18/03/2005
15:56:03
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Activités étrangères au Nhorr

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Activités étrangères au Nhorr

Ce topic est ouvert à tous les joueurs possédant un pays validé. Vous pouvez publier ici les RP concernant les activités menées par vos ressortissants au Nhorr. Ceux-ci vous permettront d’accroître l'influence potentielle de votre pays sur les territoires locaux. Veillez toutefois à ce que vos écrits restent conformes au background développé par le joueur du Nhorr, sinon quoi ils pourraient être invalidés.
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L'homme avançait d'un pas rapide, le bruit des graviers de l'allée crissant sous ses bottes. Sa voiture l'avait laissé à l'entrée du Manoir mais sans passer les grandes grilles de fer ouvragées qui donnaient sur la propriété. Il devrait faire le reste à pied. Vu de l'extérieur cela ne lui avait pas semblé bien grave, juste l'affaire de se dégourdir un peu les jambes après les deux heures de route qu'il venait de se taper depuis le port de Garde-Serre où il avait accosté la veille, personnage anonyme et perdu parmi la petite foule de touristes et de travailleurs qui se déchargeait chaque jour dans la plus grande ville de la région. Alors qu'il avançait au milieu de la nuit, son chemin seulement éclairé par la légère réverbération des cailloux clairs sous le ciel étoilé, de vastes panaches de vapeur s'échappant de sa bouche et sa lourde mallette battant à son flanc droit, il regrettait de ne pas avoir insisté pour se faire transporter jusqu'à la porte.

Le domaine était vaste, si vaste qu'après quelques minutes de marche il n'en discernait plus les murs d'enceinte, dans l'obscurité et aurait pu se croire au cœur d'une forêt. Une forêt particulièrement bien entretenue, cependant, et organisée d'une manière étonnement symétrique autour du grand chemin central qui menait au Manoir. Seule source de lumière dans la nuit noire, celui-ci semblait rayonner comme un feu de forêt de l'autre côté des arbres, des frondaisons desquelles crevaient trois tourelles à toits pointus et une terrasse de style néo-gothique. L'homme s'arrêta un instant pour se frictionner les doigts et changer sa mallette de main. Comme son navire avait dû prendre par le sud pour rejoindre le Nhorr, il avait stupidement imaginé qu'il y ferait plus doux que sur le territoire du Syndikaali, oubliant un peu trop vite que leurs latitudes n'étaient pas si différentes au fond. Seuls les courants changeaient, et les mœurs. La presqu-île d'Albi s'était développée tournée vers les nations slaves et le centre de l'Eurysie, tandis que le Nhorr était un pays des océans occidentaux, de culture celte et un peu barbare, aurait-on pu dire. Enfin, pour une nation de pirates, il n'allait pas juger, et puis on pouvait faire affaire avec des barbares.

D'un pas mal assuré, il grimpa les marches de pierre qui menaient au perron, prenant garde à ne pas déraper sur le sol gelé. Ce serait vraiment trop bête de se tuer ici, à quelques mètres de la fin de son périple. Sans compter qu'au vu de la musique qu'il entendait s'échapper maintenant du bâtiment, il doutait qu'on parvienne à percevoir ses cris s'il se rompait l'échine ici. Ses doutes se confirmèrent lorsqu'il parvint à la porte sur laquelle il abattit le lourd loquet de fer deux fois, provoquant une petite chute de neige depuis les rebords de fenêtre au dessus de lui. Personne ne répondit. Il frappa une seconde fois et puis avisa la sonnette dans un renforcement de la porte, leva les yeux au ciel et pressa le bouton.

Il n'eut cette fois pas à attendre longtemps qu'un homme guindé et rasé de propre vint lui ouvrir.

- "Ouiiii ?" demanda-t-il d'une voix trainante.

- "Citoyen Jari, pour Merenelävät. Votre seigneur et moi avons rendez-vous.

Le valet l'avisa d'un regard soupçonneux puis s'effaça de l'entrée. L'homme pénétra dans le Manoir avec une intense satisfaction. Ses doigts engourdis lui faisaient mal et il n'aurait clairement pas été contre un gobelet de vin chaud. Ici, la musique était plus forte et l'on entendait également des rires, des plaisanteries et des chants. Le vieux serviteur réapparut et l'invita à le suivre après avoir déposé manteau et chapeau dans un placard approprié. Ils passèrent devant des salons où se déhanchaient des gens peints de couleurs bariolées et un autre où l'on fumait et jouait aux cartes. Ils les dépassèrent tous. A un moment une femme à moitié dénudée, couverte de perles et passablement ivre apparut dans le couloir en riant, elle se pressa contre l'homme et lui palpa l'entre-jambe avant de lui susurrer quelques mots à l'oreille. Il lui répondit avec un sourire.

- "Pharois ?" dit-elle en entendant son accent, puis elle s'éloigna en riant alors qu'apparaissait derrière elle un jeune homme torse-nu qui souhaitait visiblement la chatouiller.

Le valet se contenta d'observer la scène avec un détachement austère. "Pouvons nous continuer ? Le Dragon attend."

L'homme hocha la tête et ils entreprirent de gravir un nouvel escalier qui menait aux étages. De la neige fondue gouttait un peu des manches de Jari sur le tapis aux superbes motifs orientaux. Prise de guerre, songea-t-il, ces gens sont deux fois plus pillards que commerçant, ne l'oublie jamais.

Ils avaient atteint le premier palier et le serviteur le mena toujours silencieusement par un couloir dont le parquet craquait. Ici, les bruits de la fêtes semblaient plus étouffés qu'ils ne l'étaient même à l'extérieur. Quand il pénétra dans le boudoir et que le valet referma la porte sur lui, les bruits disparurent. La pièce était insonorisée.

- "Monsieur Jari ! Entrez."

Celui qui avait parlé se tenait dans un coin de la pièce, jambes croisées et le dos droit reposant contre un large sofa recouvert de velours. Il s'était exprimé en Nouveau Pharois, un peu gauchement mais Jari nota l'effort avant de répondre pour sa part en Nhorréen.

- "Dragon Benedict, c'est un honneur d'être reçu dans votre superbe domaine, Merenelävät est heureuse de compter un aussi prestigieux personnage parmi ses clients et homme de goût qui plus est.

L'autre ricana en désignant un fauteuil non loin de lui.

- "Oui oui, Merenelävät est honorée, Merenelävät est très heureuse, ah ! Merenelävät aime l'argent et le pouvoir, elle n'a d'ami que ceux qui peuvent lui offrir l'un ou l'autre." D'un geste il déboucha une fiole d'un alcool fumant et en versa le contenu dans deux verres de cristal. "Il s'avère que je peux lui apporter les deux, alors dites moi mon "ami", comment pouvons nous faire affaires ?"

Jari avait pris place dans le fauteuil, encaissant la rebuffade de son hôte sans mot dire et déposa sa mallette sur la table basse qui les séparait.

- "Notre coopérative ne vaut que la somme de ses membres et en effet, nous pensons que notre influence sur les côtes nhorréennes se trouverait d'autant renforcée si nous pouvions compter sur un homme tel que vous. Aussi me voici avec deux présents."

Il déclipsa en même temps les deux fermoirs de la mallette et l'ouvrit, révélant à l'intérieur une dague ciselée et incrustée de joyaux.

- "Nos artisans ne sont peut-être pas les meilleurs du monde mais nos commerçants sont indiscutablement les plus audacieux. Cette pièce de collection a été prise à un navire d'archéologues de l'Empire Rémien, elle provient du trésor mortuaire d'un de leurs anciens monarques. Isra II. Évidement tout cela est indiqué dans le livret que nous avons recomposé et l'objet a été certifié par...

Le Dragon avait attrapé la dague et la retournait sous toutes ses coutures d'un air maussade.

- "De la quincaillerie brillante, qu'on sortirait pour impressionner des indigènes... suis-je donc un barbare que vous souhaitez émoustiller avec un peu de verroterie, monsieur Jari ?"

L'autre eut un sourire entendu.

- "Plus un enrobage, Dragon, un gage d'amitié. Le véritable présent est ici."

D'un geste il sortit un classeur de cuir, relié par un ruban de soie. Il était rempli de feuilles contenant des listes de noms, de dates et de chiffres.

- "Les comptes de Merenelävät sur la région. Chaque capitaine qui use de nos services offre une part de son butin et de ses marchandises et..." de sa poche, il sortit un morceau de papier, orné du chiffre 10. "... ceci, est notre offre. Dix pourcents de nos commissions sur tous les échanges effectués sur le territoire dont vous aurez la charge. Je vous laisse faire le calcul, les gains ne sont pas négligeables."

Le Dragon semblait déjà avoir oublié la dague qui reposait sur la table basse, à moitié disparue sous les papiers qu'il feuilletait avec avidité.

- "Voila une langue qui me parle déjà plus... 10%... ce n'est pas énorme."
- "C'était la somme convenue." argumenta Jori. "Et une grande partie du reste est réinvesti dans les infrastructures et le personnel, vous n'avez à vous soucier de rien si ce n'est de faciliter le travail de nos agents et de... nous prévenir, en cas de problème."

Le Nhorréen grimaça.

- "A vous l'entretien, à moi les risques je vous signale."
- "Évidemment nous garantissons que votre nom n'apparaitra nulle part. S'il nous rencontrions des complications, nous nous engageons à faire porter le chapeau à quelques cibles préalablement sélectionnées. Telle est l'assurance que nous vous offrons."
- "Bien." Il semblait satisfait. "J'ai de toute façon déjà discuté de tout cela et je ne vous aurai pas invité si votre offre ne m'intéressais pas, hm, où dois-je signer ?"

Le pharois indiqua un carré vierge en bas de l'une des feuilles.

- "Ici Dragon, une croix nous suffira, le geste est surtout symbolique."
- "Des symboles pour des pirates..." grogna l'autre en s'exécutant. "Je vous imaginais plus terre-à-terre."

Jori esquissa un sourire.

- "A vrai dire, nous travaillons surtout en mer."

Cela fit s’esclaffer le Nhorréen.

- "Très bien ! Voila qui est fait, donc ! J'imagine que vous ne passez pas la soirée avec nous ?"

Jori faillit se laisser tenter. Les filles semblaient nubiles mais avenantes, la musique entrainante et la chaleur douce et plaisante. D'autant que la perspective de reprendre la voiture à une heure pareille pour rejoindre Garde-Serre ne l'enchantait qu'à moitié. Il soupira.

- "Je me dois de refuser. Ce ne serait pas très discret."
- "Comme vous voulez, Pharois." répondit l'autre le nez collé aux comptes. "Mon valet vous ramènera à la porte. Mais n'allez pas mourir de froid avant d'avoir rapporté notre accord à vos maîtres, hein !"

Je n'ai pas de maître, pensa Jori en ramassant les papiers et les rentrant dans sa mallette. Seulement des capitaines et un équipage, un équipage dont les membres grouillaient à travers le monde entier, s'afférant comme autant de petites mains à faire voguer un grand navire nommé Merenelävät.
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Le Dragon Benedict laissa ainsi partir Jori, l'air satisfait. Le chef de clan se pencha à la fenêtre, un verre de main en crystal en main. Il pouvait y voir le diplomate batailler contre le froid et la neige qui ralentissait ses déplacements. Il avait bien proposé son hospitalité et la possibilité de profiter de ses largesses, mais le diplomate n'avait rien voulu entendre. Au final, cette réunion avait tout l'air d'un duel de regard où les deux partis s'étaient jaugés l'un l'autre. Un affrontement plus subtile que l'acte simple d'écraser son arme pour briser le crâne de sa victime. Non, c'était un jeu d'influence. Ces jeux là sont bien plus retors et dangereux encore.

Au final, Jori n'avait pas désiré prolonger cet affrontement. Préférant au contraire batailler contre les éléments à la sortie du manoir dans le but de rentrer au plus vite chez lui. Un homme en costume approcha du dragon. Le costume ne semblait pas fait pour lui, ou du moins entrait en totale opposition avec son style bourru et intimidant.


- "Vous avez l'air pensif Dragon."

- "Ce gamin a du cran." Répondit Benedict sans faire face à la voix de son homme lige."Il a le caractère d'un Frère de bataille oui. Inflexible, déterminé, cela se voit dans son regard. La gêne et un semblant de peur se lisait dans regard, mais il n'en a rien fait. Il a tenu bon."

Les Nhorréens n'ont que peu de sympathie pour les gens au rôle purement diplomatique et ne servant que de colporteurs ou de messagers au nom d'une autorité sans visage. Selon eux, ces gens ne sont pas fiables, car n'ont jamais connus ou vécu les mêmes peines que les guerriers, ils représentent des autorités qui n'ont eux mêmes jamais mis les pieds sur un champs de bataille et qui condamne volontiers leurs hommes sans connaître la valeur de la vie où les risques que cela encourt, sirotant tranquillement les petits délices de leurs palais d'ivoires. Bien que Jori n'était indubitablement pas un guerrier, un "frère de bataille" comme aiment l'appeler les Nhorréens, son attitude avait visiblement fait bonne impression auprès du dragon Benedict. Il ne s'est pas laissé intimider par les paroles du dragons et ses déclarations, au contraire trouvant moyen d'argumenter et de faire face à ses invectives.

Benedict avait apprécié cela. Car si Jori n'avait pas le titre de guerrier, il aurait la trempe pour se faire respecter. La silhouette du représentant quitta l'horizon, dissimulée par le linceul de l'obscurité des bois. Le dragon s'installa confortablement sur une chaise ornées de sculptures et de fourrures. L'homme Lige bourru en costume s'approcha à la manière d'un majordome.


- "Et maintenant Seigneur Dragon ?"

- "Profitons de la fête ah ! Il serait criminel que de laisser tomber les efforts que nous avons mis en place pour satisfaire ce pauvre Jori !"

C'était dommage de la voir partir si tôt, après tout, tout ceci était en son honneur à la base.

- "Les Etrangers ont toujours eu un porte-avions dans le cul Ahah ! Qu'ils se détendent un peu !"

Déclara le Dragon avant de prendre la dague offerte par Jori en main. Une oeuvre d'art à n'en pas douter. Provenant de l'Empire Rémien, pillée jusque dans le trésor mortuaire d'un de leurs anciens monarques : Isra II Ce couteau fera un parfait couteau à saucisson une fois aiguisé pour les banquets futurs.

Les hommes du dragons profitèrent encore de la fête jusqu'à l'aube. Il faudra faire un rapport au Roi tribal du clan Kendall. Après tout, cette information pourrait l'intéresser dans sa quête visant à rafler le trône du Haut Roi de Nhorr.
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L'invasion

Bateau
Je n'ai pas trouvé d'image de cuirassés

L'occupation illicite d'une partie de la plage de Kotios n'est pas passée inaperçue au près des citoyens et encore moins des autorités qui ont désormais des soldats avec le sang chaud et les étrangers en joue. Après la découverte que c'était des étrangers venant du Nhorr, les autorités n'ont pas hésitées une seule seconde et coordonnées un assaut féroce pour les déloger.

Lieutenant : Tout le monde est prêt?

Soldats : Oui sergent !

Lieutenant : Vous vous séparez en trois, un groupe à gauche, l'autre à droite et le dernier va aller occuper leurs bateaux. Aucun échec toléré. Chargez !

À ces mots, les soldats chargèrent des deux côtés le campement tandis que tant bien que mal certains Nhorréens tentait de se défendre alors que d'autre se voulait pacifique et se rendait. Pendant ce temps, les quelques hommes à bord des bateaux sont abattus et les bateaux coulés.

Sergent : Que ferez-nous d'eux?

Lieutenant : Soit des cadavres, soit des prisonniers

Sergent : Pensez-vous qu'il y aura des répercutions politiques comme pour le Pharois

Lieutenant : Notre rôle est d'agir sergent, le reste on le laisse aux politiciens

Plusieurs morts était à déplorer du côté Francisquien mais la majorité était chez les Nhorréens malgré la volonté de beaucoup d'entre eux de se rendre. Ce jour-là, ce sont 6 soldats Franciquiens morts, 20 Nhorréens morts et 20 autres prisonniers.

Sergent : 20 prisonniers lieutenant

Lieutenant : Faites identifier les responsables et emmenez-les en interrogatoire, pour les autres vous les déportez au camp le plus proche

Sergent : Bien monsieur

Après trois jours d'attente, ils sont finalement transportés dans un camp afin d'y être enfermé le temps de l'interrogatoire des responsables. L'un d'eux se présente comme étant le chef d'un clan

Interrogateur : Qui est-tu?

Chef du clan : Je m'appelle Glenn, Glenn Kendall. Écoutez je-

Interrogateur : Silence! C'est moi qui parle. Pourquoi êtes-vous là?

Chef du clan : Comme je l'ai dis, je souhaite établir un lien diplomatique avec votre pays

Interrogateur : Vous débarquez sur les côtes du pays le plus fermé au monde sans avertir qui que ce soit et vous autoproclamé diplomate?

Chef du clan : Je comprends bien que cela parait étonnant mais j'ai envoyé des émissaires afin d'avertir de mon arrivée mais manifestement ils ne sont jamais revenus

Interrogateur : Vous saviez qu'un étranger qui n'est pas citoyen de l'empire n'a pas le droit de se déplacer dans le pays?

Chef du clan : Non je l'ignorais

Interrogateur : Donc vous ne saviez pas non plus qu'ils ont probablement été abattus

Chef du clan : Non je l'ignorais mais je voul-

Interrogateur : Assez. Je vais vous donner un conseil : Ne faites rien de stupide et lorsque vous seriez à l'intérieur du camp restez calme. Le dernier qui a voulu s'échapper est mort et de cela, a failli créer une guerre alors à votre place je serais patient. Est-ce bien clair?

Chef du clan : Parfaitement.

Interrogatoire : Soldats, emmenez-le

Le clan et son chef était désormais des prisonniers et le gouvernement en pleine crise ne pouvait pas contacter le Nhorr pour le moment alors il fallait trouver une solution et vite. Les autorités qui proposaient l'exécution des prisonniers, les citoyens qui demandait leur rejet à la mer et le gouvernement qui ne pouvait gérer la situation. Il ne restait qu'une solution, la famille impériale.

Lieutenant : Maréchal.

Maréchal d'empire : Lieutenant, nous n'avons que 10 minutes

Lieutenant : Justement, vous avez probablement prit connaissance de Nhorréens qui ont accostés sur les plages de Kotios?

Maréchal d'empire : En effet mais pour le moment on ne peut pas régler ça alors faites-les transporter dans un camp

Lieutenant : Justement c'est déjà fait mais si personne ne peut régler le problème, beaucoup s'accorde pour demander que ce soit la famille impériale qui s'en occupe

Maréchal d'empire : Écoutez, je ne peux pas leur demander comme cela. Ces choses prennent du temps mais j'avertis le Premier Consul afin qu'ils prennent les choses en mains ou avertisse la famille impériale.

Lieutenant : Bien.

C'est après 3 jours que le Premier Consul a finalement été informé de la position du problème et averti la famille impériale. Le Prince Impérial en personne prenant les choses en mains décida directement d'adresser une lettre au lieutenant en charge du problème

Le Prince Impérial, Louis Caesar Paleas a écrit :
Lieutenant,
Je vous remercie d'avoir prit l'initiative d'en informer la famille impériale qui désormais en mon nom, se chargera de ce problème dû moins sur le plan diplomatique. Je vous nomme officiellement en charge de cette affaire et salut la façon dont vous avez géré la situation. En ce qui concerne le chef du clan, je vous invite à le surveiller avec la plus grande vigilance puisqu'il est l'un des héritier du trône du Nhorr mais tout en gardant à l'esprit qu'il ne doit obtenir aucuns privilèges.

En vous remerciant,
Louis Caesar Paleas, Prince Impérial

Sceau Impérial

Les ordres étaient donc donnés et clair, le Prince Impérial en personne se chargeait de contacter le Nhorr et le lieutenant de s'occuper de la détention du clan mais par peur d'une possible fuite, sous ses ordres, les bateaux ont été coulés ce qui ne laissait pour le moment aucune possibilités de fuites au clan qui après l'annonce de l'état de leur bateaux avait l'air plus démotivé que jamais à tenter quelque chose alors que le conseil de l'interrogateur résonne encore dans la tête de Glenn.

À suivre
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Garde-Serre, la colère d'un peuple


"C'est un vrai massacre! Comment ils peuvent nous faire ça! Nous ne demandons pas à ce que des enfants innocents soit assassiné par nos rois! C'est une honte! Alors que le réel criminel c'est ce prince ils vont nous faire passer pour les meurtirers!" "On est des barbares mais pas des assassins bordel!" "Ils tuent des enfants et nous disent que c'est pour faire payer le peuple? Le peuple n'a pas eu le choix et ce n'est pas de leur faute si ils ont été martyrisés!"

Ça, se sont les mots des Nhorréens qui ont apprit l'attaque des bateaux des rois du Nhorr à Thylium. Hommes, femmes et enfants francisquiens ont été massacrés et pour beaucoup, ils ne reverront jamais leurs parents ou leurs enfants. Alors que le Prince est prisonnier et ne peut pas réagir, le Nhorr à jugé bon d'en profiter et de faire payer le peuple francisquien mais pour les Nhorréens c'est un massacre. Les Nhorréens de Garde-Serre sont d'accord pour dire que ce n'est pas la faute du peuple francisquien martyrisé mais bien celle du Prince qui a ordonné l'exécution du Prince. Les Nhorréens ne considèrent pas les francisquiens comme leurs frères ni même comme des alliés mais pour eux, savoir que des innocents sont tués leur suffit à devoir descendre dans les rues. Face à la chute de la dynastie tyrannique, les Nhorréens pensent qu'avec la nouvelle impératrice qui s'impose comme ultra-démocrate et ayant accordée la liberté à Kotios ils peuvent négocier l'envoi du coupable au Nhorr mais pour cela, il fallait d'abord arrêter les massacres et les rois ne faisait pourtant que commencer.

Depuis déjà 3 semaines une colère populaire commençait à monter chez les Nhorréens face à l'inaction de leurs rois pour venger la mort de Glenn Kendaal. Les tensions avaient augmentées chaque jour rajoutant un peu plus de poudre dans un baril qui commençait à être déjà bien plein. Inaction des rois, aucune nouvelle tentative de communication avec l'ennemi et par dessus tout, aucun moyen de communication mis en place pour que l'ennemi contact les rois. La poudre allait déborder du baril et il ne manquait plus que l'étincelle pour le faire exploser. Apparemment, les tensions commençaient à redescendre depuis la réunion des rois du Nhorr qui se sont mis d'accord mais sur quoi? Personne ne l'a su mais tout ce qui comptait c'est que les rois avaient réussis à se mettre d'accord pour la première fois. Pourtant, si ils avaient su, la colère ne serait jamais redescendue.
1576
La situation dégénère

Depuis l'entrée en guerre du Nhorr face à l'empire, beaucoup de nhorréens sont descendu dans les rues de Grade-Serre pour montrer leur colère face aux meurtres de femmes et d'enfants innocents mais manifestement cela n'avait pas suscitté de réactions des rois qui sont pourtant les responsables de l'entrée en guerre. La situation dégénère. Les manifestations à Garde-Serre deviennent violentes ce qui en fait une révolte générale tandis que des manifestations éclatent dans d'autres villes du Nhorr. Les autorités à Garde-Serre sont violemment réprimées par les manifestants alors que d'autres rejoignent les manifestations pour faire comprendre que des meurtres d'innocents pourtant condamnés précédemment par le Nhorr lors de l'assassinat de trois enfants pharois ne pouvait pas être tolérés plus longtemps. Alors qu'à Garde-Serre certains ont tentés de prendre d'assaut des bâtiments administratifs un homme est monté sur une barricade et s'est exprimé :

Vous aussi vous êtes des citoyens Nhorréens! Comment osez-vous défendre le gouvernement qui vous as conduit à tuer des innocents! Vous nous avez rejoint quand nous devions nous indigner pour le meurtre de trois enfants et aujourd'hui alors que d'autres sont morts en plus de familles détruites à jamais vous vous réfugiez derrière un mutisme prétextant que parce qu'ils sont francisquiens ils ne méritent pas l'indignation? Criminels que vous êtes! Ennemis du peuple! Nous sommes des barbares mais nous ne sommes pas des assassins! Honte à vous!

Ce discours échauffa les esprits des manifestants qui foncèrent sur les autorités sans craindre de représailles. Toute cette indignation pour un peuple qu'ils détestait auparavant semblait surréaliste. Quand est-ce que tout cela allait s'arrêter et surtout comment. Le pire est à venir.
2057
Keldge, la ville se révolte à son tour

Alors que les manifestations à Garde-Serre continuent, Keldge semble se révolter à son tour contre la guerre et ses dommages collatéraux. Le bombardement à Thyllium ne passe pas pour les nhorréens qui pour autant n'oublie pas le mort du roi Glenn Kendaal dont ils font pour certains encore le deuil. Les manifestants de Keldge sont tout de même différents de ceux de Garde-Serre puisqu'ils demandent l'arrêt de la guerre mais aussi que l'Empire Démocratique Latin Francisquien extrade Louis Paleas et tous les responsables de la mort du roi afin qu'ils soit jugés au Nhorr pour leur crime. La manifestation à Keldge contrairement à celle de Garde-Serre reste cependant calme mais risquerait de dégénérer comme à Garde-Serre où désormais des casseurs se font apparaître avec prêt de 2000 manifestants.

Interviewer de manifestants à Keldge a écrit :
"Nous on nous demande d'être calme et d'accepter une guerre alors qu'ils tuent des enfants et ils n'ont rien à voir là-dedans nous ont veut le prince et les responsables et arrêter la guerre." -Vous en pensez quoi de la guerre? Vous êtes pour ou contre? "Contre, je n'ai rien contre les francisquiens hein on les aiment mais la guerre est contre nature hein" -Et si par exemple un de vos enfants était en faveur de la guerre quel serait votre réaction? "Benn je souffrirais et...J'essaierais de le convaincre parce-que c'est une souffrance aussi pour les francisquiens hein -Qu'est-ce que vous pensez de la guerre? "Pas grande chose même si le meurtre d'enfants c'est atroce alors que les rois ont pourtant condamnés le meurtre des enfants pharois et là ils en tuent à Thylium donc on ne voit pas vraiment le sens et on comprend pourquoi il y a des gens dans les rues.


Interviewer de manifestants à Garde-Serre a écrit :
-Que pensez-vous de la guerre? Ce que tout le monde en pense, il faut l'arrêter. Le roi à été tué mais on ne peut pas régler la situation comme ça c'est pas possible. Imaginez si on devait bombarder un port et tuer une centaine d'enfants à chaque fois que quelqu'un meurt. -Vous en pensez quoi de la guerre? C'est criminel et pourtant on est des vrais barbares hein mais là c'est pas possible il y a des familles entières qui sont morts et il y en a certains qui allaient juste pêcher et ils sont morts à cause d'un meurtre que certains qui sont morts ne connaissent même pas. Sois on juge les vrais responsables sois on tue des innocents mais si on ils tuent des innocents nous on va leur faire comprendre que ça ne passe pas
18033
Cela faisait maintenant près deux semaines que Goulwen avait déclaré je cite "Démonter vos barricades ou je vais vous chier dans le cou." Il fallait dire que malgré le charisme sans égal de notre cher Dragon et chef du clan Kendall. Cette histoire commençait à gentiment lui baver sur les rouleaux. Il fallait être un profond débile ou un Francisquien pour penser que ce genre de mouvements et d'agitation politique était due à la seule pensée Nhorréenne. Tout simplement parce qu'en bon Nhorréens ont aurait globalement dit "Au lieu de râler sur le fait que des gens meurent, vous pourriez vous réjouir qu'ils n'aient plus à supporter cette situation stupide." A vrai dire, la mort en Nhorr est fêté, car c'est l'occasion pour le défunt de rejoindre le grand banquet céleste et de ne plus s'inquiéter des aléas et intrigues de la vie. Les morts ne bénéficiant pas de cette "cérémonie d'adieu" se voyait refuser l'escorte par les vierges combattantes vers les portes du prochain plan de l'existence. Autrement dit, à l'heure actuelle, notre bon vieux Glenn Kendall est voué à la damnation éternelle, son âme n'ayant aucune putain d'idée de comment trouver le chemin vers le plan de l'existence suivant.

Goulwen se préparait paisiblement, ce soir était un jour spécial, un jour de détente. L'homme repassait en revue ses armes préférées. Deux pistolets semi-automatique aux reflets dorés et gravés. L'illustration de chaque gravures représentant une valkyrie de profil, tenant entre ses mains une épée pointée vers le bas. C'était vraiment de belles pièces, et le regard qu'arborait Goulwen à chaque œillade lui procurait une rare lueur d'apaisement et de satisfaction. Comme deux vieilles amies sur qui il pourrait toujours compter, et qui seraient toujours là pour lui, indéfectibles. Un rapide coup d’œil à sa montre. Il était bientôt l'heure. Il inspira et se vêtit de ses rangers les plus fidèles, une paire de mitaines renforcés de kevlar affublées de lames de rasoirs sur chaque côté dans le sens extérieur au corps. Une veste pare-balle sous un long manteau de cuir rembourrés de fourrure dans la partie interne.

Le bruit de pas caractéristiques des mocassins du majordome trahit son arrivée. L'homme se tient de manière impeccable, costume sur mesure et remarque l'accoutrement de son employeur.

- "Vous sortez monsieur ?"

- "Une petite sortie avec des amis oui."

- "Dois-je contacter vos autres amis ?"

- "Pas besoin. Nous allons faire ça proprement, à la Nhorréenne."

- "Dois-je préparer des vêtements propre pour votre retour ?"

- "La Bleu, celle qui va bien avec le pantalon rembourrés."

- "Bien monsieur, Vous ferez un détour pour faire des courses, où dois-je tout prendre en main ?"

- "Je vous laisse faire, j'ai mauvaise mémoire."

- "Vous pourriez utiliser un mémo monsieur."

Goulwen acquiesça avec un geste de main balayant mollement l'air. Faisant comprendre qu'il en avait assez. Le dragon se leva, enfila sa veste non sans ses deux plus fidèles "amies". L'homme sortit pour une escapade nocturne. La ville avait bien des vices à proposer à cette heure, et il avait une parfaite idée de ce qu'il avait en tête. Une limousine vint le prendre, révélant cinqs homme de mains habillés en civils, mais un œil avertit aura remarqué plusieurs protections et armes à feux dissimulés dans les replis de leurs combinaisons respectives. Goulwen monta dans la voiture, saluant ses comparses d'un signe de tête. Il les connaissait plutôt bien, ces derniers faisant partie de sa suite personnelle, ses hommes liges. Globalement, un homme lige est une personne faisant partie de la suite d’un Dragon. Il doit vivre dans la demeure de son Dragon, partager ses repas et lui témoigner une loyauté sans faille. En échange de son allégeance, le Dragon le récompense par des gratifications telles que des armes et des éléments d’armure , des terres ou des privilèges autre. Ce sont donc des vassaux. Il est facile de mesurer le prestige d'un dragon en fonction de la composition de son ost.

Ils échangèrent quelques mots familiers avant de monter ensemble en voiture, l'idée était prendre un verre tranquille et de profiter d'une bonne soirée en perspective.

Depuis le début des bombardements certes modestes, mais dans les moyens disponibles par les Nhorréens, des sursauts de contestations s'était fait entendre à Garde-Serre pas plus tard que le lendemain de l'opération menée par les forces Nhoréennes. Le petit Goulwen avait fonctionné ses méninges, une vague de sympathisant pro Franscisquien qui apparait de nulle part pour soutenir un peuple qui ont commis un régicide de sang froid. C'était quand même un peu l’hôpital qui se fout de la charité. Imaginez, votre président meure, assassiné par des représentants et ou agent d'un autre régime, cautionnés par le chef de l'état et se payant quand même le luxe de vous traiter de barbare après avoir assassiné la personne venue parlementé sans passif. Tout de même, c'était quand même un sacrée coïncidence, ou alors, des agents ennemis qui tentaient d'étouffer la colère à juste titre de Goulwen en faisant peser sur lui des menaces de pseudos révoltes de la classe ouvrière, paysannes voire mieux encore, des esclaves.

Alors oui "Frapper son esclave, c'est comme abimer volontairement sa voiture de luxe." C'est stupide. Mais quand l'esclave pense qu'il les chances de ses retourner contre son maître et bienfaiteur. Alors l'animal de compagnie doit comprendre que la main qui le nourrit peut aussi l'étrangler dans la justesse la plus adaptée à son cas. Bref, un esclave n'a que deux choix : "Servir ou mourir" et Goulwen avait largement patienté à ce sujet, préférant d'abord convaincre les manifestants de l'absurdité de leurs conneries. Mais l'avantage avec les gens stupides, c'est qu'il y a un langage universelle qui transcende toute les barrières de la langue ou de la stupidité : "La violence."


Garde-Serre : dans un petit bar Nhorréen aux alentours 22h34 :


"Chez Smoothy"

Dans un petit bar Nhorréens aux alentours de 22h34, une douzaine de gens tout à fait normaux échangent des banalités sur "l'époque sombre" que connait Nhorr. Présentons ces jeunes gens :

Ryan

Ryan est un type cool. Sans déconner, c'est franchement brave type, non violent avec un job dans le marketing, son petit plaisir, c'est de baser ses idées de produits sur ces petits problèmes actuels. Convaincu via des via des tracts dénonçant les crimes de guerres commis par les forces Nhorréennes. l'influence du groupe l'a poussé à se manifester dans la rue ces deux dernières semaines pour accompagner ses amis et, car soyons francs, c'est quand même pas très classe en repas mondain de dire "Putain ces Franscisquiens, ils l'ont quand même bien cherché". Bref, en soit notre brave gaillard est plutôt bien reconnu socialement et profite d'une bonne binouze bien blonde avec ses potes devant les dernières courses hippiques qui tournent en fond sur une télévision cathodique accrochée dans un coin de la salle.

Tristan, le barman

Voici Tristan, c'est un barman comme il en existe des nuées en Nhorr. Mais qui s'est trouvé récemment un intérêt pour la culture Francisquienne. Il profite du passage de ses clients pour échanger des banalités et mondanités, alors forcément, des évènements comme nous en fournit des dizaines la patrie Francisquienne, cela a de quoi nourrir les sujets de conversations dans son bar. Il s'est même mis à adopter la moustache francisquienne sous prétexte que ça le rendait plus viril. Son petit petit plaisir d'ailleurs, c'est d'utiliser un peigne métallique uniquement consacré à sa barbe/moustache lorsque le barman n'a pas spécialement d'autres tâches à accomplir. Il connait pas mal de gens dans sa clientèles régulière, dont Ryan d'ailleurs. C'est lui qui l'a sensibilisé à l'idée de sortir dans la rue pour manifester. Comme quoi, c'est plus facile qu'on le pense d'influencer une population, il suffit de prendre un taff de barman, échanger des mondanités en servant des verres et vous pouvez influencer les gens qui cherchent à échanger avec une personne anonyme. Les gens adorent les barmans, ont peut tout leur raconter, parce qu'ils extérieur à nos problèmes. Ils peuvent ainsi en toute quiétude vous donner leur avis sans pour autant de conséquences ou de retombées.
Loïc, plutôt beau gosse.

Lui, c'est Loïc, il traine souvent au Smoosty (Le nom du bar), le soir, entre 22h30 et Minuit, c'est l'Happy Hour. Autrement dit les gens boivent, fanfaronnent et certain se sentent parfois l'envie de faire des rencontres d'un soir. Pendant l'Happy Hour et durant cette heure tardive, le Bar se reconvertit en boite de nuit pas trop décadente, convenable autant pour sortir, boire une bière entre amis ou s'éclater sur de la musique populaire. Notre homme échange avec une jeune femme blonde, la mi-vingtaine et lui propose de payer son verre après lui avoir demandé si elle avait un briquet. Elle en sort un, lui permettant d'échanger un peu plus en profondeur. C'est lui qui a donné le tuyau sur la moustache Francisquienne à Tristan. Même si ce dernier ne la porte pas, il trouve que cela le vieillit. Avec un peu de doigté, il lui sera possible de lui demander son numéro de téléphone pour fixer un nouveau rendez vous.

Jessica


Enfin, Jessica, la dernière de notre joli quatuor est une artiste de rue cherchant l'inspiration dans les idées qui "lui sortent des tripes" pour citer ses mots. Elle s'est faite connaître de la petite bande à base d'acte de vandalisme et de tag urbain avec divers slogans en faveur des Francisquien tels que "Haltes aux massacres !", "Cessez d'être esclaves de la tyrannie !", ou encore "A bas la tyrannie des castes !". Elle avait une sorte de carte de visite, lorsqu'elle laissait ces tags et autres streets art derrière elle, il s'en dégageait une odeur désagréable de mazout. En effet, elle traçait les lettres de ses slogans avec de la peinture mélangées à du fioul. Jetant un briquet derrière elle pour faire prendre forme à son message sous la forme d'un texte composé de lettres de feu. Un style plutôt spectaculaire qui ne laissait pas la foule de marbre. Actuellement, elle profitait d'une pause en attendant la prochaine manifestation, guettant le moment pour un nouveau coup d'éclat. Elle c'était fait un petit nom dans la rue auprès des manifestants pro Francisquien. Un peu comme un symbole d'espoir qui défiait l'autorité Nhorréenne.

Tout ce beau petit monde profitait de l'instant pour boire sa petite boisson après une journée de travail bien mérité. Prêt à faire face aux forces de l'autorité pour la prochaine manifestation pro Francisquienne qui devait se dérouler dans deux jours. Ce qu'ils ignoraient, c'était que Goulwen, avait fait secrètement la ville, demandant aux officiers de polices de bloquer tout les péages et autre routes officielles pour limiter au maximum les déplacements, cela ne sera pas suffisant pour traquer et éliminer toute piste de l'influence Francisquienne et démanteler le réseau d'agitateur qui agissait sur garde-Serre depuis deux semaines, mais c'était un début. Le début d'une purge dont les Nhorréens étaient rodés depuis des années et des années d'esclavagismes.

- "N'empêche, les Francisquiens pourraient accepter les revandications Nhorréennes ? Ou au moins riposter ? C'est quand même chaud d'accepter de subir les assauts sans rien faire." Commença Ryan, buvant sa bière toute ne regardant la télé.

- "Ce ne sont pas des barbares eux, ils ne joue pas le jeu de Nhorr." Lui répond Tristan, faisant la vaisselle à ses côtés.

- "N'empêche... Je trouve ça bizarre qu'ils n'aient pas répondu aux protestations des manifestations. C'est pas le genre d'autorités à accepter ce genre de soulèvement." Souligna Jessica inquiète.

- "Moi je pense qu'ils ont peur ! On a pas de roi depuis près d'un siècle, ils ont peut-être pas les effectifs pour nous gérer et guerroyer à tire larigot. " Rétorqua Loïc en levant sa bouteille de bière. S'assurant une posture de mec qui assure auprès de son rencard actuel.

Sa déclaration ne fut soutenu par aucun d'entre eux. Même si des regards en coin s'échangeaient.

- "Qui vient à la manifestation d'après demain ?" Demanda Ryan, l'air enthousiaste. Jessica leva une main discrète. Tristan répondit un simple "Je serai là." Loïc, quand à lui ne quitta pas des yeux son rencard.

- "Pas moi les gars, je suis pris ! Mais force sur vous ! A bas la tyrannie !"


Il y eut une sorte de acclamation générale lorsque la porte du bar vola en éclat, pulvérisé par le souffle d'une explosion, propulsant divers épieux de bois partout dans la salle et prenant au dépourvus les pauvres client du bar. Sans demander son reste, une rafale de sulfateuse balaya la salle dans un tonnerre d'acier, de feu et de colère qui ne laissa guère aux clients de prendre leur souffle, les cris, plaintes et hurlement d'agonies couvert par le torrent de balle que crachait la sulfateuse. Une rafale qui balaya deux fois l'entièreté du bar, criblant l'intégralité des locaux d'impacts, déchiquetant membres, bouteilles exposées, bois, morceaux de miroir et objets décoratifs. Un déluge de balle qui parut une éternité pour les rares élus à garder conscience ou la vie dans cette salve.

Puis le silence. Étouffé par le son des acouphènes et des tympans explosés.

Goulwen retira son casque anti bruit, observant le carnage. Les corps déchiquetés dans la salle, les éclats de verres éparpillés au sol mêlés aux différentes liqueurs qui recouvrent le sol dans une flasque immonde de sang, d'alcool et de débris de bois et de verre. A chaque pas du dragon, les éclats de verre craquelant dans un son sinistre et impitoyable. Les carcasses de ses amis se retrouvaient dispersés ça et là un peu partout dans le bar. Jessica trouée comme une passoire. Tristian et son crâne fendu en deux par plusieurs impacts multiple en pleine tête. Et ce pauvre Loïc dont la carcasse disloquées au sol servait de serpillère à son propre sang.

Ryan cracha, sentant le sang de son corps paralysés au sol s'agglutinant dans sa glotte et l'étranglant progressivement à cause de l'hémoragie interne. Son visage défiguré par la douleur et les blessures lui donnait un aspect inhumain. Le dragon remarqua l'homme cracher du sang dans la pièce, visiblement seul survivant de ce carnage. Il se retourna vers lui pour lui faire face, adoptant un squat pour que son visage soit à la hauteur du blessé grave.

- "P-pitié... Je... Je veux pas mourir..."

- "Oh oh oh l'ami. C'est marrant, c'est toujours face à la mort qu'on regrette ses choix."

- "Q-Quoi ? Vous... Vous... êtes Qui ?"

Le Dragon posa une main sur son torse, comme pour mimer une personne outrée.

- "Moi ? Mais enfin ! Vous savez forcément qui je suis." Silence. "Je suis le trou du cul que vous faîtes chier depuis deux semaines avec ces histoires de "révoltes civiles !"

- "J'ai... J-J'ai mal... S'il vous plait."

- "T'as raison. Je vais appeler les secours. Passe moi ton téléphone." Déclara Goulwen, tendant la main vers le blessé grave paralysé.

- "Je... J'sens plus mon bras..." Son regard était paralysé. Le pauvre ne pouvait pas le voir, mais son bras droit n'était plus en place. En fait, ce dernier avait été arraché par une rafale de balle qui l'a fait voler quelques mettre sur la droite. Goulwen ne s'attardait pas à lui expliquer dans quel état désastreux il était. Il se contenta donc de chercher dans ses poches directement, arrachant le téléphone portable encore en état par miracle. Il désigna le téléphone en l'agitant devant ses yeux à la manière d'un pendule.
- "Le mot de passe."

- "Vous... Pouvez pas... Votre téléphone ?"

- "Le mot de passe." Le ton autoritaire.

- "3... 8... 9... 4..."

Goulwen marqua un instant pour taper le mot de passe. Une fois déverrouillé. Goulwen consulta les réseaux sociaux de l'homme. Pour organiser ce genre de manifestation, il fallait un moyen de communications faciles et global. Un groupe internet par exemple. Un blog. Il fut facile pour le dragon d'y pénétrer, Ryan ayant gardé ses identifiants mémorisés sur son téléphone. Après tout, c'était improbable de se faire chouraver son téléphone, c'est une part de notre vie, une part de nous-même. Ryan crachota par terre, se sentant lentement défaillir, cet homme était son seul espoir, la folie du désespoir le forçant à se raccrocher à lui, espérer qu'il puisse l'aider, espérer, après que ce dernier ait froidement refroidi l'entièreté de la population du bar sous ses yeux. Espérer, car il y a toujours un espoir, une lueur à peine visible, si proche... Il implora, de sa voix brisée

- "S'il...Vous... Plait... Pitié..."

Goulwen détourna un instant le regard, donnant le téléphone à une silhouette s'avançant à ses côtés pendant que le dragon puisse à nouveau se focaliser sur le mort en devenir. Revenant à sa position en squat.

- "Alors ça te plait hein ? De jouer les héros ? De foutre la merde ? Tu te sens fort hein ?" Le dragon approcha une main pour caresser l'arrière de son crâne suant et ses cheveux en crêtes rouquin moites. Parlant à voix basse, sur le ton d'une confession "Tu sais ce que j'aime chez les héros ? Ils meurent en essayant." Et sans crier gare, Goulwen agrippa son crâne par les cheveux et le fit basculer avec toute la force dans ses bras pour lui faire percuter le socle d'un tabouret de barre renversé. Lui fracturant le crâne dans un ultime craquement osseux sinistre.

L'homme se releva pour se diriger vers la sortie. Dernier regard à l'enseigne saccagée. Des prolos, des sans abris et des gens de castes inférieure. Qu'ils restent à leur place, dans la fanges et les déchets. Il avait attendu deux semaines que le peuple soit raisonnable. Mais le peuple n'est jamais raisonnable. Voilà pourquoi il ne faut jamais laisser le pouvoir au peuple.

- "Combien au total ?" Demanda le dragon à l'attention d'un autre de ses vassal ayant fait le compte des victimes dans la pièces pendant ce temps.

- "Onze victimes, Douze avec celui que tu as achevé personnellement."

Une sonnerie de téléphone retentit, le téléphone de Goulwen. Il dégagea son téléphone pour voir le nombre suivant en message reçu: "16"
Visiblement, les autres groupes carburent dans leur traque aux terroristes et aux agitateurs. Goulwen avait eut l'idée d'organiser ce safari entre les différents dragons du clan Kendall. Chacun se séparant pour démanteler le réseau des agitateurs et trouver un moyen de remonter jusqu'à eux.

Soudain ! Euréka ! Goulwen eut une idée de génie. Une idée lumineuse qu'il n'aurait peut-être pas eu s'il n'avait pas joué ce numéro avec le téléphone de ce pauvre Ryan.


- "On ne peut pas les localiser à partir de leur pseudos... Mais... Comment on appelle ça là ! le truc qui sert de carte d'identité à ton ou téléphone ?"

- "Une adresse IP ?"

- "Ouais ! C'est totalement ça ! On a tout les membres du groupe sur ce téléphone. On va aller voir la société qui héberge le site et on va réquisitionner les adresses IPs de tout le monde et les localiser à partir de là !"

- "Pas bête." Acquiesça le vassal avec le téléphone. Je contacte tout de suite les locaux du site internet.

Le groupe quitta ainsi les lieux, Du boulot sur la planche, mais une piste efficace à suivre. "Rira bien qui se fera enculer le dernier" pensait Goulwen en embarquant dans la voiture. Laissant sur place le son du pauvre radio marchant encore, diffusant le son d'une chanson déformé par les dégâts subis.

A̵u҉ bi͢str̡ot ̸co͘m͞me toưjo͟urs
I҉l ̢y҉ ̡a͝ ͝l̕e͜s̢ ̸b͡e̢a̛ux̡ disc̢ou̡rs
̀Au ̷pot̷ea͘u̧ ̕l҉e͟s ̛pourr̢is, l͞es̨ co͟r̸ŕom̸pu͘s͜ aus̵si
̛Dents̛ b͟lan͏çḩe̷s ̷et͡ çarņas͜siers
̨M̕a̷i̵s à̶ ̸l͠a͝ ͝p͏remièr͘e oc͡casi͡o̡n
C̸h͟a̸cu͝n̶ d͟e̡viéndr͝a̴i͠t͢ le̴ ͠l̷a͢rro̶n
̶De͏ ͟la fo̶i͡r̨e a̶u p͟oǵn̢o͝n̸ q́u͟i̡ ̀q̷ui sè tra̷m̶e ͟įc͜i
͟All͞éz dan͜se̢ ̨a̸već ͡J҉oh̢n͝n̴y
͟
S͞e rap̶pe͢l̛l̛e̡ńt͏ ̨d͢a̵n̶s͞ ̧l͢'err͢an̕ce̶
On̕t̸ ͠d͞e͟s̶ ͝ré̷m͏inisce͡n̶ce̛s̢
De l'̸ordr҉e, d͏e̴s j̕eu̡x͏,͝ ͜d̸e l'e҉s͠se̸nc̕e
Qu̢an͠d ̧o͝n vi͡v͘ait ͡mieux
Alle͏z̴ d͡'͟aćco͏rd, n'en pąr̡l̛o͘n̵s p͢l̀u̧s
̷
̛Uǹ ͠a҉utre͏ ͡jo̕u͏r ̴en ̶Nho̧rr̨
̡D̀es̡ ̶priè͟rés̴ ̵p͞o̢ur ̡u̴ņ s҉ilen͢ce͞ d͏'͜or͢
Et̨ ̷q̕u̕e̛l̶qu͞e͡s̴ f͠asciśan̢t̨ş ͝aut̶o͞ur ͘de ͡15%
̸Cha҉r̷l̷ie ̕ḑéfendş-m̧oi
҉C'e͏s͝t ͟l͏e ́t͞e̢mp͞s d́es ̡mèn̡ace͟s
̷On ́a p҉as l͜e͡ c͟ho҉ix͢ ͏pile͝ e̶n͡ ̕f͜aće͢
̕E̸t̴ ̵au̵jou͢r̡d́'͠hui͜ j̕e ̛j͝ur͟e͝ ͠qu͡e ͡ri̷en͏ n̸'͡s̕e̕ ́p͘asse
͠T͞o͢ujour̨s̡ un͝ p͏eu ͜p̕l͠us̀
͠
͠C'͟es̨t̕ l'͢h͡e͜ùr̶e̸ d͟e c̕h̀a͜ng͡er̵ ̢là mo̡nna̸i͞è
On̷ ͟d̷e͜vr̨a̶ ̛eńc̴o̴re̡ impr͡im̨er ̀le͟ r͘ê͠v͏e de l'é͢galité̛
̶O̕n ̵ne de̶v͡r͘a jam͢a̛i͜s̴ su̴p̴p̷ri͟mèr ͘cel҉ui ͏de͏ la̡ ͞fr̕ąt͝e҉r̶nit͢é
́R͢e̡s̸te̢nt͡ ͡d̴es͠ p͡oin͡til͘lé̸s yeah͟, ͏y͟eah҉,̶ ye͠ah.̴.҉.̵
1245
Morne-Vent, l'aube d'une troisième révolte


Les manifestations à Garde-Serre et Keldge se poursuivent et toujours plus violemment mais alors que Keldge commence à se révolter à son tour contre la guerre, Morne-Vent semble être elle aussi destinée à se lever. Dans les rues, on peut y voir des tracts accrochés un peu partout sur les manifestations à Garde-Serre, les horreurs que pourrait commettre la guerre ou les enfants qui jouaient au port pendant le bombardement de Thylium. Au Nhorr, la situation commence sérieusement à être compliquée alors qu'à Kotios vont bientôt se réunir Fortuna et l'Empire. Pour rappel, la Sérénissime avait accordée une séance exceptionnelle au Nhorr pour la question francisquienne ce qui voudrait dire qu'un rapprochement entre l'empire et la Sérénissime pourrait bien faire pencher la balance en leur faveur alors que l'empire s'ouvre et se démocratise réellement depuis la chute de la dynastie des Paleas.

Pour éviter ça, des tracts se répandent en ville. Plus ou moins acceptés, il semblerait que certains Nhorréens soit d'accord avec ce qui est décrit car après tout, "barbares mais pas assassins!". Quand Morne-Vent se lèvera à son tour, que feront les autres Nhorréens? Une guerre civile est-elle à craindre? Pour le moment rien n'est sûr mais toutes les questions que les Nhorréens se poseront à ce sujet obtiendront bientôt une réponse et le risque est qu'elle ne soit pas celle qu'ils veulent entendre.
1200
Morne-Vent, Keldge, Garde-Serre, les manifestants s'unissent et ne décolère pas

Alors que la situation était déjà très chaude dans ces villes, les manifestants des 3 villes se sont désormais uni et proclament vouloir l'arrêt de la guerre et la restitution de Louis Paleas aux autorités Nhorréennes pour qu'il soit jugé. Au Nhorr la situation semblait pourtant se calmer avec des manifestations moins denses et moins violentes pourtant tout cela pourrait bientôt repartir et beaucoup plus fort. Il y a quelques jours, un bateau cargo de l'Empire Démocratique Latin Francisquien à été saisi par les autorités Nhorréennes à destination du Varanya ce qui a relancé la colère car désormais les Nhorréns craignent des représailles tandis que les côtés de Thylium sont toujours attaquées alors que l'empire ne répond pas et reste silencieux. Ce silence qu'ils ne comprennent pas est interprété pour beaucoup comme un avertissement par l'empire qui restera calme jusqu'au bout et lorsqu'il en aura les moyens, frappera fort et rasera tout sur son passage sans distinctions.

Les manifestants inquiets de cette situation voyagent vers Kotios pour manifester contre toute tentative des diplomates Nhorréens de fausser un accord et pire, de compromettre le sommet par une attitude trop agressive mais sans être trop laxiste. Garde-Serre serait-t 'elle entrain de devenir le berceau de la révolte pour la paix?
2247
Les appels à la guerre civiles se multiplient

Un nouveau stade a été franchi le 14 septembre dernier : Dans les rues de Garde-Serre, des appels à la guerre civile ont été lancés. Jamais les manifestations n'avait atteint un tel niveau et pourtant les manifestants les plus radicaux commencent à se faire entendre et ils appellent à l'insurrection général des Nhorréens pour l'arrêt de la guerre et une révolution. Alors qu'il y a encore quelques jours les manifestants de Keldge, Garde-Serre et Morne-Vents étaient unient un stade à été franchi mais comment tout cela a t-il réellement commencé?

17 août, début des manifestations à Garde-Serre :

Le lendemain de l'attaque de Thylium, les nhorréns descendent dans les rues de Garde-Serre pour manifester contre l'attaque qui a tué des enfants innocents et revendiquée par les rois qui ont proclamés que si l'empereur ne paye pas, alors le peuple francisquien payera. Ces mots ne sont clairement pas passés pour les Nhorréens qui ont cru avoir le sang d'enfants innocents sur leurs mains. Sans affrontements, les manifestants ont manifestés contre cette attaque.

19 août, la situation commence à dégénérer, première apparition des radicaux :

Le 19 août la situation devient tendu : Les Nhorréens manifestent violemment pour se faire entendre et les premiers radicaux se mettent à prendre tout ce qui leur passe sous la main pour casser, piller et raser tout ce qu'il y a aux bords des rues. Ils commencent déjà à dénoncer un système toujours instable avec comme seule union une guerre qui n'a que pour but de tuer des enfants. Ils appellent les Nhorréens de Garde-Serre et de tout le pays à manifester.

21 août, les manifestations de Keldge :

Le message des radicaux n'est pas passé inaperçu puisque le 21 août c'est au tour de Keldge de se révolter contre la guerre et les attaques qui ont lieu sur les côtes francisquiennes. Dans les premiers jours les manifestations sont pacifiques et des journalistes arrivent même à interviewer des manifestants qui sont tous d'accord sur un point : C'est une horreur.

12 septembre, Morne-Vent et le siège des radicaux :

Le 12 septembre les manifestations à Morne-Vent démarrent et cette fois les radicaux sont nombreux puisqu'ils représentent environs 30% des manifestants parmi la foule et sont la pour faire entendre leur voix et de façon agressive. Cassage, affiche, propagande, tout est fait pour qu'un appel à la guerre civile soit mis en place à Morne-Vent et pour convaincre les Nhorréens de se révolter.

Aujourd'hui, les affiches sont partout et pourraient bien faire pencher la balance et de façon drastique. Une guerre civile est-elle réellement à craindre?
1825
Une révolte soutenue de loin

Les marins francisquiens en ont assez de ne pas pouvoir pêcher tranquillement près des côtes du Nhorr alors que des manifestants Nhorréens justement lance des appels à la guerre civile afin d'arrêter la guerre, les pêcheurs francisquiens de la côte ouest vont tenter un coup de force : Armer la population Nhorréenne. Ce pari risqué les conduira à s'approprier les faveurs des Nhorréens mais si découvert, entraînera probablement leur mort.

Kholio : Tout est prêt?

Moropolos : Oui, on va pouvoir partir dès maintenant

Kholio : Parfait alors je t'explique :

Il y a un vaste réseau clandestin au Nhorr principalement à Keldge alimenté par les pirates pharois. On a un accord ce qui fait qu'on peut armer la population Nhorréenne par leur réseau et après ça, on monte le nôtre. La suite tu l'as connais.

Moropolos : Parfait alors on va à Keldge?

Kholio : C'est ça. Les gars! On y va!

Les bateaux se mirent en route vers Keldge prêt à armer la population qui ne demande que ça et à se joindre aux Nhorréens en espérant être bien accueillis en leur montrant qu'ils ont un but commun : L'arrêt d'une guerre qui risque de dégénérer. 1 jour et demi plus tard ils arrivent à Keldge et rencontre leurs "collaborateurs"

Kholio : Bonjour à vous amis Pharois!

Miilo : On est pas vos "amis", méfiez-vous

Kylio : C'est bon Miilo, ça se voit qu'ils veulent pas nous abattre. Bienvenue au Nhorr

Moropolos : On s'attendait à mieux comme pays mais bon on s'en contentera

Kylio : Face à votre empire c'est pas la même hein

Kholio : Cessons de bavarder et commençons à parler du réseau, ça risque d'être long

Kylio : aïhe, c'est pas très compliqué à comprendre : Vous nous donnez la cargaison, on l'envoi en camion discrètement et elle est emmenée où vous voulez

Moropolos : Jusqu'à Garde-Serre c'est possible?

Kylio : C'est trop loin, on peut tenter Morne-Vent en civil

Kholio : On prend ça. Vous emmenez la cargaison là-bas et on se charge du reste

Kylio : J'peux vous d'mander ce que vous avez dedans?

Moropolos : On veut que les Nhorréens puissent se défendre

Kylio : C'est faisable, on l'envoi d'ici demain

Kholio : Parfait. Les gars ont change de plan, on va à Morne-Vent
541
"Les Dieux sont de retour, plus forts, plus grands, et Leoideach est leur émissaire !"

Dans les rues de Keldge, on entendait clamer des missionnaires damanistes depuis quelques jours. Ils prêchaient la bonne paroles d'Artur Leoideach, l'Archidruide qui a réformé la foi celtique et nhorréenne pour former le Damanisme.

"Liberté ! Egalité ! Faites tomber les castes, devenez les vrais seigneurs !"

Considérés agitateurs par certains, libérateurs par d'autres, c'étaient des missionnaires venus du Damann - des Druides comme de simples fidèles du damanisme.

Et ils chantaient la gloire de la Révolution, ce jour-là, à Keldge.


1755
Morne-Vent, le fer de lance

Kholio : Regarde ça! C'est pas beau?

Moropolos : Si si mais il va m'en falloir plus pour m'impressionner

Kholio : Ohh je t'en prie ouvre les yeux! Morne-Vent sera le fer de lance du plan!

Moropolos : Peut-être mais en délaissant Garde-Serre on perd gros je pense

Kholio : Leur roi est mort, qu'est-ce que tu veux qu'on en fasse de Garde-Serre?

Moropolos : Que cherche-tu vraiment au fond?

Kholio : Je cherche à faire comme toi, armer le peuple pour qu'il défende ses intérêts

Moropolos : Vraiment? Et ça?

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Affiche de propagande anti-guerre diffusée par des nhorréens

Kholio : Je peux t'expliquer-

Moropolos : Tu ne cherche pas à simplement arrêter la guerre pour continuer ton commerce avoue-le. Tu veux créer une révolte et faire tomber le roi

Kholio : D'accord! Je l'avoue! Ce roi est hautain et n'a aucune notion de compassion! Il ne s'intéresse qu'à l'argent et à ses projets qui sont dans tous les cas raccordés à l'argent!

Moropolos : Tu as perdu la raison? Tu veux faire tomber un roi!

Kholio : Et alors? Les pêcheurs nhorréens eux-mêmes disent qu'ils ont été taxés de partout pendant un certains temps!

Moropolos : Tu ne peux pas t'en prendre au roi et armer le peuple contre lui! Sans ce roi la stabilité de la région sera menacée et une guerre entre les rois débutera!

Kholio : L'empire pourra contre-attaquer et le règne de cet enflure sera fini! Tout le monde y gagne!

Moropolos : On devrait protéger les résistants nhorréns avant la grande contre-offensive, pas les envoyer tout droit à l'abattoir en armant leurs femmes et leurs enfants!

Kholio : Et qu'est-ce que tu veux faire d'autre hein? Laisser les nôtres mourir?

Moropolos : Bien-sûr que non mais-

Kholio : Alors vient m'aider!

Moropolos : Tu veux vraiment armer les nhorréens pour l'appât du gain?

Kholio : Je veux armer les nhorréens pour qu'ils puissent se défendre si les rois décident de les envoyer en première ligne dans une guerre dont ils ne sont pas responsables. Notre peuple est massacré, pas besoin d'un deuxième

Moropolos : J'espère seulement que tu as raison
1757
Morne-Vent

Dans quelques heures, les nhorréens partiront travailler, se réveillerons et feront comme si de rien n'était et pourtant en sortant de chez eux ils verront à n'en pas douter ceci :

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Ça, c'est une image de propagande de la part de francisquiens qui appellent à l'union du peuple francisquien et nhorréen contre leurs gouvernements respectifs afin de contrecarrer les plans de la guerre franco-nhorréenne et l'arrêter avant que les civils y soit engagés voir pire, massacrés par milliers. Depuis quelques jours, l'État-Major francisquien promet une réplique violente qui semblait au fur et à mesure qu'il le répétait, n'être qu'une menace en l'air et pourtant un cap à été franchi hier : L'empire s'est dotés de ses propres canons de défenses. Le second cap serait la mise à l'eau du premier sous-marins francisquien qui n'est plus un secret alors que le troisième serait encore plus inquiétant : La possibilité pour l'empire de faire débarquer des soldats au Nhorr. Bien que la stabilité du régime impérial se défend d'en arriver jusque-là, l'histoire n'est qu'une suite de répétition et les deux derniers empereurs auraient bien tentés l'expérience notamment avec le pharois mais en vain à cause du manque de moyen. Les manifestants francisquiens du Nhorr sont désormais divisés en troiscamps : Ceux qui veulent rentrer dans l'empire pour retenter de calmer le jeu et ceux qui veulent rester pour unir les nhorréens et les francisquiens et enfin, les plus extrémistes qui veulent armer la population nhorréenne par le biais de réseaux clandestins afin de faire renverser les rois nhorréens. Même si le troisième scénario reste peu probable, la menace d'une population armée pourrait bien faire trembler certains clans voir même nuire à leurs intérêts et notamment à Morne-Vent où les francisquiens commencent déjà à armer les nhorréens et leurs sympathisants. Réelle menace d'une guerre civile en approche ou d'une nuisance aux intérêts de la guerre? L'avenir le dira.
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