si je veux aller à Gardevant, c'est pour retrouver quelqu'un qui m'est cher."

"Bah, je suppose que tu as de la famille là bas, si tu viens de là ?"

"En effet, il semble que je ne t'ai jamais présenté mon père."

Klarnä se mit à ranger son bureau, comme si elle n'attendait seulement que Heykÿ vienne lui poser cette question pour pouvoir débuter son remballage et partir pour sa ville natale, emportant avec elle la fameuse machine, toute la trousse pour la réparer et l'entretenir, du papier en quantité et d'autres papeteries à mélanger avec une multitude de vêtements qu'elle devait encore sortir de son armoire.

La voyant si tranquille, Heykÿ ne cherchait pas à freiner l'action. À vrai dire, il aimait bien être surpris de cette manière, surtout par Klarnä qui d'habitude était un peu plus routinière et prévisible. Il la regardait ranger ses affaires toujours avec ce sourire aux lèvres, regrettant amèrement le fait d'avoir trompé une femme comme elle. Elle était vraiment géniale, sans l'ombre d'un doute, peut être même un peu trop pour quelqu'un d'aussi simple que lui...

Haussant les épaules et se préparant à rejoindre ses quartiers pour faire sa valise et au passage prévenir Avÿkÿ, il posa une dernière question de curiosité.

"Et il fait quoi de beau ton père du coup ?"

"Oh, rien de très spécial. Il tenait une poissonnerie autrefois."

"Et maintenant ?"

"Et maintenant, il fait la une des journaux."

Elle finit de ranger quelques affaires dans un sac à dos avant de se retourner, fixant son partenaire, souriant davantage cette fois-ci, sourire mesquin comme à son habitude.

"Ah, c'est vrai, j'oubliais. Ça aussi je te l'ai jamais dit. Mon nom de famille, c'est Nëëkermän."

Contexte (HRP)
Contexte (HRP) a écrit :
À Henne, dans l'effervescence journalistique que provoque la nouvelle de la prise de la base navale de Gardevant, Heykÿ s'interroge depuis un moment sur les sources mystérieusement précises de sa partenaire et ancienne compagne Klarnä, dont les articles semblent parfois devancer l'État-Major corvun lui-même. Elle avait tenu secrètes, pendant cinq ans, ses origines sud-corvunes, avant de les lui révéler ce soir-là et de lui annoncer une décision déjà arrêtée: partir pour Gardevant. Le motif se dévoile en dernier lieu. Elle y a un proche à retrouver, et un nom de famille jusque-là jamais partagé.
1801
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Holleux-la-Forêt
15 Décembre 2018

Alors qu'une partie importante des conscrits corvuns semblent se diriger vers le front de Henne pour stopper la nouvelle avancée antarienne, les forces républicaines tentent une nouvelle offensive cette fois visant le deuxième cœur du soulèvement corvun, nulle autre que la région de Robaltes. Tout comme à Henne, l'assaut mêle une grande partie de force mécanisée ainsi qu'une grande quantité d'infanterie sur pied pour espérer effectuer un contre-blitz face aux forces fédérales.

Du côté corvun, la zone est déjà très lourdement fortifiée et abrite sans que la MIRA ne le sache une grande partie de l'effectif de l'armée attendant les ordres pour partir à la conquête de Tableroi.

Deux forces importantes se retrouvent ainsi dans la petite ville de Holleux, dans la matinée du 15 septembre.

Carte des AffrontementsCarte Stratégique, datée du 15 Décembre 2018





Résultat :Drapeau de Corvus

CORVUS EST VICTORIEUX

"Seuls les morts ont vu au delà de l'ombre"

1260 MORTS
411 Corvus / 849 MIRA


La MIRA sous-estime très largement la résistance corvienne, dépassant son propre régiment dans presque tous les aspects techniques, et se retrouve à devoir combattre un ennemi averti par la précédente attaque sur Henne en plus de cela.

En effet, Corvus s'attendait à voir Robaltes violée après le sort qu'il avait été réservé à la région de Henne, et ainsi des positions plus cimentés avaient été posés là où un bataillon se préparant à une offensive était de toutes façon déjà présente. Dès qu'ils apperçurent le convoi républicain, ils ouvrirent ainsi le feu sans discriminer, mettant à bon usage les appareils lourds des hommes du Capitaine Corvinal pour déjouer toute percée. Même au niveau de l'infanterie, des positions tenues par des postes de mitraillettes lourdes effectuant un tir croisé continuaient de faire grimper les victimes. Le seul facteur que n'avaient pas prévu les corvuns était l'artillerie antarienne, qui réussit à infliger des dégâts humains à la force jusque là inébranlée, mais ne suffit pas à percer.

Abattus, les antariens battent en retraite, surclassés dans cette tentative.


2245
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Sainte-Lunelle
15 Décembre 2018

Alors que plus au nord la MIRA lance son offensive sur Robaltes pour la reconquérir, un régiment entier décide de sécuriser du territoire à l'ouest de la région de Daxe pour multiplier les points de pression sur la ligne et créer un tampon pour contrer toute tentative de parage du blitz.

L'opération est censée être rapide, employer peu de moyens mécanisés et se concentrer sur les moyens aériens. Le pari des forces républicaines est que la petite mais performante aviation corvienne soit trop occupée sur le front de Robaltes pour se pencher véritablement sur une défense de Sainte-Lunelle.

Du côté corvun, Daxe est sur les nerfs depuis des mois à présent, étant la région ayant subi le plus de bombardements et tentatives de reprises diverses et variés de la MIRA. Les positions sont très fermes, bétonnées parfois, et des guet apens et obstacles jonchent la ville frontalière pour forcer les antariens à devoir saigner pour pouvoir récupérer le centre.

Carte des AffrontementsCarte Stratégique, datée du 15 Décembre 2018





Résultat :Drapeau de Corvus

CORVUS EST VICTORIEUX

"Seuls les morts ont vu au delà de l'ombre"

838 MORTS
205 Corvus / 633 MIRA


Contre toute attente, la MIRA arrive à percer dans la ville par des entrées non-conventionnelles avec l'utilisation d'engins de destruction de terrain comme des CEV et des Bulldozers blindés pour réussir à naviguer la ville très densément urbanisée de Sainte-Lunelle. Corvus hésite à résister, mais décide de commencer à battre en retraite pour cause des bombardements localisés des aéronefs antariens qui contribuent aussi aux dégâts et à la destruction des fortifications.

Cependant, l'aviation fédérale arrive bien plus tôt que personne n'avait prévu. Ayant prêté leur support à d'autres points d'offensive plus au nord et abattu toutes les cibles, leur viseur se tournait à présent vers les quatre chasseurs et deux bombardiers antariens qui semaient la terreur dans la ville jusqu'à maintenant.

Le trio corvun accompagné d'un avion d'attaque au sol fut très rapide à sécuriser les premiers avantages, réussissant à abattre un chasseur et un bombardier en quelques minutes de combat seulement. Le reste des pilotes antariens décidèrent immédiatement de voler en direction de leur base d'appui, abandonnant ainsi le champ de bataille et les troupes amies qui s'y trouvaient.

La maigre force au sol fut décimée par l'avion d'attaque au sol et les positions corviennes qui reprenaient leur efficacité sans menace aérienne, si bien que le régiment républicain fut obligé à déclarer forfait et suivre les aviateurs dans la voie de la retraite, couronnant Corvus victorieux.


1953
⇩ Musique d'Ambiance pour la lecture ⇩




Ruy-Tours
15 Décembre 2018

Suivant leur startégie de blitzkrieg pour espérer reconquérir la région de Robaltes, la MIRA lance aussi un assaut sur la petite commune unie de Ruy-Tours, avec tout autant de force d'infanterie, moins de force mécanisée mais compensant cela par une escadrille de trois chasseurs et un bombardier lourd pour aider les forces au sol.

Du côté corvun, la commune étant très éparpillée et au terrain boisé, on s'attend à une attaque majoritairement composée d'infanterie avec quelques véhicules faisant office de couvert. La défense de celle-ci est donc pensée autour de cela, avec moins de moyens anti véhicules mais un nombre très important de positions dissimulés de mitrailleuses lourdes couvrant chaque point de passage.

Carte des AffrontementsCarte Stratégique, datée du 15 Décembre 2018





Résultat :Drapeau de Corvus

CORVUS EST VICTORIEUX

"Seuls les morts ont vu au delà de l'ombre"

1376 MORTS
316 Corvus / 1060 MIRA


L'offensive s'avère être une catastrophe pour la MIRA, non pas pour sa stratégie au sol mais par l'effet de surprise créé par Corvus. En effet, l'infanterie avançait même plutôt bien sur la ligne, réussissant à infliger d'important dégâts aux positions dissimulés grâce à la large couverture de feu des largages du bombardier lourd.

Cependant, dès que les troupes corvinnes aperçurent les aéronefs et en informaient le commandement central, la riposte arriva dans la minute avec nul autre que le trio de l'aviation fédérale venant tout droit de Robaltes, et avec eux un avion d'attaque au sol.

Les trois chasseurs d'escorte au bombardier lourd furent abattus à une vitesse impressionnante par les pilotes corvuns, si bien que celui-ci restait complètement exposé se faisant neutraliser lui aussi en à peine quelques minutes de contre-attaque. Cependant, ce n'était que le précurseur de la catastrophe à venir. En effet, l'infanterie antarienne était à présent extrêmement exposée à la menace aérienne de l'avion d'attaque au sol qui infligea des pertes désastreuses au régiment, si bien que le nombre de morts explosa la borne des mille soldats pour le camp de la MIRA.

Essayant de battre en retraite sous ce feu infernal, ils furent finalement épargnés dans leur échappatoire puisque l'escadrille aérienne fédérale avait été appelée en support plus loin dans la région de Daxe.


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