06/08/2004
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[PRESSE] Agence fédérale de presse

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AGENCE FEDERALE DE LA PRESSE



La presse fédérale est institutionnelle, c'est-à-dire qu'elle n'entretient pas plusieurs journaux aux horizons politiques variés. C'est une institution officielle dédiée à la publication, la retranscription des décisions fédérales, elle est donc une base d'informations et non un lieu de débats comme les organes de presse plus traditionnels exerçant au sein des états fédérés.

Ce monopole de l'information peut être perçu comme une posture liberticide auprès des autres états si l'on arrête son regard sur le monopole qu'occupe l'unique organe de presse fédérale. Cependant le journalisme critique, satirique et plus globalement d'opposition, est bien réel dans les Iles Fédérées d'Arkencheen.

Seulement voilà pour que les lecteurs souhaitant lire des journaux critiques (et même révisionnistes) puissent trouver satisfaction, il leur faut identifier des éditions de presse directement au sein des états fédérés, et non au sein de la presse fédérale.

La presse fédérale n'a pas pour finalités de commenter la presse ou l'activité économique étrangère si celle-ci n'est pas directement liée à une prise de parole voire de position du Conseil fédéral.
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17 août 2002 - La Fédération ne souhaite plus dépendre des importations alimentaires étrangères.



Agriculture en Arkencheen
L’agriculture dans les territoires insulaires peut-elle associer l’écodéveloppement et la performance agricole?

La Fédération souhaite insuffler une nouvelle politique au secteur primaire des états fédérés, afin de développer des productions céréalières qui permettent l’indépendance alimentaire de l’archipel.

Territoire insulaire et dénivelé, l’Arkencheen n’est pas détenteur des meilleurs atouts possibles pour développer une autonomie alimentaire sur des espaces restreints. Lors d’une réunion de la commission fédérale le 17 août 2002, la présidente fédérale Mazeri Abrogara, a évoqué les enjeux d’une autosuffisance alimentaire au sein de l’archipel et les pistes pour y parvenir.

“Trop de chichi sur les méthodes agricoles...”

Directement dans le viseur de la présidente fédérale, la bien-pensance de certains gouvernements fédérés ayant fait le choix de légiférer pour la limitation des utilisations d’engrais chimiques.

“La Heenylth est l’un des territoires fédéraux les plus petits d’Arkencheen. L’outil agricole sur place doit y être optimisé par une industrialisation renforcée et le recours à des accélérateurs de croissance des cultures. Chaque hectare occupé par un exploitant agricole devrait pouvoir s’émanciper d’une réglementation contraignante, notamment par l’interdiction de recourir à une très large gamme des engrais en vigueur au sein de la Fédération…

On fait trop de chichi sur les méthodes agricoles, il faut y aller où les épiciers Heenylthains continueront de guetter des vraquiers sur les docks…” a sermonné la Présidente fédérale lors de sa réunion devant les conseillers fédéraux et représentants des états fédérés.

Si les critiques émises à l’encontre de la politique agricole de la Heenylth sont dures, elles n’en sont pas pour autant les seules échangées lors de la réunion.
Après la Heenylth, la présidente fédérale Mazeri Abrogara a vivement critiqué l’exercice de la monoculture en Arkoha.

La monoculture est une approche jugée “désuète” par la première dame de la Fédération, qui lie le retour cyclique d’une même culture sur la même parcelle, à l’appauvrissement des sols susceptibles d’entraîner une baisse du rendement. Des politiques locales au sein des états fédérés, qui s’avèrent donc susceptibles d’entraîner des contre-performances pour l’économie de la Fédération. L’autosuffisance alimentaire est depuis longtemps présenté par les prédécesseurs de la Présidente Abrogara, comme un enjeu stratégique de l’indépendance de l’archipel.

“Les états fédérés ont fondé l’Arkencheen pour trouver le moyen d’exister dans ses échanges commerciaux avec le monde. Si l’Arkencheen ne peut pas s’affranchir d’un navire cargo de céréales, alors elle risquerait d’apparaître comme une organisation politique fantoche…” a-t-elle conclu.

Face au portrait dépeint autour de la performance agricole de la Fédération, plusieurs représentants des états fédérés ont évoqué avoir entendu les dangers d’une telle projection. Zachariah Monceda, l’actuel président de l’Arkoha, est le premier à afficher une oreille attentive en avançant des mesures gouvernementales visant à promouvoir la polyculture arkohane.
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22 août 2002 - Poids plume de l’agriculture mondiale, l’Arkencheen manque encore de concessions pour alléger le poids de ses importations alimentaires.


engrais agricoles
Le guano, une piste vers le développement agricole de la Fédération et qui ne trahit pas les orientations politiques de certains états fédérés.


Pratique de monocultures, prédilection pour la canne à sucre avant le céréale, réglementation interdisant l’utilisation des engrais chimiques, les freins au développement agricole ne manquent pas dans l’archipel d’Arkencheen, si bien que la présidente fédérale elle-même a été contrainte de tirer la sonnette d’alarme auprès des différentes représentations gouvernementales des états fédérés.

Partagé ou critiqué, le discours de la présidente fédérale Abrogara est néanmoins entendu, tant par les acteurs politiques que ceux économiques. “Nos agriculteurs ont les moyens de passer sur une culture céréalière, c’est affaire de volonté et la Fédération prendra sa part pour inciter au changement des pratiques agricoles.”

Effectivement si la topographie nationale laisse peu de place aux grands espaces agricoles, faisant fi jusqu’à présent d’une réelle industrialisation agricole, l’intérêt de la Fédération pour l’obtention d’une autosuffisance alimentaire est susceptible de débloquer la situation, en facilitant la commercialisation des engrais et donc l'accès ainsi que le rendement des exploitations.

Une prédiction soutenue par le Département fédéral à l'environnement, aux transports, à l'énergie et à la communication.

“Nous devons apprendre à industrialiser nos pratiques agricoles” soutenait le conseiller fédéral à l’environnement. La renonciation au recours des engrais chimiques ou encore l’exclusivité faite à la canne à sucre par certains de nos exploitants agricoles, ont un intérêt économique et social viable à long terme que si nous apportons des moyens alternatifs pour développer l’agriculture.

Notre territoire insulaire, très impacté par la mer, la canopée et ses reliefs, limite les grandes exploitations. Les cultures maraîchères sont l’activité de particuliers qui le considèrent comme un revenu d’appoint et cumulent parfois d’autres emplois.

Cette agriculture à taille humaine les invite à se faire moins consommateurs d’engrais et à recourir aux solutions ménagères tel que le compost ou à maintenir une absence totale d’accélérateur de croissance sur leurs plantations.

L’exploitation du guano, solution naturelle et abondante dans les îles, pourrait permettre un certain calibrage de l’offre agricole chez ces petits exploitants, avant que d’autres dispositifs d’aides et de subventions n’invitent les producteurs de cannes à sucre, à repenser leur activité au profit des cultures céréalières...
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15 septembre 2002 - L’Armée Fédérale débute une nouvelle et une large campagne de recrutement au sein des états fédérés, marquant l’uniformisation de son équipement.


Représentation des 4 armées de la Fédération d'Arkencheen
Représentations graphiques des 4 armées fédérales de l'Arkencheen.

Qu’il soit question d’intégrer l’armée de terre, la marine, les forces aériennes ou même encore la police militaire, les cellules de recrutement de l’armée fédérale sont prêtes à faire le plein de recrues. L’ambition est connue et les objectifs détaillés l’armée fédérale sera opérationnelle après le maintien sous ses drapeaux, d’environ 210 000 soldats (soit un peu moins de 0,5% de la population fédérale.

“Nous avons déjà cent milles soldats dans nos rangs et de nombreux équipements, toutefois nous pouvons raisonnablement penser que le niveau de formation dispensé jusqu’à lors, ainsi que l’équipement mis à disposition actuellement, ne suffisent à présenter des unités combattantes opérationnelles” reconnaît le général des armées fédérales, Tecolotl Doña.
Pour parfaire sa politique fédérale de défense, la présidence de Mazeri Abrogara a sollicité ses différents homologues au sein des états fédérés, afin de recueillir l’autorisation nécessaire au lancement d’un plan de communication en faveur du recrutement des armées fédérales.

“Le recrutement et la formation est une chose, la clé ce sont les équipements de nos soldats…”

Jusqu’ici, chacun des états fédérés détachait des troupes avec leurs équipements propres, amenant un lot croissant de difficultés en matière de formation et de prise en main des équipements.

“Les troupes heenylthaines manoeuvraient avec du matériel encolanaltèque, les encolanaltèques manoeuvraient avec du matériel arkohan et heenylthain. Tout ça ne permet pas un déploiement optimum des forces armées fédérales” confie le politologue Christopher Miggs. “L’état-major fédéral est par conséquent contraint d’uniformiser ses équipements fédéraux, pour offrir des formations initiales adaptées à un unique socle de compétences…”

Mais pour offrir un équipement unique à l’ensemble de l’armée fédérale, il est nécessaire de le produire pour en maîtriser la quantité disponible et son entretien ! “Il faut s’affranchir du matériel des états fédérés, qui varie d’une nation à l’autre et n’offre pas les conditions adéquates pour former du nouveau personnel, par la multiplication des marques et des modèles d’armement… La solution c’est la relocalisation ainsi que le développement d’une industrie militaire fédérale standardisée” confie le haut gradé du commandement fédéral.
Gérer la quantité et la qualité de son approvisionnement en équipement militaire, la clé de voûte d’une politique fédérale de défense.

Au cours des dernières décennies, de nombreux pays en développement ont cherché à produire sur leur territoire national, les armements nécessaires à leurs forces armées. Certains ont manqué de compétences nécessaires au développement R&D, d’autres de financements... mais dans le cas de l’Arkencheen, c’est l’organisation politique même du territoire qui s’est voulue le plus gros frein à l’industrialisation locale des armements.

Quels modèles? de quelles nations? avec quelles formations pour nos combattants? Quels sites de production? depuis quelle implantation? Autant de questions qui se font les préalables au lancement efficace d’une armée fédérale, devant apprendre à se composer parmi trois états fédérés.
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11 juin 2002 - La Fédération veut soumettre au vote du parlement fédéral, la privatisation des détroits d’Arkencheen.


détroit arkencheen
Les détroits d'Arkencheen peuvent-ils servir un protectionnisme au sein de la Fédération?

Cartographie des détroits
Cartographie des détroits d'Arkencheen

La politique commerciale des états fédérés se durcit, après les intentions de la présidence fédérale de proposer au parlement la privatisation de plusieurs détroits limitrophes de la Fédération.

“La Fédération d’Arkencheen a montré qu’elle pouvait débuter son affranchissement des importations étrangères sur certains de ses domaines stratégiques. Il lui faut accélérer le pas en préparant les structures et les fonctionnaires nécessaires au contrôle et à la taxation des flux importateurs” nous annonçait le conseiller fédéral aux affaires étrangères, Ajax Sinclair. “La situation géographique de la Fédération nous permet une approche efficace vers la réduction des importations concurrentes.”

Toutes les importations seront-elles taxées? Non, prévient le conseiller fédéral. L’objectif de ce projet est d’offrir à la Fédération les moyens de réguler la concurrence déloyale de certains produits étrangers dont nous sommes déjà producteurs.

En effet, le niveau de vie grandissant des citoyens de la Fédération interroge la présidence Fédérale sur la capacité des états fédérés à entretenir une main d’oeuvre peu chère. “Actuellement le PIB par habitant de la fédération reste relativement faible en comparaison des indicateurs mondiaux, toutefois vous pouvez trouver des industries étrangères proches de la Fédération qui entretiennent un coût de main d’oeuvre bien plus faible que ce qu’il est permis de trouver au sein des industries de nos trois états fédérés” commente l’économiste heenylthaine Felicity Edminston. “La Fédération d’Albel est l’un d’entre eux, aussi est-il raisonnable de penser qu’une fois détentrice d’une industrie développée, celle-ci pourra atteindre le marché fédéral avec des produits moins chers, issus d’une main d’oeuvre payée moitié moins que celle en activité parmi les états fédérés.”

Mettre en place une privatisation des détroits d’Arkencheen serait donc l’opportunité d’empêcher l’importation aisée de produits sensiblement moins chers et en provenance de pays au faible coût de main d’oeuvre. Mais dans le cadre des importations de produits albelais sur le territoire, quel intérêt d’entretenir la privatisation des détroits?

“Aucun” confirme le spécialiste “sauf si l’on anticipe de possibles exportations albelaises vers l’orient au nez et à la barbe de la Fédération d’Arkencheen. En privatisant ses détroits, l’Arkencheen aurait alors les moyens nécessaires pour alourdir le prix des marchandises concurrentes transitant vers les marchés étrangers et placerait plus facilement ses marchandises auprès des nations importatrices étrangères malgré un coût de main d’oeuvre plus important.”

Faut-il rappeler que si un navire commercial refusait l’acquittement d’une taxe sur les détroits de l’Arkencheen, il devrait se détourner vers les détroits polaires de l’hémisphère Nord, ou bien pousser sur plusieurs milliers de kilomètres pour emprunter les détroits méridionaux? Sachant cela, à chaque exportateur ensuite d’apprécier la perte financière qu’il entretient à choisir entre le versement d’une taxe et celui de dérouter son navire des jours durant.

Cette politique commerciale, relativement agressive, semble donc développée à destination de nations disposant d’une main d’oeuvre peu chère et abondante, capable de noyer le marché international. Une main d’oeuvre peu chère et abondante pour concurrencer la productivité arkencane? Seule la Fédération Albelaise avec, dans une moindre mesure l’Empire rémien, coche toutes les cases.

Par la privatisation des détroits d’Arkencheen, la Fédération s’épargne une réforme de fonds qui aurait dû conduire à la réduction des coûts de la main d’oeuvre arkencane. Seulement voilà, les questions relatives à la législation du Code duTravail reste globalement à la souveraineté nationale des états fédérés. La Fédération ne peut effectivement pas réduire le coût de la main d’oeuvre arkencane si celle-ci se trouve répartie au sein de plusieurs états fédérés.

La privatisation des détroits apparaît alors comme l’un des rares leviers mis à la disposition du pouvoir fédéral.
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20 novembre 2002 - Les états fédérés d’Arkencheen souhaite réarmer et agrandir leur marine militaire.


chantier naval militaire arkohan
Limitées au maintien d'une garde côte, les marines nationales des états fédérés doivent malgré tout évoluer, pour contrer la menace des narcotrafiquants et des pirates en hautes mers.

A l’exception des pays comme les Encolanas, où cette dépense publique serait jugée “mal venue” par l’opinion publique, des nations fédérées comme la Heenylth et l’Arkoha nourrissent différents projets de renforcement d’une marine de guerre.

“Plusieurs états de la Fédération ont actuellement en projet, sur des échéances relativement brèves, des programmes de réarmement national pour leur marine militaire” constate le politologue heenylthain Christopher Miggs. Un tournant notable dans la politique de défense locale puisque depuis toujours, la marine militaire était fédéralisée.

“Il n’existe pas, sous forme d’institution, une armée de mer nationale en Arkoha ou en Heenylth. La marine de guerre existante s’est toujours positionnée à un niveau fédéral, et chacun de ses aspects comme le financement, la formation, la maîtrise technologique ou encore l‘équipement, s’est vu mutualisé.” Ces intentions nationales sont le plus souvent entretenues pour développer une police maritime capable d’arraisonner des équipages positionnés sur les narcotrafics, la piraterie voire même la pêche illégale.

“En ce sens, il est effectivement raisonnement de penser que la décentralisation d’une police maritime vers les différents états fédérés prendrait tout son sens. Le danger à éviter et qui rognerait à terme la cohésion fédérale, serait l’entretien de bâtiments militaires permettant la projection de troupes à l’étranger en totale autonomie, ou bien destinés à défendre des ressources naturelles offshore positionnées au sein des eaux territoires arkohanes ou heenylthaines.

Cela traduirait une certaine émancipation des états fédérés, au point qu’ils puissent s’affranchir des échanges entretenus au sein de la Fédération, avant toute conduite d’opérations militaires en dehors des espaces marins fédéraux” souhaite temporiser la députée fédérale arkohane, Amanda Beldad (MIU). Un discours pragmatique que les députés fédéraux se partagent pour louer la responsabilité financière et sécuritaire, que ces états semblent prêt à supporter.

Concrètement, il est question d’une acquisition de deux frégates multi-missions par les gardes côtes arkohanes. “Un choix raisonné si l’on considère l’utilisation par les narcotrafiquants, de mini sous-marins destinés à échapper à la vigilance des patrouilleurs et corvettes des gardes côtes. Les états fédérés ont dès lors toute la latitude nécessaire, pour adapter la force de sécurité intérieure, à la menace qui se trouve sur leurs territoires. La capacité antiaérienne de ces frégates n’est également pas hors de propos si l’on considère la présence possible d’hélicoptères en vol et de façon non autorisée, faisant la jonction entre les îles de l’archipel” expose quant à lui Isidoro Coronil, le consultant expert en sécurité de notre programme.

Du côté de la Heenylth, le choix s’est plutôt porté sur la modernisation des patrouilleurs existants, avec l’intégration à leurs bords de canons plus puissants, destinés à offrir une puissance de feu dissuasive face à la témérité de certains navires pirates. La conception d’un pétrolier-ravitailleur est également au programme du département heenylthain de la défense mais des négociations parallèles ont d’ores et déjà été entamées avec la Fédération, afin qu’il puisse être détaché au sein de la marine fédérale.

“Le niveau de projection actuel des forces d’autodéfense heenylthaine et le périmètre qu’ils ont à défendre, peut nous épargner l’entretien permanent d’un navire pétrolier-ravitailleur” a précisé le ministre de l'Intérieur, de la Justice, et de la Défense, Donovan Clemons.

Dans cette configuration, les choix politiques adoptés par les états fédérés se montrent complémentaires et non contradictoires de l’organisation fédérale. Une communication rendue d’autant plus essentielle que les états fédérés peuvent être dépendants de subventions extérieures et de coopération scientifique (et essentiellement fédérales) pour mener à bien leurs ambitions.

Agrandir ses chantiers navals militaires et moderniser de guerre est un projet qui ne peut prendre corps qu’à travers une coopération fédérale, permise sous réserve que chaque état fédéré joue le jeu d’un développement militaire maîtrisé, maintenant la primauté des équipements et des effectifs, aux forces fédérales.
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15 décembre 2020 - La gauche, en perdition dans l’Arkencheen?


gauche et droite
Malgré sa présence au sein de la présidence d'un état fédéré, l'action politique de gauche reste marginale au sein de la Fédération d'Arkencheen.

Au pouvoir ou au sein de l’opposition, la droite continue d’opérer un retour en force dans les différents états fédérés de l’Arkencheen. Alliance politique de circonstance entre extrême droite et fédéralistes en Heenylth, désaveu du gouvernement de gauche heenylthain après le rétropédalage sur la question des pesticides, gouvernement de droite en position de force sur la réforme agricole arkohane un milieu social jusqu'ici très favorable aux partis de gauche, part belle faite au parti libéral encolanaltèque, montée des sentiments identitaires aux Encolanas, les indicateurs sont définitivement nombreux pour nous montrer une certaine résurgence de la droite arkencane. Un mouvement de fond qui s’explique par l’usure de certains régimes en place ainsi que par la pesanteur de différentes menaces issues du système fédéral.

Immigration, identité nationale, actions de sauvegarde de l’outil industriel et agricole, il faut reconnaître que les sujets étaient nombreux pour ouvrir le débat et permettre à chacun de marquer ses points. Et dans ces domaines, la gauche arkencane recule partout au sein des états fédérés où elle livre combat.

Le cas heenylthain



Le reflux a commencé sur la question d’un assouplissement des politiques agricoles heenylthaines qui avaient constitué le credo de la politique de gauche-écologie. Le gouvernement de Sarah Kimble (New Left Wing Party), contraint à une alliance avec le Green Dream Union (écologistes) pour entretenir une force politique conséquente, enregistre là sa défaite politique la plus marquée.

L’état d’esprit au sein de la Fédération est-il à l’abandon sur les questions écologiques, humanistes?

Le cas arkohan



Pas nécessairement répond le politologue heenylthain Christopher Miggs. “D’autres pays ont parfaitement réussi à maintenir un cap écologique au sein de leur politique agricole, voire carrément réussi à l’accentuer. C’est le cas de l’Arkoha et de la loi pour une réforme agraire et écoresponsable, qui a su fédérer (y compris auprès des partis de gauche) autour la sécurisation des revenus des exploitants agricoles arkohans et la protection des classes pauvres du pays.

Autour de cette réforme, la droite arkohane (MIU) a prouvé une chose, la gauche n’a plus le monopole des projets sociaux en Arkoha…

Autres facteurs de droitisation et de libéralisation du pays, la redistribution économique jusqu’ici monopolisée par la gauche dans le débat public. La Fédération d’Arkencheen a en effet depuis prouvé, qu’elle pouvait réunir des fonds aux projets d’investissements nationaux, y compris sur le volet social par la création d’emplois et la revalorisation des salaires.

C’est-à-dire que là où les citoyens comptaient précédemment sur les partis (radicaux ou non) de gauche pour négocier et protéger la qualité de la rémunération, l’instrument de la libéralisation économique qu’est la Fédération d’Arkencheen, prouve que les économies d’une même région peuvent agir de façon complémentaires et non concurrentes.

Le cas encolanaltèque



Autre acteur ayant marqué cette droitisation de la politique régionale, les Encolanas. Si les Encolanas n’ont que très peu connu d’alternance du pouvoir au profit de la gauche avec 16 ans de mandature, soit 2 mandats présidentielles de gauche auquel s’ajoute le mandat écourté du premier gouvernement de gauche démocratiquement élu et renversé par les forces fascistes de 1831, la brutalité du passif fasciste encolanaltèque suffisait à présenter un drapeau rouge agité aux nez des électeurs heenylthains et arkohans désireux d’entretenir les valeurs de la gauche telles que la fraternité, la solidarité, le progrès ou encore l’insoumission...

Jusque dans les années 2000, la droite encolanaltèque souffrait d’une assez mauvaise presse à l’international. Identifiée comme le reflet en demi-teinte de l’héritage fasciste du pays et de son vivier d’extrême-droite, il faudra attendre que la mandature à la présidence fédérale de Mazeri Abrogara puisse permettre une coopération renforcée entre les Encolanas et la Fédération d’Arkencheen. L’ouverture des Encolanas sur la politique fédérale a dès lors légitimer ses partis de droite et les a distingué aux yeux de la Fédération, des mouvances suprémacistes et radicales de droite.

Fortes de cette opportunité, les forces libérales et conservatrices des Encolanas se sont ensuite réunies sous une seule bannière : la Coalición para el Éxito Nacional - CEN (litt. la coalition pour la réussite nationale). Une alliance politique réussie et qui se nourrit du plebiscite des électeurs encolanaltèques, désireux d’entrevoir un avenir fédéral.

La raison principale d’une droitisation de la vie politique arkencane repose sur l’influence grandissante de la Fédération qui multiplie les interfaces entre les états fédérés et recherche un lissage par le haut, des conditions de vie au sein de la Fédération. Le politologue Christopher Miggs nous définissait d’ailleurs le fédéralisme “comme un nationalisme étendu”.
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25 janvier 2003 - Le modèle agricole encolanaltèque a-t-il des choses à enseigner en matière d'économie?



cacaoyers d'une exploitation agricole encolanaltèque
Cantonnées à des exploitations familiales, les culture de cacaoyers ont trouvé dans les coopératives agricoles une opportunité de développement et de rétribution réelle.


Les Encolanas, bien que détentrices du PIB le plus faible de la Fédération, veulent incarner un modèle économique équitable.


“Les Encolanas ont beau véhiculer l’image du pays pauvre de la Fédération d’Arkencheen, elles ont malgré tout l’ambition d’offrir un modèle fort dans la représentation d’un commerce équitable et de la redistribution des richesses au sein de la population” pestait hier le ministre des finances et de l’économie encolanaltèque Ángel Juderías lors d’une réunion fédérale où ses homologues arkohans et heenylthains l’interrogeaient sur le bilan économique de la première partie de mandat de la présidence de Villacrés.

Un point largement concédé aux Encolanas, dont le secteur agricole fait office de restitution pratique, dans l’exécution de pratiques économiques égalitaires et équitables, dont la gauche encolanaltèque s’était longtemps accaparée les dogmes. Aujourd’hui et parce qu’il a facilité la création de ces regroupements agricoles, le parti présidentiel de la Coalición para el Éxito Nacional (litt. Coalition pour la réussite nationale) entend s’attribuer la renaissance du monde agricole aux Encolanas.

Il faut dire qu’aux Encolanas, la réussite du monde agricole incarne assez brillamment toutes les aspirations radicales de gauche dans la lutte contre l’escalavage capitaliste.

Les agriculteurs unifiés et triomphants de l’omnipotent grossiste œuvrant dans le grand export et recherchant leur mise en concurrence pour faire drastiquement chuter le prix des marchandises agricoles qu’il négocie chèrement sur les marchés internationaux. La jeunesse communiste encolanaltèque n’espérait pas meilleure propagande de son côté pour réintroduire de la réussite en société sous couvert des valeurs de gauche.

La culture du cacao auprès de coopératives agricoles ferait même presqu’office de modèle théorique à enseigner, tant il affiche des résultats économiques prometteurs, pour des paysans jusqu’ici cantonnés à la classe dite “défavorisée”. Regroupés sous la forme de coopérative, les agriculteurs encolanaltèques nourrissent une solidarité qui oblige les grossistes à considérer une nouvelle ligne rouge dans la fixation des prix de vente. Organisés sous la forme de coopérative, un grossiste ne peut plus exclure aussi facilement de son marché, un agriculteur récalcitrant et campé sur des prix qu’il jugera trop élevés.

Commerce équitable, des débuts compliqués


Mais s’imposer auprès des grossistes par l’union de producteurs agricoles ne suffit pas, ces mêmes exportateurs pourraient aisément identifier un autre pays vers qui sélectionner de nouveaux fournisseurs. Les Encolanas ne pèsent effectivement pas grand chose sur les marchés internationaux. “Pour ces producteurs, il fallait nécessairement refondre l’offre encolanaltèque et passer par une amélioration de la qualité de leurs produits agricoles” confie l’économiste heenylthaine Felicity Edminston.

“La production de cacao ou de café encolanaltèque représente annuellement et respectivement 9 500 et 7 300 tonnes. C’est trop peu pour faire valoir un monopole sur le marché international. Il faut donc pouvoir concurrencer les autres producteurs internationaux, en proposant un produit reconnu pour sa qualité, si ces exploitants agricoles misent exclusivement sur la quantité, ils ne pèsent rien.” Le cacao et le café encolanaltèque, des cas d’école pour le commerce équitable de la Fédération.

Par le passé, l’agriculture des Encolanas souffrait d’une mauvaise image, assimilée à un secteur d’activité sous payé et exploité par des firmes transnationales spécialisées dans l’exportation.

Le cacao et le café encolanaltèque étaient donc des produits fortement décotés, à cause d’un rapport de force défavorable avec ces firmes. Les productions en provenance des Encolanas pouvaient se vendre entre 15 et 20% moins chers sur les marchés internationaux, en comparaison avec celles originaires d’une autre nation. Ne pouvant miser sur une augmentation de la production pour améliorer ces résultats, le gouvernement Ramon Amengual (PAU) https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=55&p=0#m202 (mandat 1992-2000) a encouragé la réflexion autour de l’instauration d’une démarche qualité au sein de la filière cacao et café du pays. Les producteurs agricoles encolanaltèques étaient alors parmi les plus pauvres du continent.

La volonté du précédent parti présidentiel ne suffit cependant pas à amorcer le virage nécessaire à l’agriculture des Encolanas, faute d’investissements réels et suffisants dans le changement des techniques de production.

2002 - l'année d'un bilan satisfaisant


La récente visite du ministre de l’agriculture encolanaltèque Eduarda Alcabú, sur pas moins de 4 sites de coopératives agricoles a depuis matérialisé l’implication gouvernementale dans l’accompagnement de ces filières.

Un accompagnement nécessaire puisque ces producteurs n’avaient pas d’intérêts à faire ces investissements si la production de qualité ne se voyait pas récompensée par les commerçants. Les politiques fiscales mettant en place des crédits d’impôts sur une liste exhaustive d’investissements a permis aux producteurs de se projeter sur le moyen et long terme.
Le commerce équitable a en effet cette particularité de provoquer un cercle vertueux d’amélioration de la qualité. “Produire plus de qualité c’est vendre plus chèrement ses produits, et l’image bonifiée du produit permet l’accès à de nouveaux marchés, bien plus rémunérateurs. C’est un cycle sans fin” nous relate l’économiste.

Ainsi et depuis l’année 2000, 70% des coopératives agricoles pratiquant l’exportation ont réussi à labelliser leur production, permettant une marge supérieure et un prix à l’exportation revalorisé de 35%.

“Dès lors ce qui a été la faiblesse de l’outil agricole encolanaltèque: son artisanat, est devenu la promesse d’une qualité jouant sur des labels prônant des produits biologiques et équitables.” L’amélioration de la qualité souhaitée par les premières coopératives agricoles a eu un effet dynamisant sur l’ensemble des acteurs de la filière nationale du cacao puis du café. Le cacao encolanaltèque a aujourd’hui véritablement amélioré son image et procurait une véritable manne financière pour ces exploitants agricoles qui ne sont plus soumis aux grossistes, détaillants et centrales d’achat qui tiraient les prix vers le bas d’une façon particulièrement outrancière.

C’est pourquoi les Encolanas se sont faites un exemple généralisé et réussi du commerce équitable, à l’échelle d'un pays tout entier.
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27 janvier 2003 - La Marine Fédérale va percevoir une dotation de 30 vedettes.


Vedette militaire
Positionnée sur des missions de soutien à la plongée, au déminage ou encore équipée d'un mortier de 120 mm, la vedette n’a pas tiré sa révérence au sein de la Marine Fédérale qui fait évoluer celle-ci sur différentes missions.

Un fournisseur issu des états fédérés.

En sus d’une commande de 10 000 fusils d’assaut AW-80, la présidence fédérale a entendu les recommandations de son état-major qui préconisait l'acquisition de bâtiments légers pour faciliter les opérations de surveillance ainsi que de protection des côtes de la Fédération. Ainsi il y a 3 jours, le conseiller fédéral de la justice, de la défense et de la protection de la population Mauricio Sáenz, a confirmé la clôture d’un marché public, pour lequel le fournisseur heenyltain en armement “Protect & Serve” était positionné, dans la fourniture de plusieurs dizaines de vedettes.

Un acteur en puissance de la lutte contre le narcotrafic et la piraterie.

Cette acquisition est inscrite dans un programme de redéploiement défensif des forces fédérales et dans lequel il est notamment prévu une lutte renforcée contre la piraterie ainsi que le trafic de drogues en partance des Encolanas et de l’Arkoha. Bien que l’utilisation soit limitée aux missions de police maritime, un cahier des charges rigoureux a accompagné cet appel d’offres, pour identifier des vedettes pouvant malgré tout recevoir un armement lourd comme une mitrailleuse lourde de 7,62 ou 12,7 mm.

Néanmoins et l’équipement intégré mis de côté, c’est surtout les caractéristiques techniques qui ont convaincu le gouvernement d’aboutir à la conclusion du contrat d’armement. Un cahier des charges qui imposait notamment une longueur maximale de 20 mètres et plus important encore, une vitesse pouvant monter à 35 nœuds (soit 64 km/h).

Un cahier des charges dépassé.

Que la satisfaction était grande à la découverte du produit heenylthain, la vedette Memphis. Affichant une vitesse maximale de 40 nœuds au compteur (soit 74 km//h), la nouvelle vedette de la marine fédérale est capable de réagir rapidement au sein des espaces insulaires qui dominent l’Archipel d’Arkencheen. D’une taille de 20 mètres de long et de 4 mètres de large, le Memphis surprend par sa polyvalence, tantôt positionnable sur une mission de débarquement ou d’évacuation de troupes, de patrouilles maritimes et d’arraisonnement des navires faiblement armés.

Une polyvalence qui a convaincu l’autorité fédérale de débuter par une commande généreuse, avec le lancement en production de 30 exemplaires au sein du territoire heenylthain.
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3 février 2003 - IMMIGRATION: L’envers du décor aux Encolanas et le fascisme persistant dans la lutte contre l’immigration.


Miliciens fascistes encolanaltèques

Armées de hachoirs, machettes, revolvers et autres ustensiles létaux, des milices fascistes traquent les clandestins aux Encolanas.



Des actions illégales conduites par des hommes armés.


En marge des actions conduites par les autorités encolanaltèques et la partisanerie identitaire en matière de lutte contre l‘immigration clandestine, des groupuscules d’extrême et des sympathisants fascistes opèrent sur certaines côtes touchées par l’immigration clandestine, afin de chasser “durablement” les migrants illégaux et leurs passeurs. Le groupe, très actif en ligne et sur les réseaux sociaux, n’hésite plus à poster quelques faits d’armes comme les images de ses patrouilles ou encore les clandestins qu’il a appréhendés.

Des activités illicites et étrangères à toute légalité, mais qui restent tolérées par un gouvernement encolanaltèque qui ne souhaite pas s’éloigner de son électorat d’extrême droite pour éviter une vague noire (ndlr: fascistes et radicaux de droite) aux prochaines législatives.

Une présence en ligne très forte.


Lors d’une vidéo diffusée par l’un de ces groupuscules un mois plus tôt le 6 janvier 2003, nous avions pu remarquer que la faction en présence usait de méthodes militaires, coordonnées sous un discours au registre fascisant. Dans ces vidéos toutes postées par un certain “LatinoWhoSaysNo” (litt. Le latino qui dit non), on y aperçoit une dizaine d’individus en tenue militaire, certains encagoulés ou masqués d’un foulard, marcher à travers champs et mangroves, la machette en main, avant d’entamer des exercices de tir avec quelques armes de poing. Ces miliciens invitent ensuite le caméraman dans une cabane en forêt où quelques commodités ont été mises en place pour forger la cohésion du groupe et y permettre le repos.

Au-dessus du canapé, se trouve un portrait du Général Cayetano Iadanza, une figure fasciste notoire exécutée après la guerre civile de 1816-1827 entre les Républicains et les Fascistes. A chaque ripaille, un toast lui est porté et les miliciens ne ratent pas une occasion de partager leurs pensées sur la nécessité d’épurer les Encolanas de ceux qu’ils assimilent à des énièmes envahisseurs, des casseurs et des violeurs, invitant tout esprit patriotique soucieux de servir la cause latino-aztéque à les rejoindre.

Sur la même chaîne de l’auteur de la vidéo en ligne, une autre publication partage cette fois-ci l’image de 4 migrants hispaniques, en provenance du continent sud. Ils marchent les uns derrière les autres sous la surveillance de ces miliciens armés. On les emmène ensuite dans une clairière où sont déjà accroupis d’autres clandestins, blancs cette fois. La vidéo ne permet pas de savoir ce qu’il est advenu d’eux par la suite. Des vidéos similaires sont postées par la milice sur un rythme hebdomadaire, attestant ainsi d’une activité soutenue dans la traque des migrants.

Des intentions vénales et des actes de vol ainsi que de racket en marge des patrouilles illégales.


Un de ces groupuscules, Liga Defensiva, a récemment été sous les feux des projecteurs après l’arrestation de deux de ses membres, trouvés en possession d’armes non autorisés au sein d’un espace public. Avec ces armes, les enquêtes ont retrouvé plusieurs milliers de Pesetas encolanaltèques en devises étrangères. L’enquêteur l’affirme, ces brigades citoyennes sont parfois une excuse pour voler des migrants, dont certains viennent avec toutes leurs économies sur eux. “Je ne vois pas comment un type travaillant aux Encolanas la journée et arpentant les bois la nuit, peut se retrouver avec des devises étrangères dans les poches. Soit il vole les migrants, soit il est le passeur mais rien de bon ne peut ressortir d’une situation comme celle-ci.”

Un regard complaisant du gouvernement encolanaltèque et une autorité fédérale trop désunie pour y mettre un terme.


Une spirale infernale quand on cherche désespérément les mesures gouvernementales encolanaltèques prises pour endiguer ce phénomène. Pire encore, il les encourage par l’institutionnalisation de mouvement identitaire, à l’image de la partisanerie identitaire encolanaltèque. “Là-bas [Aux Encolanas], on y forme et légitime des gens pour leur haine du migrant” interpelle la députée fédérale Hester Kinnard “ce n’est pas entendable. La Fédération défend un esprit pacifique et solidaire qui ne peut pas s'accommoder de milices issues de relents fascistes.”

Si les propos de la députée fédérale heenylthaine représente l’avis de la face émergée de l’iceberg, pas mal d’autres députés fédéraux sont plus tempérés dans les condamnations adressées à la présidence encolanaltèque, reconnaissant bien plus volontiers qu’ils agissent dans l’intérêt de la Fédération et que taper sur les doigts de ces miliciens reviendrait à faire supporter la gestion des flux migratoires sur l’ensemble de la Fédération puisque le gouvernement Villacrés serait alors tenté de lâcher du leste dans sa politique de gestion des flux migratoires.

Un problème en demi-teinte que beaucoup savent insoluble mais qui traduit l’héritage fasciste persistant, d’une société encolanaltèque, ayant toujours privilégié le souverainisme et le nationalisme, aux valeurs fédérales.
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8 février 2003 - Le nouvel ambassadeur de l’Arkencheen, bien perçu par l’autorité d’Aumérine.


Ambassadeur Jethro MAYNARD

Jethro MAYNARD sera au 1er mars 2003 - le nouvel ambassadeur de la Fédération d'Arkencheen en Aumérine.



Une nomination sous un auspice bienveillant

La nomination du nouvel ambassadeur de la Fédération d’Arkencheen en Aumérine, réputé pour son goût pour l’histoire de l’ex-monarchie heenylthaine ainsi que sa passion pour l'anthropologie et la culture anglo-saxonne, est perçue positivement par les autorités Aumérinoises.

Ces mêmes autorités n’ont d’ailleurs pas attendu plus de trois jours, pour formaliser leur agrément à la nomination de l’ambassadeur Jethro Maynard, approuvé dans ses fonctions lors d’un conseil fédéral. L’ambassadeur Jethro Maynard arrivera littéralement en terre inconnue puisqu’il est le premier ambassadeur chargé d’assurer la représentation fédérale au sein du Reinaume d’Aumérine.

Un ambassadeur confirmé de la politique fédérale et de la culture heenylthaine

Né en 1938 à Canterwater (HEENYLTH), Jethro MAYNARD compte parmi les sachants de l’Histoire culturelle et politique de la Heenylth, un ambassadeur de choix pour incarner le trait d’union entre deux civilisations marquées par leur héritage monarchique et leurs traits culturels communs.

Outre ces hobbies favorables, l’ambassadeur Jethro MAYNARD a pour lui une longue expérience dans les sphères politiques de la Fédération d’Arkencheen puisqu’il a été conseiller fédéral aux affaires étrangères de 1984 à 1992, sous la présidence fédérale Fabián Nores (FPR), https://geokratos.com/?action=viewTopic&t=47&p=0#m219 et député fédéral depuis 1979. Lorsqu’il eut terminé son mandat de conseiller fédéral, il ne s’éloignera jamais bien loin de la scène politique et continuera de parrainer certaines figures montantes de la coalition Federal People’s Rally (FPR).

Il est donc un fédéraliste convaincu et prônant l’ouverture de la Fédération par l’intégration d’autres nations.

Le nord-continent, un enjeu géopolitique majeur

Son expérience politique et son carnet d’adresse dans la sphère politique fédérale ou encore heenylthaine, pourraient être d’une grande utilité lors des échanges avec les autorités aumérinoises. L’Aumérine constitue effectivement un partenaire à l’emplacement stratégique grâce à d’importantes zones territoriales en situation d’interface sur ses côtes occidentales et orientales. Des interfaces qui à terme, sont susceptibles de provoquer une route commerciale transcontinentale.

En effet, les routes commerciales sont jusqu’ici dominées par les détroits, mais l’accès privilégié de l’Aumérine aux différents océans à l’Ouest et l’Est du continent, lui offre la possibilité de se soustraire aux passages maritimes pour joindre les différents hémisphères l’entourant. Le fait que l’Aumérine soit souverain sur tout un pan du continent, traçant un même espace d’ouest en est de celui-ci, lui permet de proposer une politique douanière claire, une réglementation unique, aux transporteurs étrangers qui souhaiteraient faire transiter des marchandises par delà le continent.

L’Aumérine est donc sous cet aspect, un enjeu majeur de la politique internationale arkencane.

Dynamiser les activités commerciales du continent

Considérant cet état de fait, l’ambassadeur Jethro MAYNARD a l'opportunité de travailler les nouvelles dynamiques continentales entre Aumérine (qui est ici le nom de la capitale d’Aumérine) et Aserjuco (la capitale Fédérale en Arkoha).

En marge de ces projets, l’ambassadeur MAYNARD aura à cœur de présenter les travaux d’un groupe d’historiens heenylthains, chargé d’identifier des leviers historiques communs à nos deux nations. L'équipe de notre journal lui adressons nos meilleurs vœux de réussite.
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14 février 2003 - La Fédération pour tous, le projet culturel pour une identité fédérale.



Musées fédéraux interculturels
En permettant la construction de musées fédéraux interculturels, la fédération modifie sa pédagogie autour de la politique du vivre-ensemble.


Une réplique à la montée des nationalismes.


Le gouvernement fédéral souhaite lutter contre le repli et l’isolationnisme inspirés par certains partis radicaux des classes politiques fédérées. Repli identitaire et rejet de l’immigration, propos racistes décomplexés d’une partie de la classe politique, les frasques s’accumulent pour illustrer le fossé culturel des états fédérés, particulièrement au sein de la presse étrangère heenylthaine et encolanaltèque. Une situation délétère qui a invité le parti fédéral du FPR (Federal people’s rally) à prochainement proposer au vote parlementaire un projet de valorisation culturelle. L’objectif? Institutionnaliser et financer plusieurs musées dans les principales agglomérations fédérales, afin d’y diffuser et d’y promouvoir les spécificités de chaque état fédéré.

Une vitrine sur la naissance de l’Eglise protestante heenylthaine à Jacalbulco (ENCOLANAS)? Une exposition de tenues traditionnelles arkohanes à Chesterboro (HEENYLTH)? C’est l’idée défendue par ce projet, chargé d’ouvrir plusieurs musées fédéraux au sein des trois états, et d’en mixer les expositions de diffuser très largement, le patrimoine de chacun à travers toute la Fédération.

Ce projet porté par le FPR, promet le partenariat des structures muséales avec les principales universités des états fédérés, chargées d’alimenter et de provoquer le débat auprès des citoyens de la Fédération. Il n’a pas vocation à s’imposer aux états fédérés, c’est-à-dire que l’adoption du texte ouvrirait aux états fédérés la possibilité d’ouvrir des musées de la Fédération, sans toutefois contraindre à la présence d’un nombre minimal d’établissements.

Que contiendra le texte du projet de loi présenté devant le parlement?


Bien que ce projet de loi ouvre des perspectives facultatives aux états fédérés souhaitant promouvoir l’interculturalité et sans pour autant qu’il ne vienne ajouter de la réglementation supplémentaire, un débat restera indispensable pour rappeler les enjeux d’un tel projet et obtenir un cadrage précis de son fonctionnement. Parmi les grandes lignes du projet, la définition d’un plan de financement de ces structures muséales, les conditions d’acquisition des œuvres exposées, seront-elles propriété du musée ou prêtées des artistes contre indemnisation? Les structures muséales devront-elles chercher la rentabilité financière de leurs structures?

Ruy Canales, député MIU au sein de la coalition FPR, nous décrit ce texte qu’il n’hésite plus à présenter comme l’oeuvre de sa carrière : “Cette loi vise à densifier la communication et à structurer la politique de cohésion voulue par la Fédération, en ouvrant la culture de chaque état fédéré au grand public. C’est un rappel sur l’essence même de l’existence de la Fédération d’Arkencheen. Le pacifisme entre les acteurs d’un même secteur géographique, le vivre-ensemble, le régionalisme économique…

Changement de stratégie dans le développement d'une cohésion fédérale.


Tout cela a pour préalable, la compréhension et la cohésion entre les peuples d’une même organisation politique. Un des moyens d’y parvenir a longtemps à définir des enjeux économiques partagés entre les différents états, pour développer des synergies locales. Les débordements nationalistes présents au sein de certaines régions fédérales nous rappellent que la volonté de prospérer ne suffit pas toujours à inciter un groupe à faire corps. Pour cela, nous avons quelque peu recalibré nos moyens d’action et considéré la pédagogie ainsi que plus largement, l’éducation, comme moteur d’une politique du vivre ensemble.

Familiariser les petits et les plus grands à la vision d’exposition, d’us et coutumes étrangères, est un préalable pour faire reculer le nationalisme et combler un fossé culturel en voie d’aggravation.”

En marge du projet, l’équipe de députés espère développer une véritable action de terrain et d’investigation de la part des universitaires de la Fédération:
  • investigations et identification des atypismes culturels,
  • les théoriser et en décortiquer les codes,
  • identifier des outils et des supports pédagogiques pour communiquer autour de ces éléments,
  • participer et contribuer aux actions d’animation des expositions.

Outre le développement d’une politique fédérale de cohésion des cultures, le projet est donc également un tremplin pour le développement des travaux universitaires, donnant ainsi le change aux états fédérés qui compteraient parmi les plus investis dans cette démarche. Le projet de loi devrait être finalisé dans la semaine pour une présentation le 14 février prochain.
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19 février 2003 - MUSÉES FÉDÉRAUX INTERCULTURELS : Un projet identifié comme trop coûteux et trop assimilateur pour les députés fédéraux souverainistes et écologistes.



musée fédéral
Les musées fédéraux interculturels, catalyseurs de l'union ou de la discorde fédérale?


Un projet fédéral adopté mais contesté


Le projet adopté portant création d’un groupe de musées fédéraux interculturels au sein de l’Arkencheen, pour y célébrer l’Histoire de la Fédération, a suscité une polémique en marge de l’assemblée parlementaire fédérale. Une polémique alimentée par les coûts inhérents au projet, jugés importants, et la présence potentielle de conflits d’intérêts alors qu’une des oeuvres exposées au musée fédéral de Jacalbulco (ENCOLANAS), une jarre en céramique fabriquée par les peuples natifs de l’archipel et datée de plus de 400 ans, soit le fruit d’une vente entre une députée fédérale et le directeur de l’établissement.

Malgré ces agitations, les parlementaires fédéraux se sont (très) majoritairement entendus sur l’adoption du texte le 14 février dernier, fondant ainsi une nouvelle institution fédérale, spécifique au domaine culturel.

Le musée fédéral interculturel, une pensée novatrice et pragmatique portée par le député Ruy Canales (FPR). La montée des blocs identitaires aux Encolanas, les propos racistes de certains élus heenylthains, le développement de milices communautaires anti-immigration aux Encolanas, les indicateurs d’une poussée nationaliste au sein de la Fédération se sont récemment montrés nombreux pour ne pas pousser à l’action un groupe de députés fédéraux.

Mais le projet maintenant lancé, les controverses apparaissent et mettent en péril les objectifs poursuivis par celui-ci. Des controverses notamment dirigées sur le coût total du projet et les malversations possibles autour de transactions commerciales d’oeuvres d’art dont une députée fait déjà les frais après qu’elle ait vendu une jarre en céramique vieille de 400 ans, auprès d’un musée fédéral arkohan qui cherchait à faire l’acquisition d’une pièce pour la collection encolanaltèque de ses expositions.

Le musée fédéral interculturel, présenté comme la pièce maîtresse de la stratégie de communication et de développement culturel pour lutter contre les souverainismes, s’intéressera à toutes les spécificités des états fédérés composant l’Arkencheen, pour détailler l’histoire puis l’héritage de la Fédération et finalement favoriser le brassage des communautés fédérales.

Un financement jugé excessif par la Ligue des Souverainistes


La constitution d’un patrimoine et l’aménagement des 102 premiers musées fédéraux aura coûté 362 millions d’arkams, des fonds partagés entre des travaux d’agrandissement et des acquisitions de pièces de collections lorsqu’un échange entre les musées n’était pas possible. Une fois ouverts au public, ces musées percevront également et annuellement 113 millions d’arkams sous forme de subventions, pour compléter des recettes limitées par le plafonnement du prix d’entrée à 1 arkam par adulte de 18 ans et plus, et gratuit pour tous les autres.

Une enveloppe conséquente, également destinée à permettre le renouvellement des œuvres, par l’achat direct valant cession de la propriété d’une œuvre, ou par l’indemnisation des artistes et propriétaires prêteurs. Les porte-paroles et élus du groupe parlementaire en charge du projet n’ont pas souhaité commenter les montants associés au projet, à l’exception du député fédéral Ruy Canales (FPR) lui-même, qui a rappelé les enjeux à moyen et long terme du projet, et la nécessité de constituer une patrimoine artistique au sein de chaque musée. “Pour pérenniser l’activité d’un musée fédéral, il est nécessaire que celui-ci ne soit pas dépendant du bon vouloir des prêteurs d'œuvre. Pour y remédier, il importe donc qu’un certain nombre des œuvres exposées soit la propriété directe du musée lui-même. Et ceci n’est permis que par l’acquisition, sous-entendons l’achat d'œuvres d’art” se justifie-t-il.

Des actions de recours éconduites par la majorité parlementaire fédérale.


Depuis le 14 février et malgré l’adoption définitive du projet de loi, les parlementaires de la Ligue des souverainistes n’en démordent pas, ils demandent une réduction des dépenses annuelles estimées et un plan de financement permettant sous 10 ans, la recherche d’une autonomie financière de chaque établissement. “Une erreur d’appréciation” dénonce le député Canales, pour qui la recherche d’autonomie financière de ces établissements signifierait la mort d’une partie d’entre eux, implantés au sein d’espaces territoriaux fédéraux moins touristiques que d’autres, comme la Heenylth.

De son côté, le député fédéral souverainiste et encolanaltèque Payotl Buendía a réclamé “un plan de financement détaillé, capable de définir la stratégie commerciale à long terme de ces établissements avant que le déblocage des fonds ne soit effectif dans leur intégralité. On ne peut pas accepter de puits sans fonds sur des projets internationaux et co-financés de chacun.”

Après avoir pris connaissance des notes parlementaires autour de l’estimation des coûts totaux liés à ce projet, les députés de la Ligue des Souverainistes (LS-droite radicale) et fait assez rare pour être souligné, également ceux de l’Union Responsable et Citoyenne (RCU-écologie) ont tenté de fait passer différents textes de révision autour du projet de loi initial. Chacun de ces amendements s’est vu refusé par la majorité parlementaire, après qu’elle avait déjà exclu tout report de vote au 14 février.

Rumeurs de conflits d’intérêt entre plusieurs députés de la majorité et le projet muséal.


“Depuis le 12 février, nous tentons en vain de faire décaler le vote pour davantage alimenter et construire ce projet que nous ne rejetons pas d’un bloc. La majorité a écarté chacune de nos propositions, ce projet aurait gagné à plus de transparence et de concertation.” dénonce le député fédéral Payotl Buendia qui assimile “cette prise de position acharnée” comme “un forcing à destination d’intérêts privés”.

En effet, tout porte à croire qu’une œuvre exposée au musée fédéral de Jacalbulco (ENCOLANAS) ait été le résultat d’une vente conclue entre l’office muséal et une élue de la majorité parlementaire, la députée fédérale Selina Castañón (FPR). Une transaction commerciale que n’a pas souhaité commenter la principale intéressée.

Outre cette transaction commerciale, certains élus de l’opposition ont dénoncé la présence d’un autre élu de la majorité, Philip Bradshaw, dans le conseil d’administration du musée fédéral de Bridgemark (HEENYLTH). Des faits rapportés, qui laissent un doute sur la possible présence de connivences entre les instigateurs parlementaires du projet de musées fédéraux interculturels, et les bénéficiaires des subventions fédérales.

Une conflictualité d’intérêts réfutée


Si la député fédérale Selina Castañón (FPR) n’a pas exprimé de commentaires sur les accusations qui l’accablent, le député (FPR) Philip Bradshaw a lui personnellement réfuté les allégations de l’opposition. “Nous ne partageons pas de vision commune pour la Fédération mais je ne peux pas permettre à Payotl Buendía (LS) et d’autres élus de son parti, d’affirmer que je tire profit de mon statut parlementaire à des fins de développement professionnels dans le privé.”

En effet, l’élu fédéral heenylthain a lourdement insisté sur le caractère bénévole de sa participation au conseil d’administration du musée fédéral de Bridgemark. “Je ne suis pas membre du conseil d’administration en tant qu’individu et actionnaire de la structure, mais en tant qu’ex officio. C’est-à-dire en tant qu’invité suite à d’autres fonctions occupées, notamment celles au sein du conseil provincial heenylthain, sur le portefeuille culturel.”

En Heenylth, il est en effet courant de voir certains élus associés aux conseils d’administration de certains établissements positionnés sous une subvention publique, comme l’est donc un musée.

En sus de ces allégations, c'est le caractère assimilateur de telles collections, qui est reproché par les souverainistes, peu enclins à voir des collections nationales s'exporter pour les voir remplacées par d'autres oeuvres étrangères. Ainsi, les passes d’armes semblent ne pas manquer autour d’une loi destinée à fédéraliser davantage le territoire de l’archipel...
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6 mars 2003 - Le conseiller fédéral Mauricio Sáenz dévoile les contours des prochains navires de l’Arkencheen Federal Army.



Patrouilleur de classe SAMIV

C’est l'une des grosses lignes du programme de modernisation de l'armée fédérale, la production du premier modèle militaire et arkencan de patrouilleur.



Un retard de production qui oblige le conseil fédéral à rendre des comptes face à l'assemblée parlementaire


Le SAMIV (Surface and Maritime Intercept Vessel / Navire de surface et d’interception maritime) aurait dû faire l’objet de sa première production en décembre 2002 afin de compléter la capacité d’interception et de surveillance maritime de la vedette MEMPHIS. Cependant, le retard pris sur le développement d’équipements embarqués à bord de la MEMPHIS a considérablement allongé les temps de développement du SAMIV, au point de compromettre le calendrier initial. C’est sur ce calendrier que le conseiller fédéral à la défense Mauricio Sáenz s’est exprimé devant l’assemblée parlementaire après qu’une question du député fédéral Guillermo Lacsamana (LS) l’ait visée sur la nécessité d’un bilan 7 mois après le lancement d’une nouvelle campagne de réarmement et de modernisation des forces armées fédérales.

“La Fédération travaille au renouvellement de ses forces armées afin d’afficher le meilleur taux d’éléments opérationnels possible… Pour traduire cette volonté, ce sont près de 20 000 soldats qui ont d’ores et déjà été envoyés en formation pour l’apprentissage de nouvelles doctrines militaires venant considérer avec plus de réalisme, les évolutions de la guerre à l’aube du troisième millénaire” se justifiait-il face à l’assemblée. Si l’actualité des connaissances militaires d’une partie de nos effectifs pouvait mériter l‘attention des parlementaires, ce sont bel et bien les millions d’arkams investis dans l’innovation des réalisations navales qui nourrissaient le gros des interrogations d’élus.

Déclarations en grande pompe, concepts novateurs débouchant sur une certaine polyvalence des plus petits éléments de combat, l’armée fédérale d’Arkencheen s’est-elle embellie sous les rustines? N’a-t-elle pas autre chose à proposer que le développement d’une embarcation légère et insignifiante pour assurer la défense de micronations dépendantes de leurs eaux territoriales?

Pour le conseiller fédéral Sáenz, l’introduction de la vedette “MEMPHIS” au sein de la Federal Navy, et louée pour sa polyvalence au combat, n’est pas une fin en soit. “Le développement de patrouilleurs destinés à embarquer un armement plus lourd reste la priorité du programme de défense fédérale. Nous espérons pouvoir débuter un prototypage auprès de nos fournisseurs agréés dès le début du second semestre.” S’attardant en explications, le conseiller fédéral s’est avancé sur la production effective au 1er juin 2004, d’une dizaine de patrouilleurs fédéraux. Surnommés SAMIV, ces navires viendront finalement compléter l’arsenal naval d’Arkencheen en présentant un nouveau navire disposé à offrir une polyvalence en opération.

Une production de longue haleine mais qui promet la rupture avec l'arsenal maritime défensif existant.


“Les patrouilleurs fédéraux étaient jusqu’ici des navires civils habilités au combat. L’ensemble de ces navires étaient alors repensés pour accueillir un armement et stocker ses munitions. Le SAMIV est le premier patrouilleur militaire d’origine” énonce avec fierté le conseiller fédéral. La présidence Abrogara a fait de la modernisation de la Federal Navy, un des enjeux de son mandat présidentiel. “Comment se faire respecter si nous ne sommes pas présents sur nos propres mers qui soit dit en passant, viennent permettre l’accès à chaque espace territorial de la Fédération?" explique alors le haut fonctionaire Sáenz devant l’assemblée parlementaire, heureux d’offrir un peu plus de visibilité sur le calendrier de production des patrouilleurs SAMIV.

Avec la mise en service de ces premiers patrouilleurs annoncée pour fin 2004, la marine fédérale viendra effectivement se doter d’une capacité inégalée et jamais détenue jusqu’alors au sein du dispositif de défense maritime. Une dotation qui devrait permettre à la Fédération d’Arkencheen d’aller concourir au rôle de puissance maritime. “Nous sommes en phase de bâtir une capacité maritime fédérale de premier plan et ma présidence assume fièrement en avoir été l’instigatrice” avait fait valoir la présidence Abrogara alors que l’assemblée parlementaire redoubler d’interrogations à l’égard des investissements entrepris dans le développement militaire.
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15 mai 2003 - COMMERCE D’ARMEMENTS HEENYLTHAINS: La séparation de la religion et de l'État prévaut, la présentation d’un texte régulateur devant le parlement fédéral sera alors la seule issue permise par les instances fédérales.



Députés du Confederal Group for the Working Class au parlement fédéral

Les forces politiques fédérales de gauche présenteront un projet de loi au parlement fédéral le 20 mai prochain.



L’historique de la séparation de l’Eglise et l’Etat.


L’indépendance de la Heenylth en 1804 n’est pas seulement un démarquage politique mais également idéologique avec l’introduction de la laïcité parmi les plus hautes sphères institutionnelles de la nouvelle République de la Heenylth. En s’émancipant de la monarchie de Skibedon, les Heenylthains et leurs élites s’émancipent surtout des assises d’un ex-royaume colonial. C’est pourquoi l’Eglise est très rapidement écartée des échanges politiques, dorénavant animée par une assemblée constituante, berceau de la représentation parlementaire dans l’archipel.

“L’Eglise a toujours été un des piliers de la légitimité des monarques, y compris dans les années 1800, c’est pourquoi la rupture politique avec l’ancien colonisateur de Skibedon passe inéluctablement par le développement d’un modèle de laïcité au sein de la classe dirigeante heenylthaine” expose l’historien Simon Dodson.

Une prise de position motivée par une guerre confessionnelle avec le protestantisme?


Pour la politologue Henrietta Bohnanon, l’initiative des autorités cléricales répond à un geste d’autodéfense dictée par un déclin global qui dépasse sa seule éviction des instances politiques intervenues en 1804. “N’oublions pas que l’Eglise catholique heenylthaine a connu une contestation politique par la mise en place d’une institution laïque mais connaît également une remise en cause sur le plan confessionnel, avec l’inexorable croissance du protestantisme. L’autorité catholique heenylthaine n’a plus de prises sur le pouvoir, c'est-à-dire l‘organisation du collectif dans le pays, mais également plus de prises sur les dogmes moraux qui conditionnent la pensée et les agissements individuels… L’Eglise a fait son deuil de la naissance d’une nation républicaine et laïque, en revanche, sa perte de monopole quant à la représentativité des valeurs morales l’interpellent davantage.”

Pour la spécialiste, l’Eglise ne chercherait alors pas plus à influencer les prochaines décisions politiques qu’à réincarner les valeurs chrétiennes faites de paix et de fraternité, là où le protestantisme continue de s’imposer comme le plus prosélytisme religieux des croyances en place dans l’archipel heenylthaine.

La classe politique arc-boutée contre l’ingérence cléricale.


Face au positionnement des autorités religieuses, la classe politique heenylthaine a donc toutes les raisons du monde de s’opposer à la manipulation de l’empreinte médiatique faite autour de la commercialisation des armements.

Si certains comme les ténors du Nationalist Party critiquent l'internationalisation de l’armement sans identifier les revendications catholiques comme parties prenantes du débat, d’autres à l’instar du parti présidentiel majoritaire et de l’extrême gauche tirent à boulets rouges sur l’intervention de l’autorité cléricale dans une décision commerciale, salissant chaque partie de la transaction pour des considérations morales étrangères et ne pouvant factualiser le péril agité sur la place publique.

Une réponse républicaine par la mise au vote d’un projet de moralisation du commerce des armements.


La coalition fédérale d’extrême gauche du CGWC (Confederal Group for the Working Class) a depuis pris part à l’agité débat qui secoue le gouvernement de Sarah Kimble et promet la soumission au vote de l’assemblée parlementaire fédérale, d’un projet de loi venant moraliser les transactions commercialisant ciblant des armements introduits sur les marchés internationaux.

Bien que minoritaire à l’assemblée parlementaire fédérale, le CGWC capte malgré tout l’attention dans la gauche fédérale et heenylthaine, soucieuse de soutenir le gouvernement Kimble et de reprendre les rênes du débat, jusqu’ici laissés aux mains de l’Eglise catholique et des valeurs chrétiennes.

“La présentation d’un projet de loi venant moraliser la commercialisation des armements serait la meilleure récupération politique faite par la gauche au détriment de l‘Eglise. C’est une réponse politique faite à des protestations sociales. Les instances catholiques pourraient difficilement capitaliser sur ça, elles qui souhaitaient simplement voir s’arrêter toute internationalisation du commerce de l’armement.”

Soumise à la fin du mois de mai devant l’assemblée parlementaire fédérale, la votation de ce projet de loi par la gauche offrirait le meilleur échappatoire possible au gouvernement heenylthain de Sarah Kimble, soucieux de contrer les attaques dressées par l’autorité morale de son pays, tout en identifiant une réponse palpable au questionnement de l’opinion publique quant au choix de vendre des armements arkencans sur les marchés internationaux. Indépendamment de l’issue du vote, la présentation de ce texte devant le parlement signe déjà un acte fort à destination de l’Eglise catholique et de l‘opinion publique, susceptible de rappeler la séparation des pouvoirs entre l’Eglise et l’Etat.
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