Ambassade impériale - Page 10
- Page précédente <<
- 1
- ...
- 8
- 9
- 10
7
Annulé.
Posté le : 20 mars 2026 à 22:12:30
1699

Missive officielle émise par le Bureau diplomatique de l'Afarée Centrale Libre - composante de la Confédération d'Afarée Centrale.
Ensuite, pour corriger quelques peu vos propos, si nous ne sommes pas encore théoriquement autosuffisants alimentairement, du moins en ressources premières, nous pouvons très facilement le devenir. L'Afarée Centrale est un territoire certes petit, mais extrêmement peu peuplé par rapport à sa taille et à ses plaines fertiles. Avec votre aide pour développer une agriculture moderne, nous serons capable d'exporter de larges quantités de produits agricoles d'ici quelques années seulement.
Terrabilis semble être une bonne solution à implanter sur notre territoire, mais nous ne souhaitons seulement pas qu'un monopole étranger s'installe. Nous ne pensons pas le moins du monde à vous comparer à des colonisateurs tels que les orthografistes garmflüßensteinois, mais il en reste tout de même que Terrabilis n'est pas basée Liptako, et est encore moins détenue par des zentralafaréens. Nous acceptons donc avec grand plaisir la venue de votre groupe privé, mais une régulation doit être imposée et des garanties d'emploi d'habitants locaux et de création d'un bureau de gestion local doivent être entre autres négociées.
Le port de Derdendemdes doit également être développé pour pouvoir accueillir un transit commercial plus important, et c'est ce à quoi nous nous attèlerons en priorité.
Posté le : 19 avr. 2026 à 11:08:42
0

Bonjour,
Votre nation a signé la Déclaration mondiale sur la Cramoisie, ce dont nous vous remercions.
Je suis Baki Tabet, porte parole de l'opposition des natifs kabaliens et j'en appelle aujourd'hui à votre aide.
Depuis le génocide, les natifs kabaliens tentent de continuer à vivre dans le désert rouge, malgré sa toxicité. Nous nous appuyons pour cela sur des liens de solidarité traditionnelle, mais surtout commerciaux et de production régionale. Nous sommes dépendants, pour la survie de notre mode de vie nomade, d'approvisionnement vitaux en matières premières, ressources, mais surtout en flux de nourriture et d'eau que l'on ne trouve plus dans le désert.
Aujourd'hui, ces approvisionnements pourraient être compromis. Le Califat d'Azur a, en toute illégalité, mis un blocus avec l'aide de son allié, l'Empire islamique et colonial du Churaynn. Ces deux théologies islamiques menacent les Kabaliens nomades car si leur blocus s'installe dans la durée, nous serons obligés de retourner vivre dans les villes où l'accès aux ressources est rationalisé.
Votre nation a signé la Déclaration mondiale sur la Cramoisie, il est temps d'agir. Nous, natifs kabaliens, vous demandons officiellement votre aide : faites pression sur l'Azur pour la levée du blocus. Permettez aux Kabaliens de vivre selon leurs mœurs, souverain et en auto-détermination, comme vous vous y êtes engagé dans le point n°4 de la déclaration : "La menace humanitaire doit être levée par l'arrêt de l'extermination et des mauvais traitements infligés aux Qabaliens, l'apport de tous les soins et aliments nécessaires, la satisfaction de tous leurs besoins de base."
La menace humanitaire doit être levée. L'Azur doit cesser de maltraiter les Kabaliens et doit permettre l'accès aux soins, aux aliments nécessaires et à la satisfaction de nos besoins de base.
Vous avez signé la déclaration, nous vous appelons à l'aide : protégez nous contre le Califat d'Azur et ses alliés !
Baki Tabet, porte-parole des communautés natives kabaliennes
1258

fait à Volkingrad le premier du mois de septembre de l'an 2018,
par la représentante de l'armée Kartienne,
la Commissaire Taliska Strakhova.
Par la capitale de Marcine,
à l'intention de sieur Armand de Saint Arnaud des Pics,
en sa qualité d'ambassadeur.
Puisse l'Etoile Antérinienne briller à jamais parmi la lueur des astres.
AlinéaFranc salut à ses Excellences de l'Antérinie. Comme vous le savez, la Loduarie s'apprête à envahir notre alliée la République d'Antares. Je vous contacte au nom de la République Fédérale Kartienne, au nom de la liberté du peuple d'Antares, au nom de notre amitié bilatérale. Je sais votre pays désireux de s'éloigner de ce futur conflit, je sais tout aussi qu'il vous serait dommageable d'observer l'avènement d'un autre vassal de la Loduarie. La République Fédérale vous demande un droit de ravitaillement pour ses aéronefs, dans le but d'une opération de large envergure. Ce ravitaillement s'effectuerait dès le début de la guerre Loduarienne actée, et ce jusqu'à notre maîtrise de l'espace aérien. Le cas échéant de votre aval, Excellences, la République Fédérale reconnaîtra un retour de faveur conséquent.
Je vous prie d'agréer à mes plus sincères salutations, bien à vous et cordialement, je vous dis au revoir et par espérance à bientôt.

Posté le : 19 juin 2026 à 18:47:12
1797
Correspondance diplomatique
Son Excellence,
Monsieur le Premier Ministre,
Empire Confédéral Uni.
Président de la République,
République de Poëtoscovie.
Hernani-centre, le 30 octobre 2019
Les relations que l'Empire Confédéral Uni et la Poëtoscovie entretiennent, force est de constater qu'elles sont relativement maigres. Or, votre position sur la scène internationale, en tant que grande puissance, nous importe, et nous aimerions entrer dans des perspectives de rapprochement entre nos deux Nations.
Mais je ne viens pas pour vous parler de cela. À l’heure actuelle, la demande de multilatéralisme apparaît comme croissante. En Eurysie, les enjeux économiques se muent, plus que jamais, en enjeux militaires. En Afarée, les tensions sont grandissantes. Quant aux espaces communs à tous les États, ils demeurent trop souvent des zones de non-droit, où règnent notamment le terrorisme et la piraterie. Nous savons pourtant que l'Empire est résolument engagé en faveur de la paix et de la stabilité, et ce sont là des valeurs que nous partageons avec assurance.
Convaincu que la diplomatie et la coopération internationale sont les clefs d’une stabilité durable, et soucieux de montrer au monde que nous sommes force de proposition pour œuvrer en ce sens, la Poëtoscovie souhaite mener à bien la co-création du premier G20 avec les États qui le souhaitent. Nous envisageons, en effet, de réunir autour de la table — et pour la première fois — les 20 plus grandes puissances économiques (en fonction de leur PIB), acteurs majeurs d’un ordre mondial en recomposition. Nous espérons, par cette initiative, orienter cet ordre vers la paix, le partage et la prospérité.
Il ne s’agit, pour l’instant, que d’une éventualité, car il reste que les États concernés devront accepter une telle proposition ; sans quoi, celle-ci serait impossible à concrétiser. C’est pour cette raison que nous souhaitons recueillir les avis et suggestions des États concernés, dont le vôtre, afin de savoir si, sur le principe, la communauté internationale serait favorable à l’émergence d’une telle instance de discussion.
Nous serions, en outre, vivement intéressés par votre accompagnement dans cette démarche. Savoir que l'Empire Confédéral Uni participera et accompagnera le G20 dès son point de départ rassurerait, à n'en pas douter, ceux qui aujourd'hui sont sceptiques quant à cette initiative. J’espère qu’un événement diplomatique majeur tel que celui que je vous propre saura retenir votre attention. Aussi ai-je l’audace de vous demander si la co-construction du G20 a votre soutien. Cette co-construction des modalités d'organisation de l’événement, y compris sa localisation et son ordre du jour, seront réfléchies ultérieurement avec des représentants de l’ensemble des parties, dont le vôtre si vous le voulez bien.
Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes salutations les plus distinguées.
Bien cordialement,
Sébastien Tesson,
Président de la République,
Poëtoscovie.
Posté le : 20 jui. 2026 à 23:09:18
4314

A l'attention de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre du gouvernement de l'Empire Confédéral Uni,
A l'attention du Cabinet et secrétariat privée de Sa Majesté Impériale Louis VI,
Monsieur le Ministre,
Monsieur le Premier ministre,
Votre Majesté impériale,
Ainsi, la République du Talaristan se devait de prendre contact avec le ministère des Affaires étrangères de Sa Majesté impériale afin de pouvoir jeter les bases de l'avenir de nos relations sur ce continent qui tend progressivement vers une ère de paix, sous l'égide d'une communauté nazumie apaisée et coopérative. La République du Talaristan propose ainsi à l'Empire Confédéral Uni l'ouverture d'un canal diplomatique permanent entre nos deux gouvernements, qui se matérialiserait par l'établissement d'ambassades dans nos capitales respectives de Khydan et de Marcine, siège de vos institutions fédérales.
À la demande du cabinet du Premier ministre, ainsi que sur proposition des différents gouvernements composant l'ensemble confédéral, et dans l'hypothèse où les prérogatives nécessaires leur seraient accordées, la République du Talaristan propose également l'ouverture de consulats dans les capitales des territoires membres de l'Empire. Si cette proposition venait à être approuvée, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous en informer lors de notre prochain échange.
En témoignage de l'intérêt porté par la République du Talaristan et conformément à nos traditions turciques, notre communiqué diplomatique est accompagné d'un tapis traditionnel talar, symbole éminent et profondément respecté, représentant une grande marque d'honneur de la part de nos artisans. Le tapis talar est l'un des symboles majeurs de notre peuple en raison de sa place centrale dans la vie sociale et familiale. Il est utilisé non seulement comme tapis, mais également comme selle pour nos chevaux et comme élément décoratif ornant les murs de nos demeures. Le tapis que nous avons l'honneur de vous remettre provient d'une famille rurale traditionnelle d'Ulamara, l'un des ulus — provinces en langue talar — de la partie occidentale du Talaristan, sur les côtes du golfe de Moritonie.
Outre l'ouverture d'une représentation diplomatique permanente entre nos deux gouvernements, la République du Talaristan a également pris note du statut de « province autonome » accordé à la région nazumie de l'Empire confédéral. Ce statut, s'il est effectivement appliqué à la province de Bahama, est susceptible de vous ouvrir la possibilité d'obtenir le statut d'État membre ou d'État observateur au sein de la Communauté des États Nazumis (CEN), organisation pour laquelle la République du Talaristan s'est donné pour mission d'agir comme ambassadeur de bonne volonté auprès des gouvernements qui n'en sont pas encore membres. Comme le gouvernement antérinien le sait déjà, la CEN est une organisation internationale ayant pour vocation de rassembler les États nazumis afin de contribuer collectivement à la paix, à la justice, à la fraternité, à la coopération, à la stabilité et à la sécurité du Nazum.
Nous ne pouvons qu'inviter le gouvernement de l'Empire d'Antérinie à prendre en considération notre proposition relative à une adhésion à la Communauté des États Nazumis, dont les valeurs et les objectifs sont ceux de l'ensemble des nations et territoires nazumis et qui œuvre en faveur du respect de la souveraineté de chacun de ses États membres, y compris celle de l'Empire Confédéral Uni s'il souhaitait rejoindre ladite communauté.
Je reste à votre entière disposition, Monsieur le Ministre, pour toute demande spécifique relative à l'établissement desdites relations, ainsi que pour tout éclaircissement concernant les dispositions juridiques d'ordre international que la République du Talaristan s'attache à respecter et à promouvoir.
Avec mes plus sincères respects,

Première ministre par intérim,
Ministre des affaires étrangères
de la République du Talaristan.

3995

*
* *
De : Antoine Kessler, Ministre à la coopération et à la paix de Sa Majesté Princière Guillaume III de Falkenberg
Pour : Son Excellence Louis d’Antrania, Ministre des Affaires étrangères de Son Excellence Albert de Grace, Premier Ministre de Sa Très Pieuse Majesté Louis VI d’Antrania--Weilsbrecht--Marcine, Empereur d’Antérinie, Négusa Négast de Marcine, Grand-Duc du Scintillant, Le’ul de Kalindi, Duc de Weilsbrecht et d’Antrania, Comte de Luz et des Marches, descendant des Augustes empereurs des Rhêmiens, Commandeur de l’ordre de Saint-Jérôme d’Antérinie et abbé laïc de Flatan.
Vos Excellences,
C'est honorés que mes services et le Prince ont pu prendre connaissance de votre missive. Honorés, oui, une valeur visiblement, et comme vous l'aviez si justement souligné, bafouée par les socio-démocrates dirigé par cet incompétent de Reinhardt, un paresseux qui a peur de prendre des risques et dont le seul intérêt ne dépasse pas le terme de son mandat. L'exécutif toujours fidèle au Prince,dont je fais partie, et l'ancien Premier Ministre, de Rouvray, se félicitent de la réussite de l’exécution du plan d'urgence appelé "offensive Vorstoß" que, à vrai dire, personne parmi nous ne pensais mettre en œuvre avant que les élections ne changent radicalement le paysage politico-militaire du conflit Oberfelsenois.
Il faut dire que votre diagnostic sur la Wardonie et l'Eurysie est bon : le fascisme et ses bas exécutants dont Weinel - cette terroriste - fait partie intégrante, se propage comme la peste sur le vieux continent. Il est de notre devoir d'arrêter cette maladie, et maintenant d'empêcher l'humiliation en Oberfelsen.
Le Prince, conscient de l'humiliation et de l'éventuelle déflagration révolutionnaire que provoquerait une telle paix pour Falkenberg et l'ensemble de la Wardonie, a décidé de refuser la voix de la traitrise prônée par Reinhardt, alors que le Prince peut encore effectivement exécuter ses décisions. L'offensive récemment déclenchée est la manifestation concrète de ce refus, et nous sommes heureux que nos amis de toujours, l'Empire d'Antérinie et sa glorieuse famille impériale des Antrania—Weilsbrecht—Marcine, soit encore une fois derrière nous pour nous accompagner dans cette quête de stabilité et de prospérité.
De toute évidence, nous acceptons votre soutien et les conditions associées, considérant que l'apport en génie et en aviation d'appui sera décisif pour accélérer les opérations. Et accélérer les opérations, dans notre situation, est vital. Nous devons boucler la boucle et vaincre le M.O.O en seulement trois semaines avant que cette tafiole de Reinhardt ne parvienne à nommer son gouvernement et que les législatives ne remplacent l'ancienne assemblée parlementaire.
Peut-être cette assemblée parlementaire vous a fait tiquer : qui ratifiera le traité, si l'assemblée vire socialiste ? Ne vous en faites pas. Il sera aisé pour le Prince - et moi même - de proposer une séance sur la ratification du traité avant que les législatives ne remplacent la majorité libéral-conservatrice. Nous pourrons, avec l'appui de l'Action Populaire Falkenbergeoise, du Parti Nationaliste, des Républicains et des libéraux, dégager la majorité nécessaire à la ratification du traité.
Notre contre-proposition, puisque vous nous aviez laissé une certaine liberté de réponse vis-à vis des traités commerciaux, est donc la suivante : Nous acceptons naturellement de vous soutenir lors des élections impériales, vous considérant comme le seul vrai garant de la sécurité wardonne en dehors des princes wardons eux-mêmes. Nous acceptons également d'ouvrir notre marché aux produits agricoles, pétroliers, du luxe ainsi qu'aux services bancaires, nos seuls exigences étant que vous vous ouvriez également à nos produits tels que ceux de la viticulture, de l'agriculture du Maïs et de l'automobile et de nos services tels que les services industriels et financiers, afin de soutenir la modernisation et la tertiarisation de l'économie nationale. Ces accords douaniers nous seront mutuellement bénéfiques : ils réduiront des coûts et permettront aux industries bilatérales d'avoir accès, à moindre coût, à de nouveaux marchés. Nous aimerions également rappeler que le système banquier de Falkenberg repose sur le secret bancaire, ce qui sera probablement bénéfique pour votre industrie et les besoins de l'Empire Confédéral Uni en capitaux.
Veuillez agréer, votre excellence, l'expression de mes salutations distinguées.
Le gouvernement de sa Majesté.
![]() | ![]() |
2149

*
* *
De : Johann Albrecht von Ried, Ministre à la coopération et à la paix, mandaté à la diplomatie par sa Majesté Princière.
Pour : Son Excellence Louis d’Antrania, Ministre des Affaires étrangères de Son Excellence Albert de Grace, Premier Ministre de Sa Très Pieuse Majesté Louis VI d’Antrania--Weilsbrecht--Marcine, Empereur d’Antérinie, Négusa Négast de Marcine, Grand-Duc du Scintillant, Le’ul de Kalindi, Duc de Weilsbrecht et d’Antrania, Comte de Luz et des Marches, descendant des Augustes empereurs des Rhêmiens, Commandeur de l’ordre de Saint-Jérôme d’Antérinie et abbé laïc de Flatan.
Excellences,
Il y a de cela quelques mois, la Principauté de Falkenberg et l'Empire Confédéral Uni se sont vus coopérer sur la question du conflit d'Oberfelsen. C'est conscients des liens qui existent depuis longtemps entre nos monarchies et responsables devant la crise d'Oberfelsen que nous vous demandons d'entamer la retraite de votre unité expéditionnaire en Oberfelsen, afin de permettre de procéder à des pourparlers avec le Mouvement Orthografiste Oberfelsenois. Cette intervention, aboutissement de notre relation multi-centenaire, a déjà rempli les tâches qui lui incombaient : l'essentiel des villages et des otages du M.O.O ont été récupérés grâce à l'offensive en Oberfelsen nous permettant de nous placer en position de force dans les négociations contre le M.O.O. Mais considérant le coût humain catastrophique -pour les civils comme les militaires- que représente une hypothétique offensive finale sur le plateau de Hochrain, nous ne pouvons que nous positionner en faveur de la paix. Je me permet ainsi de rappeler que pour attaquer les vallées impréparées du M.O.O, les Falkenbergeois ont déjà du recenser cent-dix morts, un bilan humain qui s'aggraverait considérablement si nous attaquions le plateau fortifié de Hochrain. Le gouvernement de la principauté se sent ainsi dans l'obligation de mettre fin aux combats et par conséquent à l'intervention Antérinienne. La Principauté, et ce malgré le désaccord entre mon gouvernement et le précédent vis à vis de l'intervention, continuera à appliquer les concessions relatives aux élections impériales et à l'ouverture douanière.
Veuillez agréer, votre excellence, l'expression de mes salutations distinguées.
Le gouvernement de sa Majesté.

Posté le : 07 sep. 2026 à 01:04:54
1289

La compagnie Turbobulance, filiale du groupe Mesolvardien GKD, souhaiterait recevoir une autorisation pour implanter une usine de véhicules techniques dans la partie aleucienne de votre empire. Nous pensons que votre position et les qualifications de votre main-d’œuvre nous permettront de fabriquer des véhicules techniques tout-terrain susceptibles de répondre aux besoins des pays limitrauffe. En effet, avec des routes peu praticables pendant les grandes pluies et au regard du prix d’un vol d’hélicoptère, avoir des ambulances 4x4 pourrait être une solution abordable, simple et efficace pour les urgences modérées.
Nous avons déjà des accords avec deux compagnies de médicaments pour nous fournir des équipements pour nos véhicules, mais il nous faut encore une usine pour l’assemblage. Nous sommes prêts à nous engager sur une usine automobile de 2 500 employés, proche d’un port, pour construire des Turbobulance 4x4 modèle A ; cela représente un investissement de 12 milliards de crédits énergétiques (monnaie du Drovolski, proche de 0,2 €), sur fonds propres de la GKD.
Nous sommes également intéressés de connaître la fiscalité des entreprises exportatrices de votre pays. Si, le cas échéant, il fallait une compensation, je joindrais vos ports à notre transit commercial ; il va de soi que nous sommes conciliants.
Si d’aventure il vous fallait plus d’informations, contactez-moi à la tour Ventafalle de Mesolvarde.
Avec mes salutations distinguées.

Salomon Ackermann
Posté le : 11 sep. 2026 à 02:58:51
7743

Chère Excellence Louis d'Antrania, Ministre des Affaires étrangères de l'Empire Confédéral Uni,
Un mot d'explication avant tout, parceque vous seriez en droit de vous demander qui vous écrit. Le pays qui a passé cette commande s'appelait Antares; il a traversé une guerre civile, puis une invasion, et il en est sorti sous un autre nom et sous une autre forme. La Fédération de Corvus lui succède en totalité, avec ses dettes, ses contrats et ses engagements, et je tiens à le dire ainsi plutôt que de vous laisser découvrir un en-tête inconnu sur du papier familier. Le guichet a changé lui aussi: Vertice Logistics, dont vous connaissiez le terminal, a été absorbée après la guerre par Alker SLCA, Services Logistiques et de Chaînes d'Approvisionnement, née de ce qui était Transarctic. Ce sont les mêmes quais, souvent les mêmes équipages, et une enseigne différente. C'est donc avec la direction d'Alker qu'il faudra désormais traiter les escales et les rotations.
Venons-en à la commande. Je ne vous propose pas une seconde vente ponctuelle, et je crois que ce serait vous rendre un mauvais service autant qu'à nous. Ce que la Fédération voudrait, c'est un engagement de volume étalé sur plusieurs années, avec des rotations régulières et un tonnage annoncé à l'avance, plutôt qu'un coup unique dont vos raffineries des Marches et du Kalindi ne sauraient rien faire l'année suivante. Je vous dis pourquoi sans le maquiller: nous n'avons pas de pétrole, nous n'en aurons jamais, et nous en aurons besoin quelque soit le gouvernement qui s'assiéra dans ce fauteuil après moi. Un pays qui reconstruit consomme d'avantage que le même pays en guerre, ce que personne ne dit jamais aux citoyens. Et une production qui a du mal à s'écouler mérite mieux qu'un acheteur de passage: elle mérite quelqu'un qui ne fera jamais rien d'autre que d'acheter.
Il y a un obstacle et je préfère l'annoncer moi-même. Nos abords maritimes ne sont pas encore entièrement libres, les assureurs le savent d'ors et déjà, et un armateur prudent vous le dira avant moi. Cela se règle, cela se règle même en ce moment, mais je ne vais pas vous vendre une route claire quand elle ne l'est pas encore tout à fait. C'est précisement pour cela que je voudrais que la direction d'Alker et celle de Carbonex se voient, avec un mandat clair et pas dans six mois: les volumes, les échéances et les prix ne sont pas de mon ressort et je me garderai bien d'engager l'Economie fédérale par courrier. Ce que je peux engager, c'est la parole de mon ministère sur la régularité des commandes, et celle là nous la tiendront.
Un mot de Volkingrad, et un seul, parceque je n'ai aucune envie de me présenter à vous dans les bagages de quelqu'un d'autre. C'est là que nous avons appris ce que l'Antérinie représente pour la République Fédérale, et j'avoue avoir été surprise d'apprendre que la plus ancienne compagnie de votre Garde Impériale vient des plaines kartiennes, que Karty en fournit toujours les hommes, le matériel et les chevaux, et que personne chez vous n'a jamais envisagé de s'en séparer. On nous a également parlé de votre institut spatial commun. Nous sommes proches de Karty, vous l'êtes aussi, et cela ne nous donne aucun droit sur vous: cela nous donne simplement une raison de nous écrire plutôt que de nous ignorer, et un ami commun capable de dire si nous sommes des gens sérieux.
Puisque vous ne nous connaissez probablement pas, deux phrases et je m'arrête là. Corvus était une minorité culturelle et linguistique dans un Etat qui ne voulait pas la voir; cette minorité a fini par obtenir sa fédération, et elle compte aujourd'hui quatre districts strictement égaux en droit, dont un sud qui parle un corvun que le nord ne comprend qu'à moitié. Nous ne vous demandons ni compassion ni approbation, et je n'ai pas l'intention de vous raconter nos morts.
En revanche, j'ai lu ce que vous avez fait de votre propre maison, et c'est ce qui m'intéresse le plus dans cette lettre. Un empire qui négocie une indépendance plutôt que de l'écraser, qui se transforme en confédération, qui invente une autonomie non territoriale pour représenter ses minorités sans nourrir les séparatismes, qui monte des assemblées culturelles capables de décider de l'enseignement, et qui va jusqu'à se donner une commission autorisée à opposer son veto à son propre pouvoir central quand celui-ci piétine l'autonomie d'un territoire: cela ne s'improvise pas et cela ne s'apprend nulle part. Nous, nous avons une Constitution encore neuve, un collège de quatre Gouverneurs, le soutient prudent de quatre districts et l'espoir que cela tienne. Je ne vous demande pas de nous approuver. Je vous demande de nous expliquer comment vous avez fait, et ce que vous auriez fait autrement.
Le second sujet est universitaire, et il est le plus concret des deux. Nous avons à Roncevaux l'Académie des Lettres Modernes et Anciennes, ses fonds, ses catacombes et une correspondance savante qui circule depuis des décennies au delà de nos frontières sans avoir jamais franchi un port. Vous avez la Faculté de Saint Jérôme d'Antérinie, sa théologie et ses lettres, et la Faculté Impériale de Droit avec ses cursus de droit pénal, de droit de l'enfance et de droit de l'environnement. J'ai noté, sans y voir la moindre malice, que vos étudiants étrangers sont presque tous kartiens; nous serions honorés d'y ajouter autre chose. Nous proposons des lecteurs de corvien chez vous et des lecteurs d'antérinien chez nous, une facilitation réciproque des visas d'études et de recherche afin que nos étudiants puissent s'installer chez vous à demeure et les vôtres chez nous, des traductions croisées entre l'ALMA et vos facultés, et si cela vous agrée l'accueil chez vous d'une exposition des fonds du Musée des Arts Photographiques de Tassel.
J'en viens au point qui aurait logiquement dû précéder tous les autres, et que j'ai gardé pour la fin parceque je voulais d'abord vous dire ce que nous avions à échanger. Nous n'avons pas d'adresse chez vous et vous n'en avez pas chez nous. La Fédération de Corvus propose donc à l'Empire Confédéral Uni l'établissement de relations diplomatiques permanentes et l'échange mutuel d'ambassades, la nôtre auprès de votre gouvernement et la vôtre à Margaux, dans le Quartier des Diplomates où les bâtiments attendent des occupants d'avantage que l'inverse, avec la question des visas traitée en même temps que celle des ambassades et non deux ans après, comme cela se fait partout. Je ne vous présente pas cela comme une faveur que vous nous feriez: un contrat de plusieurs années, des navires qui font la navette et des étudiants qui s'installent réclament quelqu'un sur place, et la poste ne règle pas tout. Si votre Empire préfère commencer plus prudemment, une représentation permanente sans rang d'ambassade nous conviendrait tout aussi bien pour un temps, et je vous le dis sans arrière-pensée.
Nous ne sommes pas une grande puissance et je n'ai pas l'intention de prétendre le contraire. Nous avons en revanche plus de huit cents kilomètres de littoral, des ports qui rouvrent les uns après les autres, plusieures maisons industrielles qui cherchent des partenaires plutôt que des clients, et une place en Eurysie de l'Ouest où il ne reste plus grand monde de stable. C'est peu si l'on regarde une carte, c'est beaucoup si l'on regarde la région. Et surtout, nous avons la meilleure croissance économique qui existe au monde actuellement, ayant grimpé les échelons de la 40ème à la 15ème place en une paire d'années seulement.
Reste à se voir, si vous le voulez bien, car je ne crois pas qu'un contrat de plusieurs années se règle par correspondance. Je peux faire le déplacement là où siège votre gouvernement, et je le tiens même pour la solution la plus naturelle, c'est nous qui demandons, c'est donc à nous de voyager, et je viendrais avec ma direction de l'économie maritime et sans le moindre journaliste. Cela dit, vous seriez les bienvenus en Corvus: Margaux vous recevrait dans les formes, sur l'île de l'Arsenal, et Roncevaux vous recevrait beaucoup mieux, où je vous emmènerais sous les halles ferroviaires, à l'ALMA, et dans un ou deux endroits qui n'ont aucun intérêt diplomatique et tout l'intérêt du monde. Choisissez le lieu et donnez-moi une date qui convienne à votre calendrier plutôt qu'au mien.
Je vous remercie de m'avoir lue jusqu'ici, ce qui, vu la longueur de cette lettre, relève d'avantage de la patience que de la courtoisie.
Que Dieu nous garde des mauvaises surprises.
Cordialement,
Ministre des Affaires Etrangères
Ville de Margaux
Fédération de Corvus
Posté le : 19 sep. 2026 à 11:26:13
2034
L'Empire confédéral uni a depuis maintenant longtemps toujours été une nation proche du tsarat parlementaire du Khardaz et une fidèle alliée contre la propagation du communisme ravageur, notamment au Nazum du nord. Vous n'êtes pas sans savoir que les agissements violents de la Confédération socialiste du Nazum et particulièrement du chien enragé de la confédération, la République démocratique populaire d'Ouaine, ont repris de manière très violente et marquée. En effet, après la vague d'attentats ayant touché le Dyl'Milath, le Tuktuqivik mais aussi le Khardaz, les terroristes, interrogés par nos forces de renseignements, ont avoué avoir été soutenus financièrement et militairement par la République démocratique d'Ouaine. Cette révélation est la suite logique des multiples menaces portées par la dictature communiste à l'encontre de notre jeune nation.
Nous avons en réponse annoncé la mobilisation totale des forces armées du pays pour assurer des missions de protection intérieure et de lutte antiterroriste au sein du Khardaz. Le parlement a aussi voté avec une majorité écrasante en faveur des pleins pouvoirs de sa majesté le Tsar Levon Tsarukyan pour une durée indéterminée afin de faciliter les actions futures et en cas de crise importante. Nous sommes dans l'obligation de vous avouer qu'une campagne régionale de lutte contre le terrorisme communiste aura probablement et surement lieu dans les prochaines semaines ou prochains mois. Étant un allié important du Tsarat, nous aimerions savoir si l'Empire confédéral uni accepterait d'apporter une aide militaire ou quelconque à cette campagne contre le terrorisme meurtrier.
Dans l'espoir de bonnes relations futures,
- Page précédente <<
- 1
- ...
- 8
- 9
- 10

