05/09/2008
12:34:00
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[Féodalité] Composition et histoire des familles comtales

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Histoires que l'on enseigne aux jeunes gens et anecdotes qui se murmurent à la Cour Ducale au sujet des familles comtales


Ici l'on recensera quelques histoires relatives à chaque famille. L'idée est de faire le tour de toutes les familles comtales et ainsi de donner du corps à cette noblesse de Nouvelle Fidès qui est l'une des bases sur lesquelles repose l'équilibre du duché. Rappelons que chaque comte est souverain en son comté pour tout ce qui n'a pas de rapport avec ce qui regarde le duché ou le monde. Il est plus qu'un fonctionnaire ou qu'un administrateur, il est en quelque sorte un petit souverain, un roitelet d'un empire confédéral qui ne lui demande des comptes que sur ce qui peut intéresser directement son suzerain le duc, duquel cependant, il tient ses terres et qui peut les lui reprendre, très rarement, dans les cas de félonie ou d'incompétence (dans ce dernier cas, le seigneur maladroit ou inapte est seulement déposé et, si cela s'impose, enfermé dans un monastère).

Le comte rend donc justice en avant dernier ressort (juste avant le duc), de toutes les affaires de droit commun, il a le droit de battre et de mettre à mort. Il a le droit de lever des impôts et d'imposer la corvée (le tout selon la coutume et, parfois, l'accord du Tiers-Etats, selon le comté). Si il est bien en fond et qu'il peut se payer les métaux précieux qu'il lui faut, il peut frapper monnaie aux armes de la famille (ce n'est cependant que pour le prestige d'avoir sa face ou son écu sur les pièces puisque les triples étalons monétaires sont les mêmes pour tout le duché). De même, le comte est libre de nommer qui il veut pour former sa cour et ainsi l'aider à administrer son fief. Il remplace également les barons faillis ou dont la famille n'est plus, par le noble de son choix. Et il a d'autres privilèges encore.

La règle de succession est la même que pour les ducs, à savoir primogéniture mâle transmissible par les femmes, aussi le premier homme né de la branche principale est le comte, à défaut d'homme dans la branche principale, on regarde à la branche la plus proche et ainsi de suite jusqu’à trouver un homme. Cela dit, si une femme ne peut monter sur un trône comtal, une femme peut transmettre la qualité comtale. Ainsi à la mort d'un comte, on revérifie quel est le mâle le plus proche de la branche centrale et on en fait le comte, il arrive donc parfois qu'un fils ne succède pas à son père.

Dans les faits, la plupart de la noblesse comtale est multiséculaire et se compose soit de nobles venant majoritairement de Clovanie soit d'ambitieux, violent et semi-brigands qui se sont imposés en maitre par la force avant l'unification des comtés en un duché. Toujours est t'il que tout cela forme une caste qui se connait et qui est assez largement consanguine. D'où il en ressort, conséquemment, une certaine homogénéité et surtout une certaine conscience d'appartenir à un même groupe, bien que ça n’empêche nullement ces seigneurs de se livrer à des guerre privées, surtout entre comtés ruraux.

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Carte des comtés avec les numéros officiels de chaque famille (voir ci-dessous)

Page I
La famille de Hurlevent (1)
La famille Des Vals des Ormes (2)
La famille de Val-Limes (3)
La famille de Fort-Solitude (4)
La famille de Valmagne (5)
La famille de Champseptant (6)
La famille des Bas-de-Val-Limes (7)

La famille de Hurlevent


ARME DE HURLEVENT

Devise : Je plante les Lys en ma vallée


Origine de la famille
C'est en 1652 que la famille Hurlevent arrive dans le comté qui lui donnera son nom. A cette époque, Hubert, le chef de la famille, est un tout petit noble clovanien qui a fuit la Clovanie, dit-on, pour ne pas avoir à assumer devant la justice le meurtre d'un seigneur voisin qui serait advenue le soir d'une beuverie après une grande perte d'argent au jeu. D'autres parlent de différents relatifs à une courtisane.

Toujours est il que le fuyard s'embarque précipitamment sur un voilier pour le Nouveau Monde, ne prenant avec lui que son épouse ou bien la courtisane, une vingtaine de ses gars surs et leurs femmes, ainsi que quelques objets de valeur, monnayables facilement. Après avoir passés quelques longs mois en mer, cette petite équipé débarque enfin à Port-Du-Roy où elle tache de se procurer ce qu'il lui faut pour traverser la plaine et se faire de la terre dans les montagnes.

Il se dit que ce départ vers l'inconnu hostile au cœur des terres froides du Nord de la Nouvelle Fidès fut justifié par la crainte du sieur Hubert d'être pris par les autorités clovaniennes qui devaient certainement être à sa poursuite et qui n'auraient pas eu la moindre difficulté à le retrouver dans la petite ville portuaire. Il quitte donc assez rapidement la ville mais non sans avoir fait l'acquisition des matériels de transport, grains, denrées, bétails et outils de construction et de travail nécessaires à l'installation d'une colonie pérenne et autonome.

La petite colonne traverse assez facilement la vaste plaine de ce qui deviendra la région du Territoire du Nord-Est et qui n'est encore qu'une gigantesque forêt très largement inconnue et majoritairement composée d'essences diverses de conifères et de peu feuillus, la proportion de feuillus allant d'ailleurs diminuant à mesure que l'on monte vers les terres glacées des barbares de Lofoten.

Les colons se taillèrent une route jusqu'à travers les collines et arrivèrent enfin dans la fameuse vallée dont le caractère très venteux inspira au sieur Hubert le nom de « Hurlevent » qui deviendra le sien. Les colons montèrent un premier village, le village de la source tiède, appelé ainsi parce qu'une eau tiède sort du cœur de la colline, verticalement, par un puis artésien. Cette eau tiède fut la garantie pendant longtemps d'avoir des températures clémentes dans le village.

Le château comtal
Par la suite, une fois que tout le monde fut bien installé et qu'il était grand temps de bâtir un gîte seigneurial au maître de la communauté, cette source servit à tiédir le château comtal qui sera construit à la place du centre du village et précisément sur la source. Celle-ci fut aménagée en bassin, on la borda d'un murets fait de pierres de taille adroitement appareillées à laquelle on ajouta un escalier pour pouvoir commodément s'y baigner.

Il s'agissait et il s'agit encore de pierres faites de calcaires dont les collines de Hurlement sont faites et que l'on extrait en grand nombre pour percer des caves, cuire de la chaux ou, comme c'est la cas ici, tailler des blocs de construction. Ces blocs possédent de nombreuses qualités, notamment en construction, mais verdissent assez facilement aux précipitations, aussi faut-il les garder des pluies battantes et veiller à ce qu'elles soient posées dans le sens de la pierre. Les tailleurs de pierre en la contrée sont gens compétents et ils savent s'y faire, aussi les maçonneries que l'on y trouve y sont excellentes.

Puis l'on bâtit une une pièce carrée toujours autour de ce bassin ainsi maçonné, on la dalla de pierres, les murs aussi était et sont toujours de pierre. Ils s’élèvent en d'épais murs que soutiennent de puissant contreforts. Ces contreforts, décollés légèrement de la parois par un arc élégant afin de permettre l'installation d'un large déambulatoire à la fois clair et élégant tout autour de la salle de la source.

Les murs de la salle, bien que portant de lourdes voûtes de pierres, sont percés de larges ouvertures qui permettent en chaque cotés d'avoir une grande porte double surmontée de fenêtres hautes que bordes des niveau à balcon dont la barrière, elle aussi en pierre mais sculptée comme de la dentelle donnée directement sur la source en contre-bas. Le tout est surmonté d'une voûte de pierres que soutiennent d'élégantes mais néanmoins solide arrêtes qui s’achèvent en croisées d'ogive.

C'est dans cette salle d'eau que le compte tient son conseil, au balcon à l'étage, qu'il siège sur son trône au rez-de-chaussée, face à l'eau tiéde, d'où il rend la justice ou entend les doléances. C'est aussi de cette salle d'eau que partent toutes les ailes du château. Il y a quatre ailes qui donne à la demeure seigneuriale un plan cruciforme, toutes ces ailes sont faites de pierre calcaire et charpentées de bois.

A l'Est, il y a la chapelle du château qui est aussi l'église paroissiale. Elle est d'un plan basilical, sans bras pour ne pas casser l'harmonie du château et à simple collatéral parce que sa taille n'en justifie pas plus. Elle possède cependant un large chœur qui fait bien un quart du lieu et qui est flanqué de deux charmantes absidioles. Le choix du néoroman plutôt que du néoclassique demeure en soit un mystère. L'église est dédiée au anges et c'est un thématique que l'on retrouve un peu partout dans le bâtiment.

L'aile Ouest se compose des appartements nobles, c'est à dire ceux du comte, de sa famille, de ses gens et des invités. Elle se composent de nombre de petites pièces pleines de tentures et comprenant toutes une cheminée ou un foyer fermé pour servir d’appoint au chauffage géothermique grâce auquel on parvient à chauffer en hiver, en bonne partie, en pompant dans des radiateurs l'eau tiède de la source avant de la faire sortir hors du château. En été, le même système permet de rafraîchir l'endroit bien que ce second emploi soit moins impérieux que le premier.

L'aile Sud est celles de la représentation. Elle comporte un ensemble de salles de grandes tailles, dont notamment une galerie s'étend largement sur le parc et qui flanque une salle de bal s'étendant sur tout le rez-de-chaussée. Au sous-sol l'on trouve la cuisine. De grands salons, salles de jeu et salles à manger se trouvent à l'étage. Cette aile est de loin la plus belle, les murs qu'on y trouve sont dorés et les boiseries nombreuses sont parfaitement cirée comme le parquet. C'est dans l'aile Sud que se trouve l'entrée d'honneur du château et son majestueux escalier d'apparat

L'aile Nord accueille l'administration et les services. Elle se compose d'un garde manger d'une taille considérable puisqu'il doit pouvoir nourrir le château et le village pendant une bonne partie de l'hiver durant lequel la vallée est coupée physiquement du monde. Au dessus l'on trouve nombre de loges et d'ateliers, les bureaux de l'administration sont encore au dessus avec les archives, enfin le bureau du comte, considérable, se trouve dans les salles nobles, avec sa bibliothèque magnifique. Les combles, comme pour les autres ailes hors la chapelle, servent à loger le personnel, en bonne partie roturier.

Membres défunts de la famille ayant laissés une mémoire à la Cour

Hubert de Hurlevent (vers 1622-1674)
Le fondateur du comté. Fuyard de la justice clovanienne. Beaucoup de choses sont perdues le concernant. Disons simplement qu'il était réputé être d'une grande virilité qu'il épancha, dit-on, sur pas mal des jeunes femmes de la colonie qu'il fonda. De plus, l'homme était assez déterminé pour, une fois bien installé, narguer les chasseurs de prime clovaniens dont certains auraient disparus dans leurs tentatives de se saisir de lui. A ce sujet, on prétend qu'il aurait envoyé un message en Clovanie pour faire savoir à ses messieurs les chasseurs de prime qu'il n'était guère prudent de tenter de le prendre à seulement deux ou trois chasseurs. La lettre est perdue, si tant est qu'elle ai jamais était écrite, cependant le fait que si les chasseurs ne sont pas venus en nombre c'est sans doute que la prime ne devait pas être à la hauteur.

La vicomtesse Marie-Marguerite de Hurlevent (1802-1821)
une des filles du comte de cette époque, la jeune femme mourra jeune de la tuberculose qui faisait des ravages dans le duché. Elle laissa une forte impression dans à la cour, non seulement pour sa beauté et sa coquetterie, mais aussi pour sa finesse d'esprit et la beauté de son style littéraire, on lui doit un roman d'amour célèbre : « La princesse de Lève » qui, en plus de dépeindre les avec exactitude et élégance les mœurs de son temps, rend bien les passions amoureuses et la tendresse des amours. Ce roman, de mademoiselle de Hurlevent, est un classique que doit avoir lue toute jeune fille.

Les principaux membres actuels de la Famille

Le chef de famille :Monsieur le Comte Paul de Hurlevent (1948 – de nos jours)
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Ancien commandant en chef de la Truste, il s'est retiré en ses terres pour vivre une retraite paisible dans son comté auquel il est très attaché. Esprit calme et réfléchi, il prend toujours du temps pour réfléchir et ne se laisse pas impressionné. Il etait très apprécié de feu le duc Charles V et est également dans les bonnes grâces du duc Henry Ier. Cet homme n'a aucun ennemi connu et n'est d'aucune coterie, c'est un traditionaliste agrarien, comme un peu tout le monde.

Les enfants de la maison

Monsieur le Vicomte Jacques de Hurlevent (1967-de nos jours)
Cet homme, qui est l'héritier du comte, est un gestionnaire compétent et un homme réfléchi comme son père au nom de qui il administre le comté depuis pas loin de vingt ans avant de le rendre récemment à son père pour les aspects protocolaires. Il es mal connu des cours où il ne va presque jamais, celle de Queslen le connaissait un peu, Henry Ier l'estime pour son sérieux et sa sobriété, pour le reste il est globalement considéré comme un bonnet de nuit et l'on dresse de la petite cour de Hurlevent le portrait d'un endroit ennuyeux et chiche. Il est marié à une fille de l'un de ses vassaux, ce qui renforce encore son impopularité auprès des autres comtes. Il a quatre enfants encore :
- Jeanne (1995 – de nos jours) : 13 ans
- Alphonsine (1996 – de nos jours) : 12 ans
- Henry (1998- de nos jours) : 10 ans
- Paul (2000- de nos jours) : 8 ans


Mère Jeanne de la Transfiguration (1970-de nos jours)
Abbesse du monastère sainte Alba qui est à une des extrémité de la vallée. Ce monastère de femme accueille des moniales dont la règle dérive de celle des clarisses. L’abbesse est réputée instruite et douce, elle dirige une centaine de moniales et un couvent d'une taille et d'une puissance économique considérable qui, en plus, sert d'hospice pour le comté et où l'on peut y recueillir les vagabonds, les vieillards et les fous.


Mademoiselle Pauline de Hurlevent (1974- de nos jours)
Jeune fille trisomique gardée au château avec soin et demeurant encore et pour toujours dans sa chambre des appartements comtaux. Son père et son frère veillent à son bien être. Elle n'est pas source de moquerie dans le monde, le duché est une société traditionnelle, tout le monde a ses débiles et ses contrefaits, on ne les cachent pas et on ne les tue pas non plus, leur existence est un fait, on est tolérant.


Mademoiselle Jacqueline de Hurlevent (1990-de nos jours)
Dernière fille du comte, cette jeune fille globalement inconnue mais assez mal estimé du monde. On la sait être dans la suite de la comtesse Eugénie et des rumeurs courent sur elle et sur sa manière de vivre en Sainte-Jeanne. C'est une précieuse et une coquette qui a cependant la retenue de sa lignée, ce qui lui donne les mystères d'une licence contenue et donc encore plus d'élégance et de grâce.

La famille Des Vals des Ormes


ARME DES VALS DES ORMES

Devise : Je suis le maitre de mes collines

Origine de la famille
Les Vals-des-Ormes est une famille de petit nobliaux clovaniens poussés à l’exil par la misère. C'est en 1715 que le premier comte, Alphonse, un cadet sans doute, sans terre, employa le peu d'argent qu'il reçut pour organiser une expédition d’implantation au Nouveau Monde. Il partit cependant avec pas moins de cent hommes, leurs femmes et leurs enfants.

Une fois arrivée au port, la plupart de la colonne préféra ne pas entrer dans les terres et s'installa en Port-Du-Roy dont le seigneur, un Queslen, comte et gouverneur au nom du Roi de Clovanie, fut bien content d'avoir des sujets supplémentaires. C'est donc avec une trentaine de familles que le sieur se lança à la conquête du continent. Traversa les plaines glacées qu'il trouva trop proches du domaine Queslen et monta jusqu'aux collines hostiles qui bordent la vallée de Hurlevent.

Là, il voulu en prendre un morceau mais le sieur Hubert de Hurlevent ne consentit pas à partager. Il accepta une dizaine de familles du convois et rejeta les autres. Le sieur Alphonse en fut contrarié, défia en duel le sieur Hurlevent, perdit et due se retirer. L'hiver commençant, il ne pouvait plus faire demi-tour, il lui fallut hiverner dans collines.

Voyant ses difficultés, Hubert lui donna de quoi substituer, tandis que lui, lui fournit du bois et de la venaison. Cet échange de bon procédés permit à la colonie d'Alphonse de survivre et favorisa aussi le développement de Hurlevent. Une fois l'hiver passé, il ne fut plus question de repartir et au printemps 1716 fut constitué officiellement le comté des Vals des Ormes.

Cela dit, la vie dans le comté était fort difficile : une terre de collines fort mauvaise, un climat froid et peu d'eau. Mais, en contre partie, le bois ne manquait pas et les collines étaient giboyeuses, aussi ce comté fut d'abord une terre de trappe avant de devenir une terre agricole, mauvaise terre agricole, encore aujourd'hui.

Pour leur part, le comte Alphonse et ses successeurs ne furent jamais contestés car leur joug était fort léger. Ils ne faisaient pas bâtir comme les Hurlevent et les corvées se bornaient à l'entretien de la seule route qui menait de la plaine à la vallée de Hurlevent en passant par les collines du comté. Pour le reste c'était globalement chacun pour soi et les Vals-des-Ormes furent longtemps considérés comme une terre de non droit où le comte était autant un chef de brigands qu'un seigneur, alors que si on regarde bien dans les archives, on ne connut jamais de brigands dans ce comté.

Le château comtal
Plutôt que de château, il serait plus sage et plus réaliste de parler de fort ou de fortin. De la taille d'une maison de maître, la maison-forte du comte des Vals-des-Ormes est une structure rustique et robuste bâtie en pierres de rivière et maçonné à la bauge. La toiture est d'une lauze assez grossière que l'on tire d'une petite carrière à proximité.

Elle est cependant montée sur une bute qui domine le moins mauvais des vaux du comté. Des murs la protège et offrent un chemin de promenade vivifiant en été mais glaçant en hiver. Il n'y a qu'une seule salle pour le trône, le bal et le conseil. Il s'agit d'une grange qui fait face au manoir dans la cour qu'entoure les murs de place.

Le manoir en lui-même est fort médiocre. Les communs sont au sous sol qui est sur plusieurs niveaux et qui inclut une citerne cependant assez considérable, un vaste garde manger et des chambres assez saines pour les gens du château. Un semblant de pièces de réception et de vie sont au rez-de-chaussée et l'étage accueille les chambres comtales.

C'est un fait que ce château comtal évoque davantage le baron que le comte mais le comté est peu peuplé, son peuple est très autonome et peu sollicité. Aussi cette masure noble est-elle adaptée à l'usage qu'on en fait bien qu'elle ne manque pas de faire peur à n'importe quel noble féodal qui passe par là et à suscité et suscite encore beaucoup de rires et de mépris envers cette famille comtale dont on ne passe la médiocrité de vie que parce que qu'elle demeure noble au regard de la celle de ses gens.

Membres défunts de la famille ayant laissé une mémoire à la Cour

Alphonse des Vals-des-Ormes (vers 1695- 1722)
Le fondateur de la famille et du comté, un homme assez sanguin, dont l'esprit de violence a été exagéré. Il est venu avec sa femme, l'on prétend que Hurlevent l'aurait couverte, aussi aurait-il fait un deuxième duel contre lui qu'il aurait aussi perdu, mais mortellement cette fois. D'autres sources penchent plutôt pour un décès causé par une mauvaise pneumonie. Son corps est enterré dans la l'église du village qui est au pied du château comtale, comme tout les membres de la famille

Hector des Vals-des-Ormes (1911-1950)
Grand-père de l'actuel compte, il était aide de camp du duc, c'est à lui que l'on doit l'attaque calamiteuse de Lofoten qui se soldat par le massacre de la noblesse à cheval contre la garde nationale de Lofoten au pistolet mitrailleur. Il est réputé pour être le premier impérialiste du duché et on conserve encore de lui des livres qui sont une sorte d'inspiration pour tout les bellicistes et qui est un classique à la Cour des Heurtemont.

Les principaux membres actuels de la famille

Le chef de famille : Monsieur le Comte Auguste des Vals-des-Ormes (1970-de nos jours)

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Profondément mélancolique, cet homme ne quitte jamais son manoir. Fin de race après la mort de sa femme en couche et de ses deux enfants d'une maladie contagieuse infantile, il s'occupe plus que partiellement de son comté et ne fait plus grand chose. Son intendant veille cependant au grain. Ce comte est peu connu et ne souhaite pas l'être. Il est globalement méprisé dans le monde et il se dit qu'il aurait maltraité sa famille en la gardant enfermée dans son taudis qui lui sert de château et que c'est ce qu'il les auraient fait crever. Affirmation très vraisemblablement fausse.

Héritier connu

Albert des Vals-des-Ormes (1972-de nos jours)
Cet homme, le plus proche cousin du comte et qui descend par homme du fameux Hector de triste mémoire, est un noceur qui n'est jamais aller dans son futur comté et qui passe sa vie à Sainte-Jeanne où, dit-on, il convoite la main de la cadette de la maison de Hurlevent tout en tenant compagnie à de nombreuses femmes du monde. Il apparaît même quelque fois dans les salons télévisés et est donc assez célèbre dans le duché où il passe pour un joli cœur fort galant. Enfin, c'est un homme très aimé à la court des Fronténie, ce qui est fort mauvais signe en ce qui concerne sa moralité.

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La famille de Val-Limes

ARME DES VAL-LIMES

Devise : Je surveille les terres gelées

Origine et histoire de la famille
Sans surprise, comme c'est presque toujours le cas avec les maisons du Territoire du Nord Est, la famille de Val-Limes est d'origine Clovinienne. Elle est arrivée en Val-Limes qu'elle fonda en 1632. Cependant il on ne connaît pas les raison de son départ du vieux continent. On parle de désir d'aventure mais la chose n'est pas assurée. Un certain Gabriel Poudicourt, dont l'histoire ne retint rien sinon le nom, en fut le premier comte.

Il nomma l'endroit Val-Limes car c'était une vallée haute et que limes veut dire limite et qu'il fut convenu entre Makt et Fides, au moins verbalement, que ce serait la frontière entre leurs colonies respectives. Fides tenant toujours ses promesses et la Nouvelle Fidès vivant encore dans les jupons de sa mère, le fameux Poudicourt s’arrêta là, en face d'Ingeborg, le comptoirs notablement agrandi de Lofoten et y construit une place forte faite se composant d'une butte, un fossé et des palissades faites des arbres coupés aux alentours.

Ainsi les comtes de Val-Limes furent d'abords des chefs d'une citadelle fidéssienne avant d'être des gouverneurs. Cela dura jusqu'en 1715, date du début de la guerre d'indépendance. La garnison ne bougea pas et connue de gros problèmes de ravitaillement, ne voulant pas abandonner leur surveillance de la frontière pour rétablir la ligne que les indépendantistes avaient brisés. Ces messieurs vivaient de leur réserves assez considérables et, prétextant la cause majeure, comblaient les manques de leur régime en se servant dans les réserves et les productions de la population.

Sentant le vent tourner, le comte Gabriel III, le petit-fils de Poudicourt, abandonna les soldats et la place et vint se mettre avec les paysans que rejoignirent rapidement les troupes indépendantistes. Ces troupes, il en prit rapidement la tête, étant un seigneur malgré tout, et il vint poser le siège de sa propre ville que tenaient toujours ses subordonnées d'hier. Après l'avoir faite incendier, il emporta la place, sa place, assez rapidement, les fidéssiens se rendant, dépités. On les fit partir pour Port-Du-Roy et le comte fut reconfirmé dans son comté par Charles Ier, premier duc de Nouvelle Fidès.

Gabriel III redevint donc le maître de Val-Limes qu'il fallut cependant reconstruire après qu'il en fait brûler la citadelle. Lui et ses héritiers ; au cour des siècles, la rebattirent plus belle et plus grande, et surtout en pierre.

Le château comtal
Le château est en périphérie du territoire du comté puisqu'il marque la frontière avec lofoten. Face à lui, un peu plus loin, par delà le val qui s'élargit l'on voit, ou plutôt l'on devine Ingeborg, l'une des grandes villes de Lofoten. Tout naturellement, la place, qui fut installée en l'endroit le plus étroit, la ferme complètement d'un large et haut mur que perce maintenant la route et la barrière des gardes frontière.

Au milieu de tout ce dispositif défensif fait de murs bas et inclinés selon les normes anti artilleries du Grand Siècle, l'on trouve le château comtal. Il s'agit d'un grand donjon assez bas, aux murs épais et aux vastes sous-sols aménagés où l'on vie durant la saison froide. Il se compose de quatre ailes qui enferment une cour intérieure, laquelle est couverte d'une verrière de triple vitrage que supporte une ossature d'acier capable de supporter un poids considérable de neige mais que l'on déblaie toujours entre deux tempêtes de neige pour ne pas couper la lumière aux plantes.

Cette serre contient une flore très riche et très belle qu'apprécie particulièrement l'actuelle maîtresse des lieux, ainsi qu'une faune noble, notamment les paons ainsi que des chiens et chats de cour. Un trône permanent en pierre se trouve en un coin, tandis qu'au centre une belle fontaine projette en permanence une eau pure et claire.

Les quatre ailes fonctionnent sur une logique similaire à celle que l'on voit au château de Hurlevent. L'aile Est est occupée par la grande chapelle, qui fait office d'église pour la ville. C'est une structure de type néoclassique à la géométrie mathématique et souveraine mais très épurée. Au Sud se trouve les habitations, à l'Ouest la représentation et au Nord les services. Tout est organisé pour être isolé thermiquement et les murs de pierre, d'une épaisseur considérable sont encore bordés de paille que l'on lie à la boue.

Au sous-sol de l'aile nord l'on trouve tout ce qu'il faut pour tenir un siége ou un hiver, ce qui n'est pas loin d'être la même chose : Une centrale a essence et à bois, une citerne d'eau énorme et une station de retraitement des eaux usées, un garde mangé sur plusieurs étages. Les bâtiments sont tous considérablement plus profond que haut.

Membres défunts de la famille ayant laissé une mémoire à la Cour

Gabriel Ier de Val-Limes(vers 1600- 1662)
Fondateur peu documenté et semi-légendaire de la famille. On pense qu'il fut d’ascendance noble mais on en est pas certain. Fonda la place et le comté. Homme d'origine clovinienne mais qui se mit sous les ordres de Fides

Gabriel III de Val-Limes ( 1683-1734)
Rejoignit la cause de l'indépendance en abandonnant sa garnison, y faisant le siège et brûlant sa place. Aujourd'hui encore on se demande si c'est un héros de l'indépendance ou pas plutôt un traître à ses hommes.

Gabriel VIII (1978-2007)
Emporté trop tôt d'une maladie qui n'est pas connue de la Cour, on parle de neuro-syphilis, il laisse huit enfants en minorité. Il est réputé pour avoir été un des plus grands noceurs de son temps. Il fut le principal amant de la dame de Matoba et l'un des meilleurs amis du sieur de Matoba, l'époux, qui savait et qui ne disait rien, et dont on murmure qu'il pratiquait le candaulisme. Pour le reste, il se réserver les armes et la justice et laissait le reste à sa femme en qui il avait une confiance infinie.

Les principaux membres actuels de la Famille

Le chef de famille : Marie-Jacqueline, fille Queslen au nom de son fils Jean-Gabriel ou Gabriel IX (2002- de nos jours)
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Veuve du comte, elle vie seule et veille sur ses huit enfants. C'est une femme forte qui tient bien son domaine en attendant que son fils aîné, qui à 6 ans, ne soit majeur. La plupart de ses enfants sont des filles qu'elle songe sérieusement à marier, ce qui explique ses nombreux déplacements ou les bals somptueux et populeux qu'elle donne. De plus, elle est la fille de l'actuel duc, ce qui n'est pas pour desservir ses desseins.

Les autres enfants
Marie-Gabrielle (1988- de nos jours) : Une précieuse qui est dame de parage de la demoiselle Marie Angélique d'Evreux à Canta en attendant qu'on la marie. Sa réputation n'est pas très bonne, on la suspecte d'entretenir la princesse dans les désordres du luxe.

Clotilde (1990 – de nos jours)  : Elle est souvent à la cour de son grand-père, Queslen, qui apprécie son esprit.

Marie-Jacqueline (1992 – de nos jours) : Accompagne sa sœur à la cour ducale, cette jeune fille est estimée pour sa fraicheur et son esprit de spontanéité.

Juliette (1996 – de nos jours) : gamine

Mathilde (1998 – de nos jours) : gamine

Paul Gabriel (2004 – de nos jours) : gamin

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La famille de Fort-Solitude


ARME DES Fort-Solitude

Devise : Travailler et surveiller


Origine et histoire de la famille
L'origine de la famille n'est pas connue ou plutôt il n'existe aucune version officielle concernant son apparition. Disons simplement que l'endroit fut d'abord occupé par des amérindiens de la tribu Akotoba, laquelle occupait primitivement toute la région du Territoire du Nord Est avant d'être peu à peu chassée vers l'Est. Les premiers colons arrivèrent dans les environs au début du XVIIIe siècle. Ils étaient dirigés par par un certain Maurice, « homme sure » du comte de Queslen et qui aurait eut mission de chasser les indiens jusqu'en Lofoten ou de les massacrer, bien qu'aucun document connu à ce jours atteste ni de l'une ni l'autre instruction.

Dans le cadre de leur mission, qui n'était peut être que prospective, ils remarquèrent assez rapidement la présence en affleurement de gisements de cuivre en quantité considérable et eurent l'idée de réduire en esclavage les Akotoba en vue de les civiliser, les contrôler et aussi, pourquoi pas, de les faire exploiter cette ressource. Ce fut le cuivre et son extraction par la population locale qui permirent le développement de la colonie. Hélas, les effectifs amérindiens s’effondrèrent rapidement, ce peuple étant frappé mortellement par une série de maladie infectieuses. De nos jours ils ne représentent pas plus de un ou deux pourcents de la population, et encore, aucun de ses représentant n'est de sang Akotoba pur.

Maurice, qui n'avait qu'une confiance limitée en ces amérindiens peu travailleurs et très barbares, se fit bâtir assez rapidement un fort sur une haute colline faite d'une terre peu profonde et pleine de minerais de cuivre. Il put donc obtenir les pierres grâce auxquelles il battit sa place comtale et ce en même temps qu'il faisait extraire les minerais de colline. Cet endroit devint rapidement une incroyable fourmilière et souricière en même temps qu'une place forte incroyable impressionnante vue de l'extérieur puisqu'elle était directement creusée dans la colline et non pas montée au dessus.

Les successeurs de Maurice se dire de « Fort-Solitude » et se donnèrent le titre de comte, ce qui ne gêna personne puisqu'ils arrosés la région de leur cuivre et qu'ils fournissaient par ailleurs tout ce qui se fait en cette matière. En 1742, Victor, le fils de Maurice, épouse une fille Queslen, signe de la reconnaisse tacite de ce comte, et en 1764, celui qui sera Maurice II épouse une fille du d'Evreux, ce qui entérine définitivement la noblesse de ces chefs de bandes devenus industriels.

Enfin, ils ne devinrent industriels au sens plein qu'avec la découverte du charbon de mine dans le comté, qui n'advint que beaucoup plus tard, au milieu du XIXe siècle, et après que les bois des alentours aient été coupés pour fournir le combustible aux fourneaux de cuivre sous la forme d'un charbon de bois. On peut encore voir beaucoup de fosses à charbonnage dans les près du comté qui sont autant de témoignages de l'époque précédent l'exploitation du charbon de mine.Le charbon de mine permit aux fabriques de ce comté de se passer de bois et de devenir intégralement autonomes mais les deux corporations des mineurs et des dinandiers devinrent des forces avec lesquelles il fallait comptés et les comtes durent faire de nombreux compromis pour avoir la paix.

Le château comtal
Fort-Solitude est une colline, il n'est pas sur une colline, il est la colline. C'est à dire qu'il est dedans. La colline a été débarrassé de toute sa terre pour y chercher les affleurements de minerais, et le sommet a été arasé et creusé de telle manière que ce que l'on appelle le château comtal correspond en fait au plus haut alignement de fenêtres qui précédent le sommet de la colline et qui en fait tout le tour, tandis que le centre de ce sommet est creusé et, à la manière du château de Val-Limes dont il s'inspire, est recouvert d'une verrière épaisse soutenue par une armature faite d'un acier solide.

Le jardin d'hiver en position centrale communique avec toutes les piéces de ce niveau, qui sont organisées, comme ailleurs, en quatre ailes que nous connaissons bien : les habitations, la représentation, la chapelle et les bureaux. Tandis que sous cet étage « château » une bonne vingtaine d'étages étalent des fenêtres dans la colline qui sont tantôt celles d’artisans, tantôt celles de nobles, tantôt celles d'habitants. Enfin, les niveaux les plus bas ne sont percés que de petites ouvertures en plus de la grande porte : ce sont les zones militaires.

Le sous-sol qui descend jusqu'à cinq milles mètres, les deux cent premiers mètres sont partagés par des artisans impécunieux, des champignonnistes et autres cavistes et greniers publiques, le reste , tout ce qui est en dessous et qui est l'essentiel des installations ne sont utilisés exclusivement que par les mineurs ou les fondeurs, à l'exception d'un réservoir d'eau immense et d'une centrale géothermique qui alimente la ville en électricité mais qui ne suffit pas à alimenter les fourneaux à qui il faut apporter du charbon que l'on extrait à quelques dizaines de kilomètres.

Membres défunts de la famille ayant laissés une mémoire à la Cour

Maurice Ier (vers 1685- 1737)
Fondateur de la famille. Homme méconnu, sans doute un homme de main de Queslen qui fut un chevalier ou un écuyer, il est peu probable qu'il fut baron bien qu'il soit possible qu'il fut issu d'une famille de baron de barons de Port-du-Roy. On le dit, non sans raison, être un ennemi des indiens, car son règne comtal correspond à la disparition de la plupart d'entre eux. Néanmoins il est très difficile de savoir si ce sont les prétendus mauvais traitements ou bien les travaux dans la mine ou encore les maladies infectieuses qui ont eut raison de cette population déjà fragilisée depuis l'arrivée des fidésso-clovaniens au XVIe siècle et leur relégation progressive à l'Est sous les coups de boutoir de la civilisation.

Victor (1714 – 1766)
Ce fut Victor qui commença à creuser la colline, Maurice c'était contenté de construire des baraquements puis un fortin en rondin. C'est sans doute lui qui fit venir la corporation des dinandiers dans le comté bien que cette question soit débattue.Victor se maria avec une fille Queslen et fut le premier comte dont la légitimité ne fut plus discuté.

Maurice II (1747-1818)

Cet homme fut l'homme lige du duc dans le Nord en même temps qu'un habile seigneur sur ses terres. Il est réputé pour sa fidélité et son courage au combat et servira avec dévouement le duc à un moment où le comte de Queslen est en enfance. Il matit quelques seigneurs qui se révoltèrent contre leur souverain et se fit une excellente réputation. Tout cela lui permit d'épouser une fille du duc (faisant entrer cette famille dans les princes du sang, bien que lointainement) et de donner à sa famille une réputation excellente.

Les principaux membres actuels de la Famille

Le chef de famille : Monsieur le Comte Albert de Fort-Solitude
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Au sommet de sa gloire, cet homme était le premier homme de l'état : Le chancelier ducal. Mais il fut chassé par le prince Charles V à la mort de son père. Depuis, retourné sur sa terre, il vit simplement du contrôle du peu de fret vers Lofoten via la frontière et supervise indirectement l'industrie du cuivre qui est faite sous cette colline surpeuplée tout en administrant sans trop de conviction cette ville sombre et souvent isolée au milieu de tempêtes de neige.

Il eut un fils qui est mort récemment dans des manœuvres militaires malheureuses, et sa fille est religieuse chez les clarisses à sainte Clarisse. Il lui reste donc comme héritier deux petit-fils en bas age. Il les gardes auprès de lui, la mère, une sœur du comte de Matoba, ayant préférée se remarier et ne plus s'en occuper.

Les autres membres

Charles : gamin de sept ans


Paul : gamin de cinq ans

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La famille de Valmagne


ARME DES Valmagne

Devise : Défendre ma vallée est mon honneur

Origine et histoire de la famille

Sans surprise les Valmagne sont Clovaniens. On ne pense pas, cependant, qu'ils étaient nobles. En fait, on ne sais pas qui était ce marginal du nom de Quentin « le coureur » qui, au début du XVIIIe siècle, échangeait avec les indiens Akotoba les peaux dont il faisait le commerce, ni pourquoi il cessa ses courses entre les villages civilisés et les tribus indiennes pour s'installer et dans le dur, gouverner les premiers et chasser le seconds.

Toujours est-il qu'il décida un jour de prendre sous sa coupe une caravanes de fidessiens en quête d'une bonne terre pour y redémarrer la civilisation et y mener une forme convenable de catholicisme loin des vices d'Eurysie. La région commençant à être bien remplie, enfin les bons endroits. Toute la plaine, ou peu s'en faut, était entre les mains, au moins nominalement, de seigneurs dont les comtés était déjà bien lancés, il décida de les installer dans le dernier endroit des environs qu'il savait être propice et potentiellement généreux : Valmagne qui ne portait pas encore ce nom.

Cette grande vallée qu'avait formée la rivière Akotoba, rivière qui prend sa source des les montagnes de Blanc-Massif, au Lac Jaune, puis qui descend pour former la frontière du Territoire du Nord Est en traversant à leur extrémité les comtés de Fort Solitude, ce qui sera Valmagne, puis Hurlevent, les Vals des Ormes et Val-Limes avant de se jeter dans la mer. Le fameux Quentin, qui courrait dans toute ces zones, connaissait fort bien l'endroit et il savait que cette vallée qu'occupaient les sauvages était parfaitement adapté à l'agriculture sous toutes ses formes.

Aussi organisa t-il les hommes de la colonne en milice et, se mettant à leur tête, se lança dans une guerre contre les indiens Akotoba. Sa connaissance du terrain et son sens tactique, associée à l'usage des armes à feu et des lames d'aciers firent que rapidement la milice parvint à créer un grand carnage chez les sauvages, lesquels, parmi ceux qui avaient survécus, n'avais plus le choix qu'entre aller travailler pour la corporation des mineurs en Fort-Solitude ou bien se lancer dans l'Ouest profond vers une terre et un avenir incertain. Toujours est-il que l'on ne vit plus jamais d'indiens Akotoba dans la vallée.

De toute façon, Quentin, à présent comte par la volonté unanime des hommes à qui il avait donné cette terre, terre qu'ils ne tardèrent pas à baptiser « Valmagne », c'est à dire la grande vallée ; Quentin, donc, fit défricher des zones considérables, organiser de vastes écobuages, et ordonna la plantation de haies, préalablement surélevées par le creusement des chemins qui prirent une valeur cadastrale. La terre sauvage devint en quelques décennies Valmagne, le riche et généreux bocage, paradis pour le bétail et les arbres fruitier, purifié de toute barbarie. Les comtes de Fort-Solitude virent d'un très bon œil l'installation de ces paysans dont les marchands, remontant la rivière fourniraient des biens agricoles à cette seigneurie minière, laquelle pouvait à présent faire descendre son cuivre jusqu'à la mer.

Tout cela se passa un peu avant, pendant et largement après la guerre d'Indépendance, laquelle laissa complètement indifférente la vallée qui, du reste, n'intéressait aucun des belligérants. Il se dit cependant que durant cette époque, le vieux Quentin, fit plusieurs chasses au brigands pour libérer les zones de circulation à la plus grande satisfaction des marchands et des paysans. Hors de la guerre aux brigands et de quelques rares incursions indiennes, le comté ne connut aucun trouble, aussi connut il et connait-il encore une grande prospérité.

Les paysans sont paisibles, leurs terres étant bien délimitées par les chemins creux, lesquels sont volontairement en nombre excessifs afin de permettre le plus vaste démembrement possible permettant une riche et fructueuse rotation des cultures et des activités agricoles qui sont la garantie de l'aggradation de ses sols que des haies vives et sauvage maintiennent déjà en vie. Ce comté ne se pose aucune question écologique, vivant d'une manière globalement conforme à la nature.

Le château comtal

Trônant fièrement au milieu de Fort-le-comte, la ville capitale du comté, le château comtal est un vaste donjon carré, tout d'une pièce, dont la hauteur considérable, vingt étages, se voit dans toute la vallée, pourtant vaste. Bien que sa façade soit en pierre de taille de type calcaire comparable à celles du château de Hurlevent, son squelette technique est fait de matériaux modernes puisqu'il ne cesse d'être agrandi depuis trois siècles.

La logique d'aménagement du bâtiment ressemble beaucoup à celle que l'on voit à Fort-Solitude, à savoir que les pièces les plus nobles sont les plus hautes, tandis que les pièces les plus basses sont réservées aux services ou aux bureaux. Le climat impose, comme dans les comtés voisins, un vaste sous sol qui permet d'entreposer tout ce qu'il faut pour maintenir en vie le château et la capitale comtale durant l'hiver. Notons enfin qu'il n'y a pas de vaste chapelle dans le château et qu'une grande église, comparable à une cathédrale, fait office de chapelle, elle fait face au château mais n'est pas aussi haute.

Membres défunts de la famille ayant laissés une mémoire à la Cour

Quentin Ier, le coureur (?-1734)
Sur cet homme, nous ne savons pas grand chose sinon qu'il était vraisemblablement clovanien, qu'il faisait profession de coureur des bois comme son nom l'indique, et qu'il fut le fondateur de ce comté. Il fit la guerre aux indiens, qu'il vainquit, il extermina le bandits qui proliférèrent dans la région durant la Guerre d'Indépendance et fut le principal acteur de la création du bocage, que l'on ne fit qu'agrandir après lui.

Jeanne-Marine, fille Valmagne, femme Hurlevent (1795-1862)

Femme de lettre, connue pour la qualité de ses correspondances et la finesse de son esprit. Elle fit une description très fine et très prenante de la cour de son époque. Elle est assez largement enseignée dans les établissements secondaires de jeunes filles notamment à cause de ses considérations sur l'étiquette comportementale et gestuelle.

Les principaux membres actuels de la Famille

Le chef de famille : Monsieur le comte Charles de Valmagne (1960- de nos jours)

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Longtemps exilé en Clovonie à cause de l'antipathie personnelle de l'ancien duc Charles V, il est revenu dés le rétablissement de l'alliance. Homme de guerre, honorable, capable, respecté. Manque peut être de souplesse dans sa diplomatie, mais ses paysans l'aiment beaucoup du fait de son respect méthodique et scrupuleux des coutumes et du cadastre. Il est marié à une fille des Vals des Ormes dont il a eu cinq enfants.

Les autres membres

Amélie (1981 – 2002) : mariée à un vassal, morte en couche, l'enfant avec.


Justine (1982 – de nos jours) :
Religieuse au couvent de Hurlevent


Quentin ( 1984 – des nos jours) : Héritier, partage la droiture de son père, est capitaine dans la Trust ducale.


Gwendoline (1985 – de nos jours) : lourdement contrefaite et par là immariable, elle vie au château sous la protection de la famille. Esprit cependant assez fin.


Paul (1988 – de nos jours) : Assiste son père dans son gouvernement. Nettement moins carré que les autres hommes de la famille, il est passionné de chasse et de tournoi.

La famille de Champseptant


ARME DE CHAMPSEPTANT

Devise : Je veille au grain

Origine de la famille

L'origine de cette famille est bien connue, elle est issue d'une branche bâtarde de la famille royale de Fides. Le premier comte, Louis, fut le fruit de l'union du roy avec une courtisane monde, madame de Rochart, marquise de Monpestan. Celle-ci, la belle Thaïs comme on l'appelait, demeura à la cour aussi longtemps que possible mais le roy, que l’Église mis sous pression de lui refuser l'absolution, du bien la renvoyer loin de la cour. Le fils de la dame fut donc élevé loin de son père, duquel il ne reçut jamais de reconnaissance officielle. Cela, le roy consentit tout de même à envoyer la mère et son fils dans le Nouveau Monde avec les gens et les moyens de fonder une communauté.

Tout ce petit monde arriva à Port-Le-Roy en 1692 et s’installa au nord de cette ville, en la plaine, au milieu d'une vaste foret, dans un endroit où la terre est bonne et le climat, encore adoucit par la mer, pas trop mauvais. On s'y installa sans difficulté, et l'on coupa un vaste bois pour construire toutes les maisons, de vastes maisons, ainsi que le manoir comtal. Les grands espaces ainsi libérés furent retournées, les souches arrachées, mises en tas et brûlées, devinrent des champs riches et de vert pâturages.

La comté, ainsi fondé sur un vaste territoire se composa rapidement de sept communautés agricoles, dont on tira le nom : Champseptant, soit les sept champs. Les indiens Akotoba quittèrent la province avant en même temps que la civilisation y entra, et se réfugia en ces territoires qui devinrent Fort-Solitude et Valmagne. Aussi la barbarie ne menaça jamais le comté. Dans un autre registre, on compta quelques brigands qui vivaient dans le foret et prélevaient quelques richesse sur les paysans ou les bourgeois, mais l’aristocratie œuvrant, ils finirent tous pendus en place publique à un moment ou un autre, ce qui fut à chaque fois l'occasion de belles fêtes et de déclaration d'estime et soumission venant du peuple et s'adressant à l'aristocratie.

Louis, le premier comte de Champseptant, choisie la plus prometteuse des sept communautés pour en faire sa ville, et il l'a nomma du nom de jeune fille de sa mère : Monpestant. Cette ville ne tarda pas à prendre de l'envergure. De nos jours, il s'agit d'une annexe coquette et riche de Port-Du-Roy où toutes les familles de la petite noblesse ou de la petite bourgeoisie ont une maison de vacance où l'on va en été pour profiter du lac et de la compagnie des gens de bien loin de la chaleur, pourtant toute relative, de Port-Au-Roy.

Le château comtal

Le château de Monpestant, ou château comtal de Champseptant, est de construction néoclassique, il s'inspire des plus beaux châteaux de Fides et de Clovanie. Il se compose d'un corps central, le manoir de Louis Ier, considérablement agrandie, et de deux ailes latérales : L'aile Est et l'aile Ouest. Le corps central sert à la fois à la représentation et au logement, tandis que l'aile Est sert aux bureaux et l'aile Ouest aux services. L'intérieur du château est réputé comme étant d'une richesse et d'une beauté singulières, surtout dans son corps central.

Le tout est entouré de très grands jardins très soignés. Les réserves de nourriture et d'énergie ne sont pas aussi considérables que dans les comtés du Nord, les murs moins épais et les installations moins rustiques car les hivers sont beaucoup plus cléments et l'on n'est jamais tout à fait séparer de la civilisation, les chasses neige pouvant toujours œuvrer pour maintenir les grandes routes praticables.

Membres défunts de la famille ayant laissés une mémoire à la Cour

Marie Thaïs de Montpestant (1660-1720)
Mère du premier comte, elle régna en son nom jusqu'à la la trentième année de celui-ci. Elle fut reconnue pour sa finesse, son sens politique, la qualité de ses manières et sa culture impressionnante. On dit qu'elle fut la maitresse et la principale inspiratrice du premier duc. En tout cas son rôle à la cour, à ses commencements, fut considérable.

Louis Ier (1690 -1744)
Bâtard du roi de Fidès, il est le premier comte de Champseptant bien qu'en vérité, ce fut sa mère qui régna durant toute la première partie de son règne tandis que lui il se livra aux plaisirs et à la débauche. Il ne participa pas à la guerre d'Indépendance, heureusement car étant le fils du roy, il n'aurait pus prendre que son parti, et il aurait perdu et avec lui comté. La dame de Montpestant fut plus avisée.

Les principaux membres actuels de la Famille

Le chef de famille : Monsieur le comte Dominique de Champseptant (1998-de nos jours)

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Son père étant mort récemment, ce jeune comte est peu appliqué et frivole, est à la tête d'un comté qu'il gère fort peu et passe sa vie loin de celui-ci, dans les jeux et la débauche de Sainte-Jeanne.Il peut heureusement compter sur sa sœur jumelle qui gérè en son nom les affaires du comté à sa place et sur son oncle qui est fort bien en cour.

Les autres membres de la Maison

Mademoiselle Geneviève de Champseptant (1988-de nos jours)
Jumelle du comte, célibataire, future vieille fille, gêre toutes les affaires du comté. Femme de lettre et d'esprit, elle entretient dans le château une cour essentiellement féminine dont il se murmure qu'elle n'est pas des plus propre sur le plan des mœurs.

Jean-Louis de Champseptant (1958- de nos jours)
Oncle paternel des jumeaux, marié, père d'une grand d'enfants, héritier de la maison si les jumeaux ne procréent pas. Il est un des conseillés du duc sur les questions agricole, étant lui-même un fameux agronome.
La famille des Bas-de-Val-Limes

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Devise : Je protège mes blés

Origine de la famille

Cette famille est la dernière famille des environs, elle est apparue en tant que famille comtale qu'en 1872, date à laquelle le baron des Bas-de-Val-Limes se marie avec une fille Queslen et, récupérant une partie des terres du nord du comté de Port-Au-Roy, la fusionne avec sa baronnie et celles qui la bordent pour former le comté de Bas-de-Va-Lime avec la bénédiction armée du comte de Port-Au-Roy et l'impuissance de celui de Val-Limes.

Le comte de Val-Lime entrepris auprès du duc un démarche pour félonie contre le sieur de Bas-de-Val-Limes. Le procès traînant en longueur sur de longues années, le comte de Val-Limes vit sont ancien vassal agrandir et renforcer notablement son château. Le temps jouait contre lui, aussi, n'en pouvant plus, déclara t'il la guerre à Bas-de-Val-Limes pour félonie et marcha t-il sur lui avec toute sa noblesse pour le faire rendre gorge. L'apprenant, le comte se retrancha, appela le comte de Queslen, qui envoya ses gens, et supplia le colonel du régiment de la Trust du Duc de se porter à son secours, le duc n'ayant pas encore parlé, et le colonel y consentit.

Le pauvre Val-Limes se trouva ainsi en infériorité numérique, se battit tout de même, fut vaincu et s'en retourna en son comté où il ne fut pas poursuivi. Au bout de quelques semaines, le duc reconnu le comté de Bas-De-Val-Limes et mis à l'amende Val-Limes d'avoir voulu forcer la justice du duc en le plaçant devant le fait accompli. Depuis, Bas-de-Val-Limes chercha l’apaisement et obtint plusieurs mariage, la comtesse actuelle étant d'ailleurs une Val-Limes.

Le château comtal

Le château comtal est une vaste mais basse place forte sise au milieu des champs à l'extérieur de la ville capitale du comté. On n'y fait pas grand chose, le comte n'y concentrant que les moyens de défenses militaires et civiles ainsi que les réserves alimentaires, financières et énergétiques du comté. L'endroit n'est cependant en rien abandonner mais l'on ne confond pas citadelle et palais, c'est pourquoi l'on n'y fait rien de civil.

Pour le reste, le comte, son gouvernement, sa cour et ses menus plaisirs se répartissent dans plusieurs bâtiments de la capitale comtale. Ils sont tous somptueux et, quoi que pris individuellement, ils soient plus petits que les autres châteaux comtaux, ils sont aussi grand que les autres si ont les prend ensemble et plus beau que la plupart des châteaux si on regarde les décorations et l'apparat.

Membres défunts de la famille ayant laissés une mémoire à la Cour

Paul Ier Dolmen (1850-1905)
Dernier baron des Bas-de-Val-Limes, premier comte de la seigneurie du même nom, cet homme est réputé pour son supérieur de l'intrigue. Cela dit son nom est également parfois synonyme de perfidie et félonie. Si l'histoire à retenue qu'il obtint le soutien du Duc du fait que son ancien suzerain a voulu forcé la main ducale, on ne connaît toujours pas la raison qui lui valu le soutien de Queslen et son mariage avec une de ses filles.

Les principaux membres actuels de la Famille

Le chef de famille : Monsieur le comte Alphonse des Bas-de-Val-Limes

image du comte

Homme de lettre, esprit tranchant, le comte est volontiers subversif mais toujours avec subtilité. Très apprécié chez les dames de la cour, ce ver galant néglige un peu son comté pour se concentrer sur les plaisirs de l'esprit et du corps. Cela dit, on en s'occupe pour lui et le comté est globalement convenablement tenu et, paradoxalement, le rayonnement de classe et de l'esprit de ce seigneur lui vaut la sympathie de ses gens qui voient en leur suzerain quelqu'un de fin et qui sait vivre noblement conformément à son statut.

Les autres membres de la Maison

Madame la comtesse Eugénie, fille Val-Limes (24 ans)
Cousine germaine de feu l'ancien comte de Val-Limes, mariée au comte avant la mort de son frère et l'arrivée aux affaire de l'épouse de celui-ci. La comtesse règne beaucoup au nom de son mari et se fait à ses absences très fréquentes et ses infidélités ordinaires.

Mademoiselle Eugénie (3ans) : premier enfant du couple comtal.

Monsieur Paul (1 an) : deuxième enfant (et héritier) du couple comtal.
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