24/03/2005
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Index du forum Continents Eurysie Pharois Syndikaali

[ENCYCLOPEDIE] Encylopédie du Syndicat des poissonniers

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Nous croyons que la démocratie de la république des lettres doit s'étendre à tout, jusqu'à permettre et à souffrir les plus mauvaises critiques quand elles n'ont rien de personnel; il suffit que cette liberté puisse en produire de bonnes. - d'Alembert


Table des matières :

  • I - Histoire
  • II - Économie
  • III - Industrie, éducation et développement
  • IV - Culture et divertissement
  • V - Entreprises, importation et exportation
  • VI - Géographie
  • VII - Symboles nationaux
  • VIII - Régions du Syndikaali
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I - Histoire (brève)


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  • Premiers peuplements de la péninsule


XVIIème siècle
  • 1795 : première révolution républicaine, celle-ci est un échec mais la Couronne d'Albi fait des concessions sociales tout en refusant le régime parlementaire
  • 1797 : deuxième révolution républicaine, le Royaume d'Albi devient une monarchie parlementaire
  • 1797-1801 : malgré les réformes, les crises ne disparaissent pas pour autant


XIXème siècle

  • 1801 : conflit entre la Couronne et le Parlement à propos de la liberté de la presse
  • 1802 : émeutes à la capitale, la Faculté d'Art se soulève, la famille royale est exécutée
  • 1802 - 1809 : guerre civile entre loyalistes et les différentes factions révolutionnaires, la capitale est coupée du reste du Royaume, les Républicains tentent d'abolir définitivement la monarchie en reprenant le contrôle sur le pays, les monarchistes souhaitent investir un cousin du feu Roi, de nouvelles factions socialistes voient le jour avec un seul objectif : la révolution prolétarienne.
  • 1809 : la faction monarchiste est écrasée par la coalition républicaine. Les socialistes tiennent la péninsule et Pharot, les républicains occupent le sud. La capitale est toujours aux mains de l'Université. Les belligérants signent un traité de paix et s'engagent à organiser des élections. Le Royaume d'Albi devient la République d'Albi.
  • 1810 : les élections donnent les Républicains gagnant, le camp socialiste dénonce des tricheries. Plusieurs attentats ont lieu contre des parlementaires, le conflit reprend. La Capitale déclare son indépendance mais aucun des deux camps n'a les forces suffisantes pour la reprendre.
  • 1812 : après deux ans de conflits, le camp socialiste est vaincu et rend les armes. Les meneurs sont exécutés mais pour tempérer la colère des puissants syndicats, de nombreuses mesures sont prises afin de satisfaire aux exigences populaires.
  • 1820 - 1821 : révolution socialiste, dit "la Grande Rouge", les leaders républicains sont obligés de fuir Pharot. Le conflit dure quatre mois avant que les forces révolutionnaires ne soient finalement écrasées.
  • 1821 : Rédaction de la première constitution afin d'inscrire une bonne fois pour toute le caractère sacré de la propriété privée et mettre fin aux prétentions socialistes. La République d'Albi devient la Confédération d'Albi et deux chambres sont crées : la Chambre des propriétaires et la Chambre Confédérale.
  • 1823 - 1831 : industrialisation et militarisation du territoire pour faire face aux appétits expansionnistes des voisins. Délaisser quelque peu l'économie de la mer pour l'industrie renforcer petit à petit l'influence des syndicats.
  • 1832 : cinq députés socialistes entrent à la Chambre des Propriétaires ce qui fait craindre à de nouvelles tentations révolutionnaires. Plusieurs leaders syndicaux sont arrêtés dont un parlementaire sous prétexte de dissidence. La fronde gronde dans les rues.
  • 1834 : le groupe socialiste obtient cinquante députés, les forces républicaines font voter une constituante pour un an, afin de protéger la République.
  • 1835 : c'est la signature de la seconde constitution.


XXème siècle


XXIème siècle
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II - Economie

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1) La pêche et l'économie de la mer

La pêche est une pratique historique de la région, autant pour les larges ressources en poissons dont elle dispose que de par la pauvreté des sols avec laquelle elle doit composer. D'abord activité vivrière pendant la première moitié du moyen-âge, l'essor de la demande en huile de baleine dès le XIème siècle a permis à l'ancien Royaume d'Albi de prospérer en faisant valoir sa position stratégique à proximité des eaux poissonneuses du nord et de commencer ses premières exportations, posant les bases de ses activités économiques à l'étranger. Ce pan traditionnel de l'économie a eu une telle importance dans l'histoire du pays qu'il a participé à en façonner le paysage : le terme Pharois, utilisé comme gentilé, est la dérivation du mot phare en vieille langue. Encore aujourd'hui, les côtes de la région sont piquetées plus que partout ailleurs de tours à feu plus ou moins bien entretenues.
Outre les baleines et les espèces uniques de poissons du grand nord, les Pharois n'ont pas tardé à recenser les principaux mouvements de migrations marines dans la région et l'organisation de l'année est depuis toujours façonnée à partir du calendrier des mouvements migratoires, plutôt que par celui des saisons. Historiquement la plupart des rites et des croyances d'Albi trouvent d'ailleurs leurs origines dans des savoirs traditionnels et parfois oubliés visant à exploiter au mieux les déplacements des grands bancs selon l'époque et le climat.

Largement conditionnée par le poumon économique qu'a toujours été la pêche en Albi, cette organisation du territoire tournée autour de l'exploitation du bord de mer a très tôt contribué à orienter la culture et les rapports de force au sein du pays. Ainsi l'intérieur des terres n'a été exploité que tardivement dans l'histoire, et les infrastructures telles que les routes ne sont apparus en masse qu'avec la révolution industrielle, presque en même temps que le réseau ferroviaire. De fait, c'est la voie de mer qui a joué un rôle prédominant dans le développement des infrastructures du pays : les bateaux suivaient les côtes en grand nombre, sachant pouvoir trouver tout au long de celles-ci des points de ravitaillement sûrs. Cette sur-exploitation des côtes a paradoxalement eu l'effet de faire apparaitre une forte activité de piraterie très tôt dans l'histoire, mais l'a également fait disparaitre dans cette région spécifiquement : outre que la plupart des navires se sont rapidement militarisés, entrainant pour chaque prise un lourd tribus à payer pour les pirates, le grand nombre de bateaux navigant dans ces eaux rendait assez difficiles les embuscades et la dissimulation. De manière générale les côtes d'Albi ont été assez vite bien connues et cartographiées de ses habitants.

Souvent, un phare cache une exploitation. Historiquement organisés en petites communautés familiales, les Pharois se sont disséminés tout le long de la côte, ne prenant le navire pour rejoindre les plus grandes agglomérations que de manière périodique pour les fêtes, les rites et le commerce. Le ravitaillement étant assuré par les nombreux navires marchands navigant au large, le phare - même modeste - est rapidement devenue un moyen de signifier sa présence depuis la terre, et sa volonté de commercer. Pour se faire, des signaux spécifiques ont été mis au point, indiquant au besoin un danger, un besoin en ressources, voire une invitation à déjeuner. De fait, de nombreux services sont devenus itinérants et la plupart des corporations de métier ne nécessitant pas un point d'ancrage précis ont pris la mer pour se proposer d'elles-mêmes aux habitants éparpillés sur les côtes. Notaires, médecins, artistes, jusqu'à l'exode rural du XIXème siècle il n'était pas rare de voir ces petits navires sillonner les mers en proposant leurs services à qui les demanderait. Encore aujourd'hui, cet esprit de petit indépendant s'est maintenu au sein de la société et si la pratique traditionnelle de partir en petit nombre à bord d'un navire pour proposer ses services est un peu en perte de vitesse, les Pharois continuent en masse de rejeter toute législation trop coercitive sur la manière de gérer leur business. De manière plus générale, la mer reste encore largement une zone permissive pour les travailleurs.

A l'époque, chaque famille possédait son propre navire personnel, allant de la petite barque à la galère pour les exploitations les plus nombreuses. Celle-ci permettait à la fois de défendre ses propriétés contre d'éventuels assauts venus de la mer, mais également de rester en contact avec les villages. Une famille au sens large pouvait désigner soit la cellule familiale intégrant jusqu'aux lointains cousins dans plusieurs demeures les faisant s'apparenter à des petits hameaux, soit à des ateliers, formes de proto-phalanstères organisés autour d'un propriétaire ou d'un maître artisan et de ses ouvriers et apprentis. Du fait de la faible démographie de la région, ces ateliers bien qu'isolés attiraient beaucoup de passage ce qui en assurait la prospérité. Tous ces lieux possédaient forcément un phare a proximité, qu'ils en soient propriétaire ou non, dont un gardien avait la charge de communiquer avec les navires à proximité, les guider, mais également de prévenir des attaques en donnant l'alerte. Les activités de piraterie restant toujours un danger potentiel, la plupart des fermes et ateliers un peu conséquents se sont fortifiés autour des phares ou d'une tour près des côtes, censés dissuader tout assaut.

Aujourd'hui, ce sont les fonds marins qui représentent l'une des principales richesses du Pharois Syndikaali. Le pays a rapidement profité de sa position stratégique pour implanter ses plateformes off shore un peu partout dans la mer du nord dont elle exploite les ressources en hydrocarbures et se fournit en électricité grâce à l'hydrolien.


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2) L'agriculture et l'économie de la terre

Dans l'histoire des Pharois, l'exploitation de la terre a toujours été perçu comme une béquille nécessaire mais peu glorieuse. Ne pouvant naturellement ne se nourrir que des produits de la mer, les pêcheurs ont toujours dû compter sur les légumes, racines et quelques arbres fruitiers que propose leur territoire relativement peu fertile. Perçu comme une activité avilissante, contrairement à la navigation, les populations d'agriculteurs ont les premiers temps de la Royauté été asservies par les pirates et habitants des côtes. Si l'esclavage fut aboli au cours du XIIème siècle, la mauvaise réputation des fermier et éleveurs persiste encore dans l'imaginaire collectif, en faisant une population défavorisée et souvent mise à l'écart des politiques publiques et des infrastructures du pays. De manière générale, les Pharois ont toujours préféré la consommation de poisson, d'algues et de fruits de mer à celle des viandes d'élevage, impactant d'autant leur commerce intérieure et leur gastronomie.

La révolution industrielle a toutefois participé à rebattre les cartes avec une montée en gamme de la production des ateliers - quoique qu'ils soient déjà moins mal considérés que les exploitations agricoles - et bientôt la reconnaissance de l'intérêt stratégique de l'industrie lourde et civile. Les pôles urbains se sont densifiés et les navires bénéficiant directement des nouvelles technologies et infrastructures, le regard des gens de la mer sur ceux de la terre n'a cessé de se pacifier au cours des deux derniers siècles. Toutefois, des résistances existent encore, certains pointant du doigt les méfaits de l'industrialisation et l'abandon des modes de vies et de représentations traditionnelles.

S'il existe encore aujourd'hui des ateliers indépendants sur les côtes, ce sont souvent des petits artisans travaillant dans des locaux modestes et pour des besoins très spécifiques (art, artisanat traditionnel, services de niche, etc). La plupart des usines et donc de leurs ouvriers sont désormais dans les grosses villes où elles bénéficient d'un haut niveau de confort et d'infrastructures adaptées à leurs besoins. Exception notable toutefois des activités militaires et scientifiques d'Etat, ces dernières ayant souvent été installées dans des lieux plus isolés, afin de bénéficier de la discrétion dû à l'éclatement du territoire.

L'agriculture et l'artisanat ne sont pas les seules activités terrestres historiques. Le Royaume d'Albi a toujours eut un grand besoin en bois pour ses navires et ses bâtiments, traditionnellement construit dans cette matière, ainsi que pour se chauffer, le climat étant particulièrement inhospitalier dans certaines régions du monde. L'industrie forestière est un monde encore aujourd'hui un peu à part du reste de la société, au point de développer ses propres légendes et mythes. Coupées du monde, enfoncées dans les terres boisées, les communautés de bûcheron ont toujours gardé une certaine indépendance vis-à-vis de la couronne et aujourd’hui du pouvoir central, dont la force militaire se concentrait majoritairement sur les mers. Capables de se défendre et surtout vitaux à toute l'économie traditionnelle, ils ont toujours bénéficié de privilèges fiscaux et il leur a été garantit une certaine autonomie dans l'élaboration de leurs lois et la gestion des conflits et crimes au sein de leurs communautés. Dans l'esprit des Pharois, les bucherons gardent en effet cette réputation ambiguë, à la fois sauvage et fascinante, barbare et indomptable.
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III - Industrie, éducation et développement

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Technologies et libertés

Conscient de son poids démographique limité, le Pharois Syndikaali a profité du dernier siècle pour développer son industrie et ses technologies de pointe. Historiquement concentré sur la mécanique, la biologie et la géologie, des disciplines utiles à l'exploitation des vastes ressources poissonnières du pays, ce dernier s'est récemment concentré sur la puissance de ses télécommunications et a encouragé la formation et l'innovation dans le domaine informatique. Ne pouvant bénéficier d'une armée de travailleurs capable de rivaliser avec les populations des autres nations, le Syndicat poursuit une stratégie de maximisation de la productivité de chacun de ses travailleurs. Si cette volonté des pouvoirs publiques s'est plusieurs fois heurtée à la résistance de ses citoyens, farouchement indépendants, certains secteurs ont tout de même trouvé matière à s'arranger avec la mentalité pharoise. Ainsi l'avènement d'internet et de ses idées libertaires a permis de relier pour la première fois quasiment toute la jeunesse du pays. Le Gouvernement ayant fait de massifs investissements dans les ordinateurs et le réseau, chaque Pharois s'est vu offert la possibilité de se connecter au monde. Aujourd'hui presque tous les citoyens savent se servir d'un ordinateur et les pouvoirs publiques poussent à l'informatisation des démarches administratives pour mieux les centraliser. Les nombreuses réticences et suspicions quant au respect des libertés individuelles ont néanmoins matinées les débats et décisions politiques sur ces questions, de sorte que le Gouvernement s'est engagé à rendre transparents la plupart de ses logiciels et accorde aux citoyens un contrôle total sur leurs données.

La présence de nombreux phares sur la côte a permis un rapide déploiement des antennes et radars sur tout le territoire. Outre proposer une connexion internet puissante à chaque citoyen, le Syndicat entend sortir son pays de son isolement géographique certain en le reconnectant au reste du monde pour y faire entendre sa voix. Cela a toutefois un prix : celui de l'exposition. Afin de se prévenir contre toute offensive étrangère hostile, quelle soit militaire ou dématérialisée, le Pharois Syndikaali mise en grande partie sur la protection de ses données contre toute forme d'espionnage et de piratage ainsi que sur une grande connaissance des activités de ses voisins. Depuis longtemps conscient du caractère assez incontrôlable des activités en mer, son réseau radar entend dans les prochaines années pouvoir suivre à la trace les déplacements des navires dans ses eaux territoriales et à proximité. Si certaines voix commencent à s'élever contre ce projet, arguant qu'il s'agit d'une atteinte aux droits fondamentaux, nombreux sont également ceux qui jugent ce projet nécessaire pour la sécurité du pays.



Retards et rattrapages

Longtemps considéré comme un pays relativement mineur sur la scène internationale, du fait de son faible poids démographie, de l'aridité de son territoire et de son isolement géographique, le Syndikaali accusait un retard technologique certain au début de la révolution industrielle, d'autant plus difficilement rattrapable que ses citoyens firent beaucoup de résistance à l'entrée dans la modernité. Au cours du XIXème siècle, malgré les nombreux troubles politiques que connut le pays, ses dirigeants tentèrent parfois à marche forcée de rester dans la course scientifique afin de préserver la sécurité du territoire nationale contre toute velléité belliqueuse étrangère. Jouant sur son isolement, le Syndikaali fit au cours de ce siècle le choix de miser sur sa marine de défense dans le but avoué de sécuriser ses possessions en mer du nord et repousser toute offensive militaire par la mer. Le développement de la biochimie afin d'améliorer la qualité des sols fut également encouragé, sans compter une grande énergie accordée à la métallurgie afin de se doter rapidement d'une industrie lourde rentable et fonctionnelle.

Au cours du XXème siècle, le priorités changèrent quelque peu avec l'essor des nouvelles technologies. Cette fois, le Syndikaali comptait bien faire la course en tête tout en cherchant à préserver la mentalité traditionaliste et indépendante de ses citoyens. Toutes ses tentatives pour établir de grands laboratoires de recherche publiques très planificateurs et dirigistes se heurtant généralement à un faible enthousiasme de la population, le soin de la recherche fut laissé en autonomie par les autorités qui débloquèrent tout de même de large fonds pour les financer. Les bourses à l'éducation se démocratisèrent et vont désormais de soi. C'est au cours de la deuxième moitié du XXème siècle qu'inspiré par l'exemple de ses voisins et pris dans les débuts de la mondialisation, le Syndikaali entreprit une politique de "libéralisation stratégique" du secteur de l'éducation, voyant fleurir de nombreuses écoles autogérées un peu partout sur l'île et censée répondre aux spécificités de chaque enfant au mieux. Certaines se concentrèrent sur les apprentissages manuels, d'autres sur l'art en d'autres enfin sur les matières plus scientifiques, s'adaptant à la grande diversité des profils de la jeunesse Pharoise. Le tout supporté par une politique publique de financement payant presque l'intégralité des études des enfants afin de ne laisser personne sur le carreau.
Ces politiques généreuses furent permises à l'époque par la non-prétention du Syndikaali à faire la course en tête avec les autres superpuissance du monde, préférant investir dès à présent pour un rattrapage dans l'avenir. Les premiers résultats commencent à se voir actuellement, le Syndikaali a connu un grand essor scientifique ces dernières années et possède l'une des population les plus éduquées au monde ce qui lui permit de revenir dans la course avec les autres nations pourtant plus grandes et plus peuplées.
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IV - culture et divertissement

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La culture : une histoire très politique

L'histoire de l'industrie culturelle Pharoise est intimement liée à son histoire politique et notamment à la présence de la plupart des grandes universités historiques de la Couronne d'Albi dans son ancienne capitale, la cité d'Albigark. Au moment de la révolution, celle-ci déclara en effet son indépendance vis-à-vis des autres factions et sous l'influence des étudiants de la Faculté d'Art dans l'idée de former une ville libre, tournée autour de la culture, des arts et du savoir. Devant l'ampleur du conflit en cours, les différents camps révolutionnaires concédèrent cette autonomie afin de ne pas multiplier les fronts et signèrent finalement la première constitution de 1821, entérinant par la même occasion les frontières actuelles du Syndikaali (à l'époque la République Pharoise).

Physiquement privé d'une partie de son intelligentsia, le nouvel état choisit dans un premier temps de conserver des liens étroits avec son ancienne capitale, malgré les décisions particulièrement modernes et audacieuses de celle-ci pour l'époque. Ainsi, le Pharois Syndikaali a durant les deux derniers siècles en quelque sort délégué une part de sa production culturelle à cette petite enclave qu'est la cité libre d'Albigark. Frontières poreuses et accords commerciaux profitables ont forgé une entente solide, encourageant la jeunesse pharoise à "s'expatrier" si le mot est permis dans le micro-Etat tout entier consacré à l'art et aux études. De son côté, le Syndicat se concentrait plutôt sur la recherche en sciences de la nature et son développement militaire et industriel.

De fait, pendant longtemps la culture Pharoise non-traditionnelle lui est parvenue comme par le biais d'un filtre, ce qui eut à la fois le grand avantage de laisser sa jeunesse très indépendante, encourageant chez elle le développement d'une grande curiosité intellectuelle ainsi que d'un certain amour de l'auto-gestion et de la liberté, mais créa une sorte de fracture entre deux sociétés. Celle lettrée et raffinée de l'ancienne capitale et celle plus traditionaliste et bourrue du Syndicat. Sans parler de complexe d'infériorité, il y eut ainsi une forme de délégation de la production culturelle destinée à l'internationale, à la ville d'Albigark, le reste du territoire se contentant de poursuivre ses traditions spiritualistes et païennes, relativement isolé du reste du monde qu'il découvrait par le truchement de son intelligentsia littéraire.



Spiritualité et culture insulaire


Si le territoire de l'ancienne Royauté d'Albi est techniquement une presqu'île, les Pharois ont tout de la mentalité insulaire : isolationnistes, fiers et indépendants, ils ont développé au cours de leurs longues années d'isolement une culture à part entière, très distincte de ses voisins et faisant figure d'étrangeté dans le reste du monde. Amoureux de la mer, du froid, des glaciers et des paysages austères mouchés de pins, s'est naturellement développé tout une mythologie centré autour de la dualité de la nature (terre et mer), de ses dangers et de ses mystères. Fascinés par les profondeurs et ses créatures marines, les Pharois considèrent les fonds marins comme des territoires magiques où tout ou presque peut arriver. Ainsi les disparus en mer ne le sont pas forcément, on dit qu'ils peuvent parfois revenir, couverts d'or et de pouvoirs, après avoir vécu des années dans des palais abyssaux. Tout ce qui y vit n'est pas forcément pacifique néanmoins, monstres marins, serpents et créatures sortant des flots à la nuit tombée pour surprendre les dormeurs dans leurs lits sont autant de légendes traditionnelles que se racontent les Pharois de générations en générations.

Ces légendes ont petit a petit pris la forme d'un panthéon très vaste et ordonné par des ministres du culte : les prêtres abyssaux. Cette Eglise païenne connu son âge d'or entre le VIIIème siècle et le XIVème siècle. La chute de la monarchie et l'avènement des idées rationnelles des Lumières marqua le début de son déclin. Aujourd'hui, le panthéon est avant tout folklorique et les ministres du cultes se comptent à moins d'une centaine sur tout le territoire. Cela n'empêche pas le Syndicat et ses citoyens d'accorder une grande affection à ce qu'ils jugent appartenir à leur culture et faire partie de leur héritage. Ainsi les pêcheurs se montrent encore particulièrement superstitieux au moment de partir en mer et de nombreuses activités artisanales consistent à sculpter des talismans protecteurs en ivoire et os de baleines pour préserver les marins des dangers inconnus de la mer. Quand l'un d'eux se perd ou meurt noyé, il n'est pas rare de voir imputer son accident à quelque créature ou phénomène magique inconnu des hommes. Il s'est à plusieurs reprises trouvé des rationalistes, jusqu'au gouvernement, pour tenter de lutter contre ce que certains qualifient de "folklore morbide et envahissant" mais ces tentatives de réformes moralisantes se sont toujours heurtées à une vive hostilité de la part de la population et aujourd'hui l'intelligentsia pharoise se contente de se faire discret à ce sujet.



Industrie culturelle contemporaine

Les Pharois ne sont néanmoins pas restés de rudes et superstitieux pêcheurs jusqu'à aujourd'hui. La mue s'est principalement opérée au cours du XIXème et XXème siècle avec l'industrialisation du pays et l'évolution des rapports de force traditionnels. Bien que l'essentiel de ses centres artistiques soient encore délégués dans l'ancienne capitale, l'attrait des Pharois pour les nouvelles technologies les a poussé à innover dans plusieurs domaines allant du modélisme à la robotique. Pionniers en ce qui concernait les automates et les maquettes au cours du XIXème siècle, ils exportent encore aujourd'hui des miniatures fabriquées traditionnellement et représentant au choix des navires, trains ou villes entières reproduites à petite échelle. Globalement, l'artisanat de pointe, favorisé par la résistance de la société à la centralisation de l'industrie dans ses grands pôles urbains, a permis de conserver des savoirs-faire anciens qui aujourd'hui sont mis en avant par l'industrie du tourisme.

Avec l'avènement des nouvelles technologies et d'internet, les arts traditionnels que sont le théâtre, la musique, la peinture ou la littérature, autrefois réservés à l'enclave d'Albigark, se sont trouvés concurrencés par le cinéma, la photographie et aujourd'hui le jeu vidéo. La démocratisation des arts s'est donc fait à marche-forcée au cours de la fin du XXème siècle au Syndicat, provocant une explosion créative notable, comme si besoin était de rattraper le retard accumulé. De grandes politiques publiques sont encore actuellement en cour afin de rendre accessible l'industrie culturelle à tous les citoyens, malgré leur isolement sur le territoire.



Influence à l'étranger

Les Pharois sont plus curieux que conquérant de nature et n'ont jamais véritablement cherché à exporter activement leur culture. En fait, il s'agit d'un mélange de désintérêt pour la mondialisation du fait de leur mentalité isolationniste, et d'une forme d'humilité, jugeant que leur folklore très spécifique n'a de sens que pour eux-mêmes et serait moins accepté par les autres pays. Enfin, le rayonnement d'Albigark tend à éclipser le reste du pays qui le vit plutôt bien, faisant preuve de fierté par procuration des succès de l'enclave.

Il existe bien quelques romanciers et réalisateurs à succès qui ont pu être remarqués à l'internationale mais globalement le pays reste surtout connu pour sa scène indépendante et ses productions un peu perchées et atypiques, difficilement grand public.
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V - Entreprises, importation et exportation au Pharois Syndikaali

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Merenelävät

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  • Merenelävät, première entreprise de pêche au Pharois Syndikaali fait partie des fleurons de l'industrie au niveau mondiale. Implantée dans la plupart des pays de la région, elle cherche à s'imposer sur le marché en capitalisant non-seulement sur la marque Pharois Syndikaali mais également sur des produits haut-de-gamme pour se démarquer de la concurrence. Coopérative historique, sa fondation remonte au XIIIème siècle et trouve son origine dans l'alliance entre les autochtones des îles du Nord et les aventuriers et colons pharois venus s'installer dans ces régions inhospitalières. Depuis, Merenelävät assure continuer de porter des valeurs de transparence, de démocratie et de solidarité, s'inscrivant par ce biais dans le récit national fondateur de la région d'Albi post-royauté.

  • Si la marque fait figure d'entreprise parfaitement respectable à l'étranger, capitalisant sur la réputation d'excellence des pêcheurs du Syndikaali et la qualité des espèces de poissons qui habitent dans ces eaux, elle possède également un pan plus sombre frisant régulièrement avec des caractéristiques mafieuses. Le milieu des dockers n'étant pas un monde d'enfants de cœur et la culture entrepreneuriale des Pharois étant largement inspirée de la piraterie, Merenelävät s'est largement implantée sur les côtes de la région où elle étend son influence grâce à des pratiques relativement sulfureuses. Intimidation, rackette et sabotages n'en sont que des exemples parmi d'autres.

    Comme souvent sur ces questions, le gouvernement du Syndikaali reste muet, niant toute connaissance de ces activités.





La Petite Boutique de Savonnettes - à base de graisse de phoque

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  • La PBS est une entreprise historique implantée sur le côte nord pharoise et particulièrement active sur le détroit. Moins que ses produits, c'est son activité commerciale agressive qui a fait sa réputation, ayant des intérêts avec les principaux pirates de son époque, elle a pu se constituer une flotte de combat privé capable de littéralement étouffer la concurrence sur le marché de la graisse de phoque, nécessaire pour la production de savons pendant la deuxième moitié du XVIIIème siècle. Ayant frappé très fort et très vite, la PBS se trouva dans une situation de quasi-monopole ce qui lui permit de faire flamber les prix, entrainant la "crise de l'hygiène" dans les années 1780 ce qui conduit la Royauté d'Albi à prendre les armes contre l'Armada des savonniers. Celle-ci fut vaincu au large d'Helmi et on dit qu'en coulant les navires étaient tellement remplis de savons que la mer moussa pendant des jours.

  • Nationalisée à cette occasion puis privatisée un siècle plus tard par le gouvernement Républicain, la PBS a gardé une culture commerciale martiale que certains qualifieraient de quasi-piraterie, décourageant largement les petits indépendants à se lancer dans la chasse au phoque à visée lucrative.
VI. Géographie


1. Territoire historique d'Albi

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Territoire de la Royauté jusqu'à la Révolution de 1821.


2. Démographie

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Nombre d'habitants par régions (dernier recensement mai 2004).


3. Territoire maritime

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Note : la zone au large de la Lutharovie est une zone économique exclusive faisant l'objet d'un accord commercial spécifique.
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VII - Symboles nationaux


1. Le Silmä

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Silmä signifie "l’œil" en vieux Pharois. Le drapeau représente en effet une vue sur la banquise de nuit, à travers la lunette d'une longue vue. C'est une fusion entre l'ancien drapeau d'Albi, bande noire sur bande blanche à laquelle fut rajoutée le cercle orange, signe de ralliement des brigades citoyennes aux forces républicaines pendant la Révolution de 1820. La couleur noire évoque officiellement l'obscurité du tube de la lunette mais il est de coutume de dire qu'il s'agit simplement d'une variante d'un drapeau pirate.



2. Lumi-unelma



Ce morceau de musique contemporaine a été offert par Albi au Pharois Syndikaali alors que celui-ci ne possédait aucun hymne officielle jusqu'en 2002. La raison historique à cette absence était l'impossibilité des centaines d'équipages et de capitaines à s'accorder sur un chant qui fasse l’unanimité. Lumi-unelma "le rêve de neige" est censé être la représentation mentale d'un pharois perdu en mer depuis des semaines et qui, en voyant soudain tomber la neige, comprend que les côtes ne sont plus très loin et qu'il sera bientôt sauvé. C'est une musique d'espoir et de mélancolie. Il n'y a pas de paroles connues.



3. "Nous illuminerons"


"Nous illuminerons" est la devise nationale du Syndikaali et fait référence à l'organisation sociale et économique du pays autour de ses tours à feux et phares. Longtemps, la pointe du Syndikaali a été la dernière lumière pour les pêcheurs avant les mers glacées du nord-est et un certain folklore autour de la mission de guidage des navires perdus s'est développé, convainquant les Pharois qu'au milieu de la tourmente, s'ils restaient fidèles à eux-mêmes, ils pourraient tenir bon et servir de bouée de sauvetage aux nations idéologiquement perdues.



4. Le grand albatros

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Animal national du Syndikaali, c'est un oiseau pêcheur que l'on trouve fréquemment sur les côtes pharoises. Il est l'emblème national de la Royauté d'Albi depuis le XIIIème siècle intronisé par l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle dynastie. Ce choix date donc d'avant la grande exploitation que fit le pays des baleines des mers du Nord, expliquant le non-choix de cet animal comme emblème.
Il est également à noter que le Syndikaali utilise l'ours comme symbole de son ministère des affaires étrangères. L'origine de ce choix remonte apparemment à l'élection en 1943 du Capitaine Heikki "ours zazou" qui incarna pendant vingt-sept année la diplomatie pharoise et avec suffisamment de succès pour la marquer de son propre emblème. L'aura de l'ours zazou était si grande à son décès qu'on préserva le bandeau afin qu'elle continue à rejaillir sur ses successeur. La tradition est depuis restée.
VIII - Régions du Syndikaali


Le détroit

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Le détroit est le principal poumon économique du Syndikaali. Porte d'entrée entre les mers de l'ouest et de l'est, c'est une voie maritime fréquentée sur laquelle le pays prélève une taxe. C'est un passage relativement sûr du fait des nombreux pays ayant des intérêts sur place et la forte concentration maritime qui empêche la plupart des attaques discrètes. Le détroit est fermé par les deux villes de "la mâchoire" : Pohjoishammas et Etelähammas "la dent du sud" et "la dent du nord". Ces deux cités portuaires particulièrement cosmopolites et indépendantes ont rejoint le Syndikaali au cours du XIXème attirée par des promesses d'indépendance économique mais également afin de s'attirer la protection du vaste réseau de piraterie et de contrebandiers qui prospérait dans la région. Aujourd'hui, Etelähammas est une petite ville tranquille fortement marquée par la culture tapiolienne mais Pohjoishammas conserve cette réputation sulfureuse de ville tenue par les mafias et propice aux petits trafics en tout genre, se situant stratégiquement au milieu de deux mondes.



La côte nord

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Historiquement, la côte nord a toujours été moins développée que la côte sud. Région de pêcheurs principalement mais également beaucoup plus vulnérable aux raids pirates qui s'étaient installés dans les mers du nord, elle a en plus dû pâtir de son éloignement de la capitale royale : Albigark et de ses centres économiques et culturels. Aujourd’hui, la côte nord reste encore un endroit moins habité et aux infrastructures plus vétustes bien que la principale cité de la région, Helmi, contribue à son rayonnement et favorise le commerce et les emplois. Plutôt rurale hormis dans sa poignée de centres urbains, son orientation tournée vers les mers gelées en a fait un lieu mâtiné de superstitions et de possibles. Considérée comme moins civilisées que le sud, elle est avant tout un vivier de pirates et de contrebandiers en continuant d'entretenir cette culture populaire et ces imaginaires faits d'aventure et de danger.



La côte sud

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La côte sud s'est pendant longtemps organisée autour de la capitale, Albigark, dont la prospérité économique ruisselait naturellement sur les environs. L'indépendance de l'enclave n'a pas vraiment arrêté cette dynamique mais l'a modifié. Certes Albigark ne bénéficie plus dans la région d'un rayonnement aussi hégémonique qu'elle a pu l'être par le passé, mais son isolement la rend dépendante des terres agricoles autour et du commerce avec Pharot et Kanvaportti ce qui contribue largement à enrichir les travailleurs de la région. Historiquement la côte sud a toujours été plus sécurisée que la côte nord, du fait des armées impériale mais également du peu d'endroits où se dissimuler pour porter des attaques pirates. Cet environnement plus serein a largement contribué à l'essor d'une bourgeoisie marchande puis industrielle au XIXème siècle qui a toujours privilégié ce territoire au reste du Syndikaali. La proximité du riche Génevier continue encore de prolonger cette tendance et la côte sud accueille le siège des principales compagnie pharoise en plus d'être bien plus peuplée.



La langue

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La langue est, après les alentours de Pharot et d'Albigark, le territoire le plus prospère du Syndikaali. Bénéficiant de la proximité de la Tapiolie et du Genevier entre lesquels elle forme le seul pont terrestre, c'est une zone particulièrement cosmopolite, touristique et commerciale. Kanavaportti, "la porte du canal" possède, comme son nom l'indique, un long canal historique classé au patrimoine du pays, qui relie la mer centrale avec les mers de l'est en évitant le passage (plus austère) par le Détroit. Si le bénéfice commercial de la zone était particulièrement lucratif au cours du XVIIIème et XIXème siècle, la taille de plus en plus imposante des porte-conteneurs a limité l'usage du canal qui s'est petit à petit transformé en lieu d'agrément. La ville en elle-même est particulièrement belle, avec un magnifique cœur historique tranchant largement avec les infrastructures fonctionnelles et bétonnée du reste du pays.



Les îles du nord

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Les îles du nord ont été colonisée plus tardivement par la royauté d'Albi, au cours du XVIème siècle. La plupart ne présentaient jusque là aucun intérêt économique avant que l'essor de la pêche à la baleine rendre utile de posséder des ports dans la région. Rapidement investies par les pêcheurs pharois, de nombreuses petites villes s'y sont développées majoritairement au XVIIIème et XIXème siècle. Le lent déclin du commerce de l'huile de baleine ainsi que le développement de la puissance des moteurs des navires permettant d'effectuer plus vite et plus sûrement de longues distances en mer a poussé les pharois à progressivement déserter ces îles assez inhospitalières et dangereuses. Aujourd'hui, elles sont donc essaimées de nombreux ports fantômes servant de planques pour les pirates sévissant dans la zone ce qui leur a donné la réputation d'être particulièrement mal famées. Seule ville encore d'envergure : Valaideportti, bien que sa population tende elle aussi à décliner, laissant à l'abandon de vastes quartiers, elle se maintient à flot en devenant un relais commercial pour la République de Makt ainsi que pour les travailleurs des plateformes off shore qui y résident à l'année.
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