03/05/2020
12:43:12
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[CONTACT] Bureau des liaisons opérationnelles - Page 2

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Communiqué du Palais Royal de Finejouri en coordination avec le Bureau des Affaires Etrangères

À l’attention de Son Altesse le Prince et du commandement des forces engagées au Bajuside,

Moi Louis II Roi du Finejouri suit avec la plus grande attention les événements actuellement en cours au Bajuside, ainsi que les opérations militaires conduites par vos forces sur son territoire et dans ses abords maritimes. Le Royaume ne saurait demeurer indifférent face à une telle situation. La présence et le déploiement de forces armées dans les eaux Afaréennes ne passent pas inaperçus et sont observés avec la plus grande vigilance par nos autorités. L'Afarée ne saurait devenir le théâtre d'affrontements dont les conséquences dépasseraient largement les seuls protagonistes de cette crise.

Le Royaume du Finejouri tient à exprimer avec la plus grande fermeté son opposition aux opérations actuellement menées et son profond souci quant aux pertes humaines qu'elles sont susceptibles d'engendrer et ou à l'intensification du conflict. Quelles que soient les considérations politiques ou stratégiques qui ont conduit à cette intervention, aucune ambition ne saurait justifier que la stabilité de notre continent et la sécurité de ses populations soient ainsi mises en péril. Dans cet esprit, le Royaume du Finejouri souhaite qu'un entretien direct soit organisé dans les meilleurs délais avec Son Altesse le Prince, afin que celui-ci puisse exposer les objectifs poursuivis et les intentions de son mouvement. Le Royaume demande également à pouvoir s'entretenir directement avec le commandant ou l'officier responsable des opérations actuellement conduites au Bajuside, afin qu'un dialogue militaire et politique puisse être établi et que soient clairement déterminées les limites que chacun entend respecter.

Cette démarche ne constitue pas une provocation, mais une volonté claire du Royaume du Finejouri de privilégier le dialogue et d'empêcher que la situation ne connaisse une escalade supplémentaire.

Nous devons toutefois être tout aussi clairs, la poursuite d'opérations militaires susceptibles de déstabiliser davantage l'Afarée ne saurait être considérée avec indifférence par le Royaume du Finejouri. En l'absence de dialogue ou face à une aggravation de la situation, le Royaume se réserve le droit d'envisager, en coordination avec ses partenaires du Pacte Afaréen de Sécurité (P.A.S.), toute mesure que la situation imposerait afin de préserver la stabilité et la sécurité du continent. Parallèlement, le Royaume du Finejouri entend établir un dialogue avec les autorités actuellement en place au Bajuside. Quand bien même leur légitimité politique ou institutionnelle pourrait être contestée, le Royaume considère qu'il demeure nécessaire d'échanger avec les autorités exerçant actuellement leur pouvoir sur le territoire afin de comprendre la situation et de rechercher les voies permettant d'éviter davantage de pertes humaines.

Le Finejouri appelle ainsi l'ensemble des parties à la retenue et à la responsabilité. Nous ne souhaitons pas voir naître une nouvelle crise régionale, ni voir davantage de vies Afaréennes sacrifiées dans un conflit dont l'issue demeure incertaine.

La stabilité de l'Afarée est une responsabilité collective.
Sa sécurité ne saurait être tenue pour acquise.

En attente de votre réponse,
cordialement
Sa Majesté Louis II Roi du Royaume de Finejouri
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Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangèresNouveau Logo
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Bureau des Affaires Étrangères du Royaume de Finejouri

MISSIVE DU ROYAUME DU FINEJOURI
À l’attention de Monsieur Sebastián De Bosdavàs, Président-Directeur Général et actionnaire principal du Jaguar Paltoterran


Monsieur le Président-Directeur Général,

Le Royaume du Finejouri tient tout d'abord à vous remercier sincèrement pour votre réponse, pour la franchise avec laquelle vous avez exposé la position du Jaguar Paltoterran, ainsi que pour la volonté manifeste dont vous faites preuve de maintenir un dialogue ouvert avec notre Royaume.

Votre réponse nous permet d'ailleurs de préciser notre propre position.

Il serait malvenu de notre part de nier que le Finejouri arrive tardivement dans cette crise. Mais en politique comme dans l'Histoire, mieux vaut parfois arriver tard au chevet d'une nation que de ne jamais se présenter lorsque celle-ci commence à sombrer. Nous sommes aujourd'hui présents, et nous entendons désormais assumer pleinement notre responsabilité dans la préservation de la stabilité de notre région. Nous devons également reconnaître, avec toute la franchise que commande notre place au sein du continent, que la dégradation progressive de la situation bajuside n'était nullement dissimulée. Les événements qui se déroulaient au Bajusid étaient connus, leurs conséquences devenaient progressivement visibles, et pourtant le Finejouri n'a pas entrepris plus tôt les démarches qu'il aurait probablement dû engager. Nous ne cherchons pas à nous en dédouaner.

Cela étant dit, nous comprenons parfaitement votre position concernant l'attaque dont vos forces ont fait l'objet. Toute nation, toute organisation ou toute force placée sous la menace d'une attaque est naturellement en droit de protéger ses hommes et ses intérêts. Le Finejouri ne saurait condamner le principe même de la défense face à une agression. Nous maintenons néanmoins notre réserve sur la réponse militaire qui peut en découler, car si répondre au sang par le sang peut parfois sembler être la réponse la plus immédiate à une agression, le sang versé ne possède malheureusement aucune vertu réparatrice, il appelle souvent un nouveau sang, une nouvelle riposte, puis une autre encore, jusqu'à ce que la vengeance finisse par prendre la place de la raison et que ceux qui n'avaient rien demandé deviennent les premiers à en payer le prix. Notre inquiétude n'est donc pas tant de savoir si le Jaguar avait le droit de se défendre que de savoir où cette spirale conduira le Bajusid et, par extension, l'Afarée tout entière.

Nous prenons par ailleurs très positivement acte de votre volonté d'éclaircir certains des éléments entourant cette crise et de partager avec nous la vision du Jaguar ainsi que les objectifs poursuivis. Cette franchise est tout à votre honneur et constitue, à nos yeux, une base saine pour établir des échanges durables entre nos deux parties. Concernant le Prince Mutarrif ibn Saadin, nous allons dans un premier temps prendre contact avec les représentants de son collectif de soutien international, conformément à votre recommandation, afin d'établir avec lui un premier canal de communication. Nous demeurons également dans l'attente d'une réponse des autorités actuellement en place au Bajusid à la suite de la démarche entreprise par notre Royaume. Avant d'envisager toute visite ou rencontre à Santialche, nous souhaitons laisser à ces autorités la possibilité de répondre et de démontrer, par leurs actes, leurs intentions quant à la résolution de cette crise. Notre démarche ne vise pas à choisir précipitamment un camp, mais à comprendre, écouter et, si cela demeure possible, contribuer à ce que cette crise cesse de produire davantage de victimes et de fractures au sein de notre continent.

Je reviens maintenant à votre invitation à Santialche, soyez assuré que nous l'avons reçue avec le plus grand intérêt. Le Finejouri ne ferme jamais la porte à ceux qui acceptent de franchir celle du dialogue. Nous vous tiendrons naturellement informés de l'évolution de nos démarches et espérons que celles-ci permettront, le moment venu, de donner à notre rencontre un cadre encore plus constructif.

En attendant, recevez, Monsieur le Président-Directeur Général, l'assurance de la considération sincère du Royaume du Finejouri et de Sa Majesté le Roi Louis II.

Cordialement,
Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangèresNouveau Logo
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Bureau des Affaires Étrangères du Royaume de Finejouri

MISSIVE DU ROYAUME DU FINEJOURI
À l’attention de Monsieur Sebastián De Bosdavàs, Président-Directeur Général et actionnaire principal du Jaguar Paltoterran


Monsieur le Président-Directeur Général,

Le Royaume du Finejouri vous remercie une nouvelle fois pour la franchise avec laquelle vous avez toujours accepté de répondre à nos interrogations. Les échanges que nous avons successivement eus avec votre organisation, avec les autorités actuellement en place au Bajusid ainsi qu'avec le comité de soutien du Prince Mutarrif ibn Saadin nous permettent désormais de disposer d'une vision plus complète de la situation.

Nous souhaitons d'ailleurs reconnaître un élément qui nous paraît important. L'action du Jaguar Paltoterran a concrètement permis au Prince Mutarrif ibn Saadin, ainsi qu'à sa famille, de quitter le Bajusid sains et saufs. Nous ne saurions minimiser ce fait, pas davantage que nous ne pouvons ignorer les risques auxquels le Prince semble aujourd'hui exposé. Nous prendrons donc naturellement toutes les précautions nécessaires dans les échanges que nous souhaitons établir avec lui et son entourage.

Les dernières informations qui nous sont parvenues permettent également au Royaume du Finejouri de préciser davantage sa position politique.
Le Prince Mutarrif ibn Saadin nous est présenté comme ayant remporté les dernières élections présidentielles et comme ayant vu cette victoire reconnue par le Conseil Constitutionnel bajuside. À la lumière de ces éléments et des différents échanges que nous avons désormais eus, le Finejouri considère que la légitimité électorale du Prince ne peut être écartée avec légèreté même si cela été déjà le cas . Nous comprenons donc la raison pour laquelle le Jaguar entend voir Monsieur Toulali quitter le pouvoir et permettre au Prince Mutarrif de retrouver la fonction à laquelle il prétend avoir été légitimement élu.

Sur ce point, notre position n'est pas celle d'une opposition à votre objectif.

Nous comprenons également la riposte militaire du Jaguar à la suite de l'attaque dont vos forces ont fait l'obje, comme dit lors de notre dernier échange. Une force directement attaquée possède le droit de protéger ses hommes et de répondre à la menace qui lui est opposée. Nous n'avons jamais souhaité nier ce principe, et les événements qui ont permis au Prince et à sa famille de quitter le Bajusid démontrent d'ailleurs que certaines de vos opérations ont eu, au-delà de leur dimension militaire, une conséquence directe sur la sauvegarde de vies humaines.

Notre réserve porte donc moins sur le pourquoi de votre intervention que sur ce qu'elle pourrait devenir.
Nous comprenons une riposte.
Nous comprenons la volonté de protéger le Prince.
Nous comprenons même la volonté de contribuer à restaurer celui qui est donc le président légitime du Bajusid.

Mais nous éprouvons davantage de difficultés à comprendre qu'une opération initialement motivée par la défense de vos forces et la protection d'une personnalité menacée puisse progressivement devenir une entreprise visant à provoquer, par la force, un changement politique au sein d'un État souverain. Nous ne contestons pas la destination que vous souhaitez atteindre ; nous nous interrogeons sur le chemin emprunté pour l'atteindre. Cette interrogation nous semble d'autant plus légitime que le propre comité de soutien du Prince Mutarrif nous a fait savoir que le Bajusid devra, à terme, s'affranchir du concours des puissances étrangères et nous partageons cette aspiration.

Le Jaguar peut avoir joué un rôle essentiel dans la survie du Prince et dans la possibilité même pour son mouvement de poursuivre son combat politique. Nous le reconnaissons volontiers. Mais si l'objectif est véritablement de rendre au peuple bajuside la maîtrise de son destin, alors l'aide étrangère ne peut constituer qu'un pont vers cette souveraineté retrouvée, et non son substitut permanent. C'est précisément pour cela que nous souhaitons comprendre ce que le Jaguar envisage pour le lendemain de son intervention, car permettre au Prince Mutarrif de retrouver son pouvoir n'est pas la même chose que décider de l'avenir du Bajusid à sa place. Nous ne vous demandons pas de posséder aujourd'hui toutes les réponses à ces questions. Nous pouvons parfaitement comprendre que le Jaguar n'ait pas encore arrêté chaque détail de ce que serait l'après-Toulali, mais précisément parce que personne ne détient seul toutes les réponses, nous estimons que nous avons tous le devoir d'y réfléchir dès maintenant.

Que deviendra l'appareil institutionnel bajuside après le départ de Monsieur Toulali ?
Comment le Prince pourra-t-il reprendre ses fonctions sans que cette transition ne provoque une nouvelle vague de violences ou de représailles ?
Comment seront protégées les populations et les personnes ayant soutenu l'ancien pouvoir ?
Comment le Bajusid pourra-t-il progressivement retrouver une pleine souveraineté, sans demeurer dépendant de forces étrangères pour assurer son ordre politique ?

Ce sont là des questions qui dépassent largement la seule personne de Monsieur Toulali.

Concernant précisément son sort, les dernières déclarations du comité de soutien du Prince rejoignent sur un point important la position que nous même rejoignons . En effet nous préférerions que Monsieur Toulali soit présenté à la justice bajuside et réponde de ses actes plutôt que de voir son existence simplement supprimée par une opération militaire si celui si refusé de coopérer. Si les crimes qui lui sont imputés sont avérés, qu'ils soient établis et jugés. S'il refuse de coopérer avec la justice ou cherche à s'y soustraire, il appartiendra aux autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires afin qu'il puisse être traduit devant elle. La restauration de la légitimité politique du Bajusid ne devrait pas devenir une nouvelle histoire de vengeance. La justice doit pouvoir succéder aux armes. Nous pensons d'ailleurs qu'une telle démarche serait bénéfique au Prince Mutarrif lui-même. Elle lui permettrait de commencer son mandat non pas dans la logique d'une revanche militaire, mais dans celle de la reconstruction d'un État de droit, car nous ne souhaitons pas simplement voir un homme remplacé par un autre, nous souhaitons voir une légitimité restaurée, des institutions préservées, une justice capable de fonctionner et un peuple bajuside enfin libéré de cette crise.

Si le Jaguar entend effectivement contribuer au rétablissement du Prince Mutarrif, alors nous pensons que nos positions sont finalement moins éloignées qu'il n'y paraît.

Le Finejouri ne vous demande donc pas de renoncer à votre objectif et ne prétend pas dicter au Jaguar la manière dont il doit assurer la protection de ses forces. Nous vous demandons simplement de considérer qu'une opération destinée à restaurer une démocratie ne devrait pas elle-même devenir le commencement d'une nouvelle dépendance ou d'une nouvelle fracture car :

Une démocratie peut être renversée par les armes ; elle ne se reconstruit cependant pas nécessairement par les armes.

C'est peut-être là que se trouve notre principal point de convergence, le Jaguar souhaite voir le Prince revenir au Bajusid ; le Finejouri souhaite que ce retour puisse un jour s'effectuer dans un Bajusid suffisamment stable pour ne plus avoir besoin de forces étrangères afin de garantir son avenir. Nous poursuivrons naturellement nos démarches auprès du comité de soutien du Prince et sommes favorables à la proposition d'organiser un échange en visioconférence avec lui. Nous pensons qu'il sera particulièrement utile de pouvoir entendre directement sa vision de la transition et de l'avenir de son pays. Quant à votre décision d'organiser le retrait de Monsieur Toulali, nous continuerons à suivre son évolution avec la plus grande attention. Si cette volonté devait se traduire par une opération militaire de plus grande ampleur et ou à une évolution du conflit encore plus brutal visant directement à modifier l'ordre politique bajuside, le Royaume du Finejouri en mesurerait naturellement les conséquences sur l'ensemble de l'Afarée et consulterait, le cas échéant, ses partenaires du Pacte Afaréen de Sécurité.

Nous vous rappelons donnc que notre Royaume ne peut rester indifférent à une évolution susceptible de transformer profondément l'équilibre régional. Nous demeurons convaincus qu'il existe une voie permettant de restaurer la légitimité du Prince, de traduire Monsieur Toulali devant la justice et, surtout, de permettre au Bajusid de retrouver progressivement sa pleine souveraineté sans que cette transition ne s'accompagne d'une nouvelle guerre.

Le Finejouri ne conteste pas la destination.
Il souhaite simplement que le chemin vers celle-ci ne coûte pas au Bajusid l'avenir que nous cherchons tous à lui rendre.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président-Directeur Général, l'expression de notre haute considération et de notre amitié sincère.
Cordialement,
Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangèresNouveau Logo
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Amastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères du Califat azuréen
15.02.2020

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Message transmis au commandement du porte-avion privé FURIOSO, et au quartier général du Jaguar paltoterran

La paix sur vous, ici le Diwan.

Nous avons pris note du positionnement de vos bâtiments au large du Bajusid et de l'intention manifestée d'y intervenir, par indication suite aux frappes sur la station radio Al-Kasim et aux rumeurs diffusées dans les médias locaux. L'ACS Ghâzi vient d'entrer en interposition entre votre flotte et la côte de Cherasi. Nous vous remercions d'en noter la présence et de ne pas risquer de mettre nos marins en danger, en suspendant les frappes à l'encontre de cibles bajusides.

Nous espérons que Son Altesse Princière est bel et bien à votre bord, ce que nous vous serions gré de confirmer. Nous vous prions de bien vouloir, conformément au message que nous lui adressons en parallèle, nous confirmer limiter vos frappes à venir aux cibles expressément désignées par le Prince, de sorte que Son Altesse puisse, sous votre protection, envisager de débarquer au Bajusid au moment qui lui paraîtra opportun.

Conformément à ce qui est indiqué à Son Altesse, l'Azur entame dès ce soir un contact auprès du régime de Jabair Toulali en vue de lui proposer une solution d'exfiltration encadrée par les forces du Pacte afaréen de sécurité, ainsi qu'une modalité de transition politique conforme aux exigences de sécurité manifestées par le Pacte. Ces modalités incluent les précautions de sécurité nécessaires à un rapprochement de votre flotte avec les infrastructures portuaires de Cherasi.

Nous espérons pouvoir continuer à travailler en bonne intelligence et en parfaite coordination avec le Jaguar paltoterran.



Amastan Ag Amenay
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Amastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères du Califat azuréen
16.02.2020

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Message transmis au commandement du porte-avion privé FURIOSO, et au quartier général du Jaguar paltoterran

La paix sur vous, Monsieur le Président-Directeur-Général Sebastian de Bosdavàs, ici Amastan Ag Amenay, du Diwan.

Je me réjouis de votre professionnalisme et de la méthode suivie. Il est essentiel, pour que chacun réalise son travail et exerce son rôle, de diviser les tâches. Je constate que le Jaguar et le Prince Saadin auront trouvé une organisation de travail satisfaisante sur ce point. Ainsi je vous confirme que des discussions sont en cours au niveau politique, et que celles-ci déterminent considérablement l'action au niveau technique si je puis dire. L'Azur étant à la fois une diplomatie et une armée je reste votre interlocuteur unique de notre côté.

Je vous remercie d'avoir bien noté la présence de l'ACS Ghazî et de mettre le nécessaire en oeuvre pour une parfaite sécurité dans la zone entre nos bâtiments. Je vous serai gré de bien vouloir considérer avec la même bienveillance la présence du groupe naval du Royaume de Finejouri. Le Finejouri et l'Azur sont alliés et partagent la même entente de vues sur l'ensemble du dossier bajusid. Notre coordination au global est essentielle vu le nombre de bateaux au large de Cherasi, si nécessaire l'Azur possède des remorqueurs auquel je peux faire appel pour disposer des bouées de couleur histoire qu'on se repère.

Le commandement du destroyer ACS Ghazî m'a indiqué que des aéronefs avaient traversé sa zone intermédiaire récemment, depuis la flotte du Jaguar jusqu'au port de Cherasi. Je gage que les récents incidents survenus à Cherasi sont liés à ce déplacement ?

Au vu des informations éparses rapportées par des témoins et que la presse ne manquera pas de confirmer, la situation de confrontation entre les loyalistes et, si je le déduis bien, les commandos du Jaguar paltoterran illustrent le professionnalisme et l'efficacité de vos combattants. Cette efficacité, redoutable et admirée par les experts, est cependant de nature à compliquer les rapports vis-à-vis des non-experts. Elle est, Président Bosdavàs, à montrer parcimonieusement.

Aussi professionnel que le Jaguar sait l'être, je ne ferai que mon travail en vous indiquant que les attentes du Diwan vis-à-vis de la situation sur place ne seront pas reconsidérées tant que des engagements réciproques de toutes les parties sur le terrain ne seront pas formulés à travers un accord de coopération incluant le Finejouri, l'Azur et Mutarrif Ibn Saadin, incluant les forces du Jaguar mobilisées en Afarée. D'ici là, l'ACS Ghazî demeure en interposition, étant entendu que notre souhait de voir s'interrompre les déploiements à terre avant qu'un engagement clair ne les encadre est bel et bien formalisé. Ceci est de toutes façons indispensable pour garantir la sécurité politique de votre travail, sans laquelle vous seriez exposés à des difficultés sociales vis-à-vis des civils sur place, qui dépassent le métier de combattant. Nous travaillons ensemble à la réussite de votre mission.

Amastan Ag Amenay


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