29/08/2005
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Sommet Bilatéral Lavyria - Albel

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Aéroport d'Isha-Selevha
Aéroport d'Isha-Selevha


16 Décembre 2003
Isha-Selevha, Capitale du Haut Royaume de Lavyria


La matinée commençait ce jour là par un épais brouillard et l'odeur de la poudre des pétards et de la fumée des lanternes flottait encore dans les airs à cause de la pluie tombée la veille. Les routes, encore humides étaient déjà bien remplie à 8h surtout celles menant à l'aéroport de la capitale. Le convoi diplomatique devait se frayer un chemin parmi tous ces véhicules et tant bien que mal, parvint juste à temps. Après un mois de communication, les préparatifs venaient de se terminer sur fond de fête et de résolution de problème, le pays allait accueillir le premier représentant international après des années de silence. Ce n'était pourtant pas le premier représentant étranger à arriver, mais c'est bien le premier par delà l'océan, annonçant de futures liaisons de par le monde.


Le pays tout entier était excité à l'annonce de la mise en relation avec la fédération d'Albel, cela signifiait pour le Lavyria le premier pas de l'ouverture à l'étranger et surtout un premier pas sur le continent Aleucien, pouvant ouvrir la voie à de nombreux échanges et de nouvelles perspectives avec les états de l'autre côté de l'océan. Avec la réussite d'un tel échange, cela signifiait pour le royaume un progrès vers un avenir plus solide et l'ouverture de relations culturo-commerciales dans le monde entier.

L'excitation et la curiosité se ressentait parmi les nombreux journalistes et civils présents pour assister à la scène, la porte C, ce jour là, avait été bouclé et vidé pour l'occasion. La sécurité renforcée par la présence des forces d'interventions royales, se chargeait de surveiller les moindres faits et gestes des individus présents au sein du bâtiment. C'est vers 9h que les premiers véhicules du convois diplomatique arrivèrent sur place et dans le même temps, l'avion qui transportait le président de la confédération d'Albel, venait tout juste d'atterrir sur la piste. Les pas pressés de son altesse royale la princesse Synthéa faisaient écho dans le silence des longs couloirs jusqu'à atteindre la porte C, sur le point de s'ouvrir.

Lorsque la porte s'ouvrit, son altesse royale, accueillit son interlocuteur avec un large sourire, tentant de dissimuler un sentiment de mélange entre excitation et angoisse.

"_ Bienvenue à Isha-Selevha monsieur le Président. Je suis Synthéa, Princesse Héritière de Lavyria et chargée des relations internationales. J'espère que votre voyage s'est bien déroulé, j'ai pour mission de vous mener au palais royal. Si vous le permettez, je vous expose votre programme durant ce séjour. Nous vous avons prévu une visite de la cité avant d'engager de longs débats dans les salles de réunions, vous arrivez à point nommé, il y a beaucoup de festivités en ce moment. Nous pouvons, bien évidemment, changer ce planning à votre convenance."

Sortant par le couloir, sous les flashs des journalistes et des civils venus observer. Les véhicules filent vers le palais.

1940
Si cette rencontre représentait pour le Haut-Royaume de Lavyria le premier événement diplomatique se déroulant sur son sol depuis la réouverture du pays, elle constituait également le premier déplacement à l'étranger effectué par Ignace Charbonneau depuis son investiture, le président albelais ayant jusqu'alors préféré déléguer cette tâche au Département d'État. Une fois n'était pas coutume, alors que le Président de la Fédération avait été contacté en personne par la souveraine lavyrienne. Il faut dire que la partie albelaise était plutôt enthousiaste quant à ce rapprochement avec la monarchie nippone, qui constituait une formidable porte d'entrée sur le continent nazuméen, lequel paraissait si lointain tout en étant pourtant si proche. Bien que la diplomatie lavyrienne eut nécessité cette entrevue en soulignant les « différences sociales et culturelles fortes » entre les deux pays, il n'en demeurait pas moins que leurs lignes diplomatiques n'avaient rien d'antinomique, le gouvernement du Haut-Royaume s'étant jusqu'alors montré plutôt prudent sur la question varanyenne, se contentant de lancer des appels au calme sans prendre explicitement parti pour un camp ou pour un autre. Sa prise de contact avec un pays tel qu'Albel, à la politique extérieure fermement affirmée, laissait entrevoir l'espoir d'une sympathie de la noblesse lavyrienne vis-à-vis de l'orientation de la diplomatie albelaise, et pourquoi pas même d'une future prise de position plus franche de sa part sur les grands foyers de tensions qui agitaient la scène internationale, afin qu'une coopération concrète puisse se mettre en place au niveau géopolitique entre la Fédération et le Haut-Royaume.

Ignace Charbonneau, Président de la Fédération d'Albel
Ignace Charbonneau, Président de la Fédération d'Albel

Mes hommages, Majesté. Je suis ravi d'avoir pu effectuer ce déplacement en personne. Il me tarde de pouvoir arpenter les rues de la capitale en votre compagnie, et contempler de mes yeux ce pays si mystérieux dont, par-delà l'océan, on ne cesse de vanter le caractère culturel atypique.

Le président albelais se pencha légèrement pour baiser la main de la Haute-Reine.
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