29/08/2005
16:04:18
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Médias Walserreichiens

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Der Freie MannJournal de tendance social-démocrate fondé en 1898 par les trois plus grands syndicats walserreichiens de l’époque, aujourd’hui totalement refondés, le Freie Mann demeure encore de nos jours le premier journal du pays avec un tirage journalier de près de deux millions d’exemplaires. Malgré sa ligne éditoriale franchement social-démocrate, il revendique son indépendance totale vis-à-vis de l’Etat et marque un point d’honneur à ne vivre que par son lectorat, qui est généralement ouvrier, populaire et jeune. Les colonnes du Freie Mann étalent régulièrement des idées de toute tendance, allant du social-libéralisme le plus radical au mutuellisme voire à l’anarchisme. Le Freie Mann propose aussi régulièrement des papiers exposant des théories du fédéralisme, qui est souvent vu par ses journalistes comme excessif. Cette alternance entre différents tons, différentes idées, dans un style parfois soutenu, parfois familier, ont fait le succès de ce journal, succès qui ne se dément pas après plus d’un siècle d’existence.

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Der LandsknechtJournal de tendance libéral-conservatrice fondé en 1919 par des notables des Länders les plus pauvres et désoeuvrés du Walserreich, le Landsknecht s’est construit sur un lectorat provincial, défavorisé, très méfiant vis-à-vis de l’Etat et généralement assez âgé. Il tire aujourd’hui à un peu moins d’un million cinq cents mille exemplaires et des études menées sur la presse montrent que son lectorat est le plus stable et le plus fidèle. Le style du Landsknecht est lisse, cohérent et travaillé ; les journalistes n’y sont pas recrutés selon leur capacité d’ouverture aux idées des autres, mais selon leurs accointances avec une ligne éditoriale assumée et claire qui promeut moins d’Etat, plus de fédéralisme et plus de justice pour les petites gens. Si le Landsknecht a parfois des tendances anarco-capitalistes ou très libérales, il n’en demeure pas moins ouvert à des tendances plus souples. Tout comme le Freie Mann, il tient à la transparence et à la clarté absolue de son propos et publie donc l’affiliation politique de toute personne écrivant dans ses colonnes.

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Walserreich FernsehenPremière chaîne de télévision nationale, la WF fut fondée en 1951 et construisit son succès sur sa capacité à proposer aux téléspectateurs des débats où chaque opinion pouvait être représentée et exprimée. Transparente tant sur ses finances que sur ses choix éditoriaux, la WF demeure une référence « neutralité » dans le paysage audiovisuel walserreichien où elle contribue notamment à organiser les débats politiques lors des élections. Une éthique très claire est respectée par les présidents successifs de la chaîne, qui ont notamment interdiction formelle d’avoir été fonctionnaire, encarté dans l’un ou l’autre parti ou avoir un jour ou l’autre pris publiquement partie pour une organisation politique. Il faut toutefois signaler que la WF demeure une télévision très orientée vers l’intérieur de la Bundesrepublik : on y trouvera des documentaires sur les forêts du Walserreich ou des émissions de débats politiques, mais très rarement des journaux télévisés à prétention internationale qui, pour le coup, sont diffusés sur d’autres chaînes, tout aussi privatisées et accessibles.
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Tous les quatre ans, la Diète du Walserreich se renouvelle dans sa totalité au cours des élections fédérales, selon un mode de scrutin à la proportionnelle intégrale. La Bundesrepublik étant monocamérale et la Diète choisissant le Chancelier, il s’agit de l’élection nationale par excellence, toutes les autres étant reléguées à des échelons fédéraux largement inférieurs à celui de l’Etat. Ces élections de 2002 marquent un enjeu fondamental, car elles se déroulent exactement un an avant les élections régionales, où chaque Länder constitue son propre gouvernement, et où il est généralement bon ton de marquer son opposition ou son approbation face à la ligne gouvernementale. Jusqu’à présent, les grands partis politiques ont maintenus une certaine discrétion par rapport à la possibilité ou non de construire des alliances entre eux. En effet, se déclarer allié avec tel ou tel parti avant les élections peut faire basculer le scrutin, d’autant plus que les Walserreichiens sont des citoyens dans l’ensemble très politisés et très attentifs à l’efficacité et à la transparence de leurs représentants politiques. Ainsi, les coalitions ont tendance à se faire toujours après les élections, laissant aux citoyens les élections régionales pour condamner ou approuver lesdites coalitions. La campagne qui s’achève présentement fut tendue et poignante, tant les enjeux étaient importants. Le taux d’abstention a été annoncé dans la soirée : 7%, l’un des plus faibles de l’histoire nationale.
L’immense majorité des Walserreichiens sont désormais autour de leurs postes radios ou devant leurs postes de télévision, branchés sur la WF pour écouter les résultats et les commentaires éclairés des journalistes politiques phares de la chaîne, Judith Meyer et Philip Schroeder.


Election


« Avec un total de 21% des suffrages exprimés, le Nationaldemokratische Partei arrive en tête des élections. En direct du QG du parti, à Westerburg, les émotions sont partagées par les militants du parti. La plupart d’entre eux estimait que la campagne agressive de Günther Hammerthal, la tête pensante du parti, paierait plus. Probablement paie-t-il l’abandon relatif des campagnes au profit d’un discours plus orienté vers l’enrichissement des grandes villes. Cela dit, cette stratégie, contestable ou non, permet malgré tout au NP de réaliser un excellent score qui, s’il arrive à prendre la tête d’une coalition, pourrait propulser Hammerthal au poste de Chancelier. »

« Avec 19%, le Volkspartei se hisse péniblement à une seconde place ex aequo. L’exercice du pouvoir, probablement, a usé le parti, et le Chancelier Stutzberg va devoir passer la main, il me paraît assez difficile de tenir le pays quand son propre parti ne parvient pas à arriver premier aux élections. Le temps des remises en question avait déjà commencé à la fin du mandat, et il ne fait aucun doute à présent que Stutzberg et les siens sont dans une position très délicate. »

« A ex aequo, l’Agrarpartei est la grande surprise de ce scrutin avec 19% des voix, alors que les sondages de l’année passée ne lui donnaient que, pour les plus optimistes, 15% des voix. Nous le disions tout à l’heure, la ligne de Hammerthal a laissé de côté les petites gens, dont beaucoup nous suivent et nous regardent ce soir, et beaucoup se sont tournés vers l’Agrarpartei qui, bien que discrets et encore très enraciné localement, vient de se creuser une brèche sur la scène politique nationale qui promet d’être intéressante dans les années à venir. Nos journalistes tenteront d’interroger dès ce soir Friedrich Wolffhart, le président du parti. »

« En quatrième position avec 14% des voix, la Christlich Demokratische Union, qui avait volontairement voulu se laisser de côté pour laisser la place au NP, selon les arrangements obscurs qui furent prononcés et rapportés par nos journalistes. Le résultat est que le parti, traditionnellement troisième parti national, se voit coiffer sur le poteau par l’Agrarpartei. Comme pour le Volkspartei, il est fort à parier que ça va remuer à la tête de la CDU dans les jours à venir, la stratégie choisie ayant été clairement perdante. Perdante pour le parti certes, mais cela ne saurait empêcher celui-ci de rallier Hammerthal pour la grande coalition attendue. «

« Le Linkepartei rassemble quant à lui 12% des voix, un score honorable pour un parti très jeune ayant principalement recruté sur les campus et les maisons d’apprentissage sur tout le pays. Si son score demeure encore assez faible, certes, il n’en demeure pas moins que le parti a su se construire un réseau puissant, étendu et solide sur tout le territoire, ce qui vient de prouver son efficacité. Les charges de sa président Hannah Drexler contre le leader du NP empêcheraient sûrement une coalition, mais si le Volkspartei ne réagit pas, Drexler pourrait s’imposer comme chef de l’opposition. »

« Das Walserreiche Kreuz est l’autre surprise de ce scrutin, doublant son score en arrivant à 8%, il conviendra sûrement de creuser sur les origines d’un tel succès, mais à l’heure actuelle, Jana Rosenhirsch est sûrement en train de se faire embrasser par tous les membres de son parti et de préparer la cinquantaine de députés d’extrême-droite qui va donc rentrer à la Diète et être sûrement en capacité de constituer un groupe parlementaire. «

« Le Sozialistische Gerechtigkeitspartei n’est pas parvenu à crever son plafond de verre comme son leader Ralf Schulz l’attendait et doit se contenter d’un timide 4%, ce qui ne marque qu’une très faible progression durant la dernière décennie, depuis le coming-out de Schulz, sa ligne marxiste LGBT ne rassemble qu’un électorat très petit, mais, il faut le reconnaître, très actif. «

« Toutefois, ce score ne saurait passer sous les 3% des Kinder des Herrn de Monseigneur Heinrich Siedentopp, « l’Archevêque de l’Enfer » comme l’appelle ses opposants, qui conduit d’une main de fer la communauté catholique du Walserreich mais qui ne parviendra qu’à faire entendre leurs voix au travers d’une vingtaine de députés. «

C’était l’annonce des résultats des élections fédérales de cette année 2002 au Walserreich, nous repassons l’antenne à notre confrère Hans Streicher qui a ce soir, autour de sa table, huit représentants des huit partis qui auront des députés à la Diète pour les quatre années à venir. L’enjeu, à présent, est la formation d’une coalition, et notre chaîne, bien évidemment, vous tiendra informés de toutes les nouvelles à ce sujet. Nous vous souhaitons une agréable soirée »
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ANGELA SCHUTZBAUM NOMMEE SECRETAIRE GENERALE DU VOLKSPARTEI

Angela Schutzbaum

Alors que le résultat des élections fédérales viennent à peine d'être rendus publiques il y a quelques jours, le parti du chancelier Stutzberg, largement balayé par les partis conservateurs, a décidé de prendre les choses en main et de se ressaisir au plus vite. Bien que techniquement, "der alte Stutzberg" (le vieux Stutzberg) n'ait pas encore officiellement terminé son mandat de Chancelier du Walserreich, le bureau exécutif du Volskpartei, arrivé deuxième aux élections, lui annonce d'ores et déjà la couleur : il ne reviendra pas dans le parti tel un général victorieux se retirant dans sa tente après une longue bataille. D'après nos journalistes présents sur place, il a été accusé de tous les maux et surtout de la défaite de la social-démocratie à ces élections. Même ses lieutenants les plus fidèles l'ont lâché en s'abstenant lors des votes de défiance lancés au sein de son propre parti. Ainsi, les élections l'avaient laissé entendre, les rumeurs sont aujourd'hui confirmés : Stutzberg, dont le bilan à la tête du Walserreich est particulièrement mitigé, sortira de la scène politique par la petite porte, la queue entre les jambes.

Le besoin s'est donc fait ressentir au sein du Volkspartei de relancer l'idée social-démocrate dans le coeur des Walserreichiens en plaçant à la tête du parti une figure jeune et rafraîchissante, loin du vieux Chancelier croulant et fatigué qu'était Stutzberg. C'est ainsi que le nom d'Angela Schutzbaum a commencé à glisser dans les couloirs du QG du parti. Cette jeune avocate de 38 ans s'est engagée dans les rangs du Volkspartei il y a plus de vingt ans et a été une conseillère de longue date de Stutzberg et a toujours gravité dans l'entourage proche des ministres du VK qui ont participé aux gouvernements successifs au cours de la dernière décennie. Ambitieuse, industrieuse et socialement apte à conduire un parti, dirions-nous, Angela Schutzbaum s'est d'ores et déjà fendue d'un agréable discours prononcé dès son élection à la tête du parti hier soir. Elle a remercié Stutzberg d'avoir conduit le parti à la victoire il y a quatre ans et a délicieusement rappelé qu'elle s'assurera qu'on se souvienne de cette victoire, et que la défaite d'il y a quelques jours appartient d'ores et déjà "à un temps révolu". Alors que le gouvernement de coalition que l'on attend n'est même pas encore formé, Schutzbaum propose déjà des projets de lois et des lignes de conduite très claires à tenir pour les députés, malgré tout très nombreux, du Volkspartei qui vont entrer à la Diète dans les prochains jours.

Ce changement de visage a été applaudi par tous les cadres et militants présents du parti, qui espèrent alors que la vitalité et la fougue de la jeune femme sauront réveiller une ardeur militante qui a été tamponnée hier soir et qui s'est, probablement, trop reposée sur ses lauriers durant l'année écoulée...
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EDDA STEINWALD DIRIGERA LA CHRISTLICH DEMOKRATSICHE UNION (CDU)

Edda

Après le changement de visage du Volkspartei, suite à l’évacuation par les eaux usées du Chancelier Stutzberg, c’est au tour de la démocratie-chrétienne de changer de tête. Pendant toute la campagne, le parti a milité sans mettre en avant de personnage en particulier, probablement suite à un accord convenu avec le Nazionaldemokratsiche Partei (NP), mais maintenant que la victoire est acquise à la droite et que la Koalition va se former, la CDU peut se remettre dans le circuit politique de manière plus classique en nommant une figure forte à sa tête. Le résultat obtenu par le parti, un timide 14%, n’est probablement pas à la hauteur de ce qu’il attendait mais il n’en demeure pas moins que cet apport de voix est essentiel pour obtenir la victoire finale de la droite libérale. Le bureau politique qui s’est tenu juste après les élections fédérales avait pour objectif de décider de la ligne à suivre et elle fut très clairement définie : les voix de la CDU sont essentielles pour pousser le NP au pouvoir et l’on s’est tenu en retrait durant la campagne pour lui laisser le maximum de place, il est donc désormais hors de question de jouer les secondes couteaux et de demeurer dans l’ombre. La CDU prendra la place qu’elle estime mériter.

Il ne fallait donc plus que choisir la personne la mieux qualifiée pour conduire le parti vers les meilleures places possibles pour faire ses preuves et bien signaler à tout le Walserreich qu’il n’est pas qu’une force d’appoint à la remorque du NP. Edda Steinwald a donc été désignée par le bureau politique de la CDU pour diriger le parti, de l’intérieur et de l’extérieur : la CDU renoue avec une vieille tradition centralisatrice qu’elle avait perdue. Steinwald sera à la fois chef du parti et à la fois chef du groupe parlementaire CDU à la Diète. Cette mère de famille de 48 ans, encore relativement inconnue du grand public, entend faire comprendre au NP qu’il faudra compter avec elle et son parti pour se maintenir au pouvoir. A la sortie du bureau politique, certains de nos journalistes ont pu interviewer certains cadres de longue date du parti, dont certains, étonnamment, faisaient la moue. « Une femme à poigne », « trop dure pour le job », « pas assez expérimentée », « incapable de tenir une barque aussi large que la CDU », tels étaient les propos qui furent entendus et dont nous maintiendrons l’anonymat. Si Edda Steinwald ne fait pas l’unanimité pour le moment, elle a désormais de longs mois devant elle, peut-être de longues années, pour faire ses preuves.
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FRIEDRICH WOLFFHART (AP) A RASSEMBLE LE BUREAU POLITIQUE DE L'AGRARPARTEI



Friedrich

Les dernières élections fédérales ne sont pas exactement ce qu'on pourrait appeler un "coup de tonnerre" dans l'échiquier politique walserreichien, mais plutôt, comme l'ont supposé certains experts, la première marche d'une longue et lente transformation. La question est de savoir si les vieux partis que nous connaissons depuis des décennies parviendront à passer le cap ou s'échoueront. Cela comprend bien évidemment une grande remise en question interne mais aussi une adaptation face aux nouveaux partis plus jeunes. Le vieux Parti Communiste a raté cette transition -sic- en s'alliant avec un parti libertaire qui a amené son score à passer de 10 à 3%. Pour le moment, en dehors de cet effondrement là, les autres partis sont sur la corde raide et face au choix qui sera décisif pour leur avenir. Suite à la défaite du Chancelier Stutzberg (Volkspartei), le Volkspartei et le Linkepartei, qui dirigeaient la coalition, vont devoir affronter ce choix dès à présent. Les partis conservateurs ont probablement un répit de quelques années devant eux, s'ils parviennent toutefois à construire leur coalition, ce que nous ne devrions pas tarder à savoir et ce que nous allons étudier dans les lignes suivantes.

Il n'est pas seulement question d'une adaptation de ses lignes politiques mais aussi d'un repositionnement plus général, pour chaque parti, face à la montée de partis originaux, et l'un d'eux a particulièrement frappé les esprits lors des élections : l'Agrarpartei de Friedrich Wolffhart. Originaire du Holzland, terre forestière, rurale et profondément libérale et réactionnaire, Wolffhart a vu un boulevard se tailler devant lui en voyant son score quasiment doubler en quatre ans. Le plus remarquable, d'après nos études, c'est qu'il n'a pas tant grignoté l'électorat des autres que consolidé le sien, en continuant de se construire une base solide dans les milieux qui votent traditionnellement pour lui : classes populaires rurales, petit clergé protestant, paysannerie, petits fonctionnaires de province etc. Le renouvellement d'une parti des petits cadres du parti laisse entendre la stratégie à venir : regarder du côté de la jeunesse et séduire un électorat jeune, actif, identitaire et enraciné.

Aujourd'hui, Wolffhart a rassemblé les siens dans un Bureau politique très attendu tant par les médias que par les autres partis. Avec plus de 20% des voix aux dernières élections, il est en excellente position pour négocier avec le Nationaldemokratische Partei (NP) de Günther Hammerthal. A eux deux, les partis totalisent déjà presque 45% des voix, ce qui constituerait une excellente base pour débuter un travail de coalition sérieux. Le Bureau s'étant tenu à huis clos, nous n'avons pas pu savoir ce qui s'y était dit précisément, mais il ne fait aucun doute qu'en dehors de la reconduction de la ligne politique du parti, sujet probablement assez secondaire dans la situation actuelle, c'est bien la possibilité d'une coalition avec le NP qui a été évoquée. Si la Große Koalition libéral-conservatrice doit avoir lieu, nous le saurons dans quelques jours car pour le moment, Wolffhart se délecte calmement de la réjouissante vue d'avenir qu'il a devant lui.
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GÜNTHER HAMMERTHAL (NP) SE DIT PRÊT A FORMER UNE COALITION NP-AP-CDU



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Le président du Nationaldemokratische Partei (NP) Günther Hammerthal, arrivé premier aux élections fédérales au début du mois avec 24% des voix, a ouvertement déclaré aujourd’hui que la Große Koalition tant attendue allait se former dans les jours à venir. Cette coalition rassemblera les deux partis traditionnels libéral-conservateur, à savoir le Nationaldemokratische Partei et la Christlich Demokratische Union, auxquels s’ajoutera l’Agrarpartei. Günther Hammerthal briguerait alors logiquement le poste de Chancelier, soutenu par les voix de la CDU, en la personne d’Edda Steinwald, et de l’AP, en la personne de Friedrich Wolffhart. Il est intéressant de constater que si trois partis forment la coalition, les trois ministères principaux devraient en toute logique revenir chacun à un parti (Justice, Défense, Affaires Etrangères). Hammarthal n’a probablement pas voulu trop s’avancer aujourd’hui en prévision justement des tractations qui vont avoir lieu au sein de la Koalition pour se donner mutuellement les postes. Les rumeurs qui circulent au sein de l’appareil de l’Agrarpartei laissent entendre que Friedrich Wolffhart briguerait le ministère de la Défense, non pas pour « faire ses preuves », comme certains pourraient le croire, mais pour renforcer son assise auprès d’une population militaire qui lui est déjà largement acquise électoralement. Sa proximité avec l’armée et de manière générale avec les forces de l’ordre a toujours été soigneusement travaillée par lui et ses équipes, et l’image qu’il se donne tourne autour de cette idée d’homme fort, d’homme parmi les hommes, de « cœur de loup » au milieu de la meute.

C’est donc plutôt la répartition des ministres de la Justice et des Affaires Etrangères qui devraient poser problème. La relative léthargie de la situation internationale actuelle fait du Ministère des Affaires Etrangères une « planque » selon certains analystes, c’est-à-dire un poste grâce auquel on peut récolter un maximum de prestige, d’avantages et d’expériences en fournissant la plus minime quantité de travail. Mais quand on part de zéro, il est plus facile de monter, n’est-ce pas ? Un bon ministre saurait faire ses preuves et témoigner de sa capacité à conduire une partie si importante de l’état. Ainsi, à qui donner ce ministère ? A un parti arrivé premier qui a besoin de se solidifier en marquant son dynamisme sur la scène internationale ? Ou bien à un parti qui a pris un coup de latte aux élections et qui a besoin de se concentrer sur lui-même, prenant un ministère pour faire acte de présence, qui lui permettrait en réalité de faire un pas de côté en attendant de jours meilleurs ? La présidente de la CDU, Edda Steinwald, a d’ores et déjà indiqué qu’elle n’accepterait pas de postes de ministre, désirant plutôt prendre la tête du groupe parlement qu’elle constituera avec ses députés dans les heures à venir.

Ainsi, en creusant la question, c’est bel et bien le NP qui a les cartes entre ses mains, et la stratégie peut devenir roublarde. En laissant à la CDU le difficile ministère de la Justice, il mettrait ce parti face à ses difficultés et le pousserait à combattre sur plusieurs fronts, ce qui ne saurait se solder que par un fort risque d’effondrement. Hammerthal et les siens n’auraient plus qu’à se baisser pour ramasser les miettes et plafonner à 30/35% à chaque élection, devenant maître incontesté de la scène politique walserreichienne. Croit-on Hammerthal si fourbe que cela ? Voici qu’il sera Chancelier dans quelques jours, l’épreuve du feu sera brûlante.
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MGR SIEDENTOPP DERAPE SUR LA « MOBILISATION DES VENTRES » DANS L’EMPIRE REMIEN

lecuré

Il y a quelques jours, l’Empire Rémien a annoncé une mesure de « mobilisation des ventres » dans certains territoires impériaux ; chaque femme de 18 à 38 ans doit avoir trois enfants avant le début de l’année 2008, soit dans six ans. Cette mesure autoritaire, bien que limitée à quelques régions, a provoqué un vaste émoi dans l’opinion publique rémienne et aussi internationale. Une répression policière a été conduite contre les manifestations de militantes féministes aux quatre coins de l’Empire, et même au Walserreich, nombreuses ont été les réactions sur les réseaux sociaux quant à ce qui fut jugé par beaucoup comme la manifestation d’une vision rétrograde de la femme à en faire rougir un imam. Le hashtag #CalifeBasileus a été en tête du fil d’actualité des médias internet du Walserreich pendant près de 32 heures. Aucune autorité politique walserreichienne n’a manifesté une quelconque approbation ou désapprobation par respect du principe de non-ingérence. Toutefois, les « leaders d’opinion » n’y sont pas allés de même morte ; Ralf Schultz, président du Sozialistischgerichtigkeit Partei (SGP, 3% aux dernières élections), a appelé à manifester contre une décision qui va à l’encontre « des droits fondamentaux de la femme » et du respect du corps d’autrui. Une grande partie de la critique walserreichienne de cette mesure n’a toutefois pas été sur cette ligne-là mais plutôt sur une ligne libérale ; la « mobilisation des ventres » ne représente finalement rien de plus qu’une intrusion intempestive de l’état dans la vie privée, très privée, de ses citoyens.

Le président du parti Die Kinder des Herrn (KdH), l’archevêque de Kornenburg, Monseigneur Heinrich Siedentopp, y est allé de son petit commentaire personnel : « Pourquoi serions-nous incapables de reproduire, c’est le mot, au Walserreich, ce que des hommes simples d’esprit et au teint basané ont eu le courage de mettre en place ? Ce fut brutal, certes, mais qu’avons-nous de moins qu’eux ? Rien ! Par contre, qu’avons-nous de plus ? La civilisation ». Les accusations de racisme ont fusées de tous les côtés, et Mgr Siedentopp a reçu un rappel à l’ordre très timide de la part de sa hiérarchie. Ses ouailles, dans l’ensemble, n’ont rien trouvé de choquant à ses propos, et ont même considérés qu’ils étaient très mesurés et assez vrais. La méconnaissance de l’Empire rémien, accolée à la position géographique de ce dernier, n’a d’égal que l’influence prépondérante que le Walserreich y a exercée autrefois. Il est certes regrettable que certains de nos hommes politiques les plus cultivés soient aussi les plus provocateurs, mais il n’en demeure pas moins qu’ils peuvent de temps à autre soulever des sujets intéressants, et la question de la démographie fut régulièrement soulevée au Walserreich.

Malgré son niveau de richesse et de développement, le Walserreich maintient depuis plus d’un siècle un nombre stable et élevé d’enfants par femme ce qui est tout à fait remarquable. Hors, statistiquement, les ouailles de Mgr Siedentopp sont parmi les « meilleures élèves » dans ce sens-là, avec une moyenne de 3,1 enfants par femme. Le reste du pays affiche un taux nettement inférieur, mais qui constitue en soi une moyenne assez élevée. L’influence de la religion, luthérienne ou catholique, est déterminante, et les gouvernements successifs, bien qu’encourageant la vie par diverses moyens, rechignent à conduire des politiques aussi brutales, au nom des principes libéraux qui ont construit le Walserreich.
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GÜNTHER HAMMERTHAL NOMME CHANCELIER DU WALSERREICH



Günther

Après quelques semaines d’attente, le moins que l’on puisse dire, c’est que personne n’eut le souffle coupé… car personne n’avait retenu son souffle. Le président du Nationaldemokratische Partei, Günther Hammerthal, est parvenu à former la constitution qu’il attendait. La seule inconnue était l’Agrarpartei de Friedrich Wolffhart, qui s’est finalement rallié après la tenue de plusieurs bureaux politiques. La Diète a donc rendu son verdict ce matin : les députés du Nationaldemokratische Partei ont voté avec les députés de la Christlich Demokratische Union et de l’Agrarpartei pour élire Günther Hammerthal, président du NP, comme Chancelier du Walserreich pour les quatre années à venir. Dans la foulée, Hammerthal a remercié les députés et immédiatement présenté la composition de ses ministères. Les trois ministères clefs (Diplomatie, Défense, Justice) seront répartis d’une manière assez attendu. Le président de l’Agrarpartei, Friedrich Wolffhart, est ministre de la défense. Herbert Zückersturm, figure vieille mais emblématique de la démocratie chrétienne (CDU), a été nommé ministre des affaires étrangères, tandis qu’un des bras droits de Hammerthal, Sachsa Altmann, jeune étoile montante du NP, occupera le poste de ministre de la justice. La Diète n’opposa aucun veto à la nomination de ces ministres, même si quelques voix s’élevèrent du côté du Linkepartei contre la nomination de Wolffhart à la défense.

Le parti de Hammerthal est risqué mais relève d’une stratégie intéressante. Laisser le ministère de la défense à Wolffhart, qui n’en pouvait plus d’attendre, n’a pas pu se faire sans une contrepartie : qu’a pu demander Hammerthal à Wolffhart ? Son soutien dans une manœuvre contre la CDU, consistant à laisser le ministère des affaires étrangères à celle-ci. Ce ministère est souvent considéré comme une « planque » où il n’y a pas grand-chose à faire… et où il n’y a donc pas assez de lumière pour briller. Quant à la présidente du groupe CDU à la Diète, la présidente du parti, Edda Steinwald, elle sera trop occupée à gérer les affaires parlementaires, très lourdes vu son rang, et ne saurait gêner Günther Hammerthal, qui fait donc l’intéressant pari de montrer de quoi son parti est capable en contrôlant la Chancellerie et le Ministère de la Justice. La manœuvre serait en toute logique de faire sombrer la CDU dans un océan d’insignifiance pour qu’elle ne devienne jamais plus qu’une force d’appoint pour le puissant Nationaldemokratische Partei, qui entame une ère hégémonique sous la direction ferme de Hammerthal. La stratégie est intéressante, solide, et surtout robuste contre les protestations de la CDU, qui ne pourra jamais publiquement se plaindre d’avoir un ministère à gérer, aussi encombrante en soi la charge.

La vraie question qui a fait débat, c’est celle du ministère de la défense. Comme nous l’écrivions plus haut, il fut donné à Wolffhart. L’Agrarpartei se veut le parti des « hommes forts », le parti des bûcherons, des fermiers et des militaires. Cette teinte originale est moquée à Westerburg mais a malgré tout conduit le parti à récolter suffisamment de suffrages pour être le troisième du pays. Que va faire Wolffhart maintenant qu’il contrôle l’armée ? Si le poste est certes bien encadré, il n’en demeure pas moins qu’il possède désormais un vaste pouvoir de communication auprès des militaires. Si ces derniers forment une part très faible de la population –c’est probablement ce qui a fait dire à Hammerthal que ce n’était pas si grave finalement-, ils sont un pilier de l’état, et ce ne peut être ignoré. Mais désormais, les pions sont à leur place, la partie peut commencer.
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QUI EST SACHSA ALTMANN (NP), NOUVELLE MINISTRE DE LA JUSTICE ?



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La nomination de Günther Hammerthal, patron du Nationaldemokratische Partei (NP), au poste de Chancelier par la Diète il y a quelques semaines, n’était pas une surprise, dans le sens où une vaste coalition de droite conservatrice était largement attendue au vu des résultats des dernières élections fédérales. Les députés NP ont donc rassemblé autour d’eux les députés Christlich Demokratische Union (CDU) et Agrarpartei (AP) pour constituer un bloc de gouvernement tripartite. Ainsi, la question qui se posait était plutôt celle relative aux ministères clefs (Justice, Défense, Affaires Etrangères). Les intentions d’Hammerthal quant à la CDU étaient pour le moins ambigües et il a annoncé qu’il donnerait le poste des Affaires Etrangères à ce parti, faisant accéder Zückersturm, vieux loup un peu fatigué de la politique, à ce poste assez reposant pour le moment. Le ministère de la Défense a été confié à Friedrich Wolffhart, le tonitruant leader de l’Agrarpartei, probablement en retour de son accord pour maintenir la CDU à l’écart de toute discussion sérieuse au sein de la coalition, diront les mauvaises langues. Toutefois, il faut savoir raison garder et considérer la coalition : trois postes clefs à pouvoir, et trois partis au sein de la coalition, il fallait faire un choix, et mettre la CDU aux Affaires Etrangères était sûrement moins pour l’écarter que pour laisser le ministère de la Justice au NP, qui aura tôt fait de mettre une main ferme dessus et ainsi faire ses preuves devant tous les citoyens du Walserreich en tant que seul parti de droite sérieux et solide capable de maintenir le pays en bon ordre.

Cette volonté de rouler des muscles a trouvé son incarnation en la personne de Sachsa Altmann. Derrière ces beaux yeux et son teint éclatant, cette jeune quinquagénaire dynamique et bien connue dans le monde de la justice a été installé là avec une carte blanche donnée par Hammerthal lui-même. S’il est vrai que le Walserreich ne connaît pas de troubles intérieurs particulièrement importants, il n’en demeure pas moins que la justice y est souvent jugée trop lente et trop liée au monde de l’argent et des affaires. Sachsa Altmann n’a pas été avocate, ni huissière, mais juge dans les plus hautes instances juridiques du Walserreich pendant plus d’une décennie maintenant et avait notamment pour mission de s’occuper des affaires de corruption et d’encadrement juridique de la responsabilité publique face aux citoyens. C’est elle qui a ouvert –et fermé- les dossiers de corruption qui ont éclaboussé les années de chancellerie de Stutzberg et c’est elle encore qui a mis au tapis les réseaux de contrebande d’alcool qui sévissaient dans le Nord du pays. Bien qu’ayant toujours été discrète sur ses opinions politiques, que les fonctionnaires sont priés de garder pour eux, elle a officiellement accepté de quitter définitivement son poste de juge (au Walserreich, on ne peut être élu et fonctionnaire) pour prendre la place de ministre de la justice.

Bien qu’elle n’ait pas prononcé de discours de nomination –son cabinet dira qu’elle était déjà occupée à prendre en main les dossiers les plus chauds du pays-, ses objectifs en tant que ministre sont à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre d’elle : démanteler les pires réseaux de contrebande et de crime organisé et mettre au pas toute une petite délinquance qui pollue les quartiers urbains et périphériques des métropoles walserreichiennes. Bien sûr, aux côtés de Friedrich Wolffhart, il ne fait aucun doute que les campagnes ne sauraient être oubliées, mais la question de l’accessibilité à la justice n’a pas été posée depuis fort longtemps, et sûrement l’Agrarpartei gagnerait en popularité à poser ce dossier sur la table.
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HANNAH DREXLER CONFIANTE SUR L’AVENIR DU LINKEPARTEI

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L’ancienne ministre des affaires étrangères sous l’ère du chancelier Stutzberg, Hannah Drexler, a pris la tête du Linkepartei dès la fin du premier mandat de l’ancien chancelier, remplaçant le vieux Hoffmann qui avait fait son temps. L’orientation du Linkepartei était alors claire : rajeunir la tête du parti et le rendre plus attirant pour des franges entières de la population, à commencer par une jeunesse désabusée par le conservatisme et agacée par l’influence de la religion chrétienne dans la Bundesrepublik. Le Linkepartei a fait peau neuve, a changé de nom, a reconsidéré son alliance avec le Volkspartei et a dessiné une ligne politique plus moderne, plus progressiste, mais a aussi conservé ses fondamentaux pour ne pas faire fuir la base traditionnelle du mouvement : la social-démocratie nordique dans tout ce qu’elle a de plus pur et absolu. Hannah Drexler, par ses annonces, a plus ou moins donné à tous les analystes politiques ce qu’ils attendaient, à savoir les noms des plates-bandes sur lesquelles elle allait marcher. Deux cibles : les jeunes et la minorité suédoise. La présence du Linkepartei dans les campus universitaires depuis quelques mois n’aura échappé à personne et un vaste mouvement intellectuel est en train de germer dans les classes les plus diplômées et les plus intellectuelles du Walserreich, en faveur de la social-démocratie. Si les fondements du libéralisme ne sont pas remis en cause, du moins pas directement, ce mouvement est appelé à grandir. En ce qui concerne la minorité suédoise, majoritaire dans les Länder du Sonderland et du Nörteborg, elle constitue un réservoir électoral relativement faible mais bien ciblé, il pourrait permettre au Linkepartei de faire tomber dans son escarcelle deux Länder, ce qui, à bien des égards, en ferait un parti avec lequel il faudrait compter dans les années à venir.

Dans le discours que Drexler a prononcé devant les militants de son parti à l’intention de la nation toute entière, les éléments décisifs n’étaient peut-être pas là où on les attendait. Beaucoup de spécialistes et de citoyens attentifs ont évoqué sur les réseaux sociaux un « virage populiste » de la jeune dirigeante du Linkepartei, qui a évoqué avec clarté sa décision de « prendre le leadership de l’opposition à la politique délirante qu’Hammerthal mènera pour détruire les acquis fondamentaux du peuple walserreichien au nom du libéralisme incompris ». Tout son discours fut intelligemment mené, entre nouveauté et tradition politique, et il ne fait absolument aucun doute que son objectif est très clair : pomper tranquillement par son dynamisme l’électorat fatigué des échecs du Volkspartei et conquérir de nouvelles parts sur des terrains relativement délaissés par la politique traditionnelle et sécuriser ses positions sur des niches comme celles-ci. La stratégie est ambitieuse et elle s’accompagne d’un ton puissant, énergique et profondément nouveau. Le discours se termina sur un tonnerre d’applaudissements pour Drexler qui a promis à tout l’électorat « déçu par l’amorphisme de Stutzberg et dégoûté par le conservatisme dépassé d’Hammerthal » de « faire renaître une gauche walserreichienne nouvelle, unie et profondément populaire ».

Bien que le Linkepartei ait obtenu un score relativement modeste aux dernières élections fédérales, victime de la chute de la gauche au pouvoir, Hannah Drexler semble avoir réussi à percevoir les lézardes dans lesquelles se faufiler pour survivre à cette petite crise politique du social-libéralisme walserreichien. Il reste maintenant à savoir si elle parviendra à transformer l’essai grâce, peut-être, aux sièges qu’elle obtint à la Diète. Ce qui n’échappa à personne, d’ailleurs, c’est que le mot « Volkspartei » ne fut pas mentionné une seule fois dans son long discours…
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88% DES GYNECOLOGUES USENT DE LA CLAUSE DE CONSCIENCE
LE DROIT A L’AVORTEMENT EN DANGER ?


hannah

La dernière session de la Diète a consisté en une analyse des chiffres remontés par les systèmes de santé de chacun des douze Länder du Walserreich, et un chiffre en particulier a fait réagir certains députés. 88% des gynécologues walserreichiens refusent de pratiquer une interruption volontaire de grossesse. Il n’était que de 65% en 1991 (la dernière fois que ce chiffre fut calculé). Le délai légal étant passé, sur la même période, de 8 semaines à 10, beaucoup ont considéré qu’il fallait trouver là l’explication à cette hausse remarquable du nombre de gynécologues refusant d’accorder aux femmes l’un de leurs droits le plus élémentaire : celui de posséder leur propre corps. Pendant quelques heures, les sempiternels débats sur l’avortement ont créé une atmosphère terriblement délétère au-dessus des députés de la Diète, et il fut difficile pour les chefs de séance de tenir les langues de certains qui sont allés très loin, dans un sens comme dans l’autre. Si toutes les tendances ont été écoutées et respectées –dans l’ensemble-, il a été décidé à la fin que ce chiffre ne signifiait pas grand-chose en lui-même et n’était qu’un symptôme. Les fondamentaux ont été rappelés : l’avortement est légal au Walserreich et le restera. Tout le monde sait qu’une femme qui avorte fait un acte lourd de conséquences à tous les niveaux. La clause de conscience pour les praticiens doit être maintenue. Mais…

… le nombre d’avortements au Walserreich augmente lentement mais sûrement. Il y en avait 30 000 par an il y a dix ans, il y en a aujourd’hui 40 000, sans que la courbe n’ait suivie une ligne inverse à n’importe quel moment. Les raisons de cette augmentation sont probablement à chercher dans la libéralisation progressive des mœurs mais aussi à une augmentation de deux semaines du délai légal d’avortement sous le Chancelier Stutzberg en 1997, mesure qui avait déjà été conspuée à l’époque. Aujourd’hui, quelques mesures ont été proposées par l’Agrarpartei (AP), très hostile à l’avortement, comme la réduction du délai légal, l’amélioration de l’accès à la contraception, la condamnation en cas de récidive ou encore l’obligation de constituer un dossier particulièrement solide pour justifier de sa volonté d’avorter. La coalition au pouvoir (Nationaldemokratische Partei – Agrarpartei – Christlich Demokratische Union) s’est déclarée publiquement favorable à un statu quo légal en ce qui concerne l’avortement, laissant à chacune le droit d’avorter et à chacun le droit de ne pas pratiquer un avortement si sa conscience le lui interdit. Beaucoup des propositions de l’AP ont été repoussées par un argument nouveau, à savoir celui de la circonscription géographique des avortements : en effet, trois Länder (Westerburg – Nisnau-Wemar – Gutthaven) totalisent à eux seuls plus de trois quarts des avortements nationaux, tandis que l’Holzland, par exemple, n’en compte que 50 l’année passée. Il en va de même pour les gynécologues : en Holzland, il n’y a qu’un seul praticien acceptant de pratiquer des avortements, alors qu’il y en a plus d’une vingtaine dans la seule ville de Westerburg. Tout rejeter sur les Länder, pour un problème concernant toute la population, a été une autre pierre d’achoppement aux débats de cette semaine.

La difficulté du traitement de la question repose sur le fait que deux libertés s’entrechoquent : celle d’une jeune femme qui est libre d’avorter et celle d’un praticien qui est libre de refuser de pratiquer un acte que sa conscience juge inacceptable. Le chiffre qui a atterri aujourd’hui à la Diète pose le problème de la liberté des jeunes femmes désirant avorter : ce droit risque d’être mis en danger si elles ne trouvent plus de médecins désirant les accompagner et les traiter dans un tel cas, beaucoup d’entre elles doivent déjà traverser les frontières nationales ou faire des dizaines de kilomètres pour trouver un gynécologue qui n’est pas empêché par sa conscience.
Comme l’a rappelé Edda Steinwald (présidente du groupe CDU à la Diète), le problème doit être traité non dans ses conséquences mais dans ses origines. Il ne faut ni s’en prendre aux jeunes femmes ni aux praticiens, mais construire une société dans laquelle la vie saurait être accueillie sans problème. Plus facile à dire qu’à faire.
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L’EXPANSION DES TEMOINS DE JEHOVAH INQUIETENT LES EGLISES ETABLIES



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Il y a quelques mois, les Témoins de Jéhovah ont demandé ce qu’ils viennent d’obtenir : la reconnaissance par les autorités officielles d’être considérés comme une religion à part. Jusqu’à maintenant, elle était considérée comme une branche, certes éloignée, du protestantisme. Il est intéressant de noter qu’initialement, ce sont les églises protestantes établies et reconnues par l’état comme religions officielles du Walserreich (luthérienne et calviniste) qui ont demandé à ce que les Témoins de Jéhovah (Die Jehovas Zeugen) soient écartés d’eux. Il n’en fallait pas moins pour les Témoins de Jéhovah, dont l’organisation régulatrice officielle, la Tour de Garde (Der Wachtturm), a son siège au Walserreich, pour s’engouffrer dans la brèche et demander effectivement à être considérés comme une église à part. La nouvelle a été accueillie à bras ouverts, bien évidemment, d’un côté comme de l’autre, dès lors que les Témoins ont été considérés comme une église à part ce qui leur donne quelques avantages mineurs, comme une plus grande autonomie dans l’organisation de leurs rassemblements ou la possibilité de lancer leurs propres chaînes télévisées en utilisant les moyens d’autres chaînes. Ainsi, les immenses collectes organisées par les Témoins vont trouver un exutoire financier qui leur sera peut-être plus utile que de rénover ou racheter et faire construire d’immenses lieux de culte.

Toutefois, ce qui est intéressant, c’est qu’un effet de loupe a eu lieu sur eux. Pour la première fois, leur nombre a pu être sérieusement étudié et analysé, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est assez étonnant. En effet, alors que les deux religions principales du Walserreich sont le protestantisme (luthérien en large majorité) et le catholicisme, il existe un certain nombre de minorités religieuses qui ont voix au chapitre. Les deux principales considérées jusque-là étaient le judaïsme (environ 30 000 personnes) et l’évangélisme (environ 350 000). Ce dernier avait déjà été considéré comme une religion à part du protestantisme « classique » il y a quelques années maintenant. C’est aussi sur cet argument que se sont appuyés les Témoins. Quant à ces derniers, ils atteignent le nombre de 200 000 membres au Walserreich. Contrairement aux évangéliques, qui sont étendus un peu partout sur le territoire, les Témoins de Jéhovah demeurent encore assez concentrés au centre du pays, surtout dans le Nisnau-Wemar, où se concentrent leurs activités et leurs rampes d’envoi à partir desquelles ils préparent leurs nombreuses missions à l’étranger. Toutefois, et c’est la question que l’on se pose désormais, est-ce que le fait d’avoir fait accéder cette petite religion à une meilleure reconnaissance va leur permettre de recentrer au Walserreich une partie de leurs actions ? C’est tout à fait probable, et il ne fait aucun doute qu’une grande partie de leurs actions missionnaires vont se retrouver réorientées vers le Walserreich.

La question des « sectes » n’a jamais été problématique en tant que telle au Walserreich. Seules les sectes apocalyptiques et de tendance violente sont réprimées pour troubles à l’ordre public, mais les précédents ne sont pas particulièrement nombreux. Or, après un examen très sérieux de la part des autorités judiciaires de la Bundesrepublik, il a été établi que les Témoins de Jéhovah ne représentaient aucune menace pour l’ordre public ou la sécurité des citoyens. Rejoindre une « secte », ne pas participer à la vie politique nationale et refuser les transfusions sanguines, points controversés des Témoins, sont considérés au Walserreich comme des libertés individuelles inviolables et certains points positifs des Témoins ont été même été soulignés par les autorités.
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LE MINISTRE DE LA DEFENSE FAVORABLE A UNE EXTENSION DU DROIT DE LEGITIME DEFENSE



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Friedrich Wolffhart (Agrarpartei), Ministre de la Défense de l’actuel gouvernement, a récemment fait parler de lui en appelant de ses vœux une « extension du droit de la légitime défense », lors d’une visite d’une caserne militaire du Sud du Walserreich. « Je trouve cela normal, déclara-t-il, aujourd’hui si vous êtes victime, vous risquez votre vie à vous défendre, alors que l’agresseur lui, peut être protégé, le pauvre ! On m’attaque, je me défends, le droit de vivre dignement en sécurité est l’un des droits fondamentaux de notre civilisation. Personne n’a le droit de s’en prendre aux miens et à ce qui m’appartient ». C’est cette dernière partie de la phrase qui a soulevé des questions : peut-on user de légitime défense, pouvant entraîner la mort, si quelqu’un s’en prend à quelque chose, et non quelqu’un ? L’un de ses principes fondamentaux est la proportion. S’il est évident qu’une voiture vaut moins que la vie d’un quidam, alors il n’est pas permis de tuer quelqu’un qui tente de voler votre voiture. En revanche, et Wolffhart l’a souligné par la suite, ce qu’ont oublié de dire ses détracteurs, qu’en est-il de la maison ? Si un cambrioleur s’introduit dans ma maison, il est aujourd’hui légalement difficile de s’en prendre à lui sans enfreindre le principe de proportionnalité de la légitime défense. Or, les faits sont les suivants : les cambrioleurs, on le sait par les dossiers de la police fédérale, sont souvent des multirécidivistes et, c’est plus grave, des agresseurs potentiels et même des agresseurs sexuels potentiels. C’est en avançant ces arguments que Wolffhart a demandé une extension de ce droit de légitime défense pour faire changer la peur de camp ; un cambrioleur tué lors d’un cambriolage verrait systématiquement son meurtrier protégé par le droit de légitime défense. Il conviendrait alors d’établir une liste de circonstances dans lesquelles ce droit s’étendrait jusqu’au droit de donner la mort, ce que Wolffhart a promis de faire et de présenter à la Diète par l’intermédiaire du groupe Agrarpartei.

Si ces propos sont parvenus jusqu’à nous, avant d’avoir traversé les réseaux sociaux, c’est en grande partie parce qu’ils ont soulevé un tollé général dans les rangs de la gauche social-libérale et social-démocrate, ou ce qu’il en reste. En dehors de la question posée par Wolffhart, le problème est surtout celui du cadre : Wolffhart n’a pas évoqué ce sujet dans le cadre de son travail parlementaire, en tant que chef de parti, mais bel et bien pendant une visite à des militaires, c’est-à-dire pendant l’exercice de ses fonctions ministérielles. Il aurait donc utilisé le porte-voix public pour évoquer un débat civique et exprimer une opinion personnelle, ce qui pourrait effectivement tomber sous le coup de la loi. Toutefois, les magistrats en charge de l’engagement de la responsabilité publique face à la société ont décidé que les propos de Wolffhart n’étaient pas incriminants. D’autant plus que le Ministre de la Défense a le droit, comme chaque citoyen, d’évoquer son opinion et même s’il ne l’a pas clairement dite, il l’a évoqué mais ce qu’il a provoqué dans la société civile, c’est un débat sur une question qui intéresse beaucoup de Walserreichiens. Il avait évoqué l’augmentation des cambriolages l’an dernier, qui étaient passés de 60 000 par an à 65 000. D’après nos informations, le groupe parlementaire Agrarpartei est actuellement en train de proposer cette extension qui, à n’en pas douter, sera acceptée par le gouvernement, qui peut assez facilement céder de la marge à l’AP sur ce sujet somme toute assez mineur.

Et si l’objectif de Wolffhart était autre ? L’électorat de Friedrich Wolffhart est largement constitué de petites gens des campagnes, largement détenteurs d’armes à feu et particulièrement sensibles à la question de la sécurité et de l’autodéfense. De plus, le bétail a été ajouté par les parlementaires AP à la liste des biens tombant sous le coup de l’extension du droit de légitime défense ce qui, pour le coup, est une demande de longue date des éleveurs, que Wolffhart va de facto rassembler autour de lui. Cette petite sortie, fondamentalement, poursuit la stratégie de l’Agrarpartei consistant à consolider la base de son électorat et Wolffhart, bien malin, a visé juste.
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JANA ROSENHIRSCH (WK) DEMANDE UN CONTRÔLE ETATIQUE PLUS FORT…
… SUR LE LOBBY JUIF


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Aux dernières élections, la Walserreiche Kreuz (Croix Walserreichienne) a obtenu le score de 8%, doublant presque son score d’il y a 4 ans. Depuis la reprise en main du parti par Jana Rosenhirsch, celui-ci ne cesse de progresser dans les sondages et ne fait qu’empiéter, assez étrangement, sur les plates-bandes de la démocratie chrétienne traditionnelle. Ce qui est nouveau dans son discours, c’est l’importance donnée aux religions. Jusque maintenant, les Kinder des Hernn (Enfants du Seigneur) concentraient autour de lui une grande partie de l’extrême-droite, mais largement catholique, alors que les protestants de droite radicale votaient pour la CDU. Cet héritage date des années 70 où Folkwin Hernsmann, alors chef de la CDU, avait réussi à satelliser autour de lui une partie de cet électorat tumultueux pour le contrôler et dissoudre les milices dangereux qui pullulaient alors dans tout le centre du pays. Toutefois, aujourd’hui, le Nationaldemokratische Partei a très largement placé la CDU sous sa coupe, et la nouvelle présidente de ce dernier, Edda Steinwald, ne semble pas particulièrement bien partie pour grimper dans les sondages. Ainsi, un émiettement relatif de son électorat est en cours, et beaucoup d’entre eux tombe dans les bras ouverts de Jana Rosenhirsch, cette sémillante mère de famille, fille de pasteur, issue d’une droite très dure et d’un protestantisme très austère. Pour l’instant, la WK reste assez largement en bas du tableau et n’a même pas été sollicité pour former une coalition par Günter Hammerthal. Il est vrai que l’image du parti demeure assez sombre et que s’y associer est un choix politique particulièrement lourd de conséquences.

La question de la religion et de ses influences sur le Walserreich a longtemps été questionné, et le prisme par lequel elle est étudiée ces dernières années est principalement celui de la gauche qui a longtemps tenu le pouvoir : le luthérianisme vieillissant a trop de pouvoir et la morale religieuse imprégnant chaque mouvement de n’importe quel Walserreichien est de trop. Ce courant a été largement canalisé par des partis comme le Linkepartei (gauche radicale) et le SGP (marxiste-LGBT). Toutefois, et ce fut probablement une erreur de la part d’une grande partie de la gauche jusqu’alors au pouvoir, aucun discours n’a été proposé aux personnes désireuses de redonner à la religion une place qu’elle a malgré tout perdue ces dernières décennies. D’après des sondages publiés il y a quelques mois par l’institut UNGESCHIEND, près de 46% des 18-24 ans accordent une place « importante » à la religion dans leurs vies et 12% une place « très importante », ce qui est largement plus de la majorité des jeunes. La WK a eu l’intelligence politique d’aller chercher cet électorat déçu par les politiques libérales qui ont fait perdre son poids à la croix du Christ, et par la gauche qui les a méprisés pendant des décennies. Ainsi, Jana Rosenhirsch a construit une ligne sur deux axes : la prééminence du protestantisme le plus dur et la volonté d’établir un état-stratège influent.

C’est ce premier axe qui a aujourd’hui fait polémique : En effet, la prééminence du protestantisme conduit à la déférence des autres religions devant lui. Parmi elles, une est ciblée : le judaïsme. Rosenhirsch est probablement trop futée pour s’en prendre au catholicisme, pourtant bien plus puissant que le judaïsme au Walserreich. C’est pourtant ce dernier qui fut visé par son propos : il est nécessaire, selon elle, que l’état entretienne un dossier complet sur la puissance et l’influence des Juifs sur la politique et la société walserreichiennes. L’écho a fait ricaner jusqu’à l’Agrarpartei de Wolffhart, mais le Chancelier Hammerthal et d’autres personnalités de premier plan ont condamné ce propos que certains ont qualifié d’antisémite.
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LA PAUVRETE EN BAISSE AU WALSERREICH
A QUI LE MERITE ?


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Entre l’an 2000 la fin de l’année 2002, la pauvreté au Walserreich est passée de 15,3 à 14,2%, soit une baisse d’un point en deux ans, ce qui est remarquable, comme l’a souligné le directeur de l’Institut National des Statistiques du Walserreich, organisme politiquement indépendant chargé d’établir les statistiques chiffrées les plus importantes de la Bundesrepublik. Ainsi, il est estimé qu’un peu plus de 5,5 millions walserreichiennes vivent dans la pauvreté. Toutefois, ce n’est pas ce chiffre, fondamentalement en baisse tendancielle depuis vingt ans, qui est impressionnant. Ce qui a été souligné par les statisticiens, c’est la réduction de l’extrême pauvreté. Alors que celle-ci représentait 29% des pauvres il y a dix ans, elle n’en représente plus que 10% aujourd’hui. Cela signifie, en d’autres termes, qu’il n’y a « que » 500 000 miséreux au Walserreich. En réaction à ce chiffre, le gouvernement de Günther Hammerthal n’a pas pu s’en réjouir, bien sûr, mais a malgré tout souligné que les efforts des gouvernements successifs ont été payants. Cependant, après avoir enquêté, nos journalistes ont découvert quelque chose de tout à fait intéressant : Günther Hammerthal aurait fait pression sur l’Institut des Statistiques afin que ces chiffres ne soient publiés que dans deux ou trois ans. Pour quelles raisons ? Ce n’est pas bien difficile à deviner : l’objectif d’Hammerthal, en cela conseillé par son entourage du NP (Nationaldemokratische Partei), aurait été de s’approprier ces excellents chiffres en attribuant leur paternité à ses réformes. Raté.

Mais telle est la question : à qui attribuer ces bons chiffres ? Le VP (Volkspartei) et le Linkepartei ont immédiatement sauté sur l’occasion pour vanter les mérites de la coalition qu’ils ont formée et qui avait été dirigé par le Chancelier Stutzberg pendant les huit dernières années. Un léger ralentissement du libéralisme économique et une reprise en main par l’état de certaines prérogatives sociales seraient selon eux l’origine très claire et limpide de la réduction de la pauvreté au Walserreich. Bien sûr, cela a eu un coup, et ils ont anticipé intelligemment les contre-arguments que leurs adversaires leur auraient opposés : « Ca a coûté cher ». Ne cherchant même pas à contredire cet argument, les cadres du Volkspartei et du Linkepartei ont rétorqué que la pauvreté aussi avait un coût, et notamment un coup social et médical très important, et qu’il était parfois préférable d’augmenter certaines dépenses primaires pour ne pas avoir à voir augmenter mécaniquement des dépenses de second plan. Les dépenses de l’état sont, fondamentalement, du billard à trois bandes, et il faut prendre en compte l’ensemble des facteurs, ou du moins le maximum, pour pouvoir anticiper chaque dépense annexe. Gouverner, c’est prévoir, dit-on. Ainsi, en conclusion aux débats qui ont animé le public cette semaine, le Volkspartei et le Linkepartei ont appelé le gouvernement à ne surtout pas revenir sur les réformes de Stutzberg mais au contraire de les maintenir et de tenir un audit financier sérieux pour voir leurs implications et leurs résultats.

Le gouvernement n’a pour le moment pas répondu aux demandes de l’opposition. Günther Hammerthal, si préoccupé par sa cote de popularité dans les sondages, va probablement calmement attendre les enquêtes d’opinion pour savoir si le peuple walserreichien considère ces mesures comme efficaces et utiles ou non. Après presque une décennie loin du pouvoir, les partis de droite conservatrice semblent plus préoccupés par l’opinion que l’on se fait d’eux que par le sort des pauvres. Comme quoi, on oublie vite ce qu’est vraiment la politique.
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