31/12/2020
08:41:00
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Activités étrangères à Cramoisie - Page 9

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🔯Tamghart Mizra @yahuda_ikkulwen

Nous avons survécu à l'agent Cramoisi. Nous avons survécu aux milices. On croit nous tuer avec du pipi de chat ?

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🔴 Porte-paroles des natifs kabaliens : la R.A.D. a trois jours pour « prouver qu'ils vont bien »
Le Diwan azuréen s'inquiéterait d'une « re-purge » en cours dans les institutions lucifériennes, visant notamment Numa Gaber et Baki Tabet dont on est sans nouvelles.
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Communiqué du Diwan
Bonne sortie de prison à Numa Gaber
1.09.2020


Le Diwan a appris la sortie du silence de Madame Gaber, porte-parole des communautés natives au sein du régime de la R.A.D., et s'en réjouit. Il lui souhaite une reprise confortable et rapide de ses fonctions, afin que la voix qabalienne la plus authentique soit portée à la connaissance du grand public. Il l'invite à porter largement la parole en s'exprimant à la presse internationale. Il formule le voeu que la représentation politique des Qabaliens se renforce à l'avenir.






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Femmes en islam : ces Carnavalaises qui embrassent Allâh


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« Une reconquête » : Albertrude, quarante-trois ans et ex-femme au foyer, témoigne sur sa conversion à l'islam. Celle qui se fait plus volontiers appeler Aïcha habite en banlieue d'une des grandes colonies, et fréquente une des communautés mixtes dédiées à l'étude du Coran. « C'est l'islam qui m'a rendu à la vie », révèle-t-elle, reconnaissante : « avant, je n'étais qu'un P.N.J. », un « personnage non joueur » aux yeux de son mari. Evoquant des difficultés à trouver un sens à sa vie, mais surtout son agacement d'être sans cesse considérée comme une variable d'ajustement par un partenaire qui passe ses journées sur les jeux vidéos, elle s'estime satisfaite : « j'ai retrouvé mon agentivité. »

L'agentivité, une revendication des féministes de la R.A.D., percute sans la perturber la communauté musulmane. « L'agentivité c'est notre revendication depuis le premier jour », déclare Essya, qabalienne d'origine, et fondatrice d'un jardin partagé reconstituant une palmeraie précoloniale dans le nord de Petiponville. « Le mouvement de libération de la Qabalie, c'est un mouvement de libération des femmes qabaliennes », « et des femmes de colons » : la sororité pourra-t-elle sauver la paix ? « Nous voulons élever nos enfants dans un monde meilleur », témoignent des adhérentes de la palmeraie décoloniale, qui privilégient les jeux participatifs et non-violents pour leur progéniture. « L'islam, c'est le respect mutuel et la coexistence », dit Aïcha, qui a rejoint une zawiyya de femmes : « j'apprends à prier, à connaître Dieu, à me connaître », ainsi qu'à retrouver une personnalité authentique, située historiquement et narrativement. De cet heureux chemin spirituel, on a perdu la trace : Aïcha a disparu depuis deux jours dans le désert. « Elle a cédé le pas : elle a dû rejoindre les Imazighen », estime une de ses anciennes amies, Joceliane, une Carnavalaise qui se tâte toujours entre luciférisme et judaïsme. Cette féministe, radicalisée sur le tard après avoir vu un reportage, rejetait autrefois « tous les dogmes religieux » : des « carcans patriarcaux », sur lesquels elle n'a changé d'avis qu'après plusieurs années à vivre à côté d'un camp de réfugiés qabaliens. « J'ai vu des femmes inspirantes et inspirées par leur foi », notamment une certaine Judith, qui avait décapité un milicien elle-même et qui a été graciée par les tribunaux lucifériens. « Je vois ce que Hashem a fait pour elle, peut-être qu'il peut le faire pour moi ? »

Avec le retour à la mode de la culture qabalienne, ce sont aussi les religions précoloniales qui parlent à la population. D'après des sources informelles, le nombre de conversions serait d'ailleurs plus élevé chez les femmes que chez les hommes, ces derniers étant plutôt tentés par un luciférisme radical qui leur promet de ressusciter les tricératops. « Les garçons qui aiment les dinosaures, les voitures de rallye ou les petits trains adhèrent en général mieux à l'idéologie du régime », peut-être aussi parce qu'ils sont plus suivistes et moins intelligents. « Il y a dans le luciférisme cette rhétorique de la bandaison qui excite surtout un public masculin », dont le masculinisme à coloration sadomasochiste n'est pas sans lien avec la personne du Pape Noir ni avec son goût pour le cuir. La Noire Eglise, qui promeut l'amoralité au point qu'on en vienne à douter de la pureté de ses intentions à l'égard des enfants, n'a pas la préférence des mamans. « J'apprends à mes enfants à dire "bismillah" », informe une autre Carnavalaise, dont les rejetons étaient encore très jeunes lorsqu'elle s'est installée dans le Protectorat. « J'ai remarqué qu'ils ne sont jamais tombés malades. » Jean-Bon, un technicien en électronique, fait une observation équivalente : depuis sa conversion à l'islam, grâce aux ablutions obligatoires, il entend mieux et n'a plus de poux. « La religion m'apporte une hygiène de vie gratuite », ce qui lui permet d'économiser des pilules Dalyoha ; « du coup je n'ai plus le temps pour les jeux vidéos. » La santé avant tout.

Pour beaucoup de Carnavalais, l'islam reste un ennemi à abattre. Selon Caroline Fourire, « les mollahs azuréens ont inventé le concept d'islamophobie » : cette proche conseillère du régime, éditorialiste dans les journaux coloniaux, ne pêche pas par excès d'originalité. Recyclant les thématiques favorites des semi-habiles, les idéologues lucifériens cherchent à diviser la société qabalienne pour éloigner le spectre d'une puissance extérieure, l'Azur, qui rayonne jusqu'au coeur de la R.A.D. « Et si on disait que tout le monde détestait l'islam ? » D'après des spécialistes, il faut encore s'attendre au pire, au prix de voir l'agentivité des femmes qabaliennes à nouveau anéantie derrière un objectif politique. « Ce qui compte, c'est que tout le monde ait une bonne raison de haïr l'Azur » : la vraie vie des PNJ, ça n'intéresse pas les gaymers du régime.

Dans la palmeraie partagée, où les arbres sont encore tous petits, et où on a construit une « pouponnière de radis » pour garder les petits bébés nés après le 7-Octobre, les discussions ne sont cependant pas terminées entre les adhérentes. L'islam, ennemi du féminisme ? Le féminisme, adversaire des religions ? « Les filles confrontent leurs expériences », explique Sifa, soixante-huit ans, Qabalienne dépendant d'un traitement Dalyoha pour soigner son cancer de la peau Dalyoha. « Notre rôle, c'est de les aider à sortir de leurs stéréotypes et à se comprendre », sur la base de leurs expériences personnelles. « Les expériences personnelles, c'est ça l'agentivité », rappelle cette ancienne qui déplore qu'on ne sache toujours pas la moindre chose sur Numa Gaber, qui revendique pourtant crânement son agentivité et l'authenticité de ses prises de paroles. « A la palmeraie, chacune peut trouver des interlocutrices pour confronter ses théories, certes », mais c'est surtout en pratique que les femmes de tous âges dialoguent en préparant les cultures maraîchères. « C'est un espace où les hommes ne parlent pas à notre place pour nous faire dire des choses qui les arrangent » : le réel, plus sûr que les forums d'internet ?

Quant aux musulmanes de Qabalie, si elles demeurent éparpillées, demeure une expérience commune : celle du rejet par le régime luciférien et de la stigmatisation. « La R.A.D. met les femmes en concurrence », en multipliant les présentations aguicheuses à l'extérieur, se présentant comme un pays réconcilié, tout en renforçant la répression à l'intérieur, sans assumer la réalité de ses actes ; une stratégie de « gaslighting » à l'égard du reste du monde, « une méthode d'agresseur. » Enfin, la question du voile divise les théoriciens, qu'excitent les approximations intellectuelles de Caroline Fourire et de ses collègues. « Les Carnavalais jouent trop aux jeux vidéos », soupire Aïcha, « ils ne lisent pas assez de livres » : « s'ils s'y étaient intéressés deux minutes, ils auraient bien vu que chez les Imazighen, ce sont les hommes et pas les femmes qui portent le voile. »



Hadith (Muslim n°37) : « La pudeur ne produit que du bien »


Azawaɣ, journal de transhumance

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Le Zohar
Origine d'une terre

par Mizra Shahazi



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