06/08/2004
22:03:24
Index du forum Continents Eurysie Pharois Syndikaali

[PRESSE] Brèves de presse, pour une actualité toute en objectivité

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Journal éternellement souverainiste :
Parce que les valeurs ne se négocient pas




  • Manifestations historiques partout dans le pays !

Très large mobilisation de nos camarades à Helmi, Pharot et Kanavaportti hier, le 24 mars, à l'appelle de l'Alliance Septentrionale, du Cœur d'Albi et du Parti Meremme. Droite ou gauche nous avons su dépasser les clivages pour faire valoir la seule chose qui compte véritablement : la souveraineté du territoire d'Albi, pour les Pharois, par les Pharois ! C'est plus de 200 000 de nos concitoyens qui ont défilé dans les rues pour rappeler que notre intégrité territoriale ne doit pas être laissée entre les seules mains d'une petite élite dirigeante. Que toute prétention de ce gouvernement à rogner sur notre héritage ancestral est illégitime et qu'au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et d'un territoire conforme à leurs frontières naturelles, ce Gouvernement se place de fait dans l'illégalité nationale et internationale.



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Photo prise à Helmi par nos camarades de la ligue.


Malgré les compromissions des partis au pouvoir, en nous mobilisant massivement hier nous avons su réaffirmer notre désir farouche de retrouver une Albi réunifiée, construite autour de nos valeurs traditionnelles qui ont fait jusqu'alors notre succès et notre fierté.

Le schisme de la révolution a creusé une plaie béante dans notre territoire, nous privant des deux tiers de nos terres historiques. Alors que la Couronne s'étendait autrefois sur un espace beaucoup plus vaste, le fractionnement républicain ne finie par de nous affaiblir et nous empêche de faire pleinement entendre nos voix à l'internationale. Nous ne laisserons pas l'idéologie fédérale morceler notre héritage, la région d'Albi ne saurait se laisser disséquer par des apprenti-sorciers légalistes, pourris d'idéologie libérale et individualiste. La nation est notre mère à tous, elle nous dépasse et nous élève, ne nous abaissons pas à accepter ce morcellement juridique qui nous sépare de nos frères de culture finnoise !

Également, nous réclamons immédiatement de plus amples justifications de la part de ce gouvernement pour avoir autorisé l'implantation du Walserreich sur les terres historiques de la Couronne ! Nous demandons en plus le rattachement des provinces d'Albi et de la ville d'Albigark au Pharois Syndikaali sans délais, de sorte à une fois pour toute panser les fractures de la révolution. Albi est notre territoire historique, notre patrimoine, les Pharois et Pharoises doivent le revendiquer haut et fort sous peine de le voir tomber entre des mains illégitimes !

Nous citoyens Pharois, considérons le respect de nos traditions et de nos droits comme fondamental. A ce titre nous refusons tout pouvoir délégatif au Gouvernement du Syndicat prétendant à tolérer l'amputation de notre territoire historique. Celui-ci existe pour le peuple et par le peuple, sans distinction de frontières autres que celles naturelles de notre Nation.

De prochaines manifestations sont prévues dans les prochains jours, soyons encore plus nombreux pour leur montrer notre détermination.
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L'économie est un jeu dangereux
Autant en connaitre les règles.


  • Chômage des pêcheurs : comment éviter le décrochage du Syndikaali "d'en bas" ?

- L'édito éco avec le Citoyen Pertti, Pertti aujourd'hui un taux de chômage de plus en plus haut dans le secteur de la pêche, votre analyse ?

- Oui, on le sait, le Syndikaali fait figure d'originalité parmi les autres démocraties libérales ouvertes à la mondialisation. La volonté très forte de nos citoyens de préserver leur économie traditionnelle sans pour autant recourir à des interventions étatiques et du protectionnisme a créé des effets quelque peu bâtards, résultat des politiques menées ces trente dernières années par nos gouvernements. En pariant sur l'éducation de la population, l'autonomie des initiatives privées et la montée en gamme de la production, il n'a pas su anticiper que la pêche, secteur fondamental de notre économie et de notre culture par excellence, le secteur de la pêche je disais donc, n'a pas significativement évolué depuis la fin du siècle dernier. Pire, il tend à lentement se faire remplacer par la pisciculture qui, elle, bénéficie pleinement des nouvelles technologies et connaissances en biologie et en ingénierie. Il est d'ailleurs significatif que notre gouvernement refuse toujours de légaliser cette pratique sur le territoire du Syndikaali.

Alors bien sûr nos filets sont plus performants, nos navires plus imposants, la circulation et les migrations des grands bancs sont mieux comprises mais voila : les besoins en poissons n'ont pas radicalement changé avec le temps, d'autant qu'à part quelques espèces spécifiques aux mers du nord, les pays côtiers pullulent et nous devons faire face à la concurrence venue du sud. Problème plus grave encore : si certains de nos fleurons nationaux ont poussé l'art de la pêche à son paroxysme et sont aujourd'hui parmi les plus performantes entreprises de ce secteurs, autant au niveau technologique que grâce au marketing en forgeant une véritable image de marque autour de notre savoir-faire, mais voila : les besoins en main d’œuvre sont limités physiquement et il n'empêche que la majorité des travailleurs de ce secteur sont des indépendants, travaillant de manière familiale ou en petites entreprises privées. Tout cela contribue certes à faire vivre la pêche vivrière et garnir les marchés régionaux de produits de qualité, mais il n'empêche que face à la concurrence des plus grosses entreprises, la pêche traditionnelle est menacée.


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Chômeurs patientant au hall d'embauche du chantier naval n°24 de Pharot, image @Citoyenne Mirja.


- Et cela a des effets directement observables ?

- Oui tout à fait, si vous avez la chance - ou la malchance - d'habiter une de nos grandes villes, vous aurez remarqué que nos quais se sont peuplés ces dernières années de plus en plus de travailleurs en recherche d’employeurs, souvent jeunes ils viennent de terminer leurs études et veulent se faire marin. Mais voila, on l'a dit, le secteur de la mer est saturé ou du moins a plus besoin aujourd'hui d'ingénieurs et de scientifiques que de simples ouvriers ou travailleurs spécialisés. La force humaine est petit à petit remplacée par les machines mais nos citoyens continuent de se diriger en masse vers des professions ayant de moins en moins de valeur ajoutée...

Alors faut-il y voir une fatalité ? Oui et non. Une composante majeure de l'image de marque des produits du Syndikaali à l'étranger provient du fait qu'une grande partie de nos pratiques sont encore traditionnelles, quand bien même nos exportations soient aujourd'hui majoritairement le produit de la pêche industrielle, il serait donc très dommage de s'en priver. Toutefois, la concurrence économique étant ce qu'elle est, il est difficile d'imaginer que notre pays pourra poursuivre sur cette voie très longtemps. Malgré des politiques sociales volontaires et une forte contribution de l'Etat pour l'éducation des jeunes, ces décisions stratégiques se heurtent basiquement à la mentalité d'une partie de la population refusant de jouer le jeu de la montée en gamme. La conséquence directe pour notre territoire, outre le chômage que commence à connaitre le Syndikaali, c'est la fracture entre deux sociétés : les gagnants de la mondialisations et les perdants, laissés derrière. L'effet pervers de tout cela étant que bien souvent, ce décrochage est parfaitement volontaire, difficile alors de plaindre ou de venir en aide à nos concitoyens qui ont fait sciemment le choix de l'anticoncurrentialité.
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Un regard plus léger sur l'Humanité




  • Retour sur l'histoire de la piraterie LGBT

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Souvent taboue dans les pays sudiers, les Pharois connaissent depuis longtemps les avantages de la bisexualité et de l'amour libre lorsqu'il s'agit de se tenir chaud dans le grand Nord, ou pour garder le moral pendant de longues traversées en mer. Notre histoire civilisationnelle a en effet été marquée durablement par la pratique dite du "matelotage" qui consistait à distinguer les règles de la terre et de la mer sans que l'une n'inquiète jamais la solidité de l'autre. Il était ainsi communément accepté que les mœurs et les vœux d'engagement matrimoniaux n'étaient pas les mêmes sur le plancher des vaches ou au large des côtes : un père de famille aimant et respecté pouvait ainsi parfaitement joyeusement s'envoyer en l'air avec ses compagnons de voyage sans que cela ne remette une seconde en question sa fidélité envers ses proches laissés au port. Plus rares mais similaires, les équipages composés exclusivement de femmes qui connurent un fort essor à partir du XVIIème siècle imposèrent rapidement le même régime à leurs maris en s'enrôlant sur des navires de "piragouines". Aucun pharois n'ignore ainsi la célèbre phrase prononcée par Mirja la mégère après avoir coulé les trois navires de l'Armada du Prince Blanc : "Mieux vaut bouffer des chattes que dîner avec les poissons !".

Autres figures historiques emblématiques de cette partie de notre culture, le couple de capitaines Samuli et Santeri qui firent régner la terreur dans le détroit pendant plus de trente ans. Leur fameuse technique d'abordage dite "par derrière" se révéla d'une efficacité stratégique particulièrement redoutable contre la marine d'Albi à qui ils parvinrent à échapper à plus d'une centaine de reprise, d'après leur biographie La voile et la vapeur publiée à titre posthume par leurs héritiers. On y apprend d'ailleurs que malgré leur amour assumé et connu, chacun d'eux possédait femmes et enfants à terre. Les célèbres Anneli et Lyysa, surnommées "les vaches au plancher" semblèrent se consoler des régulières escapades en mers de leurs maris en se réconfortant l'une-l'autre et en se lançant dans le commerce du savon, donnant naissance à la toujours célèbre et florissante enseigne de la côte nord "La petite boutique de savonnettes - à base de graisse de phoque". Après la disparition de Santeri, on le soupçonne d'avoir fini dans une des cuves de son épouse.


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Samuli et Santeri, capitaines des navires La Jarretelle et Un doigt pour le Roi d'Albi.


Plus tard, avec l'apparition des premiers navires mixtes vint la fameuse Controverse de la vis et de l'écrou qui rassembla un grand nombre de capitaines et nobles d'Albi à la capitale afin de décider si les relations extra-conjugales hétérosexuelles menées en mer étaient tromper ou pas tromper. La question fut tranchées à demi puisqu'il fut décidé que "ce n'était pas tromper mais qu'on éviterait d'en parler demain matin", notion juridique faisant encore aujourd'hui jurisprudence, le Citoyen Niilo ayant été débouté à son procès contre son épouse en 2003 à qui il demandait le divorce pour avoir couché avec son capitaine sur la barque la ramenant au port. L'acte ayant été réalisé à plus de deux-cent mètres des côtes et aucun échange verbal n'ayant pu être prouvé entre la femme et le capitaine, les juges considérèrent celle-ci comme étant dans son bon droit et ne contrevenant pas aux liens sacrés du mariage.

Si la forme du couple (deux individus exclusifs) resta majoritairement la norme, il existe plusieurs traces de navires dont les équipages se donnèrent du plaisir à plus large échelle. L'un d'eux, définitivement renommée La Partouzeuse des Sept Mers à partir de 1834 fut même un moment navire amiral de la faction Républicaine lors de la guerre civile. Les récits rapportent qu'avant d'affronter la flotte socialiste dans la baie de Pharot, son capitaine, Tomi "Jusqu'au-coude" aurait promis à chacun de ses soldats de le faire gueuler de plaisir s'ils remportaient la bataille. Promesse fut tenue après l'écrasante victoire des Républicains, les équipages des autres navires de la flotte baignant non loin ayant témoigné "n'avoir pas pu dormir cette nuit-là", bien qu'un certain nombre aient également avoué avoir rejoint La Partouzeuse à la nage au cour de la soirée pour profiter eux-aussi de la fête.

De fait, un certain nombre de notions associées à la virilité ou la féminité semblent encore aujourd'hui absentes du Pharois Syndikaali. Au regard de l'avancée des questions de genre dans le reste du monde, il semble bien que nous ayons sur ce sujet été précurseurs. Plusieurs des figures pharoises les plus marquantes ayant en effet toujours assumées leur ouverture d'esprit en termes de goûts et de mœurs, voire en en ayant fait motif de fierté ou de ralliement. Le dernier épisode dramatique mais assez représentatif de cet aspect de notre culture étant le fameux "baiser des deux garces" entre les capitaines pirates Eeva et Tanja avant de se lancer à l'abordage d'un navire cargo walsrreichien en 1986. Le capitaine de ce dernier ayant osé se moquer des deux amantes, après la prise du bateau celles-ci le mirent à mort par intoxication alimentaire en le faisant consommer de force deux tonneaux et demi de moules avariées.
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Un regard plus léger sur l'Humanité




  • Kotios, la découverte d'une baleine géante mobilise les Pharois

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Illustration d'artiste.

Ce n'est pas chose nouvelle que la rumeur de l'existence d'animaux marins géants excite les passions au sein du Syndikaali. La véracité de leurs existence (mélange de certitudes pour certaines et de scepticisme pour d'autre) au vu des nombreux témoignages et légendes folkloriques nous revenant à travers les siècles, a même donné lieu à la création d'un culte très local : l'Eglise Abyssale. A moitié prise au sérieuse, elle a toutefois fait son entrée au Gouvernement il y a de cela plusieurs décennies, à titre consultatif sur les questions de biodiversité marine et d'écologie. Toutefois, il est dans la nature des religieux de chercher à étendre leur influence et les témoignages provenant de la côté francisquienne ont suffit à réveiller les curiosités dormantes de notre population.

Les mers du Nord étant particulièrement inhospitalières pour les humains, il est assez naturel que de tout temps elles aient suscité les passions les plus farouches et fait l'objet de légendes et de mystères. L'existence de monstres marins fait ainsi part intégrante du folklore pharois et certaines carcasses présentes dans nos musées sèment effectivement le doute sur le caractère fictionnel de créatures immenses peuplant les fonds marins. Phénomène ponctuel de gigantisme ? Canulars ? Races à part entière d'animaux encore inconnus à l'heure actuelle ? Difficile à dire mais les récents sondages montrent à quel point, encore aujourd'hui, nos concitoyens se passionnent pour ces histoires de monstres. Plus de 80% de la population déclarait ainsi en 2004 "ne pas fermer la porte à la présence d'animaux gigantesques et/ou mythologiques dans les mers du Nord" et plus de 40% se disaient "totalement certains" de leur existence. Une statistique qui peut prêter à sourire pour les plus rationnels d'entre-nous mais qui souligne bien l'influence de ces légendes dans l'imaginaire collectif. D'ailleurs de nombreuses productions culturelles pharoises célèbres tournent autour de ces thèmes et rencontre chaque année un succès certain auprès du public.

Rien d'étonnant alors à ce que la moindre rumeur, même relativement infondée, déchaîne systématiquement les passions, au point que le Gouvernement du Syndikaali ait élaboré une procédure de sécurité publique spéciale pour ce genre d'occasion avec le déploiement exceptionnel de garde-côtes réservistes pour organiser et endiguer le flux de curieux et d'aventuriers qui prendraient la mer en même temps et risqueraient de saturer les axes maritimes habituellement surtout réservés au transport de marchandises. Les tailles impressionnantes de certains navires modernes et la hauteur des vagues en haute mer pouvant présenter un danger, même involontaire, pour des embarcations plus modestes, des équipes de secouristes sont mobilisées en urgence dans la zone afin de prévenir tout accident mortel.

Malgré les précautions, tout cela ne se fait néanmoins pas sans cafouillages, c'est le propre des Pharois, et sans doute aussi ce qui fait leur charme inimitable. Les pêcheurs côtoient les biologistes, cryptozoologues, défenseurs de l'environnement et autres pirates en quête d'une gloire éphémère s'ils parvenaient à tuer ou capturer la bête. Plusieurs affrontement maritime sont déjà à déplorer et si aucune victime n'a encore été déclarée, on sait de source sûre qu'au moins deux navires ont été coulés ce matin, déclenchant l'intervention des garde-côtes. Un équipage de baleiniers est actuellement aux arrêts pour tentative d'homicide et piraterie à l'encontre du "Verte mer", le bateau d'une ONG écologiste qui a essuyé deux tirs de torpilles sous sa ligne de flottaison, entrainant la perte du bâtiment. L'autre épave est celle d'un navire gouvernementale envoyé par l'Institut Océanographique Pharois qui a été saboté au port. Les coupables sont encore en fuite à l'heure actuelle mais l'enquête avance.

Toujours est-il qu'à l'heure actuelle c'est une véritable flottille bigarrée qui fait voile dans la mer du Nord en direction de Kotios, certains empruntant le canal, d'autres préférant tenter le grand tour en contournant les côtes Maktoisiennes. Le gouvernement du Syndikaali a annoncé qu'il prendrait contact très bientôt avec les autorités francisquiennes afin d'assurer la sécurité de ses ressortissants. La dictature des États Latins n'étant pas connue pour sa politique de tolérance frontalière, le Syndikaali se voit obligé de prendre des mesures de pacification afin d'éviter tout accident.

En attendant de plus amples informations, nous ne pouvons qu'adresser un simple message à nos compatriotes aventuriers : suivez-vos rêves, mais soyez tout de même prudents.
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Un journal pour les gouverner tous.




Ils ont tué un enfant de l'océan !


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Toutes nos condoléances à la famille de Luukas.

  • La population du Syndikaali scandalisée après le décès d'un adolescent pharois, exécuté par les forces de l'ordre francisquiennes

L'article clinique de la presse francisquienne laisse peu de doutes sur leur peu de considération accordée à la vie humaine.

L'évènement qui occupe l'actualité pharoise depuis une semaine vient de tourner au drame. Alors qu'une partie de la flottille civile s'était élancée à la poursuite de la gigantesque baleine vers le nord, une partie des curieux a choisi de s'attarder sur place afin de fêter cette vision quasi-mythologique propre au folklore d'Albi. Les festivités étaient plutôt bon enfant, musique et rires au rendez-vous ainsi que quelques tirs de feux d'artifices. Aucuns heurts majeurs n'ont été à déplorer, la présence des garde-côtes du Syndikaali et des patrouilleurs impériaux ayant réussi à dissuader les ressortissants les plus dangereux ou excités de se livrer à des débordements. Signe de fraternité enthousiasmant, notre reporter sur place nous confirme que certains Francisquiens auraient même rejoint la flottille au cœur de la nuit malgré les interdictions de l'Empire Latin pour participer à la fête.

Un évènement qui aurait sans doute pu en rester là si la réaction des autorités impériales n'avait pas endeuillé l'aube. Six adolescents dont trois pharois ont en effet été arrêtés pour avoir posé leur zodiac sur la côte francisquienne. Une violation des frontières impériales déplorables mais sans gravité et qui aurait dû se solder par la remise de nos ressortissants aux autorités pharoises, conformément aux échanges diplomatiques entre nos deux pays, nous confirme le ministère de la diplomatie. Malgré toutes ces précautions, le citoyen Luukas, âgé de 16 ans, ne reprendra plus jamais la mer.

Il est décédé dans des circonstances encore floues à l'heure actuelle. Ses deux camarades qui n'ont pas encore été remis au Syndikaali, ont toutefois pu s'entretenir avec leurs familles à qui ils ont assuré que Luukas avait été arrêté avec eux par les autorités francisquiennes avant d'être placé dans une cellule différente de la leur. D'après nos informations, ils perdent alors le contact jusqu'à apprendre au matin que leur ami est mort, sans plus de précisions dans un premier temps. L'Empire avertira ensuite le Syndikaali en expliquant que Luukas aurait essayé de s'enfuir. Une version que le Syndikaali n'a pas encore validée.

La Citoyenne Irja, ministre des armées, a promis aussitôt à la famille du jeune homme que "toute la lumière serait faite sur cette affaire". Des manifestants choqués se sont d'ailleurs réuni devant l'Assemblée à la suite de son intervention, réclamant des sanctions contre l'Empire. La citoyenne Irja n'a pas réagit à ces demandes mais s'est engagée à ne pas laisser aux francisquiens la seule gestion de l'enquête. A Pharot, une marche blanche est prévue ce dimanche afin d'accompagner le corps jusqu'à son navire funéraire pour l'immersion cérémonielle.


Le citoyen Luukas, fauché tragiquement dans la fleur de l'âge.
Il avait 16 ans et était un fils de la mer.
Jamais nous ne l'oublierons.


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Allez hop,
On y va
C'est parti pour l'aventure socialiste !




Les libéraux couchent avec les anti-libéraux,
pourquoi ne sommes nous pas surpris ?



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Les autoritaires étouffent la liberté en Makt.

LA HONTE. C'est le premier mot qui vient à l'esprit quand on apprend que nos voisins nordiques, que tout semblait désigner comme modérés, sont prêts à faire alliance avec les puissances les plus autoritaires et anti-démocratiques de la région.

Ainsi, la République fédérale de Makt qui s'était fait remarquer il y a quelques semaines en signant le controversé pacte anti-blochévique aux côtés de nation fascistes comme la République chrétienne-militaire du Magermelk, récidive cette fois-ci près de nos côtes en acceptant un rapprochement inique avec le fantoche Empire Latin.

Ces deux nations, pourtant, tout les oppose. L'une est libérale, l'autre est illibérale. L'une est progressiste, l'autre conservatrice. L'une est une démocratie, l'autre un empire autoritaire.

Alors pourquoi cette alliance contre-nature ? Une fois de plus, une analyse matérialiste de l'actualité nous en apprend plus que toutes les pseudos théories des sciences politiques : c'est l'économie qui a réuni dans le même lit la pieuvre et la collégienne. Car entre pays capitalistes, on se comprend, n'est-ce pas ? Tout est bon pour les affaires et la protection du business, et tant pis pour les valeurs et les droits de l'homme, ma foi, ça ne vaut pas quelques sous.

Là où nos concitoyens continuent de se voiler sur la réalité du capitalisme, la République de Makt vient de leur offrir une splendide leçon de real politique : lorsqu'on n'a pas de convictions claires, on se perd dans l'obscurité idéologique.

Aussi, chers lecteurs, nous devons l'assumer, l'espoir est maigre de voir nos voisins revenir de leur folie. Peut-être quelque sursaut de lucidité populaire fera prendre conscience à une partie de la population des dérives actuelles et du jeu dangereux de son gouvernement, mais tant que la démocratie et les droits de l'homme ne seront pas constitutionnellement gravés dans le marbre, le péril brun ne sera jamais loin pour les Maktois, condamnés à fixer anxieusement l'épée de Damoclès que représente pour eux la signature de ces traités par leur lâche gouvernement.

Car ce n'est pas en temps de paix qu'on paie le coût des compromis, mais bien lorsque viendront les premiers conflits et que, en se réveillant un matin, la République découvrira avec horreur que depuis toutes ces années, elle couchait avec des fascistes et devra désormais les soutenir et les aider, au mépris de toute son humanité.

Toutefois s'il nous faut conclure, refusons de le faire avec cynisme et amertume et terminons cet article sur ce cri du coeur :

MAKTOIS !
RÉVEILLE TOI !
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Journal éternellement souverainiste :
Parce que les valeurs ne se négocient pas




Impunité pour les assassins de Luukas : le Syndikaali est désavoué !


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Notre Nation doit se remettre à flot ou crever.


A gouvernement faible, faible respect.

Voila une maxime dont notre république ferait bien de s'inspirer. A force de jouer l'entre-deux, le cul entre deux chaises, le Syndikaali semble incapable de poser ses couilles nulle part. Il fallait bien que cela arrive, si jusqu'ici nous nous contentions de nous aplatir passivement devant la moindre remontrance internationale et à piauler sur les pactes qu'ont le bon sens de signer nos voisins et qui chaque jour les renforcent, un nouveau cap a été franchi ! Citoyens, désormais c'est dit, c'est officiel, on peut tuer du Pharois sans que le gouvernement ne bouge le petit doigt ! Voila bien la lâcheté de ceux qui prétendent faire cavalier seul, donnent des leçons de démocratie à tout va et finalement, une fois mis au pied du mur, rentrent se cacher à fond de cale en pleurnichant. On ne gagne pas le respect avec de belles paroles et des principes creux, mais pas la force des représailles qui devraient abattre dès aujourd'hui sur les rats Francisquiens ! Voila ce qu'un Gouvernement digne de ce nom aurait dû faire !

Notre ministre a beau jeu, c'est sûr... comme il doit être fier, le Parti Pirate, celui que nous avons élu à la Défense nationale ! Sans doute certains pensaient-ils naïvement que la Capitaine du Foudre des Flots, la Citoyenne Irja, forte de son leadership dans les mers du Nord, serait capable de nous défendre à la seule exécrabilité de son caractère ? Voila une leçon pour les pirates : on ne gère pas un pays comme on dirige une flotte, la sécurité nationale n'est pas aussi simple qu'une razzia sur de pauvres civils pris par surprise ! Les Francisquiens sont des adversaires autrement plus redoutables que nos prises habituelles et ils le savent ! Oh oui ils le savent ! Ils le savent et ils se rient de nous, de nos flottilles à peine capables d'en découvre avec un baleineau et de notre nation déchirée, de nos factions radicalisées faisant la loi à la place de notre gouvernement et de notre pauvre armée gangrenée par la corruption et des années de laxisme ! La conclusion est désormais sans appel, elle se donne à voir sous nos yeux comme une évidence dramatique : nos valeurs libérales et notre modèle économique nous affaiblissent face à la poigne de nos voisins !


Pour Luukas, chers lecteurs, faisons un vœux.

Le vœux que son assassinat serve d'électrochoc à notre nation et la pousse une nouvelle fois sur le chemin de la grandeur. Du temps d'Albi, nous régnions sur toutes les mers mais le pacifisme et les idées gauchistes nous ont fait avoir honte de notre vraie nature. Nous sommes un pays aliéné, moribond, disloqué en reliquats moisis de culture, en vaisseaux dépassés tout juste bons à frapper des proies isolées pour nous enfuir comme des phoques à la moindre intervention des garde-côtes. Le XXIème siècle sera le siècle de la force, les nouvelles technologies et les luttes idéologiques peignent sous nos yeux le tableau du monde de demain et le drapeau noir n'y fait pas partie, chers concitoyens ! Nous ne pouvons plus nous permettre de nous reposer sur nos acquis en espérant que le reste du globe tolèrera nos pratiques encore longtemps. Déjà ils s'unissent contre nous, chaque jour un peu plus puissants et que fait le Syndikaali ? Il tempère, discute, au pire envoie des regards noirs et rien ne change.

Peut-être d'ailleurs est-ce à nous de nous excuser ? Il faudra demander ce qu'en pense la Citoyenne Irja, après tout, ses seules armes pour répondre à cette crise diplomatique pour le moment ont été des promesses lisses et un ton sec. Qu'on applaudisse cette femme, pour ce qui est de faire de la pédagogie elle coche toutes les cases de la parfaite petite idéologue progressiste et timorée : surtout, surtout pas de violence ! Pas de discipline ! Voila ce qu'on nous apprend à l'école, sur les plateaux de télévision, surtout ne jamais hausser le ton, tendre l'autre joue, faire preuve de patience, bravo Citoyenne Irja, vous avez bien retenu la leçon ! Encore faudrait-il réaliser que les Francisquiens ne sont pas des enfants qu'on réprimande, mais des ennemis qui viennent de nous porter un coup. Il n'est pas mortel, certes, sauf pour le jeune Luukas, mais laissez s'infecter la plaie et c'est tout le corps qui bientôt sera pris de fièvre et crèvera gorgé de fièvre et de pus. Puisque nous sommes un pays de tradition, faisons leur honneur : pour traiter la blessure, il faut verser dessus du vin bouillant. La colère nous fait déjà bouillir, reste le vin de la vengeance !


Luukas n'est que le premier d'une longue liste.

Une liste d'enfants, de voisins, d'amis, de proches ! Tous seront sacrifiés sur l'autel de la lâcheté de notre nation si dès aujourd'hui, sans attendre, nous ne rappelons pas au reste du monde ce qu'il en coûte de s'en prendre à l'un des nôtres ! Le sang pharois a été versé et exige réparation ou pour toujours nous resterons aux yeux de nos voisins la nation qui s'écrasa. Aujourd'hui Luukas et demain, quoi ? Prendront-ils des terres ? Des îles ? Exigeront-ils de nous des tributs ? Comme on le fait pour quelque peuple qui n'aurait pas su se civiliser ? Car nous y sommes, chers concitoyens, la course a commencé et nous restons sur la ligne de départ, à fixer bêtement ceux qui déjà nous dépassent. Notre civilisation a besoin de force car c'est à cette seule échelle qu'on mesure sa viabilité. Le seul critère qui soit tenable à travers le temps : survivre ou périr, voila l'unique question que devrait se poser une civilisation. A l'image de la modernité, le constat est amer, mais pire encore est le goût doucereux et empoisonné d'un trop plein de naïveté.


Peste aux candides et aux timorées qui ont échoué le grand navire pharois : ils ne sont pas dignes d'en être capitaine !
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Un journal pour les gouverner tous.




La Lutharovie s'ouvre au Syndikaali :
La première pierre est-elle posée vers un nouvel équilibre régional ?



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Les ingénieurs de la Merenelävät sont partis ce matin en direction de Merengrad, la ville de tous les espoirs.


L'annonce a été conclue il y a deux jours par voie diplomatique.


La Lutharovie a signé avec le Syndikaali cette semaine un accord exceptionnel pour un pays à l'idéologie communiste : au vu du faible développement maritime, ce-dernier a fait appel à l'expertise pharoise de la Merenelävät, le plus gros conglomérat d’armateurs de la région afin d'installer ses chantiers navals en Lutharovie. L'accord prévoie la mise en place d'une Zone Économique Exclusive (ZEE) dans la nouvelle cité portuaire de Merengrad, où les règles sur le contrôle de la production seront exceptionnellement assouplies pour permettre à la Merenelävät de s'installer. Cette annonce a provoqué un grand enthousiasme pour les libéraux qui y voit une première étape vers la dérégulation de l'économie Lutharovienne. Les partis socialistes et communistes pharois ont une autre analyse : contrairement à ce qu'on lui reproche souvent, le communisme sait se montrer raisonnable et diplomatiquement ouvert au dialogue, ce qui ne manquera pas à l'avenir de tisser des liens solides entre nos deux nations et pourquoi pas un progressif assouplissement de l'autoritarisme Lutharovien. En tout cas, Merengrad suscite beaucoup d'espoir de tous les côtés et de nombreux marins pharois se portent déjà volontaire pour y travailler, en quête d’aventure et d'enrichissement.


Un accord très avantageux pour la région

Les premiers entrepôts ont été fourni par le gouvernement local mais l'entreprise compte apparemment faire installer ses propres machines sur place. Elle s'est néanmoins engagée à embaucher à au moins 50% des travailleurs locaux. En règle général, le dynamisme de la région devrait bénéficier à tous les partis : la région s’enrichit de nouvelles marchandises tout en proposant de nombreux emplois aux Lutharoviens dont le gouvernement prélèvera d'ailleurs une taxe sur la production.

N'allez toutefois pas croire que la Merenelävät agisse par altruisme : elle a de grands intérêts à voir cet accord se dérouler au mieux. La partie Est des mers du Nord n'est - on le sait - pas la plus ouverte aux idées capitalistes. De Yusine au GUP d'Antegria, les républiques communistes sont nombreux dans la région. Grâce au soutien de la Lutharovie, Merenelävät pourrait se retrouver en situation quasi monopolistique par rapport à des armateurs concurrents interdits de s'implanter dans la zone. Un avantage concurrentiel énorme, bien entendu, qui lui ouvre de vastes marchés.


Vers une pacification des mers du Nord ?

Les attentats de la Fraternité des mers du Nord ne sont inconnus de personne, ni au Syndikaali ni d'ailleurs en Lutharovie qui a vu certaines de ses côtes touchées récemment par les pirates anarchistes. Face à une menace invisible dans les gigantesques eaux du Nord, la Lutharovie a certainement fait le choix le plus intelligent en laissant les entreprises pharoises s'installer sur ses côtes. On sait que la Fraternité rechigne à s'en prendre au Syndikaali dont c'est un secret de polichinelle que la plupart de ses membres sont des ressortissants. En règle générale, notre pays a toujours acheté la paix des pirates en les tolérant et leur offrant même le cas échéant sa protection. En s'ouvrant au Syndikaali, la Lutharovie ne vient-elle pas de couper l'herbe sous le pied des anarchistes, brisant en partie leur rhétorique visant à dénoncer le caractère autoritaire et anti-démocratique du pays ?

L'avenir nous l'apprendra bien assez tôt. Une chose est sûre cependant, la Merenelävät n'a jamais pris de pincettes pour liquider les groupuscules et équipages s'en prenant à ses intérêts. La Fraternité devra y réfléchir à deux fois dorénavant... ou changer de cible.


La Lutharovie ouvre ses portes... ou venons-nous de la laisser entrer chez nous ?

Toutefois, au delà de l'enthousiasme légitime que peut nous procurer cette annonce, il faut nuancer les raisons purement altruistes de l'accord au regard des derniers évènements de l'Ouest. On le sait, les relations entre le Syndikaali et l'Empire Latin Francisquien se sont brutalement refroidies à la suite de la mort du jeune Luukas sur le territoire impérial. Le fait que la dictature soit actuellement en tractation avec d'autres pays nordique, excluant d'ailleurs le Syndikaali des négociations, nous fait forcément nous demander : tout cela n'est-il pas une manœuvre de précaution du gouvernement pharois ? En se rapprochant des pays communistes de l'Est, le Syndikaali s'assure de ne pas se retrouver isolé en mer du Nord, même au cas où les négociations tourneraient à son désavantage dans les prochaines semaines.

C'est une manœuvre logique, certes, mais pas sans risque. A trop nous rapprocher des puissances communistes, nous prenons le risque de nous couper encore plus de nos alliés naturels libéraux ainsi que de nous compromettre avec des nations aux idéologies menaçantes. Certes le Syndikaali a toujours été poreux aux idées socialistes, la place importante du Parti des Travailleurs et de ses alliés sur l'échiquier démocratique pharois colore de rouge notre paysage politique depuis des décennies. Néanmoins nous n’amalgamons pas les démocrates du Parti Communiste et les autoritaires de la Lutharovie : les différences existent et ce serait faire preuve de naïveté que de les ignorer. Dans les prochaines années, tous les républicains pharois devront donc se montrer attentifs à ce que ce soit bel et bien la Lutharovie qui s'ouvre au libéralisme et à la démocratie et non pas le Syndikaali qui sombre dans le communisme autoritaire.
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Un journal pour les gouverner tous.




Annonce de l'exécution prochaine de Joonas et Raakel
Tempête au Syndikaali



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Raakel et Joonas seront-ils les prochaines victimes de la barbarie francisquienne ?


Les deux jeunes gens jusque là placés en garde-à-vue par l'Empire Latin Francisquien, seront exécuté dans deux jours d'après un communiqué officiel de leur gouvernement.


L'annonce a été communiquée comme un coup de tonnerre aux journaux du Syndikaali : Joonas et Raakel ont été condamnés à mort par l'Empire Latin Francisquien, sans procès ni possibilité de médiation extérieure. Les réactions ont été immédiates, à commencer par la ministre de la défense, la citoyenne Irja :

"La décision qui vient d'être prise par les autorités francisquiennes est purement politique. Ces enfants auraient dû être relâchés, aucun des chefs d'inculpation pesant sur eux ne justifiait la peine capitale. Ce qui se passe actuellement est rien de moins qu'un assassinat afin de faire pression sur notre pays.

Le Syndikaali ne négocie pas avec le terrorisme et prendra toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à cette folie et ramener Joonas et Raakel en sécurité auprès de leur famille. Une cellule de crise est actuellement constituée et nous recevons à l'heure actuelle les proches des otages, de nouvelles informations suivront dans peu de temps par les canaux officiels.
"

Réaction succincte, on se doute que pour l'heure les ministres doivent être en train de réfléchir à un plan d'action pour éviter l'assassinat des deux jeunes gens.

Immédiatement des déclarations nous sont parvenues d'un peu partout du Syndikaali :

Tout d'abord du côté des familles des victimes. Celle de Raakel a qualifié d'acte ignoble l'annonce de l'exécution prochaine et accusé l'Empire de "jeter du sel sur les plaies" en proposant d'accueillir les proches de la jeune fille pour une ultime entrevue. Elle ne ferme toutefois pas la porte à cette possibilité, nous a-t-elle confiée.

Plus inquiétante est la réaction du père de Joonas qui a déclaré à la radio qu'il rendrait chaque goutte de sang versé si l'on touchait à son fils. Pour l'heure l'homme a été reçu par les autorités pharoises et sont navire mis à l'arrêt par précaution par les garde-côtes. Sa femme a d'ailleurs immédiatement condamné ses propos le traitant de "vieux fou malade de chagrin". "N'allons pas ajouter du drame au drame" ajoute-t-elle avec sagesse. Emotion palpable dans la pièce où elle a tenu ses propos, une femme forte et un modèle de courage.

Toutefois, il n'est pas certain que tout le monde l'entende de cette oreille. Le capitaine Ukko "pue l'embrun" aurait fait parvenir à la radio local d'Helmi sont souhait d'aller lui-même "récupérer les gamins à ces bâtards de latins" d'après ses dires. Le capitaine se trouvant déjà sur liste noire des autorités, les garde-côtes du Syndikaali se révèlent pour le moment incapables d'empêcher ce genre de prévisibles représailles. Espérons simplement que l'Empire reviendra à la raison avant que les choses n'aillent trop loin.

La Meremme, le parti para-militaire d'extrême droite a également appelé à la violence après la conférence de presse de la ministre. Fustigeant "un gouvernement incapable de protéger ses enfants" il a appelé le Syndikaali à déployer ses forces navales autour des ports de l'Empire pour imposer la restitution des adolescents. Une alternative que le Gouvernement a fermement refusé, arguant qu'on ne réglait pas les crises diplomatiques internationales à coups de missiles.

Réaction exceptionnelle également que celle de la Fraternité des mers du Nord, l'organisation terroriste, qui a adressé son plein soutien aux familles "face à la vermine fasciste" et promis à l'Empire Latin un soulèvement populaire prochain et la tête de son Empereur fichée au bout d'un mat. Le Gouvernement du Syndikaali a également condamné ces menaces et en a profité pour rappeler que la Fraternité était toujours recherchée sur le territoire pharois et que toute information permettant de mettre sur leur piste serait la bienvenue.

De manière générale, plusieurs manifestations se sont spontanément organisée dans les grandes villes afin d'afficher sa solidarité avec les familles et les jeunes gens emprisonnés aux cris de "nous ne vous abandonnerons pas !". Un bel élan citoyen que nous ne pouvons qu'encourager, au contraire de l'afflux de navires qui ont pris la mer ces dernières heures. Les garde-côtes se sont dit "un peu débordés" et il est difficile de questionner chaque bateau en partance sur ses intentions, aussi nous adressons ce message à tous nos auditeurs : ne prenez pas d'initiatives dangereuses ou impulsives, laissez gérer cette crise par les autorités.

Dans ces temps de peine et de trouble, nous en appelons à la mesure de chacun. Ce n'est pas rendre service à Joonas et Raakel de compliquer inutilement la situation, leurs vies valent mieux que cela.
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Allez hop,
On y va
C'est parti pour l'aventure socialiste !




Les larmes de crocodiles des gouvernements scandinaves.
Le frottement des mains de leurs oligarques.



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"L'hypocrisie des modérés encore une fois dévoilée." par notre caricaturiste Viktor Asterien.


"Ce ne sont pas nos capacités qui déterminent ce que nous sommes, Harry, ce sont nos choix !" étaient les premières phrases du discours prononcé par le célèbre amiral-politicien Aleksanteri lors de la victoire des armées républicaines sur les troupes royales d'Albi. Si les historiens s'écharpent encore pour savoir qui était ce fameux Harry, le message n'en est pas moins clair : pour le Nord voici venu l'heure du choix. Et c'est ce choix qui déterminera non seulement l'équilibre géopolitique de la région dans les prochaines années, mais également les valeurs desquelles pourront se réclamer les autoproclamées démocraties de Makt, Walsrreich et d'Althenlant.

Ces "démocraties" oui, qui signent sans frémir un pacte avec le fascisme francisquien, nation bourreau d'enfant, et pour quoi ? Des marges plus juteuses pour leurs actionnaires ? Une meilleure circulation de leur camelote ? La sécurité pour leurs bourgeois aux mains grasses et sanglantes ? Voila le sinistre contrat qui se signe à l'heure actuelle sous nos yeux, ne vous y trompez pas citoyen, l'encre est du sang, le papier de la peau humaine. Plus précisément, la peau de nos trois enfants, Joonas, Kaaren et Luukas, assassinés par l'Empire Latin que ces "démocraties" souhaitent désormais protéger de leurs armées.

L'impunité pour les bourreaux, rien de moins que cela, la consécration de l'ère de la finance et de l'économie avant tout le reste : valeurs, droits, libertés fondamentales, décence... Avec les cadavres brûlés de nos trois enfants de la mer, c'est l'Humanité qui brûle, et au nom de quoi ? Car à ce prix, les libéraux légitiment les illibéraux, les invitent dans leurs salons dorés, leurs servent banquets et festivités payés par l'or puant du commerce de la mort. En trouveront nous un seul pour s'émouvoir de l'absence de procès ? Des exécutions avancées sans préavis, alors même que l'Empereur assurait de sa propre bouche que les familles pourraient voir une dernière fois leur fils et fille ? S'en trouvera-t-il un seul pour s'émouvoir ?

Oh mais certainement. Des larmes de crocodile, les larmes de Makt qui envoyait quelques jours plus tôt un message compatissant au gouvernement du Syndikaali avant de s'en retourner dîner sans attendre avec les assassins qu'elle dénonçait dans sa lettre. C'est qu'il ne faudrait pas manquer le dessert : il est assaisonné aux larmes d'enfants.

Mais peut-être l'espoir est-il ailleurs ? Si ces gouvernement se révèle les derniers des lâches, pour ne pas surprendre, nous, socialistes, avons toujours compté sur l'action du peuple ! Il y a quelques jours, avant que la situation ne tourne encore plus dramatiquement, nous appelions les Marktois au soulèvement. Nous réitérons cet appel !


Maktois
Walsrreichiens
Althais
Faites entendre votre voix pour dénoncer le pacte indigne !


Ne laissez pas vos gouvernements capitalistes et corrompus souiller dans l’opprobre vos noms, trainer dans la boue vos valeurs. Vous vous dites libéraux ? Prouvez-le, et le peuple du Syndikaali se tiendra à vos côtés, comme frères et sœurs, réunis autour de notre même humanité, pour dénoncer l'indignité et le commerce de la mort !

Espérons, oui espérons, mais sans illusions. Les cadavres sont encore frais, les charognards ne s'en éloigneront qu'une fois repus, à moins que nous ne les en chassions.

Puisque nous avons débuté cet article sur une citation, en voici une autre, celle du célèbre pacifiste Gandhi :


"Là où il n'y a le choix qu'entre lâcheté et violence, je conseillerai la violence."
La Fraternité des mers du Nord annonce la perte de la Cellule Tempête
et de 14 soldats de la liberté


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Le message a été diffusé sur les radios pirates habituelles aux annonces de la Fraternité, l'opération "cage ouverte" s'est malheureusement soldée par un échec. Quatorze soldats de la liberté y ont trouvé la mort, seize sont actuellement aux mains de l'immonde Empire Latin Francisquien. L'opération visait à délivrer les prisonniers politiques du Nhorr à la fois pour leur éviter le funeste sort auquel ils ont été arbitrairement condamnés par la justice francisquienne, et en hommage à Joonas, Kaaren et Luukas, les trois adolescents pharois exécutés de la même manière quelques jours plus tôt.

"La Cellule tempête était composée de braves." nous annonce la voix informatisée qui s'exprime actuellement sur les ondes, saisie par l'émotion. "Des camarades de longue date qui avaient prêté allégeance à de belles et grandes valeur : la fraternité, la liberté, l'égalité entre tous les hommes. Ils ne méritaient pas de finir ainsi. Un nouveau crime de sang à mettre sur le compte de l'immonde Empire." S'en est suivie la diffusion du célèbre chant anarchiste servant de crie de ralliement à la Fraternité :


La Fraternité conclue son allocution en énumérant ses pertes avant de promettre que ce crime ne restera pas impuni. Les autorités et symboles de l'Empire doivent s'attendre à subir les assauts des soldats de la liberté jusqu'à ce que la tête de l'Empereur roule sur le sable des côtes de sa nation aliénée. "Vive le peuple francisquien, à bas ses tirants !"

Voici leurs noms, nous ne les oublierons pas :

  • Jaana
  • Arttu
  • Anselmi
  • Kaleva
  • Säde
  • Pauliina
  • Oili
  • Seppo
  • Rikhard
  • Teuvo
  • Yrjänä
  • Topias
  • Sohvi
  • Orvokki
  • Ruuben
  • Loviatar
  • Akseli
  • Veera
  • Mielikki
  • Anttoni
  • Hermanni
  • Ilmarinen
  • Niko
  • Sakke
  • Markku
  • Eleonoora
  • Ale
  • Hannele
  • Olli
  • Erja


D'ors et déjà, on sait que plusieurs francisquiens impliqués dans l'opération ont choisi l'exile à bord des navires de la Fraternité afin de se soustraire à l'enquête et aux exécutions qui ne manqueront pas de suivre cette attaque. La plupart feront une demande pour être reconnus comme exilés politiques dans les pays de leur choix, mais certains ont choisi de rejoindre la Fraternité en tant que citoyens libres du nouveau monde. La Fraternité est heureuse d'annoncer la création de sa cellule francisquienne : "Guillotine Francisquienne".

Gloire à l'humanité !
Pas de concession pour la liberté !
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Un regard plus léger sur l'Humanité



L'historique permissivité du Syndikaali :

Une jeunesse entre responsabilisation et manque de repères.


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Bien sûr il est encore difficile de parler de nos jeunes sans qu'immédiatement nous vienne en tête le sort tragique de Luukas, Joonas et Kaaren dont les funérailles officielles auront lieu très prochainement en présence du Doyen Pêcheur et d'une partie de l’état-major du Syndikaali. Pourtant, il nous semble que c'est justement face à de tels drames saisissants qu'il devient nécessaire de nous interroger sur notre capacité collective à protéger nos enfants, des dangers extérieurs mais également d'eux-mêmes. Aussi, loin de nous l'idée d'émettre la moindre critique envers les familles des malheureux, ce qui serait non seulement injuste mais également déplacé en ces temps de deuil. Non, nous désirons simplement opérer une rétrospective culturelle et historique sur le rapport de notre nation à sa jeunesse.

Le territoire du Syndikaali n'a jamais été particulièrement hospitalier. Les mers gelées du nord, bien que poissonneuses, recèlent de nombreux dangers pour les marins mêmes expérimentés et l’aridité de nos sols a naturellement poussé notre faible population vers des activités de survivances et de guerres internes pour s'en arroger les maigres bénéfices. Il n'y a pas à s'y tromper : notre pays accuse une très faible population par rapport à certains de ses voisins, mêmes proches, et non seulement nous avons longtemps dû affronter les querelles et luttes de pouvoirs intestines mais il nous fallu également repousser les velléités de conquêtes des puissantes nations qui trop souvent ont porté leur regard sur nos côtes.

La Souveraineté d'Albi sur la région a pu repousser quelque peu ces dangers, toutefois contre la rudesse du climat elle restait impuissante. Rien d'étonnant donc à ce que très jeunes nos enfants aient été appelés à servir sur nos navires, comme mousses d'abord, et lorsque le besoin d'en faisait sentir, comme soldats. Après tout, les abordages n'épargnent personne dans l'équipage. Ce phénomène de responsabilisation précoce, qu'ont connu bien des pays, ne s'est toutefois pas estompé de la même manière au Syndikaali. La cellule familial a longtemps proposé peu de perspectives au vu de l'imposante part de la population travaillant en mer, de fait aujourd'hui encore il n'est pas rare de voir nos adolescents s'engager dans les équipages et apprendre leur métier sur le tas, avec la bénédiction de leurs parents.

Ces "navires écoles" comme on a commencé à les surnommer, sont une des pierres angulaires de la politique éducative du Syndikaali. Ce dernier se reposant largement sur l'enseignement privé subventionné par l'Etat et des bourses systématique assure que les jeunes se formeront d'eux-mêmes en fonction des besoins du marché du travail. Cette entrée rapide dans l'apprentissage au moyen de stages et de voyages initiatiques accessibles à tous et financés par la collectivité semble porter ses fruits puisque dans l'économie de la mer notre population est largement plus qualifiée que la plupart de ses voisins. Nous croulons littéralement sous les ingénieurs en génie civil et les officiers de marine, au point d'ailleurs que cette profusion tend à bouchonner le secteur. Certains expert y voient d'ailleurs sans doute l'une des raisons de la recrudescence des actes de piraterie ces dernières années, la jeunesse Pharois ayant de plus en plus de mal à trouver des emplois en mer correspondants à son niveau de qualification.

Mais pour sombre que soit cette face du phénomène, l'autre est que très tôt nos jeunes s'autonomisent à des âges où l'on n'est pourtant pas encore bien mâture. En résulte des prises d'initiatives plus ou moins fantasques, un désir d'aventure et d'entreprendre, certes, mais également un haut taux de délinquance juvénile une fois les gamins rentrés à terre. Le Syndikaali n'a certes jamais été un territoire particulièrement apaisé et entretient cette réputation d'une culture vive et animée, mais le fait est qu'entre jets de pierre, petites truanderies et arnaques en tout genre, notre jeunesse se donne les moyens de vivre sa crise d'adolescence de manière particulièrement virulente. La libre circulation des armes n'aidant d'ailleurs pas à contrôler les bandes, les autorités du Syndikaali se sont toujours montrées peu enclines à engager de véritables politiques sécuritaires. D'ailleurs il semble que majoritairement la population les refuse, entretenant une rhétorique vigilantiste ayant pris son essor au début des années 20.

Certes ces démonstrations bigarrées et parfois violentes d'enthousiasme peuvent être un atout pour le pays - c'est d'ailleurs l'un des arguments récurrents des partis libertaires - les adolescents finissant généralement par rentrer dans le rang naturellement vers leurs vingt ans, mais des voix s'élèvent régulièrement de part et d'autre de l'échiquier politique pour réclamer plus de sécurité et de civisme dans la société. Le tout répressif n'étant pas dans l'ADN du Syndikaali, ces dernières préconisent un meilleur encadrement, des systèmes de tutorat pour les jeunes les plus difficilement contrôlables et des peines de travaux d'intérêts généraux en guise d'éducation à la citoyenneté. Si pour l'heure le citoyen Juho, ministre de l'éducation (Parti des Travailleurs), refuse de serrer la bride, de réguliers faits-divers plus ou moins sordides viennent épisodiquement entacher le discours gouvernemental et prêter le flanc aux critiques en laxisme et en accusations d'abandon de la jeunesse à elle-même.
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Un regard plus léger sur l'Humanité



Albatros, défense nationale et pêche illégale

Le Syndikaali fait ses premiers pas dans l'ère du zoo-espionnage.


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Les satellites sont une invention formidable : ils permettent de connaitre précisément une position en mer ce qui a évité à nombre de marins débutants de disparaitre dans les eaux glacées du Nord où, pendant longtemps, perdre son cap était synonyme d'un décès prématuré. Si nos GPS satellites permettent de connaitre notre position exacte à peu près partout dans l'océan, l'inverse est également vrai : le satellite sait où nous nous trouvons, ce qui permet au Gouvernement d'organiser dans une certaine mesure le trafic maritime et aux garde-côtes de porter secoure le cas échéant aux malheureux subissant une voie d'eau.

Toutefois on s'en doute, le satellite a ses limites. Sur le simple débranchement de leur système d'identification automatique, il est possible pour n'importe quel navire de se rendre invisible aux yeux de nos amis en orbite. Une technique basique connue depuis longtemps des pirates, contrebandiers et autres libertaires radicaux qui refusent de rendre tout compte au Syndikaali. Cette simplicité pour échapper au regard des autorités n'est pas sans poser problèmes. Outre les traditionnels actes de piraterie, c'est surtout la surpêche qui devient progressivement un soucis majeur puisqu'avec l'augmentation de la demande étrangère en poisson et la croissance démographique pharoise, les ressources naturelles sont de moins en moins renouvelables. Pour le dire autrement : nous pêchons tant que les poissons n'ont pas le temps de suffisamment se reproduire pour se renouveler dans les mêmes proportions, amenant à une progressive diminution des stocks disponibles.

Le Gouvernement a eu beau voter des quotas sur le territoire et tenté d'encadrer les techniques de pêche les plus industrielles, ses pouvoirs restent assez limités dans les faits, d'autant que l'opinion pharoise se montre toujours aussi rétive à l'encadrement. Ainsi, on sait qu'une grande part des navires travaillant dans la mer du Nord sont en réalité dans l'illégalité et que les quotas sont loin d'être respectés.


L'albatros est-il la solution ?

Pour lutter contre ce phénomène problématique, les chercheurs du Gouvernement se sont tournés vers l'un de nos emblèmes nationaux : l'albatros. Cet oiseau pêcheur qui pullule sur les côtes du Syndikaali est également devenu sociale du fait de sa proximité historique avec les humains dont il suit les embarcations afin de récolter dans leur sillage du poisson à peu de frais. Ainsi l'image d'un navire bourdonnant d'oiseau ne surprendra aucun Pharois et a même suscité chez nos concitoyens nombre de légendes et de poème en hommage à ce superbe spectacle.


Nuée d'albatros suivant un navire en pleine mer


Cette image d’Épinal, nous disent nos chercheurs, pourrait être exploitée à des fins de sécurité nationale. En effet, s'il est aisé de débrancher son système d'identification automatique pour peu que l'on soit bon marin, il est un outil dont aucun Pharois un peu censé ne se privera : son radar. Outre repérer les autres navires, il permet d'éviter les dangereuses collisions avec les nombreux blocs de glace à la dérive, y compris sous le niveau de l'eau et donc invisibles à la vue, que l'on trouve un peu partout au Nord. Pour peu que le navire ne soit pas un brise-glace, le radar devient rapidement fondamental pour la survie en haute mer.

Or ce radar, nous dit-on, il est possible de le détecter grâce à... un détecteur. En équipant les albatros de ces petits boitiers, il devient possible pour les garde-côtes de repérer le trafic maritime autrement invisible. Les coordonnées récupérées sont envoyées au phare le plus proche qui les compare automatiquement avec les données satellites. Si les deux ne concordent pas, un patrouilleur est envoyé se charger de l'interception du bateau fantôme. Outre la régulation de la pêche illégale, si ce système s'avérait efficace il se révèlerait également un potentiel avantage stratégique pour la marine du Syndikaali. En effet, même sans détection radar, en connaissant la position en temps réel des albatros mouchardés, il serait à terme possible de repérer des navires camouflés... sauf aux yeux de ces nobles oiseaux.
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Un journal pour les gouverner tous.




L'Empire Latin Francisquien rend les armes
Le Syndikaali voit ses exigences acceptées sans conditions



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La crémation nationale a eu lieu sur le port de Pharot en présence du Doyen Pêcheur et des ministres du Gouvernement.


L'Empire Latin Francisquien concède toutes les exigences du Syndikaali.


C'est une victoire qui aura malheureusement coûté chère à notre pays. Rien de moins que trois vies innocentes et le déploiement de la marine militaire du Syndikaali ainsi que la mobilisation d'une partie de la marine civile qui a pris les armes devant la détresse des familles. Un blocus total des principaux ports francisquiens et l'attaque systématique de leurs navires commerçant au large a permis de faire plier l'Empereur-boucher en deux jours seulement. C'est toutefois avec son fils qu'ont été finalisées les tractations de paix.

Quoi qu'il en soit, le corps de Luukas a été remis aux représentants du Syndikaali au large de Kotios ainsi que les cendres de Kaaren et Joonas. L'Empire a également versé une importante somme d'argent (dont le montant à été laissé à la discrétion des diplomates) en guise de réparation aux familles des victimes et a convenu de revoir dans les prochains jours sa législation sur l'immigration. Enfin, il s'est fendu d'une déclaration d'excuse officielle. Une triste victoire, donc, qui a néanmoins permis aux sous-marins d'attaque pharois de regagner leurs bases navales et la Fwatarrr mise en place par le Doyen pêcheur a pu être levée. Les navires francisquiens devraient pouvoir à nouveau naviguer librement dans les mers du Nord.

Deux jours plus tard, à l'annonce du Citoyen Markku, une crémation nationale a été organisée dans la baie de Pharot. Le corps de Luukas et les cendres de ses deux amis ont été brûlés, puis éteins dans la mer en présence d'un ministre du culte de l'Eglise Abyssale selon les rites souhaités par la famille. On les a ensuite lestés dans des cercueils en plomb et emmenés au large pour être jetés à l'eau. Les principaux membres du Gouvernement se sont rendus sur place dont le Doyen Pêcheur qui avait passé les derniers jours en compagnie des proches des victimes pour leur assurer le soutien du Syndikaali dans l'épreuve qu'ils traversaient.

Fait notable, la Capitaine Irja, ministre des armées, a été copieusement huée et chahutée lors de son apparition aux obsèques. Une partie de la foule la rendant responsable de l'échec des premières négociations avec l'Empire ayant entrainé la mort supplémentaire de Joonas et Kaaren. La ministre a passé à tabac deux hommes avant d'être évacuée par son service d'ordre, non sans promettre à chacun de ceux qui l'insultaient de revenir pour eux avec son équipage. Une attitude aussi belliqueuse dans un moment de deuil n'a pas été sans provoquer de vives critiques y compris au sein du gouvernement, la Capitaine Pauliina et le Citoyen Elias, tous deux du Parti du Progrès, ont demandé la remise au vote du siège d'Irja (Parti Pirate). Ces réactions ont toutefois elles aussi été critiquées, perçues comme une manœuvres électoraliste et d'instrumentalisation du deuil des familles à des fins partisanes.

La cérémonie s'est ensuite déroulée dans le calme, si ce n'est l'intervention du père de Joonas armé de son fusil et à qui on avait passé le micro, annonçant qu'il prendrait bientôt la mer pour s'occuper personnellement du problème francisquien si on ne lui rendait pas mieux justice. Les invitations répétées du Doyen Pêcheur à venir faire "un petite ballade digestive à ses côtés sur la plage, les pieds dans le sable pour se calmer" n'ont malheureusement pas suffit à calmer le père éploré qui aurait déclaré "rien à foutre du sable, je veux marcher dans le sang". Le Capitaine Petri, ministre de l'intérieur, a déclaré "l'avoir à l’œil celui-là, des fois qu'il tenterait une connerie" mais devant la détresse de l'homme il a reconnu lui-même qu'employer la force serait inapproprié dans de telles circonstances.

Plusieurs citoyens du Syndikaali, venus assister à la crémation depuis la mer sur des embarcations privées, ont tiré des fusées de détresse et mortiers d'artifice dans les airs pour saluer le départ de ces trois enfants de l'océan, jusqu'à ce que les vedettes des Garde Côtes verbalisent massivement les enthousiastes pour usage d'arme de catégorie 12 en présence d'une foule compacte. Nombre de navires ont néanmoins réussi à filer, échappant aux contraventions après de brèves et rocambolesques manœuvres d'évitement sous les rires et applaudissements de l'assemblée.

Eut ensuite lieu la traditionnelle fête de deuil où le Capitaine Petri, déjà bien ivre, annonça que lui et ses policiers se retiraient du quartier, laissant le champ libre aux familles et à leurs proches pour fêter dignement le départ de leurs enfants. Si ce n'est quelques usuelles bagarres et une femme qu'il a fallu repêcher dans le port, la fin de la journée s'est déroulée sans heurts notables.



Révolution dans l'Empire Latin,
la région partagée entre espoir de voir s’apaiser les tentions
et craintes d'assister à l'arrivée au pouvoir d'un nouveau tyran.

De l'autre côté de la mer centrale, l'ambiance était bien moins à la fête pour l'Empereur-boucher qui a terminé la semaine égorgé par son propre fils. Manifestement la folie sanguinaire est dans les gênes chez la famille royale francisquienne. Toujours est-il que le Palais Impérial a été pris en partie suite aux exactions du Boucher. Les familles pharoises trouveront peut-être une forme de réconfort à savoir leurs enfants vengés.

Certains experts en géopolitique s'interrogeait toutefois hier sur la radio nationale : l'appel à la révolte du Doyen Markku a-t-il pu avoir une influence sur le réveil révolutionnaire des francisquiens ? "Peut-être" répond-on, "mais certainement de façon limitée". D'abord l'Empire est une nation plutôt pauvre et surtout fermée au reste du monde : la presse y est contrôlée et diffuse massivement sa propagande plus ou moins mensongère. Difficile donc de penser que la population francisquienne ait pu répondre massivement à l'appel d'un dirigeant étranger. Néanmoins, on sait que cette révolution a été menée en partie par le fils de l'ancien Empereur. Peut-être ce-dernier a-t-il compris que le pouvoir de la famille impériale ne pourrait se maintenir longtemps face à la pression populaire et a pris les devants ?

U
n acte plutôt censé qui, s'il a été soit-disant fait au nom de la démocratie, n'en est pas moins le sursaut désespéré d'un gouvernement aux abois. Face à l'indignation internationale et les nombreux soutiens militaires qu'a reçu le Syndikaali, l'Empire Latin Francisquien n'aurait pu tenir longtemps une guerre qu'il a pourtant déclaré lui-même. Le Nhorr dont un des Rois a été assassiné par ce même Empire aurait certainement joint ses forces à l'offensive pharoise, quant à la puissante Fortuna elle a déclaré sa Juste Sanction, une procédure relativement proche de la Fatwarrr pharoise autorisant le rançonnage et la captures des navires et citoyens francisquiens.

De son côté, l'Empereur fou et désavoué ne pouvait compter sur l'aide d'aucun soutien digne de ce nom. Suite au retrait du Walserreich et de Makt, l'alliance Boréale s'est effondrée d'elle-même. Quant aux puissances fascisantes, elles sont loin et sans doute peu disposées à s'engager dans un affrontement militaire risqué pour soutenir une puissance déclinante et largement irrationnelle.

Quoi qu'il en soit, pour l'heure le Syndikaali sort grand vainqueur des derniers événements et nous ne pouvons qu'espérer que la chute de l'Empire Latin Francisquien, renommé "Démocratique" à présent, sera le marche-pied de nouvelles alliances et fraternités dans la région du Nord. En effet, de sources sûres, un rapprochement entre Makt et le Syndikaali serait actuellement débattu dans les antichambres du Ministre Maino. L'Althenlant ne serait pas en reste puisque des rencontres diplomatiques sont également prévues.



La Fraternité échoue l'un de ses commandos sur les côtes francisquiennes.
Les prisonniers ont été remis au Sydikaali.

Dernière information et pas des moindres, une trentaine d'hommes de la Fraternité des mers du Nord auraient tenté une opération commando afin de sauver le Roi nhorréen. Echec pour la faction anarchiste qui a perdu une quinzaine de camarades dans l'affrontement. Les autres ont été capturés et rapidement réclamés par le Syndikaali afin d'être jugés sur le sol national. Cette exigence faisant parti du tribu de guerre, l'Empire Latin Francisquien n'a eu d'autres choix que d’accepter. Les prisonniers ont d'abord été transférés à l'hôpital militaire de Pohjoishammas dû à l'état inquiétant de certains d'entre-eux.

En effet, toujours d'après nos sources, avant sa chute l'Empereur aurait procédé à une séance de torture publique sur les membres survivants du commando. Un acte d'une barbarie sans nom qui en laisse actuellement deux entre la vie et la mort. Bien qu'il s'agisse de terroristes - quoique certains au Syndikaali préfère les qualifier de soldats de la liberté - de tels sévices sont une abomination qui doit être fermement condamnée. Voire inciter à un débat national sur la législation protégeant les prisonniers de guerre, comme ce fut imposé à l'Empire Latin Francisquien. Nous ne pouvons laisser mener de tels actes d'une cruauté inhumaine sans réagir.

Outre ces informations sordides, la capture des anarchistes est un fait particulièrement important puisque c'est la première fois que le Gouvernement du Syndikaali met la main sur des membres de la Fraternité des mers du Nord. On le sait, bien qu'il s'en défie, notre pays a toujours adopté une attitude relativement neutre et permissive vis-à-vis des nombreux équipages de pirates et contrebandiers qui sévissent dans la région. D'une part la plupart sont des ressortissants du Syndikaali, mais également l'économie parallèle enrichie les ports qui la tolèrent et enfin en protégeant les pirates, ces derniers sont moins susceptibles de s'en prendre aux possessions pharoises.

Un statut quo plutôt arrangeant pour notre pays... mais pas pour ses voisins. Là est le nœud, en effet la Fraternité a commis plusieurs exactions dans les pays frontaliers du Syndikaali, dont la République de Makt avec qui il espère se rapprocher. Une extradition des prisonniers vers Makt serait perçu comme un geste diplomatique d'amitié, mais vu d'un moins bon œil par la population du Syndikaali. En effet, de nombreux citoyens aux affinités libertaires éprouvent un attachement de cœur pour la Fraternité dont les attaques très sélectives ne visent que les pays les plus autoritaires et n'ont pour l'heure fait qu'un très faible nombre de mort, souvent des soldats. D'ailleurs, au sein même du Gouvernement les avis sont divisés. Le Parti des Travailleurs fait l'autruche, partageant un certain nombre de valeurs avec la Fraternité, il ne souhaite pas s'aliéner son électorat et se faire accuser de lâcheté. Quant à la Capitaine Irja du Parti Pirate, elle a fermement refusé l'idée d'une extradition. Toutefois, le Parti du Progrès, majoritaire, pourrait avoir gain de cause s'il décidait de soumettre la question au vote du Parlement.

Affaire à suivre, donc.
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