
Excellence,
J'accuse bonne réception de votre réponse, et me vois dans l'obligation de réitérer les précédentes déclarations qui vous ont déjà été transmises dans ma première missive. La normalisation des relations entre l'Empire Raskenois et la Confédération de Kresetchnie, ainsi que l'amorce d'un éventuel processus de réconciliation, nécessitent un cadre de confiance qui ne pourra être atteint que par la fin de l'occupation militaire du territoire kresetchnien par vos forces armées. Il s'agit du seul geste qui puisse être posé afin de mettre un terme au conflit commencé par votre partie lors de l'invasion de notre pays en 1994. Les conditions de l'organisation d'une éventuelle rencontre diplomatique allant dans le sens d'une future coopération entre nos gouvernements respectifs ne pourront être discutées qu'une fois que vos propres services auront annoncé le départ de l'intégralité de vos troupes d'occupation hors du sol kresetchnien, et que ce même territoire aura pu être réinvesti de manière sécurisée par nos propres forces. Ce n'est qu'à ce moment que nous estimerons votre gouvernement comme suffisamment digne de confiance pour que puissent être entamées des discussions plus poussées, et que des engagements pourront éventuellement être pris de manière sérieuse par les deux parties quant à l'avenir de nos relations bilatérales. D'ici là, nous demeurerons dans l'attente de la fin de l'occupation du territoire de notre pays avant de donner suite à toute nouvelle sollicitation. Alors que plus d'un mois s'est déjà écoulé depuis la conclusion du référendum à l'heure où j'écris ces lignes, nous espérons une réaction rapide de vos forces conformément aux délais énoncés par vos services dans votre dernière missive.
Veuillez agréer l'expression de mes salutations les plus distinguées,

Alicia Heldmann
Ministre des Affaires Extérieures de la Confédération de Kresetchnie