18/03/2005
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[PRESSE] Médias Heenylthains

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Médias Heenylthains - Geokratos

Lorsqu’on parle de médias, on annonce généralement la presse télévisée ou radiophonique. Pourtant, les organes de presse papier demeurent très nombreux en Heenylth, si bien que le pays malgré un faible public de lecteurs, comptabilise le plus grand nombre de journaux papiers au sein de la Fédération avec un résultat à 92 maisons d’édition.

Cette singularité s’explique notamment par le concours de politiques engagées du gouvernement Heenylthain, décidé à maintenir la presse écrite anglophone au sein d’une fédération où elle est la langue natale de 4 millions de personnes seulement (soit 9,5% des citoyens de la Fédération). L’anglais est effectivement la langue officielle de la Fédération, elle essuie quotidiennement les coups de coudes des langues hispaniques, décidées à faire valoir leur empreinte culturelle au sien de la Fédération.

Par conséquent, l’ensemble des journaux papier de la Heenylth est rédigé en anglais et aucune autre langue n’est amenée à apparaître sur les journaux de la presse Heenylthaine.

En voici les principales maisons d’édition et groupes de presse:

The World Post
“The World Post” ou “Le post mondial” est une chaîne d’informations en continu, qui diffuse et produit quotidiennement des programmations nationales et internationales. Il est une partie prenante récurrente du débat médiatique qui entoure les relations entre la Fédération et la Heenylth.

Leading News
“Leading News” ou “Grand Journal” est un quotidien fondé en 1924 et comptant parmi les deux plus anciens médias du pays avec “The Courier Tribune”. D’abord proche de la Ligue démocrate au début des années 30 et loué pour la rigueur de ses informations, il est depuis devenu proche de l’aile droite de la droite Heenylthaine. Jugé au mieux conservateur, au pire cas nationaliste, il se fait fréquemment le porte-voix des antifédérations.

The Courier Tribune
“The Courier Tribune” ou la “Tribune des Courriers” est une revue hebdomadaire heenylthaine traitant de la littérature, de l’Histoire et plus généralement du patrimoine heenylthain. La revue a été fondée en 1926 mais ne trouvera la notoriété attendue qu’en 1960 avec le début des politiques de promotion culturelle du patrimoine heenylthain. La rédaction du journal peut aussi plus largement, écrire sur des actes de promotion du territoire et sortir des articles intégrant une dimension économique.

The Ruby Journal
“The Ruby Journal” ou le “Journal Rubis” est un autre hebdomadaire prônant le renversement d’une société qu’il juge en forme pyramidale. Melting pot d'anarchistes et de radicaux de gauche, The Ruby Journal est bien entendue une des rares presses indépendantes, c’est-à-dire sans emprise par un actionnariat issue de la bourse.

Reporter Daily
“Reporter Daily” ou “Journaliste au quotidien” est une presse journalière créée par d’anciens journalistes du Ruby Journal ayant quitté leurs anciens postes. Repositionnés sur le centre-gauche de la sphère politique heenylthaine après le départ d’un rédacteur en chef du Ruby Journal, le journal s’est depuis refait une santé en ponctionnant le lectorat des radicaux de gauche.

The Explorer Sentinel
“The Explorer Sentinel” ou “La Sentinelle Exploratrice” se veut un journal d’enquête et d’investigations mais fréquemment positionné sur les thématiques d’immigration, de délinquance et autres sujets pouvant accentuer le dénigrement des communautés latinos.

Les hauts cadres de sa direction sont réputés proches des mouvements conservateurs et nationalistes heenylthains.
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The Explorer Sentinel

25 août 2002 - La Heenylth doit légiférer pour un assouplissement des usages de pesticides.



engrais Heenylth

L'usage des engrais et pesticides chimiques, un incontournable du développement agricole en territoire insulaire.



La présidente fédérale demande à la Heenylth de davantage se fier à la science et non au cercle rétrograde de l’environnement. Selon elle, en matière agricole et donc in fine, en matière d’alimentation, les décideurs politiques des états fédérés d’Arkencheen doivent prendre des décisions fondées par des données économiques et sociales, s’ils veulent développer l’économie et la santé de leur pays. “Il n’y a aucun bénéfice sur la santé à entretenir une dépendance alimentaire vers l’étranger quand on voit le manque à gagner sur nos emplois et l’épée de Damoclès que cette dépendance constitue au quotidien” martelait l’économiste Heenylthain Felicity Edminston.

L’intégration de la Heenylth au sein de la Fédération d’Arkencheen n’exempte pas de trouver l’autosuffisance alimentaire. “Aujourd’hui nous nous trouvons sur l’un des carrefours du commerce mondial, ce qui permet d’importer sur des tarifs maîtrisés car les flux maritimes sont très fréquents dans la région, y compris pour aller desservir d’autres espaces mondiaux. Toutefois, ces carrefours commerciaux sont très nombreux dans le monde et les projets de canaux avancés par certains états peuvent laisser entrevoir à moyen terme, des routes commerciales changeantes.”

Dès lors, la réduction des dépendances aux importations oblige à un passage à la loupe scrupuleux pour déceler parmi ces importations, toutes celles qui relèvent d’un enjeu stratégique. Les importations agricoles comptent parmi les premières d’entre elles.

Si l’on peut critiquer la porte-voix de cette donneuse d’alerte qu’est la Fédération d’Arkencheen, on peut lui reconnaître l’exactitude d’un diagnostic qui dénonce la place trop importante des sensibilités écologistes. La régulation d’une utilisation des pesticides et des engrais chimiques, la réservation de certains lots de terre au maintien d’une faune et d’une flore, sont des ambitions paraissant possiblement trop lourdes à supporter par notre économie.

Si la Heenylth constitue l’un des territoires les moins peuplés de la Fédération, il est nécessaire de comprendre qu’un développement agricole en son sein lui offrirait une place plus importante auprès des autres états fédérés qui deviendraient nos débouchés commerciaux.

“La Heenylth est un pays qui démographiquement compte pour très peu au sein de la Fédération. 4 millions de heenylthains, 25 millions d’arkohans et 13 millions d’encolanaltèques, c’est comme ça, c’est mathématique. S’emparer des secteurs stratégiques de l’économie fédérale devient alors l’un des rares leviers offerts à la Heenylth pour faire croître son influence sur le reste de la Fédération.

Les parlementaires heenylthains ont la légitimité d’une part, mais surtout les intérêts suffisants, pour s’emparer du sujet.”

Et ils comptent bien s’emparer de cette légitimité, sous la houlette du député Seth Anderson au “Nationalist Party”, qui a déclaré proposé un texte de loi à l’assemblée, venant assouplir les conditions d’utilisation des engrais chimiques au sein de l‘archipel heenylthaine.
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The World Post

26 août 2002 - Nationalistes et fédéralistes trouvent des pistes convergentes pour soutenir le développement d’une politique agricole.

Rencontre
John Milliken (à droite) du parti fédéraliste “United Islands”, a défendu les positions de la Fédération lors d'une rencontre avec le nationaliste Rufus Galbraith (à gauche), qui appelait lui aussi à plus de flexibilité sur les pratiques agricoles heenylthaines.

Le projet de développement agricole, catalyseur des tendances fédéralistes et nationalistes heenylthaines? A travers un projet de texte de loi regroupant 13 mesures parmi lesquelles la déclassification de 18 engrais chimiques listés comme produits interdits d’utilisation sur les domaines agricoles, le député John Milliken espère bouger les sensibilités environnementales d’un gouvernement de gauche, contraint à la cohabitation avec les écologistes pour remporter la prochaine élection présidentielle et législative de 2008.

La politologue Henrietta Bohnanon est revenue de son analyse sur le premier bras de fer du mandat présidentiel, entre la présidente Sarah Kimble et la présidence fédérale d’Abrogara.
“Le parti United Islands prône sans surprise l’engagement Heenylthain dans les projets économiques de la Fédération. Ce qui est nouveau, ce sont les concessions du Nationalist Party, prêt à soutenir un texte de loi pour l’adoucissement des contraintes sur les produits phytosanitaires sur la base des recommandations fédérales.

Il y a une convergence politique en cours entre les intérêts fédéraux et nationalistes qui cherchent respectivement l’autosuffisance alimentaire et le renforcement du poids de la Heenylth au sein de la Fédération, notamment grâce au développement de ses outils de production stratégiques comme l’agriculture.” Le développement de l’agriculture non vertueuse, un combat commun pour les nationalistes et les fédéraux?

Des déclarations qui inquiètent le parti écologiste “Green Dream Union”, allié au gouvernement Kimble de gauche. Proposer au vote avant septembre, ce projet de loi est défendu par ses rédacteurs comme une aide aux agriculteurs heenylthains afin de répondre aux préoccupations légitimes qui les habitent, en matière de rendement agricole. “Produire plus signifie cependant prendre le risque de vendre moins cher” prévient l’économiste Abimael Kenly.

Le débat reste donc permis autour de la réglementation agricole applicable et promet d’être passionné entre ceux prônant une approche économique quantitative pour le rendement agricole et ceux se positionnant sur une approche qualitatif, marquée par des considérations écologistes.
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Reporter Daily

21 septembre 2002 - Le cinéma et autres manifestations culturelles, pour combattre le communautarisme et s’ouvrir sur le monde latinos.


Troupe de danseurs latinos au contact du public heenylthain
Manifestation culturelle de danse latine auprès du grand public heenylthain.

La 1ère édition du festival “Un mois pour les regards croisés” mettra à l’honneur le cinéma hispanique et latino, du 1 au 31 octobre, au sein d’un regroupement de 13 cinémas participants.

Créé et enregistré un peu moins d’un an auparavant par Prudence Mitchell, le festival voit son baptême du feu approcher. Sa fondatrice, professeure de patois encolanaltèques et arkohans dans un lycée de la capitale heenylthaine, ne cache pas ses ambitions de refaire découvrir les cultures latinos à une population heenylthaine jusqu’ici relativement clivée sur les questions communautaires.

Pour sa première édition, elle a visionné et retenu pas moins de 63 films arkohans et encolanaltèques, dont une dizaine d’entre eux en avant-première. Aucun genre n’est laissé de côté, animations, fictions ou encore documentaires, certaines diffusions seront accompagnées de la présence des réalisateurs et de leurs équipes de tournage, eux aussi encolanaltèques et arkohans pour la plupart d’entre eux.

Certaines oeuvres, très engagées, offriront aux spectateurs restés pour l’après séance, des temps d’échanges et de débats autour de sujets habitués à cliver la société heenylthaine tels que l’immigration, l’homosexualité, l’avortement et plus globalement les politiques de la Fédération et des états fédérés.

Parmi les professionnels du cinéma, les heenylthains auront le plaisir et la joie de trouver Stefano Canasa López, un réalisateur arkohan qui fait depuis quelques mois, office de figure montante dans le monde du cinéma avec sa réalisation “A penas se pierde, se encuentra la pena” (littéralement à peine perdue, peine trouvée). Une oeuvre cinématographique décrivant le quotidien difficile de 3 ménages encolanaltèques en Heenylth. Chacun des 3 couples, pourtant positionnés sur des niveaux de vie différents, rencontrent à sa manière les limites de leur intégration en Heenylth.

Après le réalisateur Stefano Canasa Lopez, seront également présents les acteurs Lorenzo Tassis et Amanda Seco, têtes d’affiche du film de Desire Kilgore, “The day I exist” (littéralement Le Jour où j’existe) ou encore Lucia Goenaga & Job Patterson, le couple heenylto-encolanaltèque dont la vie a inspiré la trame du film comédie “Married and Federated” (littéralement “Mariés et fédérés”).

Si les invités mentionnés jusqu’ici bénéficient déjà d’une certaine notoriété auprès du grand public, d’autres réalisateurs et acteurs du petit écran profiteront de l'événement pour découvrir leur public, à l’image du réalisateur et scénariste Balthasar Leeper, qui présentera son premier long-métrage “Feliz familia” (littéralement La joyeuse famille).

Des salles annoncées pleines jusqu’à cinq avant la projection.



Une prise de risques qui paie auprès des heenylthains, qui se sont positionnés en masse auprès de plusieurs cinémas participants des grandes agglomérations heenylthaines. “Les billets se vendent très bien et parfois longtemps en avance. On doit modifier le plan des diffusions chaque semaine pour ajouter de nouvelles séances parmi les projections les plus demandées. Certaines salles se remplissent jusqu’à 4 à 5 jours auparavant…” se félicite Barnabas Emenheiser, propriétaire du cinéma “Cinaction” implanté au coeur de la capitale de Chesterboro.

Ce festival est non seulement ouvert au grand public mais également au public scolaire, pour les inscrire dans des projets socio-éducatifs qui permettront d’entretenir sur les générations suivantes, le pacte sociale entre les différentes communautés qui composent les états fédérés d’Arkencheen.

Le 1er octobre prochain et jusqu’au 31 du même mois, la 1ère édition du festival “Un mois pour les regards croisés” vous ouvrira les yeux sur le cinéma latinos et hispanique.

La culture hispanique gagne du terrain en Heenylth.



La culture hispanique des territoires arkohans et encolanaltèques se manifeste davantage et de nombreuses manifestations culturelles accompagnent à la marge, le festival “Un mois pour les regards croisés”.

A l’instar de “Cine Tren”, une manifestation culturelle proposant la projection d’oeuvres hispaniques au sein d’un train touristique aménagé pour la circonstance et amené à faire la laison entre Chesterboro et Papanloya ou “Dancing with the world” (litt. Danse avec le monde) une troupe de danseurs et musiciens interculturels, embarquée à bord d’une compagnie maritime assurant les différentes liaisons entre les îles heenylthaines.

Pour 2003, l’interculturalité semble s’être emparée du domaine artistique pour en faire un espace de cohésion entre les différentes communautés d’un même état. Sillonnant les moyennes et petites agglomérations de la province heenylthaine, ces groupes et leurs compositions artistiques sont aujourd’hui en nette recrudescence au sein des offices culturelles et viennent cimenter l’esprit fédéral qui constituera le Salut de notre nation.
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The World Post

23 septembre 2002 - RACISME : Le député Rufus Galbraith (Nationalist Party) visé par une enquête pour injure publique en raison de l'ethnie après des propos dirigés contre la communauté latinos de Heenylth.


Manifestation de heenylthains contre le racisme et l'exclusion
Au lendemain des déclarations du chef de file au Nationalist Party, plusieurs centaines de heenylthains se sont rassemblées au sein de différentes agglomérations des îles anglophones, manifestant leur solidarité à la communauté hispanique.

Le député Rufus Galbraith fait l’objet d’une procédure pénale des propos injurieux lui étant imputés à l’égard de communautés heenylthaines d’origine encolanaltèque ou encore arkohane.

Le parquet de Chesterboro a déclaré poursuivre le chef du parti nationaliste Rufus Galbraith après que celui-ci ait proféré plusieurs messages haineux et injurieux à l’égard des minorités heenylthaines depuis la page officielle d’un de ses profils sur réseaux sociaux.

Consécutivement à des propos qui ont été produits publiquement en son nom, Rufus Galbraith a appris ce matin que le procureur du parquet de Chesterboro avait ordonné la diligence d’une enquête pour injures publique d’une personne en raison de son ethnie, à l’encontre de celui qui porte la voix du Parti Nationaliste à l’assemblée parlementaire heenylthaine. Des faits délictueux qui pourraient se voir réprimer d’une amende pouvant aller jusqu’à 35 000 livres heenylthaine et 2 ans d’emprisonnement.

“En effet, annoncer que les singeries faites par des heenylthains d’origine encolanaltèques lors de représentations artistiques et culturelles leur sied bien en tant que sous-hommes de ce pays, est susceptible de caractériser un pareil délit…” explique posément le procureur de la République fédéré heenytlhaine, Francis Hovlock. Si le délit devait se caractériser, le député Rufus Galbraith risquerait une potentiel peine d’emprisonnement de 2 ans et 35 000 [LH] d’amende. “Ce serait l’une des pires peines prononcées à l’encontre d’un élu sur la dernière décennie, après la condamnation du député Gordon Kramer en 1994, après qu’il eût fauché un piéton au volant de sa voiture de fonction.

Les investigations ont été confiées au commissariat central de police de Lealisle, commune de résidence et de villégiature pour le député Rufus Galbraith. De son côté, le New Left Wing Party (NLWP) a appelé à sa démission pour permettre une mandature digne aux autres députés du Nationalist Party.

Plusieurs associations de lutte contre le racisme se sont déclarées parties civiles.

« Ces propos provocateurs se sont volontairement faits sous une diffusion publique, pour prôner une vision réductrice de la mixité culturelle en Heenylth. Une attaque dirigée contre la diversité alors même que des personnes travaillent avec acharnement pour la promouvoir au sein de notre espace public…” énonce Dale Osborn, président de l’Association pour la Solidarité et la Mixité Culturelle (ASMC).

Des propos rendus d’autant plus inadmissibles qu’ils sont prononcés par un élu du parlement Heenylthain et élu représentant du parlement fédéral...
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The Courier Tribune

24 septembre 2002 - L'industrialisation de l’archipel d’Arkencheen, étape réussie de la cimentation fédérale.


Développement insulaire
Comment justifier le développement économique exponentiel de l’archipel d’Arkencheen grâce au concours de ses industries?

Zone franche institutionnalisée par la Fédération, l’industrialisation du territoire est aujourd’hui le terreau d’un développement endogène, s’autoalimentant par les interfaces grandissantes des états fédérés.

“Si un ours se devait d’être la mascotte de la puissance et du poids des états de l’extrême occident, cet ours serait aujourd’hui arkencan…” déclarait la conseillère fédérale à la finance et à l’économie Bianca Barrios.

Le grand ours sur sa barque, comme aime à la représenter certains caricaturistes, s’est lancé dans un vaste processus d’industrialisation du territoire qui lui permet de rompre définitivement avec son héritage colonial. Réduction des importations et développement des exportations, professionnalisation des armées, mutualisation des ressources entre les états fédérés, programmes de recherche international, les dynamiques sont nombreuses autour des 3 micronations qui composent aujourd’hui l’un des pôles de l’activité économique mondiale.

“Il faut croire que les empires coloniaux anglophones et hispaniques avaient pressenti dès le XVIIe siècle, toutes les fortes potentialités de cet espace insulaire. Un pressentiment qui s’est confirmé au XIXe siècle, par la naissance de la Fédération d’Arkencheen le 9 octobre 1833 et le début d’une coopération régionale au service du développement territorial des archipels…” nous précise Collin Pearson, historien du musée national de Chesterboro (HEENYLTH).

En se regroupant sous une même Fédération, les états fédérés d’Arkencheen ont innové et industrialisé, en quantité et en qualité, différents produits susceptibles de toucher les marchés internationaux. Le XXe siècle est ainsi marqué par une forte croissance au sein des zones franches fédérales, notamment les principales villes connectées entre les flux commerciaux de la Fédération. L’optimisme économique engendré par le rapprochement des états fédérés a généré une vague d’investissements sur les principales zones de contact entre les états fédérés, obligeant les pouvoirs locaux à identifier de nouvelles liquidités pour engager de nouveaux prêts déclencheurs d’investissements.

Dès lors, un arsenal législatif s’est peu à peu déployé pour capter des capitaux privés étrangers et pousser leur investissement sur le territoire. Aujourd’hui et avant ça depuis les années 2000, la Fédération freine le développement de paradis fiscaux en son sein.

Elle oeuvre désormais à motiver le développement industriel des archipels sur ses fonds propres, privés ou publics, notamment grâce à la recherche et au développement. Pour produire à moins coûts, et donc susciter l’implantation et le développement industriel, il faut être en capacité de concevoir nos propres produits pour ne pas subir la charge financière des productions sous licence.

Dorénavant, la zone franche ne réunit plus à elle seule la majeure partie du PIB de la Fédération d’Arkencheen, mais compose avec une industrie lourde, une industrie culturelle et une industrie de recherche en voie de développement, poussées par la croissance accélérée voulue par les autorités fédérales. Production sucrière, automobile ou textile, les genres se succèdent au sein du secteur industriel de la Fédération et des perspectives économiques favorables se marquent de plus en plus.

“Le développement prometteur de l’espace fédéral, s’il est accompli d’une façon homogène et produit des bénéfices équitables entre les différents états fédérés qui le composent, restera le meilleur moyen de pérenniser la Fédération elle-même” déclarait le politologue heenylthain Otis Swanson. Grâce à la Fédération, il y a aujourd’hui un modèle arkencan, une dynamique poussée par la coopération commerciale et scientifique. Créer l’Histoire de la Fédération d’Arkencheen sans gommer les spécificités culturelles de chaque état fédéré, est devenu l’enjeu majeur d’une présidence fédérale en état de siège permanent devant les partis nationalistes des états fédérés.
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Leading News

4 octobre 2002 - Nationalisation des détroits : le protectionnisme bercé de ses illusions.


détroits
Les détroits d'Arkencheen, lieu d'affrontement entre ultralibéraux et protectionnistes.

Cartographie des détroits
Cartographie des détroits d'Arkencheen

Les ambitions fédérales tournées vers la nationalisation des détroits de Malmana et de Corocai ont récemment été dévoilées par la présidence Abrogara. Celles-ci viennent depuis quelques jours engendrer une certaine crainte au sein des familles politiques libérales heenylthaines du Progressive Movement ou bien encore de l’Unified New Party.

Alliés au parti fédéral “United Islands”, les libéraux peuvent-ils créer la rupture avec ce dernier et faire voler en éclat l’opposition de droite?

Les déclarations de la Présidence fédérale résonnent comme un coup de massue auprès de certains partis fédéralistes. “On ne peut pas jouer l’économie par le protectionnisme” prévient Roy Shaffer, le chef de file du Progressive Movement. “Penser le contraire, c’est parier sur la perte de croissance et le pouvoir d’achat des plus modestes.

Nous savions nos alliés des partis fédéralistes mal en point, mais cette manoeuvre désespérée du gouvernement fédéral atteste de sa volonté à siphonner le réservoir électoral d’extrême droite afin d’avoir aux prochaines élections, l’opportunité de changer la couleur politique heenylthaine indépendamment des alliances établies avec sa famille politique…”
Persuadé que les intentions de la Fédération tendaient à récupérer le soutien des électeurs d'extrême-droite aux prochaines élections heenylthaine, le mouvement progressiste de l’assemblée parlementaire heenylthaine a d’ores et déjà sollicité une déclaration publique du chef de parti de l’United Islands (ndlr: fédéralistes), lors de laquelle il devra s’exprimer sur le projet de privatisation des détroits. L’intéressé n’a pas encore répondu à la demande de ses alliés politiques.

“Il n’y a plus d’alliance avec les fédéralistes qui tienne si la fédération fait le jeu de l’extrême droite et joue contre ceux qui défendent l’ouverture de l’Arkencheen…”

Aux côtés des libéraux, ce sont également les économistes qui freinent des 4 fers après les aspirations fédérales de nationaliser les deux principaux détroits. Myla Blankenship, est l’une d’entre eux: “Il n’est plus à prouver que l’augmentation des obstacles au commerce interétatique réduit inéluctablement l’exportation du pays légiférant.”

“Le protectionnisme, c’est un idéal qui restera prôné par les casseurs de carreaux afin qu’ils puissent justifier d’une vie professionnelle manquée” tranche Reid Berg, président de l’Unified New Party. “Le protectionnisme est un acte lâche qui vise à nous retirer de la mêlée et de la quête de la performance. La Heenylth et avec elle la Fédération, peuvent entretenir un coût de main d’oeuvre maitrisé et une balance commerciale indépendamment des mesures protectionnistes.”

Il serait néanmoins faux de prétendre que le libre échange ne rencontre aucune objection chez les économistes, ou même qu’ils n’impactent pas quotidiennement la santé des entreprises exposées à la concurrence industrielle étrangère. Bryson Campbell est une voix montante des milieux scientifiques de l’économie. Il ne voit dans le libre-échange une situation optimale mondiale, que dans le cas où tous les pays seraient positionnés sur un même stade de développement, mais ce n’est pas le cas !

“Peut-on commercer librement et faire circuler sans contrainte, des produits et des marchandises en provenance d’états dont les coûts de production sont inférieurs au nôtre? Peut-on amener nos coûts de production à ceux des pays dont le salaire moyen est moitié moins inférieur au nôtre? Ce sont de vraies questions pour diriger ou limiter l’interventionnisme de l’état.” L’économiste semble avoir la réponse à ses questions, rappelant l’un des positionnements clés de l’Arkencheen au sein de l’espace commercial international.

“Le protectionnisme est une mesure saine dans la mesure où il choisirait ses combats. Stopper les marchandises étrangères ou adopter des postures économiquement agressives à l’égard d’un ou plusieurs états n’entraînera dans la durée, qu’un bras de fer néfaste à l’activité commerciale du pays protectionniste. Aucun pays ne peut justifier d’une autonomie complète en matières premières et produits stratégiques, entamer une politique interventionniste qui favorise un protectionnisme agressif à l’encontre d’un état amènera des répliques de sa part, nous privant définitivement d’un partenaire commercial.

Pour identifier un protectionnisme sain, il faut diriger nos efforts vers les secteurs formant et recrutant des profils à haute technicité et haute compétence. Le protectionnisme sain n’est alors pas celui qui permettrait d’isoler un pays mais celui permettant de créer une richesse humaine. Si vous développez et protégez vos brevets technologiques, vous n’avez pas à exclure les produits étrangers du territoire car vous marquez la différence de vos produits…”

A partir de cette analyse, le débat reste vif entre les partisans d’un libre-échange, ceux d’un protectionnisme tendant vers l’isolation des marchés et maintenant ceux prônant un protectionnisme par la qualité des productions et la valorisation des hautes compétences. Dans le cas de la nationalisation des détroits de Corocai et de Malmana, le protectionnisme envisagé par la Présidente Abrogara se montrerait destructeur du commerce régional, par la réciprocité des taxations et des interdictions de produits arkencans, au sein de pays qui se trouveraient eux-mêmes visés par une politique douanière hostile de l’Arkencheen.

“Si vous taxez des produits étranger à l’importation car ils sont concurrentiels des nôtres, vous serez taxés sur vos produits nationaux à l’exportation. C’est aussi simple que ça. Assurer que le protectionnisme offre un gain direct à l’économie du pays reste donc à prouver puisque nos exportations peuvent en pâtir, maintenant une balance commerciale et un pouvoir d’achat tous les deux fébriles. De plus, le protectionnisme isolationniste n’est pas bénéfique à nos entreprises puisqu’il les prive d’une volonté de démarquer (qualitativement parlant) leurs produits.” conclut l’économiste Myla Blankenship.

Dans ces conditions, il apparaît clairement que le choix de nationaliser ou non les détroits de l’Arkencheen, doit rester un acte souverain des états fédérés limitrophes et qu’il doit être précautionneusement considéré pour ne pas perdre davantage de quantités à l’exportation que celles récupérées sur ses importations dépourvues de la concurrence étrangère.

Le but de l’économie: c’est l‘augmentation du pouvoir d’achat. Si vous privez votre industrie du progrès technique et du libre-échange par un protectionnisme trop marqué, vous perdez toutes perspectives futures sur son développement...
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The Ruby Journal

14 octobre 2002 - Le député Rufus Galbraith au bord de la disgrâce au sein du Nationalist Party.


Parlement heenylthain
Les bancs du Nationalist Party peuvent-ils changer d'étiquettes?

En souhaitant renouveler la rupture du NP avec le NI, après qu'ils eurent une brêve entente sur la définition d'une politique agricole commune, Rufus Galbraith s’est exposé à de nouvelles batailles juridiques qui pourraient bien le disqualifier du Nationalist Party. L’élu et chef du Nationalist Party Galbraith a-t-il frappé trop fort sur les minorités ethniques heenylthaines? Pour beaucoup de ténors politiques, y compris parmi ses alliés du “Gathering for Tradition and Identity”, la réponse est oui.

Auteur de propos racistes qui assimilaient les danses latinos à des singeries “qui sied bien à ceux qui les pratiquent”, le chef du parti nationaliste heenylthain semble être allé définitivement trop loin pour s’épargner une action en justice, portée par des associations et des particuliers associés aux minorités. Lassés de la mauvaise presse entourant le parti, les empêchant d’entretenir des débats de fonds sur le protectionnisme en Heenylth, plusieurs membres du parti ont renoncé à leurs adhésions pour intégrer les rangs du Gathering for Tradition and Identity (GTI) un second parti d’extrême droite dont ils jugent la communication plus pédagogue. “Là, Rufus Galbraith est allé trop loin, les gens nous attendent sur des propositions politiques claires et non des punchlines entourant de petites manifestations. Economie, autonomie, immigration… quelles orientations propose le parti pour 2008?” dénonce le frondeur Douglas Hunter (NP) prêt à porter la guerre civile entre les deux familles politiques.

Démission de membres du NP, rivalités naissantes avec un autre parti d’extrême droite, condamnation pénale possible, beaucoup voient dans ces évènements, les signes annonciateurs d’une fin de vie pour le premier parti d’extrême droite qui s’est construit et forgé autour de Rufus Galbraith. Les experts politiques ont eux des avis plus nuancés, rappelant que le Nationalist Party s’est fondé sur des idéaux et non des personnalités.

“Il y a très peu de chance que le GTI absorbe le NP” expose le politologue Bob Phelps. “Cependant, la sortie de piste de Galbraith, voire même sa condamnation en justice, constituera un précédent dans la communication du Nationalist Party, l’obligeant à repenser sa communication pour permettre de tenir un débat de fond sur la scène médiatique.” Assailli de toutes parts et exposé à un concert de critiques, Rufus Galbraith a reçu le soutien inattendu de Janet Hampton, pilier du GTI. Cette dernière a appelé à un dialogue, considérant que Rufus Galbraith restait “un heenylthain engagé par son sang et son coeur”.

La situation semble donc se flouter autour du devenir du NP, dont le chef de parti attend l’instruction de son dossier, auprès du tribunal de Chesterboro. “On a un problème Galbraith et il est clair que si les primaires du NP avaient lieu demain, elles auraient entretenu leur lot de surprises…” admet à demi-mot la discrète Marissa Shelton (NP) pour nous évoquer la situation de son parti et marquer une distance avec son mentor qui l’a vu naître au sein de la sphère politique heenylthaine. “Rufus Galbraith appartient au passé. Notre société a évolué et l’on ne peut plus défendre nos positions avec des discours rétrogrades, face à un électorat dont les priorités évoluent également” finira par asséner Terry Madden (NP).

Le Nationalist Party semble donc bien sans dessus dessous et les pronostics vont bon train sur les intentions de sa direction. Va-t-elle exclure Rufus Galbraith du parti ? Sans condamnation pénale et publique, ce serait très peu probable. Les suites données à la gouvernance du parti semblent ainsi suspendues au verdict du Tribunal de Grande Instance de Chesterboro.
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Reporter Daily

18 octobre 2002 - Rufus Galbraith condamné à 8 mois d’emprisonnement avec sursis pour injures racistes envers les minorités latinos.


Jugement Rufus Galbraith
Rufus Galbraith s'est vu condamner à la 2e plus grosse peine de l'Histoire du parlement heenylthain pour un élu en fonction.

Rufus Galbraith est le chef du Nationalist Party, reconnu coupable des faits qui lui ont été reprochés au sein des médias nationaux, la Direction du NP n’exclut pas des sanctions disciplinaires internes au parti.

“Sa condamnation, aussi symbolique soit-elle, résonne comme un coup de semonce envers les forces politiques d’extrême droite, qui ont voulu faire trembler la concorde nationale et le modèle culturel défendu par la Heenylth après son adhésion au sein de la Fédération d’Arkencheen” se réjouit Roy Shaffer, le chef de parti du Progressive Movement.
Rufus Galbraith est à la tête du parti d’extrême droite depuis 1996, mais pourrait essuyer de lourds plâtres dans son parti, après qu’il ait été officiellement et pénalement reconnu coupable d’injures à caractère racial.

Outre la condamnation à une peine de prison avec sursis, le député nationaliste devra payer 12 000 arkams de dommages et intérêts, répartis entre l’association culturelle organisatrice de l’évènement injurié et différents artistes présents dans la vidéo jointe aux propos injurieux de l’élu Galbraith, ainsi que 700 arkams de frais de justice aux différentes associations retenues pour parties civiles. Cette sanction pénale est la deuxième plus grosse sanction prononcée à l’égard d’un député heenylthain, après la condamnation pour détournement de fonds publics de Keegan Dale en 1974, condamné à 12 mois de prison dont 6 mois avec sursis, et 14 000 arkams d’amende. Une sanction proportionnée juge de nombreux élus politiques, qui mettent en avant l’atteinte morale qu’ont causé ces propos à la fonction de parlementaire, puis le trouble à l’ordre public qu’elles auraient pu entretenir si elles étaient considérées avec intérêt dans les milieux fascistes et nationalistes heenylthains.

Ces propos avaient entraîné l’ouverture immédiate d’une enquête par le parquet de Chesterboro, dont partie des élus d’opposition ont critiqué la réactivité.

Lors de l’audience, le procureur de la République Cameron Hopkins a rappelé que “la nature des comparaisons émises par Monsieur Rufus Galbraith, affiche clairement un caractère injurieux en raison de la race ou de la couleur de peau, et qu’ils sont susceptibles d’atteindre l’honneur ainsi que la dignité humaine des personnes prises pour cible.” La séance, ouverte au public, a généré de nombreux remous au sein et en dehors du tribunal, après l’arrivée d’une trentaine de militants d’extrême droite devant un cortège de militants pro-immigration.
Déjà sali par cet impair, Rufus Galbraith a également été condamné à faire publier à ses frais le jugement dans deux quotidiens de son choix, un journal national et un autre régional. Les associations d’immigrés ont dénoncé le caractère fantoche de cette sanction puisque Monsieur Galbraith a été contacté et rémunéré pour offrir ses déclarations en exclusivité auprès d’un journal qu’il a désigné par cette parution. Il n’a donc pas été contraint à débourser les frais attendus.

Le tribunal est resté sourd à leurs protestations, rappelant que Monsieur Galbraith a été condamné à assurer la publication de sa condamnation auprès de deux journaux, pas le versement d’un montant défini pour celle-ci.

Dans cette publication parue le 17 octobre dernier, le chef du Nationalist Party a assuré “ne pas être raciste mais particulièrement patriote” et impliqué pour le devenir de son pays. Une argumentation jugée mollassonne par la direction du Nationalist Party, décidé à arbitrer le cas Galbraith dans les prochains jours.
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The World Post

22 octobre 2002 - Le Nationalist Party souhaite évincer sa tête de liste, Rufus Galbraith.


Stan Bruckheimer (NP) et Janet Hampton (GTI)
Stan Bruckheimer (NP) et Janet Hampton (GTI) peuvent-ils proposer une alliance dynamique pour l’extrême droite heenylthaine?

Le parti nationaliste heenylthain souhaite entamer sa restructuration, sans son président du parti. Dans un communiqué en provenance de la direction du Nationalist Party (NP), les cadres dirigeants de l’organisation politique ont effectivement indiqué avoir reconsidéré la capacité opérationnelle et politique de Rufus Galbraith à assurer la gouvernance du mouvement. Une déclaration qui intervient peu de temps après la condamnation de l’élu auprès du parquet de Chesterboro, suite à ses propos injurieux à l’égard des communautés latinos du pays, les comparant à des singes.

Lors d’un conseil extraordinaire le 20 octobre dernier, il y a été décidé d’imposer la tenue de nouvelles élections internes pour le 10 novembre, ceci afin de permettre à chaque adhérent de “faire entendre sa voix dans la désignation d’un porteur de projet représentatif du parti”. L’ouverture des candidatures à la tête du parti devrait permettre de mesurer l’ampleur des dissensions internes.

Par cette déclaration, le Nationalist Party semble préciser les orientations souhaitées autour du mouvement et la légitimité qu’il souhaite lui apporter en incluant la contribution électorale de ses adhérents. “Tout sera fait pour rendre acteur les adhérents au parti. Si le NP souhaite créer la rupture avec les déclarations de Rufus Galbraith, il doit justifier d’une certaine représentativité au sein du grand public” annonce la politologue Henrietta Bohnanon.

Une communication que les ténors du NP espèrent payante puisque le Nationalist Party a partagé un graphique du nombre mensuelle d’adhésions sur la période de septembre à octobre 2002 et tout porte à croire qu’un léger fléchissement de la courbe des nouvelles inscriptions s’est marqué depuis les déclarations de Rufus Galbraith et l’affaire devant le tribunal qui en a suivi.

Face à un tel déficit de notoriété, le parti a fait le choix des grands moyens, en poussant l’adhésion autour du prochain président du NP qui sortira victorieux des prochaines élections, ainsi qu’en disséminant plusieurs signaux laissant entrevoir l’espoir d’un rassemblement unique de l’extrême droite. Une manoeuvre politique forte qui permettrait la fusion du Nationalist Party avec le Gathering for Tradition and Identity (GTI).

Effectivement, plusieurs entrevues entre la main de l‘ombre du Nationalist Party Stan Bruckheimer (NP) et la présidente du Gathering for Tradition and Identity Janet Hampton (GTI) portant notamment sur l’échange de listes, seraient précurseurs à la constitution d’un organigramme des principaux cadres dirigeants d’un parti unique d’extrême droite. “Un secret de polichinelle qui n’aurait rien d’un séisme politique” prévient la politologue Bohnanon, si l’on considère le peu d’espace qu’occupent ces deux partis d’extrême droite au parlement heenylthain, entretenant péniblement 10 voix sur 103 députés.

Contacté, Rufus Galbraith “refuse de prendre acte des décisions du comité de direction du parti”, évoquant que la condamnation qui lui a été faite pouvait toujours faire l’objet d’un appel pour révision du procès. Entre projet d’alliance politique et divorce sous la forme d’un quasi coup d’état, le Nationalist Party semble promis à un nouveau tapage médiatique.
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Reporter Daily

25 octobre 2002 - La Heenylth fait le choix d’une armée professionnelle, sur décision du parlement.


Miliciens heenylthains
Les milices partisanes en Heenylth devront disparaître ou s'assimiler avant fin 2005.

La restructuration en cours de l’armée fédérale a fait des émules au parlement heenylthain et la séance écoulée du 23 octobre aura vu l’adoption du projet d’institutionnalisation des groupes d’autodéfense heenylthains par l’assemblée des élus. “Un acte courageux” a reconnu John Milliken (chef du parti United Islands) après qu’il ait confié en sortie de séance avoir voté en faveur du projet de loi portée par la députée du Progressive Movement, Essie Thillman.

“Il faut son lot de courage et d’abnégation pour pousser les habitudes et les traditions vers le point de rupture. Le gouvernement a émis le souhait de tendre vers une institution comparable à ce qui se fait au niveau fédéral ou en Arkoha. C’est-à-dire une institution sous commandement unique, avec des moyens et des techniques eux-mêmes uniformisés. Le gouvernement et notre mouvement nous réjouissons de la proactivité des autres acteurs de notre démocratie, à l’instar de Madame la députée Essie Thillman qui a su reconsidérer les exigences présentes de notre défense nationale.”

Le nouveau modèle d’armée heenylthain qui se profile à l’horizon 2003 se caractérise par la diminution globale des agréments et des subventions publiques au profit des milices. “L’argent public va se rediriger vers la création d’un budget de la défense afin de permettre l’entretien d’une force d’autodéfense. Il y aura progressivement moins de milices habilitées au port de l’arme et à la protection du territoire, des milices jusqu’ici alimentées par des subventions publiques” expose la politologue Henrietta Bohnanon.

Première conséquence à la réforme envisagée : identifier des dotations homogènes sur l’ensemble des effectifs ainsi que critères de sélection, d’entraînement et enfin de notation, identiques. “Il faut lisser tout ça, prendre le meilleur des différentes milices actuellement autorisées sur le territoire, et compiler un programme qui permette une sélection juste, professionnalisante...” constate Lance Atkinson, consultant sécurité du journal.

Deuxième conséquence, l’engagement d’un processus d’amélioration continue au sein des forces d’autodéfense heenylthaines. “1+1=3. Je dirais bien que c’est mathématique mais on ne me croirait pas. Toujours est-il que la fusion de plusieurs milices au sein d’une institution unique amènera son contingent de retours d’expérience, de techniques en intervention professionnelle ou de maîtrise sans arme de l’arme, que chacun pourra confronter à sa technique, et finalement améliorer.”

En effet, la professionnalisation des forces d’autodéfense heenylthaines implique une disparition progressive des milices agréées. Cependant, cette disparition des milices agréées ne doit pas se faire au détriment de la compétence des futures recrues en unité.

Ainsi, afin de ne pas irrémédiablement couper le lien entre les citoyens combattants et les soldats nouvellement embauchés, le rattachement de certains volontaires miliciens est la solution privilégiée pour mettre en place une colonne vertébrale à notre prochaine institution militaire.

La réforme des forces d’autodéfense apparaît donc comme une porte ouverte, sur les nombreux chantiers qui jalonnent le projet de professionnalisation des armées.,
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The World Post

3 février 2039 - Le chantier naval militaire de Riverstead fait peau neuve.


Chantier
Capable de soulever une charge de 750 tonnes, les portiques des chantiers navals constituent l’outil industriel majeur de la conception nautique et beaucoup de constructeurs enregistrent toujours un retard dans leur installation.

Pour partie nationalisé et positionné sous marché public avec la Fédération, le chantier naval militaire de Riverstead verra sa capacité de commandes simultanées élargie, pour entrer en rivalité avec les productions navales arkohanes dont l’outil industriel a lui aussi connu plusieurs actions de modernisation.

La Fédération d’Arkencheen a dans son giron plusieurs fournisseurs en constructions navales militaires, malheureusement trop peu d’entre eux disposaient jusqu’ici des infrastructures nécessaires à la production de grands bâtiments de guerre. Le changement est inévitable pour totu chantier naval désireux d’aller conquérir les appels d’offre public de la Fédération car sur un plan national, l’existence de gardes côtes heenylthaines, arkohanes ou encolanaltèques suffisent à générer un chiffre d’affaire constant, tant par la production navale que par l’entretien des bâtiments existants.

Actionnaire majoritaire à 51%, le gouvernement de gauche de la présidente Sarah Kimble avait fait du développement de l’outil productif naval, un de ses enjeux industriels de sa mandature.

Pour l’y aider, la Fédération d’Arkencheen a récemment argué la nécessité d’une uniformisation et d’une professionnalisation des armées fédérales, un engagement qui viendrait renforcer les procédures de maintenance pour la flotte fédérale par un nombre de points de contrôle plus important. A titre de comparaison, la maintenance passée d’un bâtiment de guerre telle qu’une frégate, obligeait la validation de 284 points de contrôle. Sous la nouvelle mouture pour l’entretien et l’équipement des navires, c’est désormais 347 points de contrôle qu’il appartiendra de vérifier.

Alton Burke, président-directeur général du groupe Shipland a bien voulu commenter la stratégie de sa société.

“Le renforcement des procédures d’entretien et de maintenance des navires de la Federal Navy, entraîne inéluctablement un allongement des temps d’immobilisation de chaque navire entrant en maintenance.

Tout cela nous oblige à aménager plus d’ateliers pour réguler les flux entrants et sortants, des navires de nos clients…”

Au-delà du nombre de points de contrôle à valider, c’est aussi la périodicité de ces vérifications de maintenance qui chamboule les organisations actuelles. “Tout ceci peut entraîner une sur-sollicitation de nos infrastructures de maintenance. Il faut s’y préparer, la première pierre est posée ce jour en m’adressant à vous pour partager les ambitions de l’industrie navale heenylthaine.”

Refonte des procédures de maintenance et aménagements des structures.

L’accueil des bâtiments de guerre de la Fédération, d’un tonnage oscillant possiblement entre 1 400 et 42 000 tonnes, est un défi majeur pour des productions qui se sont jusqu’ici limitées aux petits navires.

Les technologies et les matériaux innovants qui composent les navires fédéraux appeleront peut-être également plus de sous-traitance que Shipland n’est actuellement contrainte à faire. Le positionnement de l’industrie navale heenylthaine, dans la construction et la maintenance des bâtiments de la Federal Navy serait donc riche en opportunités pour différents pans de l’activité industrielle heenylthaine. A l’échelle du site, ce projet est défendu par l‘installation de nouvelles structures et emplacements portuaires.

Les premiers coups de pelle de ce chantier se sont toutefois jusqu’à lors, cantonnés à d’importants travaux de dépollution et de dragage au large du chantier naval, pour en assainir les abords des quais ciblés par ce projet d’agrandissement. A l’issue de ces opérations, c’est facilement 800 tonnes de sédiments qui ont dû être évacuées, pour faciliter l’installation de nouveaux appontements.

Si les appontements permettent effectivement un agrandissement des capacités d’accueil du chantier naval, c’est bel et bien les installations de grues et portiques, destinées à soulever des pièces métalliques de plusieurs tonnes et dizaines de mètres, qui montre l’étendue des améliorations de l’outil industriel heenylthain.

L’ensemble des aménagements (à venir) portés par le groupe Shipland est suceptible d’entraîner le déblocage d’une enveloppe de 40 millions d’arkams sur 4 ans. Un projet cher, qui n’est permis que grâce à la tutellisation de l’état heenylthain, co-financeur des projets de développement de ce secteur jugé stratégique.

    Plusieurs aménagements ont été recensés par les chefs de projet, parmi eux:
  • de nouveaux appontements,
  • 1 portique et deux grues de transport de charge inférieures à 750 tonnes,
  • 1 rampe de mise à l’eau et de mise au sec pour des tonnages importants.

En sortie de travaux, les chantiers Shipland espèrent pouvoir porter la capacité de maintenance des navires à 12 contre 8 actuellement.
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Reporter Daily

4 janvier 2003 - Réduction du nombre de jours travaillés hebdomadairement : la présidente Sarah Kimble veut marquer le pas à gauche.


Projet de loi "semaine des 4 jours"
La semaine des 4 jours étendue à toutes les entreprises heenylthaines peut-elle être une innovation sociale et économique en Heenylth?


Elle avait laissé courir plusieurs propos annonciateurs en dénonçant un outil de production mal calibré et trop étiré sur la semaine. Elle persiste désormais et signe son propos d’une promesse: la présentation d’une loi devant le parlement qui permettrait la réduction du nombre de jours travaillés à 4 contre 5 actuellement. Une posture de gauche qui selon la présidente elle-même, n’est pas constitutive de freins à l’économie du pays.

Mardi dernier, la présidente heenylthaine Sarah Kimble a annoncé que la semaine de quatre jours devait être la norme et non une option concédée au bon vouloir des entreprises. Une solution capitale selon elle, pour développer une économie du tourisme qui ne soit pas préalablement captée par les états voisins.

Le succès est permis estiment plusieurs économistes heenylthains dont la question fait l'objet de débats au sein d'autres états fédérés. La gauche heenylthaine peut-elle inspirer la Fédération d’Arkencheen?

Repéré au départ dans les choix organisationnels de quelques entreprises, le dispositif a rapidement suscité l’intérêt du gouvernement qui souhaite définitivement adopter la semaine des quatre jours à chaque acteur économique du pays. Un projet défendu par un bilan chiffré après avoir suivi plusieurs ménages volontaires et dont l’un des parents occupait un poste au sein de ces entreprises pratiquant ces 4 jours de travail. Cette expérience grandeur a permis l’élaboration d’une série de conclusions inattendues et des constats positifs autour de l‘adoption d’un tel projet.

Diminution du stress au travail



Le rapport ministériel du gouvernement Kimble l’affirme: les employés positionnés sur le rythme des 4 jours subissent moins de stress lié à un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et celle personnelle. Une réduction à 4 jours qui n’entament en rien la rémunération des collaborateurs. Sur un échantillon de 110 salariés volontaires, la productivité sur une semaine est restée la même, signifiant une hausse significative de la productivité horaire. Autres éléments relevés lors de ce débrief, la réduction du niveau de stress déclaré par les individus, et l’accroissement du nombre de salariés déclarant avoir trouvé un équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle.

La pratique des 4 jours à salaire identique, une perte sèche pour les entreprises? Pas du tout s’insurge l’économiste Abimael Kenly. “Réduire le temps de présence de ses salariés à 4 jours au lieu de 5, c’est supprimer une partie des coûts de structure liés à l’occupation des locaux (fournitures de bureau, électricité, dépenses pour la restauration collective, eau etc…). Rassembler tous ces coûts sur 4 jours tend à les diminuer même en augmentant sensiblement le nombre d’heures travaillées sur la période des 4 jours restants.”

En effet, la diminution du nombre de jours travaillés n’est pas proportionnelle à une réduction du nombre d’heures travaillées. En Heenylth, le temps de travail hebdomadaire est de 38 heures jusqu’ici réparti sur 5 jours à l’appréciation des employeurs. Vendredi non travaillé, début de service du lundi matin différé, les organisations étaient libres de choisir celles qui leur convenait. Mais avec la suppression d’un jour de travail, ces possibilités s’amenuisent car il faut lisser ces 38 heures sur 4 jours. Une étape qui amènerait le nombre moyen d’heures travaillées par jour à 9 heures et demi, en dessous du plafond des 10h de travail max consécutives autorisées sur une même journée.

Une productivité renforcée par la suppression des pauses quotidiennes et des déplacements.



“Venir plus souvent au bureau ne signifie pas travailler plus” arguait une autre économiste Felicity Edminston. Ainsi certaines entreprises pionnières de “la semaine à 4 jours” ont adapté leurs horaires pour ne pas impacter le nombre d’heures faites chaque semaine. Des aménagements pouvant conduire à des horaires comme ici les plus répandus: 8h à 13h puis 14h à 18h30 ou encore 9h à 12h30 puis 13h à 19h.

La raison à cette relative performance? La suppression de plusieurs pauses renouvelées quotidiennement avant le démarrage d’une journée. Pause déjeuner à rallonge qui s’étale sur le temps de travail, pause café matinale et discussion entre collègues de fin de journée, les épisodes de relâchement étaient nombreux au sein de la journée de travail et se répétés inlassablement en fonction du nombre de jours travaillés.

En marge des pauses non prises, c’est également la réduction du nombre de déplacements sur une semaine qui vient renforcer la productivité des salariés. Moins stressés dans les transports et plus reposés, les salariés travaillant sur 4 jours uniquement sont moins impactés par la fatigue des transports individuels ou collectifs, font des économies de carburant et autres frais de transport. Puis surtout, ils affichent une meilleure dynamique car le jour de repos est un bien plus palpable qu’il ne l’a jamais été avec 2 jours seulement en fin de semaine.
Des services mieux impactés par les poses de congés pour un impératif familial.

Jusqu’ici et en travaillant 5 jours dans la semaine, un salarié souhaitant prendre RDV auprès d’un praticien quelconque devait régulièrement poser un congé pour palier à une urgence.
Si ce même salarié serait aujourd’hui amené à ne pas travailler les week-ends et le mercredi, l’urgence lui devient plus supportable, évitant d’imposer à son responsable l’usage de jours de congés sur un délai de prévenance relativement court. Une absence susceptible d’engager des frais de remplacement par l’emploi d’intérimaires.

Cependant, il est important de rappeler qu’une entreprise ayant réduit le nombre de jours travaillés réduit nécessairement le nombre de congés payés puisque le recours à l’un d’eux se fait une plage horaire bien plus grande (9h30) que précédemment (7h32).

Un coup de fouet au tourisme heenylthain



L’employeur et le salarié ne seraient pas les seuls gagnants d’une généralisation de “la règle des 4 jours”. L’octroi d’un jour de repos supplémentaire sans qu’il n’impacte la durée de travail hebdomadaire dans la semaine (et donc le salaire) viendrait favoriser les loisirs et les dépenses des ménages sur le territoire. “On offrirait une place plus importante pour l’installation de loisirs susceptibles d’augmenter les dépenses mensuelles des ménages heenylthains” explique d’un regard évident l’économiste Felicity Edminston. Que ce soit le recours aux praticiens comme évoqué précédemment, ou les dépenses auprès d’un commerce quelconque, la présence d’un jour de repos supplémentaire ne laissera pas de place au vide, engageant une nouvelle organisation des ménages, générateurs d’activités dynamisant l’économie locale.

Mieux encore, près de 15% des salariés suivis et positionnés sur la règle des 4 jours, envisagent une formation pour accroître leurs compétences professionnelles et personnelles, augmentant le capital humain du pays.

Avec un projet comme celui-ci, la présidente Sarah Kimble veut vendre un modèle social et économique de gauche, forte de l’appui de plusieurs théoriciens de l’économie pour contrer les attaques des libéraux et d’une partie du patronat, décidés à voir dans cette interventionnisme étatique, un coup de canife à la liberté des entreprises dans le choix de leur organisation.
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The Courier Tribune

17 janvier 2003 - RELIGION : quels desseins pour le protestantisme en Heenylth?



Prêtre catholique et prêtre protestant heenylthains
Photographie d'un prêtre catholique et protestant heenylthains.


Histoire du protestantisme en Heenylth


Depuis les années 1800 et l’âge des guerres coloniales entre l’empire d’Arobelas et le royaume de Skibedon, certaines strates de la population anglophone et catholique de Heenylth ont pris leur distance avec la famille impériale règnante. Une famille royale qui tirait une partie de sa légitimité à travers l’Eglise Catholique du royaume. Paysans envoyés à la guerre, bourgeois assujettis à l’effort de guerre par l’impôt, les sacrifices attendus de la population heenylthaine furent nombreux à être sollicités par une monarchie désireuse d’asseoir ses revendications sur les îles de l’Archipel.

Cet entêtement pour la guerre a quelque peu modifié le paysage religieux heenylthain, encourageant l’essor d’un protestantisme venu alimenter la diversité des confessions et proposer une autre voie aux chrétiens dont la religion avait été accaparée par un monarque absolu et une entité religieuse omnipotente.

La guerre coloniale entre les factions hispaniques et anglophones, toutes les deux catholiques, a contribué à décrédibiliser les valeurs d’une religion unitaire par le catholicisme. Les hommes ont alors cherché à se réapproprier leur foi, s’éloignant des institutions religieuses qu’ils désaffectionnent de plus en plus, pour finalement adopter une pratique de la religion plus individuelle.

La guerre d’indépendance heenylthaine a accentué les exactions entre les deux communautés chrétiennes et la proclamation de l’indépendance en 1804, a été interprétée comme une victoire protestante sur les sujets royalistes et catholiques. Dans les faits, la guerre d’indépendance dépassait le clivage religieux et introduisit de nombreux catholiques dans la résistance. Cependant, il est vrai que les personnalités emblématiques de l’indépendance étaient essentiellement des figures du protestantisme car c’était celles qui affichaient la plus grande virulence à l’égard de la couronne de Skibedon et ses principaux alliés que fut l'Église catholique.

La proximité du catholicisme et du protestantisme, quels problèmes?


Aujourd’hui, si la Heenylth reste un pays catholique, une religion à laquelle s’identifie près de 46% de la population (soit 1,95 millions de citoyens), le protestantisme jouit tout de même d’une représentation très correcte auprès de la population avec un taux de fidèles protestants estimé à 23% de la population (soit 0,97 millions de citoyens). Une représentativité qui entretient parfois quelques ressentiments entre les branches radicales des deux communautés. Outre ces faits divers, plusieurs questionnements politiques peuvent évoluer autour des sensibilités confessionnelles de la classe dirigeante.

Effectivement, le divorce n’est autorisé que depuis 1992 et l’avortement demeure interdit sauf exception, notamment dans le cas où la grossesse en cours présenterait un risque pour la santé de la future maman.

La Heenylth, une conversion inévitable au protestantisme?


Selon une enquête d’opinion portée sur l’appartenance religieuse, le protestantisme pourrait bien se faire la première religion du pays sous 15 ans. En effet, si l’on considère les données actuelles qui positionnent le catholicisme en première position du classement (46% de la population soit 1,95 millions de heenylthains), devant les athées (29% soit 1,22 millions de citoyens) et les protestants (23% de la population avec 0,97 millions de heenylthains), les taux d’évolutions indiquent très clairement que seuls les communautés athées et protestants marquent un accroissement depuis les 5 dernières années. Et de ces deux évolutions, c’est celle de la communauté protestante qui est la plus prononcée (évolution moyenne de +0,88% par an sur les 3 dernières années), aidée par une chute constante du nombre de catholiques année après année (évolution décroissante moyenne de -1,02% ces 3 dernières années).

Devant cette conversion au protestantisme de la jeunesse heenylthaine, l’Eglise protestante prend les devants pour accueillir et encadrer l’éducation religieuse d’un plus grand nombre.
Pour certains sociologues, les errements de l’Eglise Catholique durant l’ère coloniale ne suffisent à caractériser cette décroissance. “L’intégration de la Heenylth au sein de la Fédération compte aussi dans l’accélération du processus de conversion au protestantisme. La droitisation du discours politique heenylthain a nourri des pensées nationalistes et identitaires auprès d’une partie de la jeunesse du pays, rejetant l’immigration et l’idée d’un positionnement égal entre les institutions anglophones de la Heenylth et celles hispaniques des Encolanas et de l’Arkoha. Le fait caractérisant des cultures hispaniques de la Fédération est leur appartenance à l’Eglise catholique. Il n’est donc pas impossible que les nationalistes et identitaires aient identifié le protestantisme comme une valeur refuge de l’identité heenylthaine, dans un monde de plus en plus globalisé” nous explique la sociologue Henrietta Kylegor.
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The World Post

26 février 2003 - Le député Philip Bradshaw (FPR) se maintient sur ses fonctions après l’absence de conflits d’intérêts révélée par la commission fédérale.


Photo de Philip Bradshaw
D’abord sali par des députés de l’opposition, l’élu Philip Brashaw retrouve son état de grâce après l'innocentement prononcé par la commission fédérale.


Le conflit d'intérêts, une rumeur persistante entretenue par l'opposition.


Le sujet a été évoqué peu de temps après la votation de la loi relative au développement et à la valorisation de l’identité culturelle fédérale: l’occupation d’un poste au conseil d’administration du musée fédéral de Bridgemark par le député fédéral Philip Bradshaw (FPR) interroge d’autres membres de l’assemblée parlementaire, quant à l’existence possible de conflits d’intérêts. La commission fédérale pour la transparence et l’impartialité des élus a néanmoins conclu qu’il n’y avait pas d’interférence entre les fonctions occupées par le député Bradshaw et son statut d’élu. Plus surprenant encore, ce cumul des attributions serait souhaitable puisque l’élu Philip Brashaw occupe les fonctions de député fédéral mais aussi de conseiller provincial à la culture (pour le compte de l’état heenylthain).

Le musée fédéral de Bridgemark est effectivement le 3e plus grand musée de la Heenylth en termes d’entrées annuelles avec l’enregistrement de 732 000 visiteurs en 2002 (814 000 entrées pour le National Museum et 868 000 entrées pour le Great Hall of History). Il constitue donc un enjeu d’importance pour le rayonnement culturel heenylthain à travers le monde. Dans ces conditions, la présence d’un fonctionnaire heenylthain au conseil d’administration, fut-il élu fédéral, devient inévitable pour garantir la qualité de l’interface entre la politique nationale en matière culturelle et les principales structures publiques culturelles.

Une décision mûrement préparée.


La décision de la commission fédérale intervient donc aux termes d’une investigation lors de laquelle il a été permis de démontrer une absence totale de collusion entre les fonctions occupées par Philip Brashaw.

“Tant la nature des missions occupées par M. Bradshaw au sein du musée fédéral de Bridgemark que ses prérogatives d’élus à l’assemblée parlementaire fédérale, ne permettent de faire naître un doute raisonnable sur l’indépendance, l’impartialité et l’objectivité des décisions entreprises par le député Philip Brashaw.” a déclaré le président de la commission fédérale, Nathan Robles. Dans ces conditions, aucune obligation n’a été transmise à l’élu pour qu’il démissionne de ses fonctions fédérales et attributions heenylthaines.

Ainsi éloigné de toute sanction par l’administration fédérale, le député Bradshaw n’en a pas moins rappelé son abnégation après avoir déclaré qu’il était prêt à renoncer à ses charges de conseiller provincial heenylthain s’il était perçu une quelconque interférence dans son jugement d’élu. Sa demande de démission a été refusée par l’administration provinciale de l’Ostrax (Nord-Est de la Heenylth), qui reste convaincue du complet engagement de M. Brashaw, en faveur des intérêts fédéraux et de la culture.

In fine et bien que les agitations de l‘opposition furent nombreuses pour nuire à plusieurs députés de la majorité, la majorité parlementaire du FPR résiste très bien aux attaques de son opposition. Une opposition qui a sans succès reproché à la députée fédérale encolanaltèque Selina Castañón (FPR) une transaction financière avantageuse avec un établissement public.

Désormais, c’est au tour du député Bradshaw d’être innocenté par la commission, après qu’il lui eût été reproché ces différentes fonctions auprès d’une administration. Une annonce qui semble depuis faire le bonheur de la coalition fédérale FPR, soucieuse de ne pas laisser les attaques de l’opposition ternir l’image du projet de musées fédéraux interculturels.
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