13/11/2004
13:43:54
Index du forum Continents Afarée Cémétie

Activités étrangères en Cémétie

399
Activités étrangères en Cémétie

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants en Cémétie. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur de la Cémétie, sinon quoi ils pourraient être invalidés.
3395
Nuestro Dario

9 juillet 2003 - Raul Correa pousse ses valises et la chansonnette, en Cémétie !



Raul Correa prend un vol pour la Cémétie

Raul Correa à l'aéroport de Pomosejo d'où il a pris son vol sans retour pour la Cémétie.



Raul Correa réapparait sur les réseaux sociaux.


“Raul Correa est vivant !” annonçait d’un ton provocateur l’une de ses nombreuses fans arkohanes dans un blog dédié à l’icône de la musique aux sonorités levantines. Sur la photo, on pouvait voir celle-ci à l’entrée de l’aéroport de Pomosejo après qu’elle eut intercepté l’interprète de “Ce quelque chose” alors qu’il déchargeait ses valises. Une apparition inattendue pour les fans qui découvriront dans le même lesp rojets internationaux de leur star montante. “Un départ discret pour éviter le rassemblement et l’animosité d’une foule à l’entrée de l’aéroport” assure son manager, Rigoberto Covarrubias.

L’artiste quitte durablement la Fédération d’Arkencheen et ses fans !


Depuis sa dernière tournée accomplie en décembre dernier, Raul Correa avait tenu au secret l’ensemble de ses projets à venir pour l’année 2003. Amenée à échanger avec lui le temps d’embarquer à bord d’un vol pour la Cémétie, la fan a ensuite révélé sur son espace en ligne que Raul Correia lui avait partagé ses projets d'artiste pour le continent afaréen. Ses groupies arkencanes ne devraient plus entendre parler de lui avant les deux prochaines années, ou du moins elles ne devraient plus “l’entendre parler espagnol” quelques temps.

Décidé à rejoindre Héraclée, l’artiste fait effectivement place nette sur son calendrier des tournées arkencanes, “tout se passe là-bas !” déclarait le chanteur dans un dernier post en ligne alors qu’il se trouvait dos à l’écran des vols en partance pour l’Afarée.

“Je suis extrêmement fier de partir pour la Cémétie” explique Raul Correa. “C’est un projet qui m’a toujours tenu à cœur et a inspiré l’essence même de mes compositions jusqu’ici. Dès lors pour moi et contrairement à la lecture que certains auraient de mes chansons, on a tous quelque chose en nous de Cémétie n’était plus qu’une simple succession de mots… Je donne maintenant tout ce qu’il y a à donner, aussi bien sous l’angle professionnel que personnel car je sais, sans aucune hésitation, que c’est finalement ce qu’il y avait de plus juste à faire.”

Une décision spontanée qui inquiète les sponsors et agace son ancienne troupe de danseuses.


Un enthousiasme partagé par ses sponsors qui encouragent le chanteur à poursuivre la sortie de single en espagnol, pour se maintenir connecté avec ses fans arkohans. Si le chanteur souhaite garder le bénéfice des piliers de la production musicale que sont Vibrato et Lirismusica, il est très probable qu’il leur doit cette concession.

Si Raul Correa parle de retour aux sources après son décollage pour la Cémétie, le style Correa semble lui destiné à changer, après que son équipe emblématique de danseuses “les Correaïades” ait déclaré ne pas vouloir le suivre dans son installation en Afarée. En effet et bien que chacune des 4 danseuses décrit un homme enjoué et porté d’une force vive, elles ressentent néanmoins une certaine rancune à l’égard de ce qu’elles considèrent comme “un caprice téméraire”.
3760
La Voz Del Popolo

1er août 2003 - Raul Correa, victime d’une violente agression xénophobe après son arrivée en Cémétie.


Raul Correa à l'hôpital

Molesté en raison de ses origines et de sa couleur de peau, le chanteur international arkencan Raul Correa, continue d’alimenter les médias malgré lui.



Un fait divers traduisant une tendance nationale.


Depuis des années, plusieurs anonymes d’origine étrangères subissent la pression du nationalisme cémétien. Aujourd’hui, ce sont également des figures locales de premier plan qui subissent les agissements délétères d’une partie de la population. Longtemps engagé par sa musique prônant l’ouverture culturelle (cf: on a tous quelque chose en nous de Cémétie…), Raul Correa avait su esquisser quelques horizons lointains à ses fans, portés par des valeurs que sont le partage et la tolérance.

Mais son discours semble avoir trouvé ses limites à l’endroit même pour lequel il s’était fortement mobilisé, décidé à faire connaître (et reconnaître) le patrimoine de ce petit territoire d’Afarée du nord qu’est la Cémétie.

Une photo publiée sur la page officiel d’un de ses réseaux sociaux le présente à ses fans avec un large cocard et une entaille à l’arcade, le même jour des faits. “J’ai dû rapidement visiter un médecin pour faire constater les blessures et déterminer une incapacité temporaire. Des précieux éléments qui me serviront à poursuivre ces lâches qui à travers moi, s’en sont pris à l'humanité même."

Une communauté de fans et de métèques soudés derrière la star.


“Tu touches à Raul, tu touches à l’humanité” avait effectivement écrit une fan sur sa pancarte alors qu’elle stationnait devant l’hôpital qui a admis la star, et ce depuis qu’elle a appris la terrible nouvelle. Elle espère désormais très vite avoir des nouvelles rassurantes et peut-être même, comble du rêve, apercevoir son idole. Derrière ses fans, c’est également une large tranche des diasporas en Cémétie qui a de quoi s’inquiéter.

L’attaque, perpétrée par des cémétiens se revendiquant de souche et pour certains masqués, est selon le chanteur “une preuve de plus du sentiment de culpabilité et d'illégitimité qui les habitait, conscients du caractère honteux et misérable de leur méfait”.

Alors qu’il était sorti pour s’acheter un kébab dans l’entretemps de deux représentations sur scène, pas moins de 5 individus lui ont fait face, armés et les regards injectés de haine. Les auteurs ont commencé par entamer un chant nationaliste avant de s’enorgueillir et d’avoir le courage du nombre pour s’en prendre physiquement à l’idôle des femmes. Raul Correa, en plus d’avoir été frappé de plusieurs coups violents au visage et au ventre, aurait reçu un liquide chimique inconnu qui n’a pas été soumis à l’identification par les enquêteurs.

Un révoltant désintérêt des pouvoirs publics sur ce phénomène d'exclusion.


Avec des déclarations chocs telles que “faire un pas vers l’étranger que représente Raul Correa, c’est faire un pas de plus pour s’éloigner de l’opinion publique”, la presse locale en dit sur le statut de citoyen de seconde zone instauré à l’égard de ressortissants étrangers.

Raul Correa, depuis son lit d’hôpital, a promis de mobiliser ses fans et plus largement tous les citoyens de Cémétie ou d’ailleurs qui refusent la ségrégation opérée dans cette région “carrefour du monde”. La relative complaisance des autorités et de l’administration publique, bien muette sur ce fait divers certes mais qui traduit une (dangereuse) orientation nationale…

Des actions coups de poing antiracistes et des mobilisations citoyennes pour la tolérance sont en projet, a promis le chanteur.
2977
Prensa Libre

24 septembre 2003 - Raul Correa s’est marié à Menophoron.



Raul Correa et Ayah Tannous

Raul et Ayah Correa, le mariage heureux et interculturel dont la Cémétie a besoin.



Un véritable chemin de croix pour le chanteur expatrié.


Victime de ségrégation et craignant une expulsion administrative suite à la médiatisation de sa récente agression, la star arkencane et son épouse Cémétéenne ont avancé la date de leur mariage au 19 septembre dernier.

C’était une ovation particulière qui retentit à la sortie de la mairie de Menophoron lorsque Raul Correa, ressortissant arkencan en Cémétie et Ayah Tannous (Correa !) ont fait face à leurs 320 invités auxquels s’étaient mêlés plusieurs dizaines de badauds sur la voie publique. Car derrière les félicitations, beaucoup des invités et proches du chanteur étaient venus manifester un soutien réel à ses déboires en Cémétie, un pays estampillé de logiques identitaires marquées et dénoncées par une partie de la presse internationale.

Une discrétion de mise et des personnalités politiques locales en retrait.


Une cérémonie présidée par l’un des adjoints de la ville et faisant couler beaucoup d’encre sur l’absence du maire de Menophoron. Agenda complet? Volonté politique de ne pas s’associer au dossier Correa? Les spéculations allaient bon train pour tenter, au mieux de comprendre, au pire de faire comprendre à autrui les motivations autour d’une telle absence. Initialement, nous savons par le biais d’un proche du couple que les mariés avaient l’intention de se dire oui le 14 mai 2004. Mais craignant que la médiatisation faite autour de l’agression de Raul Correa n’invite l’administration à ne pas renouveler son visa l’année prochaine, ils auraient fait le choix d’avancer la date du mariage, en toute discrétion.

Depuis cet été, des rumeurs en lien avec une possible union commençaient à s’amplifier, particulièrement après que de nombreuses vidéos du chanteur sur son lit d’hôpital aient mis en avant et attiré l'œil des internautes sur une bague portée à l’annulaire de la main gauche du chanteur.

Qui est Ayah Tannous?


Raul Correa et Ayah Tannous ont démarré leur idylle lors d’un concert de la star arkencane à Pomosejo, en 2001. Ayah Tannous était ce soir-là l’une des 2 700 fans qui occupaient l'assistance.

Toujours discrète malgré l'excentricité de son époux, Ayah Tannous avait longtemps su échapper aux paparazzis qui sont, pour le coup, arrivés en même temps que les derniers invités. Après deux années passées en couple seulement, les inséparables franchissent une nouvelle étape de leur vie de couple. Ayah Tannous est une célébrité de petite notoriété en Cémétie, après qu’elle soit notamment apparue au sein d’une série familiale.

La rédaction se joint à moi pour leur souhaiter nos voeux de bonheur en Cémétie.
4506
La Voz Del Popolo

21 octobre 2003 - Agression de Raul CORREA : la star arkenco-cémétéenne réunit des milliers de personnes à Menaphoron pour une manifestation contre la xénophobie.



Manifestation à Menophoron pour dénoncer la montée de la xénophobie

Un peu moins de 3 mois après sa violente agression qui lui a valu une hospitalisation de 5 jours, la star binationale est sortie dans la rue pour dénoncer l’identitarisme ambiant en Cémétie.



Une réaction politique molle et intéressée.


Plus d’un mois, c’est le temps qu’il aura fallu entre l’agression dont a été victime la star par un groupuscule identitaire, et la dénonciation de ces faits par la classe politique, décidée à dénoncer le nationalisme comme mal de cette violence, sur un intervalle rigoureusement préparé si l’on considère le calendrier des élections législatives cémétéennes et les sondages jusqu’ici favorables aux forces nationalistes.

Pour le politologue Elvino Muarez, “le parti présidentiel a fait de la communication électorale à partir d’un fait divers dont la portée médiatique aurait pu conduire un élu à prendre publiquement la parole. A tort ou à raison, il n’en a rien été fait mais toujours est-il que les minorités présentes à Menaphoron, ne qualifient pas d’honnête l’appel à la tolérance émis de manière bien timide par le parti de la majorité présidentielle.”

Un discours en manque de conviction qui n’a donc pas su éviter une action de manifestation lancée en plein cœur de l’agglomération. Réunissant 7 000 personnes* selon les organisateurs, celle-ci a eu lieu ce mardi 14 octobre dès 9h30.

Des minorités en colère, des touristes effrayés et des citoyens scandalisés.


Dans le cortège, on pouvait apercevoir de nombreux anonymes portant des écriteaux et pancartes diverses, “je suis médecin née eurysienne, ça pose un problème?” “Cémétie et Héraclée, terre de tolérance, aux étrangers je laisse une chance !” “La Cémétie est un carrefour du monde, arrêtons cette ségrégation immonde !” pouvait-on lire sur plusieurs d’entre elles. Au-delà du choc émis à travers une partie de la population lorsqu’elle a appris qu’une personnalité de premier plan avait pu être agressée en pleine rue, le temps de son spectacle, c’est la léthargie institutionnelle entretenue autour de l’affaire.

“Aucune arrestation, une condamnation orale publique faite un mois plus tard et destinée à charger le camp nationaliste 3 jours avant les élections législatives… De qui se moque-t-on ?” fustige l’un des manifestants.

Plus d’actions administratives en faveur de l’interdiction et du démantèlement de tel ou tel groupuscule trahissant les valeurs de la principauté, une politique de lutte contre les discriminations et les actes de xénophobie dans les démarches administratives ou les entretiens de recrutement… les manifestants ne se sont visiblement pas contentés de critiquer l’existant mais ont proposé une ébauche des lignes directrices attendues pour casser la spirale infernale des violences xénophobes en Cémétie.

Forts de 45 députés sur 543, les partis politiques de la droite radicale cémétéenne et leurs idées jouissent d’une certaine légitimité auprès de la population locale. Pire encore, les courants politiques nationalistes trouvent une certaine institutionnalisation dans près d’un tiers des provinces cémétéennes, enregistrant deux gouvernorats (de Khargos et d’Ana Thaon) acquis aux partis de la droite radicale.

La Cémétie, un pays qui n'a pas le luxe d'adopter des politiques nationalistes.


A l’intersection du monde, à l’embouchure du pont terrestre entre nord et sud, sur les terres de la cité cosmopolite d’Héraclée, l’avenir de la Cémétie est résolument lié à l’interculturalisme. C’est pourquoi des milliers de cémétéens se sont résolus à dire non au climat ségrégationniste qui menace de poindre. Car si Raul Correa et bien d’autres personnes avant lui constituent de premières victimes visibles de ces violences ordinaires, les professionnels du tourisme cémétéens pourraient sur le moyen terme, en pâtir très vite si le pays ne parvient pas à détonner du bleue nuit et violet (couleurs officielles des deux principaux partis d’extrême droite).

Effectivement, jouissant d’un positionnement géographique (et donc d’un climat) relativement similaire, la Sérénissime République de Fortuna offre aujourd’hui plus de garanties au développement touristique régional.

* Action RP motivée par l’engagement de points d’influence sur Menaphoron, ouvert à des modifications si besoin.
4485
La Voz Del Popolo

11 novembre 2003 - Raul Correa, fondateur de l’Alternative Solidariste (Εναλλακτική Αλληλεγγύη), la nouvelle composante du puzzle politique cémétéen.



Raul Correa

Installé dans son QG de campagne, Raul Correa a enfilé les gants pour toucher du doigt le siège de la Mairie de Menorophon en 2004.



Une médiatisation constante du personnage.


Quatre mois seulement après son arrivée sur le sol cémétéen, Raul Correa continue d’entretenir les surprises alors qu’il a annoncé publiquement son engagement politique. L'interprète de “On a tous quelque chose en nous de Cémétie” se montre décidément sous une facette pluridisciplinaire maintenant qu’il souhaite ajouter la politique à ses activités principales ! Jusque là connu pour ses prestations musicales, la star binationale arkenco-cémétéenne a redéfini la relation qu’il souhaite entretenir avec le grand public cémétéen.

Et parce qu’il avait très certainement peur de faire comme un autre, Raul Correa ne s’est pas contenté de rejoindre la politique mais bel et bien de la réinventer.

Fondateur d’un nouveau parti qu’il souhaite présenter comme étant de centre-gauche, l’homme secoue l’échiquier politique des prochaines municipales de Menorophon, annoncées en 2004. “Nous y serons !” promettait-il à un parterre de supporters venu l’écouter pour son premier meeting politique. Il faut qu’à Menorophon et même sur le territoire national cémétéen, très peu jouissent de son présence médiatique.

Raul Correa veut s’inscrire dans la durée.


Galvanisé par les soutiens qu’il a reçu depuis sa terrible agression xénophobe en août, Raul Correa ne veut pas être “un effet de mode” et souhaite maintenant dépasser le cadre des manifestations pour la tolérance, qui ont rassemblé des milliers de personnes au sein de la grande agglomération de Menorophon.

Raul Correa conduira une liste pour les municipales de l’année prochaine et espère gagner la mairie de Menorophon avec. Nouvel invité chouchouté des médias, Raul Correa cumule les représentations publiques afin de faire connaître son projet politique.

Si le nom du parti n’est pas fermement arrêté, celui-ci tendrait vers “Εναλλακτική Αλληλεγγύη’ soit l’Alternative Solidariste, une allusion directe aux crises interculturelles et aux replis identitaires qui ont secoué le pays et provoqué la carrière politique du chanteur arkencan.

Un parti qui s’expose donc sous les valeurs de la tolérance, du vivre-ensemble et de la quête d’un sens commun.

Une position faiblarde au niveau national.


“Le centre gauche occupe un positionnement ambigu qui vient revendiquer être le porteur des valeurs de gauche mais s’affranchit avec force et vigueur de la gauche traditionnelle ainsi que de l’extrême gauche” nous rappelle le politologue Christopher Miggs. Une posture assumée qui peut réussir à un niveau cantonal mais qui devra se montrer moins clivante pour espérer entrer dans le paysage politique des suffrages nationaux estime le spécialiste.

Fédérer, c’est bien l’ambition affichée par ce nouveau parti politique cémétéen qui veut rompre avec les lignes politiques traditionnelles. Un ennemi qui peine à effrayer les ténors des partis nationalistes dont certains se frottent les mains d’assister à une certaine dislocation de l’électorat des socialistes, maintenant partagé entre près de trois sensibilités de gauche.

Le parti de l’Alternative Solidariste (Εναλλακτική Αλληλεγγύη) a la volonté de se montrer progressiste sur les questions de société, tout en répondant à certains dogmes moraux issus de l’histoire judeo-chrétienne du pays, qui abrite rappelons-le la cité cosmopolite d’Héraclée. “On ne veut pas dénaturer notre belle Cémétie, on veut dénaturer le système qui vous dit ce qu’est ou n’est pas la Cémétie. La Cémétie est une terre riche de ses personnes, qu’elles aient un passeport X ou Y… La Cémétie est un melting-pot de valeurs, ce n’est une liste exhaustive d’hôpitaux dans lesquels il faut être né pour se considérer cémétéens...”

Si les militants pour la tolérance et l’interculturalité ne parviennent pas à investir les champs électoraux au même titre qu’ils investissent les carrefours et la place de l’hôtel de ville à Menorophon, les rassemblements débutés en Cémétie auront très peu de chance de développer des effets concrets.
Prévues en 2004, les élections municipales de Menorophon enregistrent un nouvel outsider à la course pour la Mairie.
2448
El Boletin

10 janvier 2004 - Convergence des élus de gauche et du centre, pour le nouveau parti de Raul Correa, l’Alternative Solidariste (Εναλλακτική Αλληλεγγύη).


L'Alternative Solidariste
Le nouveau parti centre-gauche de Raul Correa siphonne ostensiblement les fondations des partis traditionnels de gauche.


Qu’ils soient discrets ou mis en scène de façons outrancières, de nombreux échanges avec des personnalités politiques de gauche ont ponctué l’agenda de Raul Correa cette semaine. En quête de têtes de liste pour les prochaines élections législatives, le phénomène politique de l’Afarée du Nord a également souhaité s’entourer d’hommes de terrain pour créer le lien avec les populations locales.

Si nous sommes encore loin de justifier une majorité parlementaire, la création d’un groupe d’élus en son sein pour les prochaines législatives reste à la portée du Cémétéen de cœur. Qu’il s’agisse de Nadeen Daher (ex-LKK) ou de Kamilah Nazari (ASK), plusieurs grands noms de la classe politique cémétéenne ont d’ores et déjà accordé leur confiance à ce “monsieur tout le monde” dont il revendique lui-même bien volontiers l’étiquette.

Un axe de communication assumé qui porte ses fruits, avec le ralliement de 12 figures de la gauche et la possible création d’une alliance politique, entre le Groupe des Régionalistes (centre) et l’Alternative Solidariste. Si cet accord ne traduit pas une réelle volonté d’assimiler l’ensemble des partis centraux sous une même bannière, il est à noter que dans les faits, le parti du Groupe des Régionalistes n’existe presque pas sur le plan politique et que cette convergence des élus et des combats politiques profitera à terme au parti principal, l’Alternative Solidariste.

Les centristes ont pactisé pour les prochains rendez-vous électoraux de 2004, de l’Alternative Solidariste ou du Groupe Régionaliste, on pourrait finalement croire que les plus ambitieux sont les seconds, tant le gap obtenu est significatif pour eux.

“Raul Correa inspire la gauche et expire le centre” pouvait-on lire sur la première page d’un éditorial local, pour traduire la réussite politique de ce tout jeune parti. “Ils ont réussi en moins de 2 mois ce que le centre s’acharne à faire depuis sa création, rassembler les plus modérés mais pas que, au sein d’une couleur politique fait de pragmatisme économique et social” commençait-on à chuchoter dans les couloirs du parlement cémétéen.

Un alignement des progressistes et des socialistes qui promet de rompre avec le nationalisme xénophobe qui trahit l’histoire culturelle d’un territoire qui s’est voulu le carrefour du monde.
Haut de page