06/09/2005
08:02:00
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Histoire moderne de Lutharovie

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Chapitre 1 : La création du Parti communiste Lutharovien et le début de la révolution

C'était en 1911. Cette année était marquée par de nombreuses manifestations partout dans l'Est du pays, région la plus dense, la plus développée de la Lutharovie. Les communistes étaient divisés, aucun parti ne les représentait. En effet, seul un parti était autorisé : le parti Tsariste. C'est alors qu'un jeune homme ambitieux et charismatique, Gyugo Gosslov fit réunir un total de 195 ouvriers, paysans et artisans de tous horizons, afin de débattre sur la situation du pays, sur le régime monarchique en place dans le pays. Tout cela s'était tenu dans une grande salle abandonnée, réaménagée pour l'occasion, au cœur de Mosalska, aujourd'hui devenue Gyugograd, actuelle capitale nationale. Tout ce monde ne paraissait pas inaperçu, et la police politique surveillait l'extérieur du bâtiment, méfiante.
Dans cette salle, aujourd'hui appelée la Salle de la Glorieuse Révolution, une salle d'exposition, Gyugo Gosslov y prononça un discours à jamais dans les mémoires de ses partisans. Il partageait ses idées, et ses partisans approuvaient chacune d'elles. La réunion aboutit à la création du Parti Communiste.

Le parti fut toléré pendant 6 ans. Il menait de nombreuses manifestations partout dans le pays, des grèves générales, et le Tsar Mikhaïl II écoutait les demandes du peuple en colère. Le parti avait désormais en son sein des dizaines de milliers de membres à travers tout le pays. Le Tsar avait réussi à calmer le peuple par la suite en autorisant la création de partis, la liberté d'expression dans la presse, et le droit de vote pour élire les députés, bien que seuls les membres du parti Monarchiste pouvaient être députés. Cependant, en 1917, plus précisément le 17 Août 1917, le parti Communiste fut interdit, et les membres de ce parti furent interdits de se réunir au sein de cette salle, qui fut alors fermée et abandonnée pour de bon.
Les communistes, en colère, se réunirent alors massivement devant le palais du Tsar le 8 Septembre, empêchant alors au Tsar de sortir de ce palais pendant trois journées entières. C'est à 16 heures pile, au troisième jour de ce rassemblement massif, que le Tsar décida de laisser le général Letarovsky commander les gardes de la capitale impériale. Il ordonna seulement une heure plus tard d'ouvrir le feu sur la foule protestataire, s'ensuivit alors un violent combat entre les gardes et la foule faisant 21 morts et 44 blessés du côté des manifestants et 7 morts et 13 blessés du côté des gardes.
Seulement quatre jours plus tard, Gyugo Gosslov réunit illégalement une centaine de ses partisans dans la même salle où ils avaient créé le Parti Communiste, qui était alors plus du tout surveillée par la police politique. Cette réunion aboutit à une déclaration de guerre au régime Tsariste par les partisans de Gyugo Gosslov, devenus à présent les "Rouges".


C'est le début de la Révolution.

Salle de la glorieuse révolution
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Chapitre 2 : Le début d'une longue descente aux enfers

En Décembre 1919, les Armées Rouges commençaient à écraser les Armées Blanches. L'espoir était là pour les communistes. Pour les Tsaristes, cela était assez différent. Les armées du Tsar étaient victorieuses à l'Ouest, mais pas à l'Est. Les Armées révolutionnaires commençaient dangereusement à s'approcher de la capitale Impériale, et les Armées Blanches ne pouvaient pas stopper leur avancée.

C'est ainsi que le Tsar prit une décision qui lui coûtera très cher : fuir la capitale dans le plus grand des secrets, pour se cacher dans un somptueux palais caché au plus profond de la taïga. Le Tsar et sa famille prirent alors la fuite en pleine nuit, à bord d'un train en direction de l'Ouest. Malheureusement pour eux, ils croisèrent le chemin des révolutionnaires, et le Tsar et sa famille finirent arrêtés. Ils allèrent donc à Mosalska, dans une grande demeure leur appartenant.
Les généraux Tsaristes ne savaient pas du tout où était le Tsar, et le peuple prenait cela pour une trahison de sa part. En effet, ils pensaient que le Tsar était parti à l'étranger et qu'il abandonnait son pays avec lâcheté. Or ce n'est pas le cas. Ainsi, une grande partie de la population au sud du pays, majoritairement bourgeoise, se révolta et prit le contrôle de pratiquement tout le sud du pays. Les armées présentes là-bas les rejoignirent aussi. C'est alors qu'une nouvelle faction entrait en guerre : les "Dorés". Ils prônaient une république, ou pour certains une Monarchie Constitutionnelle, sur un modèle capitaliste, contrairement aux Rouges, qui prônaient une république sur un modèle communiste.

Voilà donc le début d'une très longue descente aux enfers pour les Tsaristes, et une lueur d'espoir pour les Dorés, et les Rouges.

Armée Dorée
Rare photographie de soldats "Dorés"
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Chapitre 3 : La "remontada" des Tsaristes


En juin 1920, après de nombreux combats éprouvants, les Armées Blanches (Tsaristes) et les Armées Dorées (Républicains) décident de faire une trêve de courte durée, afin de vaincre l'invincible Armée Rouge ensemble. Aussi, les Armées Blanches, qui avaient plusieurs généraux à la fois, s'unirent sous une seule et même bannière, celle du général Letarovsky. Les Républicains firent de même, ils s'unirent sous la bannière du général Borisov.
Ainsi, les Rouges furent repoussés, il ne restait plus que quelques régions sous contrôle des communistes : Mosalska et ses alentours. Les communistes ne perdirent pas espoir et se battirent jusqu'à la fin.

En 1922, une nouvelle faction se créa au sein même du territoire sous contrôle Républicain : l'Ordre Noir, une faction étant en fait composée intégralement d'espions Tsaristes ayant pour but d'éliminer les Républicains de l'intérieur. Les Républicains, suite aux incessants attentats de l'Ordre Noir, finit par être déstabilisé et le Général Borisov décida de mettre en place un gouvernement autoritaire, instaurant une loi martiale et une surveillance générale dans toutes les villes. L'Armée Blanche finit par attaquer les Républicains, profitant de l'instabilité et le désordre total chez eux.
Ce fut une réussite, en un mois à peine l'Armée du Général Borisov fut vaincue. Borisov finit par se suicider dans son bureau à St. Pavelsburg, ancienne capitale impériale. L'Ordre Noir quant à lui, migra chez les Rouges pour eux aussi les détruire de l'intérieur.

Il ne restait plus que deux factions au combat : les Rouges et les Blancs, et une troisième se battait dans l'ombre. Les rouges étaient très mal partis, mais les communistes gardait l'espoir de vaincre. Pour eux, Gyugo Gosslov ne pouvait pas perdre, au contraire, ils les mènerait à la victoire.

Armée Blanche
Défilé de soldats Tsaristes
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Chapitre 4 : Le Tsar de retour à Saint-Pavelsburg et la bataille de Mosalska



En novembre 1926, alors que le pays commençait à se couvrir d'un épais manteau de neige, même dans les régions les plus tempérées au sud, la guerre continuait. Cela faisait déjà 9 ans que la guerre civile durait. C'était un véritable massacre. Les puissances étrangères capitalistes encourageaient l'Armée Blanche du général Letarovsky, tandis que l'Armée Rouge n'était aidée par personne, isolée. Les Tsaristes avançaient vers Gyugograd tant bien que mal, sous les incessantes explosions, sous les attaques des communistes. Le climat était rude, - 30 degrés Celsius dehors, les cadavres gelaient en quelques minutes et les déserteurs se faisaient de plus en plus nombreux des deux côtés.
Malgré ce froid intense et les combats éprouvants, les Tsaristes atteignirent enfin la ville de Mosalska. Ils allaient mener la Sainte Bataille, comme ils l'appelaient. Ils délivreront le Tsar et tueront ces communistes afin de rétablir la paix. Menés par le commandant Igor Ianov, ils pénétrèrent dans la ville, en direction du palais impérial de Mosalska, où se trouvaient enfermés le Tsar et sa famille. La bataille dura 5 semaines. Même si les communistes étaient en sous-nombre, ils résistèrent à l'assaut et gagnèrent la bataille. Gyugo Gosslov ordonna l'exécution du commandant Igor Ianov. Malgré cette victoire, le Tsar était tout de même parvenu à s'enfuir de la ville accompagnés du peu de soldats Tsaristes qui restaient.

Gyugo Gosslov, voyant la défaite approcher, décida de réunir le Parti communiste dans la "Salle de la Glorieuse Révolution", la salle d'exposition de Mosalska à l'époque, pour décider s'ils devaient capituler ou continuer. Ils décidèrent de continuer tant que l'Empire Lutharovien continuera d'exister.

Du côté des Tsaristes, l'ambiance était très différentes que du côté des communistes. Le Tsar est revenu à Saint-Pavelsburg, et les Tsaristes n'hésitèrent pas de faire la fête. Feux d'artifices, vodka, champagne, et diverses pâtisseries étaient au menu. Tout le monde était convié à la fête. Cependant, loin à l'Ouest, ce n'était pas la fête. C'était la famine et la désespérance. Mais cela, le Tsar ne le savait pas. Le général Letarovsky et les ministres lui cachait cela. Le Tsar était beaucoup trop naïf et pensait que le pays allait plutôt bien. Il n'aime pas la politique, donc il ne se préoccupe que peu de son peuple, il confie la tâche de gouverner le pays à la pire personne : le général Letarovsky. Car c'est un très bon stratège. Cependant c'est un très mauvais dirigeant.
Les Tsaristes, même après cette humiliante défaite à Mosalska, seront-ils victorieux ? Est-ce la la fin du calvaire ? Pour l'instant, personne ne sait.

La famille du Tsar
Le Tsar et sa famille lors de leur arrivée à Saint-Pavelsburg
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Chapitre 5 : La fin d'une révolution, le début d'une nouvelle ère


En 1927, le Tsar prit conscience de la situation catastrophique de l'Ouest du pays, alors que le général Letarovsky et les ministres lui disaient qu'il se portait très bien. Sous l'impulsion de sa femme, le Tsar décida de renvoyer le général Letarovsky et les ministres, et concentrer plus de la moitié de l'économie de l'Empire à l'amélioration du niveau de vie à l'Ouest, et ainsi éviter une famine qui pourrait bientôt arriver là-bas. Malheureusement c'est déjà trop tard, de nombreuses régions à l'Est sont prises par les communistes dont la région de Saint-Pavelsburg.

Prise de Saint-Pavelsburg
La prise de Saint-Pavelsburg par les communistes

Le Tsar est donc contraint de se réfugier avec sa famille à Veligrad.
Le Tsar sait déjà que sans le général Letarovsky, l'Empire chute, mais il sait aussi que le général gérait très mal la crise. Or si il retirait le pouvoir au général Letarovsky, celui-ci se retournerai contre lui. Il était donc préferable de le renvoyer, et qu'il redevienne un simple citoyen comme les autres.
Un an plus tard, en décembre 1928, le Tsar est contraint d'abdiquer pour laisser la Lutharovie aux mains des communistes car il ne lui reste plus que Veligrad sous son contrôle. Néanmoins, il a réussi à éviter qu'une grande famine ait lieu à l'Ouest et développa massivement cette région. Il est alors surnommé le Sauveur de l'Occident par ses partisans et par les Lutharoviens de l'Ouest. Malgré sa naïveté extrême qui lui a mené à sa perte, il a su éviter des millions de morts inutiles, ce qui lui vaut une grande reconnaissance par la population à l'Ouest.

Le Tsar Mikhaïl II
Le dernier portrait de Mikhaïl II en tant que Tsar


Trois semaines après son abdication, Gyugo Gosslov, le leader des communistes, jugea que le Tsar Mikhaïl II est en partie innocent, ce dernier est contraint à habiter dans sa Datcha dans une forêt non loin de Saint-Pavelsburg avec sa famille. Ils resteront en captivité dans cette Datcha durant 4 ans et 7 mois avant de pouvoir circuler librement.
Le fils du Tsar, âgé de 100 ans actuellement, y vit encore avec ses enfants, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants.
Le général Letarovsky ainsi que l'intégralité des commandants de l'Armée Blanche furent condamnés à 3 ans de travaux forcés dans des Goulags, puis à une exécution une fois ces 3 ans passés.
Les ministres et une partie des hauts-placés dans le gouvernement furent condamnés à 7 ans de travaux forcés aux Goulags puis, pour certains, à une exécution.

Le Tsar dans son jardin
Le Tsar s'occupe comme il peut durant sa captivité, il commence alors à s'occuper de son jardin régulièrement


Malgré ces massacres, malgré cette guerre civile de 11 ans, Gyugo Gosslov instaura un régime communiste et égalitaire, contrairement à l'Empire, qui était inégalitaire, avec des conditions de vie déplorables pour beaucoup de Lutharoviens. A présent, l'objectif de Gyugo Gosslov est qu'il n'y ait plus de pauvreté en Lutharovie, que plus personne ne soit démuni ou à la rue.

Plus de dictature de la bourgeoisie, place à la dictature du prolétariat !
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Chapitre 6 : Reconstruction


La guerre civile est terminée à présent. Il est temps pour Gyugo Gosslov de prendre les choses en main. Le pays était en ruine et il fallait tout reconstruire. L'argent manquait dans les caisses du nouvel Etat, et, à vrai dire, les Lutharoviens vivaient bien mieux avant la révolution. Gyugo Gosslov n'avait pas d'autres moyens que de commercer à l'étranger pour remettre son économie à flot. Il ordonna donc la construction de camps de travaux forcés appelés "Goulag" pour y mettre à la fois des prisonniers anciennement criminels, mais aussi des prisonniers politiques, anciennement Tsaristes ou anti-communistes. De grandes plantations poussèrent au sud, une multitude de mines se bâtirent un peu partout dans les collines et dans les montagnes. Les anciennes prisons se vidaient tandis que les Goulags se remplissaient.
Ainsi, la production se multiplia par deux et tous les produits nouvellement créés furent exportés à l'étranger. Parfois, la Lutharovie vendait ses produits à des pays qui ont eux-même financé les Tsaristes durant la révolution.
L'économie Lutharovienne réussit à tenir ainsi pendant trois ans, avant que le pays puisse vivre de ses propres ressources. Par la suite, Gyugo Gosslov isola le pays du reste du monde. Pas le droit d'émmigrer de de la Lutharovie, sous peine de finir aux Goulags, et les conditions d'entrée dans le pays étaient très difficiles.
Grâce à l'économie de nouveau florissante, Gyugo Gosslov en profita pour bâtir une industrie digne de ce nom. Les prisonniers affectés aux Goulags furent alors affectés à la construction des usines. Ainsi, un an plus tard, l'armée ne fut plus armée d'épées et de fusils et revolvers obsolètes, mais de mitrailleuses dernier cri et de chars d'assaut. L'armée Lutharovienne vit son effectif passer de 10 000 à 100 000 en l'espace de trois ans seulement. Suite à ce bondissement de l'effectif dans l'armée, Gyugo Gosslov décida d'imiter les pays étrangers et exigea un défilé militaire. Ainsi, en 1933, le premier défilé militaire de la République Socialiste Fédérative de Lutharovie eut lieu.
La Lutharovie devenait peu à peu prospère.
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Revanche


Cela faisait 11 ans que la Lutharovie était de nouveau unie, sous la bannière des communistes. La croissance, que ce soit de la population ou de l'économie, était fulgurante. L'image d'une Lutharovie pauvre, sous-développée et ayant perdu sa gloire d'antan n'est plus. La puissance Lutharovienne était alors incontestée et incontestable dans sa région.
Cependant, en 1939, la Lutharovie s'est dangereusement approchée de la chute. Pour cause, un hiver très froid et très long s'étant prolongé de la fin de l'automne au milieu du printemps. L'été était froid comparé aux étés des années précédentes. Les récoltes étaient dévastées, le pays était paralysé, une grave famine s'annonçait. Depuis 11 ans, 11 ans que la Lutharovie allait pour le mieux. En une année, elle a été dévastée. La pauvreté explosait, tout comme la corruption et le marché noir, notamment à cause d'une très mauvaise récolte due à un hiver glacial. Et c'est dans ce contexte de pauvreté, famine et corruption qu'un groupe monarcho-fasciste se révolta et tenta, en une nuit, de soulever le gouvernement.

C'était le 9 Novembre à 22h. Un groupe armé pénétra dans la Place de la Victoire de Gyugograd. On entendit un tir. Puis deux. Puis un troisième. Puis une myriade de tirs s'ensuivit. Le groupe armé fût vite rejoint par un autre plus important et il se dirigea vers le Palais Présidentiel. La population était en panique.
Gyugo Gosslov fit alors rapidement, dans l'urgence, une allocution à la radio ordonnant à la population de Gyugograd de se cloîtrer chez-eux jusqu'à nouvel ordre. L'état d'urgence était déclaré. 15 minutes après l'allocution, des chars d'assauts et des véhicules remplis de soldats arrivèrent dans la capitale, ouvrant le feu sur le groupe armé qui tentait de faire un coup d'état.

Ce coup d'état prit cependant une grande ampleur lorsque les fascistes pénétrèrent le bâtiment de la radio pour pouvoir prendre le contrôle de la chaîne principale. Grâce à celle-ci, ils passèrent leur propagande dans toutes les radios du pays. Et cela créa de nouvelles émeutes partout dans le pays. Le coup d'état devenait une guerre civile.
Les fascistes prônaient un État calqué sur le modèle Jaguellite, mais avec l'ancien Tsar à sa tête.

Après deux mois, l'armée fasciste était en déroute. Gyugograd était désormais entièrement sous contrôle communiste. Le dernier Tsar de Lutharovie, qui était encore vivant, et qui n'était plus Mikhaïl II mais Mikhaïl Rodanov, fut contraint (ou forcé par le gouvernement) de faire une allocution à la télévision et à la radio pour calmer les fascistes et les inciter à se rendre. L'allocution fut très suivie mais les propos du Tsar ont plus ou moins été appliqués. Certains fascistes Lutharoviens se remirent en cause et se rendirent, d'autres continuèrent à se battre.

En Mars 1940, la guerre civile fût stoppée. Les principaux chefs fascistes furent exécutés, et les soldats qui s'étaient rendus furent envoyés dans des camps de travaux forcés. La guerre fit près de 100 000 morts, qu'ils soient communistes, fascistes ou innocents. Ce fut un véritable massacre.
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