06/09/2005
06:12:24
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Activités étrangères au Pharois Syndikaali

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Activités étrangères au Pharois Syndikaali

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants au Pharois Syndikaali. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur du Pharois Syndikaali, sinon quoi ils pourraient être invalidés.
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Les brumes boréales
Karl le Chauve

EP

Le mois d’avril n’est probablement pas l’un des plus agréables dans le Nord, mais il a longtemps excité l’imagination des artistes et les cœurs des poètes. La vie renaît, avec une douceur et une tranquillité telle que la brume ne se soulève pas sous les à-coups répétés des fleurs et des herbes qui s’étendent élégamment vers le ciel. Il n’est pas rare de ne pas réussir à voir plus loin que quelques dizaines de mètres, tant le brouillard qui embaume l’air est épais. Au fil des siècles, les pécheurs qui écument les eaux des vastes détroits du Grand Nord ont appris à se fier aux chants des oiseaux et aux odeurs des végétations pour s’orienter lestement au milieu des quasi-marécages des côtes, là où se pèchent les plus beaux et les plus gros poissons de la région et où se trouvent les meilleurs endroits où récolter des produits très coûteux et mondialement prisés.

La brume est jalouse. Comme une délicate amante, elle ne livre ses secrets qu’à ceux qu’elle a appris à connaître et qui jouissent de sa plus grande confiance. Au siècle dernier, nombreux furent les grandes compagnies de pèche qui cherchèrent à percer les secrets des brumes boréales, sans jamais réussir à s’y imposer durablement. Elles purent au mieux compter sur l’aide de quelques marins véreux attirés par l’argent, mais bien plus nombreux étaient ceux qui se refusaient à donner le moindre avantage à une entreprise inconnue et qui gardèrent jalousement les secrets de navigation, les criques et les endroits où croissaient les richesses des eaux septentrionales.

L’une des meilleures sociétés que l’homme puisse former est la communauté de secrets. Il existe de nombreux peuples qui bordent les régions du Nord, et les pécheurs du Walserreich n’eurent que bien peu de temps à attendre avant de rencontrer les pécheurs suédophones du Sonderland et du Nörteborg, dont les terres furent prises dès l’époque médiévale par d’astucieux colons walserreichiens. D’elles partirent les grandes expéditions de pêche dans les brumes boréales qui perpétuèrent les traditions ancestrales de la région, et les vieilles relations qui unissaient les marins de ces côtés continuèrent d’être entretenues… jusqu’à ce jour.

La cité de Pohjoishammas est la grande ville la plus occidentale du Pharois Syndikalii, nation de pécheurs s’il en fut, et elle constitue la tête de pont d’un fructueux commerce de pêche qui a constitué la richesse du grand voisin nordique du Walserreich. Toutefois, à côté des vastes compagnies de pêche demeure un immense réseau, dense et étendu, de petites exploitations familiales qui vivent de l’exploitation de crevettes, de caviar, de crabes locaux et de perches. Elles jouissent d’une certaine tranquillité, loin des pouvoirs centraux et des obligations agressives de l’administration et d’une modernité qui passent sur eux comme l’eau sur la plage. L’exploitation d’Erkki est de celle-ci. Le vieil homme approchait les 80 ans et en avait vu passer de nombreuses. Il était aujourd’hui sur le ponton de son exploitation avec son petit-fils Erik, qui, ayant fêté ses vingt ans la dernière nuit, avait encore les joues violettes et le regard vague.

Erkki : Tu vois, la brume s’épaissit, la nuit arrive.
Erik : La nuit ? Grand-père, il est quoi ? Midi ?
Erkki : soupirant Il est bientôt 17h. La nuit nous tombera dessus aussi violemment qu’elle est tombée sur toi hier soir.
Erik : Déjà que je ne voyais pas grand-chose, la nuit ne va rien arranger.
Erkki : Cette nuit… cette nuit sera très claire, bien plus claire que tu ne le penses.
Erik : …
Erkki : Va donc manger un morceau, et dors, tu en as besoin. Je m’en occuperai tout seul ce soir.
Erik : Merci, vraiment.

Le jeune Erik s’en alla sans demander son reste. Erkki prit un filet en main, enfila ses gants et se mit à le recoudre, alors que l’obscurité se faisait grandissante. Alors que 21h sonnait à l’église du village voisin, Erkki remonta son manteau sur sa nuque et arrêta son œuvre. Ses décennies passées sur l’eau lui avaient appris à n’être jamais trompé par celle-ci, rien ne pouvait lui échapper, aucun son, aucune odeur, et moins encore le doux bruissement d’une barque sur l’eau qui glissait en sa direction. Il sortit une pipe de son manteau et se mit à la fumer abondamment, envoyant d’imposants volutes de fumée se mêler à la brume comme une étrange union entre la puissance de l’homme moderne et celle de la nature éternelle. Il aspirait et soufflait sur sa pipe de telle sorte à ce que les braises soient les plus brillantes possibles. Quelques instants plus tard, sans qu’il ne bougeât plus, une barque aborda le ponton. Deux hommes, l’un debout l’autre assis, s’y tenaient. Tous les deux habillés en pêcheur, celui qui était debout n’en n’avait rien, c’était un politicien de bureau déguisé en pécheur, il ne fallut pas longtemps à Erkki pour s’en apercevoir.


Erkki : Autant mettre poser mes couilles sur le bec de ma poule et prétendre qu’elle est un dindon, Karl.
Karl : Heureusement que le brouillard embrume mes oreilles et m’empêche d’entendre correctement, Erkki.
Erkki : Karl le Chauve lui-même. Toujours dans les mauvais coups, cela faisait longtemps que je ne t’avais pas vu. D’habitude, c’est Herlich qui vient.
Karl : Il est occupé. Ailleurs. Il viendra la prochaine fois si Dieu le lui permet.
Erkki : Tu as du tabac ?
Karl : Non, seulement des papiers.
Erkki : Mon petit-fils Erik se rend à la capitainerie demain, il descendra dans le centre-ville de Pohjoishammas pour y faire quelques courses.
Karl : Envoie-le acheter des hameçons dans la boutique d’Husko, il y trouvera quelque chose à te rapporter, si les documents sont transmis à temps.
Erkki : Parfois je me demande pourquoi le capitaine du port…
Karl : Je me le demande aussi, mais à notre niveau, il est normal que nous ayons plus de questions que de réponses.
Erkki : Soit. Tant que ma gamelle est pleine et que mon toit ne fuit pas.

Karl tendit quelques vieux parchemins usés à Erkki qui s’en saisit sans les regarder et les fourra dans la poche intérieure de son manteau. Sans même prêter la moindre attention à Karl le Chauve, il se leva et rentra chez lui en traînant un peu des pieds. Quatre-vingts ans, ça commence à faire vieux pour jouer les intermédiaires entre un influent capitaine et un obscur walserreichien en costard.
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Les brumes boréales [2]
Le capitaine Eskola

por

Le capitaine Eskola était un brave petit bonhomme trapu, à peine âgé d’une cinquantaine d’années, et il était, comme beaucoup dans son pays, un vieux loup de mer. Il était aujourd’hui commandant de la capitainerie du port de Pohjoishammas, et il disposait d’un pouvoir immense sur les eaux qui s’étendaient loin de la côte. Il était très exactement le genre d’homme droit et sûr que l’on voulait avoir aux commandes d’une région tellement stratégique. Il était en train de signer quelques papiers administratifs quand on toqua à la porte. Sa secrétaire, une grosse dame bourrue, fit entrer un petit jeune homme dont les yeux témoignaient qu’il n’avait pas bien dormi les nuits précédentes.

Capitaine Eskola : Qu’est-ce qu’ils veulent cette fois-ci ?
Erik : Je n’en sais rien, ça doit être écrit là-dedans.

Le jeune Erik avait encore les yeux explosés par la soirée qu’il avait vécue il y a quelques jours. Faire quelques courses en ville était en moyen pour lui de prendre l’air, en quelque sorte, bien que son grand-père n’ait jamais compris en quoi l’air pollué de la ville de Pohjoishammas pouvait apporter un quelconque bien à quoi que ce soit. Heureusement, se disait parfois le vieux Erkki, qu’il avait été suffisamment malin pour faire quelques enfants et obtenir ainsi quelques petits enfants pour aller en ville à sa place. Jamais il n’aurait quitté sa cabane de pécheurs, et jamais il n’aurait troqué sa barque contre une voiture. Il avait confié les parchemins de Karl le Chauve à son petit-fils Erik et l’avait envoyé directement à la capitainerie pour qu’il les dépose au capitaine Eskola. Celui-ci n’avait aucun compte à rendre, et ne discutait qu’avec Karl le Chauve, du moins par message interposé, bien qu’il n’avait généralement pas grand-chose à lui dire. Toutefois, c’était l’avantage d’Erik, les cuites régulières qu’il se prenait dans la palombière de son ami Frederik le rendaient inapte à poser la moindre question et il se contentait de faire le coursier pour son grand-père et des affaires auxquelles il ne comprenait pas grand-chose. Il attendait dans un coin de la pièce que le capitaine Eskola lui permit de prendre congé, il avait encore des hameçons à chercher dans la boutique d’Husko.

Capitaine Eskola : Tu attends peut-être que je te demande de partir, petit ?
Erik : A moins que vous ayez quelque chose pour mon grand-père, mais celui-ci me dit toujours que ces parchemins sont des messages sans retour, et qu’il ne reçoit pas grand-chose en retour, si ce n’est ce qui lui est dû, mais je ne vois pas bien ce que cela peut vouloir dire.
Capitaine Eskola : Qu’il n’y a pas grand-chose à voir dans ces parchemins, du moins rien qui ne t’intéresse sauf si tu es passionnée de navigation ?
Erik : Ah, ça c’est plutôt mon grand-père, pour être franc, il s’inquiète souvent des vents marins et autres courants qu’il connaît depuis des siècles, mais cela encore, ça ne veut rien dire, tout le monde dans notre pays aime les bateaux et tout ce qui s’y rapporte.
Capitaine Eskola : Et toi alors, ça ne t’intéresse pas ?
Erik : J’ai le mal de mer.
Capitaine Eskola : Mais où donc est passé le sang de ton grand-père, l’un des plus grands pécheurs de notre nation ?
Erik : Probablement dilué, on est beaucoup de cousins.
Capitaine Eskola : Ou abâtardi…
Erik : Parce que j’ai du sang de Walserreichien, c’est ça ?
Capitaine Eskola : Oh, loin de moi l’idée d’injurier le Walserreich, si tu savais ! C’est un peuple qui a beaucoup de qualités, ses défauts aussi, mais ce n’est pas un peuple de grands navigateurs, ça non ! C’est le moins que l’on puisse dire.
Erik : Ma mère est une Walserreichienne.
Capitaine Eskola : Oui oui, et depuis la mort de ton père, ton grand-père a fait de ta mère sa propre fille. Ses liens avec le Walserreich sont étonnamment forts, je dois dire que je me suis toujours demandé comment il était possible de tant aimer une nation qui n’est pas la sienne, c’est proprement effrayant.
Erik : A travers elle, il aime le souvenir de son fils, qui a littéralement épousé le Walserreich. Mon père y a en effet travaillé pendant de nombreuses années, sans que je ne sache dans quoi.
Capitaine Eskola : Tu sais peu de choses, mon gamin.
Erik : Bah ! La mort de mon père est un mystère, ou plutôt sa disparition, car on n’a jamais fait d’enterrement propre.
Capitaine Eskola : Il se passe parfois d’étranges choses quand certains de chez nous se rendent au Walserreich. On n’en revient jamais pareil… Bah, ce sont les pays du Sud !
Erik : J’aimerais bien y aller une fois… qu’y a-t-il là-bas ?
Capitaine Eskola : Au Walserreich ? De l’argent, beaucoup d’argent. Quelques habitants patibulaires, et beaucoup de filles, des filles partout, mais tu n’as pas l’air en manque à ce niveau-là, je suppose ?
Erik : Oh, capitaine Eskola, vous êtes si loin de la réalité !
Capitaine Eskola : (dans un grand éclat de rire) Allons, passe chez Husko et achète-lui quelques hameçons. Demande-lui ceux en fonte.

Erik, sans demander son reste, s’en alla, tandis que le capitaine Eskola multiplia la taille de son sourire au fur et à mesure que ses yeux parcouraient le parchemin qu’il tenait entre les mains.
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FIN DE LA ROUTINE

Journal de bord #1

01h15, Walden, 18 Rue Sigismond Le Grand, Appartement n°4
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Depuis deux mois mes journées se répétaient, je me réveillais l'après-midi, je passais le reste de ma journée au bar et je rentrais la nuit, la routine. Si c'est ça que je pensais que c'était d'être un agent fédéral, j'aurais vite changer de cursus. Enfin, puisqu'on en est là… Je pris une bière dans le frigo, dans l'appartement sinistre que le gouvernement m'a refilé, et je me posa sur mon fauteuil. Ah, la dure vie d'un agent fédéral au service de la liberté... Les missions se répétaient et devenaient lassantes. Quand j'étais encore à l'armée, on m'en vendait plein les yeux, la soif de buter du communiste se ressentait en moi et je n'avais pas vraiment pris la peine de réfléchir à la proposition. Cette nuit était comme toutes les autres : calmes, l'un des seuls avantages de mon quartier. Je me retrouvais seul, à philosopher sur ma propre existence.

C'est en ces pensées philosophique que j'entendis une voiture en marche se mettant à l'arrêt, juste en bas de chez moi. Et alors ? Ce n'est qu'une voiture. Mais, par ennui sûrement, je regarda par la fenêtre : une belle berline noire, sans plaque, et personne dans le véhicule. C'est là que le peu de ma joie de vivre se désintégra : c'est une voiture des services secrets maktois. Encore une mission inutile dans une entreprise qui ne respecte pas une loi ? Je ne savais même plus... On toqua à ma porte, c'était Bill, lui qui généralement m'apporte les missions du service :

"*Toc Toc* - Agence Fédérale de Défense Intérieure, ouvrez !
- Ca va, tu vas pas me la faire à chaque fois Bill... Entre"

Bill entra mais étrangement, il était accompagné de deux autres agents, beaucoup plus sérieux, que je n'avais jamais vu. Ca semblait important.

"- Bonsoir messieurs, vous voulez un peu de whisky ? C'est du maktois.

Les deux hommes restaient silencieux et ils rendaient l'atmosphère gênante et très serrée. Bill me rattrapa tout de même

- Pas ce soir, Karl, désolé.

Lui aussi semblait mal à l'aise

- Ce n'est pas grave, bon, nous n'allons pas tourner au tour du pot, je vous en prie asseyez-vous.

Bill et l'un des deux agents s'assirent tandis que l'autre se tenait prêt de la porte, faisant des allers-retours avec la fenêtre

- Alors qu'est ce qu'on a aujourd'hui ?dis-je naïvement en pensant que la mission allait être aussi passionnante qu'une série d'ado aleucienne

- Infiltration et démantèlement d'une organisation terroriste anarchiste. répondit crument Bill

- Qu...Quoi ?
J'avais bien entendu, on me donnait enfin une mission digne d'un agent fédéral. Alors que j'essayais de garder mon calme et mon professionnalisme, mon excitation grandissait en moi, enfin la fin de cette chienne de vie !

- Vous pensez ne pas être à la hauteur ? enchaîna l'agent à côté de Bill

- Bien évidemment que je serais à la hauteur.

- Alors écoutez. l'homme me tendit un journal Aberdeen a été touchée par un attentat anarchiste, enfin par "attentat" on entend attaque, il n'y a eu aucun mort mais cette organisation est une menace à l'intégrité de Makt. Ils se dénomment "Fraternité des Mers du Nord" et ont balancé des tracts anarchistes pour rallier les habitants à leur cause, évidemment on les a ramassé avant que des fouineurs viennent mettre leurs nez sur les docks. Il me tendit un des tracts et également le dossier de la mission Voilà si vous voulez voir ce qu'il y a marqué, mais ce n'est que du charabia anarchiste et communiste qui est totalement déconnectée du monde, 'fin, la routine.

- Hmm. Plus d'informations ?

- Evidemment, je n'ai pas terminé. répondit l'homme D'après nos renseignements, cette organisation s'apparente à des pirates et nous ne sommes pas la première cible, de nombreux états communistes totalitaires se sont fait attaqué par ce groupuscule. Autant dire que si ça se résumait à ça, ça nous aurait bien arrangé, laissons les cocos s'entretuer. Sauf que nous sommes la première nation démocratique à avoir été touché, sûrement dû à l'adhésion du pacte anti-bolchévique. Mais le plus important, regardez à la fin du tract : il y a marqué "Cellule Tempête". On sait donc que l'organisation est composée de cellules et que celle qui est active dans nos eaux est la cellule tempête. Votre but est de former un réseau dans le Syndikaali, où semble provenir la menace, d'infiltrer la cellule, d'obtenir toutes les informations requises et de la démanteler.

- Reçu. Quelle est ma couverture ?

- J'allais y venir. Votre nouveau nom est Max Wilbert, un exilé politique anarchiste d'Albel ayant trouvé l'asile politique au Syndikaali. Vous serez à la tête d'une petite association de pêcheurs à Valaidenportti. Nous avons 4 agents déployés là-bas : deux qui seront vos "associés", un qui vous fournira vos armes et un colocataire anarchiste en guise d'accompagnement. Vous trouverez tout les documents dans le dossier. Faites vos bagages, vous partez dans 3 jours."

Bill et les deux hommes s'en allèrent, je me retrouvais de nouveau seul mais avec d'autres sentiments. J'avoue avoir été mitigé, entre la joie et le stress. Mais j'étais heureux. Heureux de casser cette routine. Heureux de taper sur du rouge. Heureux de ma nouvelle situation. J'analysais les petits détails, je consultais le dossier encore et encore afin de trouver le petit élément afin d'établir une base et c'est là que m'est venue la question :

"Qui les finance ? Oui... Comment une organisation anarchiste aussi bien organisée aurait pu voir le jour sans investissements ? Si je trouve la source, tout disparaît."
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Une relation tout sauf catholique
Partie 1
Pirate

Vivre dans un pays tel que le Pharois n'était pas forcément simple. Entre piraterie et anarchie c'est assez dur mais heureusement nous pouvons nous divertir avec des bars et des femmes enfin...Pas pour moi. J'aime le rhum mais en ce qui concerne les femmes mon regard est tourné ailleurs.

Capitaine : Oh moussaillon ! T'as pas l'air dans ton assiette

Marin : Si si j'vais bien capitaine j'suis juste un peu perdu

Capitaine : T'inquiète dont pas, boit ça, c'est un p'tit r'montant pour le moral ça va te requinquer

J'engloutis cette boisson très forte cul sec tandis que le capitaine lui se retourna vers ces autres compagnons et regardait les serveuses défiler

Capitaine : Regarde-moi ça, si c'est pas un joli morceau ça je sais pas c'que c'est

Marin : Boh, c'est pas mon genre

Capitaine : Hahaha tu préfère p'têtre les blondes toi ou alors les femmes du sud et leur parfum qui t'invite à leur lit

Marin : Ouai elles sont plus d'mon genre

Capitaine : T'en trouv'ra bien une en mer. Les blondes c'est pas c'qui manque au nord

Un autre marin s'approcha du capitaine et commença à l'aborder au comptoir et quand je le vis se rapprocher du capitaine, je détournas le regard

Second marin : Bonjour grand barbu, t'es très attirant toi

Capitaine : Haha, j'suis pas d'ce bord la mais tu m'tente bien toi

Je les voyaient se lancer des regards et se rapprocher l'un à l'autre alors que je buvais mon rhum et que je cachais mes joues qui se mirent à rougir un peu plus que ce marin le toucha

Capitaine : T'veux pas qu'on aille plus loin mon grand?

Second marin : C'pas moi qu'ça dérangera

Alors que quelques minutes en arrière il regardait les femmes ondulant leur corps à travers la salle, ce marin l'avait emmener à l'étage ne cachant même pas ses intentions

Quartier-maître : Moussaillon, il est où le capitaine?

Marin : J'sais pas j'crois que je l'ai vu sortir prendre l'air

Quartier-maître : J'reviens de dehors il y est pas

Marin : J'sais pas où il est alors

Quartier-maître : Si tu l'vois dis lui qu'il doit me rejoindre et qu'c'est urgent

Marin : J'y manquerais pas

Ce n'est qu'une heure plus tard que le capitaine est de retour au bar et qu'il me rejoint en demandant un rhum

Capitaine : Eh, pour c'qui c'est passé tout à l'heure-

Marin : J'ai rien vu moi capitaine

Capitaine : C'est tout c'que j'voulais entendre moussaillon

Marin : Ah et le quartier-maître vous cherche

Capitaine : Il est où lui encore?

Marin : J'sais pas il doit être dans l'arrière-cour

À ces mots, le capitaine parti vers l'arrière cour où il y retrouva le quartier-maître

Capitaine : Qu'est-ce qui s'passer cette fois?

Quartier-maître : Des informateurs rapportent qu'au Vachengëld un bateau de l'Empire Latin Franc aurait débarqué sur une plage et pillé l'entièreté d'une carcasse de cuirassé

Capitaine : Qu'est-ce que tu veux qu'j'en fasse, ils ont qu'à les prendrent les babioles

Quartier-maître : Y'a pas qu'ça, le vieillard les a rejoint après et s'est tiré avec eux

Capitaine : Le loup d'mer?

Quartier-maître : Exact et apparemment il compte pas revenir

Capitaine : Et y'en a pas un qui l'a empêché d'se barrer? Putain...Envoie tout l'équipage au navire on lève l'ancre pour le Vachengëld

Quartier-maître : J'y vais

À l'annonce du quartier-maître qu'on devait immédiatement embarquer on se précipita tous à bord sans savoir pourquoi et on y retrouva le capitaine qui s'exprimait

Capitaine : Moussaillon, on doit partir maintenant pour le Vachengëld alors j'espère que vous avez bien profité parce-que vous reviendrez pas ici demain

On s'activait à pouvoir lever l'encre et partir du Pharois en direction du Vachengëld sans savoir pour combien de temps on allait partir mais le voyage jusque là-bas est très long car c'est environ 12 heures et à 12h34 nous levions l'ancre pour partir vers le Vachengëld. Je vis le quartier-maître me faire signe que le capitaine m'attendait dans sa cabine et d'un coup je sentis un frisson me traverser puis j'entra dans les quartiers du capitaine

Marin : Vous vouliez me voir capitaine?

Capitaine : Oui, ça t'plairait une promotion au grade supérieur?

Marin : Oui évidemment

Capitaine : Bien alors tu vas avoir une mission que tu d'vras accomplir et sans fauter. Tu vas diriger un groupe d'homme vers la maison du loup et tu vas faire sauter la porte pour voir si il reste des trucs dedans

Marin : À vos ordres capitaine

12 heures. 12 heures de voyage à devoir attendre à bord du bateau puis le capitaine donna les ordres. Je dirige le premier groupe dans la ville d'Ede en restant le plus discret possible et un autre est chargé d'inspecter la carcasse du cuirassé mais nous avons sous-estimé le loup

Marin : Bon, écoutez-moi. Je vais faire sauter cette porte et je ne veux aucun cri ou hurlements de sauvage c'est clair?

À ces mots, je défonça la porte et nous entrâmes dans la maison inspectant chaque pièce à la recherche de quelque chose quand soudain j'entendis un cri à l'étage

Marin : Il s'passe quoi ici ?

Un des marins : Rien rien, c'est juste un mannequin je me suis fais avoir

Marin : Un mannequin? Tu t'fous d'm-

Le marin responsable du groupe tira dans le mannequin sans savoir qu'un explosif y avait été placé. La maison entière explosa provoquant un énorme bruit jusqu'à la plage. Le second groupe se précipita vers la maison qui n'était désormais qu'un champ de ruines

Capitaine : C'est quoi c'bordel! Trouvez un survivant! Magnez-vous!

Les marins recherchèrent pendant 2 heures mais il n'y avait rien. Comprenant que le loup venait de les berner ils ne voulaient pas rester plus longtemps et le capitaine décida qu'il fallait mieux regagner le bateau et repartir.

Quartier-maître : Capitaine, vous allez bien?

Capitaine : Oui oui, ça va, j'vais bien

Quartier-maître : Vous êtes sûr?

Capitaine : Nan j'vais pas bien nan, assis-toi

Quartier-maître : C'est la perte d'nos compagnons?

Capitaine : Ouai...Le p'tit marin là...

Quartier-maître : C'est vrai qu'ça fait d'la peine de mourir si jeune, il avait un av'nir ce p'tit et-

Capitaine : Nah j'te parle pas d'ça moi

Quartier-maître : Ah! Vous? Enfin vous voyez quoi

Capitaine : Arh, il écoutait

Quartier-maître : J'suis désolé pour vous capitaine

Capitaine : Et tout ça à cause de c'foutu loup de mer !

Il lance tout ce qu'il y a prêt de lui contre les murs tandis que le quartier-maître essaie difficilement de le calmer et appelle des marins pour tenter de le calmer

Quartier-maître : On va l'retrouver capitaine vous inquiétez pas

Le voyage du retour se fit dans une ambiance maussade et triste. Le capitaine était très affecté par la perte de ses compagnons et d'un en particulier mais l'ambiance pour les autres marins était aussi triste car ils avaient perdu leurs amis et pour d'autre, des membres de leur famille

01:11, sol pharois

Capitaine : Bon on se magne et maintenant! On doit préparer la prochaine expédition chez les francs pour capturer le loup!

Marin : Capitaine c'est pas possible

Capitaine : Comment ça, tu déroge aux ordres toi?

Marin : C'est pas ça, regardez

Le marin lui montre un article de journal pharois et une missive de l'extrait du discourd de l'empereur francisquien proclament l'isolationnisme du pays

Capitaine : C'est pas vrai bordel!

Le capitaine à bout venant de comprendre qu'il a perdu la mort de son plus proche compagnon et qu'il ne pourrait le venger fondit en larmes devant les regards étonnés des marins restant et le quartier-maître tentant de le consoler
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UNE NOUVELLE PISTE

Journal de bord #2

22h45, Valaidenportti, Syndikaali

Cela fait désormais trois semaines que je suis sous couverture, le réseau prend de plus en plus d'ampleur et le plan initial a l'air de fonctionner, je le dois à moi mais également à mes coéquipiers -si ce n'est pas pour dire subordonnées- . Sauf que voilà, la politique allait, comme d'habitude, foutre en l'air mes plans...

En lisant le journal, j'ai appris la polémique avec l'Empire Latin Franc, et j'ai suivi l'affaire de près car, il y a des rapprochements avec l'enquête. Et c'est ainsi que la Fraternité des mers du Nord, plus précisément la cellule tempête-celle que j'essaie d'infiltrer tant bien que mal- a été décimée lors d'une tentative d'invasion ou je ne sais quoi... Me voilà bien dans la merde, à infiltrer une cellule qui n'existe plus. Les services de renseignements maktois doivent être bien contents, l'opération a été inutile, tout a marché, grâce à la chance et à ses cons de politiciens et aux terroristes qui n'ont rien trouvé de mieux à faire que de débarquer avec 30 neuneus sur une plage défendue par des soldats professionnels-et au passage créer une crise diplomatique-.

J'ai reçu un appel ce matin, très tôt, à peu près 10h. Je décroche et la voix est familière : ce bon vieux Bill

"- Comment vas-tu Bill, ça faisait un bail qu'on s'est pas parlé.

- Oui, tu me manques un peu tu sais ?

- Garde tes distances quand même, je n'ai pas de penchant pour les hommes moi.

- Bon trêve de plaisanterie, t'as vu les infos.

- Ouais... Malheureusement... Je rentre à la maison c'est ça.

- Pas vraiment, non.

- Ah ? Mais la cellule a été éradiquée non ?

- Oui mais pas totalement, certains activistes sont toujours en vie et potentiellement actifs.

- Hmm...

- Tu pars pour Pohjoishammas, on suspecte que les survivants se sont réfugiés ici et qu'ils fuient la police du Syndikaali. Noue toi des relations avec eux, et après, il ne suffira que d'une position donnée à la police locale pour qu'ils soient arrêtés et extradés à Makt. Compris ?

- Compris. Je pars quand et avec qui ?

- Tu iras avec Jonas -c'était mon colocataire- et tes associés resteront à Valaiden pour ne pas faire suspecter les milieux marins. Prends le prochain ferry à destination de Pohjoishammas.

- Reçu."

[biiiiiiiip]

Me voilà reparti pour de nouvelles péripéties, décidément je vais faire un road trip dans tout le Syndikaali pour choper ces fichus anarchistes si ça continue. Quoiqu'il en soit, le but et la gloire étaient proches, je le sens.
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"La nostalgie nous perdra"

oui.

Depuis plusieurs semaines, les francisquiens qui avait quittés l'empire pour rejoindre la confrérie et sa nouvelle cellule nommée "guillotine" étaient envahit par la nostalgie et à l'annonce de la mort de l'empereur tyrannique par son propre fils pour instaurer un régime démocratique, ils commençaient à se demander si il n'était pas temps de rentrer mais ils ont trahis leur pays ce qui leur fait déjà courir un énorme risque alors si il venait en a trahir la confrérie ils pourraient y laisser leur vie.

Archilios : T'es pas sérieux là? T'es complètement taré va t'faire soigner!

Télépos : Réfléchis-y! La vie à l'air meilleur maintenant!

Archilios : C'est pas parce-que y'a le mot "démocratique" dans le nom d'un pays qu'il l'est forcément!

Télépos : Mais bordel renseigne-toi! Regarde!

Télépos montre un article de journal francisquien qui explique toutes les avancées présentes et futures en matière de démocratisation de l'empire latin francisquien

Archilios : Arrête de croire ces conneries bon sang! Réveille-toi! On a une vie meilleure ici et on est libre!

Télépos : C'est pas vrai! On est leurs petits serviteurs, on est des terroristes internationaux et en plus notre vie se fait sur un navire!

Archilios : Et alors?! Bordel c'est toujours mieux que ce qu'on avait là-bas!

Télépos : Ah ouai? Et ta fille?

Télépos était aller trop loin et avait touché le point sensible d'Archilios. Il ne pu se retenir de lui mettre un coup de poing en pleine figure.

Archilios : Ne parle pas d'elle!

Télépos : Tu vois...J'ai raison. Tu l'as abandonnée

Sur ces mots, Télépos parti estomper le sang qui coulait de son nez tandis qu'Archilios ne savait plus quoi penser face à la nostalgie qui prenait un peu plus chaque jours Télépos et bientôt lui-même. Son désir de voir sa fille était grand, bien plus que son désir de liberté mais il savait qu'il courait un grand risque si il osait entreprendre de la revoir.

Capitaine : Bougez-vous! On accoste dans 15 minutes à Helmi! Eh toi là, pourquoi tu saigne?

Télépos : C'est rien j'suis tombé sur le nez

Capitaine : Et bah grouille-toi à t'soigner avant que j'men charge on doit pas chômer si on veut arriver à charger les cargaisons pour ce soir!

Les cargaisons dont le capitaine parle sont des cargaisons de contrebande contenant tout types de marchandises destinée au port de Kotios. Après le démantèlement récent d'un grand réseau de contrebande izcalien, la fraternité a prit conscience qu'ils devraient se montrer plus vigilants en ce qui concerne les cargaisons et principalement leurs nombres.
Accosté à Helmi, les marins chargèrent le plus vite possible le bateau afin de profiter de la fin d'après-midi et de la soirée pour boire et festoyer avant de repartir en direction de Kotios.


Archilios : Vient me voir tout à l'heure, je dois te parler

Télépos : N'essaye pas de me convaincre, je sais ce que je veux

Archilios : Alors tu vas accepter mon aide

Télépos : Comment ça?

À 21:12, les cargaisons étaient désormais toutes chargées et les marins pouvaient désormais festoyer et boire comme bon leur semble mais pour d'autres, il était temps de se préparer.

Télépos : Archilios? T'es là?

Archilios : Je suis la mais je suis pas tout seul

Il semblerait que Télépos n'était pas le seul à avoir été envahie par la nostalgie puisque deux autres francisquiens qui s'étaient échappées avec lui était avec Archilios

Pétrolia : Je sais pas si tu t'rappel de nous mais Archilios nous a dit que t'avais envie de partir

Télépos : Peut-être

Déléias : C'est bon tu peux nous faire confiance, nous aussi l'empire nous manque

Archilios : Bon, on va peut-être s'y mettre non? On est tous d'accord pour dire que Kotios est notre porte de sortie de la confrérie mais pour ça il faut qu'on arrive à se barrer sans se faire remarquer enfin au moins le temps qu'on puisse s'éloigner et prendre contact avec les autorités

Pétriolias : Prendre contact avec les autorités? On a trahis l'empire j'te signale. J'suis pas sûre qu'ils nous accueillent avec un sourire et des fleurs

Télépos : Elle a raison, si on prend contact avec les autorités on passera sûrement par la case prison ou sur un échafaud

Déléias : Sur l'échafaud c'est impossible, après la guerre franco-pharoise une condition de guerre à été acceptée par l'empire disant qu'ils ne peuvent plus tuer d'étrangers sur leur territoire

Télépos : Parce-que tu as obtenue la nationalité pharoise en sachant que tu es une terroriste peut-être?

Archilios : Il a raison. Officiellement on est toujours francisquiens ce qui nous portera préjudice

Pétriolias : Mais ils ne doivent pas restituer les prisonniers qui font parti d'la confrérie si ils en chopent un?

Archilios : La condition sur les prisonniers à été qu'ils restituent les prisonniers de la confrérie qui étaient enfermés, pas ceux qu'ils feront prisonniers plus tard

Déléias : Donc en gros ça passe ou ça casse?

Archilios : C'est un peu ça

Pétriolias : Et évidemment on aura pas le droit à un procès

Télépos : C'est normal on est des terroristes

Déléias : Alors on fera quoi après si on tombe sur les autorités? On priera pour qu'ils nous laissent vivre?

Archilios : Si on coopère en leur livrant des informations sur la confrérie en mettant en avant notre nationalité et notre nostalgie on a peut-être une chance de s'en sortir après peut-être qu'on ne sera même pas arrêtés

Télépos : J'en doute parce-qu'on est recherchés de partout et surtout par l'empire et en plus ils ont apparemment toujours maintenue la présence de soldats sur les plages et frontières enfin bref, la question des autorités c'est réglé mais du coup comment on fera pour s'enfuir?

Déléias : Ça c'est pas un soucis. Il y a un hangar non loin du port où des gens sont chargés de transporter les cargaisons dans des camions. Généralement il n'y a qu'une personne par camion qui doit les charger et doit faire des aller retour entre le hangar de déchargement et les camions. Le temps de l'aller-retour, on se faufile des les camions et au moment du déchargement on s'enfuit

Pétriolias : Et ils vont où ces camions?

Archilios : Dédiolas je suppose mais là-bas ils sont très prudents depuis le démantèlement du réseau izcalien. Ils fouillent à peu près un camion sur deux et parfois ils les fouillent tous

Pétrolias : Donc on a une chance sur deux de réussir à s'enfuir

Télépos : Si on ne tente pas, on y arrivera pas

Archilios : Bon, tout est fixé. Préparez-vous parce-que demain on redevient libre

Télépos : C'est pas vraiment la liberté qui t'intéresse

Les 4 marins partirent festoyer et profiter de la nuit pour se reposer avant de pouvoir partir pour Kotios à bord du navire de la confrérie. Le lendemain, le navire se mit en route pour un long voyage de 2 jours et demi. Étant parti à 11 heures, les marins savaient qu'ils arriveraient vers 23h00 ce qui les rendraient moins susceptible d'être vu grâce à la nuit. Durant tout le voyage ils ne s'étaient pas parler à l'exception d'Archilios et de Télépos mais ils ne parlaient pas de leur évasion afin de ne pas attirer de soupçons. À 23h13 le 05 Juin, le bateau accosta à Kotios et les 4 marins commencèrent à décharger les cargaisons.

Archilios : Allez bougez-vous, on a du travail

Télépos : T'inquiète pas le capitaine ne nous regarde pas

Déléias : Eh vous deux! Arrêtez donc de parler! Venez plutôt m'aider à décharger le reste prêt des camions

C'était le moment. S'approchant des camions ils devaient aller dedans et dès qu'ils furent assez chargés de façon à se cacher derrière les cargaisons, les 4 marins montèrent dans les camions et ils partirent en direction de Dédiolas. Ils arrivèrent au point de contrôle et d'un coup net 4 camions ont été stoppés et des échanges de tirs commencèrent. Conscients qu'il fallait s'enfuir, tous les 4 sortirent des camions et commencèrent à courir mais des soldats francisquiens leur tirèrent dans les jambes ce qui les firent tomber à terre. Au total, 2 soldats francisquiens sont morts et 4 camionneurs.

Télépos : Bordel je t'avais dis que ça se passera pas comme ça!

Archilios : La ferme et coopère!

Les 4 marins ont été conduit dans le camp de Dédiolas en attente d'identification et soignés de leurs blessures aux jambes. À ce jour, les marins ne sont pas identifiés et les camionneurs n'avaient pas de papiers sur eux tandis que la marchandises qu'ils transportaient à été saisie par les autorités.
15147
Le voyage avait été long, par delà les routes marines des mers du nord, les voies marines pouvaient grouiller de navires Fortunéens ou appartenant au Syndikaalis. L'envoyé avait mis les voiles il y a deux bonnes semaine et demi de cela. Prenant une grande inspiration d'air pleine du goût salée, il avait enfin atteint sa destination. Ne restait plus qu'à trouver la bonne personne : "Stobr". Le navire se présenta au port de Pohjoishammas qui fut accueillit par un duo de navires de gardes côtes qui abordèrent le navire, deux officiers se présentèrent afin de contrôler les papiers du véhicules et de son occupant.


Loïc Gälan.", 34 ans, de nationalité Nhorréenne, en voyage d'affaire

"Loïc Gälan.", 34 ans, de nationalité Nhorréenne, en voyage d'affaire. Après une rapide fouille du navire afin de s'assurer qu'aucun contenu dangereux ne puisse être importé, les gardes côtes remercièrent le Nhorréens pour sa coopération et laissèrent le marin et son petit équipage procéder à la manœuvre amarrage au sein du port. Un vend frais venu du nord soufflait, bien que la température demeurait agréable, les nuages gris et l'humidité de l'air ne cessait de menacer la ville et ses environs de ses giboulées. Tantôt, véritable torrent d'eau se déversant depuis les cieux et inondant les rues et dans un même temps, le retour à cette météo grise, nuageuse et pleine de menaces.

Après l'amarrage de son navire, Loïc remercia ses partenaires et les salua d'un signe de main, espérant qu'il ne soit pas trop long.

Pas trop long.

Quelle belle blague. Tout ce qu'avait réussi à amasser Loïc, c'était un surnom : "Stobr". Une piste franchement mince, si ce n'est insignifiante. L'homme souffla dans ses mains gantées pour les réchauffer et les frotta, regardant la rue se séparant en deux chemins à prendre. Aucun moyen de savoir par où commencer ses recherches. Il supposait qu'il faudrait faire attention aux bruits alentours... Bon sang, lorsque Loïc avait accepté ce service, il pensait au moins qu'on savait où et qui aller voir... Pas qu'il aurait à enquêter pour trouver un moyen de remonter péniblement jusqu'à sa cible.

Loïc erra ainsi dans les rues, profitant du paysages et de l'architecture locale. Un style un peu vieillot datant probablement d'un style proche de la renaissance. L'homme s'installa sur un banc, l'air perdu. Le regard fatigué et regardant aux alentours. Pas moyens de trouver une piste sans attirer l'attention, c'était peine perdue. Si le réseau de notre homme était déjà développé ici, il risquait d'apprendre plus vite qu'il cherchait à enquêter sur eux que lui aurait compris comment ils fonctionnent.

Loïc se leva, décidé à visiter une office de tourisme d'une chaine baptisée "Baleine bronzée", l'enseigne représentant une baleine souriante étalé sur le sable d'une plage. Posant comme un touriste pourrait s'allonger pour profiter d'une bonne sieste en bronzant. La porte s'ouvrit non sans un tintement typique annonçant la présence d'un nouveau client. Loïc pénétra à l'intérieur, salua d'un signe de main l'homme au guichet tenant le petit commerce. Il chercha un instant parmi les cartes postales et autre feuillets pour feuilleter non sans être convaincu un guide recensant les diverses activités locales. Le tintement de la clochette à la porte d'entrée sonna, annonçant l'arrivée d'un nouveau client. Les mains dans les poches, il arborait un sourire satisfait, presque encouragé par l'excitation. Comme un gosse qui savait qu'il allait se faire plaisir. L'étranger préféra faire profil bas, après tout, cela ne le concernait pas, il replongea ses yeux dans la lecture de son feuillet. Visiblement, le nouveau venu ne l'avait pas remarqué, son attention étant focalisé sur le tenancier de la boutique.


Le petit sbire à la petite semaine.

- "Heeeeeeey ! Mais si c'est pas mon jour de chance, si ce serait pas mon bon Gaston !"

Le ton était faux. Sonnant comme la voix de ces racailles à l'école qui venait racketter les enfants trop peureux pour oser s'opposer à eux. Le tenancier devint soudainement blême, ne sachant pas où se mettre et visiblement dépourvue de cette fameuse "visite surprise". Loïc redressa son visage pour mieux observer la scène.

- "V-v-Vous ? Mais... J-j-j'ai déjà payé cette semaine !" Le ton était plaintif, comme un gosse qui tentait de se défendre pour une erreur qu'il n'avait pas commis.

L'homme s'accouda au bar, détendu. Son sourire ne le quittant pas.


- "Ouais, ouais... Je sais, t'es un client exemplaire et c'est très bien. Sauf qu'on a un petit soucis, donc je viens vérifier que tout est entendre..."

- "Que tout soit en ordre ? Mais enfin monsieur Franck..." Demanda plaintif le tenancier.

- "Ben... Tu vois... Il se trouve qu'on est pas trop con. Qu'on a recompté ta part, et il se trouve qu'il manque un quart de la part habituelle."

- "Non ! Je vous jure que j'ai bien tout donné !"

- "Les chiffres ne mentent pas l'ami... Tu fais le jeu du patronnât, tu le sais ça ?" Son ton change, menaçant, bien que le sourire demeure. "Notre travail, c'est de faire en sorte que le patronnât ne vous exploite pas pour vous jeter dans la rue comme une vieille capsule de café consommables, tu vois le genre ? Si tu nous rends le travail, plus difficile, c'est que tu fais le jeu de ces salauds d'esclavagistes. Tu comprends ? Oui. Bien sûr que tu comprends !"

Il se leva, attiré par la lumière d'un frigo contenant diverses boissons à vendre. Ouvrit la porte réfrigéré et se servit une bière qu'il décapsula sous les yeux du patron.


- "Je peux te prendre une bière ?" La question avait plus un air de "Je te prend une bière." Il retourna s'adosser, au guichet, tenant sa bière par le haut tandis qu'il sortit un couteau papillon de l'intérieur de sa veste rembourrée.

- "T'es un bon ami Fredd. Alors je vais te donner un conseil d'ami..." "Son discours marque une pause, exécutant quelques mouvements de jonglages avec l'arme. "Stobr, il a horreur des traitres et des capitalistes, ces esclavagistes là, ils méritent que de crever dans le caniveau, et de bouffer des rats pour survivre. C'est un homme d'honneur tu vois. Il n'a qu'une parole. T'as déjà entendu son avis sur les traites doublés de corpos ?"

Loïc tiqua à l'audition du nom Stobr. Quelle aubaine, un véritable coup de chance ! S'il se débrouillait bien, il pourrait peut-être remonter la trace de Stobr via cette racaille. En tout cas, tout ceci lui paraissait clair. "Stobr" semblait mener plusieurs opérations de rackets sur certains petits commerces du quartier. L'étranger considéra ses options, une idée lui vint. Il avait toujours un pistolet dissimulé dans une poche intérieure de sa veste. Il déposa le feuillet délicatement et approcha sur la pointe des pieds pour prendre par surprise le collecteur. Sans un mot ni rien. Loïc décocha un coup de poing qui vint percuter de plein fouet la tronche insouciante de la petite frappe. Ses mains agrippèrent sa veste de cuir et le fit basculer contre un étagère de souvenir qu'il percuta avec fracas. Sonné par la soudaine attaque surprise. Le sous-fifre cracha une dent et un mollard de sang au sol, fixant son attaquant, un air consterné et vindicatif.


- "Putain, mais t'es qui toi ?"

- "C'est moi qui pose les questions ici."

- "Tu crois que tu me fais peur mec ?"

Le collecteur agrippa les poignets de l'étranger et les utiliser pour se soulever et frapper de ses deux pieds, repoussant Loïc. Il dégaina son couteau, non sans effectuer un jonglage avec, tentant de dérouter son adversaire. Loïc préféra opter une option "subtile." Il mit la main sur une pagaie, d'un mouvement de revers, l'arme improvisée frappa le sbire qui s’affala au sol. La main sur la partie rame, Loïc infligea un coup dans le ventre avec le manche. Jeta la rame sur le côte et agrippa le collecteur pour le soulever et le plaquer contre le guichet. Le vendeur s'écarta, terrifié sur le côté pour se réfugier dans l'arrière boutique. L'étranger asséna un coup de genoux dans les parties de son adversaire qui lui laissa échapper un cris strident de douleur. Ce dernier tenta d'articuler d'une voix faible et douloureuse.


- "Putain, mais qu'est-ce que tu veux pauvre malade ?"

- "Stobr."

- "Quoi Stobr ? C'est une marque de Mug, connard."

- "Prends moi pour un con. Où Je peux le trouver ?"

- "J'dirai rien."

- "Tu joues les durs, mais ta mère doit pas savoir que son gosse joue au petit criminel à la petite semaine."

- "Tu crois que je vais coopérer parce que tu parles mal de ma mère ?"

- "Non." Coup de poing en plein visage. Le collecteur s'effondra sur le sol sur la gauche, sonné.

Loïc sortit son révolver. Il chercha dans sa poche pour chercher une balle et la montrer en évidence à la petite racaille. La chargea dans le barillet à six coups. Puis fit tourner le chargeur dans la chambre de l'arme puis pointa l'arme sur le jeune l'homme au sol.


- "On va jouer à un jeu. T'as une chance sur six de mourir si tu ne me dis pas tout ce que tu sais."

- "Mais t'es malade putain !"

Click.

- "Une chance sur cinq. Vingt pourcent."

- "Mec-Mec-Mec, je sais pas ce que tu veux ni pourquoi mais-"

Click.

- "Une chance sur quatre, Vingt-cinq pourcent."

- "Ecoutes ! On peut surement trouver un arrange-"

Click.

- "Une chance sur trois. trente-trois pourcent."

- "OK ! OK ! JE VAIS TOUT TE DIRE ! ARRÊTES DE BRAQUER CE FLINGUE PUTAIN !" Il s'arrêta un instant, terrifié et guettant le prochain bruit de la détente. "Stobr, c'est le patron ! On est de la Guillotine Franscisquienne, on fait dans les-"

- "Où. Est. T-il ?" enjoignit Loïc, l'arme toujours braqué sur le jeune homme.

- "Au -Va-11Hall-A- ! Dans le bar du même nom que la ruelle ! Il passe tout les deux jours au bar ! Il... Il est pas venu hier, donc il sera techniquement là ce soir ! Demande le Camarade ! Ils te diront où aller ensuite !" Loïc ne répondit pas, mais le fait qu'il n'avait pas pressé la détente tenait en haleine l'homme à ses pieds. "T'as tout ce qu'il te faut ! Tu peux baisser ton flingue s'il te pl-" Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase. Il reçu un coup de pied en plein visage qui le sonna et le fit tomber dans les vapes. Loïc enjamba les décombres et réajusta sa veste. Le bruit lointain des sirène de police l'alerta, le commerçant avait du appeler la police via l'arrière boutique. Il retira du chargeur de son arme la balle et fit profil bas.

_______________________________________

Le Bar -Va-11Hall-A-

22h39.

Il lui avait fallu une petite demi heure pour retrouver la fameuse ruelle. La police local avait embarqué le collecteur de dette, laissant le champs libre à Loïc. Le Bar -Va-11Hall-A- , tiré du même nom que la ruelle "Hall A" ressemblait à un petit bar modeste dont le positionnement ne jouait pas en sa faveur. Peut-être le genre de bar servant de point=de repaire à la petite mafia local, dans un petit lieux discret qui n'attire pas l'attention. L'étranger consulta son téléphone pour constater l'heure. Il était probable que sa cible était déjà à l'intérieur si le collecteur n'avait pas menti. Il pénétra en passant la première porte, déboulant dans un couloir sombre éclairé par plusieurs sources faibles sources de lumières rouges blafardes. Divers posters pour des films à l'annonce, des boites de nuits et autres services se trouvaient affichés de façons chaotique. Loïc progressa le long du couloir, une musique entrainante étouffée résonnant entre ses murs. Le premier obstacle fut un grand homme baraqué au crane rasé à l'air grognon. Le videur portait un uniforme de service du bar et restait devant la porte, croisant les bras, son regard croisant celui de Loïc.

- "C'est privé ici l'ami. Tu as une recommandation ?"

- "Je viens pour le camarade. De la part de Franck." Répondit Loïc, ajustant sa veste pour se montrer présentable à l'égard du videur. La mention du collecteur pourrait jouer en sa faveur.

Le videur sortit un téléphone de son costume et le décrocha.

- "J'ai un mec à l’accueil. Ouais, de la part de Frank. Humhum... Oui. Comme vous voulez."

Le videur raccrocha le téléphone et approcha.


- "Je vais procéder à une fouille corporelle. Remettez moi toute arme ou objet suspect. Je vous les restituerez à la sortie."

Cette idée ne le ravissait guère, mais Loïc devait jouer selon les règles de Stobr pour pouvoir négocier avec lui et tirer quelque chose de tout ça. Il s'exécuta, sortant son révolver et le posant dans un plateau en métal avec les deux chargeurs de douze balles qui l'accompagnait. Il leva ensuite les bras, exécutant une fantastique T-pose, se laissant fouiller par la suite. L'homme palpa sa veste et son pantalon méticuleusement, S'écartant son travail enfin fini. Il décrocha le téléphone et envoya une réponse :

"Tout est en ordre, je vous l'envoi."

Il s'écarta pour ouvrir la porte, laissant la lueur rougeâtre du bar underground révéler un lieu d'une rare beauté décadente. La salle était arrangée en forme circulaire. Au centre, un pilier composé de plusieurs écrans HD diffusant toute sorte de publicités tournait en boucle. Une femme semi dénudée dansait sur un piano, un petit orchestre jouant un air de psytrance. Le videur indiqua une direction dans le bar, indiquant une salle réservée au personnel.

- "Et fais pas de vague l'ami."

La porte se referma derrière lui, le laissant seul dans la jungle de néons. Loïc s'engagea, commandant une boisson au bar et se dirigeant vers la fameuse porte du personnel. Il pénétra pour se trouver face à un homme et à deux gorilles qui lui servaient de gardes du corps. Installé dans un canapé se trouvait un homme portant des lunettes d'aviations revêtant une épaisse parka. Il éclata d'un rire gras à l'arrivée de Loïc qui referma la porte derrière lui. Il s'empara d'un Mug sur lequel était écrit "Stobr".


Stobr, ou le camarade Hubert pour les intimes.

"Stobr" posa son mug sur la table et joignit les mains, l'air intrigué.


- "Je te connais pas. Mais tu sembles bien renseigné sur moi. Tu dis venir de la part de Frank et tu connais le mot de passe. Comment tu nous a trouvé ?"

Loïc s'installa dans un fauteuil face à Stobr. Ses yeux fixant ses lunettes d'aviateur teintées.


- "J'ai croisé Franck pendant qu'il organisait la collecte de l'office de tourisme, Gaston."

- "J'ai entendu dire que les flics l'avait retrouvé dans un salle état, mais que personne d'autres n'était sur la scène, pourtant, Gaston a parlé d'une seconde personne."

- "C'est moi oui."

- "Alors tu t'opposes à nos affaires ?" Stobr fronça les sourcils, jaugeant son interlocuteur, la situation paraissait tendue.

- "Je suis venu vous apporter du travail, mais j'avais besoin de renseignements pour remonter jusqu'à vous. Votre gars n'aurait pas vendu son employeur. C'est un élément fidèle."

- "Sois je me fiche de savoir que Franck est un bon élément, tu pourrai être une taupe et avoir revendu la position de ce bar aux flics. Pour qui tu travailles ?"

- "Je représente des intérêts étrangers. Une confédération de clan Nhorréens, dont certains appartiennent à Merenelävät."

- "Ah, eux. Je vois quel genre de gars vous êtes. Et c'est quoi cette confédération ?"

- "Vos futurs clients jugent que vous pouvez leur être utile et voudraient connaître vos exigences pour conclure un marché."

Stobr marqua un temps, croisant les bras à l'attention de la requête de l'étranger. Il fronça les sourcils

- "Et vous avez besoin de nous pour quoi ?"

- "Utiliser vos réseaux, étendre un réseau d'influence et mener quelques opérations illégales visant à distraire la population et tenir occupé les autorités locales."

- "J'ai plusieurs conditions."

- "J'écoute ?"

Stobr leva une main pour montrer trois doigts.

- "Premièrement, on va avoir besoin de financement en matériel. De moyens."

- "Je m'y attendais, vous aurez votre matériel. Fixez une liste de matériel et je verrai pour vous livrer ça par cargo dans un endroit discret."

- "Autre chose, on connait les gens comme vous, vous pourriez tenter de nous la faire à l'envers, alors je veux une contrepartie."

- "Quel genre ?"

Stobr hocha la tête avec un air confiant.

- "Un pacte qui signera notre accord commun. Nous liant dans notre lutte comme un lien sacré."

L'idée de ce pacte lui plaisait, peut-être y avait-il quelque chose à tirer de ses anarchistes communistes

- "L'idée est intéressante, nous allons vous faire un pacte signé par chacun de nos Rois tribaux, vous pourrez accoster dans chacun de nos ports et y importer ce que vous voudrez sans que nous ne posions de questions."

- "Vous savez négocier l'ami. Qu'en est-il de la paye ?"

- "Vous pourrez vous servir comme vous voudrez selon les actions criminelles que vous pourrez mener, Merenelävät pourrait même racheter vos marchandises pour vous constituer une paie supplémentaire."

Stobr approcha une main tendue, Loïc la serra et les deux partis se fixèrent droit dans les yeux.

- "Parfait. Nous attendons votre pacte soit édicté, vous repartirez avec un homme de confiance à moi. Qui attestera de l’authenticité du pacte. Une fois le pacte scellé, nous mobiliserons nos moyens. Mais pas avant d'avoir reçu l'argent et le matériel."

- "Il en va de soit. Je compte sur vous pour respecter cet accord."

L'homme fit un geste d'aviateur, visant à saluer Loïc.

- "L'anarchisme n'a qu'une parole l'ami. Un plaisir de faire des affaires avec vous."

Loïc ramena avec lui un nouveau membre d'équipage. Prêt à prendre la mer.
Le pacte est scellée.
14525
"C'est ça le pays de la liberté?"

Ils y songeaient depuis plusieurs semaines et aujourd'hui était le grand jour. Ils allaient parti pour le Pharois. L'envie de liberté était trop forte pour eux malgré la relaxation de l'empire, ils étaient encore traumatisés par l'empire totalitaire dans lequel ils ont vécus dans la peur et la terreur. Là-bas, ils savaient qu'ils pourraient faire ce qui leur plait et comme bon leur semble mais évidemment rien n'allait se passer comme prévu et encore moins en affichant un pavillon francisquien sur leur bateau.

Ménélos : Attends, t'es sûr que le bateau tiendra jusqu'à Pharot?

Calius : Mais oui ne t'inquiète pas j'en suis sûr et puis de toute façon ce bateau ne consomme presque rien

Ménélos : À ta place je me méfierais. Attends-moi le temps que j'aille chercher un baril au cas où

Calius : Tu t'en fais beaucoup trop

5 minutes plus tard

Ménélos : Aide-moi à le porter à l'intérieur

Calius : C'est hyper lourd ce truc

Ménélos : Oui mais ça peut toujours nous servir si on tombe en panne en plein milieu de la mer

Calius : Si tu le dis. Bon tout est prêt?

Ménélos : Oui. C'est l'heure de la grande aventure et de la liberté! Fini les empires et la politique!

Calius : Comme tu dis oui

Leur grande aventure allait enfin pouvoir débuter après plusieurs semaines de préparation ils prenaient enfin la mer. Ils chantaient pour passer le temps et admirait la mer calme et brillante

Mélénos : Regarde! Une baleine!

Calius : Quoi t'en a jamais vu de ta vie?

Mélénos : Mis à part celle de Kotios, non

Calius : Celle de Kotios?

Mélénos : Mais oui rappel-toi. L'énorme baleine qui avait attirée tous les pharois à Kotios

Calius : Ah ouii! Enfin il y a quand même 3 adolescents pharois qui ont été arrêtés

Mélénos : On s'en fiche on a dit que c'était fini la politique

Calius : T'as raison n'en parlons plus

Mélénos : Sinon qu'est-ce que tu feras en premier quand on arrivera au Pharois?

Calius : J'en sais rien j'irais probablement voir à quoi ressemble le pays et toi?

Mélénos : Je pensais plus aller dans un bar pour voir si il y a vraiment des pirates

Calius : Tu ne compte pas devenir un pirate quand même?

Mélénos : Bien-sûr que non! Je ne suis pas fou non plus

Calius : Ah tant mieux

Mélénos : Mais c'est vraiment un pays anarchiste?

Calius : En vérité il y a bien un gouvernement mais on va dire qu'ils restent des pirates avant tout enfin en ce qui concerne certains membres ils ont le sang chaud

Mélénos : Comment ça?

Calius : J'avais lu dans un article de presse du Pharois que la ministre des armées avait tabassée deux hommes

Mélénos : Elle a du caractère celle-là

Calius : Oui mais ça reste très drôle

Mélénos : C'est vrai hahaha

Calius : Le Pharois a l'air si intriguant. Un pays libre et sans dirigeant qui pourtant ne subit aucunes tentatives de prises de pouvoirs et avec des citoyens qui ont tous l'air d'adhérer à l'idée d'un pays libre qui est leur foyer

Mélénos : Avec un léger fond de pirates qui prennent un peu trop la confiance et de terroristes?

Calius : Pourquoi est-ce qu'il faut toujours que tu brise l'ambiance?

Mélénos : Mais j'ai raison non?

Calius : Certes, mais ce n'est pas la majeure partie de la population

Mélénos : Les pirates ou les terroristes?

Calius : Non mais enfin! On a à peine quitter l'empire et tu te permet déjà de dire des choses pareil!

Mélénos : Je profite de la liberté avant l'heure

Calius : Oui et bien tu en profite un peu trop vite

Mélénos : Ça va ce n'est pas comme si des Pharois allait nous tomber dess-

Il semblerait que le marin avait parlé trop vite car leur pavillon avait attiré un bateau de pirates pharois prêt à les aborder

Calius : Excuse-moi mais tu allais dire quoi?

Mélénos : Rien. Je suggérais d'expliquer aux pirates qui ont l'air de vouloir nous accoster notre situation

Calius : Tu vas pouvoir leur expliquer alors

En un rien de temps, les pirates voyant que les deux marins étaient désarmés appelèrent leur capitaine afin qu'il prenne contact avec eux et débarqua sur le bateau des deux marins

Capitaine : Alors les fachos ça fait quoi en mer?

Mélénos : Alors en vérité nous ne sommes pas des fascistes hein puisque nous partons actuellement pour le Pharois afin de profiter de la liberté

Capitaine : Des francisquiens qui partent pour le Pharois?

Mélénos : Oui parce-que nous sommes lassés des empires et de la politique

Capitaine : Tu vas là-bas par intérêt pour ton pays donc?

Calius : Ce que mon camarade essai de dire c'est que nous allons rejoindre le Pharois afin de profiter de la liberté pouvoir faire ce que l'on veut comme bon nous semblent

Capitaine : Ahhh, vous voulez goûter à la liberté. C'est addictif, une fois là-bas vous aurez plus envie d'repartir!

Mélénos : Alors on peut y aller?

Capitaine : Non

Mélénos : Ah

Calius : Attendez, qu'est-ce que vous voulez au juste?

Capitaine : Ce que tout pirate veut : Des marchandises

Calius : Oui mais nous n'avons pas de marchandises nous. Nous partons simplement au Pharois

Capitaine : Alors donnez-moi une raison de pas vous faire abattre vu qu'vous m'servez à rien?

Mélénos : On est des compagnons de la liberté?

Capitaine : Mauvaise réponse

Calius : Attendez calmons-nous d'accord. Il y a une raison pour ne pas nous abattre enfin deux en vérité : D'abord, nous rejoignons le Pharois donc théoriquement nous serons bientôt nous aussi des citoyens Pharois et tuer un autre citoyen pharois qui cherche la liberté ce serait mal vu et deuxièmement on est officiellement toujours francisquien et tuer deux francisquiens en pleine mer ce serait déclarer ouvertement la guerre à un pays entier avec les récents évènements.

Capitaine : Tu sais comment parler aux gens toi. C'est d'accord mais si on se recroise avec des marchandises sur votre bateau je s'rais pas aussi gentil

Mélénos : Compris.

À la suite de cela, le capitaine regagna son navire et l'expédition en mer des deux marins pu continuer tranquillement jusqu'à la tombée de la nuit

Mélénos : Il fait nuit

Calius : Bonne déduction

Mélénos : C'est ça moque toi mais attendant il fait vraiment noir et j'y vois rien

Calius : Et bien peut-être que tu devrais allumer le projecteur?

Mélénos : Je n'y avais pas pensé

Calius : Et bien moi oui alors au travail je dois continuer à faire naviguer le bateau moi

Mélénos : D'ailleurs on pourra échanger?

Calius : Comment ça "échanger"? Tu n'es pas un enfant enfin

Mélénos : Oui mais je n'ai jamais commandé de bateau

Calius : Oui et bien si on peut éviter de couler ou de se tromper de cap cela m'arrange et de toute façon tu ne sais pas diriger un bateau

Mélénos : Rabat-joie

Après une discussion fort passionnante, Mélénos passa le reste de la nuit à dormir pendant que Calius dirigeait le bateau puis il réveilla Mélénos car ils approchaient du détroit

Mélénos : Quoi? Que se passe-t'il?

Calius : Nous approchons à grand pas du détroit

Mélénos : Et alors? Tu m'as réveillé pour ça?

Calius : Si on se fait attaquer je préfère que tu sois réveillé

Mélénos : Pourquoi on se ferait attaquer? Le passage du détroit est bien accordé aux francisquiens non?

Calius : Ce n'est pas le problème. Le problème c'est que malgré "l'apaisement des tensions" si j'ose dire, les tensions sont toujours existantes et ça ne m'étonnerait pas que des bateaux francisquiens ai été coulés ici après la guerre

Mélénos : Ce ne sont pas des sauvages non plus

Calius : Méfions-nous quand même. Si le Pharois est réellement le pays de la liberté cela veut dire que rien n'est interdit aux citoyens et aux pirates

Malgré des signaux lumineux en direction du bateau, les deux marins passèrent lentement et prudemment le détroit sans encombre, plus de peur que de mal

Mélénos : Tu vois je t'avais dis qu'il ne se passerait rien!

Calius : Oui mais mieux vaut être prudent. Ces signaux lumineux n'indiquaient rien de bon d'ailleurs

Mélénos : Mais non, tu te fais trop de soucis pour rien

La naïveté de Mélénos le perdra. Les signaux lumineux n'étaient pas pour intimider les deux marins mais bien pour les avertir d'un danger : La météo est très mauvaise et le vent s'est levé depuis déjà 1 heure et certaines vagues ont déjà atteint 1 mètre. Calius le remarqua très vite et changea de cap pour se rapprocha des côtes pharoises

Mélénos : Pourquoi je suis trempé?

Calius : Il y a eu une tempête au loin mais manifestement la mer s'est calmée

Mélénos : Tant mieux! Mais apparemment quand la mer s'endort le soleil se lève

Calius : On arrivera dans 2 heures maximum, tu auras tout le temps de te reposer

Mélénos : Je voulais surtout découvrir Pharot dès notre arrivée

Calius : Et bien tu profiteras de ton arrivée pour te reposer et découvrir tout ses mystères à ton réveil

Mélénos : Je hais officiellement les voyages en mer

Calius : C'est probablement le dernier que tu fais

Mélénos : J'espère bien!

Le bateau des deux marins franchit finalement le point le plus avancée à l'Est et Mélénos se réjouissait déjà d'arriver à Pharot alors que les bras de Morphée commençait a appeler Calius

Mélénos : On arrive bientôt?

Calius : Dans 1 heure grand maximum

Mélénos : À ton avis qu'est-ce qu'on trouvera à Pharot?

Calius : Premièrement un port, secondement des bars et troisièmement des pirates

Mélénos : Haha, très drôle

Calius : Plus sérieusement je ne sais pas tu le découvriras par toi-même

Mélénos : En tout cas pour un endroit réputé comme étant plein de pirates je trouve que c'est très vide

Calius : C'est aussi ce que je me dis mais je ne suis pas sûr de savoir si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle

Mélénos : Plutôt bonne non?

Calius : Peut-être

Après une discussion encore une fois très passionnante et plein d'émotion, les deux marins arrivèrent au port de Pharot et se reposèrent. 7 heures plus tard, ils se réveillent afin de profiter de la ville.

Mélénos : C'est ça le pays de la liberté? C'est moins beau que ce que j'imaginais

Calius : Je dois t'avouer que je suis...Confus?

Mélénos : Est-ce que je rêve ou c'est bien un poisson mort juste ici?

Calius : Ne restons pas ici et allons décrocher le pavillon du bateau

Mélénos : C'est déjà fait

Calius : Bien alors allons voir à quoi ressemble les bars Pharois

Ils entrèrent dans le premier bar qu'ils trouvèrent c'est-à-dire à 5 mètres d'eux afin de se faire servir à boire

Calius : Bonjour, je vais vous prendre une bière s'il vous plait

Mélénos : Une pour moi aussi s'il vous plait

D'un coup les chants et bruits autour de Calius et Mélénos stoppèrent immédiatement laissant place à un long silence. Mélénios chuchote à Calius:

Mélénios : Je ne suis pas sûr mais je crois qu'on a dû dire quelque chose de mal

Calius : Hum, un rhum alors je présume?

Les chants et musiques pirates recommencèrent comme si rien ne s'était passé pendant que le bar reprenait son ambiance festive

Barman : Apparemment vous v'nez pas d'ici vous

Mélénios : Oui on vient de l'emp-

Calius lui coupe la parole : On vient de Tapiolie, c'est à côté

Barman : Ahh je comprends mieux

Mélénios : Pourquoi tu m'as coupé la parole pour lui dire ça?

Calius : Si nous disons que nous sommes francisquiens ici nous finirons probablement à la mer alors il vaut mieux mentir sur notre pays d'origine

Mélénios : Bien, bien

Calius : On ferait mieux de sortir et d'aller voir ailleurs. Les bars pharois n'ont pas l'air si incroyable que ça

Mélénios : Où allons-nous?

Calius : Aucune idée, au Nord de la ville je pense

Mélénios : Bien alors allons-y

Sur le chemin, les deux marins étaient exaspérés de voir l'état de la ville qui semblait plutôt vide et..."moche"

Calius : Bienvenue dans le pays de la liberté

Mélénios : Ha ha ha. Très drôle. Tout sarcasme ne me découragera pas! Je suis venu ici en quête de liberté et si tu es ici c'est parce-que c'est ce que tu veux aussi

Calius : En vérité je suis ici par soif d'aventure ne l'oublie pas

Mélénios : Attends quoi?

Calius : Il est vrai que je me lasse de la politique mais quand je vois cette ville je me dis que Latios n'a rien à lui envier et au contraire

Mélénios : Mais et les libertés? Et le droit de faire ce qu'on veut?

Calius : Certes se sont des choses importantes mais le confort l'est aussi

Mélénios : Mais tu ne vas pas rester?

Calius : Oh si mais je retournerais régulièrement à Latios

Mélénios : Piqure de rappel : L'empire des isolationniste

Calius : Et alors? Ils laissent bien les bateaux avec le pavillon francisquien accoster non?

Mélénios : Ne plus suivre la politique ne veut pas dire ne plus suivre la presse, regarde ça :

Mélénios lui tend une déclaration du Ministère de l'Intérieur francisquien qu'il avait emporté comme souvenir

Décret du Ministère de l'Intérieur du 22/07/2004

Pour appuyer la volonté de l'empereur sur la sécurité de Kotios et affirmer l'isolationnisme du pays, le décret suivant promulgue officiellement l'interdiction aux bateaux contenant des marchandises d'accoster sur les ports des villes suivantes :

-Kotios
-Dédolias
-Rézus
-Thylium
-Titolios

Calius : Et donc?

Mélénios : Et bien tu ne peux pas accoster là-bas

Calius : Tu n'as pas appris à lire?

Mélénios : Comment ça?

Calius : Ton bout de papier dit que les bateaux contenant des marchandises ne peuvent pas accoster et le nôtre n'en contient pas

Mélénios : Et le baril?

Calius : Comment ça le baril?

Mélénios : Il est considéré comme une marchandise puisque tu l'as acheté

Calius : Certes mais ce n'est pas pour le revendre

Mélénios : Oui mais ça qu'est-ce qu'ils en savent dans l'empire?

Calius : Et bien je n'ai qu'à laisser la baril ici

Mélénios : Effectivement c'est possible

Calius : Bien. Du coup je disais que je repartirais régulièrement pour Latios

Mélénios : Et à quelle fréquence?

Calius : Une fois tous les 3 mois me semble raisonnable

Mélénios : Je suis sûr que tu ne voudras plus y aller un jour. Rappel-toi du pirate, il nous a dit que dès qu'on goûtait à la liberté on ne pouvait plus s'en passer ou un truc comme ça

Calius : Peut-être mais en attendant, Pharot me déçoit.

Mélénios : Peut-être que Pharot te déçoit mais il y a d'autres villes comme...hum...Helmi ou bien encore Majakka

Calius : Je le sais mais je ne m'attendais réellement pas à ça

Mélénios : Bien bien. Mais alors que faisons-nous?

Calius : Continuons de marcher et peut-être allons-nous trouver quelque chose d'intéressant

Mélénios : Il y a des pirates là-bas!

Calius : Oui et ils se battent. Je crois que nous n'avons définitivement pas la même notion de pertinence toi et moi

Mélénios : Oui mais il faut dire qu'il n'y a pas grand chose à faire non plus

Calius : Il faut dire que mis à part boi-

Calius fut interrompu par un tir qui était arrivé jusqu'à es pieds mais sans le toucher et d'un coup les deux marins se mirent à l'abris

Mélénios : C'était quoi ça?

Calius : Je n'en n'ai aucune idée!

Mélénios : Pourquoi on nous tire dessus?

Calius : Je ne sais pas je te dis!

À ces mots, des cris commencèrent à s'élever tels que "La fraternité!" "Courez c'est la fraternité!" "La guillotine!" et Calius comprit tout de suite ce qu'il se passait

Calius : C'est la fraternité! Ils ont dû nous reconnaître!

Mélénios : Mais on est pas des ennemis!

Calius : Oui mais nous avons un faciès de francisquien!

Mélénios : Mais pourquoi ils voudraient nous tuer?!

Calius : On est francisquien!

Un homme surgit derrière Mélénios et le saisit

Pirate : Toi tu viens avec moi ton ami aussi

En une fraction de seconde ils étaient embarqués dans un véhicule et ne savait pas où ils allaient. Pendant 1 heure ils sont restés dans le coffre d'un véhicule utilitaire avant de finalement descendre avec des pirates qui les attendaient et une femme habillée en capitaine

Pirate : Les voilà capitaine

Capitaine : Lâchez-les

Mélénios : Qu'est-ce que vous nous voulez?

Capitaine : Des informations et si tu ne parle pas, ta tête

Calius : Nous n'avons pas d'informations nous sommes simplement deux francisquiens qui ont fuit l'empire pour s'éloigner de la politique et pouvoir vivre librement une vie paisible

Capitaine : Et vous venez au Pharois? Vous entendez ça les gars?

Les pirates rit de toute part entendant Calius

Capitaine : Écoutez-moi bien les pigeons : Ici c'est le pays de la liberté mais la liberté c'est à double tranchant

Mélénios : Mais alors on est pas vraiment libre au Pharois?

Capitaine : Si t'as les moyens de te défendre tu l'es mais dans l'cas contraire t'as intérêt à reste sur tes gardes

Calius : Et donc qu'est-ce qu'on fait ici?

Capitaine : Il y a quelques semaines déjà un marin est parti du Vachengëld et a intégré l'armée francisquienne et depuis, plus rien. Il me faut cet homme

Calius : Attendez, en quoi on en saura plus que vous sur un homme parmi 12 autres millions ?

Capitaine : Il a obtenu la nationalité francisquienne et c'est pas courant, vous en avez forcément entendu parler

Calius : Oui mais nous ne savons rien d'autre

Capitaine : Alors fait ta prière

Mélénios : Attendez il y a forcément d'autres informations que vous pouvez nous donner pour qu'on vous disent qui il est?

Capitaine : Il a été emmené chez vous par 3 marins et il serait parti pour une expédition en Liétonne

Calius : La flotte du trésor

Capitaine : Ça t'reviens?

Calius : Oui, il a obtenu une entrevue avec l'empereur et a ramené des sommes colossales à l'empire

Capitaine : Il me faut son nom!

Calius : Je ne l'ai pas!

Capitaine : Écoute-moi bien le francisquien, tu ne vas parler à personne de cet homme sinon je te jure que je te retrouve et que tu finis à la mer, compris?

Calius : Oui

Après cet épisode, les marins repartirent tranquillement mais cette fois à Helmi pour visiter la ville et en se posant des questions sur pourquoi ils cherchent cet homme
1452
Helmi, le vent de colère bientôt une tornade?

La Fraternité des mers du Nord considéré comme un groupe terroriste par beaucoup de pays fait des ravages dans la mer du nord et principalement dans l'Empire Démocratique des États Latins Francisquiens. Alors que le Pharois Syndikaali s'est porté garant de la lutte contre le groupe terroriste, un vent de colère commence à monter à Helmi. La cause? L'Inaction du gouvernement Pharois. L'Empire Démocratique a récemment envoyé une lettre au responsable des affaires étrangères pharoises pour leur rappeler que leur inaction cause des préjudices à leur pays et principalement dans la ville de Kotios, point stratégique en mer du nord. Alors que les francisquiens réfugiés à Helmi grondent, des pharois se joignent à eux malgré leur haine des francisquiens car ils sont convaincus par une chose : Si le gouvernement n'agit pas, la situation finira par leur retomber dessus. La seconde raison est cette fois géopolitique et pourrait impacter beaucoup plus de gens et cette fois, à l'échelle mondial. Le Pharois Syndikaali n'a jamais caché que la ville de Kotios était un point stratégique en mer du nord puisque la ville relie la mer du nord et l'océan qui mène au continent de Paltoterra mais cela, la fraternité l'a bien comprit aussi et compte bien s'emparer de la ville mais alors si un groupe terroriste tel que la fraternité peut s'emparer d'une ville stratégique comme celle-ci, attaqueront-ils les grands bateaux cargo venu de Paltoterra jusqu'en mer du nord pour les piller? Est-ce que puisque le Pharois n'agit pas ils seront tenus responsable de la prise de la ville par le groupe terroriste? Pouvons-nous craindre une scission entre la mer du nord et l'Occident?
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L'article de presse qui ne passe pas

Alors que les manifestants semblaient apaiser leur colère après l'allocution du Doyen, les manifestations à Helmi reprennent mais pourquoi? La raison : Un journal souverainiste pharois et sa une qui ne passe pas.

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Sur la première de couverture du journal nous pouvons y voir un illustration d'un homme qui mange mais qui manifestement refuse "de manger du francisquien". Autre que l'interprétation d'un potentiel cannibalisme au Pharois, les manifestants francisquiens et les associations d'accueil de réfugiés n'ont pas du tout appréciés le message que le journal fait passer comme dans cet article :

Bien entendu, une certaine droite franciscophile, celle du Parti Populaire et du Cœur d'Albi, complice idéologique des anarchistes no-border, s'est empressée d'aller manifester aux côtes des nos "frères de la liberté" francisquiens... pour se faire ensuite péter la gueule par la racaille contre-manifestante. Des deux on ne sait laquelle est la plus ridicule. Sans doute que le citoyen Kaarle espérait capitaliser sur les votes de cette nouvelle diaspora bêlante ? Pour notre part, nous réaffirmons nos valeurs : le Syndikaali appartient au Syndikaali ! Nous n'avons pas vocation à nous en aller mater tous les petits chefs des mers du Nord dès que leurs peuples se mettent à pleurnicher. L'autodétermination est au cœur de la liberté humaine, les francisquiens feraient bien de l'apprendre une bonne fois pour toute.

Cet article a choqué et enragé les associations et francisquiens réfugiés qui a plus de 200 ont tentés d'envahir le quartier-général du journal "L'Action" à Helmi vers 13H. Les manifestants ont cependant très vite reculés car ils n'ont pas réussi à envahir le QG et des hommes armés commençait à se faire voir. En réplique, les manifestants ont eux aussi affichés toute sortes d'armes tels que des matraques, des battes et même pour certains des fusils. Heureusement les autres manifestants ont très vite reprit la situation en main en leur demandant de ranger leurs fusils. Après cela, des insultes ont fusées de tous les côtés contre le journal et la lâcheté de son rédacteur en chef qui n'ose pas se montrer.

Vers 14h, les tensions ont commencées à grimper d'un autre niveau puisque de nouveau, des fusils d'assauts ont pu se faire voir des deux côtés tandis que le nombre de manifestants augmentait et a franchi la barre des 300 manifestants réunis hurlant à l'insurrection contre le journal et en demandant la sortie immédiate du rédacteur en chef. À 14H30, un nouveau record est atteint : 350 manifestants. La situation commence à faire peur et craint de dégénérer mais des pirates venu du port sont intervenus pour calmer la situation et disperser les deux groupes, un soulagement pour les habitants autour.
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Merengrad, ville dangereuse

Durant la nuit du 03/08/2004, cinq poissonniers venus du Pharois Syndikaali, ayant ouvert leur magasin il y a peu, se sont fait arrêtés. Il était environ 23h. Depuis, un rideau de fer couvre l'entrée du magasin, choses rare en Lutharovie.

Les cinq poissonniers ont été emmenés dans un endroit inconnu, et il semblerait qu'ils soient accusés de faire partie d'un réseau clandestin du Pharois Syndikaali. Apparemment, ils se feraient interroger quelque part dans une petite datcha dans la taïga, où personne ne peut les trouver. Cette affaire a fait beaucoup de bruit, au point qu'elle est remontée jusqu'au Pharois Syndikaali. Les produits stockés dans le magasin de ces cinq poissonniers ont été confisqués et transférés dans un immense hangar dans le port de Merengrad.

Pour le moment, le gouvernement ne s'est pas encore exprimé à ce sujet.
La présence de la police politique a désormais doublé à Merengrad, et le port de Merengrad est désormais fouillé régulièrement par des militaires. Aujourd'hui à Merengrad, la présence de la police politique, cachée à chaque coins de rues, donne une atmosphère anxiogène à la ville.
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Les francisquiens d'Helmi convaincu par le PCP

Si les francisquiens sont de nature anti-bolchéviques dans leur pays, les francisquiens d'Helmi qui ont fuit les crises et leur pays ont toujours du mal à s'intégrer au Pharois et pourtant une lueur d'espoir semble éclairer leur visage avec les élections au ministère de la défense. Le PCP vient de déposer sa candidature au ministère de la défense et la candidate nommée "Citoyenne Fanni" a prononcée un discours qui leur fait espérer qui ne seront plus des ennemis :

Extrait du discours a écrit :
Camarade,

Ils ont dit "l'ennemi est Francisquien" et des Francisquiens nous en avons accueillis, sont-ils nos ennemis ?

En une phrase la citoyenne Fanni a déjà réussi à convaincre une centaine de francisquien que le PCP était désormais leur salut et qu'il faut à tout prix militer pour que celui-ci remporte l'élection et lui offre un avenir meilleur et une intégration totale.
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La campagne du PCP c'est pour toute la journée!


Et c'est reparti...Les francisquiens réfugiés à Helmi se font de nouveau remarquer et cette fois pour la campagne du PCP qui se présente au élections du Ministère de la Défense Pharoise. Pour rappel, la candidate a donnée une lueur d'espoir aux francisquiens lorsque dans son discours de campagne elle a affirmée que l'ennemi n'était ni lutharovien, ni Damann et ni francisquien. Une étincelle et le baril de poudre a explosé puisque vers 15 heures une manifestation de francisquiens a défilée pacifiquement dans les rues d'Helmi pour la campagne du PCP avec une grande distribution de tract comme ceci dans toute la ville et toute la journée :

https://nsa40.casimages.com/img/2021/07/12/210712035529896568.jpg

Pendant que les journaux et le gouvernement affirment que l'intégration des francisquiens se passe à merveilles, certains sont discriminés à cause de leur nationalité et on leur reproche d'être les complices du meurtre des 3 adolescents pharois exécutés sur le sol francisquien (décidemment on a pas fini d'en entendre parler). Le PCP d'un côté qui encourage les électeurs de gauche et les francisquiens déterminés et prêt à tout pour s'intégrer de l'autre, est-ce que le petit parti communiste obtiendra sa place au Ministère et une place au gouvernement?
1876
Bas les pattes malandrins !


"Bas les pattes malandrins !"

Quand le crépuscule s'installe sur les côtes jaguellites, qu'une douce brise fraîche traverse les ruelles et une fois que les villages somnolent profondément, c'est une véritable meute de demoiselles mais également de jeunes hommes qui, séduits par le charme dissident des Pharois et Pharoises, disparaissent dans l'ombre à pas de loup en direction du port le plus proche. En effet, un imposant trafic maritime s'effectue presque tous les soirs entre le village de Kanavaportti au Pharois Syndikaali et les côtes jaguellites, les séducteurs, coureurs de jupons et même les Pharoises entreprenantes se hâtent de retrouver la nuit leurs homologues jaguellites et parfois de les embarquer à bord de leurs voiliers ou zodiacs pour traverser les mers ou même les emmener au pays.

Ces élans amoureux ne font qu'inquiéter les pères et mères jaguellites qui de plus en plus fréquemment voient leurs enfants disparaître au petit matin. De plus, ces mœurs libertins qu'ont les Pharois déplaisent fortement aux locaux qui à l'inverse de ces derniers sont plus réservés et renfermés sur leurs idéaux catholiques. Les pères de famille, complétement agacés de l'influence que les Pharois ont sur la jeunesse jaguellite, ont alors décidé d'en passer aux armes (c'est souvent la seule solution à tous les problèmes pour les jaguellites). Quand la nuit tombe, ces hommes se dirigent vers le port, se cachent derrière les tonneaux ou sous les pontons et guettent quel petit titilleur Pharois viendrait accoster leurs filles ou fils. Et quand un badin arrive, ils le bombardent au fusil de chasse en espérant qu'il déguerpisse d'une traite et qu'il ne revienne plus jamais faire sa sérénade sur leurs côtes. Ces opérations violentes ont tout de même réussi à faire fortement réduire le nombre de jeunes Pharois venant perturber les ports jaguellites au clair de lune mais elles ne font que renforcer la polémique et les tensions entre le Syndikaali et l'Etat Jaguellite.

De plus, le gouvernement Jaguellite a peur pour sa jeunesse et peinerait à voir des soulèvements idéologiques dans le pays menés par les idées libertaires Pharoises qui s'y propagent.
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