09/07/2004
22:51:12
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Presse et médias rémiens - Τύπος και πληροφορίες

Presse et médias rémiens

La presse

La presse papier est fortement contrôlée dans l'Empire rémien. Les réseaux numériques, dont le développement est encore très limité, font l'objet d'une surveillance importante de la part de l'État impérial qui souhaite s'assurer d'en garder un important contrôle s'ils venaient à prendre de l'ampleur parmi les couches les plus aisées de la population. Néanmoins, la contestation et la satyre du pouvoir demeurent relativement tolérées - les organes en étant à l'origine sont bien souvent un lieu d'entrisme pour les agents d'influence, directs ou indirects, du pouvoir. Une critique douce voire stérile, peu crédible ou conciliante in fine, est un objet de stratégie pour l'État, qui en fait un garde-fou contre les tentations les plus contestataires.

La liberté de la presse varie amplement selon les types de gouvernements locaux et les territoires. Quasiment inexistante dans certaines Satrapies, elle peut être absolue dans certaines Républiques, contrôlée modérément ailleurs, de façon officielle comme dissimulée. La grande pauvreté d'une part importante de la population limite quoiqu'il en soit l'accès aux médias, qui s'adressent essentiellement aux bourgeoisies.
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La "mobilisation des ventres" continue de faire descendre des milliers de rétives dans les rues impériales

Gazage
Gazage neutralisant d'une militante anti-"mobilisation des ventres"

C'était à la 15 août dernière, les membres du Gouvernement impérial se succédant aux micros et aux pupitres annonçaient très solennellement l'entrée en vigueur de la grande mobilisation générale des ventres (μεγάλη κινητοποίηση των κοιλιών), dont la paternité de l'idée était attribuée au Basileus lui-même, souverain direct des territoires du Domaine impérial.

  • "Qui sont ces femmes qui pleurnichent parce-qu'on leur demande d'honorer la mission pour laquelle elles sont venues au monde ? Qui sont ces personnes qui ayant reçu la vie, refusent de la donner ? alors qu'il s'agit là d'une urgence incontestable, de la garantie de survie de la race grecque, dont le sang irrigue et illumine depuis des millénaires le pourtour des Deux Mers.

  • Je sais qui elles sont - ce sont des salopes
    " déclarait avant-hier le Ministre impérial de la sûreté intérieure.

    Le plan, rappelons-le, oblige toutes les femmes de nationalité hellénique, âgées de 18 à 38 ans, résidant au sein du Domaine impérial à avoir trois enfants d'ici l'hiver 2007-2008. "Un effort énorme, mais accessible, qui va bouleverser notre société et fonder les véritables bases de la Renaissance rémienne". Sauf raisons médicales poussées, toutes les femmes de la tranche d'âge correspondant aux critères évoqués devront s'y soumettre, sans possibilité de dérogation due au statut, à la richesse, au métier. Les oppositions politiques critiquent les excès supposés de la mesure, la fuite en avant budgétaire ou accusent l'impréparation de l'Empire à la "déflagration démographique induite pour les années à venir". Mais le Gouvernement impérial ne cesse de répondre point par point à ces arguments, n'hésitant pas à discréditer les commentateurs en raison de leur religion. "Un vrai éleunien, un vrai Hellène, un vrai Rémien ne place rien au-dessus de l'imminente urgence de la procréation, la priorité sacrée du sang et du temps sur le confort du ventre et de l'instant." affirme le Ministre.

    La mesure ne touche pour le moment en effet que les populations helléniques, au sein des territoires du Domaine impérial : l'Éleunie et le pays de Théodosine. Mais cette grande mobilisation devrait être rapidement étendue à la République de Sélégonie, dont le gouvernement très favorable à Théodosine entend imiter cette grande entreprise nataliste visant à redonner une grande vigueur à la proportion hellénique de la population impériale. Des négociations sont en cours avec la Mégapole de Syrne, hellénique, mais dont le tissu économique et social se trouverait trop fragilisé par une telle mesure - elle pourrait être adaptée à la baisse.

    Un important travail diplomatique est néanmoins obligé auprès des possessions non-helléniques de l'Empire, dont les gouvernements autonomes peuvent juger la mesure ethnique agressive en ce qu'elle ferait diminuer rapidement la part de leur population dans l'ensemble ethnique impérial. Dans un contexte de rapprochement assumé et provocateur entre l'Assarénie et la Cémétie, le terrain est glissant et l'opposition nationaliste assarénienne, virulente et trop tolérée par Babel-Sur d'après Théodosine, agite le spectre d'un déferlement de colons grecs, d'ici 20 ans, en Assarénie - à l'instar de ce qui se déroule en Eucratide, ou en Épibatie. Les spécialistes des migrations sont plutôt unanimes sur ce point : le gain de population hellénique espéré d'ici vingt ans parviendrait à peine à répondre aux besoins de colonisation des terres vides d'Eucratide.

    Laissons les derniers mots au Ministre de la sûreté intérieure :

    [*]"Il fut de nombreux moments de notre histoire où l'on demanda, sans distinction, à tous les hommes valides d'aller se battre et de donner leur vie pour l'avenir de notre race. Aujourd'hui, nous demandons à toutes les femmes valides de donner quelques mois de leur temps pour donner la vie et assurer l'avenir économique et racial du pays. Nous devons être intransigeants, c'est une question de survie - et la mesure est contraignante. Mais ce sacrifice n'est rien face à ceux auxquels nous avons pu nous soumettre dans le passé, quand la situation l'exigeait."
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    18/03/2003
    La Songésie, en Eucratide orientale, tire un bilan positif de six mois d'importation forcée de prisonnières éleuniennes et occidentales

    Songésie profonde
    La Songésie profonde, espace de tensions entre Rémiens autochtones et chasseurs préhistoriques

    La grande mobilisation générale des ventres (μεγάλη κινητοποίηση των κοιλιών) promulguée par l'Éleunie et d'autres régions occidentales de l'Empire n'aura pas atteint l'Eucratide, mais elle l'aura bien concernée en ce qu'elle a permis au territoire de faire venir sous la contrainte de jeunes femmes rétives aux consignes natalistes du Gouvernement impérial, et condamnées à l'exil à vie dans nos confins les plus orientaux.

    En cinq mois de déportations de l'Ouest vers l'Est, des pays grecs de l'Empire vers les terres historiquement coloniales de la Songésie, ce ne sont pas moins de 15 000 femmes, de 18 à 38 ans, qui ont débuté cette peine sans retour dans les montagnes transeucratidiennes (pour 30 000 dans toute l'Eucratide). Loin d'être livrées à elles-mêmes comme de simples coureuses des bois, qui par esprit de rébellion poursuivraient leur affront à l'Empire jusqu'à copuler très certainement, et même sous la contrainte, avec les chasseurs-cueilleurs Songs qui hantent les forêts humides du pays, ces femmes sont chacune destinées à une famille hellénique au sein de laquelle elles épousent, quelques jours après leur arrivée, un citoyen.

    Les ambitions de la République d'Eucratide sont à la fois démographiques et ethniques. La stagnation démographique dans trop de régions du pays fragilise le développement économique de la République, rend désuets certains investissements au gré des migrations intérieures au pays, et pèse sur le coût du travail. Par ailleurs et surtout, ce sang neuf revigore la colonie millénaire des Rémiens dans ces territoires à la limite du monde extrême-oriental, dont la langue vernaculaire abrutie par l'isolement n'est plus compréhensible d'un grec occidental et trahit, de même que certains traits récurrents, les abâtardissements fortuits au fil des siècles avec des indigènes pré-helléniques dont l'ultime taxon barbare pourrit la puissante nature songésienne, aux côtés des loups, des ours et des dragons.

    Six mois de retard, ce n'est pas grand chose pour ces rebelles désormais privées de leur passé et de leur famille, destinées à en fonder une là-bas au bout du monde et exécuter leur "peine" de devenir mère, à trois reprises, d'ici 2008.
    INFO εφημερίδα
    17/04/2004
    Menace ancalagonaise : les frontaliers entre agacement et incertitude

    Femme dans l'ouest de l'Éleunie
    Les habitants des frontières de l'Ancagalons sont tendus

    Pas un jour ne se passe sans que le pouvoir ancagalonais ou les élites qui l'entourent ne témoignent de leur haine envers l'Empire rémien, ne le menace de guerre au nom du panhellénisme ou ne raille sa société dont ils prennent le calme et la tradition pour des signes de faiblesse et d'apathie. Les médias sont le principal vecteur de ce pourrissement de l'âme qui affecte une grande partie des classes dominantes d'Ancagalons, fidèles à leur trahison historique de la Chrétienté et de leurs frères leucitaléens. Comme jadis un petit roi païen animé dans les profondeurs de son âme par Satan s'est dressé à succès contre des Empereurs universels lieutenants de Jésus, la machine nationaliste ancagalonaise rêve de raviver les couleurs de son industrie et de son économie branlantes, prise dans les torpeurs d'un nouveau siècle, par la guerre contre un pays dont la population reste attachée à ses principes dont l'essentiel est de vivre en paix.

    C'est le cas de dizaines de milliers de frontaliers dont les villages ou petites villes s'étendent à quelques kilomètres, parfois quelques mètres, la distance d'une rivière ou une colline, de la maudite frontière du royaume païen. Bien souvent, que ce soit en Éleunie rurale, en Élassénie ou dans les faubourgs de Syrne, les impériaux ont des membres de leur famille de l'autre côté du mur, du fleuve ou du fil barbelé. Si les tensions se sont exacerbées ces dernières années, les deux pays ont vécu en paix durant des décennies et les populations helléniques de ces régions ont toujours été liées. Mais aujourd'hui à cause du climat diplomatique de vieilles cicatrices se rouvrent dans ces localités, on fustige sinon dissuade les personnes qui cherchent à continuer de voir des cousins, des parents. À mesure que se renforce la présence militaire des deux côtés, sans même parler des expropriations provisoires conséquentes en vue des dispositifs de défense anti-véhicules, l'économie locale soufflète et le marché noir s'éteint là où il faisait la richesse de ces marges, aussi bien des deux côtés.

    Certains y voient un juste retour des choses. Ceux qui ont mouillé dans les affaires avec les païens sont désormais punis. Ça et là, en quelques semaines, on a noté plusieurs incidents imputables à des règlements de compte liés à la situation chaotique de ces villages. Certains commencent à partir, redoutant la concrétisation des menaces ancagalonaises d'invasion, notamment les plus pauvres qui ne disposent pas de biens matériels, fonciers, qu'ils regretteraient dans leur fuite. Les mêmes qui se pressent à l'Église en faisant grossir les rangs chaque dimanche dans ce climat eschatologique, se sont déjà préparés à ressortir du grenier quelques statuettes de cire ou de céramique en l'honneur des esprits du lieu, de la maison, voire même à la gloire du Basileus, mais pas du bon.
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