14/06/2019
09:32:33
Index du forum Continents Eurysie Karty

Activités intérieures en Karty - Page 9

Voir fiche pays Voir sur la carte
4746

Volkingrad, ville étoile
La ville étoile, dit-on.

AlinéaC'est ainsi que l'on nomme Volkingrad, capitale d'une des plus puissantes patries du monde, la République Fédérale Kartienne. Son nom, il est tiré d'astres et d'étoiles, de constellations et d'espaces, en hommage aux travaux de dévoués scientifiques Kartiens en matière d'astrologie et d'ouvrages spatiaux. Volkingrad tire son nom d'une étoile, la toute première découverte par les sciences du pays. Une ville qui a elle-même inspiré d'autres noms, une ville influente oui, mais surtout rayonnante de sa culture. Surnommée la ville étoile, elle a tout autant donné le nom de l'Etoile alliée pour qualifier la République d'Antares, sœur de la patrie mère.

L'on croyait bien assister à l'effervescence de tout un pays. Finie l'instabilité, finis les changements de régimes incessants. Le paroxysme d'une économie et d'une armée, l'apogée de la diplomatie et de la culture. Car oui, en tout point Karty se hissait aux rangs du concert des grandes nations, celles capables d'influencer les décisions mondiales. Tant de pouvoirs dans les mains d'un seul et unique pays, quelle est curieuse cette logique de la géopolitique. Cette renommée internationale, Stanislas l'admirait en marchant à travers la ville étoile.

Stanislas Valaski, la Tsar ? Non. Ce citoyen peut bien porter ce prénom, mais lui n'est pas un politique, il travaille pour l'Etat. Plus précisément, son travail de fonctionnaire est dû aux changements du plan de quatre ans, la nationalisation des secteurs stratégiques entre autres. Les marchés boursiers en font partie dans certaines mesures. Stanislas travaille en ces domaines, les marchés boursiers. Son nom ? Stanislas, Stanislas Duhon.

Une banale soirée du début du mois de septembre 2018, un froid ambiant mais calme, habituel pour Karty. Les avenues s'étaient éclairées de douces lumières ensemencées sur l'affiche des toits, éclairant visages et sourires. Quelle joyeuseté que d'observer ces tables fécondées par de larges nappes blanches, ces magnifiques bouquets ornés de la délicate teinture des arbres. Au bonheur des dames, marchés et restaurants. Ces femmes s'étaient évertuées à parcourir les longues avenues, s'arrêtant au gré de la réputation d'une enseigne.

Tout ce spectacle avait défilé devant les yeux las de l'homme, qui s'était fixé l'objectif clair d'une marche qui le menait là où il était le seul à le savoir. Peu à peu, Volkingrad sombrait dans le dos de Stanislas, s'éloignant à chacun de ses pas. Une voiture isolée s'était finalement présentée à lui. Une silhouette lui entrouvrit la porte, il n'hésita pas, le véhicule partit en trombe.

Steinhart 1980
AlinéaUn exécutif et un état-major, soit tout un gouvernement, mis sous les plus hautes tensions. Le Capitole, siège de l'exécutif, évacué de tous ses fonctionnaires. Partout, tous, ont été mutés à d'autres endroits pour entraver toute attaque. Le cas le plus clair de ces mesures réside en Angèle Orlovski, seules quelques rares personnes peuvent bien savoir où elle est. Où ? Peu important. Dans un lointain complexe, une demeure ? De toute manière, elle allait changer de lieu dans quelques jours, encore, et encore.

Dans cette voiture qui longe les routes depuis quelques heures pour la rejoindre, ce n'est nul autre que son amant. Encore une fois, peu de monde le sait. Tout bonnement, la relation est ignorée de la presse, du grand public. Une liaison jusqu'à lors conservée depuis trois longues années aux yeux de tous. Angèle Orlovski, plus grande figure de la République Fédérale, éprise dans la discrétion. Et, pour une rare fois depuis de longues semaines, les deux pouvaient se retrouver, l'espace de quelques malheureux instants.

Mais surtout une femme mis sous tension par l'ensemble des événements concourants. L'alliée Antarienne attaquée par la Loduarie.

Angèle Orlovski
«Stan ? Mais... Que fais-tu... Là ?»
«J'avais pensé que me voir te ferais du bien, nan ?»
«Je...»
«J'ai sué corps et âme pour trouver ce temps, mais bon, ça n'a plus d'importance maintenant. Je suis là !»
«Merci.»
«C'est pas la peine de me remercier tu le sais bien... Angèle ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi toutes ces mesures ? Pourquoi ne pas être... Fin tu sais ?»

Angèle et Stanislas échangèrent un long moment, un moment aux ornements bien sacrés pour la Gouverneure Orlovski. A vrai dire, c'était son seul moment de plaisir reposant depuis quelques jours. Elle était mis sous pression. Elle devait positionner Karty, pis encore, la préparer à la guerre.

«Quoique tu fasses, Angèle, je serais là. Toujours.»

...


Une réunion des hauts membres de l'état-major venait de se clôturer.

AlinéaMais qu'avaient-ils décidé ? L'avertissement Estalien avait bien été pris en compte. Pour revenir sur la décision d'intervention, d'aide à l'Antares ? Absolument pas. La République Fédérale Kartienne combattra aux côtés de son alliée, et ce jusqu'à se défendre sur son propre territoire nationale s'il le faut. De grandes mesures sont prises, il ne reste plus qu'à les appliquer:
  • Evacuation du Capitole et toute infrastructure politique majeure en vue d'attaque balistique.
  • Mise sous état d'alerte permanent, protection accrue des sites militaires stratégiques.
  • Préparation de la grande majorité de l'aviation Kartienne en vue d'une intervention.
  • Préparation d'un contingent militaire, prêt à être envoyé à l'Antares dès que possible.
  • Renforcement des frontières proches de la Kaulthie, en vue de la menace Estalienne.
  • Préparation de la puissance balistique à l'intervention.
  • Disparition des sous-marins des ports Kartiens, plus personne ne sait où ils sont.
  • Placement de mines marines proches des côtes Kartiennes en vue d'une menace maritime, information transmise par la presse et utilisable.
0

Soldats Kartiens
Le renouveau du Pont Der Velheim.

AlinéaTôt ce matin, septembre 2018, les troupes Kartiennes frontalières à la Kaulthie furent renforcées. Ce fut sous un froid glaçant que les garnisons furent bien plus que comblées, des panoplies de nouveaux régiments. Hélicoptères, canons, forces antiaériennes, rien n'échappa à la liste. La raison de cette mesure ? Un semblant de menace venant de l'Estalie. Or cette Estalie possède l'accès terrestre et aérien sur la Kaulthie, elle y possède même des infrastructures militaires. La diplomatie Kartienne estime le risque faible, très faible. Mais par ces temps, la diplomatie est-elle seulement la voie de la raison ? Des pays s'attaquent sans réelle raison. Par acquis de conscience, l'état-major préfère hausser le ton silencieusement plutôt que de risquer une menace sans s'en défendre.

La frontière Kaulthe demeure la moins efficace pour menacer la République Fédérale Kartienne, mais c'est aussi la plus vaste. Une longue lignée de hauts plateaux et de montagnes enneigées, une protection naturelle contre un voisin pourtant si peu puissant. Ce qui inquiétait n'était pas le voisin mais ses alliés, plus précisément ses suzerains Estaliens qui y détiennent un accès total. Ce fut dans ces montagnes que des canons furent dissimulés et mis en batterie, que des troupes se terraient sous le froid glacial. Il y avait bien ces quelques villes, l'où on pouvait désormais apercevoir un soldat à chaque coin de rue. Dans une d'elles, même, l'on voyait quelques soldats autour d'un feu de camp.

Des mouvements de troupes volontairement discrets, pour l'instant. De surcroît, la République Fédérale est connue pour son militarisme des plus accrus. Ce n'est pas quelques réorganisations en apparence qui peuvent inquiéter les voisins, sur un des territoires les plus souverains du globe. Le souverainisme, en Karty, est le maître des maisons. En l'état, personne ne peut se plaindre en espérant obtenir gain de cause sur des mouvements de troupes intérieurs. Malgré cela, le Capitole avait été explicite: De la discrétion. Pour l'heure, l'œuvre était uniquement à tendance sécuritaire.

La Colonelle Rebbeca Ninenko fut nommée responsable de l'ensemble de ces garnisons proches de la Kaulthie...

Colonelle Rebecca Ninenko
0

Ingrid Hunnigan
Ingrid Hunnigan.

AlinéaLe désavantage d'avoir évacué toutes les infrastructures étatiques ? Certes, diplomates et politiques étaient à l'abris de toute menace, tout en particulier pour les trois membres de l'exécutif que sont les Gouverneurs, mais les décisions à coordonner s'en voyaient compliquées. Du moins, cela, c'était dans la théorie.

Comme à maintes reprises, la Présidence Fédérale fait appel à la Vorna pour résoudre ses problèmes, les services des renseignements. Ici, Katarzyna était sollicité, agente chargée de la sécurité intérieure du pays, au contraire de la Dame de Cœur, qui elle était chargée des affaires extérieures. La demande était de trouver un moyen de faire passer les communications entre les membres de l'exécutif, sans compromettre leur position. Katarzyna délégua le travail à Ingrid Hunnigan, une génie de l'informatique. La République Fédérale, officieusement, avait fait appel à de nombreux profils à la tendance fortement douteuse. L'exemple de Connor, un agent de terrain anciennement condamné pour de la prison et des meurtres, mais c'est aujourd'hui l'un des plus efficaces dans les cellules du Kray. L'agente Hunnigan, elle, avait été inculpée par la justice de détournements de fonds, plus encore des entreprises de vol par le hacking et l'informatique. Cette femme, elle avait même réussi à craquer les systèmes informatiques d'un complexe militaire sous le Saint Empire de Karty. Elle avait été recrutée par Erwin Foster, elle n'était pas intéressée par les conséquences, simplement l'argent. Ce fut ainsi qu'elle avait fait obtenir la fuite, heureusement arrêtée par l'ex gouvernement, des plans d'un prototype de missile supersonique. Le problème n'avait été aucunement son travail, non il avait été parfait. Le problème avait résidé dans l'incompétence de son client, mais encore une fois, son travail avait été fait, et gracieusement payé.

Cependant, que fait-elle aujourd'hui dans les services de la Vorna ? Simple, elle avait finie par se faire coincer. Deux options lui avaient été offertes, la prison ou le service. Elle avait choisi le service. Et elle en vivait, choisie personnellement par la Commissaire Strakhova. Taliska savait que cette hackeuse ne portait que fidélité par l'argent, et ce n'est pas ce qui manquait pour les renseignements Kartiens. Il y avait de surcroît cette arme, l'envoi en prison et l'annulation de la disparition de son casier judiciaire. Son nom, Ingrid Hunnigan. Elle venait d'achever la mise sous code d'une surface réseau parfaitement sécurisée, pour communiquer entre les membres qui avaient accès au système. Un système peu orthodoxe pour un état, oui, mais diablement efficace. Les voix se connectèrent, Ingrid avait achevé son travail.

...


Gouverneure Angèle Orlovski-"Да ? Pouvez-vous m'entendre ?"

Des hauts membres politiques, quelques uns de l'état-major, tous ceux qui sont en capacité de décision sur l'Opération Dalmata Blanc sont réunis par voie informatique. Cette opération militaire réunit l'ensemble des plans liés à l'aide Kartienne en faveur de l'Antares, ou contre la Loduarie Communiste. Tout ce monde se réunit en vue du plan Spook, l'objectif étant d'acheminer troupes et matériel en Antares avant le début du conflit. Le déroulé s'entame le 3 septembre, soit dès la nouvelle de l'attaque Loduarienne apprise, les Kartiens ignorent combien de temps peuvent-ils disposer. Il n'y a pas une seule seconde à perdre.

Gouverneure Angèle Orlovski-"Vous le savez tous, la Loduarie attaque notre alliée. Nos aéronefs sont en attente d'ordre, dispersés à travers tous les aérodromes du pays, prêts à intervenir. Nos services diplomatiques se sont activés, nous bénéficions désormais d'un partage de renseignements constant avec l'Antares. Nous dialoguons en ce moment même avec la Clovanie, en vue du plan Phantom. Mais il est question, aujourd'hui, d'un soutien matériel et humain à l'Antares."
Commissaire Taliska Strakhova-"La Loduarie a mis en place un blocus terrestre, aérien et maritime sur trois quarts des frontières de l'Antares, seul le Nord est accessible par le Duché Gallèsant."
Gouverneure Angèle Orlovski-"Une situation peu engageante, pouvons-nous faire confiance aux Gallèsants en leur confiant l'information d'un convoi militaire de cette envergure ?"
Commissaire Taliska Strakhova-"Nous ne pouvons passer que par ce pays, la question demeure la suivante: Y'a-t-il un autre moyen que de prévenir leurs autorités ?"
Générale Zorya Ernova-"A mon sens, oui. Le Duché de Gallouèse est une démocratie capitaliste, ses voies aériennes sont ouvertes au commerce. Inutile de protéger le convoi, de surcroît une escorte attire l'attention. S'il n'y en a pas, ce ne sera perçu que comme un convoi civil."
Commissaire Taliska Strakhova-"Faire cela indiquerait un convoi à nu, c'est un risque important."
Générale Zorya Ernova-"Peut-être. Mais la Loduarie, ou bien l'Illirée, ignorent que nous allons soutenir l'Antares. Ils ne prendront pas le risque d'abattre ce convoi... Encore faudrait-il d'ailleurs qu'ils connaissent réellement ce qu'il transporte."
Commissaire Taliska Strakhova-"C'est un pari risqué."
Générale Zorya Ernova-"Peut-être, oui. Cependant, nos flottes aériennes est déjà grandement mobilisée par le plan Phantom."
Gouverneure Angèle Orlovski-"Nous disposons, par le Traité Nuerguon, d'un accord avec les Velsiens. Cet accord stipule que nous pouvons les solliciter afin d'escorter ce que bon nous semble en Manche Blanche. Non seulement notre aviation reste mobilisée pour le plan Phantom, et nous bénéficions du drapeau Velsien. Jamais les Loduariens prendront le risque de les attaquer, jamais."
Gouverneur Luciano Bellanti-"Et que se passe-t-il si les Velsiens refuse ?"
Gouverneure Angèle Orlovski-"Ils ont ratifié cet accord. Et s'ils refusent, alors nous devrons nous retrouver plus tôt que prévu. Luciano, charge toi de la demande... Tu es italien après tout, cela leur plaira."
10021

La diplomatie n'a de poids que dans l'ombre de la force.
Les royalistes.

En Karty, nous parlons beaucoup, énormément d'eux. Comme une sorte de mirage, mais ici, un débat qui fait paradoxalement du bruit. Dans les repas de famille, sur les plateaux télévisés: Partout. Après la guerre civile, ils ont été officiellement réduits au silence. Car il le faut bien. Il le faut, pour maintenir la stabilité du pays, sa gloire, sa puissance: Tout. La menace a été tue. La grande victoire socialiste est belle, elle a triomphé du monarchisme réactionnaire. C'est avant tout cette force qui a su, dans la désunion, trouver cette union. Une lutte culturelle et idéologique, qui aurait bien pu tourner en guerre fratricide majeure. Mais ce conflit communautariste a vite, bien vite, trouvé sa fin. Les slaves se sont alliés aux italiens, donnant la naissance du régime actuel, celui que nous connaissons bien.

Mais comment ?

Comment les royalistes ont pu être, si vite, défaits ? Ils ne l'ont pas été. Pas totalement. L'humiliation fut telle que, oui, la grande majorité du mouvement s'est rendue à l'évidence. Il faut aller de l'avant, oublier ce passé racialiste, ne serait-ce que pour le pays. Mais pour une masse, aussi minoritaire soit-elle, cette humiliation doit et sera vengée. Vengée d'un régime illégitime, pourri jusqu'à l'os, jusqu'à sa moindre cendre, car c'est ce qu'il deviendra. L'ensemble des dignitaires de l'AfK, l'avenir royaliste Kartien, ont été emprisonnés ou tués. Ce sont leurs fidèles seconds, les fervents défenseurs, qui maintiennent en leurs idéaux le courant réactionnaire.

Mais où ?

C'est avant tout à l'état d'Helmer, l'état de culture germanique, que les derniers royalistes se terrent. Dans l'ombre et le silence. Des chefs politiques, cambrés et mutés sous un ciel gris, attendant qu'une aube rayonnante s'annonce. L'état d'Helmer abrite les dernières reliques de cet autre temps, les derniers remparts royalistes, la dernière marque de l'instabilité du pays. Bien au delà du Royaume de Teyla. Lorsque le pays fera tomber les derniers disciples de la monarchie, il se tiendra fièrement. Mais surtout, il se tiendra stablement.

L'exécutif Kartien, nous l'appelons la Présidence Fédérale, œuvre une politique de dé-monarchisation. Une politique concrète, qui consiste à enseigner la réalité dans les écoles. Non pas effacer les vestiges royalistes. Plutôt les montrer même. Les mettre au grand jour, pour que plus jamais, le pays ne soit victime de l'augure royaliste. Et l'augure royaliste, en Karty, n'est pas belle. Là où elle peut prospérer en Antérinie convenablement, ou quelque autre pays, c'est une abomination sans nom en Karty. Une idéologie sincèrement raciste, et même au sein de Karty. Elle classifie les Afaréens en dessous, les Nazumis, mais plus encore, elle trie les Kartiens entre eux mêmes.

Le Gouverneur d'Helmer porte le nom de Luciano Bellanti. Un italien, fervent socialiste, comment a-t-il pu arriver là ? Il n'est pas arrivé démocratiquement. C'est un fait. Les états italien et slave ont eu le droit à des élections, pas Helmer. Et c'est normal. Ce territoire demeure la source d'une guerre civile. Le Gouverneur Bellanti lui a été imposé. C'est le maître des maisons, celui qui assure pleinement les enjeux doctrinaux de la disparition monarchiste. Et, dans quelques années, Helmer aura ses élections. Durant cette courte fenêtre de temps, qui correspond au plan de quatre ans, Helmer aura ce Gouverneur. Un dignitaire chargé de changer en profondeur la société.

Mais les derniers disciples de la monarchie, eux, ne s'effaceront pas de ce simple projet. Non, c'est impossible. Il est temps de faire appel à l'officieux. Temps d'exterminer, une bonne fois pour toute, la vermine royaliste. Quitte à renier quelques idéaux humanistes. Imaginez simplement le retour royaliste. Ce serait bien plus de ces quelques idéaux qui seraient violés. La Révolution Kartienne n'est pas terminée, elle continue dans l'ombre. Officieusement. Officieusement, une branche de la Vorna est chargée de traquer les derniers disciples. Vous savez ? C'est le nom qu'on donne aux derniers fidèles de la monarchie, désormais.

Cad.

Cad, c'est le nom d'un de ces agents. Un bras armé dans l'ombre, celui chargé de localiser, traquer et éliminer les derniers disciples. Si tout ce processus, officieux certes, prouve une chose, c'est bien celle-ci. La diplomatie ne peut servir à toute occasion. Il y a ces quelques fois où elle s'avère inefficace, et il faut les armes pour s'assurer de la victoire. Ici, la diplomatie se matérialise par le processus de dé-monarchisation officielle. Mais encore une fois...

La diplomatie n'a de poids que dans l'ombre de la force.
AlinéaQuelque part, cette diplomatie, au système national, est représentée par le Sénat Fédéral. Il est composé par la chambre législative de chaque état, l'organe législatif en somme. En outre, c'est le lieu des discussions parlementaires, des votes, des débats. Parlementer et trouver des compromis, telle la diplomatie. Un des sujets les plus importants pour le pays, c'est le budget militaire. Chaque état, chaque citoyen, a sa vision sur le sujet.

Une réunion exceptionnelle est demandée à ce titre. Car effectivement, faire appel au Sénat Fédéral est plutôt rare. Chaque état possède son autonomie législative, le principe d'une Fédération. Si cet organe est saisi, c'est pour une loi nationale: Peu souvent, donc. Ou encore, à chaque début d'année: Le budget. C'est donc courant janvier que les discussions seront portées, comme habituellement, sur le budget. La raison de l'exception, pour cette réunion, demeure la présence d'un représentant de l'exécutif. Habituellement, la Présidence Fédérale aurait présenté son budget par des textes. C'est l'exception, la Gouverneure Orlovski a demandé, par droit, de présenter personnellement une partie du budget à l'assemblée.

Mais d'ailleurs, le Sénat Fédéral, comment fonctionne-t-il réellement ? Imaginez-vous simplement la réunion des députés des trois chambres en même lieu ? Ce n'est pas le cas. Par soucis d'efficacité, mais aussi de sécurité, la voie informatique est appelée. Les députés de Valverde siègent à la chambre législative de Valverde comme habituellement, respectivement pour Zaverço et Helmer. La courtoisie des débats étant une valeur acquise, une seule personne prend la parole à la fois: C'est un principe culturel acquis. De ce fait, le député qui prend la parole à la chambre de Valverde est retransmis sur grand écran dans les deux autres chambres, et ainsi de suite. Ici, la Gouverneure Orlovski sera retransmise, depuis Valverde.

Car oui. La diplomatie, ici faite de votes et de débats par le sénat, serait inefficace. Plus une inexactitude, cest le mot le plus adéquat. Une inexactitude dans ce qu'attend le pays, qui nécessite l'intervention mêlée de l'exécutif et du législatif. La force, ici, se manifeste par l'exécutif. Toujours est-il que...

La diplomatie n'a de poids que dans l'ombre de la force.
AlinéaQu'Angèle soit aperçue en dehors des lieux du cadre de ses fonctions, c'est inhabituel. Elle est la femme la plus importante du pays. Elle est égale à tout autre citoyenne, tout autre citoyen, oui. Mais elle demeure, par son titre, par ce qu'elle représente, par ce qu'elle incarne, par la confiance que lui donne son peuple, la femme la plus importante du pays. Si elle n'apprécie pas particulièrement le tintamarre insatiable de la sécurité des dignitaires, il s'avère nécessaire. C'est une question de sécurité, que de protéger Angèle du monde. Pas des Kartiens ou des Kartiennes, du monde.

Car la République Fédérale Kartienne n'est pas appréciée partout. Cela, le gouvernement en a conscience. Il n'en a que faire, mais il en a conscience. Un ressentiment qui peut parfois s'ingérer en haine. Et quoi de mieux, pour une nation qui se juge ennemie de la République Fédérale, que d'atteindre Angèle ? Elle est la représentante de Karty. S'en prendre à elle, c'est toucher le pays en plein cœur. Les citoyens l'apprécient, ce serait une catastrophe. Et c'est bien pour ça que, publiquement, apercevoir Angèle, c'est de l'ordre du non commun.

Pourtant, elle se trouve en dehors du Capitole, en dehors de toute infrastructure d'où on pourrait s'attendre à la voir. Mais la voir, justement, c'est cela qui est improbable. Et personne ne la voit, elle se dissimule simple passante. Une citoyenne parmi tant d'autres, défilant dans l'hiver du mois de janvier. Drapée d'un manteau chesterfield, une sorte de paletot Antarien, ou plutôt Corvun, mais de culture Kartienne.

Une simple passante, donc. Elle marche, d'un rythme régulier, sur les pavés de Volkingrad. Une ville dont elle a prononcé le nom par milliers de fois, mais qu'elle prend le temps de traverser paradoxalement si peu de fois. C'est ça, la vie de politicien. Sa marche clôture face à un cimetière. Elle se recueille.

C'est son père. Un militaire slave, qu'était sous un pays d'étendard germain. Non pas victime de la vieillesse, mais bien de la répression politique. Sous le temps de l'Empire des Kaisers, c'était une épuration ethnique désespérée dans l'ombre. Une ultime mesure du régime pour tenter, en vain, de ralentir la domination numérique des slaves. Une vaste fumisterie qui s'est terminée aussi vite qu'elle a commencé.

Pourtant, le père Orlovski s'en est vu victime. Et la carrière politique de sa fille, elle lui est due. Angèle n'a pas oublié ce pour quoi elle se bat. Contre le délire racialiste que certains ont apporté, pour la démocratie, pour son pays, pour son père. Pour que plus jamais, les citoyens et citoyennes, n'aient à subir ces souffrances. On la voyait idéaliste, pour ça. Enfin, personne ne peut, puisque personne n'est réellement au courant. Un père mort de cause naturelle. Une tragédie oui, mais naturelle.

Angèle faisait face à cette tombe, ses démons du passé. De face elle était la Gouverneure d'un pays puissant, de dos une femme abattue par la dureté de ce monde. Elle fut entrecoupée dans ses vastes pensées par le bras de son amant, qui venait de se poser sur son épaule.

Angèle Orlovski-"Stan... Je ne sais pas... Je ne sais pas quelle décision prendre... Quelle décision sera la bonne... Je... Je ne sais pas."

...

Gouverneure Angèle Orlovski-"Mesdames et messieurs, députés de la République Fédérale Kartienne, citoyens et citoyennes.

La patrie mère est entrée dans une phase de son Histoire. Une phase que nous forgeons, tous, citoyens et citoyennes. Le plan de quatre ans inaugure la portée de notre belle nation. Nous avons l'une des armées les plus puissantes au monde, mais nous avons du craindre l'intervention de l'Estalie, le refus des Velsniens. Notre souverainisme est clair, son militarisme tout également. Mais je vous le demande, notre doctrine a-t-elle prévu, avait-elle prévu, de prendre en compte des enjeux extérieurs ? Non. Si nous ne faisons partie d'aucune organisation internationale, ce n'est pas un simple hasard. C'est une volonté qui émane du peuple. Mais surtout une volonté qui se traduit simplement: Nous prétendons à n'ingérer sur aucun pays, qu'aucun pays ne vienne toutefois s'ingérer chez nous. Et lorsque notre alliée Antarienne se voit frappée par le serpent de l'Ouest rouge, l'Estalie nous a menacé. Une menace drapée d'une intervention, dont nous sommes passés outre.

Nous nous devons de tirer une leçon. Nous devons nous consolider de l'intérieur, pour que plus jamais nous n'ayons à nous soucier d'avis totalement injustes de puissances impérialistes extérieures. La conjoncture géopolitique nous a prouvé l'inefficacité de la diplomatie. La mondialisation théorise l'échange plus accru entre pays, mais la réalité est toute autre. Nous assistons à l'embrasement du monde, la diplomatie a échoué. Plus exactement, elle a été inefficace. Le programme budgétaire de 2019 vous est présenté, mesdames et messieurs les députés, représentants du peuple. Notre économie est florissante, elle témoigne de l'efficacité de nos doctrines économiques. Accroître le budget de nos armées, c'est une nécessité qui se présente. Notre armée est puissante mais imparfaite, nous devons la parfaire. Car...

La diplomatie n'a de poids que dans l'ombre de la force."
0
Ecriture, vote et application de la quatrième partie de la constitution du nouveau régime, la République Fédérale Kartienne

Préambule
AlinéaLe peuple Kartien, conscient de sa pluralité culturelle, acclame son attachement à l'unité nationale, le principe de l'Etat-nation, la démocratie et les droits fondamentaux. Ce présent texte de lois inhérentes, ci-après nommé la Constitution Générale, s'applique à tout le territoire Kartien. La patrie Kartienne, héritée du Royaume de Karty, de l'Empire de Karty, du Saint Empire de Karty puis de la République Impériale de Karty, est indissociable du principe démocratique et de la volonté populaire. La Constitution Générale, bien que possiblement sujette à certains modifications prévues à son intérieur, fut imaginée par trois personnages ci-après nommés, puis soumise au vote par l'intermédiaire de l'ancienne institution démocratique dite du Conseil des Elus.
Angèle Orlovski, Luciano Bellanti, Tosca Shimanskaya.
Souveraineté
Article I, alinéa 1: Valverde, Zaverço et Helmer sont institués tels les trois seuls états de la République Fédérale Kartienne, étant régis autour de la souveraineté fédérale. De son nom officiel, la République Fédérale Kartienne, est, de son nom, un régime fédéral, dont chaque état est représenté et dirigé par un gouverneur, ci-après expliqué son fonctionnement.
Article I, alinéa 2: Un état Kartien demeure une entité politique dotée d'institutions reconnues par la présente constitution.
Article I, alinéa 3: Un état Kartien se définit surtout et avant tout par un territoire, une population, ses institutions étatiques et non fédérales avec un gouvernement étatique et ou local.
Article I, alinéa 4: La souveraineté nationale Kartienne est détenue par la République Fédérale Kartienne et non ses états, se manifestant par la Présidence Fédérale. Un état Kartien n'a ni reconnaissance extérieure, ni le pouvoir du recours à la représentation diplomatique, ni armée indépendante, est dans l'obligation d'adopter la monnaie qu'est le Karts.
Article I, alinéa 5: Un état Kartien tire sa seule légitimité de part cette constitution, non d'une existence propre.
Article I, alinéa 6: Aucun état ne peut prétendre à une souveraineté propre ni revendiquer une indépendance territoriale ou institutionnelle. L'article I alinéa 6 est pleinement ancré et non amendable.

Article II, alinéa 1: En vertu des fondements de l'article I, Karty est composée d'un état slave (Valverde), un état italien (Zaverço) et un état germain (Helmer), leur langue officielle étant respectivement le russe, l'italien et l'allemand.
La devise nationale demeure "Trois peuples, une nation".
La République Fédérale Kartienne est composée de trois états.
Article II, alinéa 2: L'emblème national demeure un drapeau à deux bandes, respectivement blanche et rouge, avec en haut à gauche de la première bande, une fleur, une rose.
République Fédérale Kartienne
Article II, alinéa 3: L'hymne national demeure "Soviet March".

Article III: Par cet article, l'Etat garantie à ses citoyens les valeurs fondamentales que sont la liberté, l'égalité et la justice.

Article IV, alinéa 1: Consciente de son passé instable quant aux institutions internationales, la République Fédérale Kartienne octroie le choix d'intégration à ses institutions législatives et non exécutives, suivant le système de vote de la "tierté majoritale", représentant deux tiers des voix.
Article IV, alinéa 2: L'initiative de rejoindre une institution internationale doit émaner de la Présidence Fédérale, le pouvoir exécutif, mais le choix, positif ou négatif, revient conformément à l'article IV alinéa 1 aux institutions législatives.

Article V: La République Fédérale Kartienn proclame son attachement officiel à l'héritage démocratique, rompant avec le passé monarchique et impérial.

Article VI: La République Fédérale Kartienne reconnaît, assume et proclame son Etat de droit.

Article VII, alinéa 1: La République Fédérale Kartienne proclame une unité nationale par ses trois états, formant une entité officielle à l'international.
Article VII, alinéa 2: Ses frontières sont inaliénables et indivisibles.

Article VIII, alinéa 1: Considérant le principe d'unité nationale évoqué dans l'article VII, et la plus grande présence slave, la langue officielle de la République Fédérale Kartienne demeure le russe.
Article VIII, alinéa 2: Conformément à l'article VIII alinéa 1, le russe se doit d'être enseigné dans toutes les écoles.
Article VIII, alinéa 3: Dans la suite de l'article VIII alinéa 2, au moins une des deux langues que sont l'italien et l'allemand se doivent d'être enseignées comme langue secondaire, au choix des individus.
Article VIII, alinéa 4: La langue officielle Kartienne demeure certes le russe, mais chaque état possède sa langue, explicitée dans l'article II alinéa 1. De ce fait, chaque citoyen est libre d'utiliser la langue de son état dans le cadre administratif, les textes à portée nationale ou internationale seront toutefois en russe.

Article IX, alinéa 1: La République Fédérale Kartienne garantie la séparation des pouvoirs en quatre points.
Article IX, alinéa 2: Dans la suite de l'article IX alinéa 1, l'un des quatre pouvoirs demeure le pouvoir exécutif, détenu par la Présidence Fédérale, explicité dans l'article I, mais aussi ci-après.
Article IX, alinéa 3: Dans la suite de l'article IX alinéa 1, l'un des quatre pouvoirs demeure le pouvoir législatif, séparément, individuellement et uniquement détenu par chaque état. Il est compté par conséquent trois chambres législatives, une par état Kartien, notant la chambre législative de Valverde, la chambre législative de Zaverço et la chambre législative d'Helmer. La réunion de ces trois chambres forment le Sénat Fédéral, prenant certaines actions décisionnaires explicitées, l'exemple de l'article IV alinéa 2, au même passage que le fonctionnement des chambres, ci-après.
Article IX, alinéa 4: Dans la suite de l'article IX alinéa 1, et parallèlement à l'article IX alinéa 3, chaque état Kartien compte une cour judiciaire, notant la cour judiciaire de Valverde, la cour judiciaire de Zaverço et la cour judiciaire d'Helmer. L'organisation de ces instituts est régie librement par chaque état, à l'instar des chambres législatives dont le fonctionnement sera explicité ci-après. Nécessairement, un institut pour juger des affaires étatiques et constitutionnelles, notant la réunion de ces trois instituts qui forme la Cour Suprême.
Article IX, alinéa 5: Dans la suite de l'article IX alinéa 1, et consciemment d'une puissance militaire fortement importante, la République Fédérale Kartienne proclame la séparation du pouvoir militaire et exécutif, formant le pouvoir militaire.

Article X, alinéa 1: Est citoyen Kartien tout individu né de deux parents Kartiens et citoyens.
Article X, alinéa 2: Est citoyen Kartien tout individu né d'un parent Kartien, dans des conditions moins facilitées que celles de l'article X alinéa 1.
Article X, alinéa 3: Est citoyen Kartien tout individu adopté d'un parent Kartien, dans des conditions moins facilitées que celles de l'article X alinéa 1.
Article X, alinéa 4: Est citoyen Kartien tout individu uni par mariage avec un citoyen Kartien, dans des conditions moins facilitées que celles de l'article X alinéa 1.
Article X, alinéa 5: Peut devenir citoyen Kartien tout individu servant à la légion étrangère dans une durée de plus de cinq années consécutives.
Article X, alinéa 6: Peut devenir citoyen Kartien tout individu respectant certains facteurs, explicités ci-après avec l'article X des alinéas 2 à 4.
Article X, alinéa 7: Bénéficient les citoyens Kartiens du droit au suffrage, à la protection, à l'accès aux institutions, aux secteurs médicaux et aux secteurs d'emplois stratégiques.
Article X, alinéa 8: Dans la suite de l'article X alinéa 6, peut devenir citoyen Kartien tout individu qui respecte l'ensemble des termes suivants: Possession d'un logement stable en territoire Kartien, d'une activité professionnelle légale de plus de cinq années consécutives, d'un casier judiciaire vierge ainsi que du savoir linguistique d'une des trois langues fédérales, que sont le russe, l'italien ou l'allemand.
Article X, alinéa 9: La citoyenneté Kartienne, de l'article X des alinéas 2 à 4, peut être octroyée par mariage, adoption ou naissance semi-Kartienne. Les conditions supplémentaires effectives sont régies au sein de chaque état en fonction de sa loi, dans le cadre des fonctionnements fédéraux.
Article X, alinéa 10: Parallèlement à l'article X alinéa 9, la citoyenneté Kartienne peut être retirée sous les réserves juridiques de chaque état. Nonobstant, les crimes de haute trahison, telle la corruption de hauts fonctionnaires, ou encore les hauts crimes comme le terrorisme, le viol ou le meurtre, indiquent directement la perte de citoyenneté.
Article X, alinéa 11: La transmission de citoyenneté par un parent déchu est prohibée.

Exécutif
Article XI, alinéa 1: Le détenteur du pouvoir exécutif est l'organe élu ci nommé Présidence Fédérale, constituée des trois Gouverneurs Kartiens.
Article XI, alinéa 2: Comme évoqué dans l'article IV alinéa 1, la Présidence Fédérale suit également le système de tierté majoritale, se résumant à la prise de décision au deux tiers.
Article XI, alinéa 3: La Présidence Fédérale est régie par un système de collégialité, les trois Gouverneurs demeurent responsables par eux trois.

Article XII, alinéa 1: Il existe un Gouverneur par état Kartien, soient trois Gouverneurs en totalité.
Article XII, alinéa 2: L'élection d'un Gouverneur se fait au sein de son état, par système de suffrage universel direct à bulletin secret.
Article XII, alinéa 3: Le système de vote se fait par vote préférentiel, abolissant le principe du vote par tours, évitant consciemment les principes faits de barrage dans l'hypothétique du suffrage à deux tours.
Article XII, alinéa 4: Un Gouverneur est mandaté pour trois ans, son mandat peut être réitéré à quatre reprises au cours de sa vie.
Article XII, alinéa 5: Quiconque est pourvu de citoyenneté Kartienne a la liberté de se présenter.

Article XIII, alinéa 1: Le domaine diplomatique est assuré par la Présidence Fédérale en fonction du principe de Représentation Disponible, la République Fédérale est représentée par un ou plusieurs Gouverneurs.
Article XIII, alinéa 2: En vertu de l'article XIII alinéa 1, la République Fédérale Kartienne peut être représentée par un seul ou plusieurs Gouverneurs au bon vouloir, toutefois un accord n'a de valeur que s'il est soumis à la tierté majoritale, évoquée dans l'article XI alinéa 2, pour être ensuite demandé à la ratification par le Sénat Fédéral.
Article XIII, alinéa 3:Les décisions rapportées de toute entrevue, notamment les accords et traités, seront soumises à la ratification su Sénat Fédéral.

Article XIV: La Cour Suprême est chargée de surveiller la constitutionnalité de la Présidence Fédérale, et peut, à cet appui, aller jusqu'à la destitution d'un ou plusieurs Gouverneurs.

Article XV, alinéa 1: La Présidence Fédérale assure l'exécution des lois adoptées par le Sénat Fédéral au sein de la nation, et, chaque Gouverneur veille à l'exécution des lois de son état adoptées par sa chambre législative.
Article XV, alinéa 2: La Présidence Fédérale prépare le budget et son application chaque année, ensuite soumis à ratification du Sénat Fédéral.
Article XV, alinéa 3: La Présidence Fédérale est en plein droit de proposer toute loi au Sénat Fédéral, et peut l'outrepasser par décision de référendum, le cas échéant sa réussite.
Article XV, alinéa 4: Toute prérogative exécutrice est soumise à la tierté majoritale, évoquée dans l'article XI alinéa 2.

Article XVI: En vertu de l'article XV alinéa 3, la Présidence Fédérale est la seule institution apte à proposer le référendum, à suite de tierté majoritale évoquée dans l'article XI alinéa 2. Le référendum s'adresse à l'ensemble des citoyens des trois états, et est réussi à majorité simple à minima d'un taux de participation de 75%. Le référendum ne peut toutefois pas remettre en cause les principes constitutionnels.

Législatif
Article XVII: Le Sénat Fédéral demeure détenteur du pouvoir législatif, formé respectivement de la chambre législative de Valverde, la chambre législative de Zaverço et la chambre législative d'Helmer.

Article XVIII: Indépendamment, chaque état dispose de sa chambre législative, et est libre d'exercer son pouvoir dans cadre strict de la présente constitution fédérale.

Article XIX: La réunion des élus des trois chambres forment le Sénat Fédéral, siégeant à Volkingrad. Ledit sénat vote le budget proposé par la Présidence Fédérale, en vertu de l'article XV alinéa 2, les lois nationales, la monnaie, la sécurité intérieure ainsi que la ratification des accords internationaux, dores et déjà signés dans un premier temps suivant le système de tierté majoritale de l'article XI alinéa 2 par la Présidence Fédérale.

Article XX: La Présidence Fédérale, ainsi que les chambres législatives, sont en liberté de proposer des lois au Sénat Fédéral.

Article XXI: La Cour Suprême est chargée de veiller à la constitutionnalité des décisions législatives.

Article XXII: En vertu de l'article XVIII, les chambres locales sont régies par la constitution de chaque état. Le nombre de députés demeure proportionnel à la population, comptant 100 000 habitants pour un député. Les votes du Sénat Fédéral prévalent sur ceux des chambres. De surcroît, il relève de l'obligation démocratique d'instaurer un mandat de deux années pour les députés, sans limite de réapplication.

Article XXIII: Le mode de vote demeure au suffrage universel direct à bulletin secret, en votant pour un parti politique qui se voit octroyer ses sièges au pourcentage.

Article XXIV: Le système de vote au sein du Sénat Fédéral suit la majorité simple, aucun véto n'existe réciproquement entre ledit sénat et les chambres.

Article XXV: Seule la Présidence Fédérale est en capacité d'user du référendum, en vertu de l'article XVI.

Article XXVI: Le domaine militaire, hors budget et élection, ne dépend aucunement du Sénat Fédéral.

Judiciaire
Article XXVII:
De part la certaine mesure de l'autonomie des états, chacun possède ses juridictions appliquées au sein de sa Cour Judiciaire.

Article XXVIII: L'autorité de la Cour Suprême est plus grande que celles des Cours Judiciaires, elle traite entre autres les affaires d'ordre national ou relatives à la constitution.

Article XXIX: Que ce soit au niveau d'une Cour Judiciaire ou de la Cour Suprême, comme au sein de la Présidence Fédérale, des chambres législatives ou du Sénat Fédéral, tout individu relatif au pouvoir judiciaire, comme exécutif ou législatif, ne peut être un actif dans l'armée. Les membres des Cours Judiciaires ou Suprême, se doivent de jouir d'un niveau d'étude relatif à la matière du droit.

Article XXX: La Cour Suprême peut, à la majorité et à l'appui de la constitution, destituer toute personne de tout pouvoir.

Article XXXI: Dans la suite de l'article XXX, seuls les Gouverneurs, représentants de l'exécutif, ne sont pas sujets à la majorité de moitié mais à la tierté majoritale.

Militaire
Article XXXII:
Conformément à l'article IX alinéa 5, le pouvoir militaire se dégage du pouvoir législatif, exécutif et judiciaire, cernant une spécificité non commune à l'ensemble des pays du globe. Cette mesure témoigne de l'importance de l'armée pour la République Fédérale Kartienne, qui se voit jouir d'un budget représentant au minimum huit pour cent du Produit Intérieur Brut.

Article XXXIII: Le corps militaire Kartien se divise en six organes distincts et semi-indépendants; La marine, l'aviation, l'armée de terre, la légion étrangère, la garde nationale et les renseignements.

Article XXXIV: Est nommé chef de l'état-major pour la durée d'une année, d'un mandat qui peut s'étendre sur dix années, la personne choisie par l'exécutif par le biais de la Présidence Fédérale puis approuvée par le législatif par le biais du Sénat Fédéral et par le judiciaire par le biais de la Cour Suprême. Cette personne se voit octroyée le titre de Commissaire à la Défense.

Article XXXV: Que ce soit pour la marine, l'aviation, l'armée de terre ou la légion étrangère, le général en responsabilité d'une de ces entités est nommé par le Commissaire à la Défense.

Article XXXVI: Les renseignements sont sous autorité respective de la Présidence Fédérale et du Commissaire à la Défense, ceux-ci portent le nom de la Vorna.

Article XXXVII: Est nommé Capitaine de la Kaldrika, garde nationale, la personne en accession similaire au processus de l'article XXXIV.

Article XXXVIII, alinéa 1: La province de Volkingrad est sous seule protection de la Kaldrika.
Article XXXVIII, alinéa 2: L'armée de terre ne peut pénétrer la province de Volkingrad.
Article XXXVIII, alinéa 3: La Kaldrika ne peut sortir du périmètre de la province de Volkingrad, et est constituée de soldats semi-professionnels en capacité d'opérer sur des champs non-militaires, que ce soit au niveau de la police ou d'aide à la Vorna.

XXXIX: L'état de guerre donne le pouvoir à l'état-major de la République Fédérale Kartienne. Il ne peut être activé que par décision commune des trois Gouverneurs de la Présidence Fédérale, par validation à tierté majoritale au Sénat Fédéral et à la Cour Suprême.
0

14 mars 2018.

AlinéaPendant que la guerre civile est devenue maître de l'Etoile des maisons de jeux, la République d'Antares, les conflits perdurent en patrie mère. La guerre civile ? Elle est officiellement terminée, oui. Mais les résurgences, elles, se font à cadence récurrente. C'est là tout le rôle des services de renseignements, de limiter ces apparitions, de les éliminer, et, à défaut, de les dissimuler le temps que l'on puisse les régler. Les réseaux royalistes se réduisent de jour en jour, sans pour autant parvenir à les museler jusqu'à la racine.

La Vorna, les renseignements, l'organe chargé de combattre dans l'ombre. La Commissaire Strakhova tire les ficelles, tandis que ses quelques intendants se voient attribuer des rôles bien précis. C'est, entre autres, le cas de Stazcs, en direction des unités spéciales, la branche Sud-Ouest de la Vorna.

A l'ordre du jour, la traque d'un dépôt dans une province réputée pour sa cambrousse. Etonnamment, une province côtière du Sud, alors que les forces royalistes se regroupent au Nord, là où l'ethnie germaine prédomine. Enfin, plus précisément, un chantier naval désaffecté, un repère de choix pour entreposer des armes de manière parfaitement illégale. Ces royalistes ont décidé d'en faire leur lieu, pour stocker un matériel qui peut servir en cas de nouveau putsch.

Stascz, son groupe ainsi qu'un groupe d'armée régulière, ont été demandés pour la résolution de ce qui doit devenir une parenthèse. Son groupe, à ce haut gradé des renseignements, est surtout composé d'une femme: Nom de code, la Cantatrice.

Stascz
Et ce jour, la neige tombe. Elle couvre les allées, les toits, mais surtout, ce tas de ferrailles déguisé en paquebot: Une relique d'un autre temps. Deux groupes de militaires effectuent une incursion sur une faille latérale de ce grand amas de fer, le capitaine de mission désigné porte son regard au loin sur son toit, et la Cantatrice, elle, se tient prête à descendre tout intru sortant du paquebot pour s'extraire des forces Kartiennes: La fusion parfaite d'un sniper. Tout cela sert à démanteler un des quelques grands réseaux de contrebandiers, faisant appel aux souvenirs de la Cantatrice. Des souvenirs, dans un temps, dans son enfance. De pâles et sombres souvenirs, qu'elle ne peut s'efforcer d'oublier.

Dans un temps, elle baignait elle-même dans la contrebande. Fille d'un contrebandier, il y a plus de vingt ans. Sous l'Empire de Karty, son père faisait passer des armes par la mer, lorsque le pays n'avait pas encore les forces de sécurité suffisante. Tantôt se disait-elle une mule, tantôt le prétexte d'un marin: Car après tout, quel douanier suspecterait un père souriant avec sa fille de neuf ans ? Deux personnes sorties d'un film, le père et son enfant partis à la pêche. Mais tout cela, une vaste fumisterie. La Cantatrice avait baigné dans l'illégalité, jusqu'à ce que son père se fasse descendre froidement lors d'un échange de tirs entre confréries et luttes d'influence. Elle n'avait que quinze ans, lorsqu'elle perdit son père: Les chaînes de l'internat. Jusqu'à sa majorité, elle avait été forcée au logement dans une maison qui n'était pas la sienne. Dès qu'elle avait pu, elle obtint un travail d'étudiant, même si elle ne faisait pas d'étude. Peu importe. Elle devait se sortir de là. Elle devait relâcher son passé, s'extraire de ce maudit internat. Et elle réussit, peut-être enfin la voie de la légale réussite ? Quelle illusion. Une soirée. Une soirée, c'est tout ce qui avait fallu pour bousculer, encore, le destin de cette jeune fille. Tout était allé dans le sens, mais elle s'obstinait à nager à contre-courant. Une soirée, alors qu'elle écoutait de la musique avec de vieux écouteurs, elle entendit un bruit, entre les intervalles qui changeaient une musique à une autre. La poignée de sa porte venait d'être secouée. Son instinct avait pris le dessus. Car dans le temps, les rues et quartiers n'étaient pas sûrs. Elle s'était empressée, ruée, dans la cuisine, saisir le long couteau qu'elle possédait. La porte subissait maintenant les assauts d'un inconnu, qui la rouait de coups de pieds. Il ne fallut que quelques secondes, pour qu'elle cède. Et encore quelques secondes, pour que la jeune fille tranche, non pas une pièce de viande comme elle l'avait fait la veille, mais le ventre de cet inconnu. A sa juste majorité, elle avait ôté la vie d'un homme. Un parcours catastrophique qui s'achevait sur la prison, de traumatismes en traumatismes. D'abord son père le contrebandier, puis l'internat, et enfin le meurtre. Et maintenant, la prison... La fin... La mort... Morte, c'était le prétexte qu'avaient trouvé les renseignements pour la recruter. Pendue dans sa cellule, un suicide, qui pouvait beaucoup arriver dans les prisons. Les forces régulières n'avaient plus aucune raison de la traquer puisqu'elle était morte. Elle devenait désormais la Cantatrice. Les forces non conventionnelles l'avaient recueillie, elle, la fille de criminel et la meurtrière. Les seuls qui ont su lui donner une famille.

Il vient le jour de la mission. Dans sa lunette, la Cantatrice aperçoit quelques hommes qui tentent la fuite, sous le feu des militaires. Si elle ne les abat pas, ils auront la fuite. Ces hommes, des contrebandiers, tout comme son père, elle devait les tuer. C'était l'hésitation, qui la tracassait. Précisément ce que cherche Stascz à créer en elle, le doute: Quelle est la profondeur de sa loyauté. Mais la Cantatrice n'est pas à son premier meurtre, elle en ajoute six à sa liste, rien de plus. Le sang gicle dans sa lunette.

Stascz
«As-tu hésité ?»
Prise au dépourvue par la silhouette qui émane derrière elle, un homme vêtu d'un long manteau et pourtant élégant. Elle balbutie.
«Quoi ? Non.»
L'homme incline la tête sur le côté, comme s'il aurait pu prédire cette réponse.
«Mauvaise réponse. Tu as douté, mais l'important, c'est ce qui s'est passé après.»
Stascz s'arrête quelques secondes, avant de reprendre, de son ton aussi froid que la neige qui couvre son manteau.
«Tu sais ce que cela signifiait ?»
«Hein ?»
«Un test, on voulait voir si tu tirais... Voilà qui est fait.»
«Pardon ?»
«Tu pars.»
«Où ?»
«Antares.»
«Hein ? Pourquoi ?»
«Guerre civile, paraît qu'ils aiment bien ça, en ce moment.»
«Ca consisterait en quoi ?»
«Représentation diplomatique.»
«Je suis pas diplomate.»
«Justement.»

Pour la première fois, et la dernière qu'elle le verrait, Stascz souriait.

Effectivement, la Cantatrice vient de prouver son rôle, et elle obtient en conséquence. Elle obtient un rôle, celui de l'agent chargé de représenter Karty chez un pays allié. Or, comme l'a bien dit son ancien supérieur, elle va en Antares, pour la guerre civile. Un conflit qui fait rage chez l'allié Kartien, qui ne peut rester de marbre face à ce déroulement. Au delà des aides humanitaires, Karty soutient officieusement le camp de Corvus puisque socialiste dans l'âme. Cela se concrétise par l'envoi de cette agente, une sorte d'aide de camp, d'attachée militaire. Avant de partir, elle dit au revoir à tout ce qu'elle connaît... Soit à rien. Pratiquement rien, si ce n'est ce seul ami, le fils d'un proche de son père sous la contrebande. 14 mars 2018, pendant que la guerre civile est devenue maître de l'Etoile des maisons de jeux, à l'aéroport international de Volkingrad.

«Bon... On va devoir se dire au revoir...»
«Ouais.»
«Tu vas revenir, un jour ?»
«J'sais pas.»
«T'as pas changée...»
«Je te rassure, toi non plus... Raphaël ? Tu sais... Sur ces mers... Le plus grand trésor que j'ai pu trouvé... C'est toi... Merci.»

La Cantatrice
0

15 mars 2018.

AlinéaLa Cantatrice s'est rendue en Antares, par divers moyens dont même ses supérieurs les ignorent. Et à vrai dire peu importe. Quelle importance, elle est là où elle doit être, c'est tout ce qui compte: A Roncevaux. Tandis que la guerre fait rage en Antares, entre Corvuns et partisans de la junte, le bruit de l'artillerie s'accentue à Henne et Robaltes. De ce fait, la zone humanitaire Roncevalloise s'épanouit, triste paradoxe, puisqu'elle veille sur mutilés et blessés d'un conflit fratricide. Des hôpitaux surchargés qui occasionnent des infrastructures de fortune, tristement appuyées par quelque aide étrangère. Cette tragédie, la Cantatrice en témoigne, loin de la patrie mère, au sein d'un de ces lieux pour sauver les blessés de guerre. Cette escapade se mue vite en éloignement, puis en vient l'évasion...

https://zupimages.net/up/26/16/xnbw.png
L'évasion, comme sa mère avant elle. Mais sous une différente forme, moins volontaire, moins heureuse. Sa mère, une philosophe, mariée à un contrebandier, fut le temps de l'Empire de Karty. Jeune fille issue de la noblesse au destin tout tracé, épouser un homme de sa classe et n'aspirer à aucun destin professionnel si ce n'est celui de perpétuer la lignée. Une triste réalité sous les dogmes et la société d'ancien régime, car telle était la logique de la noblesse impériale sous le grand Empereur. Se rebeller n'était pas au goût du jour, et c'est pourtant la voie qu'avait choisie sa mère en s'adonnant à des études de lettres à la grande académie de Volkingrad. Une philosophe avant l'heure. Epouser un homme, c'est ce qu'elle fit. Un noble en revanche bien au contraire, non, puisque ce fut ce contrebandier. Deux univers, l'un lisait, l'autre se mêlait à la dureté du monde, mais les deux apprirent l'un de l'autre. Le rejet et l'isolement furent sans pareil, d'un côté un criminel destiné à s'assombrir, de l'autre une fille rebelle désormais ignorée par sa famille. D'action à la rupture familiale, la mère en devint une. Six ans après l'heureux événement, la mère tressaillit et tomba. De fatigue et de maladie dit-on, mais ni la faste ni les ports ne tuent ainsi. Au début ce n'était rien, puis de fatigue à dégradation, le trépas. La future Cantatrice, elle, à moitié orpheline au plus jeune âge, n'avait jamais réellement su ni appris, si ce n'est cette leçon: Sortir du cadre est activité tributaire.

A la manière de sa mère, elle s'est évadée. Elle a fui le destin des prisons pour servir, dans l'ombre, son pays, sa nouvelle famille. Elle a même quitté cette terre pour se rendre sur le sol de l'Etoile du jeu, à Roncevaux. Pareillement, elle se trouve dans un hôpital, telle sa mère avant sa mort. D'aussi loin qu'elle observe, des blessés arrivent à cadence régulière. Des aides humanitaires semblables à des soldats, visiblement des Everiens, s'affairent à la tâche. Le tout vient cerner la confidentialité de sa présence, pas même les proches alliés Everiens ne sont au courant de celle-ci et encore moins de son rôle, pas encore les Antariens eux-mêmes. Elle attend là, dans cet hôpital, sur une chaise dans le croisement de deux couloirs, l'équivalent d'une salle d'attente. Ses pensées se coupent lorsqu'un Antarien, du service de l'infrastructure, lui tend un gobelet ampli de lait... Ce qui se fait dans la culture Antarienne, mais elle l'ignore. Curieuse coutume. Le sourire de l'inconnu affiche toutefois de la confiance, façade qu'elle le lui rend en acceptant le verre d'un air curieux. L'homme enclenche le dialogue, l'occasion d'essayer ses nouveaux talents dans la maîtrise de la langue locale...

«Vous attendez quelqu'un ?»
«J'attends, oui, quelqu'un, non.»
«Vous êtes pas d'ici...»
Dit-il en pointant le verre, avant de reprendre...
«Ca se voit.»

L'inconnu repart, la Kartienne bien décidée à connaître la culture dans laquelle elle débarque, c'est son travail, après tout. Ce verre en est le signe... Ici l'on soigne, mais elle n'est pas venue pour cela. Un autre homme, un soignant, s'approche d'elle, document à la main.

«Vous avez oublié ça, m'dame.»

Elle incline la tête et se saisit du document...

>Centre hospitalier humanitaire de Roncevaux.
>Rapport d'admission et de suivi.

Informations générales-
Nom: Alice Lafèvre.
Sexe: Féminin.
Âge: 23.
Entrée: 02/03/2018.

Motif-
Accident à la Gare de Roncevaux; Suspicion de chute; Possible traumatisme; Incident en zone publique; Désorientation visible.

Constat-
Conscience: Claire.
Fréquence cardiaque: 82 bpm.
Tension artérielle: 118/76 mmHg.
Température: 36.7 °C.
Pupilles: Réactives.
Respiration: Normale.

Examens-
Scanner crânien: OK.
Radiographie thoracique: OK.
Test 23-04: OK.
Essai 109-4: OK.

Traitement-
Antalgiques légers.

Par Dr. M. Stevenson.

Quelques secondes, peut-être minutes, et la Cantatrice se lève. Elle rend le document à l'accueil, tout en remerciant, avant de partir... Direction la gare de Roncevaux. Mais le gobelet, lui, est tristement resté là, intact. Les hommes et les femmes défilent dans la rue, ça et là encadrés par un homme en arme, un Antarien, un Everien, peut-être même un Kartien. Mais à vrai dire, peu importe. La gare résonne, lourde de fer et de métal. Le passage y est fréquent. La Cantatrice y défile mélodieusement, droitement. Elle s'arrête devant le kiosque, ouvert, un signe...

https://zupimages.net/up/26/16/ogaw.png
«Bonsoir, vous avez des archives ?»
«En voilà une question euh... Eh bien...»
Le vendeur se met à fouiller, accroupi dans son stand...
«Quelle date ?»
«Mars, deux mars 2018.»
«Pourquoi vous cherchez ça ?»
«Collection.»
«Et voilà... Deux florins, siouplé.»

La presse des pays dans lesquels les opérations se déroulent, le moyen emprunté par la Vorna. Cela avait été fait en Loduarie, et avait fonctionné pour communiquer les informations. Rien de visible. Elle lit, voit un encart, un message dissimulé... Rien d'ostentatoire, mais qui lui suffit... Direction un bar de banlieue, cette fois.
0
Ecriture, vote et application de la cinquième et dernière partie de la constitution du nouveau régime, la République Fédérale Kartienne

Préambule
AlinéaLe peuple Kartien, conscient de sa pluralité culturelle, acclame son attachement à l'unité nationale, le principe de l'Etat-nation, la démocratie et les droits fondamentaux. Ce présent texte de lois inhérentes, ci-après nommé la Constitution Générale, s'applique à tout le territoire Kartien. La patrie Kartienne, héritée du Royaume de Karty, de l'Empire de Karty, du Saint Empire de Karty puis de la République Impériale de Karty, est indissociable du principe démocratique et de la volonté populaire. La Constitution Générale, bien que possiblement sujette à certains modifications prévues à son intérieur, fut imaginée par trois personnages ci-après nommés, puis soumise au vote par l'intermédiaire de l'ancienne institution démocratique dite du Conseil des Elus.
Angèle Orlovski, Luciano Bellanti, Tosca Shimanskaya.
Souveraineté
Article I, alinéa 1: Valverde, Zaverço et Helmer sont institués tels les trois seuls états de la République Fédérale Kartienne, étant régis autour de la souveraineté fédérale. La République Fédérale Kartienne est, de son nom, un régime fédéral, dont chaque état est représenté et dirigé par un gouverneur, ci-après expliqué son fonctionnement.
Article I, alinéa 2: Un état Kartien demeure une entité politique dotée d'institutions reconnues par la présente constitution.
Article I, alinéa 3: Un état Kartien se définit surtout et avant tout par un territoire, une population, ses institutions étatiques et non fédérales avec un gouvernement étatique et ou local.
Article I, alinéa 4: La souveraineté nationale Kartienne est détenue par la République Fédérale Kartienne et non ses états, se manifestant par la Présidence Fédérale. Un état Kartien n'a ni reconnaissance extérieure, ni le pouvoir du recours à la représentation diplomatique, ni armée indépendante, est dans l'obligation d'adopter la monnaie qu'est le Karts.
Article I, alinéa 5: Un état Kartien tire sa seule légitimité de part cette constitution, non d'une existence propre.
Article I, alinéa 6: Aucun état ne peut prétendre à une souveraineté propre ni revendiquer une indépendance territoriale ou institutionnelle. L'article I alinéa 6 est pleinement ancré et non amendable.

Article II, alinéa 1: En vertu des fondements de l'article I, Karty est composée d'un état slave (Valverde), un état italien (Zaverço) et un état germain (Helmer), leur langue officielle étant respectivement le russe, l'italien et l'allemand.
La devise nationale demeure "Trois peuples, une nation".
La République Fédérale Kartienne est composée de trois états.
Article II, alinéa 2: L'emblème national demeure un drapeau à deux bandes, respectivement blanche et rouge, avec en haut à gauche de la première bande, une fleur, une rose.
République Fédérale Kartienne
Article II, alinéa 3: L'hymne national demeure "Soviet March".

Article III: Par cet article, l'Etat garantie à ses citoyens les valeurs fondamentales que sont la liberté, l'égalité et la justice.

Article IV, alinéa 1: Consciente de son passé instable quant aux institutions internationales, la République Fédérale Kartienne octroie le choix d'intégration à ses institutions législatives et non exécutives, suivant le système de vote de la "tierté majoritale", représentant deux tiers des voix.
Article IV, alinéa 2: L'initiative de rejoindre une institution internationale doit émaner de la Présidence Fédérale, le pouvoir exécutif, mais le choix, positif ou négatif, revient conformément à l'article IV alinéa 1 aux institutions législatives.

Article V: La République Fédérale Kartienn proclame son attachement officiel à l'héritage démocratique, rompant avec le passé monarchique et impérial.

Article VI: La République Fédérale Kartienne reconnaît, assume et proclame son Etat de droit.

Article VII, alinéa 1: La République Fédérale Kartienne proclame une unité nationale par ses trois états, formant une entité officielle à l'international.
Article VII, alinéa 2: Ses frontières sont inaliénables et indivisibles.

Article VIII, alinéa 1: Considérant le principe d'unité nationale évoqué dans l'article VII, et la plus grande présence slave, la langue officielle de la République Fédérale Kartienne demeure le russe.
Article VIII, alinéa 2: Conformément à l'article VIII alinéa 1, le russe se doit d'être enseigné dans toutes les écoles.
Article VIII, alinéa 3: Dans la suite de l'article VIII alinéa 2, au moins une des deux langues que sont l'italien et l'allemand se doivent d'être enseignées comme langue secondaire, au choix des individus.
Article VIII, alinéa 4: La langue officielle Kartienne demeure certes le russe, mais chaque état possède sa langue, explicitée dans l'article II alinéa 1. De ce fait, chaque citoyen est libre d'utiliser la langue de son état dans le cadre administratif, les textes à portée nationale ou internationale seront toutefois en russe.

Article IX, alinéa 1: La République Fédérale Kartienne garantie la séparation des pouvoirs en quatre points.
Article IX, alinéa 2: Dans la suite de l'article IX alinéa 1, l'un des quatre pouvoirs demeure le pouvoir exécutif, détenu par la Présidence Fédérale, explicité dans l'article I, mais aussi ci-après.
Article IX, alinéa 3: Dans la suite de l'article IX alinéa 1, l'un des quatre pouvoirs demeure le pouvoir législatif, séparément, individuellement et uniquement détenu par chaque état. Il est compté par conséquent trois chambres législatives, une par état Kartien, notant la chambre législative de Valverde, la chambre législative de Zaverço et la chambre législative d'Helmer. La réunion de ces trois chambres forment le Sénat Fédéral, prenant certaines actions décisionnaires explicitées, l'exemple de l'article IV alinéa 2, au même passage que le fonctionnement des chambres, ci-après.
Article IX, alinéa 4: Dans la suite de l'article IX alinéa 1, et parallèlement à l'article IX alinéa 3, chaque état Kartien compte une cour judiciaire, notant la cour judiciaire de Valverde, la cour judiciaire de Zaverço et la cour judiciaire d'Helmer. L'organisation de ces instituts est régie librement par chaque état, à l'instar des chambres législatives dont le fonctionnement sera explicité ci-après. Nécessairement, un institut pour juger des affaires étatiques et constitutionnelles, notant la réunion de ces trois instituts qui forme la Cour Suprême.
Article IX, alinéa 5: Dans la suite de l'article IX alinéa 1, et consciemment d'une puissance militaire fortement importante, la République Fédérale Kartienne proclame la séparation du pouvoir militaire et exécutif, formant le pouvoir militaire.

Article X, alinéa 1: Est citoyen Kartien tout individu né de deux parents Kartiens et citoyens.
Article X, alinéa 2: Est citoyen Kartien tout individu né d'un parent Kartien, dans des conditions moins facilitées que celles de l'article X alinéa 1.
Article X, alinéa 3: Est citoyen Kartien tout individu adopté d'un parent Kartien, dans des conditions moins facilitées que celles de l'article X alinéa 1.
Article X, alinéa 4: Est citoyen Kartien tout individu uni par mariage avec un citoyen Kartien, dans des conditions moins facilitées que celles de l'article X alinéa 1.
Article X, alinéa 5: Peut devenir citoyen Kartien tout individu servant à la légion étrangère dans une durée de plus de cinq années consécutives.
Article X, alinéa 6: Peut devenir citoyen Kartien tout individu respectant certains facteurs, explicités ci-après avec l'article X des alinéas 2 à 4.
Article X, alinéa 7: Bénéficient les citoyens Kartiens du droit au suffrage, à la protection, à l'accès aux institutions, aux secteurs médicaux et aux secteurs d'emplois stratégiques.
Article X, alinéa 8: Dans la suite de l'article X alinéa 6, peut devenir citoyen Kartien tout individu qui respecte l'ensemble des termes suivants: Possession d'un logement stable en territoire Kartien, d'une activité professionnelle légale de plus de cinq années consécutives, d'un casier judiciaire vierge ainsi que du savoir linguistique d'une des trois langues fédérales, que sont le russe, l'italien ou l'allemand.
Article X, alinéa 9: La citoyenneté Kartienne, de l'article X des alinéas 2 à 4, peut être octroyée par mariage, adoption ou naissance semi-Kartienne. Les conditions supplémentaires effectives sont régies au sein de chaque état en fonction de sa loi, dans le cadre des fonctionnements fédéraux.
Article X, alinéa 10: Parallèlement à l'article X alinéa 9, la citoyenneté Kartienne peut être retirée sous les réserves juridiques de chaque état. Nonobstant, les crimes de haute trahison, telle la corruption de hauts fonctionnaires, ou encore les hauts crimes comme le terrorisme, le viol ou le meurtre, indiquent directement la perte de citoyenneté.
Article X, alinéa 11: La transmission de citoyenneté par un parent déchu est prohibée.

Exécutif
Article XI, alinéa 1: Le détenteur du pouvoir exécutif est l'organe élu ci nommé Présidence Fédérale, constituée des trois Gouverneurs Kartiens.
Article XI, alinéa 2: Comme évoqué dans l'article IV alinéa 1, la Présidence Fédérale suit également le système de tierté majoritale, se résumant à la prise de décision au deux tiers.
Article XI, alinéa 3: La Présidence Fédérale est régie par un système de collégialité, les trois Gouverneurs demeurent responsables par eux trois.

Article XII, alinéa 1: Il existe un Gouverneur par état Kartien, soient trois Gouverneurs en totalité.
Article XII, alinéa 2: L'élection d'un Gouverneur se fait au sein de son état, par système de suffrage universel direct à bulletin secret.
Article XII, alinéa 3: Le système de vote se fait par vote préférentiel, abolissant le principe du vote par tours, évitant consciemment les principes faits de barrage dans l'hypothétique du suffrage à deux tours.
Article XII, alinéa 4: Un Gouverneur est mandaté pour trois ans, son mandat peut être réitéré à quatre reprises au cours de sa vie.
Article XII, alinéa 5: Quiconque est pourvu de citoyenneté Kartienne a la liberté de se présenter.

Article XIII, alinéa 1: Le domaine diplomatique est assuré par la Présidence Fédérale en fonction du principe de Représentation Disponible, la République Fédérale est représentée par un ou plusieurs Gouverneurs.
Article XIII, alinéa 2: En vertu de l'article XIII alinéa 1, la République Fédérale Kartienne peut être représentée par un seul ou plusieurs Gouverneurs au bon vouloir, toutefois un accord n'a de valeur que s'il est soumis à la tierté majoritale, évoquée dans l'article XI alinéa 2, pour être ensuite demandé à la ratification par le Sénat Fédéral.
Article XIII, alinéa 3:Les décisions rapportées de toute entrevue, notamment les accords et traités, seront soumises à la ratification su Sénat Fédéral.

Article XIV: La Cour Suprême est chargée de surveiller la constitutionnalité de la Présidence Fédérale, et peut, à cet appui, aller jusqu'à la destitution d'un ou plusieurs Gouverneurs.

Article XV, alinéa 1: La Présidence Fédérale assure l'exécution des lois adoptées par le Sénat Fédéral au sein de la nation, et, chaque Gouverneur veille à l'exécution des lois de son état adoptées par sa chambre législative.
Article XV, alinéa 2: La Présidence Fédérale prépare le budget et son application chaque année, ensuite soumis à ratification du Sénat Fédéral.
Article XV, alinéa 3: La Présidence Fédérale est en plein droit de proposer toute loi au Sénat Fédéral, et peut l'outrepasser par décision de référendum, le cas échéant sa réussite.
Article XV, alinéa 4: Toute prérogative exécutrice est soumise à la tierté majoritale, évoquée dans l'article XI alinéa 2.

Article XVI: En vertu de l'article XV alinéa 3, la Présidence Fédérale est la seule institution apte à proposer le référendum, à suite de tierté majoritale évoquée dans l'article XI alinéa 2. Le référendum s'adresse à l'ensemble des citoyens des trois états, et est réussi à majorité simple à minima d'un taux de participation de 75%. Le référendum ne peut toutefois pas remettre en cause les principes constitutionnels.

Législatif
Article XVII: Le Sénat Fédéral demeure détenteur du pouvoir législatif, formé respectivement de la chambre législative de Valverde, la chambre législative de Zaverço et la chambre législative d'Helmer.

Article XVIII: Indépendamment, chaque état dispose de sa chambre législative, et est libre d'exercer son pouvoir dans cadre strict de la présente constitution fédérale.

Article XIX: La réunion des élus des trois chambres forment le Sénat Fédéral, siégeant à Volkingrad. Ledit sénat vote le budget proposé par la Présidence Fédérale, en vertu de l'article XV alinéa 2, les lois nationales, la monnaie, la sécurité intérieure ainsi que la ratification des accords internationaux, dores et déjà signés dans un premier temps suivant le système de tierté majoritale de l'article XI alinéa 2 par la Présidence Fédérale.

Article XX: La Présidence Fédérale, ainsi que les chambres législatives, sont en liberté de proposer des lois au Sénat Fédéral.

Article XXI: La Cour Suprême est chargée de veiller à la constitutionnalité des décisions législatives.

Article XXII: En vertu de l'article XVIII, les chambres locales sont régies par la constitution de chaque état. Le nombre de députés demeure proportionnel à la population, comptant 100 000 habitants pour un député. Les votes du Sénat Fédéral prévalent sur ceux des chambres. De surcroît, il relève de l'obligation démocratique d'instaurer un mandat de deux années pour les députés, sans limite de réapplication.

Article XXIII: Le mode de vote demeure au suffrage universel direct à bulletin secret, en votant pour un parti politique qui se voit octroyer ses sièges au pourcentage.

Article XXIV: Le système de vote au sein du Sénat Fédéral suit la majorité simple, aucun véto n'existe réciproquement entre ledit sénat et les chambres.

Article XXV: Seule la Présidence Fédérale est en capacité d'user du référendum, en vertu de l'article XVI.

Article XXVI: Le domaine militaire, hors budget et élection, ne dépend aucunement du Sénat Fédéral.

Judiciaire
Article XXVII:
De part la certaine mesure de l'autonomie des états, chacun possède ses juridictions appliquées au sein de sa Cour Judiciaire.

Article XXVIII: L'autorité de la Cour Suprême est plus grande que celles des Cours Judiciaires, elle traite entre autres les affaires d'ordre national ou relatives à la constitution.

Article XXIX: Que ce soit au niveau d'une Cour Judiciaire ou de la Cour Suprême, comme au sein de la Présidence Fédérale, des chambres législatives ou du Sénat Fédéral, tout individu relatif au pouvoir judiciaire, comme exécutif ou législatif, ne peut être un actif dans l'armée. Les membres des Cours Judiciaires ou Suprême, se doivent de jouir d'un niveau d'étude relatif à la matière du droit.

Article XXX: La Cour Suprême peut, à la majorité et à l'appui de la constitution, destituer toute personne de tout pouvoir.

Article XXXI: Dans la suite de l'article XXX, seuls les Gouverneurs, représentants de l'exécutif, ne sont pas sujets à la majorité de moitié mais à la tierté majoritale.

Militaire
Article XXXII:
Conformément à l'article IX alinéa 5, le pouvoir militaire se dégage du pouvoir législatif, exécutif et judiciaire, cernant une spécificité non commune à l'ensemble des pays du globe. Cette mesure témoigne de l'importance de l'armée pour la République Fédérale Kartienne, qui se voit jouir d'un budget représentant au minimum huit pour cent du Produit Intérieur Brut.

Article XXXIII: Le corps militaire Kartien se divise en six organes distincts et semi-indépendants; La marine, l'aviation, l'armée de terre, la légion étrangère, la garde nationale et les renseignements.

Article XXXIV: Est nommé chef de l'état-major pour la durée d'une année, d'un mandat qui peut s'étendre sur dix années, la personne choisie par l'exécutif par le biais de la Présidence Fédérale puis approuvée par le législatif par le biais du Sénat Fédéral et par le judiciaire par le biais de la Cour Suprême. Cette personne se voit octroyée le titre de Commissaire à la Défense.

Article XXXV: Que ce soit pour la marine, l'aviation, l'armée de terre ou la légion étrangère, le général en responsabilité d'une de ces entités est nommé par le Commissaire à la Défense.

Article XXXVI: Les renseignements sont sous autorité respective de la Présidence Fédérale et du Commissaire à la Défense, ceux-ci portent le nom de la Vorna.

Article XXXVII: Est nommé Capitaine de la Kaldrika, garde nationale, la personne en accession similaire au processus de l'article XXXIV.

Article XXXVIII, alinéa 1: La province de Volkingrad est sous seule protection de la Kaldrika.
Article XXXVIII, alinéa 2: L'armée de terre ne peut pénétrer la province de Volkingrad.
Article XXXVIII, alinéa 3: La Kaldrika ne peut sortir du périmètre de la province de Volkingrad, et est constituée de soldats semi-professionnels en capacité d'opérer sur des champs non-militaires, que ce soit au niveau de la police ou d'aide à la Vorna.

Article XXXIX: L'état de guerre donne le pouvoir à l'état-major de la République Fédérale Kartienne. Il ne peut être activé que par décision commune des trois Gouverneurs de la Présidence Fédérale, par validation à tierté majoritale au Sénat Fédéral et à la Cour Suprême.

Droits
Article XL:
L'ensemble des acteurs Kartiens et institutions Kartiennes s'engagent à entretenir, préserver et garantir la liberté d'expression, la liberté de presse, la liberté de réunion, la liberté de culte, la liberté de manifestation, l'égalité devant la loi et la protection contre les jugements arbitraires, mais aussi et surtout le droit de vote.

Article XLI, alinéa 1: L'Etat Kartien protège et défend l'application de divers droits pour ses seuls citoyens en vertu de l'article X de cette constitution.
Article XLI, alinéa 2: Est compris le droit à l'emploi et à son assistance.
Article XLI, alinéa 3: Est compris le droit aux soins, éducation et logement gratuits, garantis par l'Etat par le biais d'un système public.
Article XLI, alinéa 4: Est compris le droit à la sécurité sociale et à la dignité matérielle.

Article XLII, alinéa 1: L'Etat Kartien protège les droits et protections obtenus suite à la fin de la guerre civile le 21 janvier 2018, jour de fête nationale. Ces droits s'appliquent pour les seuls citoyens Kartiens.
Article XLII, alinéa 2: Est compris le droit de grève.
Article XLII, alinéa 3: Est compris le droit syndical et la grande pluralité des syndicats.
Article XLII, alinéa 4: Est compris le droit à la négociation collective et la liberté des travailleurs à participer à la gestion.
Article XLII, alinéa 5: Est compris le droit à la protection pour les trois peuples constitutifs.
Article XLII, alinéa 6: Est compris la protection contre les licenciements abusifs.
Article XLII, alinéa 7: Est compris la protection du salaire minimum fixé par la loi.

Article XLIII: L'économie Kartienne sera portée, sous une certaine mesure, par la nationalisation des secteurs stratégiques. Ladite nationalisation ne doit excédée plus d'un quart de l'économie, et comprend l'intégration au sein de services publics. Est considéré tout particulièrement stratégique le secteur de la santé, de l'armement, du transport, de l'énergie, de l'extraction minière et pétrolière.

Article XLIV: L'Etat garantit la réduction des inégalités sociales et économiques.

Article XLV: Aucun droit de la présente constitution ne peut être suspendu dans sa mesure, y compris par l'Etat. Cet article ne peut être sujet à la modification.

Diplomatie
Article XLVI:
Le système de tierté majoritale, exprimée à plusieurs reprises dans la présente constitution, consiste à un suffrage dont le résultat excède les deux tiers.

Article XLVII: Seuls les Gouverneurs, ou toute personne nommée par ces derniers pour une occasion précise, sont en capacité de représenter l'Etat Kartien lors d'événements diplomatiques. A noter que le caractère plénipotentiaire est amplement limité, toute décision ou accord doit être étudié et validé par le Sénat Fédéral à postériori, sans quoi le potentiel accord ou l'éventuelle décision n'est pas effective.

Article XLVIII: Le choix du Gouverneur qui présidera toute occurrence diplomatique, ledit choix se refaisant à chaque occurrence, se fait au sein de la Présidence Fédérale suivant le système de tierté majoritale et l'agenda respectif.

Article XLIX: Tout traité international est signé par la Présidence Fédérale, étudié par la Cour Suprême puis ratifié par le Sénat Fédéral, après seulement entre-t-il en vigueur.

Article L: La République Fédérale Kartienne base sa politique étrangère sur le dialogue avec les Etats et la souveraineté, par conséquent le refus d'intégrer tout organisme international car jugé supranational ainsi que toute infrastructure militaire étrangère.

Article LI: Tout représentant diplomatique, tel un ambassadeur, jouit de la protection de l'Etat Kartien.

Article LII: Tout mécanisme géopolitique, telle la reconnaisse d'un Etat, suit le fonctionnement de l'article XLIX.

Article LIII: La République Fédérale Kartienne s'affiche comme un pays socialiste et une puissance militaire neutre.

Révision

Article LIV:
Tout article de la présente constitution peut être modifié, s'il n'est pas indiqué par une non possibilité de modification, à l'initiative d'un référendum à majorité simple, ou bien par vote à tierté majoritale du Sénat Fédéral, les deux cas étant sujets à la conformité par la Cour Suprême. Un amendement constitue une révision, s'agissant cependant d'un ajout au bloc constitutionnel.

Article LV: La Constitution prime sur toute autre norme, et la Cour Suprême en est l’interprète.

Article LVI: L'état de guerre formulé par l'article XXXIX a une durée effective de six mois et doit impérativement être sujet au même vote pour toute prolongation. La Présidence Fédérale, le Sénat Fédéral et la Cour Suprême continuent nécessairement d'exercer leur fonction durant l'état de guerre.

Article LVII: L'état de crise suit le vote de l'état de guerre, mais ne donne pas le pouvoir à l'état-major, il renforce temporairement sous une durée d'un mois réitérable par vote similaire le pouvoir de la Présidence Fédérale.

Article LVIII: Les pouvoirs de l’état-major, soit le pouvoir militaire, en état de guerre sont limités à la conduite des opérations militaires et ne peuvent porter atteinte au fonctionnement des institutions.
0

26 avril 2019.

AlinéaLe lendemain des échanges diplomatiques avec les Milathiens. Du temps, il en fallut très peu, réellement et ridiculement peu, pour que le peuple s'agite. Dame Orlovski avait bien imaginé et évoqué la réticence des députés, mais de là à ce qu'ils réagissent au quart de tour le lendemain...

Ce fut un simple mois d'avril, lorsqu'une séance, qui se confondait avec les autres, s'ouvrit à Zaverço. La chambre législative de l'état italien. Comme toute infrastructure de ce type, tout civil Kartien pouvait y avoir accès, une sorte de session libre. En réalité, toute réunion du pouvoir législatif était ouverte au public, aux seules conditions de la citoyenneté, d'un casier vierge ainsi que des fouilles nécessaires: Les civils volontaires se rendaient alors dans la partie surélevée marquée des hauts piliers de marbre.

Ce fut ainsi que quelques citoyens eurent l'occasion d'entendre, et d'observer, le citoyen Giulio Zoriani s'avancer. Il quitta les rangs des députés pour se joindre à la tribune, le promontoire au milieu de la salle. Un membre direct d'il Rivoluzionario, le parti des grands Révolutionnaires. Elégant et doué d'une certaine droiture, il se présenta, livre à la main, sans aucune note: Devant députés et caméras. Car en effet, les sessions législatives sont toujours retransmises...

chambre législative de Zaverço
Citoyen et député Giulio Zoriani-"Camarades !

Me voilà troublé. Non, pire. Me voilà outré ! Le peuple est outré ! Comment puis-je seulement vous exprimer la honte que je ressens en m'adressant à vous, il est bien assez pour moi de cet opprobre.

Cette indignation, camarades, est accompagnée de mon entière expérience face à la guerre civile qui a rongée jadis notre pays, nos nations. Les régimes ont pu changé, oui, se succéder les uns après les autres. Mais qu'importe ! Par toujours la souveraineté fut la maître maison, toujours ! Camarades ! Que diriez-vous si cette souveraineté serait menacée ?
"

Tandis que l'âme du discours prenait vie, chaque député, même désapprobateur, s'y intéressait. La souveraineté... Quelle affaire en Karty. Le citoyen Zoriani laissa planer quelques secondes, avant d'agiter le livre qu'il tenait, haut dans l'air. Le brandissant comme un véritable argument.

"Ce que je tiens là, camarades, c'est le fruit et la réunion de l'ensemble des ouvrages de nos philosophes, écrivains et théoriciens, sur l'enjeu doctrinal de notre souveraineté. Si nos disparités peuvent être discutées et visibles, nous nous sommes tous entendus sur ce point: La souveraineté. Elle est une promesse électorale, l'âme des âmes, la volonté de nos peuples, tout !

Apprenez, camarades, que notre pays se coltine un véritable boulet, tel un oiseau dont les ailes saignent par le poids qui l'emporte ! Le Dyl'Milath, camarades ! Un affreux pays obscur du tiers-monde, éloigné et sans aucun intérêt pour nous... Un pays qui s'évertue par le viol de la souveraineté d'autres Etats, dont les représentants se font allégrement torgnoler comme de vulgaires fourmis, qui s'est mis à dos l'ensemble de la côté Nazumie, que même le pourtant porteur de paix qu'est le Jashuria condamne ! Un pays dont la faiblesse égale la bêtise, quand est-ce que nos Gouverneurs se rendront-ils compte de ce poids mort dénué d'intérêt ?

La République Fédérale Kartienne n'a jamais eu pour vocation de s'enquiller des pays dont la seule force réside sur la parlote, nous ne devons en aucun cas aller sauver les miches de ce pays qui bénéfice d'une relation unilatérale ! Quel intérêt a le Dyl'Milath pour nous ? Aucun ! Aucun ! Une démocratie pourrie jusqu'à l'os où la classe corporatiste bourgeoise suce avidement le sang de son prolétariat ! Si Karty doit interférer dans les affaires de ce pays, c'est précisément contre lui et lui seul ! Que Volkingrad nourrisse les chaînes de la Révolution, déclenche les flammes les plus vives pour avoir la tête de sa classe dominante ! Sinon, au mieux, que nous laissions ce pays incrémentaliste et traître à notre cause seul, dans la misère dont il est le seul auteur !
"
2993

bar-jazz de Buchta, Karty
AlinéaEt la musique s'enflamma, dans ce bar-jazz de Buchta, une ville italienne de la République Fédérale Kartienne. Une ambiance classique de la culture Kartienne, qui avait même rayonné à travers le globe... Jusqu'en Loduarie. Lorsque les quelques milliers de Kartiens furent forcés au départ sous l'égide du Tsar, puis accueillis en Loduarie, la banlieue limitrophe de Lyonnars s'était pourvue d'un très maigre lieu similaire. Somme toute, rien d'ostentatoire, un simple bar dans lequel s'étaient ajoutés quelques instruments et une scène.

Par l'effervescence socialiste, le peuple s'appropriait, paradoxalement, enfin sa culture. Pis, elle la modelait à son gré. Ce fut ainsi que les fastueux et mélodieux opéras se firent remplacer par une musique vivante, active et joyeuse: Le jazz. La plupart des bars, pubs ou autre lieu similaire, accueillait ce léger orchestre, qui vivifiait la salle et ses courtisans.

Tout le monde, la grande majorité, appréciait ce développement. Même les députés ou dirigeants, désormais venus et partisans du peuple, y tombaient en accord. C'était le cas de Dame Orlovski, dont le goût en la matière avait fait affaire publique pour une certaine originalité. C'était tout également le cas pour les responsables de la Vorna.

Car en effet, une certaine femme s'était lovée dans un canapé, tout au fond de la salle, bercée par la musique ambiante et les différents alcools. Une agente de la Vorna, Ingrid Hunnigan, son nom de code: Yxithcid. C'était encore là la culture de l'Etoile en Karty, Yxithcid étant le nom d'une de ces quelques constellations. Elle fut troublée lorsqu'un homme ganté s'avança, à l'allure qu'elle connaissait trop bien. C'était la Chouette, un de ses "collègues" pouvait-elle dire... Mais que faisait-il là ? Dossier à la main, dans un bar perdu à Buchta... Ce dossier, qu'il laissa posé sur la table où il venait de s'installer.

«Et bien, tu n'es pas à ton poste ?»
«Et toi donc ? Que viens-tu faire là ?»
«T'apporter des nouvelles, une communication reçue par l'Eperon. Te reste plus qu'à encoder tout ça et le faire parvenir au Capitole.»

...

AlinéaLe Capitole désignait bien plus les trois Gouverneurs que le lieu en lui-même, car à vrai dire, le Capitole était toujours en situation d'urgence et d'évacuation à la vue de la Loduarie. C'était toute la raison du transfert d'informations par la Vorna, par le biais des "agents informatiques" comme Yxithcid... Des agents aux méthodes peu orthodoxes, mais efficaces au demeurant. La communication parvint assez vite à la Gouverneure Orlovski, au même temps qu'une missive en provenance de la Kabalie... Elle était seule, pratiquement, simplement avec Julia, sa garde rapprochée.

«La dernière fois que nous avons eu un contact avec Carnavale ou ses sous-traitants, c'était fort ridicule.»
«Pourquoi Karty devrait se mêler de tout cela ?»

Et Julia avait raison, Karty ne devrait guère se mêler de ces affaires considérant sa doctrine de neutralité. Mais l'Azur était un partenaire, ainsi lui parvint une communication de retour...

Volkingrad a bien été notifiée de la communication de l'ACS Amir Timûr. Nous émettons notre confiance dans le Califat d'Azur pour gérer convenablement cette affaire. Nous appelons toutefois à la prudence qui passerait par la non-agression de ce bâtiment. Soyez informés que des responsables Kabaliens ont sollicité nos services pour vous condamner, prétextant que vous saisissiez des cargaisons humanitaires. Si ce navire convoierait justement des aides humanitaires, le contrôle de ce dernier reste impératif.

Nos salutations de Volkingrad.
0

28 avril 2019.

AlinéaL'état de Zaverço s'était enflammé. La majorité de son peuple est italien, et donc franc partisan d'une idéologie libertaire ou communiste. L'ensemble des députés de la Défense Populaire, parti le plus en vogue, avaient émis leur ressentiment sur la nation du Dyl'Milath. Le paroxysme avait été marqué par le discours du citoyen Zoriani. Et maintenant l'état de Valverde. Le plus grand, le slave, l'état gouverné par Angèle Orlovski...

Plateaux de la Nouvelle
«Monsieur Venekö. Nous avons le réel plaisir de vous accueillir sur nos plateaux cette soirée, vous. Vous, ancien député sous la Grande Coalition Républicaine, et désormais sous l'Union Populaire. Vous êtes considéré comme l'un des hommes politiques les plus connus à la chambre législatif de votre état, si ce n'est en Karty plus globalement. Ma question d'ouverture est simple, monsieur Venekö: Le Dyl'Milath.»

«Mh, c'est une question qui devait venir effectivement. Alors prenons le temps de nous y pencher, pourquoi est-elle justement si intéressante chez nous ?

La politique étrangère relève du domaine de la Présidence Fédérale, ce n'est cependant pas son monopole. Conformément à nos idéaux constitutionnels, la Présidence Fédérale est libre dans la diplomatie. Le Sénat Fédéral, lui, possède son mot à dire. Plus simplement, il émet un avis sur la politique si elle lui déplaît. Et en l'état, ce qui se passe, c'est que quelques députés, majoritairement de l'état italien, ont largement émis leurs désaccords. Ce que vous me demandez, monsieur, c'est mon opinion, et plus au delà celui du parti dont je suis membre. Il faut dire que la situation est délicate, dame Orlovski étant dans ce parti et membre à la Présidence Fédérale...

Mais oui, le Dyl'Milath devient encombrant, c'est un fait. La relation Milatho-Kartienne est fondée sur l'asymétrie, Karty protège, fournit, soutient... Tout ce que vous voulez, en fait. Tandis que le Dyl'Milath, lui, n'apporte rien. Allons soyons sérieux, le Dyl'Milath a une économie faible, une armée perfusée à nos compagnies et pourtant inefficace, et qui porte une politique de plus en plus instable. Si même la stabilité stratégique n'est pas au rendez-vous, que faire ? Le Dyl'Milath est à considérer comme un protectorat, nous le protégeons et lui donnons des armes. Le principe d'un protectorat, cependant, est un regard sur sa diplomatie. Et en l'état, le Dyl'Milath s'ingère au Ninchi, se met à dos le Jashuria puis toute la communauté Nazumie, subit une humiliation par les Velsniens...

Que des conflits que nous n'avons pas choisis hélas, c'est une réalité. Il ne nous appartient pas d'aller sauver la politique d'un autre Etat, si bien qu'il nous doit de nombreuses choses en comparaison de ce que l'on lui fournit. Ils nous doivent le respect d'accords, accords qu'ils ne respectent pas. Les Accords de Karménie dictent une fidélisation à l'Ordre, le Capitole autorise une livraison exceptionnelle... Puis le Dyl'Milath veut que nous subissions les répercussions de cet achat à une puissance tierce en modifiant nos doctrines habituels pour en assurer l'escorte ? La situation devient, de jour en jour, insoutenable. Hier le Dyl'Milath était indéfendable, et désormais une instabilité s'annonce pour nous puisque nous, citoyens, sommes potentiellement divisés sur le sujet. Ce que je vous dis, monsieur, c'est que la Présidence devra faire un choix avec le Sénat, c'est de leur et notre responsabilité. Oui, il en va de responsabilité.
»

Et ainsi un député influent de l'état de Valverde s'était prononcé... Connu pour son dialogue simple mais qui traite du sujet, sieur Miran Venekö avait donné la ligne...
0

29 avril 2019.

AlinéaValverde et Zaverço se sont prononcés sur la question du Dyl'Milath. Tout du moins, les députés influents, ainsi que leur très grande majorité, ont exprimé un ressentiment plus ou moins fort sur la question. Il ne manque plus que l'état allemand. Pour sûr, il est normal qu'il se positionne sur cette question en dernier. Car en effet, Helmer axe son travail sur lui-même: Sortir du tréfond monarchiste. Le principal parti politique d'Helmer, le Parti Transition Démocratique, ne prête guère une attention conséquente aux affaires extérieures. Un lourd travail est demandé entre Luciano Bellanti, un Gouverneur imposé pour trois années à des fins de stabilisation, et la chambre législative d'Helmer. Mais la question du Dyl'Milath gronde. Elle grandit de jour en jour... C'est ainsi qu'elle paraît au sein d'une des sessions à la chambre législative d'Helmer. Il est de coutume de rédiger des comptes-rendus, résumés des décisions prises lors de ces sessions. Le député Damian Öllenger, du PTD, est chargé d'entreprendre une partie de cette tâche, sous contrôle ultérieur d'autres acteurs. Des comptes-rendus publics, où le Citoyen Öllenger écrit...

Citoyen Damian Öllenger
>Chambre législative d'Helmer.
>Compte-rendu de session journalière.
>Page 11: Le Dyl'Milath.
>Page 11 annexe 1.

Récemment, la République de Dyl'Milath a observé et s'est dévoilée l'investigatrice de diverses tensions sur son continent. Une attaque sur le Ninchi, pourtant déconseillée par le Jashuria, qui a entraîné la condamnation de bon nombre d'acteurs Nazumis. La signature de la Résolution d'Hernani-Centre, qui lui a valu des pressions Velsniennes ainsi qu'une humiliation internationale. Le contournement des Accords de Karménie, détaillé dans l'annexe 3.

>Page 11 annexe 2.

Ces circonvolutions et assemblements houleux de diverses tensions ont indiqué leur déversement en République Fédérale Kartienne. Par les Accords de Karménie, elle lui est liée. La chambre législative d'Helmer émet son opinion, à majorité de vote à 72%, la République Fédérale Kartienne se doit de concentrer ses moyens sur elle seule et ses intérêts. Elle traverse déjà la crise en Loduarie, ainsi que divers défis. La souveraineté Kartienne n'a pas à s'étendre sur le continent Nazumi, son indépendance se doit de lui être laissé par la révision des Accords de Karménie. Le Dyl'Milath a exprimé sa volonté d'indépendance, détaillée dans l'annexe 3, qu'elle le lui soit donnée.
0
Chad karty homelander versus virgin dyl'milath ryan

1er mai 2019.

AlinéaKarty, terre des philosophes. Car en effet, sous la révolte populaire, les courants de pensée ont pu s'épanouir. C'est l'exemple d'Askinia Meldovara, femme de lettres la plus éminente de tout le pays. Zaverço, Valverde, Helmer, les trois états de la Fédération Kartienne se sont positionnés. Tous, et la majorité de part et d'autre, ont affirmé une chose: Les Accords de Karménie doivent tombés, ou au moins être revus. Au delà de quelques manifestations sans réel impact, ce sont les trois élus les plus populaires qui se sont exprimés, un par état. Selon la constitution, le Sénat possède un droit de regard sur la politique étrangère de la Présidence... Dans ce cadre, la politiste Serafina Foscarini s'est ancré un objectif: Réunion l'ensemble des argumentaires autour d'un projet pour le déposer à la chambre législative de son état. De ce fait, si la chambre acquiesce ce texte, il sera transmis au Sénat, pour atterrir finalement entre les mains de la Présidence.

Serafina Foscarini
«
AlinéaEu égard des récentes agitations et divisions en patrie mère, eu égard de la rupture théorique des Accords de Karménie, eu égard des agissements d'un pays dont la portée dépasse son champ d'actions, eu égard du Dyl'Milath, cette déclaration vise à résoudre ce qui sera nommé le 'Cas Milath'. Par la présente, ce texte sera composé d'un ensemble de huit points qui conduiront à une conclusion claire, la révision des Accords de Karménie.

1. De l'asymétrie structurelle.
La République Fédérale Kartienne protège la République du Dyl'Milath, la fournit en armements à des coûts drastiquement réduits et la finance. Cet ensemble de décision viserait, dans l'optique, à armer ce pays en vue d'obtenir d'un accord de défense unilatéral une bilatéralité, en vertu de l'article III alinéa 2 des Accords de Karménie. En l'état, le Dyl'Milath n'a montré aucun progrès significatif en matière de puissance militaire. Pourtant, conformément au même article: 'Le Dyl'Milath s'engage à maintenir et accélérer son programme d'armements et sa militarisation'. Ce constat vient cerner une inégalité entre les deux parties, lorsque Karty assure le Dyl'Milath, qui ne lui apporte aucune contrepartie réelle.

2. Du contournement d'accords.
Par l'article II alinéa 1, la République du Dyl'Milath 's'engage sur l'honneur à ne se fournir, en terme d'armements, que strictement à la compagnie d'armements Kartienne'. Pourtant, le Dyl'Milath s'est armé auprès de la Poëtoscovie, sous réserve cependant d'une dérogation de Volkingrad. Puis, la République du Dyl'Milath quémande aux autorités Kartiennes une aide sur ladite livraison, passant par la livraison d'une frégate en Poëtoscovie et non sous ses eaux. Considérant la dangerosité du secteur Poëtoscovien, et cette demande qui ne relève aucunement de la souveraineté Kartienne puisque le Dyl'Milath s'en est écarté pour s'armer à une puissance étrangère, les Accords de Karménie ont été instrumentalisés par le Dyl'Milath.

3. De l'incrémentalisme.
L'incrémentalisme se définit par le processus par lequel un acteur effectue une demande mineure, attendant sa validation en demander une autre et ainsi de suite, jusqu'à obtenir des concessions conséquentes. Une attitude par laquelle s'est illustrée le Dyl'Milath, en le processus par lequel les Accords de Karménie se sont vus instrumentalisés. Cette attitude n'est pas digne de la diplomatie.

4. Des variables exogènes.
Par ses actions, le Dyl'Milath s'est mis à dos Velsna, le Jashuria, le Ninchi, et plus globalement la majorité de la communauté Nazumie. Conséquemment des Accords de Karménie, la patrie mère devrait protection au Dyl'Milath. Pourtant, ces actions demeurent extérieures à la souveraineté et aux décisions de la République Fédérale.

5. De la mise en danger.
Le Dyl'Milath a quémandé l'escorte d'un convoi, non prévue, jusqu'en Poëtoscovie par les forces Kartiennes. Cette demande illustre la volonté des autorités Milathiennes de mettre en danger la vie de citoyens et militaires de la République Fédérale à la place des siens.

6. De la caducité.
Au delà de variables exogènes auxquelles s'expose Volkingrad, l'article III alinéa 1 prévoit une protection du sol Milathien, sous réserve que l'éventuelle menace ne soit guère provoquée par ses soins: 'Cette dernière ne serait aucunement justifiée et non provoquée du Dyl'Milath'. Pourtant, le Dyl'Milath s'expose volontairement à des tensions, indiquant la non viabilité de la protection Kartienne.

7. De la souveraineté.
Si le Dyl'Milath demande à s'écarter du giron Kartien, l'armement auprès de la Poëtoscovie à l'appui, que sa souveraineté totale lui soit rendue. En revanche, la protection Kartienne ne devra plus être.

8. De la cohérence stratégique.
La République Fédérale pourrait observer des divisions sur le sujet des Accords de Karménie. Son attention est par ailleurs pleinement saturée par la guerre en Loduarie, elle ne peut s'intéresser aux circonvolutions unilatérales d'un pays Nazumie.

En conclusion, l'ensemble de ces points témoignent de la non-efficacité des Accords de Karménie, qui doivent être revus ou supprimés par la Présidence Fédérale, sous réserve du vote majoritaire au Sénat Fédéral.
»

...

AlinéaLe Cas Milath, comme explicité par Serafina Foscarini, est étudié par la chambre législative de Zaverço. Conformé à 78%, notamment par la différence idéologique qu'oppose le Dyl'Milath à Karty, facteur renforcé à l'état italien, le texte parvient au Sénat Fédéral, en vertu de l'article XX et de l'article XLIX de la Constitution Générale. Le Sénat adopte le texte, non à la majorité simple mais bien à la tierté majoritale, conformément à l'article XLVI de la constitution.

Cas Milath (rédigé juridiquement)
Cas Milath

Préambule:
Eu égard des récentes agitations et divisions en patrie mère, eu égard de la rupture théorique des Accords de Karménie, eu égard des agissements d'un pays dont la portée dépasse son champ d'actions, eu égard du Dyl'Milath, ce texte à valeur juridique vise à résoudre ce qui sera nommé le 'Cas Milath'. Par la présente, ce texte sera composé d'un ensemble de huit articles qui conduiront à une conclusion claire, la révision des Accords de Karménie.

Article I:
La République Fédérale Kartienne protège la République du Dyl'Milath, la fournit en armements à des coûts drastiquement réduits et la finance. Cet ensemble de décision viserait, dans l'optique, à armer ce pays en vue d'obtenir d'un accord de défense unilatéral une bilatéralité, en vertu de l'article III alinéa 2 des Accords de Karménie. En l'état, le Dyl'Milath n'a montré aucun progrès significatif en matière de puissance militaire. Pourtant, conformément au même article: 'Le Dyl'Milath s'engage à maintenir et accélérer son programme d'armements et sa militarisation'. Ce constat vient cerner une inégalité entre les deux parties, lorsque Karty assure le Dyl'Milath, qui ne lui apporte aucune contrepartie réelle.

Article II:
Par l'article II alinéa 1 des Accords de Karménie, la République du Dyl'Milath 's'engage sur l'honneur à ne se fournir, en terme d'armements, que strictement à la compagnie d'armements Kartienne'. Pourtant, le Dyl'Milath s'est armé auprès de la Poëtoscovie, sous réserve cependant d'une dérogation de Volkingrad. Puis, la République du Dyl'Milath quémande aux autorités Kartiennes une aide sur ladite livraison, passant par la livraison d'une frégate en Poëtoscovie et non sous ses eaux. Considérant la dangerosité du secteur Poëtoscovien, et cette demande qui ne relève aucunement de la souveraineté Kartienne puisque le Dyl'Milath s'en est écarté pour s'armer à une puissance étrangère, les Accords de Karménie ont été instrumentalisés par le Dyl'Milath.

Article III:
L'incrémentalisme se définit par le processus par lequel un acteur effectue une demande mineure, attendant sa validation en demander une autre et ainsi de suite, jusqu'à obtenir des concessions conséquentes. Une attitude par laquelle s'est illustrée le Dyl'Milath, en le processus par lequel les Accords de Karménie se sont vus instrumentalisés. Cette attitude n'est pas digne de la diplomatie.

Article IV:
Par ses actions, le Dyl'Milath s'est mis à dos Velsna, le Jashuria, le Ninchi, et plus globalement la majorité de la communauté Nazumie. Conséquemment des Accords de Karménie, la patrie mère devrait protection au Dyl'Milath. Pourtant, ces actions demeurent extérieures à la souveraineté et aux décisions de la République Fédérale.

Article V:
Le Dyl'Milath a quémandé l'escorte d'un convoi, non prévue, jusqu'en Poëtoscovie par les forces Kartiennes. Cette demande illustre la volonté des autorités Milathiennes de mettre en danger la vie de citoyens et militaires de la République Fédérale à la place des siens.

Article VI:
Au delà de variables exogènes auxquelles s'expose Volkingrad, l'article III alinéa 1 prévoit une protection du sol Milathien, sous réserve que l'éventuelle menace ne soit guère provoquée par ses soins: 'Cette dernière ne serait aucunement justifiée et non provoquée du Dyl'Milath'. Pourtant, le Dyl'Milath s'expose volontairement à des tensions, indiquant la non viabilité de la protection Kartienne.

Article VII:
Si le Dyl'Milath demande à s'écarter du giron Kartien, l'armement auprès de la Poëtoscovie à l'appui, que sa souveraineté totale lui soit rendue. En revanche, la protection Kartienne ne devra plus être.

Article VIII:
La République Fédérale pourrait observer des divisions sur le sujet des Accords de Karménie. Son attention est par ailleurs pleinement saturée par la guerre en Loduarie, elle ne peut s'intéresser aux circonvolutions unilatérales d'un pays Nazumie.

En conclusion, l'ensemble de ces articles témoignent de la non-efficacité des Accords de Karménie, qui doivent être revus ou supprimés par la Présidence Fédérale. Le Cas Milath est adopté par tierté majoritale par le Sénat de la République Fédérale Kartienne.
Haut de page