15/11/2004
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Index du forum Continents Eurysie Fortuna

Presse & médias républicains

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Presse de la Sérénissime République de Fortuna

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La place San Salieri, haut-lieu de la vie publique au cours du moyen-âge et de l'époque moderne

Un grand philosophe et auteur Fortunéen de l'époque moderne a un jour écrit "Le savoir c'est le pouvoir". Les historiens et penseurs de notre époque s'étant penchés la vie de cette personnalité d'après les divers récits, archives, et autres bribes d'informations à disposition s'accordent sur le fait d'affirmer que cette célèbre maxime a été rédigée afin d'illustrer les comportements des Fortunéens de ce temps. En effet, Fortuna en digne république maritime était une nation de marchands et de négociants organisée autour de la cité, ils ont poussés la quête de la Fortune si loin que l'information même était devenue une denrée, une ressource précieuse permettant de s'illustrer. Que ce soit les ragots de tavernes lancés par les marins revenus de voyage dans des terres lointaines, les annonces des crieurs publiques, les affiches placardés sur des panneaux dédiés sur la place San Salieri et ce jusqu'aux danses des espions lors des carnavals, savoir était indispensable pour prospérer. Si la place publique, lieu phare de la vie d'autrefois a perdu cette aura si particulière faisant d'elle un forum de l'information, les nouvelles technologies et l'évolution de la société a vu l'émergence de dignes successeurs. Les journeaux papiers, la radio, la télévision et même l'internet tous ces outils prospèrent au sein de la république fortunéenne et ils sont d'autant plus cruciaux afin d'unir la nation au vue du l'état pour le moins disloqué des territoires républicains ça et là à travers le monde. Les médias ont ainsi un rôle à jouer et de beaux jours devant eux. Pour autant, les on-dits de la bonne société ne se lassent pas de conter comment des ombres nocturnes et quelques messes-basses ont toujours lieux dans les rues englouties de la vieille ville à certaines heures. La tradition semble perdurer elle aussi.
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Francesca Federica di Fortuna, plus jeune doge de l'histoire de la Sérénissime


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Le Palais des Doges, siège historique des dirigeants de la République Fortunéenne

Cela fait désormais quelques semaines que les résultats du scrutin ayant pris place au sein du sénat sont tombés. Sans surprise, le si convoité siège au sein du Palais des Doges est resté aux mains des Di Fortuna, en l'occurrence de l'ainée de cette ancienne dynastie patricienne. En effet, chers lecteurs pour ceux d'entre vous se trouvant aux antipodes de la capitale, Il Signore Francesco di Fortuna, le précédant Doge a démissionné il y a deux mois de cela en raison de ses problèmes de santé l'empêchant d'exercer convenablement ses fonctions pour le moins cruciales. Le patriarche des Di Fortuna, d'un bien bel âge de 70 ans a ainsi occupé pendant 16 années consécutives le Palais des Doges, exerçant deux mandat complet et ayant débuté un troisième après un triomphe électoral au sein du sénat il y a deux ans de cela. La détérioration de sa santé a été si soudaine que brutale, pour autant l'ancien Doge dans son obstination qu'on lui connait a fait tout ce qu'il était en son pouvoir afin de préparer la transition au mieux et d'assurer l'après de son mandat.

Certaines voix s'élèvent cependant afin de soutenir l'idée que Il Signore Francesco était au fait de l'état déclinant de son corps depuis des mois et avait déjà entamé une transition progressive, notamment au sein de sa propre maisonnée où la direction de "l'Empire" des Di Fortuna avait été transféré en même temps que le siège permanent de la famille au Sénat à la Signora Francesca Federica. Cette dernière, ainée des descendants de l'ancien Doge était une personnalité relativement discrète jusqu'à son entrée au Sénat et ce contrairement à ses deux frères cadets faisant régulièrement la une des quotidiens en s'affichant parfois de manière scandaleuse comme de véritables électrons libres. Ses seules apparitions publiques consistaient à soutenir corps et âme son Père, l'ancien doge, dans ses décisions et actions, ce en tant que figure de proue de la faction des Républicains, qui ont immédiatement fait bloc derrière elle dès son arrivée dans l'hémicycle.

Majoritaire depuis trois ans avec leur alliance avec les Lions et tacitement les Aigles, les républicains ont ainsi, avec le soutien inattendu des Canossiens, porté au pouvoir la jeune femme qui du haut de 34 ans seulement devient la plus jeune Doge élue à la tête de la Sérénissime, le dernier en date étant Feu Ambrosio Dortello, élu à 49 ans en 1532. Ainsi, si nul n'est étonné de ce choix qui traduit la poursuite de l'alliance traditionnelle entre les républicains et les lions, les vecteurs de la majorité actuelle en faveur des politiques des cinq derniers Doges issus de la maison Di Fortuna, beaucoup d'experts traduisent le ralliement des Canossiens et le soutient tacite des Aigles comme une réaction face à la remontée récente des Héritiers, ces derniers réputés comme réactionnaires ont en effet fait une large poussée dans le sénat lors des dernières élections, trouvant un écho grandissant dans les territoires de la Terrafirma.

Ces derniers n'ont d'ailleurs pas perdu de temps après l'élection du nouveau Doge et ont immédiatement, comme à chaque élection, appelé la S à la révocation de la loi d'exil, sujet de controverse majeur au sein de la scène politique fortuéenne, en vigueur et qui nous vous le rappelons chers lecteurs concerne une poignée de dynasties chassées de la capitale et plus généralement du territoire républicain lors du siècle dernier au cours des "Grandes réformes". Ceci tout en en décriant et déplorant ouvertement l'élection de la Signora Francesca Federica, arguant que dû à son "jeune âge", elle manquait d'expérience et n'était pas apte à assurer la gouvernance de la République, les plus virulents n'hésitant pas à la désigner comme une marionnette servant de façade à son Père qui même sur son lit de mort n'hésiterait sois disant pas à s'accrocher au pouvoir.

Malgré ces propos, la messe est pourtant dites, les sénateurs ont fait leur choix et les analystes et experts pour leur part, si ils n'excluent pas une possible influence persistante de l'ancien Doge, et notamment au sein du sénat, considèrent et très certainement à raison que la nouvelle Doge ne doit pas son élection uniquement à l'aura de son illustre paternel. Après tout, les incompétents n'étant nullement apte à siéger au sein de postes d'importance ne survivent pas bien longtemps à Fortuna. D'autant plus que malgré le fait que beaucoup d'inconnues demeurent sur ses intentions, sur son plan d'action afin de gouverner, certains indices ont été dévoilés et mentionnent notamment une étude, sérieuse cette fois ci, sur les plans de modernisation de la marine proposés par Il Stato da Màr. La recherche de nouveaux partenaires commerciaux privilégiés semble aussi être une des priorités du Doge, de même que la poursuite des investissements réalisés à Canossa. Enfin, des échos toujours plus nombreux émergent des couloirs de l'hémicycle et mentionnent régulièrement la situation pour le moins épineuse du Varanya. Jusqu'ici, le gouvernement républicain et les factions étaient restés silencieuses et semblait se désintéresser grandement de cette dernière, mais il semble que les choses vont changer et que le sujet, pourrait arriver sur le devant de la scène politique très vite.
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Les chantiers navals Azzuro mandatés par le Doge au nom de la république

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Le commerce est le sang de la ville


Fortuna n'a pas toujours été la Sérénissime, la République omniprésente sur l'ensemble du globe tel que nous la connaissons, autrefois cette dernière était seulement une petite cité état parmi tant d'autres, luttant avec ses consoeurs voisines pour des querelles futiles concernant de maigres lopins de Terre. Toutefois, à l'image des phares de la renaissances au cours du XViem siècle et des cités antiques du monde Grec, la cité qui sombre à trouvé sa vocation, plus tardivement que l'antiquité, mais plus tôt que l'époque moderne. En effet, c'est dès le moyen-âge qu'elle s'abreuve de ce que les philosophes et historiens décrivent comme "Le sang de la République", qui n'est autres que le commerce. Située au carrefour des sphères d'influences latines, notre très chère capitale a su tirer profit par voie navale des demandes et des offres des états voisins, mais c'est véritablement lors de l'époque des croisades qu'elle prit son essor. Fortes d'une puissante flotte dès ce temps là afin d'assurer la sécurité de l'île mère et de protéger les vaisseaux marchands des raids barbaresques, ce fut naturellement vers Fortuna que le Saint-Siège se tourna afin de transporter les portes-croix vers le Levant et parfois le Maghreb, gagnant par ces occasions de multiples comptoirs et enclaves, ainsi que des sommes d'argent, mais aussi un Duché entier sur le continent octroyé ad vitam eternam à la République en récompense des bons et loyaux services réalisés envers la Chrétienté.

Les chantiers navals Azzuro, possessions des Di Fortuna et des Dandello, leader de l'art maritime fortunéen.

Mais trêves de réminiscence, après cette prélude historique, venant en aux faits. Il Palazzo Ducale a annoncé il y a quelques heures de cela avoir octroyé non seulement un contrat d'état à Il Signore Enrico Arsini, président et représentant à l'international des célèbres chantiers navals Azzuro, mais aussi des subventions d'état. Azzuro est une très vieille compagnie formée au cours du siècle dernier de l'union d'une vaste partie des chantiers navals privés des familles patriciennes des Di Fortuna et des Dandello qui en possèdent à elles deux la majorité des parts et se partagent ainsi son contrôle. Cette alliance a ainsi vue une ascension de cette "firme", dépassant l'ensemble des sociétés et possessions des autres patriciens en un temps records afin de devenir le premier constructeur naval de la République. Cet essor fulgurant s'explique, au delà de l'union de ces deux puissances et de la mise en commun de leurs immenses ressources par la renommée des artisans oeuvrant dans les rades. En effet, les véritables flottes privés des Dandello et des Di Fortuna comptent depuis des siècles de nombreux bâtiments en leurs sein, et si certains ont une réputation ou une légende illustre que leur affecte l'histoire, tous s'accordent cependant à reconnaître que les maîtres d'oeuvres et architectes navales sont grandement expérimentés dans le domaine et sont les héritiers d'une tradition millénaire n'a cessé d'évoluer afin de satisfaire les éxigeances des époques. En guise de rappel, beaucoup n'hésitent pas à rappeler que l'Orgueil de la flotte s'étant illustré lors des conflits récents du siècle derniers, le Cuirassé "Il Araldo", est une création avant-gardiste d'Azzuro en comparaison de ses homologues d'acier de l'époque.

Un renouveau pour le commerce


Ainsi donc, si les termes du contrat en l'état ainsi que la quantité des subventions accordées n'ont pour l'heure pas été révélées, laissant place à de multiples élucubrations dans la sphère publique Fortunéenne, le porte-parole du gouvernement ainsi que Il Signore Arsini ont tout deux évoqués la modernisation des flottes de commerce de l'état républicain par l'acquisition de nouveaux navires plus aptes à naviguer sur les mers du globe et à transporter des quantités pharamineuses de marchandises. En effet, en tant qu'état vivant par le commerce, les échanges et surtout prospérant grâce à la mondialisation croissante étant advenue grâce aux nouvelles technologies et à l'entente internationale ayant pris de l'importance au cours des dernières années, la Sérénissime ne pouvait se permettre de demeurer à la traîne et de laisser passer les occasions par manque d'adaptation et d'innovation. La construction de nouveaux bâtiments pouvant transporter des centaines voir des milliers de tonnes de marchandises est ainsi la réponse du gouvernement et du nouveau Doge à l'approche devant être entreprise vis à vis des nouveaux usages mondiaux. L'arrivée sur le marché international de nouveaux acteur producteur, voir l'ouverture simple de certains états autrefois isolationnistes et protectionnistes, a vue une montée fulgurante de l'offre et de la demande sur plusieurs types et domaines de marchandises, qu'ils soient agricoles, industriels ou autres. De par les multiples territoires composant l'Oeste et Leste de la République, Fortuna a ainsi un rôle de transition pour les marchandises du globe plus grand que jamais, ou tout du moins une opportunité immense qu'il serait criminel de laisser passer. Entre autre, se positionner comme pourvoyeur de biens entre les états pourrait voir une renaissance de l'influence Fortuéenne à l'internationale dans les prochaines années, aussi, toute la société et notamment la classe politique Fortunéenne approuve à l'unanimité la décision d'Il Palazzo Ducale.
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Luttes d’influence dans les territoires d’Outre-mer


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Le Santa Leone, l'emblème historique d'Il Stato da Màr, symbole de ralliement de la marine et bête noire de certaines administration de l'Oeste et Leste

La Terrafirme, Canossa, Leste et L’Oeste, un imbroglio géographique à l’échelle planétaire.

Bien le bonjour chers lecteurs, aujourd’hui, la Missive viens vous conter des nouvelles d’Outre-mer, mais avant toute chose et au vue de la situation pour le moins particulière des territoires insulaires de la république, il convient d’opérer un rappel de la situation.

Comme vous le savez tous et toutes, la Sérénissime, nation insulaire par excellence a acquis de nombreux territoires au cours de son histoire, certains sur le continent et dès le moyen-âge tel que le fameux embarcadère des croisades qu’est Port-Aux-Croix ou même l’ancien Duché de Loquerie et sa fameuse forteresse de Locce. D’autres à l’aube de l’époque moderne, tel que l’ancienne république de Léandre, défaite et annexée après trois siècles de rivalités, ou encore Rivoli acquise par la plume alors que les tisserands de la ville cherchaient en cette époque un protecteur face aux ambitions dévorantes de leurs voisins. Et tout cela, c’est ce qu’on nomme la Terrafirma, le coeur de la république ou la métropole.

Toutefois, si le coeur se trouve au vieux monde, les poumons sont cependant au nouveau. L’époque des découvertes a vu notre chère république s’élever comme nul autre état de l’époque. Les navigateurs Fortunéens ont parcourus les océans et repoussés les frontières de la connaissance, dévoilant des territoires inconnus, établissant des contacts avec des peuplades lointaines et établissant des dizaines, voir des centaines de comptoirs à travers le globe. Et dans la foulée, de fameuses routes commerciales qui ont apportés milles et unes richesses à Fortuna. Cette époque, que certains historiens n’hésitent pas à qualifier sous le sobriquet de “Siglo de Oro”, le siècle d’or, a vu notamment l’établissement de l’unique territoire que l’on peut qualifier d’authentique colonie, contrairement aux diverses enclaves, Feitoras et autres comptoirs qui composent “l’Empire d’outre-mer”. Et cette colonie, Sires et Dames, nous la connaissons tous bien, il s’agit de la Fille Prodigue, Canossa, qui forte de son rayonnement économique en partie dû à sa large population, mais surtout et principalement à ses énormes ressources naturelles, arrive à faire résonner sa voix jusqu’au Palais des Doges. Second territoire de la République, disposant d’une autonomie conséquente et d’une administration quasiment propre l’avenir semble radieux pour ce territoire Fortunéen sur le continent Paltoréen.

Nous avons vu le Coeur et les Poumons, maintenant viennent les bras et les Jambes, que si ils ont perdu de leur superbe au cours du dernier siècle, ceux ci n’en demeurent pas moins important pour la république, mais plus encore retrouvent un intérêt depuis peu au sein des politiques Fortunéenes. Nous parlons là de ces divisions territoriales que nommés L’Oeste et Leste, rassemblant l’ensemble des comptoirs, enclaves et îles Fortunéenes dispersés ça et là à travers les océans et les continents Afaréens et Orientaux. Héritage des grandes découvertes et traditions navales et mercantlistes Fortunéenes, ces multiples territoires sont bien trop nombreux et dispersés afin de pouvoir cibler et désigner leurs particularités propres. Toutefois, il est une évidence claire, ceux ci sont les témoins des ambitions de la Sérénissime et de son omniprésence à travers le monde. Autrefois autant des relais et escales pour les navires parcourant les océans du globe que carrefour de commerce permettant à Fortuna d’accéder à des ressources rares et précieuses de contrées lointaines, les contrées de Leste et L’Oeste ont vu cet intérêt primaire décliner au cours du siècle dernier. Epicentre des contestations ayant menés aux Grandes Réformes, ces provinces d’Outre-Mer retrouvent toutefois une place de choix dans les politique portée par le Doge. Aujourd’hui, la mondialisation croissante et des échanges toujours plus nombreux entre les états dont les besoins grandissent sans cesse permettent autant à l’Oeste que Leste de retrouver son utilité primaire. Plus encore, ces territoires permettent à la République de se projeter à travers le monde sur d’autres théâtres, notamment géopolitique comme nous l’avons vu il y a peu avec la Crise du Varanya, où l’un des territoires républicains s’est transformé en véritable lieu de transit pour la puissance de l’Arkencheen déployée en faveur du mouvement de contestation démocratique se soulevant encore à l’heure actuelle contre la tyrannie de leur souverain.


Il Stato dà Mar, puissance montante de l’Oeste et de Leste

Après ce rappel quand à la situation géographique de la République, nous allons entrer dans le vif des sujets, et nous intéresser à un phénomène pour le moins particulier qui est celui des luttes d’influence. Si Canossa pour sa part se voit relativement épargnée et en dehors des diverses querelles et oppositions secouant la scène politique, deux “théâtres d’opération” sont constament en activité au sein de la Sérénissime. Le premier étant la Capitale où les Patriciens s’adonnent avec passion aux joutes verbales mais aussi économiques. Toutefois, aujourd’hui ce n’est pas la Cité qui sombre qui est au coeur de l’actualité, mais la seconde scène d’affrontement. Ni plus ni moins que Leste et L’Oeste elles même.

En effet, dû à l’éloignement géographique parfois immense des îles et enclaves républicaines, celles ci disposent toutes d’une autonomie accrue et d’élites locales pilotés par des gouverneurs nommés par le Palais des Doges où localement en fonction des provinces, chacune fonctionnant de façon différente. Théoriquement, ce sont ainsi les instances civiles désignés qui sont à la tête des divers composant de “l’Empire d’Outre-mer” mais dans les faits la situation est plus complexe que ça. L’éloignement de l’île Mère a vu un retrait conséquent de la voix du Doge depuis décennies, celle ci s’étant vu remplacer par celle du Grand Amiral. En effet, si les Grandes réformes ont brisés l’ancien sénat et de nombreuses familles patriciennes, le vide du pouvoir laissée par ces dernières a été comblée majoritairement par le Doge d’une part mais aussi et ce de manière assez paradoxale par l’Amirauté elle même. Autrefois tenus en grande majorité par diverses compagnies et extensions des empires commerciaux privés des patriciens, les îles, comptoirs et Enclaves sont pour beaucoup tombés sous la coupe d’il Stato dà Mar.

Les souvenirs des grandes guerres qui ont ébranlés le monde sont encore vivace et si le coeur et les poumons de la République sont à même de se défendre, les membres eux sont pour beaucoup sans défenses propre. Le gouvernement du Doge est aussi conscient de cet état de fait, après tout il s’agit là d’un problème historique et endémique de Fortuna. Son territoire aussi immense que fragmentée a toujours nécessité, afin d’éloigner les puissances rivales et les aventuriers un peu trop téméraires, une flotte colossale qui si elle a perdu en taille et en “modernité” depuis quelques décennies, demeure toujours l’atout majeure de la Sérénissime. Dû à cet état de grâce évident, mais aussi au fait qu’elle engloutie chaque année une part conséquente du budget républicain, l’Amirauté s’est peu à peu dégagé de son d’élément protecteur, dépassant celui ci et intégrant même la scène politique. Si certains y voient, là un effet de modernité, d’autres considèrent cela comme une dangereuse émancipation progressive. Ainsi, sur de nombreuses provinces, les autorités civiles de l’Oeste et de Leste sont bien souvent devenus de véritables éléments de décoration présent uniquement pour la forme. Les officiers de la Marine et l’intendance, faisant office de véritable “administration” parallèles qui bien que “non officielle” sont devenu incontournable au fil du temps. Si certaines voix de la scène publique s’offusquent largement d’un tel état de faits, les intéressés et leurs "fantoches" parlent pour leur part d’usages nécessaires.


La Dualité traditionnelle entre l’amirauté et les gouverneurs chancelle face à la pègre.

Cependant, l’autorité d’amirauté n’est pas suprême partout, un certains nombre de territoires se voient “résister” aux “recommandations” d’Il Stato dà Mar, l’on observe cela notamment sur les provinces où des gouverneurs locaux sont mis en place par un vote provincial ou bien nommés grâce à leurs “relations à la Capitale”. Que ce soit par la légitimité démocratique ou “patricienne”, ces individus n’hésitent pas à réaffirmer la primauté de l’administration civile, et ce majoritairement à travers les officiers publics et les Polices locales, parfois même assistés de sociétés de sécurité privé (En d’autres termes, de compagnies de mercenaires modernes bien souvent partie intégrante des empires commerciaux patriciens). Si la plupart du temps, les oppositions restent cordiales et ne quittent pas la sphère administrative, il arrive, et nous le notons, de plus en plus souvent ces dernières années, que des incidents plus graves et notamment des rixes sur un fond de querelles à base de domaine de juridiction impliquent à la fois les hommes du rang de l’Amirauté et les forces de l’ordre.

Rares sont toutefois les occasions où le gouvernement lui même se voit contraint d’intervenir en tapant du poing sur la table. Toutefois, des tensions sont présentes, c’est un fait, et les observateurs n’hésitent plus à parler de véritables luttes d’influence entre administration militaires et administration civiles qui concourent afin d’obtenir une “hégémonie” totale sur la gouvernance des territoires.

Cependant, si traditionnellement seul ces “deux acteurs” sont en lice, les dernières années ont vu un troisième larron se joindre à la “course au pouvoir”. Ce dernier n’étant ni plus ni moins que la Pègre, et en l'occurrence la Pègre étrangère. Et c’est à la mondialisation que nous devons son entrée sur scène, en effet, l’intensification des échanges et les transferts de capitaux ont attirés avec eux toute une gamme de personne pour le moins peu recommandables. Gangsters, trafiquant, vendeur à la sauvette, faux monnayeur et bien d’autres créatures de cet acabit ont immédiatement compris quels profits et intérêts il y avait à se greffer à cette renaissance du commerce Fortunéen emmenée grâce aux territoires de L’Oeste et de Leste.

Toutefois, ces gens de l’ombre aux méthodes toutes aussi obscures nécessitent des accès dans la lumière afin d’accomplir leurs affaires. Nous sommes certains que beaucoup d’entre vous chers lecteurs pensent immédiatement à quelques familles dites “mafieuses” de la Terrafirma qui n’hésitent pas à soudoyer des officiels et à recourir de temps à autres à des méthodes plus “brutales” afin d’obtenir ce qu’elles veulent. Et bien que ce soit en métropole ou par delà les mers, les vieilles techniques ne changent pas. Des faits divers toujours plus nombreux sont évoqués à semi-voix ou avec une complaisance indécente depuis peu, mentionnant l’arrestation de fonctionnaires ayant reçus des pots-vins, les plaintes des employés des capitaineries faisant état de menace de mort à leur encontre dû à un zèle de métier un peu trop important, et quelquefois, l’on peut même entendre les officiers de la Marine clâmer avoir mis à jour quelque trafic de taille avec la plus grande des surprises.

Vous l’aurez compris, il y a quelque chose de pourrie dans les îles. Pour autant, l’Amirauté et les administration civiles n’en démordent pas à continuent leurs querelles, ce alors même que d’éminents observateurs s’interrogent sur l’étendue de l’influence montante de la Pègre. Théorisant notamment que les affaires dévoilés et bien malheureusement largements ignorés ne seraient dans les faits que la partie émergée d’un imposant Iceberg. Certains vont même plus loin et théorisent un affaiblissement des deux forces “régionales” au profit de cette troisième qui sachant s’insinuer dans les failles et s’imposer avec fourberie dans les institutions serait très probablement bien plus présente qu’on ne le pense. Ce qui voudrait entre autre dire, qu’elle profiterait allègrement de la dualité traditionnelle.

Quoi qu’il en soit, il est trop tôt pour tirer des conclusions quand à ceci, mais il est certains que la situation va évoluer, aussi nous vous recommandons chers lecteurs de conserver un oeil attentif.
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La Missive


L’île de Balsarah, autrefois carrefour commercial, aujourd'hui base arrière des soutiens du FNV



Située à mi-chemin entre le Varanya et l'Espérance, la possession fortunéenne de Balsorah fait couler beaucoup d'encre
Située à mi-chemin entre le Varanya et l'Espérance, la possession fortunéenne de Balsorah fait couler beaucoup d'encre

Bien le bonjour chers lecteurs et lectrices, aujourd’hui la Missive s’intéresse sur le statut pour le moins anodin de l’île de Balsarah, territoire fortunéen d’outre-mer faisant partie de la sous division de Leste. Jusqu’à récemment une île faisant office de base navale sans réelle particularité et ce parmis tant d’autres, les tensions au Varanya et la prise de partie de la Sérénissime en faveur des insurgés se soulevant contre la tyrannie du Shah a changé la donne.

Mais avant toute chose, un peu d’histoire. Comme bien souvent lorsque l’on s’intéresse aux terres de l’Oeste et de Leste, une même question reviens tout le temps, comment diable une île aussi lointaine a pu tomber dans le giron de la république ?

Découvertes et commerce


Les restes de la Feitora Fortunéenne de Balsarah
Les restes de la Feitora Fortunéenne de Balsarah

Et bien, comme d’habitude la réponse est tout sauf simple. Pour obtenir celle ci, il nous faut dans un premier temps remonter jusqu’à l’ère des grandes découvertes, que les historiens nomment aussi comme l’aube de l’époque moderne, ou plus communément le XViem siècle. Car c’est au début de cet âge aux multiples épopées et odyssées que les explorateurs et navigateurs s’élancent par delà les flots afin de découvrir de nouvelles terres mais surtout de nouvelles routes commerciales. Et oui, d’aussi loin que l’on se souvienne, l’argent a toujours été au centre des préoccupations de Fortuna, aujourd’hui comme autrefois.

Ainsi, comme nous le disions plus haut, les braves et les audacieux à bords de leurs carraques, caravelles et autres embarcations se sont élancés ça et là et en quelques décennies ont considérablement agrandie la vision d’ensemble du monde que la république possédait jusque là. Des côtes arides voir désertiques de l’Afarée jusqu’aux toits dorées de l’extrême orient en passant par les jungles luxuriantes de Paltoterra, ces hommes et même parfois ces femmes ont ainsi pu au delà d’étendre la cartographie républicaine, implanter l’influence de la Sérénissime ça et là à travers le monde. A l’exception de Canossa, l’unique “colonie” à proprement parler, ce sont ainsi de multiples comptoirs, débarcadères et autres enclaves qui se sont développés ça et là au fur et à mesure que des expéditions commerciales quittaient la Lagune régallienne. Ces “Feitorias” comme on les nommaient à l’époque devinrent bien vite des points d’entrée et de sortie autant pour les biens que pour les gens, et à chaque endroit où ceux ci siégeaient, le commerce était inévitablement amené à se déveloper.

Balsarah à l’aube de cet âge était ainsi un émirat indépendant ayant changé de maître à de multiples reprises, que ce soit grâce à des invasions planifiés par des aventuriers ambitieux, des exils en catastrophe suite à des désastre sur le continent Afaréen ou que sait-on encore. Pour être tout à fait honnête, les sources sur ce sujet sont très éparses et jugés peu fiables, voir presque fantasque pour beaucoup et relevant du mythe. La seule certitude est que l’île est relativement indépendante, ou tout du moins autonome vis à vis d’état plus puissants sur le continent, au moment de l’arrivée des explorateurs Fortunéen. L’émir de l’époque est par ailleurs plus que ravis d’accueillir ces riches commerçants venus sur de robustes embarcations et voit très vite une occasion de s’émanciper des influences continentales en permettant à ces étrangers e s’installer sur une partie de l’île laissée à l’abandon. Un pari audacieux mais qui voit vite ses fruits, les envoyés de la Républiques, au delà d’un simple comptoir décident de bâtir un véritable fort autour d’une crique qui servira de base au port des lieux. En effet, dans la tête des officiels de l’époque, l’île à toutes les cartes en mains au vue de sa position à mi chemin entre l’extrême orient et l’afarée, pour devenir un lieu d’escale incontournable des navires venant de l’ouest comme de l’est. Une fine analyse, qui voit les espoirs de l’émir comme des marchands Fortunéens se réaliser, chacun d’entre eux engrangeant des bénéfices immenses très vite, l’un grâce à l’afflux d’étranger transitant désormais par l’île ainsi que la rente du bail des terres, les autres de par tous les échanges réalisés.

Trahison et annexion


Portrait de l'explorateur et navigateur Francisco de Grietta exposé au sein de la gallerie des portraits du Palais des Doges
Portrait de l'explorateur et navigateur Francisco de Grietta exposé au sein de la gallerie des portraits du Palais des Doges

Toutefois, l’affaire n’était pas amenée à durer. Une succession plus tard, quelques ambitions malvenus suffirent à renverser totalement la situation. Si l’ancien émir avait obtenu ce qu’il désirait, une réelle indépendance vis à vis du continent en profitant de l’essor économique de son île, son successeur, bien plus avare désirait plus. Les Fortunéens qui avaient amené le commerce et redonné une importance à cet îlot délaissée n’étaient plus nécessaires et leurs richesses seraient bien mieux utilisés par ledit émir assurément. Ce faisant, usant des richesses accumulés par son Père, l’intéressé s’acoquina à une flotille pirate locale en leur faisant miroiter monts et merveilles. Et après avoir fait jeter en prison tous les Fortunéens ayant eu le malheur de ne s’être point trouvé dans au sein de la Feitoria, mis le siège sur cette dernière tandis que ses nouveaux amis faisaient le blocus du port, isolant complètement ses résidents avec pour seule exception un vaisseau de commerce ayant eu le temps de lever l’ancre quelques instants avant l’arrivée des asaillants et de filer le cs échéant sans demander son reste .Toutefois, les lieux n’étant pas tout à fait sans défense, ce dû notamment à quelques batteries de bombardes et autres pièces d’artillerie de l’époque sur les remparts et les hautes tours, les assaillants tentant de pénétrer par la force dans l’enceinte furent tant et si bien occis qu’ils décidèrent d’un commun accords d’affamer le comptoir. Un juste choix, ce dernier ne disposait pas d’une quantitée de réserves importantes, à peines assez pour une poignée de semaines.

L’affaire aurait pu très mal tourner pour les assiéger, mais au bout d’une vingaine de jours, alors que la faim commençait à se faire ressentir au sein du comptoir, la flotille pirate ayant formée un véritable barrage en se collant les uns aux autres, ancres à bas, eu la mauvaise surprise de voir apparaître au loin en provenance du sud un lion ailé dorée sur fond azuréen. Puis un second, et un troisième, un quatrième et en fin un cinquième. Cinq bâtiments, dont deux galions, armées jusqu’aux nids-de-pie et pleins de soldatesque venaient d’apparaître. Il s’agissait de l’escadre du célèbre explorateur et navigateur Fortunéen, Francisco de Grietta qui deux semaines auparavent mouillait encore au large des côtes afaréennes, en pleine expédition commerciale auprès des élites locales. Ledit explorateur et ses gens avaient été ainsi mis au fait de la situation lorsque l’unique bâtiment ayant fui les lieux avaient dérivé par la plus grande des hasards vers son escadre après avoir subit une tempête. Les autorités républicaines étant à l’autre bout du monde, Francisco avait ainsi pris la responsabilité de se porter au secours de la Feitoria assiégée et de châtier les responsables, c’était là une occasion pour lui de gagner en renommer et d’accomplir quelques faits d’armes par ailleurs, quelque chose qui n’allait pas se représenter de sitôt. Qui plus est, les élites afaréennes, voyant là l’occasion d’obtenir quelques privilèges commerciaux avantageux ainsi que des faveurs ne se firent pas prier afin d’ouvrir leurs coffres, permettant à l’escadre de renforcer sa force de frappe grâce à plusieurs compagnies locales de mercenaires à qui en plus du paiement l'on promis le pillage du palais de l’émir.

Si elle était plus nombreuse en termes de navires, la flotille pirate n’était toutefois pas égal sur le plan de l’armement. Pas du tout, une poignée de balistes étaient tout ce que les vaisseaux avaient à offrir en terme de puissance de feu, les archers fournissant le reste. Lorsque la puissante artillerie des galions donna de la voix, la première moitié fut balayée bien vite, incapable de lever l’ancre et manoeuvrer de par nature même du blocus mis en place,et si la seconde réussie enfin à s’échapper à froce d’efforts paniqués, l’état de leurs bâtiments n’avait rien à envier aux survivants d’un typhon. Sur terre aussi les affrontements tournèrent court lorsque les Tercios Fortunéen et les mercenaires débarquèrent sur les arrières des assiégeant qui avaient eu l’audace d’établir un camp sans fortifications, ce tandis que les occupants du fort opéraient une sortie. Pris entre le marteau et l’enclume, les assiégeants furent occis sans aucune autre forme de procès. L’émir lui même fut dit-on fauché par la lance d’un cavalier hirsute afaréen lorsqu’il sorti précipitamment de sa tente pour constater quelle était la raison du désordre. Lorsque sa tête plantée sur une pique fut présentée devant les murs de sa ville à l’autre-bout de l’île, la garde ouvrit immédiatement les portes, laissant pénétrer les forces de De Grietta tandis que ses navires investissaient le port. Bientôt, l’aigle bicéphale Fortunéen flotta sur le toit du palais de l’émir dont des volutes de fumée sortaient ça et là tandis que les bandes avides de mercenaires en ressortaient les unes après les autres chargés de richesses. Suite à cela, et sans nul autre formes de procès, Francisco déclara l’annexion complète de l’île à la République Fortunéenne, se proclamant gouverneur de cette dernière. Nul n’y trouva rien à redire, le Doge et les patriciens félicitèrent ce dernier dont le récit de ses exploits avait atteint la capitale, ce tandis que les souverains des contrées continentales se contentèrent d’hausser les épaules et d’arquer un sourcil devant les nouvelles opportunités commerciales qui s’offraient à eux.

Dans notre prochaine édition, nous nous pencherons plus en détail sur l’état actuel de l’île et le rôle qu’elle joue désormais autant pour la République que dans la crise du Varanya.
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La missive

La Pax Republica fortunéenne fête ses 50 ans.


Le 18 Décembre est jour de fête dédié à la commémoration de l'instauration de la Pax Républica il y a 50 ans de cela à travers l'ensemble des territoires fortunéens
Le 18 Décembre est jour de fête dédié à la commémoration de l'instauration de la Pax Républica il y a 50 ans de cela à travers l'ensemble des territoires fortunéens

En ce 18 décembre 2003, les Fortunéen et Fortunéennes de l'ensemble du globe, qu'ils se trouvent sur l'île Mère, la Terrafirma, à Canossa ou au sein des terres de l'Oeste ou Leste, n'ont pas hésité à descendre dans les rues afin de participer et surtout profiter des festivités dont l'organisation colossale a été piloté durant les dernières semaines par le gouvernement du Doge en collaboration avec les administration locales. Celles ci permettent ainsi de commémorer l'instauration de la Pax Republica, qui fête entre autre sa cinquantième année jour pour jour après avoir été établie par le Doge Francisco di Fortuna pour marquer la sortie finale des "Grandes réformes" qui ont fait suite au sein de l'histoire républicaine à la période de trouble des année 30 et 40 ayant vu la chute des anciennes institutions et leur renaissance.

Concrètement, qu'est-ce donc que la Pax Republica ? Ni plus ni moins que le triomphe du modèle républicain Fortunéen dit réformé. En effet, Fortuna est la plus ancienne république du monde, et jusqu'au siècle dernier avait conservé un modèle et des institutions politiques qui n'ont presque pas évolué en plus de huit siècles. Le temps passant, ce qui était acceptable, voir même normal autrefois, devint insupportable et odieux jusqu'à arriver sur le seuil du point de rupture au cours du début du siècle dernier. Et à l'image des autres nations du vieux monde qui avaient été confronté ou étaient en train de faire face à des problèmes similaires, que ce soit sur le continent même ou par delà les mers dans les "colonies" qui se soulevaient désormais massivement contre leur tyrannie, la Sérénissime dû regarder en face ses tares qui au fil des siècles s'étaient transformés en véritables tumeurs malsaines. Des excroissances parasitaire impactant à tous les niveau de la gouvernance, créant un véritable immobilisme administratif, une décadence sans précédant accompagnée d'une accaparation des richesses par une bonne part des élites de la cité qui sombre, et un mépris à peine prononcé pour tout ce qui se trouvait en dehors de la lagune régalienne.

Le sinistre évènement de "La Longue semaine", marquant la chute de l'ancien modèle républicain

La grogne et le mécontentement largement maîtrisé et apaisé autrefois par l'habileté diplomatique des envoyés des doges, monta tant et si bien face à cette situation que même la voix de la raison des plus grands orateurs se perdait dans un flot de colère qui menaçait de renverser tel un raz-de-marée tout ce que la république avait construit sur des siècles entiers. En 1936, lorsque l'ensemble des territoires d'Outre-mer avec en tête de file Canossa envoyèrent une vaste délégation exiger droits, autonomie et respect, elle termina son épopée dans "les plombs", de sinistres prisons situé dans les combles du palais des doges. Ce fut la goutte d'eau, mais pas pour l'empire d'outre-mer. Non, mais pour les factions de l'époque que l'on désignerais aujourd'hui comme les Républicains et les Lions. Chassés du pouvoir trois décennies plus tôt après une défaite majeure aux élections du Doge, et incapable de l'emporter par la suite, ils avaient lentement vu leur influence s'étioler et leur emprise sur la capitale et les institutions gouvernementale disparaître. Le vide politique en résultant avait ainsi permis à leurs rivaux triomphant, les ancêtres des héritiers emmenés par le Doge Giacomo Litaris, opérer un véritable pillage comme l'on n'en avait jamais vu de l'ensemble de l'empire commercial républicain , le tout saupoudré d'une série de décisions et de lois mettant au coeur des préoccupations, la Capitale et ses patriciens uniquement, ceci tout en évinçant le pouvoir du conseil des dix et en mettant en dévoyant une part de l'amirauté par le népotisme. Ainsi, et jusqu'en 1936, les Litaris et leurs comparses s'étaient accrochés au pouvoir à grand renforts de manigances politiques et de corruption, dévoilant comme jamais auparavant à quel point les institutions fortunéenne étaient devenus dysfonctionnelles. L'emprisonnement des représentants des comptoirs, îles enclaves et Canossa mis le feu aux poudre et fut la cause du sinistre évènement que l'histoire républicaine nomme "La longue semaine".

Durant sept jours et sept nuits, un silence de mort tomba sur la capitale Fortunéenne. Entendons par là que le contact avec l'extérieure fut rompu, pas une âme, pas un navire ou quelque engin que ce soit n'entra ou ne sortie de la lagune, celle ci ayant été isolé par un cordon de vaisseaux de guerre de la première flotte. La semaine passée, le reste de la république ainsi que le monde découvrit avec stupeur que les choses avaient bien changés au sein de la cité qui sombre. L'amirauté en collaboration avec le Conseil des dix et au moins la moitié des familles patriciennes avait mis en oeuvre ce que l'on peut considérer comme n'étant ni plus ni moins qu'un coup d'état. Le gouvernement du Doge Litaris avait été renversé, la grande majorité de ses membres, ainsi que un tiers du sénat de l'époque avait pris la place de la délégation des terres d'outre-mer aux plombs, et le Doge lui même avait finit pendue haut et court depuis le palais de la cité. Une véritable purge qui se poursuivit ça et là en dehors de Fortuna même durant les mois qui suivirent, provoquant la chute, la disgrâce, l'exil et parfois même l'extinction d'illustres dynasties. Une élection plus tard réalisée à la va vite avec ce qu'il restait du sénat donna le siège du Doge à Francisco di Fortuna, ce dernier se mis immédiatement à l'ouvrage afin d'essayer de réparer les torts causés par son prédécesseur, bien que dans les faits, les historiens parlent plutôt d'une tentative de "sauver les meubles" qui sera contre toute attente couronnée de succès, prenant le nom des "Grandes réformes" au sein de l'histoire, celles ci s'étalant sur un peu moins d'une vingtaine d'année, s'achevant le 18 décembre 1953.

Le principe de la paix républicaine, la fin de la tyrannie, l'harmonie entre Fortuna et l'ensemble de ses territoires et le triomphe des grandes réformes

Le Gonfalon républicain, le symbole tacite de la Pax Republica
Le Gonfalon républicain, le symbole tacite de la Pax Republica

Les pouvoirs, qui jusqu'à présent étaient concrètement tenus par le Sénat, dont le Doge n'était en fin de compte que le visage, furent séparés comme il se doit, l'exécutif pour Il Palazzo Ducale, le législatif pour Il Senato et le judiciaire pour Il consiglio dei dieci. L'attribution des sièges au sénat à l'exception d'une vingtaine qui demeurèrent aux "sauveurs de la république" et conserveraient l'ancien système, serait désormais soumise au suffrage universel à travers une élection pour laquelle tout Fortunéen, qu'il soit en métropole ou au sein des territoires d'outre-mer pourrait exprimer sa voix. Par la même occasion, le statut de l'ensemble des terres de L'Oeste, de Leste et même de Canossa fut modifié de tel manière à ce qu'ils ne soient plus de simple comptoirs, territoires de chartes commerciales ou autres enclaves délaissés, mais des provinces à part entière de la république qui disposeraient par ailleurs d'une vaste autonomie. Chacun de leur habitants et résidant obtenant les même droits, devoirs et libertés que leurs homologues de métropole. En soit, ni plus ni moins que la satisfaction des exigences de ces territoires, et même plus encore, car une fois ces décisions prises, fut présenté à chaque territoire la possibilité d'obtenir l'indépendance sur simple demande. Un quart seulement sur l'ensemble des provinces, se saisirent de l'occasion, le reste, largement contenté par les changements ainsi que les avantages qu'ils conserveraient ou se verraient attribuer en plus de ceux ci, décidant de demeurer une composante à part entière de la Sérénissime. Enfin, le symbole même de la république, son drapeau, fut modifié pour marquer l'occasion, voyant entrer en son sein l'aigle bicéphale qui pris une place centrale au sein du gonfalon, marquant l'omniprésence de la république à l'est comme à l'ouest du globe, mais devenant surtout la représentation des territoires d'Outre-mer.

Le nouveau visage du territoire Fortunéen s'affichait ainsi comme radieux à l'aube du 18 décembre 1953, qui fut transformé en jour férié dans la foulée, laissant place à des festivités pour célébrer le renouveau républicain et la "Pax Republica", l'apaisement des tensions et l'harmonie entre Fortuna et l'ensemble de ses territoires par delà les océans. Ainsi, en cette année 2003 et à l'instar de celles qui l'ont précédé et ce depuis 1953, la Sérénissime et son peuple commémore véritablement le Triomphe de la Démocratie à la Fortunéenne, et comme ce fut le cas pour ses prédécesseurs en leur temps, le Doge tenu un discours sur la Place San Salieri à Fortuna afin de déclarer l'ouverture des festivités de cette année.
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La Missive

Le sujet sensible du délaissement de l'Oeste et Leste au coeur des débats au sénat

L'hémicycle Fortunéen
Le sujet sensible du délaissement de l'Oeste et Leste au coeur des débats au sénat

L'euphorie générale des festivités du 18 décembre n'aura décidément pas durée, à peine 5 jours plus tard, un nouveau sujet de société s'en vient sur le devant de la scène politique fortunéenne. En Effet, un article récemment paru du journal hellénophone de Cémétie "Informations du Thaon" a trouvé un écho particulier au sein des instances politiques de la faction dites des "Aigles". En effet, pas plus tard qu'aujourd'hui, le sénateur Xénophon Ergyre, représentant élu des populations de culture hellénique de l'île de Caspary, a lors d'une prise de parole devant l'assemblée brandit un exemplaire dudit journal avec l'article en question en tête d'affiche, présentant celui ci à tous ses homologues sénateurs. Employant ce nouveau cheval de bataille, il a alors tenu un discours passionné dans l'hémicycle dont nous partageons ci dessous quelques extraits.

Xénophon Ergyre, Sénateur de Caspary
Xénophon Ergyre, Sénateur de Caspary

Premier Extrait

<< Xénophon Ergyre - Signori e Signore, honorables collègues, représentants du peuple fortunéen, si je me tiens devant vous aujourd'hui en tenant ce journal, c'est pour vous faire part de la grande honte que j'éprouve à l'heure actuelle vis à vis de l'action de la République dans ses territoires d'outre-mer. Et vous me demanderez sans doutes, de quelle action il est question. Et c'est là tout le problème à dire vrai, puisqu'il n'y en a eu aucune et ce depuis fort longtemps. >>

Second Extrait

<< Xénophon Ergyre - L'Oeste et Leste, qu'il s'agisse de Caspary, de Grietta, de ces îles, de ces enclaves, de ces comptoirs... De toutes ces terres qui ont fait la richesse de la Sérénissime et font encore aujourd'hui sois disant notre fierté et la puissance de projection de la république... Ils ne sont plus que l'ombre d'eux même, les restes d'une époque depuis longtemps révolu n'ayant nullement évolué en plusieurs siècles. Aussi je vous le demande. Est-ce là ce que l'on peut attendre d'une nation contemporaine ? Qu'elle délaisse ses terres, relègue à l'oublie une partie de ses citoyens ? Ma réponse est non, et ce devrait être la votre à tous et toutes. Nous avons été élu par le peuple Fortunéen, l'ensemble du peuple Fortunéen vivant à travers l'ensemble du globe afin d'être l'expression de sa volonté, et c'est notre devoir le plus sacré que de répondre à ses attentes, ce que nous faisons clairement pas à l'heure actuelle, ou tout du moins pour une partie, ce qui est d'autant plus insupportable. >>

Troisième Extrait

<< Xénophon Ergyre - J'entends bien que cette honorable institution, ainsi que le Doge et son administration ont de nombreux sujets d'importance à traiter, qu'il s'agisse du réarmement naval ou de la relance du commerce, croyez le je l'entends. Mais je peux vous affirmer avec une assurance certaine que l'un comme l'autre n'adviendra pas si nous ne maintenons pas à flot l'ensemble de la logistique nécessaire à ces derniers. Et cela passe par une revalorisation active des économies locales, la création de nouvelles infrastructure, l'implantation et le développement d'entreprises dans tout l'Oeste et Leste et surtout un investissement massif et immédiat afin d'opérer une relance de l'éducation et offrir à chaque fils et fille de la république le savoir nécessaire pour exploiter pleinement leur potentiel. Et ce ne sont là que des exemples, je puis aisément vous présenter une liste complète de points et d'objectif qui feraient le plus grand bien aux provinces d'outre-mer. >>

Très vite rejoint dans sa démarche par une bonne frange du sénat rassemblant autour de celles ci non seulement l'ensemble des Aigles, mais aussi une large partie de chacune des factions à l'exception des héritiers au delà de recevoir froidement ces dernières, ont immédiatement répliqué avec virulence à ce qu'ils qualifient comme un "dénigrement scandaleux des bienfaits de la république" ou encore comme une "immonde ingratitude", déclenchant au delà d'une énième polémique, une série de débats et discussions houleuses qui éclipsèrent complètement l'ordre du jour.

Une réaction d'Il Palazzo Ducale presque immédiate

Malgré tout ce que l'on peut dire, les explications que l'on peut avancer et les théories que l'on peut formuler, le désintérêt pour l'Oeste et Leste par les autorités républicaines est un fait réel et concret, qui plus est il n'est pas non plus nouveau. En effet les territoires d'outre-mer hors Canossa et le "Triangle d'or", s'ils furent au centre de l'attention durant toute l'époque moderne entamèrent toutefois un lent déclin tout le long du XIX siècle qui malgré les grandes réformes du XXe se poursuivi inexorablement jusqu'à nos jours. Beaucoup de théories sont avancés sur cet état de fait, mais de manière commune l'on attribue la faute d'une part à l'isolement de certaines nations qui pour partie après un élan mercantiliste fut un temps tombèrent dans les affres du protectionnismes, impactant ainsi grandement les échanges commerciaux. D'autres part, l'on pointe aussi du doigt les nouvelles technologies et notamment navales qui réduisirent grandement l'utilité de certaines terres qui étaient auparavant des points d'escales obligatoires au sein des nombreuses routes commerciales de la Sérénissime. Enfin, la tyrannie des Doges Litaris durant la première moitié du XXe siècle a provoqué un appauvrissement général de la quasi totalité des comptoirs, îles et enclaves grâce à une véritable politique de "pillage" au profit des fortunes personnelles de la dynastie éponyme et de leurs plus proches alliés.

Les grandes réformes des doges Di Fortuna, au delà des innovations démocratiques, ont essayé de réparer du mieux qu'elles pouvaient les dommages causés, obtenant des succès partiels mais pas totaux. Depuis, la situation a été "laissé tel quel", les gouvernements successifs portant leur attention sur la Métropole notamment mais plus encore sur Canossa. La mondialisation croissante du monde a toutefois changé un changement de mentalité et depuis peu, et depuis l'élection de Francesca Federica di Fortuna, l'évocation de projets concernant Leste comme l'Oeste était de plus en plus régulière, même si les experts de la politique fortunéenne considéraient que ce n'était toutefois pas une priorité immédiate pour les premières années de son mandat et qu'il faudrait patienter pour voir ceux ci voir le jour.

Le retour soudain du sujet au sein du sénat a toutefois changé la donne semble-t-il et plusieurs représentants des aigles, et notamment Il Signore Xénophon Ergyre ont été ainsi vu se rendre au Palais des Doges dans la journée, ce qui coïncide avec des déclarations d'Il Palazzo Ducale qui ont été faites il y a quelques heures de cela, faisant certainement suite à ces entrevues. En effet, la formation d'une commission d'enquête rassemblant des industriels, des ténors du monde de la finance ainsi que des grands esprits de l'académie ducale de Fortuna a été annoncé et accomplira bientôt une grande tournée des territoires d'outre-mer afin d'examiner au cas par cas, les pistes de développements économiques locales pouvant être réalisées. En l'attente du début de cette odyssée et des conclusions des divers rapports qui en résulteront, le gouvernement du Doge a fait savoir qu'un budget destiné au sujet épineux de l'éducation dans ces lointaines provinces allait être constitué. Et si l'emploi de ce dernier est encore dans certaines forme à l'étude, il est d'ores et déjà certains qu'il donnera d'une part l'occasion de revaloriser l'enseignement général dans ces régions, mais surtout permettra l'octroi de bourses étudiantes destinée à permettre aux jeunes gens de Leste et l'Oeste d'intégrer les établissements d'enseignements supérieurs qui pour la plupart demeurent en Métropole et à Canossa. La Distance, et les coûts démentiels de déplacement vers les terres où siègent ces établissements, de logement sur place ainsi que les frais d'enseignements eux même sont un véritable fléau et le principal obstacle à l'accès à l'éducation, aussi l'action du gouvernement au delà d'être bienvenue était plus que nécessaire.

D'après les représentants du Doge, d'autres solutions seraient à l'étude, mais certaines déjà décidés depuis plusieurs mois et en lion avec le renouveau commercial et naval entamée par la République devraient prochainement être mises en oeuvre plus tôt qu'initialement prévue.
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La Missive

Le Doge adresse ses vœux à l'ensemble des citoyens Fortunéen pour le nouvel an


Francesca Federica di Fortuna
La première allocution officielle du passage à la nouvelle année est une épreuve cruciale dans la stratégie de communication du Doge Francesca Federica di Fortuna

La fin d'une année est similaire à une page d'un livre qui se tourne. Il s'agit toujours d'un moment emplie de nostalgie où chacun et chacun contemple par dessus son épaule ce qu'il a accompli, côtoyé, expérimenté durant douze longs mois. C'est là le moment idéal pour ressasser les souvenirs, apprécier ses succès mais aussi regretter ses erreurs, mais plus encore, c'est l'occasion à ne pas manquer pour se résoudre à dépasser ces états d'âmes et adopter de meilleures résolutions. C'est là l'une des plus anciennes traditions que beaucoup de peuples à travers le globe partagent, la Sérénissime et ses bonnes gens ne font pas exception à cela.

Mais avant d'observer l'avenir, il convient de contempler ce qui a été fait. L'an 2003 a été marqué par des évènements pour le moins insolites dont certains rappellent assurément quelques ères antérieures aux méthodes, us et coutumes que l'on croyait disparu dans les plus sombres recoins de l'histoire. Nous parlons là bien évidemment du conflit larvée qui a vu le jour dans le lointain pays du Varanya. Tout d'abord considéré avec mépris par certains experts et analystes internationaux comme un simple début de feu qui serait mis prestement sous contrôle par forces impériales, ces derniers ont bien vite déchanté lorsque divers acteurs externes se sont mêlés à la danse. Les maigres flammes sont devenus un authentique incendie qui menace à tout moment de faire exploser ce que beaucoup considèrent désormais comme un immense baril de poudre. Dans un autre registre, les grands acteurs de la mondialisation, qu'ils viennent des milieux financiers, de l'entreprenariat ou même de la politique ont eu et ont encore matière à s'inquiéter. En effet, portée par l'état Afaréen de Netsamereti, une nouvelle internationale rouge a vue le jour, intégrant bien vite plusieurs pays d'Eurysie en son sein afin de former un front contre "Le capitalisme et l'impérialisme" et promouvoir l'idéologie "du peuple" à travers le monde. Ce qui en soit, vous le comprendrez aisément n'a pas manqué de faire naître une vague d'incertitude dans la société Fortunéenne qui au delà d'être directement attaqué dans ses intérêts, et via ses provinces d'outre-mer par quelques revendications infondés, voit naître une opposition pour le moins marquée à tout ce qu'elle incarne dans ses politiques mercantilistes pour ne citer qu'elles.

Au delà de ça, l'on pourra bien évidement mentionner les multiples défis auxquels fait face la république dû à sa composition géographique même. Les disparités de bon nombre des provinces d'outre-mer avec celles de Métropole et de Canossa sont revenus sur le devant de la scène portée par quelques articles de presses incendiaires. En arrière plan, les question de la stratégie du réarmement naval et de liaison entre les différentes composantes de la république se profilent. Pourtant, il ne s'agit là que d'une infime partie des défis auxquels Fortuna doit faire face.

Beaucoup considèrent que dans de tel conditions, le Doge, qui entame à peine la première année de son mandat suite à son élection, est bien trop jeune et inexpérimentée pour assumer le fardeau du pouvoir qui assurément pèse sur ses épaules. Cependant plus nombreux encore sont ceux qui ont accordé leur confiance à sa Grâce afin de diriger avec justesse et pertinence la Sérénissime, car malgré ce que disent ça et là ses détracteurs, les personnalités proches du pouvoir assurent que l'occupante du palais ducal se dévoue corps et âme à la tâche titanesque pour laquelle l'honorable sénat et le peuple Fortunéen l'ont élue.

Dans cette optique, et profitant du passage du nouvel an, sa Grâce a ainsi pu s'adresser à l'ensemble du peuple Fortunéen lors d'une allocution officielle afin de revenir sur ce qui a été fait durant l'année précédente et ce qui est encore à faire durant les douze prochains mois et plus encore. Une allocution dont voici quelques extraits.

Extrait premier

<< Fils et Filles de la République, nous souhaitons tout d'abord adresser à chacun et chacune d'entre vous nos meilleurs voeux pour cette année 2004 et ce malgré les incertitudes qui grandissent dû à l'instabilité croissante dans certaines parties du monde. Mais qu'il s'agisse des mises à l'épreuve croissante de la démocratie, de la montée d'idéologies extrémistes et oppressives, ou de l'expression d'une hostilité croissante à l'égard de tout ce en quoi nous croyons, nous y ferons face. Nous y ferons face avec ferveur, résolution et justesse, comme nos pairs et ancêtres l'ont fait avant nous. >>

Extrait second

<< Les défis auxquelles nous faisons face sont nombreux, et ne sont pour la plupart pas récents, ils sont même anciens, très anciens, d'une ampleur si titanesque que nos prédécesseurs n'ont pas pu ou n'ont pas eu la volonté nécessaire afin d'adresser des solutions, ou même des ébauches de projet visant à surmonter les difficultés associés. Ces défis, concernent autant les immenses distances qui séparent les multiples territoires de la République, que le délaissement d'une partie de ceci et le vieillissement critique de notre flotte, pour ne citer qu'eux. Beaucoup lèvent depuis plusieurs mois le ton, pointant du doigt, tirant la sonnette d'alarme. Et nous l'avons entendu. >>

Extrait troisième

<< Le renouveau républicain ayant été accompli il y a plusieurs décennies de cela n'est toujours pas achevé. Nos institutions et notre société ont certes connus une seconde jeunesse d'esprit, mais le corps demeure vieux et dépérit. Toutes nos politiques, récentes et futures vont dans le sens d'une renaissance de ce dernier. Le plan de réarmement naval associé au renouveau de la flotte commerciale a déjà été amorcé et l'ensemble de nos chantiers naval est déjà à l'oeuvre afin de fournir autant de bâtiments guerriers comme civils pour rétablir notre influence sur les mers et redonner à la devise républicaine tout son sens. De même, au delà du système d'octroi de bourses mis en place à destination des jeunes et brillants esprits de Leste et l'Oeste, et avec la collaboration de plusieurs grandes fortunes de la République, le gouvernement est à l'oeuvre afin de mettre en place un vaste budget destiné à revaloriser l'activité des provinces d'outre-mer qui disposent pourtant d'un immense potentiel. Délaisser ces dernières dans cette époque de mondialisation où la quête de l'équité et du bien être des citoyens est une priorité serait le plus grand des crimes, aussi nous ne pouvons nous résoudre à ignorer les besoins de nos concitoyens. >>

Extrait Quatrième

<< Enfin, je souhaiterais aussi vous rappeler une chose. Le commerce est le sang de Fortuna, il est inscrit dans ses gènes. Cependant, il est impossible de pratiquer celui ci en étant seuls. Les partenaires, alliés et amis d'autrefois ont déclinés, disparus ou se sont éloignés jusqu'à un point de non retour. Nous laissant abandonnés et sur la touche. Cependant la mondialisation est toutefois bien présente, et notre capacité de projection grâce aux provinces de l'Oeste et Leste est toujours aussi grande. Aussi, il est plus que temps de lancer une vaste offensive diplomatique, de s'ouvrir, de nouer de nouveaux liens, ce que nous avons déjà fait avec la fédération insulaire de l'Arkencheen avec qui nous pu établir des projets et lancer des actions communes. C'est aussi le cas avec le lointain royaume du Lavyria avec qui des canaux diplomatiques ont été ouverts et des ambasades établis. Mais est-ce là suffisant ? Non. Assurément pas. Il faut aller plus loin encore, contacter, traiter, créer, tout ceci avec un seul objectif final, prospérer et redonner un sens à cette expression tant apprécie de nos grands esprits, celle de "République maritime". >>
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La Missive

Les réformes navales en marche : Le triomphe de la jeune école

Les cuirassés Fortunéens, Colosse dominant les océans autrefois, reliques d'un âge révolu désormais.
Les cuirassés Fortunéens, Colosses dominant les océans autrefois, reliques d'un âge révolu désormais.

Qui aurait pu penser il y a encore quelques années de cela qu'une série de réformes majeures soient entamés à l'initiative conjointe d'Il Palazzo Ducale et d'Il Stato da màr ? Personne à dire vrai, et à raison. En effet, dans l'imagination populaire, la Marine Fortunéenne a encore une importance toute particulière en tant que vecteur de puissance et d'hégémonie sur les flots de "celle qui fut une Thalassocratie avant tous les autres". Et le principal instrument de cette suprématie qui il y a encore quelques décennies de cela était encore une réalité, n'est nul autre que la pièce maîtresse actuelle de l'armada républicain, le Cuirassé. Véritables titans d'aciers et de chrome, ces bâtiments de guerres étaient considérés, et à raison, comme de véritables monstres pouvant envoyer par le fonds des escadres entières dû à la puissance de feu inégalée que chaque unité pouvait aligner à elle seule, ceci tout en endurant les plus féroces des assauts et les tirs continus de multiples adversaires grâce à un blindage imposant conçu spécialement pour résister à merveille à de nombreuses armes d'époques.

Mais plus encore que les performances concrètes, l'influence et l'importance du cuirassé ont pendant longtemps fait orbiter les doctrines navales Fortunéenne autour de sa personne. Les experts parlent ainsi de "Flotte de dissuasion" lorsqu'ils évoquent l'armada républicain, le beau rôle étant donné aux plus gros navires, les cuirassés mais aussi les croiseurs lourds, ce tandis que les vaisseaux de plus faibles tonnages avaient un rôle d'escorte. Les sous-marins quand à eux n'avaient qu'un rôle de soutient où étaient réservés à des tâches d'interception mineures. Cependant, force est de constater que l'évolution des pensées, mais surtout des technologies a vue des changements majeurs au sein de la stratégie navale au cours des dernières années. En effet, dans un monde multi-polaire où des puissances émergent les unes après les autres et où l'aviation a tant gagnée en importance que désormais il ne suffit plus d'avoir les plus grosses batteries navales pour l'emporter sur les flots, il était évident que l'Amirauté serait amenée à revoir sa conception des choses et à s'adapter à l'ère contemporaine.


L'avenir est à la réduction des tonnages et au perfectionnement de l'armement longue-portée

La Corvette, le nouveau fer de lance polyvalent des flottes et représentation concrète des desseins de la jeune école
La Corvette, le nouveau fer de lance polyvalent des flottes et représentation concrète des desseins de la jeune école

Concrètement, qu'est-ce donc que la jeune école ? Avant-toute chose c'est un courant de pensée ayant vue le jour au cours de la seconde moitié du XXe siècle lors du crépuscule des Grandes Réformes portés par les Di Fortuna après la chute des Litaris. En effet, les réflexions et remaniement qui touchèrent dans un premier temps uniquement le domaine de la politique et les administration gouvernementales et locales dans un premier temps gagnèrent bientôt d'autres domaines, et notamment la marine. En effet, les ambitieuses réformes avaient eut un coût monétaire assez élevée, ce qui permis de façon assez paradoxale de constater les dépenses monstrueuses faites afin de maintenir la puissance de la flotte Fortunéenne à son paroxysme, du moins le pensait-on.

Aussi, à l'origine, la jeune école est née par une volonté de faire des économies, soutenant qu'il serait plus aisé de produire massivement des navires de moindre tailles, plus nombreux pour un coût moins élevée, que d'entretenir les monstres des mers qu'étaient les cuirassés et croiseurs lourds, ce tout en permettant de protéger l'ensemble de l'empire d'outre-mer ayant décidé de demeurer au sein de la république. Cependant, d'autres raisons furent bien vite découvertes et firent grimper au sein même de la marine le nombre de partisan de cette nouvelle doctrine, d'une part une série de défaillance technique concernant les fleurons de la flotte qui amputaient leur efficacité. Mais surtout, lesdites défaillances bien trop longues à évincer, laisseraient toute la flotte en grand désarroi et des territoires entiers sans protections de mois entiers, ce qui au vue des
velléité hostiles de certains états étaient inconcevable de laisser advenir. Cependant, ce fut l'avènement de l'aéronautique et le développement exponentiel des sous-marins et des missiles balistiques qui ont récemment scellés le destin de la doctrine de Flotte de dissuasion. Autant de nouvelles créations dont certains contrôlés bien à l'abri depuis des bunkers pouvant opérer des frappes depuis des distances trop conséquentes pour laisser aux monstres d'hier toute occasion de répliquer, ou même de fuir, car les protections d'hier sont les poids d'aujourd'hui qui limitent un facteur essentiel des tactiques modernes, la mobilité.

Aussi, en considérant tous ces facteurs, les derniers rocs de la vieille école ont cédé face à la pression de la jeune, soutenue largement par sa Grâce le Doge dit-on et le Grand Amiral lui même, qui bien que nostalgique d'une ère désormais révolue, a dû se ranger à l'avis général ne serait-ce que par pragmatisme.
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La Missive

Pregare per Luukas, un appel du coeur sur fond de tirade au vitriol.


Dom Juan Altarini, patricien affilié à la faction des héritiers lors de la dernière édition de son émission télévisé "L'heure des comptes"
Dom Juan Altarini, patricien affilié à la faction des héritiers lors de la dernière édition de son émission télévisé "L'heure des comptes"

En temps normal, les élites de la ville qui sombre évitent de s'exprimer plus que nécessaire sur l'actualité générale ne les concernant pas eux ou la République, chose encore plus vrai lorsque ladite actualité se trouve hors des frontières de la Sérénissime. Il s'agit là d'une vieille doctrine justifié tantôt par la poursuite du maintient d'un relatif statut quo ou la mise en avant d'un principe de non ingérence et du respect des peuples à disposer d'eux même. Entre autre, les fortunéens font leurs affaires et régissent leurs vies comme ils l'entendent, et ils laissent les autres en faire de même car c'est là leur droit, ce bien que cela n'empêche personne d'émettre un jugement ou bien de faire quelques commentaires à huit clos. Toutefois, et ce de plus en plus depuis ces dernières années, des exceptions sont venus agrémenter cette règle tacite prenant court au sein de la scène publique républicaine, des voix s'élèvent de plus en plus afin de critiquer, de clamer et d'émettre des avis et des opinions, voir carrément des dénonciations mais jusqu'à présent aucune n'avait été si forte que celle de Dom Juan Altarini.

En effet, le patriarche de la famille patricienne éponyme, ténor de la faction des héritiers ainsi que magnat de l'audiovisuel et de la presse, plus connue pour son rôle de présentateur de l'émission de télévision fortunéene nommée "L'heure des comptes" où il réalise des interview et des débats traitant sur divers sujets de l'actualité républicaine, a largement dévié de ses sources d'inspirations traditionnelles. Au programme de la dernière édition de l'émission, des politologues, écrivains et philosophes contemporains réunis autour d'une même table, ce afin de traiter à l'origine de la sortie de récents ouvrages traitant des années sombres de la république ayant amenée à l'avènement de la constitution de 1953, du moins c'était là le thème initial. Débattu avec ferveur pendant environ une demi-heure, la suite des évènements changea bien vite de direction lorsque sans crier garde, Dom Juan, usant de ses pouvoirs de présentateur, repris en main la discussion en faisant un parallèle entre les non-dits sur les agissement des forces de sécurité républicaine lors des années cinquante, et l'actualité bien réelle et contemporaine sur les rivages de la mer du nord. Notre rédaction a pris la liberté de retranscrire quelques extraits de la discussion ci dessous.

Extrait premier.

<< Dom Juan Altarini - Dites vous bien, Mesdames et Messieurs, que ce triomphe de la démocratie ne s'est pas fait sans heurts, les excès de la semaine sombre se sont poursuivit jusqu'à la fin des réformes. Les études récentes ainsi que les témoignages, photographie et brèves de presse d'époque en font une macabre description. Imaginez vous donc les forces de l'ordre tomber dans l'horreur et l'indignant en réprimant par la force toute contestation éventuelle ? Ici ? En cette ville ? Ce sont pourtant là des faits, et pour ceux qui ne s'imaginent pas tel situation advenir à nouveau, je vous invite à observer plus loin que les frontières de la république. Après tout, les forces de sécurité de l'Empire Latin Francisquien se sont illustrés il y a peu, en causant la mort de deux adolescent, dont un de nationalité Pharoise et ce dans des circonstances assez troubles, doublée, d'après nos sources qui sont on ne peut plus fiable, d'un refus caractérisé d'offrir de plus amples explications. Ce qui à mon sens est une représentation contemporaine de ce qui pu se voir en Fortuna il y a quelques décennies. >>

Ce fut en soit, le point de départ d'une nouvelle polémique au sein de l'émission qui à dire vrai est passé maître dans l'art d'en déclencher, à partir delà, les avis se sont échangés et les tons sont progressivement montés.

Extrait second.

<< Invité - Faire le rapprochement avec une nation étrangère est un peu osé. Fortuna n'est pas l'empire Latin Francisquien, faire une comparaison entre nos deux systèmes politiques et leurs éventuels et hypothétiques excès n'a que peu de sens, qui plus est, aux dernières nouvelles et d'après les déclarations faites par les officiels de l'empire, les deux jeunes gens, si leur décès est je vous l'accorde tragique, étaient en état d'arrestation pour des motifs en toute somme assez graves. En soit, passage illégale de la frontière à priori et...

Dom Juan Altarini -
Et donc ? C'est là une raison pour envoyer dans des cercueils deux jeunes âmes ? Juste pour avoir posé un pied là où il ne fallait pas nous devons faire l'autruche et nous contenter de regarder ailleurs en disant que les autorités locales sont dans leur bon droit ?

Invité - Ce ne sont pas mes mots, je dis juste que...

Dom Juan Altarini - Ah bah si ! Tout de même, vous justifiez l'injustifiable. Nous parlons là de gens en armes entrainés et formés de tel manière à ce qu'ils puissent faire respecter la loi et défendre leurs concitoyens. Vous n'allez pas me faire croire qu'ils étaient dans leur bon droit pour descendre deux gamins qui n'avaient en soit fait que poser pied à terre, car ils étaient dans une embarcation à la base.

Sur ces mots, Dom Juan a sorti d'un porte document la photographie du jeune pharois décédé paru dans la presse de sa patrie, brandissant cette dernière devant les caméras et les invités.

Dom Juan Altarini - Osez me dire, que feu Luukas, car c'est là son nom et paix à son âme, eu-été une menace justifiant de le descendre pour des motifs de... "Fuite" et de menaces verbales ? C'est ça ? Oui... Déjà, permettez moi, mais si il est parvenu à échapper aux forces de l'ordre impériales, il y a déjà un problème, mais au delà de ce fait, un peu de course à pied ne pouvait pas leur faire de mal, il y a je crois, un léger problème de disproportion d'usage de la force dans la procédure.

Suite à cela, une nouvelle vague de discussion s'ensuit jusqu'à ce que irrité, le présentateur se saisisse cette fois à la surprise générale d'un mégaphone. >>

Extrait Troisième

<< Dom Juan Altarini - Mais c'est insupportable votre attitude ! Parce que cela ne se passe pas en territoire fortunéen l'on ne peut pas en parler ? On ne peut pas être outré ? On ne peut pas s'offusquer ? Êtes vous humain ou une putain de machine nom de dieu ?! Des ordures fascistes, la pire engeance et racaille que notre bonne vieille terre aie pu voir fouler son sol assassinent sur des motifs floues un gosse et vous persistez à dire qu'il faut faire silence car cela se déroule ailleurs ? Arrêtez, arrêtez ! C'est obsessionnel chez vous de faire l'Autruche ! Si on vous écoutez et faisiez comme vous préconisez, la vermine totalitaire et les métèques partisans de l'autoritarisme seraient dans les rues dès demain afin d'imposer à tous des diktats toujours plus insupportable et humainement intolérable. >>

Devenue largement inaudible face à un brouhaha de réaction, l'émission a dû toutefois être écourtée, voyant le départ de la majeure partie des personnalités réunis autour de la table. Toutefois, Dom Juan a tenu à terminer celle ci en adressant ses condoléances aux familles des défunts et à terminer sur trois mots : Pregarer per Luukas, qui peut littéralement être traduit comme "prions pour Luukas". L'opinion publique fortunéenne s'est d'or et déjà largement emparée de ces mots ci, brandissant ces dernières comme devise et emblème d'un vaste mouvement visant à montrer un soutient aux proches du défunt, mais aussi à signifier une opposition forte à toute forme d'autoritarisme et les dérives des forces de l'ordre qui leurs sont dorénavant largement associés.
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La Missive


"Renouveau démocratique" dans les mers du Nord, avenir brillant ou vaste farce ?

Voilà désormais depuis moins d'un mois que le concept de démocratie est sur toutes les lèvres au sein du Makt et de l'E.L.F qui entament respectivement pour des raisons bien différentes l'un comme l'autre, une renaissance démocratique.
Voilà désormais depuis moins d'un mois que le concept de démocratie est sur toutes les lèvres au sein du Makt et de l'E.L.F qui entament respectivement pour des raisons bien différentes l'un comme l'autre, une renaissance démocratique.


L'Empire des états démocratique latin francisquiens, une démocratie naissante que de nom ?

Les derniers mois n'ont pas été de tout repos en Eurysie, en effet nombreux étaient ceux à craindre le retour du spectre de la guerre dont l'ombre planait sur le vieux continent, et ce à raison dû à la scandaleuse affaire concernant la mort de trois adolescent pharois sur le territoire du tristement célèbre Empire Latin Francisquien. Une escalade qui jusqu'à peu semblait encore sans fin et qui attira l'attention par la gravité des faits, notamment vis à vis d'un concept fortement négligé voir ignoré par le gouvernement mis sous le feu des projecteurs que sont les droits de l'homme, d'une bonne partie de la communauté internationale ainsi que de nombreux organismes de presse qui s'emparèrent alors de l'affaire afin de faire les titres de leurs éditions. En toute somme et pour ceux qui éventuellement l'ignoreraient, l'affaire a ainsi culminé sur un blocus des principaux ports de l'Empire, une recrudescence majeure de la piraterie non loin des côtes de ce dernier, ceci dans le cadre de véritables sanctions débouchant finalement sur une bien drôle de guerre déclenchée par feu le dernier empereur contre le Pharois Syndikaali. Dans un autre registre, cela fut aussi l'occasion pour le gouvernement du Doge d'établir une "Juste Sanction" sur l'E.L.F", mais nous y reviendrons.

Toujours est-il que fidèle à sa nature même, l'empire dont la vie politique semble plus rythmée en termes de rebondissement qu'un de ces obscurs romans de Fantaisie issue des esprits d'auteurs du Kah, arrivait encore à surprendre le monde en annonçant du jour au lendemain un régicide, même si en l'occurrence celui ci semblait fort bienvenue, dont le responsable n'était autre que le propre fils de l'empereur. Cerise sur le gâteau, ce dernier proclamait l'instauration d'une "démocratie", modifiant au passage l'appellation officielle du pays en ajoutant une superbe appellation d'états démocratiques" à la titulaire officielle. Toutefois, prétendre au concept de démocratie est une chose, agir afin d'établir concrètement celui ci en est une autre. Et c'est très certainement sur cette logique que le gouvernement du Doge n'a point encore prêté attention aux rodomontades franscisquiennes, jugeant d'après quelques discrètes déclarations de personnalités proches d'Il Palazzo Ducale qu'il valait mieux attendre et observer avant de "reconsidérer sa position vis à vis d'une ménagerie".

Toutefois, malgré les médisances de certains, il semble que après plusieurs jours d'attente et l'établissement d'une nouvelle constitution, les proclamations du nouvel empereur n'étaient pas vides, ou du moins il y a-t-il certainement un bon début, même si nombreux sont ceux qui s'accorderont afin d'affirmer qu'il n'était pas bien complexe d'apporter des améliorations au vue de l'ancien corpus de lois. Toujours est-il que la leçon, si elle semble avoir été considérée, n'a pas été totalement apprise. Mauvais élève en termes de libertés fondamentales, en rajouter seulement une partie pour mieux nier les autres laisse à douter sur une réelle sincérité de vouloir couper avec la tyrannie. Entre autre, il apparaît que les crimes d'opinions soient encore une réalité au sein de l'Empire sois disant des états démocratiques. Devons nous d'ailleurs évoquer le cas assez particulier du statut de l'Empereur, déjà assez décrié au sein de nombreux cercles intellectuels sans compter qu'il fait l'objet de moqueries voir de critiques récurrentes par une partie assez large du sénat Fortunéen pour ne citer que lui ? Peut être pas, une brève lecture de la constitution impériale est assez édifiante à ce sujet pour se rendre compte que le fils n'a rien à envier au père, si ce n'est que feu son paternel avait au moins la décence d'assumer ses ambitions, ne les déguisant point derrière un semblant démocratique.

Mais fis des critiques, nous vous invitons chers lecteurs à lire, si vous l'osez, ce fabuleux script qui ne peut être associé qu'à une vaste farce et que l'on nomme "Constitution démocratique", car de démocratie tel que l'on entends le concept, hormis la reconnaissance partielle de certaines libertés et la création d'un sénat, il n'y en a vraisemblablement pas.


Le Makt, république fédérale aux amitiés douteuses hier, lueur d'espoir de la démocratie des droits humains aujourd'hui.

Largement décrié pour ses récentes politiques, la très méconnue république fédérale de Makt, acteur discret mais pas moins crucial des mers du nord, a subis il y a peu et notamment vis à vis d'un de ses voisins majeur, le Pharois Syndikaali, une véritable disgrâce diplomatique. Une tel situation advenu du fait de plusieurs choix que certains considéreraient comme douteux, tel que l'adhésion au nébuleux Pacte Anti-Communiste crée et piloté par les grands démocrates de Paradis, capitale de la très lointaine république fédérale d'Albel, qui malgré toutes les critiques qu'on pourrait faire vis à vis de ce vaste projet international a rencontré un vaste succès en rassemblant un grand nombre de signataires issus de plusieurs continents. Au delà de ça, concernant le Makt, l'on notera aussi des "amitiés" encore plus douteuses que l'adhésion au pacte, à savoir celles avec l'Empire Latin Fransciquien de son nom d'époque, que l'on ne présente plus, ayant notamment culminé avec l'invitation des représentants de cette très accueillante nation, au sein d'un projet d'alliance et d'accords concernant divers états des mers du nord sobrement nommé "Alliance Boréale", qui fut accessoirement un échec retentissant. Au delà de ça, l'on pourrait éventuellement mentionner les excès de paranoïa ayant vue une tentative de promulgation de loi portant sur la "sécurité" qui au vue de son contenue, fut jugée et heureusement, anticonstitutionnelle par la plus haute autorité judiciaire maktoise que l'on peut d'ailleurs féliciter pour avoir superbement accomplit son rôle de garde-fou démocratique, bien que plusieurs mesures à visée antiterroristes soient demeurés en place.

Une série d'évènement qui s'accompagnèrent de la démission de deux têtes du gouvernement maktois, dont l'une après seulement 9 jours d'exercices du pouvoirs, causant ainsi un retour aux urnes du bon peuple de la république fédérale nordique lors des derniers jours, propulsant l'un des ténors du parti libéral aux commandes de la nation, le dénommé Peter Van Manlor dont l'une des premières actions furent de révoquer les mesures prises par ses prédécesseurs susmentionnés. A cela s'ajoute une volonté réelle de quitter les accords de Paradis, ceci réalisé par l'intermédiaire d'un vote au sein d'un vote au parlement fédéral, et enfin, un classique plan de renforcement de l'économie qui est cependant un projet des plus sages et qui certainement apportera au Makt de larges liquidités et une prospérité allant avec ces dernières, ce que nous souhaitons de tout coeur aux maktois.

Toujours est-il, que par trois mesures "gagnantes" dirons nous, Van Manlor se distingue déjà de ses prédécesseurs, tant par ses actions que par ses promesses, se voulant "garant de la démocratie mondiale et défenseur des droits de l'homme". Si il apparaît sage d'attendre avant d'émettre des avis approfondis, les premières mesures du nouvel homme fort du gouvernement Maktois sont déjà des signes encourageant qui s'engagent dans la démarche évoquée et défendue par ce dernier. Démarche dont certaines "divinités" devraient assurément s'inspirer. Dans tous les cas, certaines voix du sénat républicain se sont exprimés en faveur d'un rapprochement diplomatique avec la démocratie nordique, dû à ces signes encourageants, laissant ainsi présager un avenir bien plus intéressant dans cette partie de l'Eurysie.
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