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Activités étrangères au Garaguay - Page 2

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El Grafico

6 novembre 2004 - Commerce extérieur : le repli persistant de la Hausmanie et la léthargie du Bochizuela accentuent les effets d’une balance commerciale déficitaire.


Balance commerciale en déperdition.
Le déclassement économique durable du Garaguay est une théorie qui fait sens auprès de la communauté d’experts en économie de l’Alguarena.


“Le déficit commercial du Garaguay se poursuivra” a affirmé Orlando Massara, le responsable des analystes financiers à la Bolsa Alguarena de Valores. L’homme nous prononce la sentence avec différents graphiques en main, insistant sur la dépendance de l’économie garaguayenne vis-à-vis du Bochizuela et de la Hausmanie. “Deux pays en grandes difficultés économiques et qui passent à côté de la mondialisation.”

Avec le recul des exportations hausmaniennes et l’échec du forum économique et commercial pour l’Aleucie, le trafic commercial le long du canal de Puerto Tula se veut résiduel, limité à quelques passages d’importations en direction de la Hausmanie et sur des besoins essentiellement alimentaires. “L’industrie hausmanienne est plus développée que celle présente au Garaguay, il est très difficile pour ce dernier d’exporter ses biens là-bas car la production y est plus quantitative compte tenu du nivau d’industrialisation sur place et qualitative compte des innovations technologiques en matière d’industrialisation…” Pour résumer les propos de cet analyste financier, la Hausmanie n’exporte plus, ce qui a pour effet d’obliger le Garaguay à identifier de nouveaux fournisseurs autour de certains produits manufacturés et autres matières premières. Mais en plus de ne plus exporter, la Hausmanie n’importe plus car ses productions industrielles sont autosuffisantes sur bons nombres de besoins nationaux, principalement des produits à forte valeur ajoutée tels que l’informatique ou la robotique, deux domaines où excelle la communauté scientifique hausmanienne.

Les experts économistes sont alors unanimes, rien de tout cela n’a tendance à plaider en faveur d’un équilibre de la balance commerciale. Et cette détérioration du solde commercial, autant imputable au manque de combativité garaguayen qu’aux politiques étrangères timorées des États voisins, est vouée à durer puisque le Garaguay seul n’est pas maître de la solution à apporter.

“Le déficit de la balance commerciale garaguayenne va forcément entraîner une inflation puisque les marchés sont plus éloignés de nos marchés et entretiennent donc des frais de transport plus importants qu’il faudra répercuter sur le prix de vente. Le coût de la vie au Garaguay augmentera nécessairement” se risquait à dire Pierce Nunoz, économiste. Dans une conjoncture telle que celle précédemment décrite, le Garaguay doit s’ouvrir à la recherche et au développement de nouveaux produits, qui lui permettront de concurrencer les productions industrielles étrangères et de regagner la table des exportateurs mondiaux, afin d’assainir une situation économique déclinante. L’ensemble des secteurs est impacté et la classe politique du pays peine à répondre présente devant cette économie en souffrance. Dans un monde globalisé tel que celui-ci, cette insuffisance se paie généralement chèrement, notamment par l’accomplissement d’acquisitions et l’introduction de nouveaux sociétaires étrangers. Les sociétés garaguayennes pourraient donc rapidement souffrir d'une certaine vulnérabilité sur les marchés financiers, alors que la Bolsa Alguarena de Valores suit avec attention les opportunités d'investissement sur ce secteur.
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The Explorer Sentinel

10 novembre 2004 - Puerto Tula, les grandes familles mafieuses étalent leurs puissances au nez et à la barbe des autorités garaguayennes.


Séquence vidéo
Extrait d'une séquence vidéo montrant l'attaque d'un entrepôt détenu par la mafia, par une famille rivale.


Des importations clandestines d’armes et de drogues, des hommes de mains agitant des armes de guerre en direction des reporters présents sur le terrain, la circonscription de Puerto Tula semble défigurée après seulement une année de passivité face à la pègre heenylthaine. Une économie annexe qui se substitue à l’intervention de l'État, offrant des retombées économiques et sociales pour les habitants des quartiers impactés par l’implantation de ces organisations criminelles. Guetteurs, dealers, nourrices en charge de dissimuler les marchandises à domicile, les “emplois” en marge de ces trafics sont nombreux et trouvent preneurs dans un pays en recul sur le plan économique.

Et pour protéger ces trafics, les réseaux mafieux du pays ne reculent devant rien, entretenant un accès privilégié à des armements surclassant inlassablement ceux des autorités locales. “Quand bien même les autorités garaguayennes voudraient déployer l’armée face aux mafias, cette dernière n’aurait que des fusils d’assaut d’une piètre qualité. Là où les mafias ont accès à du marché noir, où des armements avancés alguarenos se trouvent…” explique la politologue Henrietta Bohnanon. Des armements supérieurs à ceux des autorités et agents expérimentés des forces de l‘ordre? C’est plus que probable. Mais la réelle force, le réel atout de ces organisations criminelles est bien souvent leur capacité à s'entourer d’hommes de confiance et d’expérience, principalement issus des formations militaires.

“Cela fait des mois que les chefs des plus puissantes familles heenylthaines recrutent les meilleurs soldats de l’armée garaguayenne. L’armée garaguayenne est sous-équipée, entièrement piétonne, elle n’est pas tailéle pour un conflit armé ou même assurer la défense de son territoire. Actuellement à Puerto Tula, je peux vous assurer qu’il n’est pas plus risqué d’être un criminel que le policier sous-équipé chargé de l’arrêter. Tout ça pèse sur le moral des soldats et quitte à risquer sa vie, certains privilégient de le faire auprès des mafias où ils jouissent d’une meilleure rétribution, d’un meilleur armement et enfin d’une meilleure position sociale…” Un ralliement de taille pour certaines organisations criminelles, leur permettant de présenter des équipes sachant faire régner la terreur auprès des autres gangs mais également face à des forces de l’ordre en situation d’impuissance.

Cette arrivée d’anciens militaires des institutions garaguayennes entraîne une recrudescence de crimes et actions violentes, par la présence de personnes bien entraînées et sachant tuer. Du pain béni pour ces mafias sur le sentier de la guerre, décidées à prendre possession de certains quartiers de Puerto Tula, des quartiers confrontés au recul de l'État et à l’influence grandissante des mafias dans la région. “Le niveau de vie des militaires garaguayens est très médiocre et les investissements pour la défense, inexistants quand l’on voit que l’armée du pays n’a pas les moyens logistiques nécessaires au déplacement de ses troupes. Avec une telle bourse liée, on comprend aisément que le salaire d’un fantassin garaguayen est difficilement plus élevé que celui d’un agent en charge de l’entretien des espaces verts…”

Dès lors, ce qui semblait n’être qu’une rumeur alarmante s’est depuis peu confirmée, avec la découverte de différents cadavres d’anciens soldats garagayens, plongés au cœur des règlements de comptes entre les plus grandes familles mafieuses du pays. Les familles Bowell et Thurman de la pègre heenylthaine ont d’ailleurs eu l’occasion de renforcer leurs effectifs, notamment grâce à un armement de guerre et des gratifications généreuses, transformant Puerto Tula en véritable champ de bataille.

Opposées entre elles et contre les institutions locales, ces organisations criminelles semblent déterminées à voir s’étioler les marqueurs de l’Etat, pour ensuite recomposer une autogouvernance dans un environnement social et économique dégradé.
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14 novembre 2004 - Le Garaguay, un débouché en devenir pour les voitures blindées alguarenas?


Options présentes sur les véhicules blindés
Spécialisées dans l'automobile et le blindage, certaines entreprises des secteurs industriels alguarenos ont su profiter de l'appel d'air des marchés automobiles garaguayens, tournés vers la sécurité.


Forte d’une innovation technologique très poussée sur le secteur automobile et les blindages, la Fédération d’Alguarena entretient plusieurs constructeurs automobiles à même de fournir différentes séries de voitures blindées, un moyen de locomotion qui trouve de plus en plus de preneur dans certaines régions garaguayennes où la criminalité est de plus en plus élevée, à l’instar de Puerto Tula. Les économistes de la Bolsa Alguarena de valores prévoient une hausse des ventes automobiles alguarenas de 2,5% cette année. Une partie de cette hausse se lie à l’importation clandestine de voitures alguarenos en partance pour le Garaguay, en raison de la criminalité croissante qui plombe les activités du pays..

La spécificité de ces voitures? Leur blindage !

L'insécurité au Garaguay est effectivement une nouvelle composante des marchés commerciaux établis vers ce pays. Et en matière économique, elle peut faire des heureux, à l’instar de quelques groupes industriels positionnés sur le secteur de l’automobile. Alors que les règlements de compte entre familles mafieuses et les dommages collatéraux se poursuivent dans la région de Puerto Tula, les voitures blindées connaissent un bond significatif des ventes, de l’ordre de 25% sur la seule région de Puerto Tula. Mais ces véhicules étant essentiellement distillés sur les marchés clandestins de la région, les autorités peuvent craindre que ces derniers ne soient en réalité à destination des mafias elles-mêmes, ajoutant sans cesse plus un peu de violence sur la province.

Il faut que la gamme connaît de nombreuses innovations, portée par les recherches technologiques alguarenas qui compte parmi les plus poussées au monde.
Du simple renforcement des protections balistiques sur la carrosserie, les vitres ou les portières, aux protections plus avancées telles que des pneus qui ne conduisent pas à l’immobilisation du véhicule une fois crevés, des réservoirs ou des poignées de portes renforcés pour tenir le siège de leurs véhicules, les vendeurs automobiles ont su adapter leurs produits à une demande en constante évolution.

Les industriels alguarenos viennent effectivement démontrer tout leur pragmatisme, adaptant certains de leur SUV pour accroître les ventes de ces modèles et ajouter une gamme premium sur ces modèles bientôt passés de mode. Un enjeu commercial donc, destiné à allonger la durée de vie de ces produits avant que le public ne s’en détourne.
Avec un tarif revalorisé de +75%, les véhicules blindés viennent satisfaire une clientèle omnibulée par des critères de luxe ou simplement opérationnels, comme la prévention des événements ou des assassinats.

Qu’on se le dise et bien que la croissance du marché des voitures blindées soit exponentielle, celle-ci reste d’un point de vue quantitatif assez anecdotique, avec la vente de 420* produits vers le Garaguay.

Cette montée en gamme du produit reste effectivement inaccessible au grand public garaguayen. Ces véhicules lourdement blindé pour parer l’essentiel des attaques connues contiennent pas moins de 30 millimètres d’épaisseur de carrosserie, associés à des plaques d’acier venant renforcer les portières ainsi que le toit. Des options qui alourdissent inéluctablement le poids du véhicule et entraînent une surconsommation sur route, avec une limitation de la vitesse maximale permise.

*Données approximatives compte tenu du marché noir et des réseaux clandestins très présents sur la province de Puerto Tula.
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The World Post

2 décembre 2004 - Une influenceuse garaguayenne a été tuée pour avoir donné des conseils de mode à un parrain de la pègre heenylthaine.


Extrait d'une vidéo internet de Elisa Miñambres.
Elisa Miñambres (au centre) était une figure emblèmatique du paysage numérique garaguayen... elle était âgée de 26 ans.


Le corps de Elisa Miñambres a été découvert ce jeudi, criblé d’une dizaine de balles. La jeune femme s’était faite connaître pour ses vidéos de mode et les critiques amères qu’elle avait adressé à d’autres personnalités publiques et même un cadre dirigeant de la pègre heenylthaine.
Star d’internet, Elisa Miñambres était une petite personnalité du monde d’internet, endroit où elle postait régulièrement des vidéos au look dépareillé et fustigeant le conformisme d’autres personnalités publiques qu’elle identifiait dans la presse. Sa dernière victime en date était Harvey Thurman, le fils cadet d’un des parrains de la mafia heenylthaine. Un coup de publicité assuré dans un pays où la pègre heenylthaine accumule aujourd’hui une certaine notoriété, mais qui peut se payer chèrement lorsque la cible de ces critiques vestimentaires en prend ombrage.

Elisa Miñambres, alias “la duquesa” (soit “La Duchesse”) était entrée dans une boutique de Puerto Tula avec des amies, lorsqu’une voiture circulant le long de la vitrine a rafalé celle-ci au moyen de plusieurs fusils semi-automatiques. Douze personnes étaient présentes en magasin lorsque l’attaque a eu lieu, seule Elisa Miñambres est décédée mais une de ses amies a été grièvement blessée et demeure toujours dans un état grave avec un pronostic vital engagé. Les soupçons sont légitimement portés sur la famille Thurman, après que “la duquesa” se soit publiquement montrée critique à l’égard de la tenue vestimentaire du fils au parrain de la mafia, le comparant à “un pingouin”.

Loin d’être dangereuse ou d’appartenir à un gang rival de ses assassins, Elisa Miñambres était cependant une personnalité suivie sur les réseaux sociaux, où elle entretenait second degré ou discours marketing. Etoile montante du placement de produits, la jeune femme de 26 ans n’hésitait pas à critiquer des personnes de premier plan dans le paysage politique ou simplement l’espace public alguareno, pour booster ses ventes.

Suivies par un petit million d’internautes, ses vidéos connaissaient un franc succès et l’impunité qu’elles avaient pu entretenir jusqu’ici aurait pu être interprétée comme une faiblesse des Thurman, générant des initiatives de la part des familles rivales.

Selon les premières constatations, entre dix et douze balles ou éclats ont touché la victime. Le service balistique travaille encore à l’identification des différents tirs mortels, compte tenu de l’important nombre de munitions utilisées et du fait que certaines d’entre elles aient traversé le corps de la victime. Une execution brutale aux moyens disproportionnés compte tenu de la menca représentée par la jeune femme. “Un message est passé à travers son meurtre” insistent à tour de rôle plusieurs sources policières proches de l’enquête.
Présentes sur le district de Puerto Tula, les familles mafieuses sont effectivement en concurrence directe sur les marchés clandestins et illégaux, considérant le recul nettement amorcé, des pouvoirs publics dans la région.

Bousculée par la famille Bowell et les gangs garaguayens locaux, la famille Thurman doit en effet redoubler d’efforts pour conserver sa mainmise sur certains réseaux d’exportations de marchandises illégales, fermement ancrées aux infrastructures portuaires de Puerto Tula.
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AGENCE FEDERALE DE LA PRESSE

18 décembre 2004 - Le crime organisé fait vivre l’économie locale à Puerto Tula.


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Le crime organisé s'est invité dans le quotidien des garaguayens de Puerto Tula.


Depuis l’hiver 2003, des criminologues tels que Jorge Alcabú ont prévenu sur le caractère possiblement incurable du crime organisé, si celui-ci parvenait à entretenir le tissu économique des ménages riverains liés à ces trafics. Exprimée sous la forme d’un rapport ministériel, l’alerte émise venaient sensibiliser les autorités publiques garaguayennes sur le fait qu’un tournant était en train de s’opérer à Puerto Tula puisque les riverains prenaient une part de plus en plus importante dans le développement des activités de la mafia. “La mainmise du crime sur un secteur ne se calcule pas en nombre de morts, bien au contraire. Tant qu’il y a des victimes collatérales du crime organisé, c’est qu’il y a des personnes trouvant un intérêt à ne pas coopérer. La mainmise du crime sur une population s’apprécie au regard du nombre de ménages économiquement dépendants de cette rentrée d’argent illicite. Guetteurs, nourrices chargées de cacher des produits illégaux à son domicile, fonctionnaire corrompu, employés de commerce tenus par la mafia, à partir du moment où les personnes sont économiquement liées à la mafia, les pouvoirs publics ont tendance à être substitués et la coopération des populations locales dans la lutte contre le crime organisé, n’est plus acquise…” expliquait le spécialiste lors d’une conférence destinée à présenter le rapport.

Ce rapport, établi à contre-courant des idées partagées en société, vient effectivement mentionner le fait surprenant selon lequel le crime ne se pérénise pas dans la pauvreté et la misère sociale, mais dans la richesse et la prospérité économique des riverains. Une pensée nouvelle qui a fait la notoriété de cet expert en criminologie. Pour lutter contre les organisations criminelles, ce dernier propose de ne plus fonder sa science sur l’étude de la pauvreté, mais les dynamiques sociales et économiques qui peuvent pousser le plus sain et le plus honnête homme à défendre les intérêts de criminels…

“Ce n’est plus la violence exercée par un individu qui traduit son adhésion à la criminalité, mais bien sa capacité à rationaliser l’impact des activités criminelles sur le déroulement normal de son quotidien.” Autrement dit, le plus accompli des criminels est celui qui s’arrange de sorte à pouvoir concilier sa vie personnelle, familiale et professionnelle, avec le soutien actif ou moral d’une organisation criminelle.

Dans le cadre de la lutte contre les organisations criminelles implantées dans le secteur de Puerto Tula, les exemples et remontées de terrain ne manquent pas. Face à cette conjoncture, les autorités ainsi que les forces de police locales ont de quoi craindre des débordements à venir puisque l’intérêt des riverains à pacifier leurs quartiers, se noie sans cesse un peu plus dans un engrenage où chaque ménage profite des organisations mafieuses, rendant caduques toutes les coopérations possibles avec la police.

Sans investissements économiques de l'état, il y a fort à parier ces activités illicites vont se poursuivre sur les dix à quinze années futures, sous le couvert des habitants locaux qui sont au mieux apeurés par les possibles représailles, au pire compatissants comte tenu des revenus fixes que ces organisations criminelles font entrer.
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