06/08/2020
15:47:39
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Dans la chambre des érudits, pour la énième fois, retentissait le gong annonçant la reprise de la séance de discussion. La présidente de l’assemblée pris la parole :

Mesdames, messieurs, merci de reprendre vos places.

Un silence de quelques secondes s'installa pendant que les derniers députés reprennaient leurs places.

Le projet de loi actuellement à l’étude concerne un projet national militaire. Laissons les porteurs de ce projet l’expliquer eux-même.

Un homme de grande taille s’approcha du pupitre et prit la parole.

Mesdames, messieurs.
Qui n’a jamais rêvé de faire de notre pays une puissance militaire à part entière ? Qui, parmi vous, n'a jamais rêvé de prendre part à la gouvernance d’une nation puissante et respectée sur la scène internationale ? En nous, avouons-le, peu d’entre nous ne se sont pas laissés tenter. Et pour cause, une armée puissante est la garantie que notre pays ne risque pas de tomber sous le giron de quelque despote usant de la force pour s'étendre. C’est une garantie de respect sur la scène internationale. C’est une garantie que personne, jamais, ne tentera de nous forcer la main sous la menace des armes. C’est la garantie de pouvoir protéger, n’importe où dans le monde, nos intérêts et ceux de nos alliés, contre les coups de forces des nations non éclairées. C’est également un devoir. C’est un devoir que nous devons, en vertu des accords de Karménie, à la République Fédérale de Karty. C’est un devoir que nous devons à nos citoyens, pour garantir leur sécurité contre l’impérialisme accrue de certains acteurs géopolitiques menaçants. C’est un devoir de pouvoir réduire à néant, sans aide de la communauté internationale, les menaces existentielles dont nous sommes la cible. C’est pourquoi nous proposons aujourd’hui ce projet de loi de programmation militaire. Nous avons déjà, certe limité, mais tout de même, une force aérienne conséquente. Nous avons, par conséquent, un moyen, certes limité, certes à améliorer par des entraînements répétés avec l’armée kartienne, mais nous avons tout de même un moyen de contrer des invasions à grande échelle arrivant par la terre et par les airs sur notre territoire. Ce que nous n’avons pas, ou pas encore, c’est un moyen fiable de nous battre sur la mer. Nous pouvons repousser un assaut maritime arrivant directement depuis la baie des étoiles, mais dans le cas le plus probable d’un conflit de haute intensité mené par une puissance étrangère, sa base sera un groupe aéronaval, pratiquement inatteignable depuis les côtes par nos missiles de croisière. Pour contrer une telle menace, nous avons besoin d’une marine de guerre puissante, capable de tenir tête à un groupe aéronaval de haute technologie. Et nous trouverons cette marine de guerre dans la République Fédérale de Karty. De plus, il nous manque également un autre atout crucial à toute armée moderne : une capacité de projection de puissance digne de ce nom. C’est pourquoi je propose devant vous ces trois projets :
  • La mise en place d’entraînements réguliers, à raison d’au moins un par an, avec la force militaire de la République Fédérale de Karty, ayant pour objet principal l'entraînement à la projection de puissance, pour un camp, et à sa déroute pour l’autre. C’est cela dont notre armée a besoin en priorité, et c’est la seule manière, autre qu’une véritable guerre, d’en acquérir l’expérience. Ces entraînements seront également l’occasion de réaliser, dans les conditions les plus proches d’une réelle opération militaire, des entraînements aux tirs de munitions de haute technologie.
  • La mise en place d’une grande commande à l’Ordre Oruzhiya d’une flotte de guerre digne de ce nom, pour pourvoir à la défense nationale contre les menaces maritimes.
  • La mise en place d’un chantier pour créer, à partir de la flotte de guerre achetée à Karty, et de navire produits par les chantiers navaux milathiens, d’un groupe aéronaval composé d’un porte avion et d’un navire de débarquement, pour permettre une projection de puissance accrue aux quatres coins du globe.

Merci pour votre attention.


S'ensuivirent des débats, pendant une bonne heure, puis le temps du vote arriva.
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Loi de programmation militaire 2019-2021 :


Contexte :


Les études militaires sur la situation géopolitique et stratégique actuelle dans les différents continents et théâtres d’opérations à travers le monde révèlent de nombreuses choses sur la guerre moderne :
L’aviation joue un rôle dominant sur tous les champs de bataille (par exemple en Carnavale ou en Hostaline), et permet, comme a pu le démontrer l’exercice Enedia, réalisé avec les forces kartiennes. De fait, en posture défensive, posséder une capacité à interdir l’accès à la zone de combat à l’aviation attaquante est primordial. L’exercice Enedia démontre également l'intérêt de posséder une défense anti aérienne efficace dans tous les types de situation : elle permet, même sans posséder la supériorité aérienne, ou même un seul avion capable de voler, d'interdire l’accès à certaines zones. Cet avantage permet par exemple de maintenir une zone d’exclusion aérienne sans avoir à utiliser du carburant pour maintenir un avion en vol, et donc pouvoir compter plus longtemps sur ses réserves en cas de problème de logistique, mais ne pas avoir d’avion en vol permet également de moins fatiguer les personnels, car la posture de garde dans un véhicule à l’arrêt au sol est bien moins fatigante. De fait, une artillerie anti aérienne permet de rester en état d’alerte bien plus longtemps, et dans plus de différentes conditions météorologiques, qu’une garde aérienne. Ajoutons à cela que la DCA ne nécessite pas de piste ni d’infrastructures de taille, et est donc utile dans un contexte de bombardement permanent des infrastructures militaires par l’ennemi. En conclusion, la priorité, pour la défense anti aérienne du Dyl’Milath, autant en production qu’en recherche, est donnée à l’artillerie anti aérienne, et plus précisément aux lances missiles anti aériens. Pour renforcer ce dispositif, l’ajout d’un réseau de véhicules radars mouvants et dispersés sur le territoire est nécessaire pour conserver une bonne visualisation de la situation aérienne sur tout le territoire.

En outre, au regard des nécessités d’avions de combat dont l’armée milathienne a besoin, la production d’avions dédiés uniquement au combat air-air est considérée comme obsolète, étant donné le besoin de pouvoir repousser depuis le ciel toute attaque terrestre. Un programme de développement d’un chasseur bombardier multi-mission est également à l’étude, mais il sera évoqué plus tard.

Pour ce qui est de l’armée de Terre, les exemples récents sont moins nombreux. Les deux seules opérations terrestres de grande envergure ayant eu lieu ces dernières années sont l’Opération Clôture de Jardin et l’Opération Omega, mais ces deux opérations ont été menées contre des ennemis inférieurs en tout point de vue à l’attaquant, et ne constituent donc pas de bons exemples. Néanmoins, les résultats de l’exercice Enedia montrent qu’une bonne armée de terre ne peut évoluer dans un théâtre d’opération réduit géographiquement sans un soutien anti aérien très fort. Cela justifie de plus la posture actuelle quant à la défense aérienne du Dyl’Milath. On peut également remarquer le rôle important qu’a joué l’artillerie kartienne durant les opérations terrestres. A ce titre, on peut alerter sur le sous équipement en la matière de l’armée de Terre milathienne. De plus, les formations de défenses ne comptent ni d’artillerie, ni d’artillerie anti-aérienne, et c’est donc un point à modifier. L’une des possibilités, serait la création de corps dédiés à la contre-batterie.

Sur le plan maritime, encore peu d’exemples peuvent être utilisés. Nous passerons donc ce point.

Objectifs :


Armée de l’air : L’armée de l’air, à ce jour, remplit correctement toutes les missions qui lui sont confiées. Elle ne nécessite donc pas de changements, si ce n’est l’augmentation progressive de ses capacités de combat et de projection de puissance via les ravitailleurs et les avions de transport. De plus, les capacités d’attaque au sol doivent être également étendues.

Armée de terre : les nécessités actuelles demandent donc en priorité l’amélioration des capacités de défense sol-air et de l’artillerie. On peut également ajouter à cela une augmentation des effectifs défensifs dans les cadres de combats et de chasse, qui ne sont actuellement que 4.

Marine : sur le plan maritime, les objectifs actuels sont le développement d’une capacité de projection de puissance lourde sur longue distance, pour remplir au plus vite les exigences demandées par les Accords de Karménie.

Actions concrètes :


Armée de Terre :
  • Augmentation du nombre de cadre de chasse à 3
  • Augmentation du nombre de cadre de combat à 10
  • Modification de la composition des cadres de combat pour accueillir des composantes d’artilleries et anti aériennes
  • Augmentation du nombre de lances missiles anti aériens mobiles à 500
  • Augmentation du nombre de véhicules radars à 100
  • Amélioration technologique des capacités de défense anti aérienne
Armée de L’air :
  • Augmentation progressive du nombre d’avions ravitailleurs et d’avions de transport tactique
  • Augmentation de la flotte d’hélicoptères d’attaque et de transport vers une centaine d’appareils
Marine :
  • Création d’un groupe aéronaval (achat d’un porte avion à la Poëtoscovie, de navires militaires et d’avions de haute technologie à Karty)
  • Navalisation de plusieurs aéronefs de l’armée de l’air pour la flotte aérienne du groupe aéronaval (programme Fitzerald).
  • De plus, pour renforcer la capacité de lutte antinavire de la marine, un renforcement de la flotte de bombardiers stratégiques vers 20 appareils est nécessaire. Dans la même optique, il est prévu de créer une flotte de sous-marins d’attaque capables d'interdire efficacement l’accès à la Baie des Étoiles à toute flotte militaire hostile, avec entre 5 et 10 bâtiments.
En outre, pour renforcer la puissance des armées de Mer et de l’Air, un programme visant à la conception d’un chasseur bombardier capable d’opérer depuis la Terre et des porte-avions doit être mis en marche prochainement.
De plus, dans une démarche de modernisation de l'armée, certains équipements de basse technologie, non utilisés, peuvent être vendues au profit d'états étrangers.
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Loi de programmation Militaire 2020 :


Contexte géopolitique :


Le contexte géopolitique actuel de la Deuxième République du Dyl’Milath est hautement tendu. En effet, que ce soit à travers le monde ou plus proche de notre pays, des tensions sont à constater un peu partout : la guerre en Antarès, la guerre Carnavalaise, qui n’en finit pas, mais surtout plus proche l’escalade récente entre le Drovolski et le Kha dans le Détroit Gris, qui ne semble pas prêt de se résoudre malgré les volontés affichées de recours à la diplomatie. Ces opérations militaires à travers le monde sont sources de tensions mondiales, mais heureusement le Dyl’Milath n’est pas très touché par ces opérations, si ce n’est sur le plan économique. Cependant, avec l’avènement de la Communauté des Etats Nazumis, la perte de légitimité de l’armée milathienne suite à l’Opération Aldébaran, et plus dangereuse : les pressions de la Grande République de Velsna, notre pays n’est pas hors de danger. En effet, la CEN, et les discussions concernant l'exclusion de notre état, mettent une pression importante sur notre armée, dont le développement est très mal vu par plusieurs pays, en premier lieu le Jashuria. Il convient donc de ne pas être menaçant, pour ne pas nuire encore plus à la légitimité de notre armée. Mais, plus important, les agissements impérialistes de la Grande République de Velsna concernant la signature milathienne de la résolution d'Hernani-Centre a mis en lumière la vulnérabilité de notre pays aux pressions impérialistes d’ordre militaire, et les menaces que les impérialismes font peser sur la liberté d’opinion et d’action de notre Etat. Il convient de s’en prémunir en priorité.
Enfin, l’abandon du traité de Karménie par la République Fédérale de Karty ne peut que souligner l’inconstance des relations internationales, et la nécessité de développer seul toutes les capacités militaires dont notre État pourrait avoir besoin.

Analyse stratégique :


Les besoins de l’armée milathienne sont donc définis principalement pour la défense, étant donné que la projection de puissance est mal vue par de nombreux acteurs internationaux, et que la légitimité de notre armée sur ce point a été entachée. La projection de puissance doit donc se voir diminuée, surtout sur le plan naval, où de très lourds investissements ont étés fournis l’année passé pour l'acquisition d’une flotte militaire auprès de Danger Systems. Il convient donc de déterminer les dangers qui menacent, ou peuvent menacer, la Deuxième République de Dyl’Milath. Sur le plan terrestre, il est très peu probable que notre état soit confronté d’ici peu à une menace extrême, car les seuls pays frontaliers de notre pays, à savoir le Baïshan, le Ninchi et la Ramchourie, ne sont pas susceptibles de nuire à notre intégrité territoriale, et même s'ils tentent de le faire, les moyens défensifs et de représaille dont nous disposons sont suffisants pour assurer une victoire à moyen ou long terme. La menace n’est donc pas terrestre, elle est plutôt aérienne et navale : en effet, notre plus grand ennemi à ce jour, la Grande République de Velsna, est susceptible, pour exercer des actions coercitives à notre encontre, d’utiliser ses moyens de projection aéronavals, composés de porte avion et de bâtiments de guerre. Dans la théorie, l’Etat du Grand Ling peut représenter une base avancée pour soutenir un assaut aérien semblable à celui de l’Opération Dreamland, mais cette possibilité est très peu probable au vu des relations actuelles entre le Grand Ling et le Dyl’Milath. De plus, il reste à une aviation basée au Grand Ling à traverser soit le Baïshan, soit l’Empire Xin, deux Etats qui partagent de bonnes relations avec le notre, et qui ne sont pas susceptibles de supporter une opération militaire de grande envergure à notre encontre. Cependant, la facilité avec laquelle l’OND a mis en place la plus grande opération aérienne de l’histoire au dessus de la Principauté de Carnavale, pourtant réputé pour son armée de l’Air, nous avertit sur la possibilité que le Jashuria puisse accueillir un assaut aérien prolongé en dépit de sa distance géographique avec notre territoire. Il convient de développer des moyens de détruire un tel type de pont aérien pour garantir l’intégrité de notre territoire. Toutefois, la récente relance du Sommet de Haijing a en partie réconcilié nos services diplomatiques avec les jashuriens, ce qui diminue la probabilité d’une attaque menée par ce pays. La seule vraie menace, pour l’heure, reste une opération d’agression de la part de la marine Velsnienne, si nous prenons des mesures diplomatiques à leur encontre, ce qui, bien que possible, n’a que peu de chances de se produire. Il est donc nécessaire, pour briser ces forces, de détruire en priorité les moyens de projection aéronavals ennemi, donc les Portes-Avions et Portes-Hélicoptères, et de se focaliser sur eux, car ils sonts les navires les plus susceptibles de mener des opérations coercitives dans la profondeur du territoire milathien. Pour répondre à cette menace, la doctrine militaire de la saturation au missile de croisière couplé à l’action furtive de sous-marins d’attaque, est à même de venir à bout des navires avec une grande chance de réussite. Toutefois, l’usage d’une flotte de surface n’est pas la seule menace, car de nombreux acteurs pourraient employer à la place des sous-marins équipés de missiles de croisière et balistiques. En l'État, notre capacité de lutte contre ces menaces est très limitée, il convient de la développer amplement.

On peut aussi ajouter que les menaces, qu’elles soient basées dans un pays nazumi ou sur un porte avion, restent principalement, pour une guerre de haute intensité, les moyens aériens, il convient donc de mettre en place durablement une armée de l’air et une défense antiaérienne efficace, profonde et résiliente, capable de lutter contre les avions, les missiles et les menaces non-conventionnelles.

Actions concrètes :
Armée de Terre : le renforcement des forces jusqu’aux objectifs de la loi de programmation militaire 2019
Armée de l’Air : la finalisation du développement du programme Condore, puis la production d’un minimum de 200 avions de combat du type sur 5 ans.
La mise en place d’un réseau de défense antiaérienne d’au moins 1000 lances missiles antiaériens plus 200 canons anti aériens sur la côte et dans les villes, ainsi que les infrastructures de ciblage et de communications adaptées.
Marine : La mise au ralenti du développement offensif pour se concentrer sur la lutte antinavire et anti-sous-marine, par la force sous-marine, les forces aériennes et le renforcement des stocks de missiles.

Matériel demandé :
  • 2 Cadres de Chasse
  • 6 Cadres de Combat
  • 600 lances missiles anti aériens de haute technologie
  • 200 avions de combat Condore
  • 20 avions de lutte antinavire et anti-sous-marine spécialisés
  • 3 sous-marins d’attaque
  • les forces défensives de la commande définitive pour la Force Océanique de Projection
Sur le plan des alertes opérationnelles, il est nécessaire qu’au moins un cadre de combat, deux avions des escadrons de combat, et un des escadrons de soutien, et un navire de combat, ainsi que l’entièreté des forces stratégiques antinavire, soient en alerte en permanence.
Pour les entraînements, il est nécessaire de se focaliser sur la lutte antinavire, avec si possible un exercice militaire conjoint avec la République de Poëtoscovie pour améliorer la compétence milathienne à ce sujet.
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Discours à la Chambre des Érudits, séance libre du 18 juin 2020 (non publique) :


Prise de parole de l’expert en géopolitique Fred Yang :

Mesdames, Messieurs.

Pensez vous toujours que la survie de notre pays doit être mise en péril pour honorer les pactes diplomatiques que notre gouvernement signe. Pensez vous que le Dyl’Milath puisse, et doive, se mettre seul en péril pour tenter vainement de sauver les restes d’une autre nation, à causes de ses propres erreurs ?

Mon propos aujourd’hui est simple : la République Littéraire a assez abusé de notre confiance et de notre bienveillance. Aujourd’hui, la Poëtoscovie, contrairement à ce que vous pensez, utilise la confiance que nous lui avons accordée pour utiliser notre nation comme bouclier, pour nous forcer à se dresser comme rempart entre elle et Velsna. Cela n’a pas lieu d’être. Hier, notre service diplomatique gouvernemental est allé pleurnicher auprès du gouvernement velsnien car une attaque Velsnienne contre la poëtoscovie nous forcerait, selon certains, à entrer en guerre contre Velsna. Quel aveux de faiblesse inutile et abject ! Quelle couardise ! Le gouvernement milathien, par ses choix inconsidérés d’alliance avec une nation instable et considérée comme paria par une grande partie de la scène diplomatique internationale, nous a mis en soit disant obligation de l’aider dans sa chute contre la cinquième puissance mondiale, au nom de l’honneur des engagements. Moi, maintenant, je vous affirme qu’il n’en est rien. Jamais notre nation n’a eu, n’a ou n’aura à accepter de partager la chute d’un autre état, pour la simple et bonne raison qu’une nation se doit, pour son peuple, de maintenir la paix et la stabilité le plus longtemps dont elle en est capable. De fait, elle a la responsabilité de ne pas se sucider pour des raisons diplomatiques à la moindre occasion, pour pouvoir préserver cette paix si chère à notre peuple. Pensez vous que quiconque comprenne une action aussi délibérément stupide et insensé ? Porter secours, par la force des armes, à une nation dans la chute et sûre de sa perte, quoi que nous fassions, et attirer en même temps les foudres qui la détruisent sur notre propre tête ? Car oui, bien que les promesses soient là d’une assistance, et d’une guerre partagée, il faut se rendre à l’évidence : même dans le meilleur des cas, le rêve poëto-milathien d’une alliance contre le grand ennemi impérialiste Velsna n’aura pas l’effet de renverser une quelconque guerre. Nous ne pouvons, même à plusieurs, lutter contre un tel ennemi. Il n’est à retirer d’une telle alliance inconsidérée que de partager le même sort que la Poëtoscovie : l’anéantissement. Et malgré les rêves de certains, personne, dans le monde, ne se rappellera alors du Dyl’Milath comme d’un état honorable, ayant défendu son allié au prix de sa vie jusqu’au bout. Il arrive que cela se fasse pour un guerrier, une armée dans le meilleur des cas, mais un pays à tout à perdre à abandonner ainsi la vie, en premier lieu son peuple, soit la seule et unique raison et le seul véritable intérêt de son existence. En réalité, quiconque se rappellera du Dyl’Milath se rappelera d’un état bien trop enfoncé dans ses convictions, incapable de voir la réalité en face, avec des dirigeants stupides au point de choisir la survie inutile d’un traité d’alliance militaire à sa propre survie, et celle de son peuple. Déjà, notre gouvernement s’est fait remarquer pour tenir un peu trop à son honneur de protection de sa population, en attaquant sans raison valable un voisin. Cela à bien failli signifier la mort diplomatique de notre nation. Mesdames, Messieurs, je vous en conjure, que la décision que nous prendrons concernant la nation littéraire ne signifie pas la mort de notre nation tout court.



Proposition de résolution n°6325 :
La Deuxième République de Dyl’Milath, consciente de ses intérêts primordiaux et de la nécessité de la survie en paix de son propre peuple, déclare solennellement qu’elle refuse de sacrifier son état de paix actuel en faveur de la défense militaire active de la nation Poëtoscovienne contre une possible agressions armée à grande échelle de la part de la nation Velsnienne. En conséquence, la nation milathienne considère désormais, à partir de maintenant, comme caduc, toutes les obligations de défense mutuelles existantes entre le Dyl’Milath et la Poëtoscovie. De plus, s’il s’avère que le gouvernement Poëtocovien est réellement l’auteur, le commanditaire, ou un complice (la passivité devant la connaissance de l’acte est considéré comme de la complicité) de l’attaque terroriste ciblant la Basilique San Stefano de Velsna, l’état Poëtoscovien cessera, et ce de manière définitive, d’être considéré comme ami de l’Etat Milathien, pour avoir assassiné, ou contribué à l’assassinat ciblé et prémédité de civils, hors d’un conflit militaire.

Vote : 43 pour / 54 contre / 3 abstentions : la motion est refusée.

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Pétition proposée par le Député Fred Yang du 18 juin 2020 :

Application forcée de la résolution n°6325 :
La Deuxième République de Dyl’Milath, consciente de ses intérêts primordiaux et de la nécessité de la survie en paix de son propre peuple, déclare solennellement qu’elle refuse de sacrifier son état de paix actuel en faveur de la défense militaire active de la nation Poëtoscovienne contre une possible agressions armée à grande échelle de la part de la nation Velsnienne. En conséquence, la nation milathienne considère désormais, à partir de maintenant, comme caduc, toutes les obligations de défense mutuelles existantes entre le Dyl’Milath et la Poëtoscovie. De plus, s’il s’avère que le gouvernement Poëtocovien est réellement l’auteur, le commanditaire, ou un complice (la passivité devant la connaissance de l’acte est considéré comme de la complicité) de l’attaque terroriste ciblant la Basilique San Stefano de Velsna, l’état Poëtoscovien cessera, et ce de manière définitive, d’être considéré comme ami de l’Etat Milathien, pour avoir assassiné, ou contribué à l’assassinat ciblé et prémédité de civils, hors d’un conflit militaire.

Recueil de signature au 21 juin 2020 : 1 312 569 signatures. La pétition est retenue pour plébiscite au 25 juin 2020.

Résultat du plébiscite du 25 juin 2020 concernant l’application forcée de la résolution n°6325 :
Pour : 23 568 173
Contre : 18 346 358

La motion est adoptée : la résolution n°6325 est adoptée définitivement par l’avis populaire.
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