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Activités étrangères en Karty - Page 9

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Courrier Catholar

17 aout 2020 | Karty: Après la décision de démission de cinq cardinaux, la communauté catholane de Karty divisée, et la question angélienne sur le tapis.



Le torchon brûle entre le clergé kartien et les autorités ecclésiastiques. Ce qui paraissait n'être qu'une nomination de cardinaux des plus ordinaires dans le fonctionnement quotidien de l'Eglise catholane s'est transformée en un rapport de force entre une partie du clergé local et sa Sainte Mère l'Eglise.

La décision collective d'une démission des cardinaux kartiens de leur sacerdoce n'a pas été sans provoquer un certain étonnement, à la fois au sein du Gouvernement du Saint-Siège, mais également dans les rangs même de l'Eglise kartienne. En effet, alors que l'enquête concernant l'assassinat de son éminence cardinal Johannes Nikolaus Olfstein avance (très rapidement il faut le dire, puisque l'affaire semble déjà bouclée et jugée au terme d'à peine deux semaines d'enquête), et que le profil de l'assaillant semble pleinement identifié comme un adepte des franges les plus radicalement conservatrices de l'Eglise, la décision du très Saint Père de radier des ordres des membres supposément proches de ces tendances, a déclenché, à la surprise générale, une levée de boucliers des autres cardinaux kartiens, dont il est connu que leurs positions sont paradoxalement proches de celles du très Saint père. En effet, Stefanos III avait fait polémique au sein de l'Eglise pour ses positions liées à une possible libéralisation de l'avortement, le mariage des prêtres et la fin de la messe tridentine en latin, réforme qu'il a par railleurs déjà prise. Selon les dernières rumeurs, l'effet de surprise parmi le Saint-Siège est relativement grand, tant le changement radical de position des cardinaux kartiens paraît brutal et d'une extrémité frôlant le risible. Une source anonyme témoigne.

"Il est connu que les cardinaux Cardinaux Karol et Adrian Askasak sont de réputation modérée, voire progressiste. Alors nous avons été surpris de leur démission suite au relèvement de ses fonctions d'un individu réputé totalement éloigné de ces mouvances, voire ouvertement hostile. D'autant que le pape Stefanos a d'ores et déjà annoncé la couleur du changement avec la prise de mesures relativement en accord avec leur courant de pensée: droit à l'avortement, droit des homosexuels au sein de l'Eglise et nomination de prélats mariés sur la table. Nous sommes donc quelque peu perdus, car les actes de ces désormais anciens cardinaux ne correspondent en rien à leurs intentions proclamées. Le très Saint Père a par ailleurs déjà fait l'annonce d'un moratoire futur devant enquête sur des soupçons de tentatives d'influence de divers gouvernements sur notre Eglise. Le cas kartien devrait, parmi d'autres, être examiné."

Cette décision de la part de ces cardinaux, prise par ailleurs de manière unilatérale et sans grande concertation avec le reste du clergé kartien n'a pas été sans semer le trouble au sein même de la communauté catholane kartienne. Les appels de ces derniers à rejoindre les marches de membres du culte angélien ont ainsi semé un grand trouble parmi les croyants, qui s'ils n'expriment pas d'hostilité particulière à leur encontre, sont relativement perdus par cette initiative. C'est le cas de Rebecca, catholane kartienne de 44 ans.

"C'est pour ainsi dire très étrange que nous devions partager une marche avec des membres d'un culte non reconnu par l'Eglise, à l'initiative même de son clergé, et qui si il n'est pas membre de la communauté catholane, semble s'intéresser de très près par le choix qui a été porté sur le pape, alors même qu'ils n'en font pas partie. S'ils s'intéressent autant aux affaires de l'Eglise, qu'ils se fassent baptiser et on en reparrlera. Et puis les prières publiques dans les lieux de cultes angéliens. C'est aussi ubuesque que la vision de catholans allant prier à la mosquée, cela ne fait pas sens le moins du monde. Avec tout le respect que nous avons pour cette communauté religieuse également."

La décision du "divorce" de l'Eglise kartienne de Catholagne, est en effet plus prompt qu'autre chose à rendre les fidèles soucieux, alors même que de plus en plus d'observateurs soulignent l'absence totale de différend spirituel à l'origine de cette décision. Certains croyants sont ainsi partagés entre perte de repères et incompréhension vis à vis de la décision des cardinaux, à l'instar d'Helmut.

"Quel exemple de foi donnent ces cardinaux de renoncer à leurs vœux aussi facilement. Etre catholan ce n'est pas un abonnement d'une plateforme de streaming que l'on peut résilier quand le copain tradi qui pestait contre l'avortement est parti, c'est un acte de foi et un sacerdoce. Si ces prélats considèrent si peu leurs fonctions, alors qu'est-ce que ça dit de la crédibilité de leurs sermons ? La justice de l'Eglise existe, et elle est là pour traiter de ces sujets. J'aurais voulu quelqu'un d'autre que Stafanos comme vicaire de Saint Pierre moi aussi, mais il est pape, qu'on le veuille ou non. Et la règle, c'est la règle."

D'autres témoignages quant à eux, font état d'une relative indifférence face à la question, arguant que ces différends ne les concernent pas et qu'ils ne bousculeront pas leurs habitudes pour de simples querelles de clochers.

C'est avant tout au sein du clergé kartien que les débats riquent d'être les plus houleux. Le cardinal Bagnola, en effet, a été envoyé spécifiquement en Karty afin de procéder à une réorganisation de la part du clergé qui se réclame toujours du Saint-Siège, tout en se préparant à un affrontement rhétorique avec les tenants de l'autre ligne de fracture du catholagnisme kartien. Parmi les sujets qui risquent de faire les choux gras de ce dernier, la raison même du renoncement aux vœux des cardinaux kartiens. Celui-ci explique.

"Faire le désaveu de sa propre foi est déjà une défaite morale en soi, pour le Saint Siège comme pour ces prélats, en plus de faire passer nos fidèles pour des dindons. Mais invoquer un shiisme sur base d'un litige de justice ecclésiastique, je crois que c'est là l'un des motifs de rupture spirituels les plus faibles et les plus ridicules que j'eus entendu."

Le cardinal Bagnola invoque également le caractère fallacieux de l'argument du remplacement d'un cardinal comme motif de shisme.

"Là encore, on est dans le ridicule le plus absolu. Comme si les cardinaux n'étaient pas au courant qu'un pape avait le pouvoir d'invoquer de révoquer des prélats. C'est à croire que ces Hommes d'Eglise ne connaissent pas le fonctionnement de notre Sainte Mère l'Eglise. Un cardinal est décédé, il faut le remplacer, point barre. Ce ne sont pas quelques défroqués qui vont inverser la règle de la primauté papale qui a cours dans notre Eglise depuis le XIème siècle."

Le cardinal Bagnola, enfin, ne cache pas ses pudeurs pour associer cette dérive propre à une partie de l'Eglise kartienne comme d'une autre démonstration supposée du ingérence des pouvoirs politiques locaux sur l'autorité papale, telles que Stefano III combat déjà en Kaulthie et ailleurs, tout comme le phénomène de l'Angélisme, que le prélat n'hésite pas à associer avec une "réminiscence" sans aucune liturgie distincte du catholagnisme, animant le sentiment d'un exceptionnalisme kartien, et la mise sur pied d'une institution religieuse que les pouvoirs locaux pourraient contrôler bien plus aisément que le pouvoir papal de Sancte. Une confession fondée comme un simple outil politique en somme.

"Les croyants qui se rendent aux messes dans les paroisses angélistes ont tout notre amour, mais ceux ci doivent savoir qu'il s'agit là, comme pour le catholagnisme impérial kaulthe, d'une manière de promouvoir indirectement un certain "nationalisme religieux" qui n'a pas sa place au sein de notre Eglise."

Face à cette situation tendue, les rumeurs vont bon train au sein de la communauté religieuse quant à une série de "contre-manifestations" des catholans kartiens qui se disent soucieux d'une rupture avec l'Eglise catholane qui les ferait passer pour des parjures. Affaire à suivre.

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Courrier Catholar

17 aout 2020 | Edito: Ceux qui prennent la foi pour un jeu.



[justify] Il est des bruits de fond qui font bourdonner les oreilles, tant ils sont intrusifs pour l'esprit, envahissant, parfois trop tard pour que l'on ne s'en rende compte. Il y a dans des pays, des associations étranges et paradoxales d'hommes qui jusqu'à hier étaient opposés en tous points, et qui se retrouvent, au détour de quelque bruit de couloir à oublier toute inimitié pour focaliser une attention malsaine sur notre Eglise et les terribles ragots que l'on en dit.

Il est des personnes se disant chrétiennes dans ce pays, mais qui ne retiennent de nos enseignements qu'une seule maxime, celle qui sert le plus leur propos, en omettant le reste, se mettant des œillères pour ne point voir de vérité qui provoque un changement de point de vue sur le monde. Aussi, si notre coreligionnaire et aimée Askinia Meldovara a le désir d'en apprendre davantage, nous commencerions par des maximes qui condamnent la diffamation et le parjure.

Ainsi, nous commencerons par évoquer un passage illustre du Lévétique: « Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple. Tu ne t'élèveras point contre le sang de ton prochain. ». Il nous est regrettable que madame Meldovara ait oublié l'une et l'autre. Nous entendons énormément de bruit sur ces agissements qui nous font tant de peine et saigner notre coeur, mais pour le moment, il est cocasse de constater qu'il ne nous a été donné aucune preuve tangible de telles occurrences, autrement que les aboiements de ceux qui s'opposent à la réforme de notre Sainte Mère l'Eglise.

Mais nous pouvons continuer de condamner ce type de procédé par un passage évocateur du Livre de l'exode: « Tu ne répandras point de faux bruit. Tu ne te joindras point au méchant pour faire un faux témoignage. ».

La diffamation est un pêché, de manière indéniable, mais il ne s'agit pas du seul non-sens de ce qui nous a été adressé, car oui, il estau delà des références antiques pompeuses et hors propos, le venin du mensonge qui irrigue tout autant dans ce papier, ou plutôt dans cet autre torchon, adressé cette fois par une autre femme de ce pays, qui argumente le sort ô combien malheureux des cardinaux kartiens "honteusement renvoyés". Bien entendu, c'est là encore omettre par le mensonge que ces excellences cardinaux ont démissionné de notre Sainte Mère l'Eglise de leur propre chef et à nos regrets. Car au delà de nos différends, nous sommes tous membres de la même communauté chrétienne, et il est fort regrettable de gaspiller son temps et son énergie à saborder l'unité de notre Eglise par une suite d'égos difficiles à canaliser. Et si nous pouvons répondre aux inquiétudes de cette autrice, nous lui disons sans embage que ces éminences seront accueillies par le Saint Siège avec le plus grand des plaisirs afin qu'ils reprennent la place qu'ils ont laissé vacante. Car nous pardonnons les erreurs, tout comme il est de notre rôle d'intercéder auprès de Dieu pour la rémission des péchés, même la diffamation, même le mensonge.

Il est encore l'une de ces autrices pour penser que la foi est un jeu auquel on s'adonne pour le plaisir et le goût du risque, que nous autres, hommes d'Eglise jouons à la politique comme certains jouent à la roulette. Mais il n'est point de jeu, il n'est point de main à cacher car il n'y a point de malice ou de dissimulation à avoir lorsqu'on occupe la chaire de Saint Pierre. Nous, chrétiens, n'en avons point le temps, nous ne jouons pas avec le respect dû à nos fidèles, pas plus que nous perdons notre temps dans des éternelles querelles de palais là où l'activité pastorale est notre but impérieux parmi tous. Nous ne jouons pas.

Il nous attriste que parmi toutes les nations dites socialistes où les réformes présentées par notre Sainte Mère l'Eglise obtiennent une unanimité quasi générale, avec le soutien de l'ensemble de ses clergés, kah tanais en tête, quand il n'est qu'à Karty où nous trouvons main dans la main des traditionnalistes anti-avortement et des révolutionnaires de salon qui travaillent de concert avec une suprême harmonie pour venir perdre les fidèles et compliquer notre mission pastorale.

Mais tout cela, entendu et comme toujours, nous le pardonnerons, car c'est là notre tâche. Tout comme nous pardonnons à son éminence Olfstein les errements qu'il a eu avant l'article de sa mort, car le Saint-Siège n'éprouve d'envie envers personne, pas même les adversaires théologiques du Saint Père, qui méritent l'amour et la plénitude autant que les autres, ce que cette autrice a l'air de mal comprendre, ou du moins, de ne pas avoir le bagage religieux suffisant pour appréhender la notion de pardon qui est la notre à l'égard de tous les fidèles. Et dans notre cœur, nous aurons toujours une place pour ces fidèles de ce pays, cette minorité bruyante qui parle plus qu'elle ne prie, et dont le seul souhait est le saccage et la division de notre Institution sacrée. On ne met pas en échec notre Sainte Mère l'Eglise. Elle est résiliente: elle a enduré toutes les époques, elle a survécu à des Empires, elle est l'institution ayant existé la plus longtemps dans l'Occident eurysien. Elle survivra à des polémiques de bas étage, et notre mission continuera.


Sergio Ascona, éminence cardinal de l'Eglise catholane
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