13/11/2004
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Encyclopédie nationale du Walserreich

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Encyclopédie nationale
Bundesrepublik Walserreich


Drapeau

Nom officiel : Bundesrepublik Walserreich
Nom courant : Walserreich
Langue officielle : Allemand
Langues reconnues : Suédois
Capitale : Westerburg
Gentilé : Walserreichien(ne)
Monnaie : Walsermark (Wm)
Population totale : 39 020 000 habitants

Les grandes villes (chiffres 2001) :
Westerburg : 2 600 000 habitants
Kornenburg : 1 900 000 habitants
Gütthaven : 1 000 000 habitants
Nisnau : 1 000 000 habitants
Hallenstatt : 700 000 habitants
Hollastadt : 550 000 habitants
Kapfenstadt : 380 000 habitants
Seehofer : 210 000 habitants
Eisendorf : 170 000 habitants
Sällen : 120 000 habitants

Répartition de la population (2002)
Citadins : 64%
Ruraux : 36%

Religions :
Protestantisme luthérien : 84%
Catholicisme : 12%
Protestantisme évangélique : 4%

Forme de l’Etat : République fédérale
Chef de l’Etat : Chancelier
Fête nationale : 14 mars
Idéologie politique : Libéralisme, minarchisme
Système économique : Libéralisme
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Westerburg (1) est le principal Land du Walserreich. Il a pour capitale la capitale nationale du Walserreich, à savoir la ville de Westerburg. Une grande partie de l’activité économique, mais surtout politique et culturelle, de la Bundesrepublik, a lieu dans ce Land riche, urbain et aisé. Une grande partie de la population régionale est plus favorable que le reste du Walserreich à un fédéralisme moins important et à une concentration plus importante des pouvoirs au Westerburg. Dans cette région très tertiarisée, le Volkspartei et le Linkepartei font leurs meilleurs scores. Pendant des années, le Volkspartei n’avait quasiment aucune concurrence et parvenait à s’imposer aisément dans toutes les élections. La situation s’est complexifiée à la fin des années 90 et au début des années 2000, où l’exode rural, dont le Westerburg est le premier réceptacle, a mécaniquement augmenté le vote pour les partis conservateurs. D’un point de vue religieux, la population est majoritairement protestante luthérienne, bien que l’on assiste ces dernières années à une montée d’un évangélisme apolitique et particulièrement médiatique. Le Westerburg demeure tiraillé entre sa position de Centre politique du Walserreich et les assauts répétés des états fédérés pour contrebalancer sa redoutable puissance économique.





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L’Ulmau (2) est le Land le plus à l’Est du Walserreich. Sa capitale est la cité côtière de Hollastadt. Plus au Sud se trouve la station thermale de Wels, située sur les bords du lac d’Ingen, dont la haute salinité est une anomalie qui a bien profitée aux autorités locales à travers les siècles. Dès la fin du Moyen-Âge, les bienfaits des eaux du lac ont été remarqués et utilisés comme centre de bien-être et de santé. Les meilleurs hôpitaux du Walserreich sont encore à Wels et des politiques sont menées par les autorités fédérées pour juguler l’urbanisation croissante du Land, qui tient à maintenir sa réputation de pays de bien-être où il fait bon vivre. La croissance démographique qu’il connut au milieu du XXe siècle est principalement due à la haute bourgeoisie du Westerburg qui est descendue dans le Sud pour y trouver un meilleur cadre de vie. Aujourd’hui encore, près d’un tiers des maisons de l’Ulmau sont des résidences secondaires occupées seulement quelques mois par an. Le Land se développe ainsi selon un intelligent bicéphalisme ; l’intérieur des terres demeure beau, rural et vivable, tandis que la côte, Hollastadt et ses environs, récupère les usines, les immeubles et les quais, ces derniers étant par ailleurs parmi les plus exportateurs et actifs du Walserreich.





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Le Wartberg (3) est le Land qui présente l’une des variétés géographiques les plus intéressantes de tout le Walserreich. Du port commercial, industriel et gris de Seehofer jusqu’à la capitale régionale de Kapfenstadt, il n’y a que des plaines et de vastes champs fertiles largement utilisés pour l’agriculture, qui demeure un secteur important dans l’économie nationale. De Kapfenstadt jusqu’à Klösternau, des collines servent de pâturages et sont parsemées d’une multitude de petits villages actifs et souvent assez bien desservis par les routes et les chemins de fer. Plus on s’enfonce vers le Sud, plus le relief devient accidenté et les dénivelés violents, ce qui en fait une terre de randonnées mais aussi une terre qui fut, au cours de l’histoire, un maquis pour les minorités religieuses ou politiques, qui s’y réfugièrent, laissant derrière eux d’impressionnantes traces ; maisons troglodytes, ponts suspendus, constructions en hauteur etc. Le tourisme s’est donc fait une petite place dans l’économie de ce Land, traditionnellement acquis aux partis libéraux-conservateurs.




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Le Kupferland (4) est le Land qui coupe le Walserreich en deux. Son nom signifie littéralement « le pays du cuivre », en référence aux mines qui furent exploitées pendant des siècles en son sein, et qui sont aujourd’hui en large parti épuisées. Sa capitale, Mürbourg, est un centre industriel extrêmement productif et une plaque tournante de l’industrie et du commerce dans tout le pays. Le Kupferland est souvent considéré au Walserreich comme un pays gris, fumeux et pluvieux, traversé de part en part par d’immenses lignes de chemins de fer qui conduisent les matériaux jusqu’au port de Seehofer. Toutefois, depuis quelques années, les villages du Sud se sont développés et commencent à intéresser de plus en plus de Walserreichiens comme lieu de vacances, très bien desservis par les voies de communication, et porte vers le Sud montagneux et boisé du Walserreich, lieu de villégiature, de randonnées, parfaits pour les amoureux de la nature. Très urbanisé, le Kuperland est un bastion historique du Nationaldemokratische Partei dont presque tous les leaders sont issus.




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L’Holzland (5), comme son nom l’indique, est une mosaïque de bois et de forêts extrêmement variés, et probablement le Land le plus méprisé culturellement, considéré comme le Land arriéré, consanguin et austère parmi tous. Malgré une population relativement importante par sa taille, c’est l’Holzland qui a le taux d’urbanisation le plus faible de tout le pays : seuls 21% des habitants du Land habitent en ville. C’est là aussi que le secteur primaire est le plus important (39% de l’économie régionale) et aussi que la plus grande partie du territoire appartient encore à la nature : 76% de l’Holzland est couvert de forêt, et la moitié de cette forêt est encore vierge de toute exploration humaine sérieuse. La ville d’Hallenstadt est la grande ville où l’on parle le moins allemand de tout le Walserreich : au quotidien, on estime que 90% des Hallenstadtois parlent leur dialecte local, une forme de haut-germain très particulier et très différent de l’allemand. C’est pour « civiliser ces Barbares » que la cité de Kitzbirn fut fondée au XIXe siècle sur ordre direct de Westerburg, dont elle est aujourd’hui la capitale, assez peu reconnue et malaimée de ses habitants du Land. Généralement, l’Holzland est un Land qui demande beaucoup d’indépendance vis-à-vis de la capitale et présente donc la particularité d’être très fermé aux partis trop centralisateurs : c’est le seul état, par exemple, où le Linkepartei n’avait aucune représentation permanente avant les années 2000.




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Le Nisnau-Wemar (6) est, avec le Gütthaven, un petit état nommé par ses plus grandes villes. Initialement, Nisnau et Wemar sont deux petites cités-états indépendantes qui ont été rattachées très tardivement au Walserreich et dont la condition principale d’annexion était précisément de conserver une grande indépendance administrative et politique. Ainsi, profitant de ces prérogatives, le Nisnau-Wemar a joué de son peuple inventif, téméraire et travailleur pour construire une vraie culture locale, malgré tout très attachée à l’unité de la nation walserreichienne, et orientée vers le développement intellectuel. Nisnau fit bâtir en son sein les meilleures universités du pays et Wemar s’est imposé comme un haut lieu de culturel. L’enclavement du Nisnau-Wemar l’a conduit à développer toute une panoplie de stratégies pour se lier aux pays voisins mais aussi et surtout aux Länder voisins, chez qui il draine une grande quantité de matière grise, mais vers lesquels il renvoie une grande partie de sa richesse par des partenariats économiques avantageux et bénéfiques pour beaucoup d’acteurs locaux.





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Gütthaven (7) est une cité libre et indépendante qui fut florissante depuis le Moyen-Âge par un mercantilisme remarquable et qui fut toujours conduite par d’industrieux bourgeois. Dans ces terres, l’excentricité et une qualité et les débordements de toute sorte en font une cité parfaitement riche et décadente. Les casinos, les boîtes de nuits et l’insécurité y règnent en maître, la culture portuaire y étant exaltée comme jamais ailleurs. Les plages de Gütthaven sont parmi les plus belles –et les plus chaudes, ce qui n’est pas négligeable en ces contrées- de tout le Walserreich, notamment grâce au climat particulier apporté par le golfe d’Angström. Le Gütthaven peut être considéré comme une soupape de sécurité qui siffle pour éviter que la marmite puritaine et bien rangée du Walserreich explose. Une autre particularité intéressante de cette cité-état est son autosuffisance : elle n’importe que fort peu de biens, alimentaires ou industriels, car la relative faiblesse numérique de sa population lui permet d’être rapidement rassasiée, et ce, malgré le terrible appétit qui dévore chaque année des milliers de litres d’alcool et autres substances enivrantes et illicites.





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Le Zalkalden (8) est l’un des Länder les moins peuplés du Walserreich ; il s’agit plus d’un héritage historique que d’une réelle absence de potentiel. En effet, la moitié du Land est embourbé dans des marécages dans une large partie impraticables où la main de l’homme n’a jamais vraiment réussi à se faire maîtresse. La cité de Volibrück a prospéré au fil des âges dans le traitement salin des eaux pourries qui descendent de l’intérieur des terres, mais ce fut à un prix souvent très important, tant humain que social. D’un point de vue économique, le Zalkalden assure aujourd’hui un rôle de transition et ne fait qu’exporter le peu qu’il a. Son intérêt, toutefois, peut s’avérer culturel et politique. Culturel car sa position sur les rives du lac d’Insee peuvent en rendre certaines régions attractives, mais surtout politique, car le Land jouit malgré tout d’un assez grand nombre de députés à envoyer à la Diète, et de ce fait, les campagnes politiques y sont souvent actives, et opportunisme et flatteries se mêlent. Depuis des décennies, les politiques promettent les uns après les autres un développement rapide au Land, et jamais un seul ne put tenir sa promesse, si bien que c’est dans ce Land que les partis tournent le plus au pouvoir et qui fait qu’à chaque élection, sans que personne ne le dise, tout le monde regarde avec intérêt les résultats du Zalkalden.





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Le petit état côtier de Suhlingen (9) est l’un des Länder historiques du Walserreich, qui a toujours constitué une balance à la puissance du Westerburg. « Ce qu’on fait au Westerburg se fait à l’inverse dans le Suhlingen » est un proverbe que prononce chaque habitant du Land dès qu’il fait quelque chose jugé « atypique » par un touriste ou un habitant venant d’ailleurs dans le Walserreich. La ville de Zwenfeld, capitale historique du protestantisme germanique, jouit d’un cadre naturel de vie exceptionnel et ses mille clochers font de la ville un important centre touristique et religieux. C’est la cité où la présence au culte religieux le dimanche matin est la plus assidue : plus de 75% des habitants du Suhlingen vont à l’église au moins une fois par semaine. Une autre particularité intéressante du Suhlingen est la jeunesse de sa population : la moyenne d’âge y est de 29 ans, ce qui est fort peu et contraste beaucoup avec d’autres Länder bien plus âgés. Le Suhlingen est réputé pour sa capacité d’innovation, sa jeunesse vigoureuse et sa gastronomie originale, et demeure l’un des états les plus intéressants en termes de développement économique, démographique et sociale.




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Le Saalhausen (10), aux portes de Westerburg, est le dernier bastion de résistance du catholicisme au Westerburg, et est principalement connu pour cela. Plus de trois quarts des catholiques walserreichois habitent dans le Saalhausen, dont la capitale, la magnifique cité de de Kornenburg, est souvent utilisée comme vitrine touristique du Walserreich tout entier, tant par la beauté de ses maisons que par ses rues inondées d’eau dans lesquelles on peut circuler en bateau quelques mois par an. Depuis le Moyen-Âge, quand la réforme protestante débuta, le puissant archevêché de Kornenburg fut l’un de ses principaux opposants et continue aujourd’hui une lutte, certes moins féroce et sanglante, contre l’expansion des différentes formes du protestantisme. L’économie y est encore très industrielle mais surtout très orientée vers la mer, la pêche, et depuis peu, l’armement militaire marin. A quelques encablures de Kornenburg, le long des côtes, se trouvent les principaux navires de guerre du Walserreich, chargés de maintenir l’ordre et la paix dans les vastes eaux qui relient les Länder de ce continent aux Länder d’Outre-mer. Politiquement parlant, le Saalhausen est l’un des Länder les plus turbulents où se déroulent toujours les pires retournements politiques que l’on puisse attendre.





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Le Sonderland (11) est le seul Land du Walserreich situé sur un autre continent. Il s’agit d’une terre froide et nordique où vit une large minorité suédoise. Au Moyen-Âge, quand les cités du Walserreich s’imposent dans toutes les mers du Nord comme une incontournable puissance commerciale, les prêtres catholiques du Saalhausen mettent les voiles vers le Nord et fondent la cité de Sällen, sur cette pointe stratégique de l’île-continent nordique, qu’ils maintiennent en lien avec le continent du Walserreich par les relations ecclésiastiques. Des navires remplis de pauvres Walserreichiens serrés par la pauvreté et la famine débarquent alors au Sonderland et, soutenus par les prêtres missionnaires, fondent une véritable colonie qui s’étendra jusqu’à la cité glaciale d’Örebron, limite septentrionale du Walserreich. Cette terre est aujourd’hui la plus aidée et la plus soutenue dans son développement par le Centre de Westerburg et constitue un enjeu stratégique à chaque élection, de par son histoire culturelle très atypique et aussi un enjeu religieux étonnant, les pasteurs évangéliques rencontrant ces dernières années un franc succès dans ces provinces froides, belles … et catholiques.




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Le Nörteborg (12) partage une grande partie de son histoire avec le Sonderland. Dès la fin du Moyen-Âge, Westerburg est entré dans un bras de fer avec l’archevêché de Kornenburg sur la question de la domination temporelle du Sonderland. Les autochtones suédois résistent au catholicisme et beaucoup, dans le but de contrecarrer l’église locale, se convertissent au protestantisme, déjà largement répandu à Westerburg. Le duc Heinrich IV de Westerburg leur propose alors d’aller fonder un Land au Nord-Est où ils auront de larges prérogatives et le droit d’exercer leur religion, à condition de demeurer inféodés à Westerburg seul. Ainsi fut fondée Nystadten et tout l’arrière-pays du Nörteborg à grands renforts militaires venus de Westerburg. Aujourd’hui, le Nörteborg a su se développer malgré la faiblesse de sa population et ses dissonances culturelles avec le reste du Walserreich. Il s’agit d’un Land stratégique, militarisé, culturellement originale et aussi, heureusement ou malheureusement, l’un des moins politisés de toute la Bundesrepublik. [/justify]
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WESTERBURG est la capitale de la Bundesrepublik du Walserreich, et centre administratif du Land du Westerburg. Peuplée de 2,6 millions d’habitants en ce début de troisième millénaire, Westerburg est depuis plus de deux siècles le centre politique et économique du Walserreich. C’est depuis Westerburg que les grandes décisions sur l’unité politique du Wlaserreich ont été conduites, c’est depuis Westerburg que sont partis tous les contingents armés qui allaient porter les bienfaits de la civilisation aux quatre coins du continent, c’est depuis Westerburg qu’ont rayonné les joyeux de l’art et de la culture germanique aux yeux de la terre entière. En tant que capitale et centre financier, culturel et économique du pays, Westerburg détient un important nombre de records au niveau national : ici se tient le plus grand nombre de colloques internationaux, de banques d’affaires, de musées, de vélos par habitants et de bars à céréales vegan.

Le positionnement politique de Westerburg a toujours été particulièrement ambigu car très disputé et serré pendant longtemps. Pendant longtemps bastion du Volkspartei, l’exode rural et donc la montée à la capitale des milliers d’habitants plus conservateurs et marqués à droite depuis les campagnes alentours a rendu la situation plus tendue. Le Volkspartei a tenté de rassembler autour de lui le maximum de voix afin d’empêcher une trop grande division des voix de la gauche : d’où les très faibles scores du Linkepartei, autre grand parti social-démocrate du gauche, qui ne présente souvent que quelques rares candidats aux élections locales et régionales. Il y a toutefois un autre mouvement qui vient du fond de la population et qui va rebattre les cartes du jeu politique dans les années à venir : c’est le mouvement évangélique qui remue les convictions luthériennes profondes et qui commence à pénétrer une jeunesse en perte de repères, et qui ne trouve plus les palliatifs habituels qui sont à l’inverse en perte de vitesse ; le marxisme-LGBT ou encore le libéralisme mou d’une vieille parti de la droite cosmopolite.






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KORNENBURG est la capitale du Land du Saalhausen et la grande ville du Nord du Walserreich continental. Avec 1,9 millions d’habitants, la ville a pendant des siècles drainé toute la population des Länder alentours, créant une campagne certes productive mais relativement dépeuplée aux alentours. Encore de nos jours, Kornenburg est la ville walserreichienne qui connaît le plus important taux de mobilité nationale ; c’est la ville vers et d’où l’on bouge le plus. Elle attire par son cadre de vie exceptionnel, ses rues inondées, ses embarcations dont on se sert comme taxi, bus pour aller à l’école ou au travail, ainsi que par son dynamisme économique… mais elle est aussi un lieu dont on s’en va, non pas à cause de l’étouffante atmosphère catholique qui y règne, mais parce que c’est un remarquable centre universitaire national et que beaucoup d’étudiants viennent y étudier mais retournent dans leurs Länder. De plus, il s’agit de l’un des premiers sites touristiques du Walserreich et l’un des villes qui attirent le plus d’étrangers, tant pour le tourisme que pour le travail. Les quais, pas si commerçants et actifs que ça, sont rejetés à l’extérieur de la ville, sur les côtes à l’Est et à l’Ouest, et reliés à la ville par des réseaux de chemins de fer qui fonctionnent depuis 1826… et qui conservent encore leur charme d’antan.

La splendide cathédrale de Kornenburg, où resplendissent les vitraux et les plaquages or d’un catholicisme traditionnel et ayant survécu à travers les âges et les persécutions, rappelle le profond ancrage de Kornenburg dans la religion. C’est l’une de villes walserreichiennes où l’on se rend le plus assidument à l’église et contrairement à ce que l’on pourrait penser, Kornenburg est à peine dans la moyenne d’âge du Walserreich, faisant la nique au cliché de la vieille bigotte catho. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi le catholicisme demeure si ancré dans le cœur des habitants du Saalhausen : la réforme protestante, venue du Sud, a poussé pendant des siècles, persécutant et secouant tant les convictions catholiques que les catholiques eux-mêmes, amenant cette religion à se constituer en vrai ciment identitaire régional. L’archevêque de Kornenburg, Mgr Heinrich Siedentopp (en 2002), en place depuis 1979, est un homme extrêmement influent, qui n’hésite pas à donner ses consignes de vote à chaque élection, étant lui-même à la tête d’un micro-parti, les Kinder des Herrn (Les Enfants du Seigneur), et allant jusqu’à s’engager politiquement dans les institutions locales, installant ses ouailles aux postes clefs. Si cette imbrication entre religion et politique n’a rien de troublant au Walserreich, elle est combattue par quelques voix dans le domaine politique, attendant avec patience le moindre dérapage de l’archevêque.





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GÜTTHAVEN est la troisième ville du Walserreich et souvent présentée comme l’image miroir de Kornenburg. « La soupape du Walserreich », là où chaque Walserreichien vient se détendre et relâcher tous les tuyaux quand la pression du travail et de la vie sociale le tiraillent. Au Moyen-Âge, Gütthaven était une cité libre, qui ne dépendait de rien ni de personne, et cette tradition d’indépendance l’a conduite à devenir un Land indépendant lors de son rattachement au Walserreich. C’est même de Gütthaven que sont venus les plus grands théoriciens du fédéralisme et même du libéralisme, désireux de conserver au mieux l’indépendance de chaque Land du pays. Gütthaven est, à l’instar de Kornenburg, l’une des cités avec le plus grand nombre de touristes par an, mais principalement d’origine walserreichienne. L’histoire de la cité en a aussi fait un grand centre portuaire et commercial, avec tous les avantages et les défauts qu’une telle situation a pu engendrer. Les ports de Gütthaven demeurent encore aujourd’hui parmi les plus larges du Walserreich et lors du passage à la modernité, la cité-Land a pu profiter du relief et du climat particulier qui l’entourent pour devenir un centre de vacances et de loisirs… parfois singulièrement excessifs.

Politiquement, Gütthaven est un bastion des partis de gauche, Linkepartei et Volkspartei en tête, même si le Sozialgerichtigkeit Partei (SGP) y fait ses scores les moins mauvais. Le Nationaldemokratische Partei (NP) tente à chaque reprise d’y faire une percée, toujours très modeste et très circonscrite aux quartiers anciens et parfois un peu populaires. Le populisme de gauche fonctionne particulièrement bien dans ces terres de luxure et de lucre. A l’inverse du Kornenburg, Gütthaven est la ville où le taux de participation aux offices religieux est le plus faible du Walserreich. Les catholiques ont depuis longtemps décampé cette Babylone du Nord, et le luthérianisme y maintient ses acquis, partageant son troupeau avec l’activisme évangélique, particulièrement énergique et héroïque en ses terres de laisser-vivre. Gütthaven ne laisse pas de faire diminuer la pression du Walserreich en y concentrant une majorité de casinos, salles de jeux, clubs libertins et autres maisons de prostituées.






ville

NISNAU partage un grand nombre de points communs avec Gütthaven, et constitue comme un mi-chemin entre le rigorisme frais de Kornenburg et la chaude débauche de Gütthaven. Avec son million d’habitants, elle est le « cerveau » du Walserreich. Comme Gütthaven, elle fut une cité libre, telle la ville voisine de Wemar avec qui elle s’est unit au XIXe siècle. Ensemble, les deux cités ont été les centres de la réforme protestante à la fin du Moyen-Âge et ont construit les plus belles universités de tout le Nord du continent, et encore aujourd’hui les plus prestigieuses. C’est la ville où se publie le plus grand nombre de livres et où se déroulent le plus de séminaires universitaires. Loin d’être un lieu de villégiature, à cause d’un climat peu clément, la cité a compensé en créant les bâtiments et les bibliothèques les plus chaleureux et les plus confortables que l’on puisse imaginer. L’histoire des peuples germaniques est rappelée dans chaque nom de rue et sur chaque façade de bâtiment. La situation démographique est relativement stable, la ville est assez jeune, les retraités n’y sont pas plus nombreux qu’ailleurs, mais la population jeune a tendance à venir faire ses études puis s’en aller.

Dans le Nisnau-Wemar, la politique n’a jamais été une affaire très fixée. Les Anglo-saxons parleraient de « swing state » ; chaque parti y tient des positions fixes qui ne bougent que très peu. Ainsi, la victoire aux élections ne se joue souvent qu’à un ou deux pourcents près. Le luthérianisme ambiant a toujours constitué une force d’appoint aux libéraux-conservateurs mais qui tend à s’effriter justement par la population étudiante, plus éclatée en termes d’opinion politique. Depuis quelques années, un nouvel mal ronge la ville de Nisnau et provoque soit un exode soit une tentative de récupération politique maladroite : le chômage. Bien que les habitants de la ville soient parmi les plus diplômés du Walserreich, ils n’ont souvent pas d’autres choix que d’aller chercher du travail ailleurs, suite à une saturation du secteur tertiaire et une difficulté croissante des secteurs industriels à absorber une main-d’œuvre moins formée et moins ambitieuse. Un grand enjeu politique se constitue dans ces contrées du Sud.






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HALLENSTATT, capitale de l’Holzland (« le Land du bois »), est la cinquième cité du Walserreich avec un peu plus de 700 000 habitants. Il s’agit de la plus grande ville la plus occidentale du pays, surpassant largement Kitzbirn en termes d’habitants. Située en plein milieu d’un Land très largement forestier, voire inexploré, Hallenstatt a toujours joui d’une position très particulière tant dans la politique et l’économie walserreichiennes que dans l’imaginaire populaire. Le travail du bois, du bûcheronnage jusqu’à l’ébénisterie en passant par la sylviculture, est emblématique de la région et prend encore près de 25% de la population active, de près et de loin. Les immenses forêts, depuis quelques années, qui entourent la ville, sont autant d’occasions de construire des sentiers de randonnées et d’attirer des citadins fatigués désireux de se ressourcer. La cité même d’Hallenstatt est faite d’une configuration très particulière ; elle n’est pas construite en continue mais elle est une succession de centres urbains plus ou moins étendus éparpillés dans la forêt comme des îles formeraient un archipel. C’est à peine si chaque « île forestière » ne parle pas son propre dialecte.

Le profil politique d’Hallentstatt, contrairement à d’autres villes, est à peu près le même que celui de son Land. C’est-à-dire une terre sur laquelle les partis de gauche, sociaux-démocrates et libéraux-démocrates font leur score les plus faibles. Les meilleurs scores dans ces terres sont obtenus par l’Agrarpartei, qui y fut fondé, mais aussi par la Walserreiche Kreuz, parti d’extrême-droite assez jeune qui ne cesse de gagner du terrain parmi la jeunesse notamment. Les défilés militaires et les jeux médiévaux se confondent avec les meetings politiques et font d’Hallenstatt la capitale des ploucs et des schlags, mal vus et mal considérés par une grande partie du Walserreich, qui y voit là le rebut du peuple germain, le vilain petit canard en mal d’affection. Et pourtant, économiquement, la santé économique et morale y est bonne et les perspectives de développement assez positives grâce à une bonne gestion par Hallenstatt de toutes les campagnes alentours.
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Principaux partis politiques du Walserreich et leurs leaders

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Die Nationaldemokratische Partei (NP) (le Parti National-Démocratique) fut fondé en 1947 et changea de noms à plusieurs reprises. Il est actuellement dirigé par Günther Hammerthal, qui fut élu Chancelier de la Bundesrepublik du Walserreich au début du mois d’octobre 2002 après avoir été élu par la Diète. Aux dernières élections, le NP obtient un score de 21%, le faisant premier parti du Walserreich. Les trois principales idées défendues par le NP sont le nationalisme, le libéralisme et le fédéralisme. Libéral-conservateur convaincu, Hammerthal a maintenu la ligne originelle du parti et est parvenu à le conduire à la victoire grâce à celle-ci. Quant au fédéralisme, il est en soi moins étonnant et partagé par de nombreux autres partis, mais la dichotomie fédéralisme-centralisme demeure encore suffisamment présente au Walserreich pour que le point soit digne d’intérêt et judicieux à évoquer en cas de débat politique. Le Nationaldemokratische Partei a par exemple toujours soutenu une police recrutée régionalement, ce qui fut le grand débat des années 80. En tant que grand parti de la « droite » traditionnelle, le NP rassemble dans son électorat une grande partie des retraités et de la petite bourgeoisie de province des petites et moyennes villes et semble bien assis sur cette rente électorale.



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Die Agrarpartei (AP) (le Parti Agrarien) fut fondé en 1985 par un jeune bûcheron qui est encore aujourd’hui à la tête du parti, Friedrich Wolffhart. Après quinze ans d’errance, le parti a réussi à percer aux élections fédérales de 2002 en devenant la troisième formation politique du pays. Originaire de l’Holzland, région extrêmement rurale et originale du Sud du Walserreich. Sa ligne politique a largement évolué au fil du temps : à son formation, il était principalement un parti réactionnaire et libéral, mais son côté « extrémiste » le maintenait à distance de toute grande formation politique. Depuis quelques années, l’électorat a fait bouger les lignes du parti. La libéralisation et la fédéralisation du pays ont amené à un renforcement du sentiment communautaire et régional dans toute une partie du Sud du pays, et cela a remonté jusque dans l’Agrarpartei, qui est par excellence le parti de la ruralité et de la campagne ; on est toujours surpris de constater le lien inverse entre le taux d’urbanisation et le score de l’Agrarpartei. Ainsi, plus on remonte vers le Nord, moins les scores du parti sont élevés. L’évolution de la ligne du parti a intégré deux nouvelles données, l’écologie et le communautarisme, deux sujets qui n’avaient jusque maintenant été captés que par une partie minoritaire des partis de gauche.



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Die Christliche Demokratische Union (CDU) (l’Union Chrétienne-Démocrate) est un parti qui fut fondé dans les années 60 par l’union d’une constellation de petits partis chrétiens et régionaux. Cette architecture particulière qui constitue le parti demeure encore aujourd’hui le vecteur principal de sa ligne politique ; la démocratie chrétienne, libérale, fédéraliste et profondément luthérienne. Après les élections fédérales de 2002, le parti nomma à sa tête Edda Steinwald, une mère de famille de 48 ans, pour redonner au parti une ligne plus claire et attrayante qu’il avait perdue. Défenseur du « Walserreich des paroisses », la religion luthérienne est profondément ancrée dans l’ADN du parti, qui reçoit régulièrement le soutien d’une multitude de pasteurs, qui n’hésitent pas à appeler à voter pour lui lors des prédications du dimanche matin. Profondément fédéraliste et attaché aux liens entre l’état et la religion, la CDU attire un électorat varié, souvent les migrants de l’exode rural qui maintiennent le lien avec leurs origines, mais aussi une petite bourgeoisie de province très large qu’elle doit régulièrement ramener dans les rangs suite à des tentatives du Nationaldemokratische Partei de venir chasser sur ses terres. Contrairement à ce dernier, la CDU est toujours en tête de ligne lorsqu’il s’agit de combattre les dérives sociétales et morales qui menacent l’ordre moral chrétien.



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Die Volkspartei (VP) (le Parti du Peuple) est le grand parti de la gauche traditionnelle. Dirigé depuis plus d’une décennie par Stutzberg, qui fut Chancelier, il est aujourd’hui dirigé par Angela Schutzbaum, qui remplaça le vieux monsieur après les élections fédérales de 2002, où le parti n’arrive qu’en deuxième position. Social-libéral, le VP demeure un parti nationaliste mais profondément fédéraliste ; il s’opposa à toutes les opérations de démantèlement de la police ou de l’éducation qui furent conduites par les pouvoirs libéraux-conservateurs dans les années 80. Le VP pompe son électorat dans une population assez âgée, urbaine, bourgeoise et aisée. Ses liens avec le monde universitaire sont assez forts mais le parti a connu pendant les années du Chancelier Stutzberg une certaine baisse de régime, se reposant trop sur ses lauriers. Ainsi, une grande partie du terrain fut abandonnée au Linkepartei et même si les deux partis défendent parfois des positions assez différentes, ils s’entendent relativement bien et ont toujours réussis à construire des coalitions solides et parviennent à organiser régulièrement des colloques, réunions et meetings ensemble. La défaite aux élections de 2002 est probablement le signal d’une nécessité de changement de stratégie.



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Die Linkepartei (LP) (le Parti de Gauche) est la contrepartie populiste, jeune et moins citadine du Volkspartei. Social-démocrate avant tout, profondément populiste, centralisatrice et décidément progressiste sur de nombreux sujets, le Linkepartei se veut l’avant-garde de la gauche walserreichienne, malgré des scores encore timides aux élections fédérales. Dirigé par la jeune Hannah Drexler, très populaire auprès de larges franges de la population, le parti se veut innovant et dynamique, proposant régulièrement des idées nouvelles sur la démocratie, la gestion du fédéralisme ou encore l’ouverture aux civilisations « d’ailleurs ». Fondé dans les années 90 par des mouvements étudiants du Centre du Walserreich, le parti a longtemps défendu un anti-cléricalisme qui l’a amené à séduire une partie de la jeunesse du Nord catholique du pays. Toutefois, il a toujours été plus prudent face au luthérianisme et plus ambigu dans ses déclarations à son encontre. Violemment combattu par une frange conservatrice de la population, beaucoup craigne que dans les années à venir, le Linkepartei rogne sur les plates-bandes du Volkspartei, et l’on ne sait pas si les deux partis continueront leur bonne entente en se partageant l’électorat de gauche ou s’ils se rentreront violemment dedans.




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Das Walserreich Kreuz (WK) (la Croix du Walserreich) est le parti d’extrême-droite du Walserreich, fondé dans les années 70 par un ancien général d’armée dans le Sud du pays et dirigé aujourd’hui par Janna Rosenhirsch, il s’agit d’un parti anti-libéral, centralisateur, raciste et judéo-sceptique. Il partage quelques thèmes avec l’Agrarpartei, comme le communautarisme mais défend une conception autosuffisante de l’économie et un certain isolationnisme. Aux élections fédérales de 2002, il parvient à réaliser le score intéressant de 8% ; il demeure donc un parti minoritaire, mais ultra-nationaliste et attirant une grande partie de la jeunesse en colère face à certaines dérives progressistes et inhérentes au libéralisme. Pendant longtemps, et dans une large mesure aujourd’hui encore, le vote WK était considéré comme un vote de contestation, mais aujourd’hui, force est de constater qu’il existe des bastions dans la Bundesrepublik où le vote WK est stable depuis de nombreuses décennies, indiquant un vrai ancrage territorial d’un parti avec lequel il va falloir compter dans les années à venir dans certains Länder. Janna Rosenhirsch est décidée à donner une impulsion à son parti et surtout, à se chercher de puissants alliés pour espérer un jour faire parvenir ses idées au plus haut sommet de l’état.



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Die Kinder des Herrn (KdH) (Les Enfants du Seigneur) sont un parti catholique et totalement nordiste du Walserreich. Il fut fondé dans les années 70 par un jeune archevêque, Monseigneur Heinrich Siedentopp, qui est encore aujourd’hui à la tête du parti. L’électorat est extrêmement réduit, car il vise uniquement les catholiques, sans s’en cacher, ce qui limite quand même énormément le potentiel électoral du parti, qui stagne aux alentours de 3% et qui n’a pour seule ligne électorale sérieuse que de défendre les intérêts de la petite communauté catholique. Et encore, la majorité des catholiques du Walserreich vote pour des partis traditionnels et ne se sentent point attirés par le discours à tendance anarcapitaliste, ultralibéral et intégriste de « l’archevêque de l’Enfer », qui se trouve être en plus un habitué des dérapages et des sujets glissants par excellence. Il ne semble d’ailleurs pas particulièrement avide d’arriver un jour au pouvoir ou même à des responsabilités politiques de premier plan. Les quelques députés des KdH sont souvent de petits pères de familles catholiques chargés par l’archevêque d’être attentifs aux activités parlementaires, formant un petit réseau catholique qui, malgré tout, demeure efficace.



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Die Sozialistiche Gerechtigkeitspartei (SGP) (le Parti Socialiste de la Justice) est un petit parti qui n’a pu atteindre que 3% aux dernières élections fédérales. Il est l’héritier du Parti Communiste, fondé dans les années 60, et est aujourd’hui dirigé par Ralf Schultz, militant homosexuel ultra-progressiste et marxiste. Dans les années 60, le parti parvenait à rassembler une partie assez remarquable des ouvriers walserreichiens dans les régions centrales du pays. Dans les années 90, alors que les ouvriers commençaient à quitter un parti qui ne proposait que peu de solutions et ne parvenait jamais au pouvoir, le KP devient le SGP et changea de ligne du tout au tout : il conserva un marxisme puissant mais ajouta une ligne libertaire au niveau des mœurs, se positionnant comme le chantre d’une jeunesse opprimée par la religion et désabusée par les échecs du libéralisme, et surtout profondément rongée par la volonté de vivre dans une société dynamique. Malthusien, le parti propose de compenser les déficits démographiques, faibles au Walserreich, par une immigration forte plutôt que par une autre solution. Le LGBTisme du parti le rend quelque peu ridicule aux yeux de beaucoup, mais selon son secrétaire général Ralf Schultz, c’est la ligne du futur.
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