24/03/2005
23:29:42
Index du forum Continents Afarée Banairah

Presse

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La Démocratie

Le premier journal francophone de la République
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édition du 21 novembre 2003

Ouverture de la ligne Sehras-Al Kara-Balhaya

Afin de rompre l'isolement de l'arrière-pays et permettre de meilleurs flux de marchandises et une plus grande attractivité de la région de Sehras, le Qassē avait ordonné la construction de la ligne, prête à la circulation après 8 ans de travaux.

<i>Un premier trajet Sehras-Balhaya a inauguré ce matin la ligne. Un bienfait pour Sehras.</i>
Un premier trajet Sehras-Balhaya a inauguré ce matin la ligne. Un bienfait pour Sehras.

Qui l'eut crû ? Après 8 ans de travaux acharnés, à se battre contre les tempêtes de sable, les reliefs difficiles d'accès et les problèmes technologiques, la première ligne de train monorail traversant l'entièreté du pays a été inauguré, précisément ce matin à 10h dans les trois villes. Un voyage inauguratif a transporté le maire de Sehras jusqu'en terre basmate en à peine 6h. Une prouesse pour le ministre des transports et du commerce Er Narogah :
《Avant, aller de la côte à l'arrière-pays était 2 à 4 fois plus long, et si vous vouliez aller plus vite, il fallait prendre l'avion, un transport bien plus cher et polluant que le train, et donc moins intéressant pour les flux commerciaux. L'avion est en plus dépendant de facteurs difficilement maîtrisables comme la météorologie, et est peu développé de ce fait dans notre pays. Cette nouvelle ligne va révolutionner notre quotidien !》
Le gouvernement espère ainsi contrer l'isolement géographique, climatique et démographique d'une région en perte d'attractivité. En améliorant les exports de minerais par voie ferroviaire depuis les mines de la région d'Al Karissa (Ouest d'Al Kara, du nom de cette dernière), Er Narogah mise sur une croissance du revenu des entreprises et la création d'emplois dans la zone. La ligne permettrait également aux employés de joindre leur lieu de travail facilement et ainsi d'endiguer l'exode sud-nord.

P.Abonga, à Al Kara

Banairah champion du monde de Bossaball !
L'équipe a gagné 25-23 hier la finale contre l'Hylvetia.

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Le joueur banairais Marc Verronga en plein renvoi de balle, hier en finale.
Quatrième au championnat de 2002, l'équipe rouge blanche a remporté hier son match contre les hylvetiens, la sacrant championne du monde de Bossaball. Ce match a eu lieu à 15h à Abunaj, la capitale, devant 16 000 000 spectateurs (télévision compris). 《Nous sommes très émus. Cela fait 11 mois que l'on s'entraîne, ce match était très important pour nous》, nous confie un joueur.
Un sport qui compte également de plus en plus pour les banairais. Depuis 2000, le sport a enregistré +27% de spectateurs lors des compétitions et 40 clubs locaux supplémentaires se sont ouverts, on enseigne même ce sport dans certaines universités dans le nord du pays. 《C'est original, ça nous change les idées et c'est à la fois sportif et artistique. Que demander de plus ?》, nous a confié un étudiant de l'université εpsilon, à Terronia (Est d'Abunaj).

A.Sakh, spécialiste du sport

Karakorp Gaz ouvre 10 centrales à gaz dans l'Ouest du pays
Suite à l'augmentation de la demande en énergie des usines metallurgiques, l'entreprise souhaite étendre son parc industriel.

37 000 emplois. C'est ce que représentent les 10 sites de production supplémentaires ouverts par la firme. Ces sites pourront répondre aux besoins croissants de l'industrie métallurgique pendant 5 ans d'après les estimations (Shanaam, section économie, novembre 2003). Un coup de pouce bienvenue avec la découverte de nouveaux gisements et un sur-chargement des filières de transformation. Bien haut dans le vert, l'action Metal Bahè s'est envolée avec ces perspectives et la possibilité d'accords commerciaux dans le continent afaréen. Au niveau agricole, la production a également tendance à augmenter avec l'apprivoisement de terres toujours plus hostiles, mais la maîtrise de la méthanisation notamment a permis de baisser la pression sur le secteur énergétique. Du fait de ces augmentations, la population craint une trop grande dépendance au précieux gaz. Affaire à suivre.

S.Raza
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édition

La technologie banairaise trop âgée, Er Narogah sur le pied de guerre

Alors que la technologie banairaise devient obsolète, le ministre du Commerce et des Transports réagit fermement, appuyé par Natkē, le ministre de la Recherche et de l'Education.

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Sans avancée technologique, la République ne sera plus compétitive sur le marché

Cela fait bientôt 5 ans que le pays a été dévancé par l'étranger dans le domaine informatique et mécanique. Malgré l'effort national d'innovation, les moyens à disposition restent insuffisants pour rattraper le train en marche. Budget maigre, vieilles installations,...complexifient la tâche des équipes, malgré l'importance et la valeur de la communaute scientifique banairaise. Et comme souvent,《Ce n'est pas un problème d'innovation, c'est un problème d'argent, nous confiait amèrement Ezroud Atkē, ministre de la Recherche et de l'Éducation. Ce dernier a donc travaillé avec le ministère de l'Économie, et contacté les équipes de Recherche afaréennes afin d'obtenir un matériel plus complet. 《La recherche prend du temps. Nous avons demandé à nos confrères afaréens s'il pouvait faire part de leurs connaissances pour aider le pays à repartir plus tôt dans la course. L'honneur du continent en dépend !》, a-t-il ajouté. Car, en effet, l'Afarée est encore loin du podium mondial : seule la Cémétie semble véritablement sortir du lot. Notre patrie semble, quant à elle, sur le bas-côté. 《Mais cela ne signifie pas que notre production est mauvaise, au contraire, celle-ci est reconnue à l'international. Nous devons juste réussir ce virage.》précisa Er Narogah. 《 Nous avons ce dernier mois construit 2 nouveaux sites de recherche, un à Abunaj et un autre à Sehras, près des mines afin de faciliter la recherche métallurgique. Nous avons rééquilibré le budget du pays pour les prochains mois. La quasi-totalité de nos bénéfices tirés du commerce et des impots seront utilisés à ces fins afin d'atteindre le double de cet effectif d'ici à 4 mois.》
Loin d'être ingrates, les entreprises banairaises se portent volontaires pour aider le programme national. Karakorp a ces derniers jours envoyé 18,4 millions de bilat d'or (~24 millions de dollars) au ministère de la Recherche et ouvert ses sites de production aux équipes. Leurs unités de recherche sont actuellement en train de développer de nouvelles techniques d'extraction de métaux et de raffinement de pétrole et de gaz. 《Cela est bien plus qu'un geste bienveillant. Il s'agit d'une manière efficace de défendre les intérêts du pays et de notre entreprise. Sans production locale suffisante, nous serons obligés d'acheter à l'étranger et de dépendre plus des fluctuations du marché et des pressions extérieures.》nous confie son P.D.G.
Souhaitons réussite à nos concitoyens !

T.Soki, à Sehras

Varanya : 10 000 réfugiés déjà accueillis

De peur de la guerre civile, à cause de l'oppression politique ou de la crise économique se profilant, 10 000 varanyaens ont déjà posé pied à terre au Banairah.

Le Banairah a toujours été, à travers son Histoire, une terre d'accueil discrète mais accueillante. Entre acceptation et intégration, il a pour l'instant réussi à assimiler les groupes qui s'y sont installés, et nous francophones de Ben Bahè, le savont d'autant plus. L'affrontement entre rebelles et les partisans de l'Empereur ont augmenté en puissance, avec à la clé une inévitable confrontation. Trop exposés ou traqués sans relâche par le gouvernement, ou simplement craignant pour leur futur, plusieurs milliers d'habitants de la péninsule perse ont décidé de partir vers l'Ouest. 10 000 ont déjà atteint leur destination. Des logements provisoires et des campements ont été répartis à Al Kara et sur l'ensemble de la frontière Est. L'assemblée ministérielle s'est aujourd'hui rassemblé pour décider d'un plan national pour gérer la question migratoire, et les assemblées locales ont été convoquées sur le sujet. Er Narogah annoncera dans les prochains jours le résultat final concernant les emplois ou études qui seront proposés aux nouveaux arrivants. 《Nous espérons juste qu'ils ne seront pas trop nombreux pour éviter une conjestion du système.》, dit-il.

S.Raza, à Al Kara
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supplément culture

Nouvelle galerie à Balhaya

Dessinée par l'architecte banairais Salum Sentonmo, cette nouvelle galerie saura séduire les plus exigents en terme de peinture moderne et contemporaine, mais également de sculpture.

Alors que je me baladais dans les couloirs de la toute nouvelle galerie Sanias, je pouvais reconnaître quelques célèbres Silvius aux traits de pinceaux vivaces et crus, quelques Farah Markh aux courbes toniques et aux impressionnants jeux d'ombres, mais également voir des œuvres moins connues comme celles du jeune artiste Mastya, sculpteur dans l'âme. 5 ans de travaux ont été nécessaires pour construire le bijou architectural hébergeant ces quelques 2 000 tableaux et 500 sculptures majoritairement d'origine banairaise, mais également en plus faible proportion cémétienne et net's afaréenne, et ce pour un coût estimé à 2,3 millions de bilats d'or. Une somme quasiment entièrement prise en charge par le mécène karéen (ndlr : d'Al Kara) Rassim Tréak. Les œuvres présentées sont de tailles -et de prix- très différents, allant de 500 bilats d'or à 600 000 bilats d'or selon l'artiste et l'œuvre. Un peu fatigué, je m'installe sur un confortable canapé et contemple la cour intérieure. À l'intérieur de celle-ci se trouve un jardin expérimental où se cachent parmi les feuilles des palmiers sculptures, mosaïques et arabesques. Un parti pris qui semble déjà, après ses 7 premiers jours d'ouverture, attirer les acheteurs. Cependant, les ventes sont suspectées d'être plus rares qu'à Abunaj, mais Tréak espère que l'attrait croissant des hommes d'affaires pour le Nord-Est banairais augmentera les ventes au fil du temps. L'infrastructure comptera selon les estimations 200 000 visiteurs l'année mais verra ses fréquentations augmenter grâce au tourisme d'affaires, du fait de la place de Balhaya dans l'échiquier maritime et agroalimentaire nord-afaréen.

Sarim Bendap entame sa tournée nationale !

Le chanteur préféré de Sehras arrivera aujourd'hui à Al Kara, place du concert, pour 3h de musique traditionnelle revisitée !

Le célèbre chanteur Sarim Bendiap, après la sortie de son album 《Sur les dunes d'Al Kara》, avec notamment les titres 《Au grès du vent》et 《Loin de ma terre》, commence sa tournée dans son pays natal à Al Kara, qu'il apprécie pour sa riche histoire et ses paysages harmonieux. De 20h à 23h, ses plus grands titres comme 《Dame de sable》 et 《Des siècles loin de toi》ainsi que ses plus récentes chansons feront éloge à la culture banairaise, à la patrie et à la nature sur la place du concert, près du centre-ville d'Al Kara. Il montera alors à Balhaya le jour suivant, avant de passer à Abunaj et terminer par Sehras, à des horaires similaires. Pour ceux qui n'ont pas encore réservé leur ticket, il reste peu de places ! La place est à 60 bilats d'or, avec des places 《exception》 à 120 bilats d'or, et se réserve sur internet ou dans un office de tourisme du pays. N'attendez pas !

T.Soki, à Al Kara

Sehras : des rénovations des bâtiments historiques prévues

La ville de Sehras bénéficiera de rénovations pour 50 de ses bâtiments historiques les plus remarquables durant l'année 2004.

Des bâtiments célèbres comme la caserne Bendaf, la gare Medama et l'ancienne mosquée Al San Gyana seront l'objet de travaux de rénovation. En tout, 50 bâtiments historiques jugés 《remarquables》ont été choisis par le ministre de la culture Kanteh Erga afin de redorer le blason de la ville. En effet, Abunaj est réputée pour faire de l'ombre au reste du pays de par sa position de vitrine diplomatique, et c'est ce problème que souhaite régler le gouvernement, notamment pour endiguer l'exode Sud-Nord dévitalisant Sehras et ses environs. 《Abunaj, de par son attractivité en termes d'emplois mais surtout de services et de culture, draine des flux migratoires à l'intérieur du pays. Un trop fort afflux est une impasse pour l'économie banairaise qui a besoin d'un territoire plus également peuplé pour se développer, notamment pour le bon fonctionnement de ses mines et champs de pétrole. Nous espérons affaiblir ces flux en rendant Sehras plus agréable à vivre, et ce plan fait partie de notre politique de redynamisation.》
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Politiques et Avenir
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Le drapeau banairais flottant au vent

Héritage et nouveaux enjeux : la fracture banairaise

N.Ervheh, historien : 《L'acroissement du pays et l'assouplissement du régime a révélé le paradoxe banairais》

Souvent, les traditions ancestrales se trouvent confrontées aux réalités actuelles avec une relative brutalité : fossiles de temps révolus pour les uns, piliers des peuples pour les autres, elles sont souvent l'objet de transformations profondes voire disparaissent avec les révolutions, notamment industrielles et sociales. Dans notre chère patrie, le phénomène ne s'arrête pas là : enfouies et cachées par des siècles de réformes et chamboulements, notamment dus à la guerre, les contradictions en termes de religion, ouverture au monde et système politique reviennent à la surface avec l'accroissement de la population, les objectifs économiques de la mondialisation et les flux de population traversant notre territoire.

La démocratie directe, un système désuet ?
C'est la question que se posent 40% des Banairais selon un sondage du Shanaam. En effet, si gérer une assemblée de 100 personnes est souvent compliqué, tenir l'assemblée hebdomadaire à la capitale et ses 7 millions d'habitants relève du défi. Découpée en multiples arrondissements, quartiers voire sous-quartiers, Abunaj possède au total 75000 assemblées, qui ne peuvent donc se rassembler en même temps. Parfois par internet, les réunions se tiennent souvent en présidentielle entre délégués de quartiers chargés de reporter précisément le résultat des débats en interne. Ainsi pour une assemblée de 100 personnes, 5 à 10 groupes de 10 à 20 personnes sont formés au hasard, par tirage au sort, débattent séparément et consignent leurs conclusions dans un rapport qui sera envoyé au Shanaam, regroupés et résumés sous le même recueil du nom de l'assemblée. Si le système a su procurer des résultats satisfaisants au vu de sa complexité, il n'en reste pas moins extrêmement pénible pour l'administration. En novembre 2003, on comptait plus de 24 millions de Banairais, dont 10 millions dans de grandes villes. Autant de dossiers générés en vue du suivi des potentiels de chacun pour lui proposer un parcours éducatif adapté, notamment pour les fonctions politiques, une charge de travail immense de laquelle s'acquitte avec peine le personnel éducatif, administratif et de la recherche. Avec tant de peine que depuis l'existence de ce système, les dossiers scolaires sont souvent extrêmement résumés et parfois négligés, et seuls les meilleurs envoyés au pouvoir central. Si le développement informatique a permis d'alléger les démarches et le stockage des dossiers, le risque de possibles corruptions et erreurs reste grand du fait de la faible lisibilité de la base de données. Néanmoins, la corruption ne semble pas être une pratique courante, probablement du fait du respect profond de l'état communautaire. La lenteur administrative en général est un des reproches couramment entendus à l'encontre de la démocratie directe banairaise : en effet le pays doit concilier en permanence efficacité et représentativité des lois qu'il promulgue. La prise en compte de tous les avis est un processus souvent long qui peut ralentir les procédures. Nonobstant, comme les partisans du régime traditionnel l'affirment, l'emploi du temps étatique permet bien souvent de se débarasser des temps d'attente par la demande de réunion des assemblées locales bien avant la rédaction des lois, souvent 2 semaines ou 1 mois, semaines durant lesquelles le législatif rédige les lois précédemment débattues.
Souvent pourtant, les révisionnistes de la démocratie directe ne préconisent pas la mise en place d'une démocratie indirecte classique, avec une assemblée multipartite. En cause : la profonde peur du séparatisme, de la rupture de l'unité nationale par la formation de factions politiques aux intérêts divergents qui pourraient avoir l'intention de se défendre eux-mêmes au lieu de veiller au bien de la nation. Également, les Banairais sont agités par la peur de l'accaparement du pouvoir par l'exécutif ou par les lobbys, qui de par le fonctionnement actuel ne peuvent pas réellement influencer les assemblées, et ne sont pas accueillis par le Khasser, le Qassē ou l'Ambē. Se pose également la question de la représentativité et du choix avisé des dirigeants, car si la légitimité des assemblées locales ne laisse aucun doute, le mode de sélection des fonctionnaires et hauts fonctionnaires banairais peut être sujet à discussion : quels sont les critères pouvant évaluer les compétences en politique, administration, économie ou encore gestion d'un citoyen ? Comment doit-on les mesurer ? Dans l'état des choses, les dirigeants politiques sont formés dans des écoles supérieures publiques spécialisées qu'ils ont intégré du fait de leur potentiel en la matière au vu de leurs résultats scolaires pratiques et théoriques, et bien-sûr de leur motivation. Leurs études sont l'occasion de les tester et de trouver le poste dont ils s’acquitteraient le mieux. Ce système, en plus de devoir reposer sur des épreuves représentatives de leur future vie professionnelle, ne fonctionne véritablement que sur la base de l'homogénéité du réseau éducatif. Si cette dernière est assurée par la loi, elle n'est pas observée sur le territoire : malgré l'effort gouvernemental, les régions périphériques des bassins économiques restent souvent à la marge, avec à la clé un manque de matériel, de moyens ou même parfois d'enseignants. Mais comme l'a si bien déclaré notre ministre de la Recherche et de l'Education Ezroud Atkē : "La nation n'a pas de problème politique, elle a des problèmes de budget. Nous avons plutôt besoin de nous axer sur la logistique et non l'idéologie."

Le paradoxe religieux banairais
Nous autres Banairais n'avons jamais été fort pieux. Loin de là, la religion est même souvent vue comme une source de communautarisme. En cause principalement les tensions religieuses et les affrontements qui en ont découlé notamment pendant les périodes migratoires, par exemple pendant la période des Grands Progrès. En ces temps se sont installées des minorités perses, musulmanes entre autres, et leucitanéennes, chrétiennes. Si la population d'immigrés lettrée ne posait pas problème, il en était bien moins sûr de celle moins éduquée, souvent des familles humbles en quête d'un meilleur avenir. Parmi celles-ci se trouvaient parfois des intégristes religieux ou encore des croyants persécutés par les communautés déjà présentes. On vit alors apparaître des affrontements entre non croyants, se sentant 《envahis》par ces nouvelles cultures, croyants de souche banairaise et étrangères : convergeant vers les mêmes centres urbains, formant des quartiers étrangers, les immigrés apportèrent une certaine diversité mais malheureusement une proximité qui ne fut apparemment insupportable pour certains. On reporta de nombreuses dégradations d'édifices religieux, et plusieurs combats de rue. S'ensuivirent le renforcement de la police et l'interdiction des pratiques religieuses dans l'espace public. Tout signe extérieur religieux y a également été interdit pour prévenir les combats de rue. Durant la même période, on voulut légiférer sur la migration, et principalement sur la répartition et l'intégration des arrivants. Si le problème des tensions religieuses fut plus ou moins réglé, une question de taille restait : comment garantir la liberté de culte et la sécurité des citoyens ? Les religions nécessitent souvent le regroupement de fidèles dans des lieux attitrés, lieux depuis interdits. Malheureusement, malgré la pertinence de la question, personne n'eut la volonté ni le courage de s'y intéresser, de peur de raviver les tensions. C'est ainsi qu'encore aujourd'hui, tous les citoyens ont le droit de pratiquer leur religion, mais aucun moyen de le faire. En émane une frustration de la part des minorités pratiquantes, et un certain malaise de l'ensemble de la population qui s'est pourtant toujours juré de rester unie, et donc de traiter les minorités de façon égale avec la majorité. Le Benbhè (ndlr : assemblée citoyenne) de Balaya a la semaine dernière soulevé de nouveau la possibilité d'autoriser la prière dans les anciens lieux de culte détenus par l'état, avec possibilité d'ajustement de la liste des édifices religieux utilisés. Cela permettrait, selon le délégué du Benbhè, de régler cette contradiction cachée sous le tapis depuis plusieurs siècles. 《Nous pensons avoir évolué sur cette question : le XXème siècle n'est plus celui des conflits religieux. Avant jeunes et instables, les religions, monothéistes notamment, se sont tempérées et prônent, dans leurs courants majoritaires du moins, l'entente entre les peuples. Laissons le passé et adaptons nous au présent.》déclara-t-il au nom des habitants de Balaya. Affaire a suivre.
[En rédaction]
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Industrie navale : Narogah voit (au) large

Chantier naval en construction à Sayat, à l'Ouest de Balaya.
Un chantier naval est en construction à Sayat, à l'Ouest de Balaya. Il est actuellement le lieu de recherche des équipes scientifiques dans le cadre de remise à niveau de la technologie nationale en construction navale.

Si la recherche technologique banairaise a, du fait d'erreurs administratives successives, pris du retard, le Qassē a néanmoins réussi à tenir ses promesses au sujet du redressement du secteur métallurgique. C'est cet élan qu'espère de nouveau profiter Er Narogah, ministre de l'Économie et des Transports. 《Il est intolérable que notre pays puisse à la fois avoir une si grande ligne de côte et être incapable de construire sa propre flotte. Notre économie maritime en dépend !》déclara-t-il à l'un de nos enquêteurs envoyés sur place alors que le ministre assistait aux travaux. Il en dépend également de la continuité territoriale du Banairah : nos provinces insulaires ayant depuis longtemps souffert du manque de liens avec le continent, elles s'en retrouvent encore aujourd'hui à utiliser du matériel antique et ne bénéficient que d'une économie locale faible. Bénéficier d'une flotte permettrait également au pays de défendre ses eaux territoriales de ses nombreux voisins, fort convoitées du fait de l'importance de la mer des Bohrins pour le commerce international. 《C'est cette perspective que nous devons garder en tête, continue le ministre. En améliorant notre puissance maritime, nous pesons plus à l'international et gérons mieux nos territoires et les ressources qui vont avec.》La création d'une organisation régionale pour la mer des Bohrins les mois derniers justifie également ce projet à long terme : 《un de ses objectifs est de garantir la sécurité des bâteaux, et cela passe par l'embauchement de garde-côtes, de la construction de bateaux...poursuit Narogah. Ceci est une opportunité pour notre pays : cela diversifiera notre économie et crée déjà des emplois grâce aux chantiers et aux recherches technologiques en cours. 》L'avancée des recherches est nette : selon le ministère de la Recherche, 3 mois seulement seront encore nécessaires avant de disposer des connaissances nécessaires à la construction d'embarcations civiles. Les bâtiments militaires, quant à eux, demanderont plus de temps.

P.Abonga, à Sayat.

À Al Kara, les premiers fruits de la passion

Ce fruit prisé habituellement cultivé en milieu tropical pourra désormais être cultivé dans la majorité du pays grâce au travail de chercheurs en agronomie.

La serre expérimentale de Zagroud, au centre-ouest du pays.
Champ expérimental de passilflores, où ont été cultivés et sélectionnés les individus résistant aux conditions arides banairaises.

Ici, à Zagroud, ce ne sont pas moins de 100 000 passiflores qui occupent le champ expérimental des deux chercheurs banairais. Un travail d'arrache-pied que Mehmet Esraf, membre de l'équipe, nous raconte : 《Cela fait depuis bien 15 ans que nous travaillons sur ce projet. Bien-sûr, nous avons mis au point d'autres variétés, d'espèces céréalières comme le blé par exemple. C'est un projet de fond, qui nécessite beaucoup de volonté, et de financements bien-sûr. (il rit.) Nous devons sa réussite à plusieurs instituts, banques de graines et académies qui ont bien voulu nous prêter main forte, et aux collaborations avec des équipes étrangères. Nous avons testé des dizaines de variétés et espèces, et croisé méthodiquement les lignées les plus intéressantes. En résulte une variété plus résistante au déssèchement et aux variations de température, deux caractéristiques lui permettant de mieux supporter le climat semi-désertique du centre du pays.》 Néanmoins, elle n'en reste pas moins une liane relativement fragile, mais l'expérience permettra probablement d'améliorer les semences. Les premières semences seront d'ailleurs disponibles aux agriculteurs banairais à un prix raisonnable, et le gouvernement a proposé, en accord avec les assemblées locales, une aide financière pour les premiers agriculteurs se lançant dans sa culture. 《En tout cas, j'espère que notre travail leur profitera ! Conclut-il.》

S.Raza, à Zagroud.
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La question orientale

A l'aube d'une nouvelle géopolitique de la péninsule varanyenne ?
[En rédaction]
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Édition du 18/08/2004

Navale : les travaux sont terminés !

Alors que l'Ambē reçoit l'ambassadrice jashurienne à Abunaj, les travaux scientifiques de remise à niveau des techniques de construction navale sont terminés. Un message encourageant pour l'économie maritime qui va désormais être moins dépendante de l'extérieur.

Le port de Sayat recevant maintenant ses premières commandes
Le port de Sayat, à l'Ouest de Balaya, a enfin été terminé. Lieu de recherche des scientifiques et ingénieurs, il reçoit maintenant ses premières commandes de la part des entreprises banairaises.

Nous y sommes : les travaux de remise à niveau sont terminés, et le port de Sayat est désormais opérationnel. Idéalement situé pour couvrir la zone médiane de la mer des Bahrins, le port de Sayat devrait voir se construire un port semblable à Regaya, capitale de l'île de Destanh. Ce dernier, quant à lui, faciliterait les échanges avec l'Est de Nazum, notamment le Jashuria, pays avec lequel le gouvernement tente de se rapprocher lors de la rencontre prévu dès aujourd'hui. Ce nouveau projet de construction s'accompagnera de rénovations et d'adaptations des infrastructures de l'île aux flux commerciaux de l'embouchure des Bahrins. Ainsi, la route circulaire sera rénovée, les centrales géothermiques augmentées en capacité, et l'aéroport également redessiné. Un projet de longue haleine qui nécessitera des fonds important mais qui à terme pourrait profiter au Banairah, lui servant de hub commercial. De plus, le développement de l'île pourrait faciliter l'intégration de ce territoire parfois délaissé à la métropole. Enfin, de par sa position géographique stratégique, elle serait le lieu idéal pour accueillir des sièges d'entreprises nationales comme internationales. Ces recherches ont également ouvert la porte à l'industrie para-militaire, un domaine qui semble intéresser le ministre de l'Économie, qui depuis peu travaille avec la ministre des Armées Salim Metzef.
En attendant, le ministre de la Recherche Atkē a annoncé l'aboutissement de plusieurs autres programmes de recherche, notamment en propulsion à réaction, véhicules blindés et hélicoptères, un signe que la communauté scientifique se tourne désormais vers les transports.

P.Abonga, à Sayat.
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De nouveaux venus au service du patrimoine banairais

Site d'archéologie, sud du Banairah
Site d'archéologie d'El Kahbr, sud du Banairah

Notre pays est parvenu ces dernières semaines à accueillir 6 intellectuels francisquiens, malgré la dureté des lois sur la migration et la mentalité peu cosmopolite voire xénophobe de ce pays. Du fait de l'instabilité du régime impérial, la section de recrutement international du Ministère de la Recherche s'est penché sur la possibilité d'accueillir des chercheurs qualifiés en quête d'un pays à l'idéologie qui leur correspond plus. Parmi ces 6 sélectionnés se trouvent un archéologue, un ethnologue, deux mathématiciens et un physicien. Les deux premiers sont actuellement à l'Institut National d'Archéologie et suivent une mise à niveau au sujet de la culture et l'Histoire banairaise afin de pouvoir les affecter plus tard aux fouilles, notamment antiques et préhistoriques. Le Sud du pays est effectivement connu pour avoir abrité différentes espèces d'hominidés au cours de notre histoire évolutive, et les spécialistes espèrent y découvrir l'ancêtre commun de l'Homme et des singes actuels.
L'ensemble des recrutés suivent également des cours de tehak, la langue officielle étant comme chacun le sait obligatoirement maîtrisée par tous les résidents du pays. Parlant tous trois des langues connues au Banairah -à savoir le latin, le grec et le français- il n'a pas été difficile d'établir le premier contact avec les nouveaux arrivants. 《Ce genre d'intégration nous rappelle ce pour quoi nous nous combattons : la connaissance, le bien-être de l'individu et de la société de laquelle il fait partie. C'est cet équilibre qu'il faut savoir conserver : le respect de nos racines, de notre héritage, et l'ouverture aux autres.》commenta le directeur de l'Institut, Sarim Zerma, lui même possédant de la famille éloignée du Magermelk, pays francophone.
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Missiles Seret-I : essais concluants

Les missiles Seret-I à l'essai
Les missiles Seret-I à l'essai, base militaire banairaise.

Le Ministère des Armées et le Ministère de la Recherche annoncent que les missiles Seret-I, les premiers engins banairais de ce type conçus et produits au Banairah, sont opérationnels. Les essais, performés dans un terrain d'essai d'une base militaire du pays, ont été concluants et 《signent une nouvelle aire pour l'armée banairaise》selon les propos de la Ministre des Armées Erka Endit. Il s'agit effectivement d'une technologie undispensable à maîtriser afin de bénéficier d'une force aérienne armée, objectif souhaitée par la majorité des Benbhè du pays. Le contexte géopolitique a en effet poussé les citoyens et citoyennes à se prononcer en faveur d'une augmentation du budget du Ministère et de la remise à niveau de l'armée banairaise.

P.Abonga, à Al Kara.
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Des soldats révolutionnaires conduisant un tank, Varanya

Varanya : entre danger et opportunité pour le Banairah

Quels sont les enjeux du conflit varanyen ? Quels dangers et quelles opportunités pose-t-il au Banairah ?Comment peut-il sortir gagnant de la situation ? Voici une édition spéciale de Politiques et Avenir traitant des questions qui nous occupent tous l'esprit.

Le Banairah, pays bloqué dans l'indécision

Assemblée locale, Banairah
L'indécision agite les Benbhè et le gouvernement (Assemblée locale, Abunaj)

Si le conflit varanyen est souvent évoqué dans les débats politiques, et ce des Benbhè au gouvernment, les avis des citoyens sont toujours aussi coincés dans une guerre de position : si l'intervention fait l'unanimité, une moitié aimerait une prise de position en faveur des révolutionnaires au nom de la propagation de l'idéal démocrate du Banairah et de la défense des Varanyens opprimés et l'autre craint la prise du pouvoir des communistes faisant partie de la coalition rebelle qui pourraient empêcher les échanges commerciaux et la potentielle influence de notre pays sur son voisin, ou encore pire, celle d'islamistes aux idéaux extrémistes et représentant un réel danger pour l'intégrité du Banairah. Néanmoins, l'éventualité d'une conservation du pouvoir impérial accompagnée de réformes démocratiques soulevée par la Cémétie, pays afaréen voisin dont l'armée combat aux côtés du Shah, semble séduire une grande partie des citoyens (58% selon les derniers sondages) car constituant un compromis acceptable entre les deux partis et évitant un affrontement indirect avec un frère afaréen. Mais désormais, un nouveau problème se pose : le recul progressif mais certain des loyalistes. Effectivement, en ce positionnant en faveur des loyalistes mais en perdant la guerre, le Banairah pourrait voir son influence dans la nouvelle république fortement réduite, car le pays serait alors vu comme un ennemi, ce qui refroidit nombre de banairais.

Le Varanya, terre d'opportunités pour les entreprises

Ville bombardée lors de frappes révolutionnaires, Varanya
Les bombardements et batailles terrestres ont détruit la majeure partie des infrastructures et habitations au Varanya

Le Varanya constitue quoi qu'il en soit une terre d'opportunités pour nos entreprises : profitant du tissu industriel et infrastructurel délaissé ou simplement détruit, ces dernières planifient déjà des plans de rachat de sociétés qui pour certaines ont déjà été acquises. Un objectif parfois en tête : la prise de contrôle de l'extraction minière, ou encore la fabrication de matériel technologique ou de produits secondaires de base. Le BTP est également à l'honneur : les villes varanyennes ont largement pâties des batailles sur et autour de leur sol, et cela risque de continuer. Ce drame pour les habitants constitue par contre un grand marché pour les compagnies spécialisées. 《Ceci est d'autant plus vrai que le pays a récemment fait des progrès dans le génie civil, nous explique Monsieur le Ministre de la Recherche Atkē. Les recherches d'état ont ouvert la possibilité à l'armée d'avoir un génie plus important et plus à jour. La recherche privée a suivi le rythme avec la guerre au Varanya.》

La nécessité d'une gestion afaréenne du conflit

Depuis ses débuts et même ses origines, la guerre civile varanyenne a été sujet à l'influence des puissances étrangères des autres continents, dont par exemple l'Alguerana dans le camp des rebelles et l'Aumérine dans le camp loyaliste. La Cémétie constitue pour l'instant le seul pays afaréen à prendre part au conflit : le Varanya constitue donc une n-ième porte d'entrée pour les puissances eurysiennes ou aleuciennes en Afarée, ainsi qu'un réservoir d'hydrocarbures qu'elles ne manqueront pas de s'approprier s'il n'y a pas consensus afaréen pour contrer la menace. 《Un scénario tel qu'une vassalisation du Varanyen républicain ou impérial aux forces étrangères qui l'ont soutenu est fort envisageable》, estime le géopoliticien Rassam Qapep. 《Néanmoins, le coup est rattrapable, et ce par une plus grande mobilisation des pays afaréens. L'utilisation de soft-power peut s'avérer efficace, mais n'est que complémentaire à l'action militaire. Elle s'inscrira par contre plus dans le temps et empêchera le Varanya de tomber entre de mauvaises mains.》continue-t-il. Un consensus qui pourrait débuter bientôt, le gouvernement cémétien ayant récemment échangé avec le gouvernement banairais concernant l'ouverture de relations diplomatiques plus fortes.
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Génie militaire : de nouveaux engins parmi les rangs

Bulldozer militaire Jar-Afaa-II
Récemment sorti des centres de Recherche, ce fruit de la coopération entre le Ministère de la Recherche et l'entreprise d'armements A'Hiisla est prêt pour tous les travaux.

C'est une nouvelle avancée technologique que viennent de performer la compagnie para-militaire A'Hiisla et le Ministère de la Recherche : un tout nouveau modèle de bulldozer militaire destiné aux zones de combat les plus hasardeuses comme aux champs de ruines des catastrophes naturelles. 《Ce tout nouvel engin soutiendra efficacement le génie militaire banairais et permettra d'évacuer sans soucis les débris des zones sinistrées.》nous assure Saïr Jerev, PDG d'A'Hiisla. Le Ministère des Armées a déjà commandé plusieurs exemplaires du modèle à titre d'essai, et pérennisera son utilisation si les essais s'avèrent concluants. 《Quand nous pensons à l'armée, nous évoquons en premier lieu la guerre, mais nous oublions souvent les missions humanitaires que le corps militaire remplit. En lui donnant les moyens nécessaires pour mener à bien ces missions, nous assurons la sécurité des citoyens habitant des régions soumises aux catastrophes naturelles. Heureusement, de telles régions sont peu nombreuses au sein de notre territoire, ce qui nous permet d'élargir notre champ de recherche pour développer l'attirail le plus complet possible.》nous explique M.Atkē, Ministre de la Recherche.
De fabrication relativement simple, les premiers bulldozers arriveront dans les prochains jours

T.Soki, à Balaya.

EAU : le développement plasturgique intercontinental tombé à l'eau

Le chantier de la raffinerie prévue au nord de Raxington, EAU
Le chantier de la raffinerie prévue au nord de Raxington a dû être abandonné suite à la chute du gouvernement des EAU.

Il s'agit d'une triste nouvelle pour le secteur pétrochimique banairais : alors que le pays avait signé il y a peu un accord avec les EAU concernant l'implantation d'usines de pétrochimie contre une politique exportatrice privilégiée, le gouvernement de l'ancien maire de Raxington a chuté à la suite d'une révolution qui manifestement n'est pas ouvert au commerce libéral. 《Cet événement est très regrettable pour notre industrie et aurait permis une ouverture sur d'autres continents, en particulier en Paltoterra. J'espère néanmoins que ce changement de gouvernement pour le moins abrupte se fera pour le bien du peuple des EAU.》déclare Siriam Amza, Ministre des Affaires Extérieures. Point positif : du fait du temps d'organisation et de transport, les travaux n'avaient été que peu entamés. Les pertes sont donc réduites et pourront être rapidement recouvertes par les chantiers prévus à l'île de Destanh dans le cadre du projet Collier de Perles organisé conjointement avec le Jashuria afin de disposer des infrastructures nécessaires à l'intensification des échanges entre les deux pays. Détail quelque peu étrange, les nouvelles autorités des EAU ont envoyé au ministère des Affaires Extérieures leur production annuelle d'horlogerie en guise de compensation. Si la majorité des pièces ne présente rien de particulier, certains ouvrages sont des œuvres de qualité qui seront probablement vendu à haut prix aux enchères.

S.Razat, à Abunaj

Aéronautique : là où les avions ont du mal, les hélicoptères sont appelés à la rescousse

Hélitreuillage dans la chaîne des Mortels, près de Vassafa.
Hélitreuillage dans la chaîne des Mortels, près de Vassafa.

Transport d'appoint, fer de lance des équipes hospitalières, livreur en terrain montagneux, l'hélicoptère a de quoi plaire : sa mobilité, sa taille et sa capacité à atterrir n'importe où a motivé les entreprises et les services publics à l'utiliser. C'est ce phénomène que l'on remarque à Vassafa, petite ville nichée dans la chaîne des Mortels : ne disposant que d'un accès routier limité et loin des aéroports, la ville en utilise désormais pour faire livrer du matériel de grande importance comme des médicaments. Si cette technologie développée ces derniers mois par le Ministère de la Recherche et le Ministère des Transports a permis de briser l'isolement de certaines agglomérations, elle reste chère : hors de question pour l'instant de livrer en masse par hélicoptère. Toutefois, on peut espérer que les avancées en la matière et la démocratisation de ce nouveau moyen de transport feront baisser les coûts.

T.Saki, à Vassafa
2203
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La construction navale à Sayat

Sayat, ville côtière en expansion

Sayat constitue à l'origine une cité dortoir de la capitale économique régionale Balaya, principalement connue pour son commerce agroalimentaire international. Rien ne destinait jusqu'à présent Sayat à devenir un nouveau poumon économique de la région, et ce malgré une activité économique faible mais croissante dans l'aire urbaine. C'est justement de peur de voir la ville se faire happer par Balaya, constatant une augmentation du départ des jeunes au plus proche de la métropole pour étudier ou trouver un emploi plus aisément, qu'une dizaine de Benbhè du centre de Sayat décidèrent de faire front commun et de demander au gouvernement 《un projet de dynamisation du Denha de Sayat (ndlr : circonscription de petite échelle de la République) favorisant l'extension du bassin d'emploi balayen dans l'est du pays》dans le cadre de leurs bilans mensuels d'assemblée. Ces bilans, une fois remontés au Ministère de l'Économie par le biais de la Shanaam, furent communiqués au Ministère de la Recherche qui travaillait alors sur un plan de développement technologique maritime. Grâce à la construction du port de Sayat, la ville bénéficie désormais d'ine nouvelle source d'emplois et a attiré de nombreux commerces. Nombre d'ingénieurs et bâtisseurs s'y sont finalement installés, entraînant la construction de nouvelles écoles et immeubles d'habitation. Un voie de monorails ralliant Sayat a également été ajoutée à la ligne Sehras-Al Kara afin de prendre en charge les convois de conteneurs approvisionnant les chantiers et ceux venant du port.
Les accords dits du Collier de perles signés par le Banairah et le Jashuria ne fera qu'accentuer et pérenniser cette dynamique car ceux-ci prévoient un renforcement supplémentaire des ports existants, notamment celui de Sayat, et un aménagement approfondi de l'île de Destanh avec entre autres dans un premier temps la remise à niveau de son système routier et la création d'extensions au port et de zones industrielles. L'intensification des échanges entre les deux pays qui devrait en résulter amènera des convois de plus en plus importants à la ville qui se verra dotée d'entrepôts supplémentaires. Pas d'inquiétudes néanmoins, les accords prevoient la construction de quais supplémentaires plus à l'Ouest en cas d'engorgement du réseau. Les belles après-midi festives dans le paysage côtier ont encore de beaux jours devant elles !
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Damann : le Banairah en guerre contre le Front uni !

Le Damann est en proie aujourd'hui à une guerre civile, opposant le Front Uni, coalition des activistes pro-régime théocratique et contestant la vision de séparation de l'Église damann et de l'État, et le Front Démocrate, se battant pour la sauvegarde de la toute jeune mais fragile démocratie et rassemblant les démocrates, les fédéralistes et les communistes. Cette guerre est couramment appelée crise constitutionnelle de 2004 au Damann : c'est en effet à l'issue des élections du nouveau consul que les partisans du Front Uni ainsi formé refusèrent les résultats des élections, en faveur d'une séparation avec l'Église damann, et prirent les armes. Au nom de la sauvegarde du droit du peuple Damann de choisir son avenir et du combat contre l'obscurantisme, la Ministre des Affaires Étrangères ainsi que l'état-major ont apporté le 9 décembre 2004, à la suite de l'éclatement du conflit, le soutien officiel du peuple banairais au Front Démocrate. Du matériel ainsi que des soldats professionnels seront envoyés afin de déloger les ennemis de la démocratie qui se terrent pour l'instant dans le sud et l'enclave est du pays. Parmi les pays belligérants, le Makt ainsi que le Kah, l'un pays voisin du Damann, l'autre pays paltoterran soutenant les régimes libres du globe, se rangent également du côté des démocrates, alors que le Magermelk, connu pour sa haine historique du communisme, se bat aux côtés du Front Uni afin d'empêcher les communistes de prendre le pouvoir.
L'effort de guerre est important, soutenons donc nos frères militaires partant au combat en leur envoyant tout notre soutien.

A.Raza, à Abunaj.
1950
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Damann : le Makt et le Yuhanaca se joignent au front démocrate

C'est une véritable coalition internationale pro-démocrate qui se forme au Damann pour éliminer la menace des extrémistes du Front uni. Cette coalition démocrate, car tel semble être son nom, regoupe à cette heure le Banairah, premier pays à s'être officiellement déclaré en faveur du Front Démocrate, le Kah, ayant selon nos sources été mis au courant des tensions internes au pays et ayant donc pu se préprarer à défendre le camp de la liberté, ou du moins celui correspondant le plus à ses idéaux, le Makt, république voisine du Damann ne voyant pas d'un bon œil le possible avènement d'un état proche des puissances fachistes eurysiennes comme le Magermelk, et finalement le Yuhanaca, un pays qui pourtant est un empire et aurait donc pu logiquement soutenir les impérialistes du Front uni. Ce sont donc 3 continents différents -l'Afarée, Paltoterra et l'Eurysie- qui sont concernés par le rassemblement. Sur le plan militaire, le jeu semble pour l'instant dominé par la coalition, le Front uni ne pouvant compter que sur le soutien du Magermelk, pays fachiste eurysien.

Les enjeux sont multiples : d'abord l'endiguement de la montée de puissances fachistes ou sympathisantes dans le monde, et ce d'autant plus pour le Makt qui pourrait être géographiquement isolé idéologiquement, la stabilisation de la région afin de ne pas perturber le commerce des voies maritimes du nord et également les ressources du Damann : le pays possédant de grandes forêts, mais surtout de minerais rares ainsi que de gisements pétroliers terrestres et maritimes, les intervenants ont tout intérêt à s'approprier celles-ci et ce notamment en guise de 《récompense》ou de tribut du fait de l'aide apportée. Le Makt par exemple, peut y trouver l'occasion d'agrandir sa sphère économique et son parc pétrolier, tandis que les autres pays y voient potentiellement une porte d'entrée dans l'hémisphère nord, ainsi qu'un apport supplémentaire de ressources. Reste à voir à quel point ces considérations économiques et quelque peu impérialistes influeront sur les choix politiques des nations en guerre, et la réelle nature de leur implication.
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Recherche : pour préserver les graines, le pôle Sud envisagé

L'Institut de Recherche et de Patrimoine de l'Agriculture (IRPA), institut de recherche des méthodes de production agricole de demain, est connu pour sa grande bibliothèque de graines d'espèces de plantes comestibles et de plusieurs de leurs variétés, majoritairement bannairaises et aussi afaréennes mais également de tous les autres continents comme de Paltoterra et de Nazum (par exemple concernant les bananes). Véritable mémoire génétique de la nation, elle est cependant sujette à la durée de conservation courte des graines du fait du climat semi-désertique du pays et celui plus clément mais chaud de l'île de Destanh. En résulte l'obligation de cultiver des champs de nombreuses variétés afin de reconstituer les stocks, et ceci avec la menace d'un manque de vigueur hybride du fait de la taille des échantillons. L'institut n'a donc de cesse augmenté la taille de ces derniers et promu l'utilisation des variétés qu'il préserve dans les cultures particulières ou non du pays, mais souhaiterait bénéficier d'un lieu de conservation plus adéquat pour certaines de ses collections, notamment les espèces étrangères moins adaptées au climat banairais. Il est donc envisagé de requérir les services d'une société de stockage dans les déserts froids du pôle sud, soit en EAU grâce à une entreprise sollicitée également par l'Izcalie, ou en Aubrane.

Pétrole : la piste des réservoirs sous-marins débutée

Le développement de l'espace maritime des Bohrins pousse les investisseurs à s'intéresser de plus près à ses potentialités, notamment aux ressources minières qu'il abrite : gaz, pétrole... La recherche privée s'oriente ainsi vers la construction de plateformes pétrolières à haute performance, capables de gérer l'extraction de l'or noir en pleine mer. Le ministre de l'Economie et des Transports Er Narogah s'est exprimé à ce sujet à Sayat, désormais ville attitrée de la recherche maritime : "L'intensification des échanges inter-étatiques précipitera les conflits maritimes, il est donc nécessaire pour le pays d'affirmer sa présence dans ses eaux et de domestiquer cet environnement encore mal maîtrisé." Un point de vue largement partagé par les populations côtières souvent en concurrence avec des bateaux de pêche étrangers. Ceci est peu étonnant : on compte l'Empire Rémien, aux multiples possessions réparties autour de cette mer, Fortuna, république marchande tentaculaire possédant plusieurs îles et comptoirs dans la région, l'Aryédie, l'Ashtra et la Cémétie, première puissance afaréenne. L'affrontement politique peut donc être dur au vu de la présence de deux grandes puissances (Fortuna et la Cémétie) et la forte volonté de l'ensemble des lobbys en présence. Le début de l'exécution du plan de développement infrastructurel du Collier de perles, mis au point par le gouvernement banairais et le gouvernement jashurien marque une nouvelle ère pour notre pays, qui a par ailleurs mis au point les technologies nécessaires à la construction de bâtiments de guerre. "Le projet Mer d'Avenir consiste en une planification des recherches scientifiques et technologiques pour l'exploitation maximale de nos espaces maritimes de façon pérenne : mise au point de bâtiments toujours plus efficaces, résistants et respectueux de notre patrimoine naturel, études de marché, innovations dans le domaine de l'extraction minière, de la pêche et de la sécurité des trafics maritimes." nous renseigne M.Atke, ministre de la Recherche. Mer d'Avenir est à voir sur le long terme : malgré le réseau dense d'ingénieurs et de scientifiques du pays, les études prennent toujours un certain temps et nécessitent donc d'être finement coordonnées.
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