14/08/2019
20:09:21
Index du forum Continents Eurysie Karty

Activités intérieures en Karty - Page 10

Voir fiche pays Voir sur la carte
0
Serafina Foscarini.

AlinéaUne philosophe d'importance en Karty: Celle ayant milité pour la révision réussie des inégaux Accords de Karménie, mais aussi et surtout à l'origine du processus de démocratie directe par l'Assemblée Délibérative Populaire, dont elle est membre.

Dès lors les Accords d'Oberstafel engagés, c'est le peuple qui réclame son dû. Vagues de contestation et d'indignation, le peuple est, pour une première véritable fois, circonspect face à la décision de la Gouverneure Orlovski: Pourquoi ? Ce n'était pas une vague de haine, plutôt d'incompréhension.

Pour l'instant, il s'agit surtout d'un remous dans l'état de Zaverço: Les italiens de Karty sont connus pour leur militantisme rouge et avéré. La philosophe Serafina Foscarini s'est chargée, conséquemment, de réunir sous une forme administrative l'ensemble des points condamnant la Vahrénie. Somme toute, ce dossier a pour vocation de finir entre les mains du Sénat.

Serafina Foscarini
Du totalitarisme Vahr

Préambule:
AlinéaLes nations Vahres sont de grandes nations: Elles le sont toutes, il ne doit exister aucunement une suprématie de l'une sur l'autre. Ce voisin direct de la République Fédérale Kartienne qu'est l'Etat des Peuples Germaniques de Vahrénie est à considérer comme un problème: Un régime fasciste à notre porte. Les Accords d'Oberstafel, signés aux alentours de mai 2019, constituent un grave manquement qui doit être palié: Ces accords doivent être rendus caducs au plus vite. L'ensemble des articles ci-bas constituera un réquisitoire à l'encontre du gouvernement Vahr, chacun pouvant être pris indépendamment et comme un argument qui prouve la réelle nature totalitariste de ce dernier.

Article I: Le propre nom d'Etat des Peuples Germaniques de Vahrénie indique un caractère ethno-nationaliste, excluant un peu moins de la moitié des nations Vahres: Peuples néerlandais, latins et slovènes.

Article II: Le préambule de la constitution Vahre du 12 mai 1968 indique une volonté de purge racialiste: "l'unité de la nation dépend de la pureté de la race". Cette constitution n'est par ailleurs pas voulue du peuple germanique lui même puisqu'il n'est jamais question du peuple, mais bien "aux efforts des forces armées, à son éminente majesté le Völksführer Hermann Schneider, et au sacrifice des hommes tombés lors de la grande guerre de libération nationale".

Article III: L'article VI de ce même texte affirme que "l'usage de langues non reconnues par l'état est strictement prohibé dans les espaces publiques". Une telle pratique cerne le non-respect des libertés, le contrôle de l'éducation et de la population.

Article IV: L'article XI indique que "l'idéologie nationale est le Völkisme": Le gouvernement Vahr est autocrate puisque ne respecte aucunement la pluralité des opinions, ou bien le pluripartisme. Cette idée est renforcée par l'article 20, qui affirme que "le Vahrenische Volkseinheitspartei est la seule organisation politique autorisée".

Article V: Le titre II de ce même texte, à noter "de l'ordre biologique et de la hiérarchie des sujets", cerne d'une part une sincère volonté de tri des races, ainsi que leur asservissement.

Article VI: L'article XII affirme que "la participation à la dissimulation d’éléments impurs ou venant mettre à mal la pureté est [...] un cas de haute trahison puni par la mort". Il est question d'une justice arbitraire qui ne définit guère cette "impureté", qui encourage la délation et se base sur des critères relevant encore une fois de la race.

Article VII: L'article XV, "l'État des Peuples Germaniques dispose d'un droit souverain sur l’intégrité biologique de ses membres", légitime le contrôle de l'ensemble des nations Vahres, y compris celle considérée comme "supérieure". Dès lors, le gouvernement Vahr cherche à diviser sa population afin de mieux la contrôler, cela passe par l'endoctrinement du peuple germanique: Si le gouvernement Vahr n'a pas encore subi la Révolution, c'est qu'il obtient un soutien de la part de son peuple, il est donc question de contrôle des masses.

Article VIII: L'article XVI indique la création d'un ministère de la santé, chargé de contrôler la "pureté de la race" à la naissance des individus. L'idéologie Vahre dépasse la simple idée, elle est mis en action et institue une société raciste par le fond.

Article IX: L'article XVII restreint la liberté matrimoniale des individus: Un citoyen germanique Vahr doit nécessairement se marier à un autre.

Article X: Le début du titre III, théorisant la souveraineté Vahre, indique que cette dernière est uniquement fondée sur l'autorité d'une seule personne: "Le Volksführer [...] son autorité ainsi que sa personne [...] constituent le socle de la souveraineté Vahre". La Vahrénie n'est aucunement sous une démocratie -même bourgeoise- puisque la souveraineté n'est pas même populaire.

Article XI: Les pouvoirs ne sont pas séparés en Vahrénie, l'article 19 de sa constitution indique que le pouvoir législatif revient au "Volksführer" -qui détient donc aussi le pouvoir exécutif- et qu'il ne peut être contesté. Par ailleurs, l'article 23, "la justice est rendue au nom du Volksführer", indique que l'ensemble des pouvoirs lui appartient.

Article XII: Au delà du contrôle des masses, la dictature Vahre peut se maintenir par le soutien des armées évoqué dans l'article XXIV: "les forces armées de Vahrénie sont strictement politisées et ultimement au service du Volksführer".

Article XIII: La "Volksgarde" constitue une police politique et racialiste, qui n'a aucune responsabilité devant le pouvoir judiciaire comme l'affirme l'article XXVII qui prétend une "immunité totale devant les tribunaux civils". L'article XXX indique un caractère absolu: Cette entité a le droit arbitraire de vie ou de mort sur tout individu.

Article XIV: L'article XXXIV constitue le viol de la liberté syndicale, le prolétariat Vahr est entièrement exploité.

Article XV: Les articles XXXV et XXXVI obligent tout individu apte à travailler, tout individu inapte est sujet à "la sélection naturelle et aux décrets d'euthanasie d'État".

En conclusion, le gouvernement Vahr a instauré une dictature totalitaire, qui se légitime par le contrôle de sa population par le biais d'une propagande racialiste et d'une répression s'approchant d'une junte. La République Fédérale Kartienne doit combattre ce régime par l'ensemble des moyens qui lui sont possibles, entre autres l'annulation des Accords d'Oberstafel et la prise de contact avec d'autres pays afin d'assurer la chute de ce régime.
0

https://zupimages.net/up/26/20/wylq.png
4 août 2019, région d'ex-Heimatherz, Garmflüßenstein.

La pluie se mouvait, battue par le vent, formant ça et là une flaque indécise. Un homme semblait indécis, lui aussi, marchant au gré du chemin qui se présentait à lui. Parfois pouvait-il s'abriter sous un auvent -si la place daignait se présenter- tant cette luxueuse infrastructure, en de pareils temps, était prisée.

Cet homme errait.

Il n'a rien d'un allemand, rien de ce qu'on peut assimiler à un local, si on prête l'œil. Non, il a ce large manteau qui le drappe, ce couvre-chef reconnaissable entre mille, cet homme est Kartien. Des forces d'occupation ? Peu de chance. Car des Kartiens, il est à présent normal d'en voir dans ce pays.

Une boutique se présenta.

Sans doute une légère implantation, une "théière", de son nom. En quelque sorte l'objet pour verser le thé, il s'agit d'une échoppe où l'on trouve des denrées particulièrement Kartiennes: Thé, tabac, fleurs et livres de poche. L'homme entre, journal déjà à la main, feignant le regard de quelques articles pour se diriger assez rapidement vers la caisse. Après avoir déposé son butin, il part, sans payer, sans le récupérer: Quelle étrangeté.

Une information était passée.

AlinéaCe journal comportait le compte-rendu d'une émission radio locale, du Genitivinger Aufruf. L'homme y avait par ailleurs glisser un carré de papier, griffé de quelques notes: Une position géographique, simplement annotée du mot "cible". Car en effet, le journal Grammatikais avait tenu des propos bien problématiques: Un "regroupement de la race germaine". Si la Présidence Fédérale s'efforçait de laisser l'autonomie au pays nouvellement libéré, elle avait implanter des agents de la Vorna sur place afin d'être au plus proche des problèmes. Cet agent avait bien travaillé, il avait prévenu ses autorités des propos tenus, en communiquant un relevé géographique de la station où ils ont été promulgués. Il ne fallut que quelques secondes au marchand pour mettre la pancarte "fermé" à sa porte, se rendant dans l'arrière boutique. De là, il déverrouilla la porte qui affichait "stock", avec la clef qu'il avait autour du cou. Des caisses et des journaux empilés, des meubles recouverts, l'on aurait dit la boutique d'un vieil antiquaire. Pour autant, le marchand ne sourcilla pas, il connaissait cet endroit: Il tira d'un coup sec un vieux et long morceau de tissu. Du matériel informatique se présentait à lui, un vieil ordinateur qui peinait à fonctionner en apparence: C'était un des innombrables portails que les Kartiens avaient installé au Grammatika. Le vieil homme communiqua l'information, qui fut directement transmise dans un centre militaire en patrie mère.

«Madame ?»

La resquilleuse

La femme ne parla pas, pas plus qu'elle ne l'aurait fait. Elle attendait le rapport d'un de ses intendants, cigarette aux lèvres.
«Madame, on vient de recevoir un rapport, les détenteurs d'une émission de radio au Grammar semblent faire les fortes têtes... L'agent nous a envoyé leurs coordonnés...»
Elle tint sa cigarette pour prononcer, enfin.
«C'est tout ?»
«Oh euh, l'agent les a qualifié de 'cible'.»
«Bien. Dites à Stazcs de mettre le groupe de Cad sur le coup.»

...

Un groupe de "militaires", en combinaison d'intervention noire, encercla la station radio le lendemain. Tous étaient recouverts de la tête au pied, le but n'était de ne pas pouvoir les reconnaître, mis à part leur écusson Kartien sur l'épaule. C'était la seule touche de couleur. Leur visage était recouvert d'un masque à gaz: L'opération était d'envoyer une fumée non toxique qui brouillait le champ de vision de ceux qui ne possédaient pas de masque, autrement dit tout le monde dans ce bâtiment.

Cad
*TOC TOC TOC*
C'est qui ?
Le facteur !
0

12 septembre 2018, camp humanitaire Loduarien construit en Antares.

https://zupimages.net/up/26/21/adb3.png
AlinéaUne radio usée grésillait dans un coin éloigné de la grande salle, quadrillée de soldats Loduariens. Oui. Dans leur invasion, les Loduariens ont orchestré cette manipulation: Bâtir des camps humanitaires pour maintenir la façade de leur propre honte. Pour autaut: Ont-ils envoyé des aides humanitaires avant leur invasion lorsque la guerre civile faisait rage ? Ont-ils stoppé leur invasion alors que la guerre civile s'est clôturée par la réunification des parties Antariennes ? Ces sales Loduariens ont envahi l'Antares pour asservir son peuple, spolier son territoire et détruire son mode de vie.

Tout cela était la pensée de Dalia.

Une Kartienne, en Antares. Par l'alliance entre les deux pays, une relative diaspora Kartienne existe en Antares, pareillement pour une Antarienne en Karty. Un peu plus de 60 000 individus ayant la nationalité Kartienne, pris sous le grappin de la guerre civile qui a commencé à ronger le pays. Et lorsque la conquête Loduarienne commence, ces Kartiens se retrouveront sous contrôle et administration de la Loduarie. Alors comme beaucoup de Kartiens, Dalia a préféré brûler ses documents d'identité. Ce ne sera pas difficile de prétendre les avoir perdu lors d'un enchaînement de deux guerres. Et comme beaucoup de ces Kartiens, Dalia s'était à peu près habituée au dialecte Antarien.

Dalia se mourrait.

Tout du moins, elle faisait peine à voir. Son visage était rongé par la fatigue, la poussière et les larmes. Son corps était frêle, ses joues se rongeaient presque d'elles-mêmes. Elle essayait, tant bien que mal, de conserver sa dignité. La manche gauche de son manteau partait en lambeaux, un vêtement qui n'était pas même le siens puisqu'il était taillé pour un homme. Ce fut ainsi qu'elle se présenta devant ses envahisseurs. Ceux qui lui tendaient faussement de la nourriture, tandis qu'ils faisaient cracher le feu il y a quelques heures de cela. Tout en pleurant, elle ne pu s'empêcher à l'envie... Non... au besoin viscéral d'hurler sa douleur, de sa propre langue natale.

«Vous avez tué mon mari et mon seul enfant !...»

Mais les Loduariens ne pouvaient la comprendre, pouvaient-ils seulement entendre un mot de Kartien ? Elle sanglota, seule, perdue.

«Qu'est-ce qu'elle dit celle-là ? Tu la comprends toi ?»
«Nan, boh, ça doit être l'émotion, tout ça, laisse.»

Dalia partit. Elle ne pouvait se résoudre à accepter le pain de son bourreau, pas tant que la faim ne deviendrait pas sa maîtresse. Ce serait manger le poison qu'offrent les Loduariens. Elle partit, dans la maigre tente qui lui avait été donnée, seul bien qu'elle possédait encore. Et cette radio. Elle bourdonnait un chant partisan Kartien. Ses larmes se muèrent d'un espoir languissant... Peut-être... Cette situation pouvait-elle être temporaire ? Elle éteignit le poste.

Car il ne ferait plus bon d'écouter des chants Kartiens, désormais.
5205

AlinéaChaque lueur de la ville, peu à peu, s'assombrissait. Chacune d'entre elles se taisait pour laisser place au calme. Hormis la capitale, la culture populaire se place plus dans le repos nocturne que dans la grande festivité. Il pouvait bien y avoir encore quelques passants, couverts de haut par leur outil de toile pour se prémunir de la pluie, quelques voitures retardataires. Au final, tout était tristement calme. Par delà les balcons de la grande place, la rivière coulait, elle s'immisçait en dessous des pontons, entre les quais désormais grisés par les limbes d'un grand astre. Les quelques grands massifs de vieux arbres centenaires se hissaient, couvrant de malheureux oiseaux venus chercher repos et abris. Quelques théières ouvraient encore tardivement leur porte, tradition d'un pays. Le silence. Ce dernier, à peine gêné par le ronronnement discret d'un moteur, s'épanouissait. Ce véhicule, fondu dans le décor langoureux, était celui d'Angèle, elle revenait de Vahrénie. Et cette soirée, elle ne le sait guère encore, mais s'annoncera d'une longueur qui ne pouvait être appréciée.

Hafen
La pluie continue sa valse sur la vitre du bureau, quelques heures après son commencement, encore. La lumière de la pièce, elle, ne s'est pas éteinte. Au contraire: Elle brille dans la noirceur, éclairant un texte révélateur, une communication de l'étranger, mais surtout, la preuve irréfutable. Il ne suffirait que du lendemain, pour que la décision parvienne aux assemblées compétentes. Angèle le sait. Elle se tient aux devants de son bureau, prête, et répond de quelques actes.

«Citoyens, citoyennes, mes frères et sœurs de tout Karty.

Il existe une incompréhension profonde. En de maigres temps, je l'ai perçue dans la réflexion de nos philosophes, dans les couloirs de nos institutions, mais surtout au sein de nos rues. Cette incompréhension vous est familière, elle porte le nom des Accords d'Oberstafel. Je ne prétendrais guère qu'elle est passagère, encore moins inexistante.

Notre pays possède à sa frontière un voisin, la Vahrénie. Un pays gouverné, ou du moins tyrannisé, par une classe dont les idées sont telles que les mots ne suffisent pas. En Vahrénie, il est question de pureté raciale, d'oppression constante, de l'effacement pur et simple de l'individu.

En contactant ce pays, j'ai pensé à notre sécurité. De trop. J'ai pensé qu'en maintenant ce pays dans une sphère de contrôle, nous éviterions un basculement vers des sphères plus agressives encore. La République Fédérale ne veut de la guerre à sa frontière, aucunement.

J'ai pu observer la réalité de ce pays, et j'y ai vu ce qui ne sont que des confirmations. Un état de délabrement total du pays, stabilisé de mal par une force militaire incapable. Une oxydation institutionnelle, qui se maintient par la propagande et la manipulation des masses.

Mais gouverner un pays, cela n'est pas seulement protéger ses frontières. A espérer neutraliser ce danger, j'ai oublié ce que représentait, pour beaucoup d'entre vous, le lourd fait de tendre la main à un régime pareil. Je ne demanderais à aucun d'entre vous d'applaudir, ou même de tolérer, un accord perçu comme une violation de notre Révolution.

Je ne chercherais pas de coupables à cette faute, et n'évoquerais guère plus quelques circonstances ou tensions à cette origine. Cela existe. Cette décision fut prise sous mon autorité, cette faute est donc mienne. Par cela, je ne m'adresse pas à vous seulement en ma qualité de gouvernance, mais en tant que femme qui a voué sa vie à la naissance de la Révolution. Je ne vous ai pas promis un gouvernement infaillible, aucun ne peut l'être. Je vous assure un système, une arche, une étoile, qui ne cessera jamais d'écouter ses nations, son peuple.

Les Accords d'Oberstafel ne seront pas même à étudier par notre Sénat, il n'en sera jamais question. J'ai commis l'erreur de penser d'un mur qu'il pouvait contenir la haine, ce sera la nation qui défendra sa frontière.
»

La retransmission s'acheva. Angèle se laissa pensive, feignant de relire un document qui n'était déjà plus d'actualité, à son chevet. Quelques minutes, ou peut-être plus, défilèrent ainsi, jusqu'à ce moment: Quelques coups discrets contre la porte. Elle ne prit point réellement le temps de relocaliser son attention, et répondit d'un mécanisme.

«Entrez.»

A l'évidence, il ne pouvait s'agir que d'une seule personne. En effet, ce ne pouvait être un diplomate, fonctionnaire ou autre membre de l'appareil d'Etat, le protocole de sûreté était toujours en vigueur. La porte s'ouvrit, laissant place à une silhouette familière. Un manteau humide, qui témoignait de la toujours pluie, à l'extérieur. Ce fut un long regard, finalement coupé.

«Tu relis encore ?»
«Non... Je voudrais simplement comprendre ce qui m'a laissé penser... Que ce serait une idée convenante.»
Stanislas ôta ses gants, une vague de compréhension le traversa.
«Ca dépend, tu veux quelle réponse ? La mienne, ou celle de tes conseillers ?»
Et, pour sans doute la première fois de la soirée, Angèle pu émettre une onde positive, un sourire, qu'elle couronna de son habituel regard perçant.
«Si je dois encore entendre leur ramassis idiot...»
L'homme s'approcha, réellement, saisissant une chaise pour s'y installer. A côté de sa compagne.
«Et bien, tu as considéré le facteur sécuritaire.»
«Je pensais à éviter un futur qui n'était lui-même pas sûr d'advenir...»
«Mhm.»
La pluie s'amaigrissait, au même rythme que toute solennité s'était dépourvue.
«Tu sais, il me semble pas qu'on attende de toi la perfection...»
«Ma carrière repose sur l'habilité à éviter les erreurs, surtout celles-là.»
«Tu viens d'en reconnaître une publiquement, non ?»
Dit-il en tournant son regard vers elle, d'une figure attendrissante.
«Par... Nécessité ?»
«Non, non, par honnêteté. Et c'est justement ce qui fait de toi, mh, comment dire... »
Son sourire devint plus enfantin, rassurant.
«Je déteste quand tu fais ça.»
«Quoi ?»
«Quand tu as raison, idiot.»
Le temps passa, langoureusement.
«Bah... Au moins, ta courbe de popularité se portera mieux en ayant avoué cette faute plutôt que de s'y enfoncer, ou d'autres événements exogènes.»
«Tu analyses ma détresse comme un cours de bourse, maintenant ?»
«Déformation professionnelle... Sinon, t'as vu l'heure ?»
«Je serais... Heureuse de l'apprendre ?»
«Plus de trois heures.»
«...»
«Tu comptes encore dissoudre un accord, ou je t'emmène au lit ?»
Haut de page