25/03/2005
01:46:33
Index du forum Continents Eurysie Pharois Syndikaali

[PRESSE] Brèves de presse, pour une actualité toute en objectivité - Page 2

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L'économie est un jeu dangereux
Autant en connaitre les règles.


Flambée inflationniste, l'économie du Syndikaali est-elle une bulle ?


- L'édito éco avec le Citoyen Pertti, Pertti ces derniers jours on a vu une forte augmentation des prix dans certains secteurs économiques dont l'industrie et de manière plus générale les services, faut-il s'en inquiéter ?

- Et bien c'est une excellente question ! L'inflation on le sait, c'est la hantise des gouvernements et c'est bien normal. Une surinflation peut rapidement dégénérer en spirale ce qui entraine à moyens termes le pays dans une crise dont il est quasiment impossible de se sortir sans de lourdes et pénibles réformes structurelles et, disons-le aussi, beaucoup de casse pour les consommateurs et entrepreneurs. Alors est-ce que c'est ce qui nous menace aujourd'hui ? Pour répondre à cela il faut d'abord distinguer plusieurs types d'inflation, toutes ne sont pas aussi graves les unes que les autre. D'abord, il y a l'inflation à cause de la pénurie de production d'une part. Typiquement c'est ce qui arrive à un pays sous blocus ou dont un grand nombre d'entreprises décideraient de partir à l'étranger d'un seul coup. L'économie se retrouve avec une forte demande de consommation : elle a des hauts revenus mais peu de marchandises à fournir. Devant le manque de produits et le grand nombre de consommateurs potentiels, les prix augmentent ce qui empêche à termes certaines parties de la population de s'approvisionner en denrées essentielles. Devant la crise, le gouvernement n'a pas d'autres choix que de faire des investissements massifs et de créer de la monnaie pour les plus pauvres mais les denrées manquent toujours de manière structurelle ce qui poussent les vendeurs à augmenter encore leur prix et ainsi de suite. C'est bien une spirale dans laquelle on s'enfonce.

- Mais ce n'est pas le cas du Syndikaali ?

- Non pas du tout, au contraire notre pays n'a jamais autant été ouvert sur le reste du monde, les marchandisent affluent d'un peu partout et nous sommes très loin d'être en pénurie de quoi que ce soit. D'ailleurs, nous possédons un taux de chômage relativement élevé ce qui exclue l'hypothèse des salaires trop hauts par rapport aux produits de consommation disponibles. Pourtant ce matin encore notre pays accusait une augmentation générale des prix de près de 41%. Évidement il faut distinguer les secteurs, tout n'augmente pas de la même manière, mais c'est la tendance depuis plusieurs jours. En fait dans notre cas, nous sommes face à une inflation inverse, et j'aurai même envie de dire, c'est plutôt bon signe. L'essor économique du Syndikaali pousse les investisseurs étrangers à se tourner vers notre pays, c'est triste à dire mais les derniers drames que nous avons vécu ont créé une certaine sympathie pour nous en plus de donner de la visibilité à nos entreprises, le tourisme décolle par exemple, dans un sens comme dans un autre, ce qui est très bon pour les affaires. La petite escalade des tentions en mer du Nord ces derniers temps a également poussé le Gouvernement a faire des investissements militaires d'envergure. Enfin, plus généralement, l'ouverture à la mondialisation stimule énormément le commerce extérieur et les grands événements culturels internationales (c'est un exemple comme un autre) motivent les Pharois à entreprendre et créer en sachant qu'ils trouveront des débouchés. En somme, tout le monde produit vite, et à marche forcée pour profiter du climat économique extrêmement favorable. C'est cette constatation qui a poussé le Ministre de la planification, le Capitaine Kaapo, à décider d'injecter un gros paquet de liquidités dans la machine afin de ne surtout pas freiner la croissance.

Pari partiellement réussi : la croissance est bien là mais l'économie ne peut pas aller plus vite que la musique, déjà parce qu'encore une fois le Gouvernement - dirigé à majorité par le Parti du Progrès rappelons-le - se refuse à faire des investissement publics massifs en dehors de l'industrie militaire, conformément à sa ligne économique traditionnelle de laisser-faire. Mais surtout parce que le Capitaine Kaapo a sous-estimé sans doute le temps nécessaire à une partie de la population pour intégrer la nouvelle donne du marché du travail. On l'évoquait il y a quelques semaines dans ces mêmes colonnes, une part non-négligeable de nos concitoyens, et d'autant plus chez les jeunes, est formée aux métiers de la mer ce qui n'est pas un mal en soit mais devient plus problématique quand c'est l'industrie lourde et militaire, ou les métiers à haut taux de qualification comme les laboratoires de recherche, qui demandent de la main d’œuvre. Cela explique d'ailleurs que le taux de chômage ne bouge que très peu malgré la croissance : nous avons recours à l'immigration de travailleurs qualifiés pour combler nos recherches d'emplois. Alors certes cela créé de la richesse et une émulsion intellectuelle positive, mais en attendant à cause d'un mauvais diagnostique le moteur économique du pays se noie un peu dans l'huile qu'on a été trop empressé de lui injecter, si vous m'autorisez la métaphore.

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Nouvelles usines à Helmi, image @Citoyenne Mirja.

- Alors quelles solutions Pertti ? L'inflation va-t-elle continuer à augmenter ?

- Il faut espérer que non et je pense que déjà ça va dans le bon sens, elle a commencé à diminuer depuis quelques jours, le Gouvernement et le Capitaine Kaapo semblent avoir pris la mesure de leur erreur de diagnostique et procéder à des investissements dans des secteurs moins qualifiés où la main d’œuvre pourra se réorienter plus naturellement et ainsi utiliser ce trop plein de liquidités qui n'attendent qu'à changer de mains.

- En somme la situation n'est pas catastrophique ?

- Non vous savez, le temps où tout le monde était terrorisé par l'inflation est révolu, les théories économiques ont fait du chemin et nous comprenons maintenant que les scénarios de surinflation comme certains pays ont pu en connaitre par le passé survenaient dans des situations économiques et politiques très particulières et exceptionnelles. Nous en sommes loin aujourd'hui. Toutefois ce n'est pas une raison pour relâcher complètement notre attention et le Gouvernement le sait, car au delà de l'augmentation des prix pour les consommateurs qui ne devrait pas être trop problématique si le marché du travail s'adapte suffisamment vite, l'inflation pénalise également les investissements publics qui fonctionnent sur la dette. En effet, si une inflation régulière permet d'avaler une dette déjà contractée, elle rend beaucoup plus problématique de s'endetter quand la valeur de la monnaie est basse, puisque ces taux faibles pour le moment remonteront dans le futur, faisant artificiellement augmenter le coût de la dette ce qui la rendra beaucoup plus difficile à rembourser d'ici quelques années. Donc le Gouvernement a intérêt à régler tout ça sans tarder, car à l'heure actuelle tous ses investissements lui coûtent plus chers que ce qu'ils ne valent réellement.

- Qu'est-ce qu'on dit ? Merci Pertti ! Allez à la semaine prochaine.
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Un journal pour les gouverner tous.




La manifestation tourne à l'affrontement :
Les partis anarchistes et communistes s'invitent dans le cortège.
La droite critique (encore) la dissolution des corps de CPS
et accuse le Gouvernement de chercher à provoquer des incidents.



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La manifestation francisco-pharoise perturbée.


La manifestation qui partait du centre-ville de Pharot et devait se terminer sur la Place des tiivisteet a été l'objet de heurts au niveau du Boulevard Kirsikka.

C'est une vieille marotte de la part du Parti Populaire qui a profité des affrontements entre manifestants ayant émaillés le cortège à Helmi cet après-midi pour critique de nouveau la dissolution du corps des CPS (Compagnie Pharoise de Sécurité) il y a de cela bientôt trente ans. On s'en souvient, une bavure policière avait conduit à la mort d'un manifestant et provoqué un grand émoi au sein du Syndikaali, le Gouvernement Jukka à l'époque avait répondu en dissolvant la compagnie fautive. Les manifestations sont depuis encadrées par le corps des gardes-côtes qui interviennent en cas de violences et par la police municipale de proximité et les associations "Pharois Vigilants" veillant au grain. Le Citoyen Kaapo, chef de la police, qui se trouvait non loin de la radio locale de Pharot à ce moment là, a pénétré le bâtiment pour s'exprimer rapidement sur la situation, assurant que "c'est aux vieux cons du Parti Populaire qu'il faudrait envoyer les flics". Le Citoyen Kaarle, porte-parole du Parti Populaire a immédiatement répondu sur un ton d’apaisement que ce n'était que par "respect de la démocratie et des valeurs de dialogue et de tolérance qu'il ne venait pas en personne péter les deux genoux à Kaapo avec une équipe de ses gars." Kaapo a de nouveau pris la parole en demandant si Kaarle avait "peur de venir tout seul" ou s'il n'était pas "un peu trop vieux pour faire de l'exercice physique en plein air". L'échange radiophonique par émissions interposées s'est toutefois interrompu lorsque les deux radios ont d'un commun accord décidé de diffuser la chorale des petits pirates de l'école des 1000 écumes.

Leurs sympathiques chansons n'auront pourtant pas suffit à calmer les esprits alors que des heurts continuaient de secouer le cortège de tête lors de la manifestation francisco-pharoise contre le terrorisme. Pour recontextualiser, à l'appel de plusieurs ressortissants francisquiens récemment immigrés la nouvelle diaspora s'est mobilisée pour faire entendre sa voix et dénoncer une politique qu'elle juge trop tolérante de la part du Syndikaali envers les exactions de la Fraternité des mers du Nord. Cet appel a rapidement été relayé par le parti Populaire, farouchement opposé à la moindre accointance avec les anarchistes, ainsi que le Parti Cœur d'Albi le parti d'extrême-droite nationaliste antimarxiste et la Meremme, groupe politique para-militaire connu pour avoir plusieurs fois affronté la Fraternité dans de violentes escarmouches armées. Rien d'étonnant donc à ce que la droite saute sur l'occasion pour demander des comptes au Gouvernement qui peine malgré plusieurs communiqués à convaincre de sa fermeté envers le groupuscule terroriste. Les derniers débats deux Chambres soulignent bien cette tension au sein de la classe politique, les différents partis d’obédience socialiste ou démocrate s'étant montré réticents devant la proposition du Parti du Progrès de livrer les prisonniers de la Fraternité à la République de Makt où ils sont soupçonnés d'actes terroristes.

Évidemment, une telle récupération de la part de la droite ne pouvait être ignorée bien longtemps et la Fédération Anarchiste, le Parti Pirate et le Parti Communiste Pharois ont tous trois sauté sur l'occasion et appelé à une contre-manifestation pacifique. Le trajet de la seconde passant naturellement sur celui de la première, la rencontre a logiquement tourné au pugilat entre les deux cortèges de tête au moment de la rencontre. Menés à coups de barres de fer, de bâtons et de gazeuses, on estime à trois cents le nombre des belligérants, l'arrière bien plus nombreux des manifestations se contentant de reculer pour mieux voir ou d'applaudir les prises les plus spectaculaires. De nombreuses insultes ont également été échangées entre les deux camps jusqu'à ce que le Citoyen Kaapo fasse sonner l'intervention des gardes-côtes pour disperser tout ce petit monde. L'affaire n'a pas été simple, les manifestants n'hésitant pas à se liguer le cas échéant contre la police, mais le calme a finalement été retrouvé aux alentours de 18h. Une soixantaine de blesser légers au total et douze dans un état plus grave ce qui fait de cette manifestation l'une des plus calmes de ces dix dernières années. Celle-ci s'est d'ailleurs terminée heureusement avec bonne humeur jusque dans les nombreux bars jouxtant le lieu de l'affrontement. Comme disait le poète Aleksanteri, grand amateur de bagarres de rues : "passé quelques verres, on ne distingue plus un manifestant d'un contre-manifestant".

Dans une volonté de retour au calme et d’apaiser les craintes de la nouvelle diaspora francisquienne, le Doyen Markku a promis qu'il prendrait la parole demain pour clarifier la situation. De son côté, le Citoyen Petri, Ministre de la terre, des villes et des propriétés, a annoncé la mise en place de mesures d'accueil et d'insertion à venir pour les réfugiés francisquiens afin de favoriser au mieux leur intégration au Syndikaali.
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Journal éternellement souverainiste :
Parce que les valeurs ne se négocient pas




Citoyens, dites NON aux réfugiés de l'Empire Latin Francisquien


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Merci, mais non merci.


Réfugiés, retournez donc vous battre pour votre pays !

Si nous ne dirons pas que le francisquien est lâche de nature, car la nature de l'homme est ce qui fait son profit, force est de constater qu'entre la folie de leur Empereur et la passivité de son peuple, en termes de voisinage nous ne sommes guère servis au Syndikaali. N'importe quelle population un peu plus éveillée aurait depuis longtemps pris les armes contre la tyrannie évidente du Roi-Boucher mais non, nous devons aujourd'hui accueillir sur nos côtes ceux qui ont préféré fuir que de se battre pour leurs droits. Bien entendu, tout cela à nos frais, sinon ce ne serait pas amusant...

Pire que cela : non contents d'investir nos villes, à peine arrivés les immigrés sont déjà causes de problèmes. Oh bien sûr il est de bon ton de saluer leurs prises de positions contre les exactions de la Fraternité des mers du Nord... mais à distance, évidement ! C'est qu'il ne faudrait pas prendre trop de risques, n'est-ce pas ? Alors plutôt que de s'en aller à Kotios régler le problème dans LEUR pays, ils viennent manifester dans le notre, attendant des mesures du Gouvernement.

Mauvaise nouvelle : notre Gouvernement gauchiste est aussi lâche qu'eux et il est de notoriété commune qu'il protège comme il le peut - c'est à dire bien peu subtilement - les tarés anarchistes de la mer du Nord. Alors non, amis kotioites, il faut bien vous le dire : il n'y a rien à attendre du Syndikaali. Le Syndikaali ne règlera pas VOS problèmes à votre place, prenez-vous en main que diable, faites dégringoler la tête de votre Emepreur-dingo dans la rue et boutez les gauchistes hors de vos côtes à la pointe du fusil et du chant patriotique !

En 1820, avons nous attendu le secours des autres nations pour nous libérer de la Royauté et revendiquer par la force nos droits naturels ? Bien sûr que non ! La liberté de commercer, d'acheter et de vendre, la liberté d'expression qui nous est si chère, la défense de la propriété privée, tous ces conquis ne se négocient pas, ils se prennent et se défendent jusqu'à la mort !

Bien entendu, une certaine droite franciscophile, celle du Parti Populaire et du Cœur d'Albi, complice idéologique des anarchistes no-border, s'est empressée d'aller manifester aux côtes des nos "frères de la liberté" francisquiens... pour se faire ensuite péter la gueule par la racaille contre-manifestante. Des deux on ne sait laquelle est la plus ridicule. Sans doute que le citoyen Kaarle espérait capitaliser sur les votes de cette nouvelle diaspora bêlante ? Pour notre part, nous réaffirmons nos valeurs : le Syndikaali appartient au Syndikaali ! Nous n'avons pas vocation à nous en aller mater tous les petits chefs des mers du Nord dès que leurs peuples se mettent à pleurnicher. L'autodétermination est au cœur de la liberté humaine, les francisquiens feraient bien de l'apprendre une bonne fois pour toute.

Dans son intervention, le Doyen Pêcheur, Makku-le-sénile, s'est empressé d'annoncer en grande panique un plan d'accueil des réfugiés. L'Etat-nounou sort une fois de plus la seule carte qu'il comprend : gaspiller nos impôts. Ainsi alors que notre nation devrait aller vers toujours plus d'indépendance et de liberté, nous voila une fois de plus à biberonner l'étranger, comme en Lutharovie, ces mêmes étrangers qui - rappelons-le - pendaient nos enfants quelques semaines plus tôt encore. Faut-il être un traitre à la patrie pour offrir ainsi son cul à l'ennemi ? Faudra-t-il bientôt que le Syndikaali finance un plan d'aide à l'Empire Latin Francisquien quand les politiques iniques de son Empereur l'auront définitivement fait sombrer dans le chaos le plus total ? Aimons nous à ce point être les dindons de la farce pour vendre notre honneur et nos biens à nos bourreaux ? La Meremme dit non !


Pas de rats dans la cale ?
Pas de Francisquiens au Syndikaali !
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Allez hop,
On y va
C'est parti pour l'aventure socialiste !




De la misère du cœur à la misère de l'esprit.
La Meremme fait naufrage dans les mers de la droite.



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N’en déplaise aux pisse-froids, le Syndikaali est une terre d’accueil !


Certains qu’on avait pourtant vu quelques jours plus tôt vanter sur les plateaux des grandes chaînes nationales « l’esprit de liberté canaille » du Syndikaali et son « âme éprise d’aventure » censée la distinguer du reste du monde, ne semblent plus vraiment aujourd’hui tenir le même discours. Oh nous ne taxerons pas la droite d’hypocrisie, pour cela il aurait fallu qu’elle ait des idées, mais il est toutefois cocasse de souligner qu’une fois de plus elle n’est pas à une contradiction près.

Ainsi donc, sous prétexte qu’ils sont francisquiens et donc des tueurs d’enfants, il faudrait renvoyer les quelques centaines de réfugiés que nous avons accueilli à Helmi ces derniers jours. Nous demandons alors en toute bonne foi : où sont donc ces terribles bourreaux que la Meremme semble nous cacher ? Après tout, nous aussi avons des comptes à régler et si des hommes et des femmes tortionnaires, partisans de l’Empereur-boucher foulent nos terres, qu’on nous les désigne sans tarder afin de les livrer à la justice, ou de la faire nous-même !

Bien entendu, dès qu’il faut entrer dans le concret, nos chers petits fachos n’ont plus grand-chose à désigner que du vent et de grosses généralités. Cela se retrouve jusque dans leur rhétorique : francisquiens « bêlants » comme on les a qualifié, un troupeau uniforme et sans personnalité, voila le tableau terrible que tente de nous dépeindre les corbeaux droitiers, une image d’Epinal qui balaye allégrement la réalité au profit d’un fantasme pratique.

La pensée est exigeante. L’humanité exige de la nuance. Alors s’il faut dire non, disons non à la caricature que tente de nous imposer la Meremme ! Nous savons, nous, que ceux qui accostent encore à l’heure actuelle au port d’Helmi ne sont pas ceux-là même qui hier pendaient nos enfants, non, en vérité comme nous ils les exècrent, au point de prendre la mer pour leur échapper et pour cette raison, nous sommes frères d’armes. Frères d’armes dans un combat vieux de plusieurs siècle : le combat des hommes pour vivre heureux et libres, qui les pousse à prendre tous les risques, affronter les vagues et la houle pour des horizons plus prospères, loin des tyrans et des haines imbéciles.

Cet horizon, si nous le souhaitons, cela peut être le Syndikaali. Contrairement aux nationalistes à courte-vue qui espère grandir la patrie en l’obligeant à se replier sur elle-même, la faisant de fait paraitre ridiculement petite et chétive, nous, nous prônons la grandeur par la grandeur de l'esprit ! Notre force est proportionnelle à celle de nos valeurs et notre drapeau est celui de notre humanité que nous agitons fièrement par-dessus les mesquineries et les peurs sordides ! Les vrais lâches, ce sont eux, ce qui préfèrent au frisson de l’aventure et du risque la rapacité comptable en craignant pour leurs impôts. Les vrais lâches sont ceux qui au lieu de se confronter à l’infini des facettes humaines préfèrent se cacher les yeux derrière des masques grimaçants. Voila la lâcheté, celle qui confond depuis si longtemps la prudence et la peur que ces deux idées se mêlent sans nuances et la paralysent comme un chien battu !

Et puis quoi ? Francisquien, s’il devait y avoir un bourreau du nombre, alors nous le traquerions avec le concours vengeur de ses paires qu’il a trahit autant que nous en se mêlant à leur nombre, et nous le châtierions en l’exposant au rayonnant de la justice et de la civilisation qui toujours au su brûler les yeux des rats tyranniques. Leur médiocrité est telle qu’ils en viennent à ne plus supporter la lumière, l’esprit rongé d’idées misérables sans porté ni hauteur, fétichistes de symboles en carton pâtes, adorateurs de drapeaux de chiffons, lécheurs de bottes sanglantes en espérant y trouver un peu du goût de la grandeur, mais leur langue est si sèche qu’ils confondent désormais grandeur et merde.

Vous leurs dites de « rentrer et se battre » disent ceux qui ne se sont jamais battu, disent ceux dont le seul haut fait date d’avant leur naissance, qui n’ont pas d’autres fantasmes que des temps révolus ! « Battez-vous » crie le bourgeois engraissé de luxe et de trouille. Tellement pourri d’inhumanité que l’odeur de la putréfaction émane de son discours dès lors qu’il ouvre la bouche. Bourgeois militariste qui ne sait triompher que face à un ennemi désarmé, mais qui panique à l’idée de croiser un étranger sur son trottoir ! Il rêve de campagne militaire mais s’offusque d’un changement dans sa rue ! Il se touche sur les conquêtes du passé mais se décompose en entendant le moindre accent qui ne lui évoque pas son petit jardin, sa petite maison, son petit confort et ses petites idées.

Francisquiens, vous êtes nos frères ! Nous reprenons l’appel du Doyen Makku pour vous dire « bienvenue au Syndikaali, vous qui haïssez suffisamment la tyrannie pour abandonner une vie entière au nom de la liberté ! » et ne laissez pas les médiocres à l’humanité décrépie vous intimider ou vous persuader que votre place n’est pas parmi nous, l’Histoire qu’ils chérissent tant les oubliera bien vite car obsédés par leur propre grandeur, ils en oublient d’être grands.
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Kotios, pomme de discorde même au Syndikaali :
L'aile gauche pousse pour un soutien aux insurgés
La droite et le Gouvernement temporisent.



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A Kotios, autodétermination ou sédition terroriste ?


Le Port Impérial semble avoir déclaré son indépendance peu après que l'armée se soit retirée de la région. Craignant une répression violente de l'Etat, il choisit de rompre avec l'Empire et de se constituer en assemblée populaire.

Une fois de plus, l'Empire Latin attire toute l'attention de la population du Syndikaali. Le pays habitué des révolutions réactionnaires et coup d'Etat anti-démocratiques semble agité par un nouveau retournement de situation. L'Impératrice, mère de feu l'Empereur-Boucher et de son fils le bourreau de Rézus, serait à présent de retour au pouvoir, assurant une transition démocratique au pays. Une promesse qu'avait déjà faite son fils et qui laisse donc sceptiques les experts pour l'heure. La situation dans l'Empire n'est pas claire pour le moment et des affrontements à la capitale continuent toujours, où l'armée a été rappelée en urgence.

Ce qui est un peu plus clair, c'est la situation du port de Kotios, bouclé il y a de cela deux semaines pour sédition et où le Pharois Syndikaali craignait une répression sanglante contre la population, comme ça s'était déjà vu à Rézus. Manifestement, la population locale semble avoir décidé de ne pas attendre passivement son destin et la ville s'est soulevé au départ de l'armée. Un gouvernement provisoire a été formé autour d'un certain Marius, les révolutionnaires se revendiquant selon toute apparence de l’obédience anarchiste.

Ce printemps francisquien serait largement de nature à susciter une adhésion populaire de la part du Syndikaali mais certaines informations provenant de la part de l'Empire jettent le trouble sur la situation réelle de Kotios. D'après le gouvernement impérial, derrière le soulèvement de la ville se trouverait la main de la Fraternité des mers du Nord qui travaille au corps la côte francisquienne depuis maintenant plusieurs mois. Est-il raisonnable de laisser une organisation terroriste prendre le contrôle d'un port d'importance dans la région ? Peut-on se fier aux informations de l'Empire ? N'y faut-il pas voir des tentatives de déstabilisation et délégitimation réciproque ?

Sur cette question, le Syndikaali se divise, souvent sans plus de matière que les opinions de chacun. De fait, la situation de Kotios est pour l'heure surtout révélatrice des tensions qui règnent dans notre pays.

A gauche, la Fédération Anarchiste, le Parti Pirate et le Parti Communiste Pharois prônent un soutien aux insurgés de Kotios mais selon des méthodes différentes. La FA plaidant pour l'ouverture au recrutement de brigades de volontaires, plus modéré le PC préfère cantonner notre politique à menacer clairement le gouvernement impérial de représailles en cas de tentatives de répressions sur la ville. Le Parti Pirate, quant à lui, a comme d'habitude annoncé qu'il ferait ce qu'il voudrait et encourage ses partisans à se préparer à prendre les armes.

A droite, on fustige les "apprentis sorciers de l'interventionnisme" qui cherchent à "transposer leurs fantasmes révolutionnaire sur le simple désir d'autodétermination et de vivre mieux des kotioites". Le Parti Populaire a déclaré qu'un soutien militaire serait "une folie" qui romprait de manière inconsidérée la tradition de pacifisme et d’apaisement diplomatique dont se revendique le Pharois Syndikaali. Les représentants de la Meremme, quant à eux, ont invité les "révolutionnaires d'éviers" à aller "se battre au Varanya" et de cesser d'emmerder tout le monde.

Pour le moment, le Gouvernement et les deux partis majoritaires, le Parti du Progrès et le Parti des Travailleurs tempèrent en attendant d'avoir plus d'informations. Une attitude jugée criminelle par le Parti Communiste Pharois qui déclare que "les sociaux-démocrates auront du sang sur les mains si les Kotioites se font écraser sans que le Syndikaali ait prononcé un seul mot". On peut toutefois comprendre la position attentiste du Gouvernement face à des informations très contradictoires provenant de la région.

Affaire à suivre, donc, très attentivement.



Erratum : d'après nos informations, il s'agit non pas de l'ancienne impératrice mais de la nouvelle qui a pris le pouvoir. Le journaliste ayant dit "de toute façon c'est pas la même chose chez les consanguins ?" a été viré.
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La nouvelle ligne de chemin de fer reliant le nord et le sud a été inaugurée :

Le Parti des Flots dénonce un "dévoiement de notre identité".
Les syndicats de bûcherons saluent "une reconnaissance des demandes des minorités".
Le Parti du Progrès annonce un "tournant majeur pour le pays".



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La ligne a été inaugurée par le Ministre de la planification ce matin.


Le Projet de relier les lignes de la côte sud et de la côte nord avait été voté il y a de cela quatre mois.

Ce n'est au final qu'une petite extension de ligne mais particulièrement symbolique pour le Pharois Syndikaali qui vient de relier en train, par voie de terre, la ville d'Helmi à celle de Majakka ! Petite révolution qui semblera bien anodine à nos voisins ayant déjà développé des systèmes de voie ferrée souvent largement plus ambitieuses que le Syndikaali, mais qui n'en est pas moins un changement extrêmement important pour nos pays qui vient de rompre avec des habitudes millénaires.

Pour comprendre ce que tout cela veut dire, il faut faire un peu d'histoire et remonter jusqu'à avant même l'unification d'Albi par la Royauté. En effet de tous temps, les terres pharoises ont été tourné vers la mer. L'aridité des sols et la richesse des nations voisines ayant naturellement poussé les populations locales à privilégier des activités comme la pêche, le commerce ou la piraterie. L'enrichissement et la militarisation des côtes au détriment des éleveurs et agriculteurs à l'intérieur des terres qui devenaient des proies faciles pour les razzieurs, ont petit à petit contribué à polariser la société en deux castes : l'une tournée vers la terre, et l'autre vers l'océan.

C'est la concentration du pouvoir économique et politique chez cette dernière qui a participé à renforcer la prédominance de l'usage des voies maritimes jusqu'à opérer de véritables discriminations envers les métiers n'ayant pas de rapport avec l'exploitation de l'eau. De la même manière, les principales infrastructures furent tournées vers la défense des côtes et la facilitation du commerce. Il est ainsi notable que le pharois, terre connue pour ses milliers de phares disséminés tout au long des falaises et des plages, n'aient jamais entrepris de grands travaux de constructions de routes jusqu'à la fin du XVIIIème siècle. Les voyages d'importance se faisant quasiment exclusivement par voie de mer et l'économie de la terre était tant éparpillée et peu lucrative qu'aucun investisseurs ou monarques ne se sont jamais souciés d'initier de grands plans d'aménagement.

Il faudra attendre la "grande vague de philanthropie" qui accompagne les débuts de la révolution industrielle pour que des investisseurs privés commencent à injecter de l'argent pour des infrastructures intérieures, principalement pour faciliter l'acheminement des matières premières extraites dans les sols jusqu'aux usines des grands centres urbains en développement.

Aujourd'hui encore, le Syndikaali souffre notablement d'un manque de développement hors de ses principaux axes portuaires. Une situation qui, si elle est tacitement acceptée par la grande majorité de la population qui s'y concentre et vit de la mer, souligne les discriminations que doivent déjà subir les agriculteurs, paysans et ouvriers travaillant loin des côtes. Si leurs revendications pour une meilleure reconnaissance avaient pris de l'ampleur au milieu du XIXème siècle, se réappropriant les théories marxistes sur la valeur et cherchant des alliances avec les grands partis et syndicats révolutionnaires du Syndikaali, ces revendications sont maintenant en perte de vitesse depuis la deuxième moitié du XXème siècle. La robotisation et la mécanisation de ces secteurs en ayant augmenté le rendement, les minorités de travailleurs sont devenues encore plus minoritaires au point d'être même délaissées par les principaux organes communistes et anarchistes, dont les cadres et centres décisionnaires se trouvent, comme tout le reste, sur les côtes.

Néanmoins, la configuration de la chambre Confédérale a toujours permis à ces population de l'intérieur des terres de bénéficier d'un minimum de reconnaissance de la part du Syndikaali, puisque même en très petit nombre elles pèsent sur l'élection de certains élus régionaux du centre du territoire. Une manne électorale qu'a bien compris le petit parti réactionnaire "Coeur d'Albi" dont la rhétorique centrée autour de la réunification du Syndikaali, de la Tapiolie et du Genevier fait miroiter aux paysans et agriculteurs une meilleure reconnaissance au sein d'une entité fédérale plus grosse et moins arcboutée sur son ordre social traditionnel.

Cette récupération de l'électorat intérieur est d'ailleurs l'une des principales pommes de discorde de la droite, le Parti des Flots, parti également réactionnaire, prônant quant à lui le maintient stricte des traditions séculaires tournées autour de la suprématie des marins et de l'économie de la mer et voyant dans la montée en importance de l'industrie au Syndikaali un péril pour les modes de vie traditionnels centrés autour de la pêche et de la navigation.


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En jaune la ligne de la côte nord, en rouge la ligne de la côte sud et en orange la nouvelle voie reliant les deux anciennes.


C'est donc dans ce contexte que la décision de relier les lignes (déjà existantes) de la côte sud et de la côte nord fait polémique. Agissant comme un révélateur des tensions sociales et politiques à l'oeuvre au Syndikaali :

Il y a d'une part ceux qui sont pour. Le Parti des Travailleurs et le Parti du Progrès, les deux principales formations politiques du pays et chacune pouvant être classée au centre-gauche, tirant plus ou moins vers le libéralisme, sont toutes deux des productivistes convaincues de l'importance de faciliter le développement de l'industrie. Une ligne de train "totale" qui permettra de voyager d'un bout à l'autre du territoire pharois sans prendre le bateau (exclusion faite des îles de la mer du Nord) est vu comme une chose extrêmement positive pour le commerce intérieur et devrait permettre de relier les différentes poches de populations entre-elles pour - peut-être - limiter certaines inégalités structurelles et démographiques entre la côte sud et la côte nord.

Ce serait également dans l'intérêt militaire du Syndikaali qui s'est trouvé sérieusement exposé ces derniers mois à des menaces étrangères, jusqu'à entrer en guerre contre son gré. En cas de blocus des certains ports stratégiques, le train pourrait permettre de continuer à subvenir aux besoins de la région et de la population civile qui s'y trouve.

Du côté des syndicats de bûcherons (seul secteur d'activité non-maritime à jouir d'une excellent réputation au Syndikaali du fait de son importance historique dans la confection de navires) s'est également réjouit des promesses de désenclavement qu'apportent ces nouvelles lignes. En effet, le transport du bois se faisait jusque là exclusivement par camions et les villes construites autour des grandes scieries subissaient un certain isolement vis-à-vis du reste du pays. Un isolement qui avait d'ailleurs fait craindre à ces communautés d'êtres considérées par le Gouvernement comme des citoyens de secondes zones suite au scandale de l'installation des lignes internet sur toutes les côtes du pays... mais sans passer par l'intérieur des terres, y laissant de fait certaines agglomérations déconnectées du reste du pays. Ce scandale avait poussé à une démission du ministre de la planification et une révision de sa politique par son successeur. Nul doute qu'on peut voir dans l'installation de cette ligne ferroviaire un message que le Gouvernement adresse aux syndicats de bucherons dont la capacité de mobilisation et de blocage des apports en bois de chauffe reste un important moyen de pression pour être entendus.

Enfin, on les oublie parfois, mais le Parti de Défense Océanique, tourné vers l'écologie, a salué un "grand pas en avant pour la réduction de la consommation d'énergie fossile dans un pays fonctionnant encore majoritairement au pétrole". Le petit parti avait en effet porté le projet de cette extension dès le début et a assuré dans les médias souhaiter "profiter de cet engouement pour le train pour développer encore plus le réseau de voies ferrées du pays".


Toutefois, cette extension ne fait pas que des heureux. Certains y voient en effet "un investissement démesuré pour une rentabilité hasardeuse" à l’instar du Parti du Progrès qui a dénoncé un chantier "plus idéologique qu'utile" accusant le Parti du Progrès et le Parti des Travailleurs de faire du populisme sur les impôts du contribuable. Critique relayée par certains experts : si le geste est fort, il n'est pas certain que cette ligne sera extrêmement utilisée. Le projet du Gouvernement se heurte en effet aux habitudes pharoises, tournées vers les déplacements en bateaux et dans lesquels nombreux ont investi. Certains craignent d'ailleurs une baisse de la valeur de leurs navires si le pays devait persévérer dans cet aménagement des voies de terre. De plus, les populations susceptibles d'êtres touchées par ces aménagements du territoire ne sont guère nombreuses. Chaque côte possède sa grande ville : Helmi et nord, Kanavaportti au Sud et Pharot à l'est, sans parler d'Albigark. Hormis pour le commerce (qui se fait quasiment exclusivement par la mer) les raisons de se déplacer loin à travers le pays pour autre chose que du tourisme sont rares, chaque zone du territoire étant relativement bien aménagée depuis le temps.

Le Parti des Flots s'est également fendu d'une longue accusation contre un projet qui "dénaturerait le génie pharois, peuple marin et aventurier par essence, mais certainement pas cheminot" avant de comparer les élus du Parti du Progrès à des vaches aimant regarder passer les trains. L'invective s'est résolue sur les marches devant la Chambre Concitoyenne par un duel de boxe. Victoire de l'oratrice du Parti des Flots, la Citoyenne Loviatar, qui a assommé l'élu Jarkko par un superbe crochet du gauche.

Si la Fédération Anarchiste, aux inclinaisons sociales et bénéficiant d'un sur-vote ouvrier a soutenu le projet, son pendant libérale, le Parti Pirate, a déploré, comme le Parti Populaire, une gestion du budget "généreuse lorsqu'il s'agit de voler le peuple". Une accusation ironique que n'a pas manqué de relever la cheffe du Parti des Travailleurs, la Capitaine Kirsikka qui a pointé du doigt "l'hypocrisie du Parti Pirate qui aime voler mais pas qu'on le vole". Ce que le Parti Pirate a confirmé, expliquant que c'était là du simple bon sens et même la base de n'importe quelle activité lucrative.

Pour l'heure toutefois, la démocratie a parlé, l'ouverture du Syndikaali au ferroviaire est sur la bonne voie, puisqu'un projet de prolongement de la ligne nord jusqu'à Pharot est actuellement étudié en commission. Espérons simplement que personne ne cherchera à l'en faire dérailler.
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Un regard plus léger sur l'Humanité



Du 10 au 13 octobre, c'est carnaval au Syndikaali !

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L’été s’éloigne, la rentrée des classe est passée depuis plus d’un mois et les fêtes de fin d’année sont encore bien loin. Pour les pêcheurs aussi c’est le moment de reprendre le travail, traditionnellement c’est à cette époque que les marins les plus pauvres qui revenaient des vendanges trouvaient à s’embarquer pour passer le reste de l’année en mer. Une perspective sans doute un peu déprimante alors que le temps se rafraîchit et que la météo annonce les premières neiges de la saison. Déprimante vous avez dit ? C’est oublier que pour fêter leurs derniers jours sur terre, les marins nous ont légué une tradition qui perdure encore aujourd’hui : le grand carnaval !

P
our trois jours et dans tout le Pharois Syndikaali, c’est la fête ! Les citoyens sont invités à se grimer pour s’anonymiser et la Compagnie des Garde-Côtes a instruction de se montrer un peu plus coulante sur la période. L’occasion de profiter une dernière fois du beau temps pour sortir, boire un verre ou plus et surtout chanter et danser !

Si les principales festivités ont évidemment lieu à Pharot, avec son célèbre tir d'espadons du haut du balcon de l’hôtel de ville, sa pluie de bière artificielle et son concours de feux d’artifices, les autres villes ne sont pas en reste. A Kanavaportti, « la raffinée », les artistes sortent dans les rues et c’est l’occasion de célébrer le concours annuel de détournement : les pharois sont invités à réécrire ou retoucher les œuvres traditionnelles de notre culture pour les tourner de manière grivoise ou parodique. La tendance s’étend d’ailleurs de plus en plus à la pop culture internationale puisque les jeunes ont proposé cette année des détournements de récits maktois ou lutharoviens. L’occasion de dépoussiérer un peu la culture et de redécorer nos statues et bâtiments à grands coups de peintures et de dessins fantaisistes. A Helmi, sur la côte nord, les autorités locales ont visiblement choisie de mettre la diaspora francisquienne à l’honneur avec une déambulation théâtrale dans les rues de la ville se moquant de l’Empereur-boucher et racontant de manière burlesque les péripéties de la baleine et de la guerre fraco-pharoise. Une manière pour la population d’exorciser les évènements certainement mais également d’intégrer dans leur folklore une partie de la culture de l’Empire Latin. Moquerie ou réconciliation ? La frontière est parfois mince et seul le temps nous dira si ces célébrations auront été l’occasion de réunir pharois et franciquiens. En tout cas une chose est sûre : sous les masques et le maquillage, tout le monde se ressemble !

Outre ces spécificités locales, chaque région organisera bien entendu son traditionnel concours d’insultes navales, l’enjeu étant autant de ridiculiser son adversaire que de se faire entendre depuis les flots jusqu’aux quais. Il s’agit donc de savoir donner de la voix et les plus impressionnants baritons du Syndikaali attendent ce jour avec impatience pour faire la démonstration de leurs organes. Dans un autre genre, pour les enfants, ce sera l’occasion de participer aux célèbres batailles de harengs pourris. La Merenelävät, la première entreprise de pêche du Syndikaali a une nouvelle fois assuré l’organisation de l’évènement et déclaré avoir gardé toute une réserve de poissons de côté depuis plus d’une semaine. Les entrepôts des docks puent d’ailleurs tellement ces derniers temps que les syndicats des dockers ont exigé une prime de risque. Prime accordée – comme chaque année – en tout cas les enfants sont ravis. N’oubliez pas cependant que la bataille de hareng est réservée aux moins de seize ans, pour les autres, ils pourront se consoler en participant à la pêche à la mitrailleuse ou au grand bal des cadets.

Enfin, nos séniores ne sont pas en restes puisque le concours d’anecdotes sera diffusé en directe à la radio publique pendant les trois jours de festivités. Celui qui aura raconté l’histoire la plus incroyable recevra un AK47 des mains du Doyen Pêcheur en personne.

Si le principe du carnaval est bien entendu les grandes danses déambulatoires dans les rues, les amateurs de spectacles pourront profiter en toute quiétude de l’ouverture des musées, cinémas, théâtres et opéras qui tourneront eux-aussi en continue pendant les trois jours. De quoi ravir les amateurs de musiques grivoises comme d’art classique, ou bien les deux à la fois après tout, rien n’empêche de faire l’un puis l’autre.

Bien sûr, au-delà de sa dimension festive et réconciliatrice, le carnaval du 10 octobre est également une aubaine économique pour le Syndikaali. En plus d’attirer les touristes d’Albi, de Tapiolie et du Genevier, les restaurateurs et vendeurs d’alcools comptent beaucoup sur la période pour leurs bénéfices annuels. Quant à l’industrie de la drogue, elle assure réaliser ses meilleures vente de coke et de cannabis pendant les fêtes. En somme, le carnaval ne fait décidément que des heureux, sauf peut-être ceux qui aimeraient se coucher tôt.
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Un regard plus léger sur l'Humanité



A l'approche de Noël,
le Jésus incendié fait une nouvelle fois polémique


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C'est une "tradition" qui n'a pas fini de faire couler de l'encre. Cette année encore l'Eglise abyssale, le culte païen majoritaire au Pharois Syndikaali, a procédé à Pharot à la crémation du Christ en envoyant une effigie en bois du prophète des chrétiens brûler sur l'océan pour ensuite y sombrer. Un "retour aux abysses" censé offrir les nouveaux dieux aux créatures marines afin d’apaiser leur colère et s'attirer bons vents et mer calme, selon le folklore national. Bien que la plupart des sondages montrent clairement la sécularisation prononcée de la société pharoise, les traditions annuelles dont fait partie le Jésus incendié continuent d'attirer un grand nombre de participants en raison de leur foi ou cherchant un prétexte pour faire la fête.

Si le Ministre du culte a assuré ne vouloir provoquer la colère de personne en renouvelant cette année encore la crémation, certains cadres du Parti des Flots, très attachés aux traditions du pays, ont multiplié les déclarations polémiques sur place. Fustigeant des modes de vies abrutissants amenés par le christianisme, associé à la révolution industrielle et la chute de l'ancienne royauté d'Albi, ils ont de nouveau renvoyé le Christ à une foi étrangère et hostile au Syndikaali. Un député du PdP aurait même déclaré en marge de la cérémonie que les catholiques n'avaient "pas leur place ici", provoquant la colère de nombreuses associations de défense de la laïcité.

Pour contextualiser la relation complexe entre religions du Livre et culte abyssale au Syndikaali, il faut rappeler que la question religieuse avait été l'un des motifs de la guerre civile ayant mené à la fraction d'Albi au début du XIXème siècle. Les troupes socialistes se revendiquant d'un athéisme matérialiste et les Républicains, laïques, se sont opposés aux royalistes largement convertis au christianisme depuis plusieurs siècles, au point d'en avoir fait la religion d'Etat. En réponse aux arguments théologiques justifiant le pouvoir de la Couronne par le Droit Divin, une partie de la rhétorique révolutionnaire s'est articulée autour d'un retour à des valeurs primitives et aux anciennes traditions païennes jugées plus pures et authentique que la Croix, importée de l'étranger au cours du Xème et XIème siècle et fortement associée à la noblesse dans l'imaginaire collectif.

Si ces éléments de propagande révolutionnaire n'ont pas connu un succès fou, ils ont toutefois permis de ressusciter la foi abyssale, disparue à l'époque et d'en réanimer le folklore par un grand travail de fouille des archives, encouragé par le gouvernement révolutionnaire. Le nouveau gouvernement de la République Pharoise, soucieux d'assoir son pouvoir durablement en se forgeant une légitimité, avait tenté de restaurer un culte officiel et des fêtes religieuses annuelles basées sur les anciennes traditions. Un échec relatif qui poussera le Pharois Syndikaali, successeur de la République, à abandonner ce projet. Néanmoins, en réinvestissant l'ancien folklore et en construisant un roman national basé sur un paganisme romantique, la République Pharoise réussit à faire apprécier aux citoyens cet héritage jusque là jugé poussiéreux et qui fit l'objet de nombreux réinvestissements dans la culture populaire depuis.

Aujourd'hui, la plupart des citoyens déclarent "ne pas croire" aux anciens mythes mais en apprécier l'imaginaire et si l'immense majorité de la population ne participe pas aux cérémonies religieuses, la plupart des gens admettent accorder un certain crédit aux superstitions et éviter les comportements pouvant risquer de provoquer la colère des monstres marins ou d'attirer sur soi le mauvais œil.



Répartition des croyants au Pharois Syndikaali*

  • Athées : 22%
  • Agnostiques : 35%
  • Abyssaux : 15%
  • Catholiques : 6%
  • Protestants : 7%
  • Orthodoxes : 2%
  • Musulmans : 5%
  • Autres : 8%



Si la foi abyssale reste de fait relativement marginale au Syndikaali, le christianisme l'est au moins tout autant voire encore plus. Qu'il s'agisse de catholiques, protestants ou de la minorité orthodoxe vivant dans le pays, le nombre de croyants reste tout à fait négligeable statistiquement et tend même à diminuer dans le temps, au point que les associations de défense de la laïcité et des religions se plaignent régulièrement d'être considérés comme des citoyens de seconde zone. Le collectif anti-christianophobie a ainsi dénoncé les propos du Parti des Flots, accusant ses représentants de chercher à rassembler contre la minorité chrétienne pour des raisons électorales. Un jeu jugé dangereux par les fidèles qui craignent que leurs besoins spirituels ne soient pas pris au sérieux.

De fait, une fois de plus, la crémation du Christ a été jugée comme irrespectueuse pour tous les citoyens de confession catholique. La grande majorité des croyants disent déplorer que leurs convictions et leurs valeurs soient relégués au rang de simples objets de moqueries, sans que le Gouvernement n'agisse pour pacifier les esprits.


*sondage réalisé en 2004 par l'Institut de Statistique Pharoise sur un pannel représentatif de 1200 personnes, méthode des quotas.
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Qu'est-il arrivé au Kauhea ?

Voila un mois que les familles des militaires à bord du Kauhea sont sans nouvelles du sous-marin.
Le Ministère de la défense territoriale fait la sourde oreille.
Mission secrète ou catastrophe ?



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Fleuron de la flotte militaire pharoise, le Kauhea devait fêter ses dix ans d'activité cette année.


Depuis la fin de la guerre francisco-pharoise, les familles sont sans nouvelles des marins du Kauhea. Le sous-marin n'est pas réapparu dans le port de Pharot depuis.

16 juin 2004, l’Empire Latin Francisquien rend les armes face à la flotte pharoise. Une superbe nouvelle qui vient mettre un terme à plus d’une semaine de guerre heureusement sans échanges de tirs d'artillerie ou de coups de feu. Le lendemain, les trois sous-marins du Syndikaali, l’Hurrikaani, l’Hiljaisuus et le Kauhea prennent la route du détroit, direction le port militaire d’Helmi pour une vérification de leur blindage et un roulement des marins embarqués à bord. L’Hurrikaani et l’Hiljaisuus ouvrent la voie en formation de triangle inversé (ou vol d’oies sauvages inversées pour les connaisseurs), le Kauhea ferme la marche.

Ce sont les dernières informations qui soient parvenues directement aux familles des marins. Depuis, ces-dernières n’ont plus accès qu’à des communiqués du Ministère, leur assurant que tout est son contrôle et qu’il n’y a pas à s’inquiéter. Aucun coup de fil, même crypté, aucune nouvelles précises, pas de photos, pas d’informations. Le blackout est complet pour des familles qui, si elles sont habituées à voir disparaitre leurs proches parfois de manière plus ou moins soudaines pendant de longues périodes, à cause du secret défense, n’ont jamais été à ce point laissées sans informations.

Comme on pouvait s’y attendre, le Ministère refuse toute déclaration à la presse sur le sujet, une procédure habituelle en cas d’opération classifiées, mais qui s’avère plus inquiétante tant elle plonge dans le désarroi y compris les employés du ministère de la Défense eux-mêmes. L’un d’eux nous confie en off : « On ne sait pas, personne n’en parle, tout est classé secret défense. ». Si on comprend naturellement que certaines manœuvres militaires doivent rester secrètes, il est plus surprenant que les familles des marins embarqués n’aient pas au moins été prévenues d’une telle mission.

« Au début on nous a dit que le Kauhea s’était séparé des deux autres bâtiments au niveau du détroit mais qu’il se dirigeait vers Pharot. Puis, trois jours plus tard, on nous a dit qu’il était en mission secrète pour un mois, puis pour trois. Ca va faire six mois qu’on n’a aucune nouvelles maintenant et les autorités continuent de nous dire que tout va bien, que tout est sous contrôle, je commence vraiment à m’inquiéter et je ne sais plus quoi raconter à mon fils pour justifier l’absence de son père, Henrikki* n’est même pas rentré pour l’anniversaire du petit alors qu’avant il s’arrangeait toujours pour obtenir des permissions à ce moment-là. La guerre est finie maintenant, je ne comprends vraiment pas ce qui les retient si longtemps… »

- Sisko* femme d’un officier embarqué à bord du Kauhea pendant la guerre francisco-pharoise

Alors que les inquiétudes commencent à grandir et le sujet passionner les journalistes, plusieurs hypothèses sont en jeu. Certains évoquent une opération secrète au Varanya où le Syndikaali ne s’est pas engagé officiellement. Peut-être un soutien officieux que le Gouvernement ne souhaite pas encore rendre public pour le moment afin de pouvoir continuer à jouer sur plusieurs tableaux ? A moins bien sûr que le Kauhea soit resté dans la zone francisquienne afin d’y soutenir l’insurrection de Kotios ayant lieu peu après. Troisième hypothèse qui n’invalide pas la précédente, l’aide du Kauhea aux forces militaires francisquiennes ou nhorréennes dans le conflit qui les oppose. Le Parlement ayant rejeté tout interventionnisme militaire, il s’agirait alors d’une opération complètement illégale de la part du Gouvernement Pharois qu’il souhaiterait alors peut-être taire le plus longtemps possible. Si une telle hypothèse venait à se vérifier, la Ministre Irja aurait alors des comptes à rendre devant l’Assemblée Concitoyenne pour violation de l’Etat de Droit, laissant prévoir un scandale politico-juridique de grande ampleur.

Malheureusement, une autre hypothèse ne peut pour le moment pas être écartée : celle que le Kauhea ait coulé ou ait été coulé. Panne mécanique, accident ou frappe francisquienne voire d’un autre pays ? Difficile à dire, mais on peut alors se demander pourquoi garder un tel secret caché aussi longtemps ? Peut-être que victorieux, le Gouvernement pharois aurait décidé de ne pas relancer les hostilités en dissimulant la perte de son sous-marin ? Une stratégie qui risquerait de remettre le feu aux poudres de manière décuplée après coup, si cela venait à être découvert.

Pour l’heure, nous restons donc dans l’expectative mais une chose est certaine : le Gouvernement ne pourra pas garder le secret encore bien longtemps.



*Les prénoms ont été changés.
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A Helmi, le maire de la ville se félicite de la réussite de sa politique d’intégration des réfugiés francisquiens
Retour sur le sort de la diaspora francisquienne



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Le Citoyen Antonni, maire de la ville d'Helmi, se dit ravi d'avoir pu aider.


Ils étaient arrivé nombreux, espérant trouver une terre de liberté loin du joug du tyrannique Empire et de l'Empereur-Boucher.

Alors que la ville avait connu une arrivée massive et imprévue de réfugiés venus de l’ex-Empire Latin Francisquien peu après la guerre opposant nos deux pays, la diaspora semble s’être relativement bien intégrée à Helmi où son influence a fondue au fil des mois pour devenir aujourd’hui quantité négligeable. Un beau travail d’intégration de la part des autorités publiques, la région et la ville, qui ont immédiatement pris le problème à bras le corps pour ne pas risquer d’être dépassées par les évènements.

Retrospective :

Alors que la guerre francisco-pharoise vient de s’achever, le Syndikaali obtient de son adversaire un certain nombre de concession dont la garantie qu’il abolira la peine de mort pour les ressortissants d’autres nations capturés sur le sol francisquien. Une exigence qui fait écho à l’exécution de trois adolescents pharois Joonas, Raakel et Luukas coupables d’avoir posé le pied illégalement en territoire impérial puis exécutés sans procès.

Une concession de bon sens qui aura l’effet inattendu de provoquer un exode francisquien vers le Syndikaali, perçu désormais comme terre d’accueil et de liberté. Si l’immigration reste mesurée, elle est soudaine et massive dans les premiers jours du cessez-le-feu, prenant par surprise les garde-côtes d’Helmi qui voient débarquer dans le port zodiacs et navires civiles remplis de réfugiés.

Les pouvoirs publics s’emparent rapidement de l’affaire, poussés par le Gouvernement Pharois qui voit dans cette immigration un élément de propagande bienvenue et met en avant le Syndikaali comme un pays humaniste et anti-autoritaire. Un story telling qui tombe à pic alors que l’Empire Latin Francisquien avait procédé à une escalade des tentions en accusant le Syndikaali d’héberger des pirates dangereux pour la région. Une thèse à laquelle souscrivait certains de ses voisins dont la Bundesrepublik Walserreich et la République de Makt, deux puissantes nations des mers du Nord. Le ministère des Affaires étrangères voit dans l’arrivée des francisquiens un moyen de retourner l’accusation et enfonce le clou en polarisant les camps : les Etats voyous soutenant l’Empire Latin et les démocraties libérales et libertaires du côté pharois.

La stratégie fonctionne et bientôt le projet francisquien d’alliance boréale s’effondre, lâché par ses alliés. Reste que pour assurer sa crédibilité, le Pharois Syndikaali doit maintenant faire bon accueil aux réfugiés. C’est donc toute la machine publique qui se met en action pour absorber la diaspora le plus vite possible et ainsi éviter tout les problèmes intérieurs. Une stratégie aux résultats d’abord mitigés puisqu’alors que l’actualité géopolitique s’accélère, les réfugiés francisquiens très informés et politisés autour de ce qui se déroule dans leur pays se lancent dans de grandes manifestations suite aux évènements de Kotios. Manifestations en partie récupérées par la droite pharoise qui voit dans la prise de pouvoir de la Fraternité des mers du Nord, organisation terroriste tristement célèbre pour ses nombreuses attaques – généralement contre des nations autoritaires – dans la région qui semble piloter le mouvement insurrectionnel local.

Néanmoins, une fois passés ces épisodes de tension, les politiques d’intégration à l’égard des francisquien semblent petit à petit donner leurs fruits. L’économie pharoise, très tournée autour de la pêche et des grandes compagnies maritimes, absorbe une partie de la diaspora en la répartissant dans des équipages en manque de main d’œuvre, brisant le risque communautaire dans l’œuf. Pour ceux restés à quais, le Ministre Kaapo de la planification prend le dossier en charge. Une manière pour son ministère, souvent sous-doté, de faire valoir son utilité et de demander des augmentations de budget. Bien conscient de trouver dans la crise francisquienne une opportunité de démontrer son efficacité et l’intérêt de stratégies politiques et économiques planifiés, le ministère met les petits plats dans les grands en constituant un fichier d’immigration où sont inventorisés les diplômes et compétences des réfugiés, ceux-ci sont ensuite redirigés vers les secteurs économiques ayant besoin de main d‘œuvre, en fonction des savoir-faire de chacun. Là encore, la politique fonctionne plutôt bien. Un peu cyniquement, certains journalistes et politologue souligneront que le ministère de la planification procède à un chantage indirecte, les francisquiens nouvellement arrivés n’ayant pas vraiment le luxe de refuser les emplois qui leurs sont proposés et pour lesquels ils sont parfois surqualifiés. Néanmoins, le résultat global est là : la diaspora est répartie dans les différentes grandes villes du Syndikaali où elle se dilue de fait.

Des cours du soir en langue pharoise sont mis à disposition des étrangers pour faciliter leur intégration sur le marché du travail et dans la société.

Pour les quelques laissés pour compte à Helmi, néanmoins, la vie n’est pas si rose. Soit qu’ils n’aient pas de compétences jugées utiles par le ministère, soit qu’ils aient refusés les offres proposés ou aient été renvoyés, une petite part des réfugiés est resté sur place, là où elle a débarqué il y a environ six mois. Habitants désormais les quartiers les plus défavorisés en périphérie de la ville, elle s’y est organisé sous forme de quartier ethnique rapidement baptisé Francikaupunki, la « ville francisquienne » par les habitants d’Helmi. Si l’existence de zones d’habitations laissées pour compte est quelque chose auquel les pharois sont habitués, certains policiers locaux pointent néanmoins du doigt le risque de voir une exploitation de la misère des réfugiés par les patrons et gangs locaux, friands d’une main d’œuvre peu informée de ses droits et prête à beaucoup pour des salaires de misère.

Affaire à suivre.
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Journal éternellement souverainiste :
Parce que les valeurs ne se négocient pas




Faute militaire grave,
nous demandons la démission du Gouvernement !



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Alors ? On s'est fait piquer un sous-marin par les rouges ?


Ces tapettes de socialistes nous ont encore bien baisé !

S'il en était encore besoin, le gouvernement vient une nouvelle fois de faire démonstration de son incompétence crasse. C'est qu'à ménager la chèvre et le chou ces candaules ont fait entrer le renard dans le poulailler. Pour les plus lents des gauchistes qui nous liront, le poulailler c'est notre beau pays et le renard le communisme international !
Quant aux poules, c'est vos femmes.

Seul un manque pathologique de testostérone, symptomatique de l'époque, peut expliquer une telle nullité de nos dirigeants. Cette fois-ci on ne parle plus de se faire humilier à l'international en laissant tuer des adolescents par les francisquiens, ou qu'on se foute de notre gueule depuis l'autre bout de l'Euryzie pour avoir laissé prospérer la moitié de la piraterie mondiale dans nos eaux, quel exemple ! Non cette fois-ci nous avons fait encore plus fort : nous avons perdu un sous-marin d'attaque !

Vous avez bien lu, chers amis, un putain de sous-marin d'attaque.

Certain perdent leurs clefs, notre gouvernement perd un bâtiment militaire surarmé et bourré de torpilles.

Le pire n'est d'ailleurs pas tant la perte financière, de crédibilité et de défense que nous venons de subir - après tout, nous ne sommes plus à ça près en terme d'incompétence et de ridicule, non le pire est que ce bâtiment a fini entre les pires mains qui soient : celles des communistes ! A nouveau, ce n'est pas faute d'avoir plus d'une fois cherché à interpeller les autorités nationales sur la dangerosité que représentaient les tenants du socialisme ou plutôt de la socialoperie dans notre pays. Aveuglés par leur bien-pensance soumise, ils se sont voilés la face et ont cru pouvoir dompter la pieuvre tentaculaire. Quels imbéciles ! On ne négocie pas avec le communisme, on le traque, on l'accule et on le crève. Puis on balance du sel sur le cadavre pour que rien ne repousse. Voila un programme politique qui aurait de la gueule, et qui au passage nous éviterait de passer une fois de plus pour les pires bouffons du continent !

Mais non ! Depuis la révolution de 1820, notre pays n'a jamais cessé d'offrir un peu plus son cul aux rouges ! Comprenez, c'est qu'ils représentaient à l’époque presque 50% des effectifs de l'armée républicaine, il a donc fallu faire avec et tant pis si cela impliquait de commettre des crimes de masse contre nos propres frères, "tout pour la révolution" n'est-ce pas ? Aujourd'hui, les choses n'ont pas beaucoup changé. Le communisme a fait des petits chez les deux plus gros partis du pays, les autoproclamés partis du Progrès et des Travailleurs. Tu parles ! Du bolchévisme sous couverture que tout ça, servant insidieusement la même idéologie internationaliste, partisans de la chienlit, du désordre mondiale et de la perte de toutes nos valeurs et traditions nationales !

A trop chercher à ménager le chien rouge, ce qui devait arriver arriva : les socio-démocrates viennent de se faire mordre la main ! A quand les appels à l'insurrection du Parti Communiste Pharois, nous nous le demandons bien. Outillés d'un sous-marin, il est plus que probable que les gauchistes se sentent bientôt pousser des ailes, c'est que le rêve criminel de l'international n'est jamais mort dans leur esprit pourri, dans cette caboche vide, il sommeil attendant l'occasion de redéployer ses ailes ensanglantées sur le monde !

Mais ce danger peut également être vu comme une opportunité : nous appelons au réveil citoyen ! Pharois, tous ensembles, achevons ce qui aurait dû être acté en 1820 et boutons les cocos hors d'Albi ! Aucune tolérance pour les homards et amis des criminels, nous demandons l'interdiction du PCP et de ses alliés pour complicité et sédition, nous demandons l'arrestation des cadres communistes coupables de propagande anti-nationale et de traitrise à la nation ! Citoyens, préparez-vous*, il n'est pas impossible que ces merdaillons sortent bientôt dans les rues, le couteau entre les dents, pour imposer leur agendas par la force ! Le Syndikaali est une terre de liberté, tenez vous prêts à défendre ce qui vous est cher ou ils vous le prendront !

Pour l'heure, une réponse institutionnelle s'impose ou le Gouvernement lui-même sera coupable de traitrise ! Nous demandons la démission de la Ministre de la Défense Territoriale, la Capitaine Irja, et la tenue de nouvelles élections. Le Parti Pirate a fait suffisamment de mal à notre nation et enchaîne les bourdes de plus en plus dramatiques : combien de morts à son actif depuis l'entrée en fonction de ces petites putes internationalistes ? Beaucoup trop, et des dizaines de plus au Damann depuis hier. Assez, notre nation n'a pas à se faire éclabousser de sang à cause de la trahison de certains, le Pharois Syndikaali ne se laissera pas plus longtemps humilier par des politiques incompétents et débiles !



Au Damann, le journal l'Action adresse ses condoléances, puisse cet évènement tragique lui faire comprendre quel danger il y a à s'allier avec l'hydre rouge.


Pour une nation forte
expurgée des anti-nationaux !


*Pour savoir comment vous procurer une arme pour chasser le homard, n'hésitez pas à visiter notre chaîne youtube Pas Pas si tôt la révolution, pour du contenu informatif, drôle et apolitique.
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Un journal pour les gouverner tous.




Le Kauhea refait surface... et abat un navire du Damann !
Le Gouvernement du Syndikaali montré du doigt
La politique militaire questionnée
La ministre Irja devra s'expliquer



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Le Ministère de la Défense a promis une conférence de presse dans l'après-midi.


Il y a deux semaines, nous nous interrogions sur le sort du Kauhea. Celui-ci est désormais connu... pour le pire.

Nos craintes sont advenues, et notre gouvernement va devoir rendre des comptes.

Passé l'effet de sidération en apprenant qu'un sous-marin pharois avait pu être détourné et s'en prenait désormais à des navires civiles dans les eaux du Damann, plusieurs questions se posent désormais, et cette fois il ne sera plus possible au gouvernement de botter en touche. Déjà, une petite foule rassemblant des citoyens en colère et des membres des familles des marins du Kauhea se massent devant les bâtiments du ministère de la Défense Territoriale à Pharot où ils réclament une intervention de la ministre Irja afin de clarifier la situation. Plusieurs appels à la démission se font entendre dans les principaux partis d'opposition. Le Gouvernement quant à lui refuse de s'exprimer pour le moment, invoquant le secret défense et reporte toute prise de parole depuis l'allocution du Doyen Pêcheur jusqu'à la conférence de presse qui devrait avoir lieu cet après-midi.

Parce que la vie démocratique implique une presse qui ne soit pas complaisante, le Journal de Pharot a préparé ses questions au gouvernement et nous entendons les lui poser sans concessions :

  • Comment se fait-il que le ministère de la Défense Territoriale ait pu laisser détourner un bâtiment militaire d'une telle envergure ?
  • Qu'est-il advenu de l'équipage ?
  • Pourquoi le silence a-t-il été gardé si longtemps sur cette affaire, y compris en mentant aux familles des marins ?
  • Quelle stratégie va déployer le Syndikaali pour abattre ou récupérer son sous-marin ?
  • Quel impacte sur notre crédibilité à l'internationale après ce qui apparait clairement comme une erreur militaire majeure ? Comment le Syndikaali va-t-il y répondre ?
  • Y a-t-il une menace d'entrisme communiste dans l'armée pharoise ?
  • Qui est le capitaine Hymveri ? S'agit-il d'un ressortissant pharois ? D'un militaire ?
  • Quelle réponse politique et institutionnelle apporter pour éviter ce genre de drame à l'avenir ?
  • L'armée va-t-elle faire l'objet d'un plus grand contrôle, voire d'une purge ?
  • Quelles défaillances du renseignement intérieur ont pu mener à une telle situation ?
  • Quelle est la position officielle du Syndikaali face à la guerre civile du Damann ? Comment se dire allié d'un pays dont nos ressortissants viennent d'abattre un navire civil ?
  • La ministre Irja est-elle coupable de négligeance ? S'agit-il d'une erreur ou pire ? Quelle sanction politique pour le Parti Pirate ?


A toutes ces interrogations, le Journal de Pharot exige des réponses claires. Alors que la société civile s'émeut de la situation depuis l'allocution du Doyen Pêcheur ce matin, collectifs et activistes de tous bords se mobilisent pour réclamer du gouvernement qu'il rende des comptes à la population. Un tel silence et pendant aussi longtemps n'est pas tolérable dans un pays comme le notre.

Car au delà de la crise géopolitique majeure que représente le détournement du Kauhea, ces évènements interrogent également sur les pratiques démocratiques du Syndikaali. Jusque là connu et reconnu pour ses exigences en terme de transparence, une telle omerta sur les affaires de sécurité nationale a de quoi interpeller. Il est également plus qu'indigne d'avoir laissé les familles des marins du Kauhea dans l'ignorance aussi longtemps, il s'agit d'un mensonge d’État avéré qui ne sera pas sans graves conséquences pour l'avenir et impose des réformes institutionnelles de tout urgence pour empêcher qu'une telle situation puisse se reproduire à nouveau.

Si nous attendons toujours la conférence de presse de cet après-midi pour vous en dire plus, une chose est déjà à peu-près certaine : il y a peu de chance que la ministre de la Défense Territoriale puisse se sortir indemne d'une telle affaire...
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BREAKING NEWS !
La ministre Irja démissionne.

Suivez la conférence de presse en direct
Des élections anticipées au ministère de la Défense Territoriale organisées dans les prochaines semaines
Le gouvernement annonce une série de mesures pour répondre à la crise du Kauhea



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Le Parti Pirate perd sa seule et unique ministre.


Ministre depuis trois ans, la capitaine Irja était l'une des figures les plus controversées du gouvernement, principalement depuis la guerre francisco-pharoise où sa politique diplomatique agressive avait été fortement critiquée jusqu'à l'accuser d'avoir mené à la mort des trois adolescents pharois.


C'est devant un parterre clairement hostile que la ministre Irja s'est exprimé en début d'après-midi sur la crise du Kauhea.

Après avoir commencé par une explication détaillée des évènements au Damann et présenté ses condoléances aux familles des victimes de l'attaque, ainsi qu'à celle des marins du Kauhea dont elle a reconnu être sans nouvelles depuis plusieurs mois. Cette annonce a provoqué beaucoup d'émotion au sein de la foule où se trouvaient certains proches des supposées victimes de la mutinerie. La ministre a dû s'interrompre plusieurs minutes pour laisser le temps aux citoyens d'appréhender la nouvelle mais également pour faire cesser les quolibets et huées qui lui ont été adressés. D'un naturel sanguin, la ministre a fait preuve d'un certain sans froid et accepté sans broncher les insultes, reconnaissant des "erreurs impardonnables" et une "défaillance institutionnelle." Des mots forts laissant prévoir des réformes profondes dans les mois à venir.

La ministre a en effet égrené une série de mesures censées répondre à court terme aux interrogations de la population quant à la crédibilité de la parole d’État et aux exigences de transparence gouvernementale qu'implique la vie politique d'un pays démocratique. Une loi "communication et démocratie" a ainsi été déposée à l'Assemblée Concitoyenne à l'initiative du Parti Pirate, parti auquel appartient la capitaine Irja. Cette loi prévoit entre-autre la constitution d'une commission d'élus censés assurer une meilleure surveillance par la société civile de l'armée, ainsi que des peines de prison et d'indignité nationale pour les membres du gouvernement se rendant coupable d'entraves à l’État de droit. Enfin, la loi prévoit de rendre constitutionnel le droit à l'information pour les familles des victimes, une proposition qui devra être débattue puisqu'elle remet indirectement en question les législations antérieures consacrant le secret défense du Syndikaali.

La capitaine Irja a achevé son allocution en annonçant que ces mesures seraient mises en place par sa ou son successeur puisqu'elle démissionnait de ses fonctions afin de se rendre convocable par la justice dans l'enquête qui ne manquera pas d'être menée sur cette affaire. Une annonce saluée par une pluie d'applaudissements. La capitaine s'est ensuite retiré dans le ministère pour y mettre ses affaires en ordre.

Un certain nombre de zones d'ombres persistent néanmoins dans cette affaire, zones que n'a pas voulu éclaircir la capitaine malgré nos multiples sollicitations. Les membres de son cabinet ont d'ailleurs demandé à "laisser faire la justice". Nous ne savons donc toujours pas jusqu'à quel point l'armée pharoise est impliquée dans l'affaire et quelles réformes sont attendues afin de remédier au risque de mutinerie dans nos bâtiments de guerre. Une absence de réponse satisfaisante qui risque d'attiser encore la défiance de la population envers le gouvernement et qui pourrait bien se payer aux prochaines élections.


Autres conférences de presse particulièrement attendues : celles des partis politiques.

Sans grande surprise, le Parti des Flots, le Parti Populaire, la Meremme et le Coeur d'Albi ont unanimement condamné "une atteinte extrêmement grave à la sécurité nationale et la crédibilité du Syndikaali à l'étranger" et appelé l'intégralité du gouvernement à démissionner ainsi que la tenue d'élections anticipées. La coalition droitière a également réclamé une enquête générale et approfondie sur les officiers de l'armée pharoise afin de prévenir de tout entrisme communiste "risquant de mettre en danger l'intégrité nationale du pays".

Une mesure dénoncée comme populiste par le Parti des Travailleurs et le Parti du Progrès qui ont néanmoins reconnu "de graves défaillances" de la part du Parti Pirate. Une manière pour les partis de gouvernement d'imputer la faute à l'un de leurs concurrents et repousser toute idée d'élection anticipées pour les autres ministères qui leurs sont acquis. La plupart des ministres ont d'ailleurs adressés des remerciements formels à la ministre Irja pour son travail mais aucun ne l'a soutenu officiellement et des propos recueillis en off n'ont pas tardé à critiquer "une politique martiale et va-t-en guerre adossée à une forte personnalisation du ministère" jugée "dangereuse pour la démocratie et la confiance des citoyens envers le gouvernement élu".

Du côté du Parti Pirate, on temporise. Ce parti minoritaire avait réussi à décrocher le ministère de la Défense Territoriale suite à une campagne politique accès sur une approche compréhensive et réformatrice de la piraterie pharoise, régulièrement accusée d'exactions dans les mers du Nord et à l'international. Une sorte de compromis entre le tout répressif appelé par les partis de droite et la nécessité pour le Syndikaali de clarifier sa position vis-à-vis des crimes de ses ressortissants. Une rhétorique qui avait su convaincre à l'époque mais se heurte désormais à ses résultats. Si ces derniers sont positifs, notamment en Lutharovie, il n'en reste pas moins que c'est sous la direction du Parti Pirate que la Fraternité des mers du Nord s'est emparée de Kotios et on ne peut pas vraiment dire que le nombre d'attentats et d'attaques dans la région ait véritablement baissé. Un échec qui risque d'être assez sévèrement sanctionné dans les urnes pour ces élections anticipées, le Parti Pirate s'attendant à perdre son unique ministère.

Dernière allocution particulièrement attendue : celle du Parti Communiste Pharois qui a vigoureusement démenti tout lien avec le capitaine Hymveri. "Le communisme, ce n'est pas ça." a commencé par dire la citoyenne Säde, première secrétaire du Parti. "Nos valeurs sont celles de l’extension démocratique, la violence contre des travailleurs n'est pas dans notre matrice." des propos relevés par les journalistes présents qui n'ont pas manqué de demander si la violence contre des non-travailleurs était, elle, autorisée ? Une question balayée par la citoyenne qui a clarifié sa pensée "Le Parti Communiste Pharois est attaché aux valeurs démocratique ici comme à l'international, aucun acte d'intimidation ou de terrorisme, contraire à la libre exercice des droits humains et démocratiques, ne saurait être toléré. C'est par le dialogue et la force dialectique de nos idées que nous remporterons la victoire !". Une explication qui n'a pas semblé convaincre certains cadres de la Meremme qui n'ont pas manqué de reprendre ces paroles pour dénoncer "le fond idéologique révolutionnaire toujours présent du PCP", "dangereux pour notre démocratie et nos valeurs.".

Alors que plusieurs partis appellent à manifester, les mots d'ordre se multiplient soit pour défendre la démocratie, appeler à la démission du gouvernement, des réformes politiques ou juste pour taper sur le camp d'en face, le gouvernement appelle lui au calme, invitant les pharois à "patienter et faire front commun jusqu'à la résolution de la crise", le citoyen Kaapo, chef des garde-côtes expliquant qu'il "sera toujours temps de se foutre sur la gueule dans quelques semaines, rien ne presse les amis, rien ne presse.".


Une chose est toutefois certaine, la crise du Kauhea ne laissera pas indemne nos institutions, et ce n'est pas plus mal.
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Suivi des élections anticipées pour le Ministère de la Défense Territoriale pharoise
Le pays prouve une fois de plus la volatilité de son électorat
Alliance Septentrionale : vote contestataire ou véritable dynamique politique ?
Parti Communiste Pharois & Front de Défense Océanique : la nouvelle gauche ?
Les dynamiques analysées au cas par cas par nos politologues !



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Les sondages dessinent de nouvelles tendances électorales


Une courte mais intense campagne fait rage au Syndikaali qui souhaite éviter de rester sans Ministre de la Défense Territoriale trop longtemps.


Comme souvent dans notre pays, caractérisé par ses campagnes électorales très agitées et dynamisées par des instituts de sondages travaillant au jour-le-jour, les dynamiques de campagne jouent un rôle particulièrement important dans les résultats finaux.

La difficulté à prévoir la tournure des évènements est d’ailleurs exacerbée par le fait que le Ministère de la Défense Territoriale fait partie de ces postes extrêmement symboliques où sont souvent plébiscités des candidats issus de partis peu traditionnels. En témoigne l’élection il y a quatre ans de la candidate du Parti Pirate, la Capitaine Irja, une formation politique souvent marginalisée dans les élections aux chambres concitoyennes et confédérales mais qui a su, grâce à un discours politique ambitieux et clair, arracher la victoire d’un seul point de différence par rapport à son challenger du Parti du Progrès.

Pour ces élections, la donne semble avoir clairement changé et plusieurs tendances apparaissent de plus en plus clairement, laissant présager des bouleversement de l’équilibre politique au Syndikaali, dans un pays encore secoué par la guerre qu’il a dû mener l’année précédente et la crise institutionnelle qu’a mené le détournement de l’un de ses navires militaires.
Alors que l’économie du pays n’a jamais été aussi florissante et que les partis de gouvernement (Parti du Progrès et Parti des Travailleurs) jouissent d’un capital sympathie assez fort dans les enquêtes d’opinion, les premiers sondages de cette élection montrent néanmoins que cet engouement semble avoir du mal à se traduire électoralement et les pharois paraissent plébisciter des choix politiques plus originaux.

Une explication à ce phénomène pourrait être que, rassurés par la stabilité financière du pays, les électeurs sentent qu’il s‘agit du bon moment pour se lancer dans des aventures politiques moins traditionnelles là où un contexte moins favorables aurait d’avantage encouragé un vote sécurisant. Les partis de centre-gauche semblent donc paradoxalement pâtir de leurs bons résultats, ou du moins ne pas réussir à les transformer en vote d’adhésion.

  • Analyse détaillée au cas par cas* :

Alliance Septentrionale : le jeu dangereux des électeurs pharois ?

Alors que cette élection verra élu le candidat du parti ayant obtenu le plus grand pourcentage de votes, contre toute attente ces derniers jours les sondages indiquent que c’est l’Alliance Septentrionale qui prend la tête d’un petit point par rapport au Parti Populaire jusque-là favoris. Ce parti au discours militariste et expansionniste a toujours joué un rôle plus ou moins important sur la scène politique pharoise et ce dès le XIXème siècle puisqu’il est aujourd’hui, avec le Parti des Travailleurs et le Parti Communiste Pharois la plus ancienne formation politique du pays. Jadis centré sur les questions de colonisation extra-albienne, il a organisé son discours autour de la suprématie navale et l’expansion territoriale, notamment au nord du pays, face aux autres nations impérialistes de la région. Puissant à une époque, il est aujourd’hui devenu relativement marginal et ne survit qu’on occupant une place relativement centriste au niveau de l’échiquier politique à laquelle il ajoute un discours sécuritaire contrairement aux partis de centre-gauche clairement plus libéraux.

Les principales forces aujourd’hui de l’Alliance Septentrionale tiennent autant au contexte politique qu’à son discours. Tout d’abord, la formation politique était parvenue à décrocher un ministère aux dernières élections : celui des explorations outre-mer. Ministère surtout symbolique puisque dédié à l’époque à la colonisation et les grandes expéditions, il permet néanmoins à l’Alliance Septentrionale de se présenter comme un parti de gouvernement fiable et de mettre un avant son bilan, tout en avançant à côté un discours clairement plus extrême. Cette combinaison semble réussir pour le moment à convaincre les pharois qu’une politique ambitieuse pour le pays est possible sans pour autant prendre trop de risque en attribuant un ministère de premier plan à un parti peu fiable.

De plus, la montée des tensions en Eurysie du Nord est de nature à inquiéter les électeurs et ainsi à les pousser vers des partis politiques plus clairement militaristes et mettant en avant un discours fort et ferme. Une rhétorique qui favorise naturellement plus les formations droitières dont les arguments percutants prennent plus de place dans le débat public. A l'inverse le discours du Parti du Progrès, centré autour d'alliances régionales, semble paradoxalement plutôt mou bien qu'objectivement plus réaliste et raisonnable. Quant au Parti des Travailleurs, sa rhétorique centrée sur le bien-être de l'armée apparait clairement comme une mauvaise stratégie qui contribue à le faire chuter dans les sondages par une opinion publique tendanciellement en demande de sécurité plutôt que de droits sociaux.

Le discours de l’Alliance Septentrionale pourtant a de quoi inquiéter, réactivant dans sa rhétoriques l'imaginaire une époque où le Syndikaali vivait principalement en agressant ses voisins grâce aux rentrées d’argent de la contrebande et de la piraterie, le Citoyen Jalmari semble sous-entendre qu’un retour à une telle logique géopolitique serait possible et bénéficierait au pays. Rien n’est moins sûr pourtant quand on sait que les précédents conflits d’Eurysie ont tous vu se mobiliser dans de vastes coalitions des pays qui, numérairement, pourraient écraser notre flotte sans grande difficulté.

En faisant miroiter aux électeurs un retour en gloire du Syndikaali par une politique internationale agressive, l’Alliance Septentrionale joue un jeu dangereux qui pourrait envoyer un signe très négatif à nos alliés, alors qu’une grande part du travail du Parti du Progrès avait justement consisté à rassurer nos voisins sur le fait que le Syndikaali saurait tenir ses ressortissants et réguler la piraterie pharoise en mer du Nord. Outre conduire à des bravades gênantes sur la scène politique internationale, l’élection de l’Alliance Septentrionale serait également un message contradictoire envoyé au reste de l’Eurysie.


Le Parti Populaire obtiendra-t-il enfin son siège ?

Première formation politique de droite du pays, le Parti Populaire a souvent été marginalisé du pouvoir par la logique d’alliance du centre-gauche entre les deux mastodontes que sont le Parti du Progrès et le Parti des Travailleurs. Une situation jugée injuste par nombre de ses électeurs qui se sentent sous-représentés par rapport à leur poids politique réel. Pour preuve, alors même qu’il arrivait généralement premier en nombre de voix au début des élections de 2001, le Parti s’est systématiquement fait rafler sa place par le désistement du PdT ou du PdPr, amenant au ralliement des électeurs de l’un vers l’autre.

Une logique de « Front Républicain » qu’on pourrait voir reproduite cette année encore et qui a permis aux deux formations de centre-gauche de s’arroger la plupart des ministères du gouvernement. Autre danger pour le Parti Populaire : l’Alliance Septentrionale qui semble à présent gratter sur ses électeurs. Jusque-là premier en intentions de votes, il vient de se faire dépasser par l’AS cette semaine ce qui ne présage rien de bon pour la suite, sauf à sursaut de sa campagne. Les discours de l’Alliance Septentrionale, quoique marqués par une approche non-libérale de l’économie, ont pu réussir à séduire les électeurs du Parti Populaire pour leur rhétorique droitière, centrée autour des questions d’ordre et de patriotisme.


Prévisible vote sanction contre le Parti Pirate

Ministre sortante, la Capitaine Irja quitte le ministère de la Défense Territoriale à la suite graves accusations de manquement à l’Etat de droit. Accusations qui donneront lieu à un procès puisqu’une enquête par le Tribunal Militaire de Grande Instance est déjà ouverte, sans que la presse n’ait encore accès au détail des chefs d’accusation.

Quoi qu’il en soit, les électeurs semblent vouloir faire payer au Parti Pirate ce scandale militaro-politique puisque le PP chute largement dans les sondages selon toutes les estimations. Une dynamique assez logique et que ne parvient pas à enrayer le citoyen Eero, candidat du parti et cible de rumeurs quant à sa possible implication dans divers trafics de contrebande en Eurysie de l’ouest. Une tradition souvent assumée par le Parti Pirate de placer à sa tête des criminels reconnus mais qui semble cette fois trouver ses limites, les électeurs souhaitant manifestement réaffirmer leur attachement à la transparence politique et à l’Etat de droit et ce au détriment du romantisme des aventuriers pharois sur lequel le Parti Pirate a toujours cherché à capitaliser pour obtenir des suffrages.


Le Parti Communiste Pharois et le Front de Défense Océanique aux coudes à coudes

Les deux petites formations politiques, relativement marginales sur la scène démocratique pharoise, semblent jouir d’une excellent dynamique depuis le début de la campagne. Une tendance qui pourrait avoir de quoi surprendre, décryptage :

Le parti Communiste Pharois, dans un premier temps, était la seconde organisation impliquée dans le scandale du Kauhea. Impliquée indirectement puisqu’elle a toujours nié, preuves à l’appui, le moindre soutien moral ou matériel aux terroristes révolutionnaires communistes ayant détourné le sous-marin et coulé un navire civil damann au nom de la "révolution mondiale". Néanmoins les attaques répétées venant des autres partis contre le PCP auraient pu conduire à un vote de rejet de la part de l’électorat. Il n’en est rien : le Parti Communiste Pharois double en effet son score en une semaine, une dynamique qui peut s’expliquer pour deux raisons.

La première, c’est le contexte politique. Le rapprochement du Syndikaali avec la Lutharovie, rapprochement auquel le PCP a grandement contribué, mais également la mise en avant de plusieurs pays socialistes dans la région comme la toute jeune République Révolutionnaire de Damanie, la révolution de Kotios ou encore la visibilité de plus en plus palpable de la culture kah-tanaise ont remis au goût du jour la rhétorique matérialiste jusque là jugée un peu poussiéreuse. Une tendance sur laquelle le PCP parvient à capitaliser, au contraire du Parti des Travailleurs qui, s’il se revendique du socialisme, est de fait plutôt associé à la social-démocratie dans l’esprit des électeurs et donc en décalage avec des discours plus radicaux venus de l’étranger.

La seconde explication tient à la mobilisation de la communauté francisquienne, à Helmi particulièrement, qui a ces derniers jours multiplié les actions en soutien à la campagne du Parti Communiste. Si la diaspora francisquienne reste très marginale numériquement et ne peut de toute façon pour la grande majorité de ses membres pas encore voter aux élections, sa mobilisation a conduit les médias pharois à s’intéresser au phénomène mettant indirectement en avant le discours du PCP et contribuant à donner l’impression d’une puissante dynamique à gauche. Dynamique qui se traduit dans les urnes, même si pour le moment le PCP est encore loin de pouvoir l’emporter avec presque sept points de retard sur l’Alliance Septentrionale.


Second parti à grimper dans les sondages, la toute jeune formation politique du Front de Défense Océanique. Apparue en 2000 à l’Assemblée Concitoyenne où elle dispose désormais de 19 élus, son poids politique réel aujourd’hui reste très marginal comparé aux intentions de vote qui lui sont attribuées. Alors que le Parti Communiste Pharois semble clairement grignoter sur l’électorat du parti des Travailleurs, le FDO récupère très clairement les votants du Parti Pirate, décidément attachés aux votes alternatifs malgré leur désir de sanctionner leur formation politique.

De manière plus générale, la monté en puissance d’une demande d’écologie à l’international semble trouver un écho dans la société pharoise, jusque là plutôt imperméable à ces questions. Nul doute que la jeune génération pharoise, plus connectée et moins attachée aux valeurs et méthodes traditionnelles d’exploitation des ressources maritimes – en témoigne l’effondrement politique du Parti des Flots dans les années 90 – a su être sensible aux discours du tout jeune Front de Défense Océanique. Le choix d’un candidat de 24 ans, le Citoyen Sakari, jusque là inconnu en politique et très sensible aux nouvelles stratégies de militantisme, notamment grâce à internet ou à des actions spectaculaires et culottées, joue indiscutablement dans ce sens. Le FDO semble vouloir se présenter comme le parti de la jeunesse et de l’avenir, dans un pays où le droit de vote est autorisé dès 16 ans et où l’abstention des primo-électeurs n’est pas si importante que cela proportionnellement à celle de ses voisins, cette stratégie semble pour le moment porter ses fruits.


L’extrême droite toujours marginalisée

Sans surprise les deux principales formations d’extrême droite : le réactionnaire Parti des Flots et le fédéraliste Cœur d’Albi ne parviennent une fois de plus pas à traduire leur surmédiatisation en un vote d’adhésion. Très friands des déclarations coups de poing et actifs en mer du Nord où elles entretiennent chacune leur propre groupe d’autodéfense paramilitaire, menant la vie dure aux anarchistes et aux communistes, et malgré un discours trouvant souvent écho dans l’opinion publique, les deux formations ne semblent pas réussir à gagner la confiance des électeurs pour un ministère aussi important.

La faute sans doute également à la dynamique autour de l’Alliance Septentrionale qui vient capter une grande partie de l’électorat souverainiste, bien que son discours soit largement moins libérale (voire libertarien concernant le Parti des Flots) que les deux autres.

Une dynamique qui n’est pas tout à fait exacte concernant la Meremme qui semble progresser légèrement grâce à un discours alarmiste sur la gestion de l’armée pharoise et son incapacité prétendue à pouvoir réellement repousser une offensive étrangère, notamment du fait de son absence quasi-totale d’aviation. Des arguments très plébiscités par les pharois mais qui à nouveau se trouve parasités par la dynamique de l’AS occupant déjà un terrain relativement semblable.



*Analyse effectuée nos politologue la Citoyenne Enni et le Citoyen Ale.
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L'armée s'apprête à inaugurer son prochain sous-marin à huis clos
Une cérémonie discrète alors que la crise de la perte du Kauhea est toujours vive
Le nom du ou de la future ministre de la Défense Territorial qui doit être présent à la cérémonie reste inconnu



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L'inauguration controversée est prévue pour le 15 février prochain, deux jours après l'élection du ou de la nouvelle ministre.


Afin de défendre ses côtes, le Syndikaali s'est lancé depuis un an dans la construction de deux nouveaux sous-marins d'attaque censés rejoindre la flotte dans les prochains mois.


C'est un télescopage des calendriers dont l'armée se serait sans doute bien passé, à un mois du scandale entourant les infraction à l'Etat de droit de la Citoyenne Irja, ministre de la Défense Territoriale, et révélant le détournement du sous-marin Kauhea par une faction terroriste communiste, l'inauguration de l'Elokuun le quatrième bâtiment militaire du Syndikaali qui de facto ne sera que le troisième est un bien mauvais rappel des défaillances de l'institution. En effet, tout le monde connait le coût de ce genre de construction et il est de notoriété publique que les Pharois sont assez regardant avec l'utilisation de leurs impôts, la perte du Kauhea s'élève ainsi à presque six milliards d'écailles pour le trésor public, une facture salé pour le contribuable.

De fait, l'Etat Major pharois a pris la décision de jouer la carte de la discrétion en communiquant le moins possible sur une inauguration qui aurait normalement dû voir la presse conviée afin de faire démonstration de la puissance du pays. Manque de chance pour eux, les manifestants et collectifs de familles des marins du Kauhea qui réclament toujours justice ont choisi de profiter de l'évènement pour se faire entendre. Plusieurs appels à la manifestation devant la base militaire de Pharot ont été lancé. Bien entendu les civils ne seront pas admis à pénétrer sur les quais mais la Générale Henriikka a annoncé ne pas exclure d'aller au devant de la foule pour essayer de parlementer. Une initiative vis-à-vis de laquelle d'autres officiers, souhaitant rester anonymes, ne sont guère favorables.

« On n'a vraiment pas besoin de ça maintenant, on n'a aucune idée de qui sera le prochain ministre et ça risque de changer toute la donne en terme de communication sur les derniers évènements, on devrait juste laisser couler encore une semaine et attendre la fin des élections. »

Nous confie un haut gradé en off. La Générale Henriikka qui a plus ou moins pris la tête des opérations depuis le début de la crise du Kauhea et la démission de la Ministre, elle, est d'un autre avis.

« Ce qui nous tue c'est un manque de communication avec la population. Le Syndikaali est un pays exceptionnel en tout point de vue mais sur cet aspect là on ne vaut pas mieux que nos voisins. Ce qui fait le ciment de la Libre Entente c'est le respect des droits de ses citoyens et la transparence des institutions auxquelles ils ont consenti. »

Une chose est sûre, le ou la prochaine ministre risque d'avoir du pain sur la planche pour éteindre la crise qui l'aura paradoxalement poussée au pouvoir. Sur la question de la transparence et de l'irréprochabilité des institutions, les points de vue divergent d'ailleurs largement selon les candidats. Certains assument l'omerta, expliquant que pour préserver sa souveraineté le Syndikaali doit consentir à maintenir un secret défense opaque et solide afin d'éviter les tentatives d'espionnage étrangères. D'autres militent pour une meilleure emprise de la démocratie sur les institutions militaires, expliquant que c'est à ce prix que l'adhésion populaire restera intacte et pointant du doigt les défaillances autour du Kauhea qui auraient mené à cette situation.

« Si les officiers savent qu'ils auront des comptes à rendre, ils seront moins susceptibles de dérives. »

Nous explique la Citoyenne Suoma dans son dernier meeting de campagne.

« Plus de citoyenneté, plus d'expertise extérieure c'est aussi éviter que l'armée ne tourne en vase clôt ce qui risque de lui faire perdre pied avec les véritables besoins de la population et les nouveaux dangers qui nous menacent. »

Une position jugée angélique par le Citoyen Kaarle du parti Populaire :

« La gauche fait une fois de plus montre de sa naïveté pathologique. Mon épicier a-t-il son mot à dire sur le fonctionnement d'un porte-avion ? Je ne pense pas. Laissons la guerre aux militaires, ce sont encore les premiers concernés et je n'aimerai pas avoir à annoncer aux familles d'un soldat mort au front qu'ils ont perdu un fils à cause des lubies de civils qui n'y connaissent rien. »

Déclaration à laquelle le Citoyen Sakari, tête de Liste Ecommuniste Pharoise, a répondu immédiatement que

« le Citoyen Kaarle n'a pas trop à s'en faire, ses chances d'avoir à expliquer quoi que ce soit à qui que ce soit »

devant une foule hilare. Avant de poursuivre toutefois son discours sur une note plus grave :

« Il y aura toujours une place pour le secret défense, personne ne remet cela en question, ce qu'il faut questionner c'est jusqu'où cette place s'étend-elle et comment faire en sorte de garder l'adhésion de nos concitoyens dans un pays dont la protection repose en grande partie sur l'autodéfense populaire et les groupes paramilitaires privés. »

Pour le moment, les sondages donnent la Liste Ecommuniste en tête de quelques points. Fusion du Parti Communiste Pharois et du Front de Défense Océanique, elle s'était attiré les vives critiques venues du Parti du Progrès reprochant une ligne « extrémiste de gauche et dangereuse pour la sécurité de l’État » mais également du Parti Populaire qui a appelé à « faire barrage face au péril rouge-vert » et ne pas oublier les crimes des socialistes « leçon que les marins du kauhea ont appris de leur vie. » Une déclaration qui a provoqué l'indignation du PCP, critiquant « l'indécence de la droite qui a perdu sa boussole démocrate et lance des accusations dans l'espoir d'hystériser le débat public ». L'Alliance Septentrionale qui dévisse dans les sondages au profit du parti Populaire a également tapé sur tous les camps, fustigeant à la fois « une alliance contre-nature et électoraliste entre écologistes et productivistes qui risque de mener à des fragilités structurelles dans un ministère régalien » ainsi que « l'hypocrisie des partis de gouvernement et du Parti Populaire arquées sur des conceptions dépassées de la chose militaire qui nous font prendre un retard considérable. »

Alors que les résultats définitifs tomberont dans trois jours, le 13 février, les derniers sondages viennent d'arriver, donnant la Liste Ecommuniste Pharoise aux coudes à coudes avec le Parti Populaire. L'Alliance Septentrionale semble avoir perdu sa dynamique face à la montée de la droite traditionnelle, quant au Parti du Progrès ils paie également une image trop molle et dépassée du centre-gauche et semble également perdre du terrain malgré son alliance avec le Parti des Travailleurs. Les trois autres formations politiques encore en lice, le Parti Pirate, le Parti des flots et la Meremme ne parviennent pas à décoller et se maintiennent autour de 3% d'intentions de vote en moyenne.
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