15/11/2004
16:00:18
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Activités étrangères dans l'Empire Latin Francisquien - Page 2

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Lettre du peuple de Kotios à la nouvelle Impératrice


Madame,

Permettez que nous vous appelions madame et non par votre titre car nous ne savons encore si nous avons à faire une énième forme de tyrannie ou à une femme de bon cœur et d'idéaux.

Si c'est à cette femme que nous écrivons aujourd'hui, sachez ceci :

Le Peuple de Kotios, réuni en assemblée, a choisi hier de prendre en main sa propre défense. Les exactions commis par les gouvernements successifs, le mépris et l'injustice dont nous avons été victime ne nous permettent plus de reconnaitre d'autres maîtres que nous-mêmes. En ce jour et pour l'heure, Kotios est un port libre détaché de l'Empire et nulle autre loi ne saurait s'y appliquer que la sienne.

Toutefois, l'indépendance n'est pas la guerre et c'est pourquoi nous prenons contact avec vous aujourd'hui afin de négocier cette indépendance, négocier la paix, négocier notre avenir commun et prospère, nous l'espérons. Si vous vous tenez prête à entendre nos revendications, alors nous entendrons les votre. Dans le cas contraire, nous défendrons chèrement nos exigences, par la force des armes si nécessaire.

Pour l'heure, jusqu'à ce que nous en sachions plus sur vos intentions, l'armée impériale n'est plus tolérée à Kotios. Les policiers qui n'ont pas rejoint le peuple et les citoyens souhaitant rester dans l'Empire ont été invités à rendre leurs armes et pourront quitter la province quand bon leur semblera.

Nous espérons, madame, trouver en vous une interlocutrice plus sage que feu votre mari et votre fils.
9 Août 2004,
Empire Latin Francisquien,
Village côtier d'Aedelis,
Quelque part à des lieu à l'ouest de Dédiolas,

C'est en train d'arriver


Aedelis, un village accueillant où il fait bon vivre au sein de l'Empire Latin Francisquien
Aedelis, un village accueillant où il fait bon vivre au sein de l'Empire Latin Francisquien

Cela faisait désormais quelques mois que l'Empire s'était tristement illustré sur la scène internationale grâce à des évènements autant rocambolesque qu'improbable qui illustrait à merveille une vie politique relativement instable au sein de l'amalgame d'états unifiés grâce à un pas si subtil artifice de soit disant prestige et grâce que beaucoup et notamment à l'internationale considéraient cependant de plus en plus comme une vaste farce destinée à dissimuler un monstre infâme. Un empire aux instances tyranniques, arbitraires, aux humeurs et volontés changeante comme si chaque jour ses dirigeants faisait tourner la roue de l'infortune afin de déclarer ou accomplir une nouvelle ineptie. Un obscur philosophe Nhorréen, et dieu seul savait qu'il était exceptionnel que ce peuple en dispose, avait même déclaré peu après avoir été mis au fait de l'assassinat d'un de ses rois tribaux en cette terre : "Ce que qu'ils font ces Francisquiens, c'est systématiquement débile, mais c'est toujours inattendu." Bien que vulgaire et grossier, nul au sein des castes fortunéennes et très probablement pharoises, izcaliennes ou albelaises, n'y trouva rien à redire, se contentant d'acquiescer silencieusement devant un état de fait si consternant.

Et si certains pensaient encore que la mort d'un tyran et la proclamation de l'entrée dans une ère plus démocratique allait changer les choses, ces gens là se fourvoyaient grandement. Car dans les faits, rien ne changea réellement à part la mise en place de nouveaux artifices, bientôt de nouveaux scandales et numéros de cirques que les plus fins adeptes de la géopolitiques n'auraient pas pensé voir de leur vivant s'invitèrent dans l'actualité impériale et internationale. Qu'il s'agisse de "L'Incident Izcalien", du "Scandale des lettres" ou encore de "l'affaire de Kotios", chaque semaine voyait des nouvelles toujours plus improbables émerger de ce pays, du moins lorsque celui ci était ouvert, car il fallait aussi mentionner que tel un marchant indécis ne sachant pas s'il devait ouvrir son étal un dimanche, les autorités francisquiennes semblaient prendre un malin plaisir à ouvrir et fermer le pays, alternant environ toutes les deux semaines.

Pourtant, malgré les massacres, la lutte contre la piraterie et les bals impériaux qui certes accaparaient toute l'attention, le pays en lui même était quelque peu... Différent. Après tout la nation ne se résumait pas à la Capitale impériale et aux villes majeures où siégeaient les rois et les reines, il y avait aussi tout un arrière pays pour le moins... Pittoresque dirons nous. L'un des exemples les plus flagrants de ce paysage rural était l'humble village d'Aedelis, une petite bourgade ma foi fort sympathique située en haut d'une des falaises siégeant le long de la côte à l'extrême sud-ouest de l'empire. Mais qui tromperons nous en disant que la vie là bas était agréable ? Personne à dire vrai. Tandis que le gouvernement impérial avait la passion de l'esclandre et des réactions disproportionnés, les vrais problèmes de nombre d'habitants, largement délaissés pour ne pas oubliés, demeuraient et s'accentuaient. Aedelis, à l'image de nombreux villages quelques peu isolés et loin des préoccupations gouvernementale voyait ses humbles habitants survivre comme ils le pouvaient. Point de luxe ni de touriste là bas, seulement une vie dure forgeant le caractère pour peu qu'elle ne prenne pas la vie lors de période creuses où le gibier et les poissons venaient à manquer. Après tout, l'on ne comptait plus au cours des décennies précédentes le nom de vieillards ayant disparu lors de rudes hivers afin que leurs descendants puisse manger à leur faim ? Combien bambins n'avaient pu observer la lumière du jour que quelques instants avant de disparaître dans les ténèbres car nul n'avait les compétences afin de préserver leur fragile existence ? Non, l'on ne comptait plus. Personne ne comptait même à dire vrai, l'éducation se faisait rare en ces temps qui pourtant étaient ailleurs à la modernité et au progrès. Personne sauf le vieux Brutus.

Un briscard endurcis, vétéran de l'armée impériale en une période meilleure où il idolâtrait encore sa nation et son empereur, jusqu'à ce qu'un regrettable accident impliquant une authentique grenade ne lui enlève une jambe et brûle la moitié de son corps. Condamné à marcher avec des béquilles et dépourvu de toute pension car jugé inutile pour être finalement renvoyé en sa terre natale dans le plus grand déshonneur, les années passant n'avaient point amélioré son état et surtout ses sautes d'humeurs. Déjà colérique dans ses jeunes années, ce dernier était ainsi devenu aigrie et médisant, vouant une haine profonde à cet état qui l'avait mis au rebus alors qu'il s'était dévoué corps et âme à son service fut un temps. Ce n'était finalement que grâce à la chance et aussi à la bonté de quelques habitants du village qu'il avait réussi à s'accrocher et persister jusqu'à cette année 2004, quoique sa haine grandissante et une grande volonté associé à l'expérience acquise à l'armée y étaient sans doutes pour quelque chose. Cependant, si Brutus passait pour être un meuble au sein de sa communauté, l'une de ses antiquités illustrant un âge révolu, il était depuis quelques mois plus que cela. Et à dire vrai, il semblait même plus en forme que d'ordinaire, plus heureux en soit, et en meilleure santé. Les ragots allant bon train au sein du village, tous savaient pertinemment que le vétéran éclopé recevait régulièrement des dons d'un mystérieux bienfaiteurs dont il taisait le nom, parfois de l'outillage, quelques biens de consommation mais surtout des vivres. Assez pour passer l'hiver et même en distribuer aux villageois, et en soit c'était la seule chose qui importait aux yeux de ses comparses. Dans leur situation, il se fichait bien d'où venait la nourriture, tant que celui qui la recevait partageait... Ce qu'il faisait de bon grès. Certains soupçonnaient que quelques étrangers désirant quelque chose lui faisaient parvenir les biens au sein d'une crique isolé, débarquant à la faveur de la nuit, certaine que nul et surtout pas les autorités qui ne mettait jamais les pieds dans la région, ne vienne perturber leurs affaires.

Mais comme l'on pouvait s'en douter, chaque don entraînait un dû, l'un des cadeaux reçu par Brutus comprenait une radio réglée sur une fréquence bien particulière que ce dernier gardait constamment éteinte, faisant qu'elle avait commencé en ce début d'Août à prendre la poussière. Toutefois, un des villageois se rendant régulièrement à Déliodas, l'un des seuls liens réels avec l'une des grandes villes impériales, avait en ce 9 Août ramené des nouvelles un peu inhabituelles de l'empire, en effet, il semblait que le trône aie rappelé l'ensemble de l'armée à la capitale, délaissant ainsi la quasi totalité de l'empire. Et si tous et toutes au sein d'Aedelis se contentèrent de hausser les épaules, bien conscient que cela n'allait point les impacter, Brutus quand à lui se traîna aussi vite que faire se pouvait à sa demeure branlante, dépoussiérant la radio qu'il conservait afin, par l'intermédiaire d'un micro vraisemblablement lié à l'engin, de s'adresser à quelqu'un se trouvant au bout.

Bien loin de l'empire, par delà la mer au sein d'un des pays de la mer du nord dans la suite d'hôtel, quelqu'un réceptionna les dires du vieillard francisquien.


"Je vois. Ces nouvelles sont en effet de première importance, vous recevrez votre dû comme convenu et plus encore au regard de ces fais que vous portez à notre attention. Continuez à ouvrir l'oeil, quelque chose me dit que nous nous verrons en chaire et en os sous peu."

Voilà les mots que "Le viellard" prononça, dissimulé à l'abri derrière son masque de céramique.
Grandeur & Douleur

https://youtu.be/ryKy4xpDqds

Le clapotement de l'eau contre la coque d'acier, le vent qui soufflait, rapportant du lointain rivage les cris de joie et chants que l'on s'imaginait sans peine. Un marin avait installé une table basse et un récepteur radio, qu'il réglait pour passer d'une station pirate à l'autre et, à côté de lui, face au bastingage du Grandeur & Douleur, deux des sept envoyés du Kah que l'on destinait à rejoindre Kotios pour y attester des crimes commis par le régime.

C'est qu'entre le départ de leur mission et leur arrivée, le paradigme avait muté. A la capitale francisquaine aussi, et les sept autres envoyés seraient sans doute tout aussi surpris des derniers changements en date, mais enfin : eux au moins ne débarqueraient pas dans un bourgeon de révolution.

La citoyenne Meredith, élégante dans son épais imperméable, pivota vers le citoyen Dölls, petit, traits asiatiques, qui essuyait ses lunettes d'un air pensif. Il acquiesça pour signifier qu'il l'avait vu.

"Alors qu'en pensez-vous ?
- Qu'on arrive à point nommé ?" Il reposa ses lunettes sur son nez, repliant soigneusement son chiffon avant de le ranger dans une poche intérieure de son coupe-vent. A côté d'eux, le marin avait arrêté de se battre avec la radio, il était tombé sur un reportage assez amateur, mais semblant au moins rendre compte des discussions de ce qui devait être la principale assemblée révolutionnaire. Meredith eut un sourire aimable.

"Pas de ça avec moi. Le fond votre pensée. Maintenant.
- Nous allons assister à un moment historique." Dölls pivota franchement vers elle, s’accoudant au bastingage. "L'écrasement de la liberté dans le sang. Je ne vois pas d'autre issue.
- Ah oui ? Même pas la victoire des insurgés ?
- Non."

Elle lui fit signe de développer.

"Si la marâtre à Latios laisse tomber cette ville l'armée risque de la renverser pour éviter l'effet domino : si la Révolution se prolonge ici elle risquerait de s'étendre ailleurs. Et puis ce sont des anarchistes.
- Vous avez quelque-chose contre nos frères ?"

Il s'essuya le nez et secoua la tête, se réorientant vers la ville portuaire, qu'il indiqua d'un geste éloquent, comme pour dire viens, vois. C'est pourtant évident. L'ombre du Zeppelin de surveillance qui accompagnait le Grandeur & Douleur s'étendait face à eux, refroidissant l'air, coupant leur réflexion du disque solaire.

"Albel. Magermelk. Aumérine, peut-être. Ils ne laisseront pas un second Varanya apparaître. Encore moins en Eurysie.
- Hm."

Mais elle acquiesça pour lui signifier qu'elle partageait son avis.

"Nous n'aurons peut-être pas le temps d'intervenir.
- Nous ? Ou l'Union ?" Dölls s'arrêta pour souffler dans ses mains et, un peu par réflexe, fit émerger un paquet de cigarette de l'intérieur de son manteau. Il ne prit pas la peine d'en proposer une à sa camarade, dont il savait qu'elle ne fumait pas, comme une grande partie des kah-tanais. "On pourrait armer les milices. Leur envoyer des formateurs. Fait du lobbying auprès des partis concernés au sein du Syndicat Pharois. Et...
- Et l'écrasement de cette ville par les forces réactionnaires deviendra long, coûteux, et sanglant. Mais son résultat ne changera pas.
- Réfléchissons sur le long terme."

Il y eut un instant de silence, mais elle lui fit signe de continuer. Il fit signe au marin, qui lui prêta son briquet, et tira longuement sur sa cigarette. Une Fando à papier blanc, très appréciée des matelots et soldats.

"Qu'a-t-on à gagner de cette situation. Dans le meilleur des cas ? Effondrement de l'ELF, apparition d'une nouvelle Union dans la Région. Auquel cas le Kah doit y être présent et y assurer son influence. Nous ne pouvons pas laisser nos frères rejoindre les tyrans de l'Internationale communiste. Cas intermédiaire : Kotios devient une ville libre et arrive à le rester. Le Kah doit y intervenir. Nous pourrions l'intégrer à l'Union, peut-être. Ou au moins en faire une cité sœur." L'idée fit sourire Meredith, qui devait trouver le citoyen bien optimiste. Il continua comme si de rien était. "Pire cas de figure : effondrement de la commune. Écrasement par l'ELF ou la communauté internationale. C'est le cas le plus probable.
- Oui."

Moment de flottement. Quelque-chose avait explosé, en ville. Du moins on avait entendu comme une détonation, mais ça pouvait être l'écho réverbéré de n'importe quel choc. Meredith, qui avait connu la dernière révolution du Kah, eut un petit tressaillement. Les souvenirs qui revenaient, en même temps qu'un sursaut d'adrénaline. Dölls continua, imperturbable.

"Alors ouais, je crois qu'il va y avoir un écrasement de la Commune. Je ne sais pas si nous pourrons les armer. Peut-être. C'est à l'Union d'en décider. Mais nous pouvons documenter la Révolution. Montrer que les conditions de vie s'améliorent en son sein, que les libertés sont respectées. Faire état des beautés du rêve anarchiste. Puis, quand la Réaction fera ce qu'elle fait de mieux..."

Silence. Plus que le bruit du vent, de la mer, et un impossible listing de noms, crachoté par la radio. Dölls repris, tout doucement.

"Montrer que les bourgeois n'ont rien d'humanistes."

Ils se regardèrent, hésitants, puis Mérédith acquiesça et fit signe à con camarade d'écraser sa cigarette. Elle approuvait la démarche. Restait à en parler aux autres, puis à accoster. C'est qu'ils avaient forcément vu cet énorme vaisseau et son dirigeable de compagnie, les gens du port. Il ne fallait pas trop les faire attendre.
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Kotios : les premiers pas de la révolution


Comparée à d'autres prises d'indépendances dans l'Histoire, celle de Kotios s'était déroulée de manière relativement apaisée. La raison tenait sans doute au retrait complet des effectifs militaires de la ville et même de la région juste avant le soulèvement, ce qui n'avait pas encouragé les forces de police restées sur place à beaucoup de résistance face à des citoyens armés. De fait, certains avaient même pris l'initiative de rejoindre l'insurrection dès le départ et les fonctionnaires de police locaux abandonnèrent rapidement l'idée de défendre l'autorité impériale, d'autant plus que celle-ci semblait compromise jusque dans la capitale Latios d'où des informations inquiétantes commençaient à parvenir. L'impératrice paraissait avoir à son tour organisé un coup d'Etat et promettait sur les ondes une réelle démocratisation de l'Empire, une promesse qu'avait déjà fait son mari quelques semaines avant cela mais qui n'avait pas empêché divers massacres de masse face aux séditieux.

A déplorer seulement une quarantaine de morts lors de divers affrontements dans les premiers temps de la révolution, principalement du fait de la surprise des autorités qui n'avaient pas accepté immédiatement la prise de la ville par les membres de la Fraternité et des citoyens armés. Les poches de résistance s'étaient toutefois rapidement éteinte, la dernière se soldant tragiquement par une tuerie dans un commissariat, trois policiers et sept citoyens y perdirent la vie pendant le siège du bâtiment, jusqu'à ce que les gradés acceptent de déposer les armes en échange de la garantie qu'il ne leur serait fait aucun mal. La ville étant prise, ils avaient été obligés de se rendre à l'évidence que face aux citoyens qu'ils avaient jurés de protéger et des groupes para-militaires largement entrainés aux techniques de guérillas, s'entêter à défendre Kotios était peine perdue. Suite à leur reddition, on les avait toutefois mis aux fers pour meurtre et un tribunal populaire était actuellement en cours d'installation.

Méfiants et nourris d'une rhétorique de guerre des classes qui n'encourageait certainement pas à remettre leur destin une fois de plus entre les mains d'un pouvoir centralisateur et autoritaire, l'Assemblée Populaire Kotioite, composée de citoyens volontaires et de notables recrutés à titre consultatif pour la gestion de la Cité, avait eut pour première préoccupation de décréter la défense de la ville comme première priorité. Cette politique de défense militaire avait pris deux aspects : d'une part une prise de contrôles des environs de la cité qui avaient commencés à être évacués dans les zones stratégiques et devaient être aménagés pour créer des bastions capables de repousser le plus longtemps possible l'avancée d'une armée hostile ; d'autre part la recherche d'alliés internationaux prêts à se porter garants du destin de la ville.

Certes la Fraternité avait dès le départ fourni d'importantes quantités d'armes distribuées parmi ses partisans locaux, les syndicalistes et globalement tous les volontaires qui avaient prêtés allégeance à la révolution, mais face à une armée de métier, ce ne serait pas quelques milliers de fusils et une douzaine de navettes qui permettraient de tenir leur position bien longtemps en cas d'assaut. De même, les quelques pirates izcaliens qui avaient proposé leur aide pour défendre la mer ne feraient sans doute pas long feu face à des navires militaires de l'armée. En tout et pour tout, Kotios pouvait pour l'heure compter sur deux milles soldats entrainés, le reste de leurs forces n'étant composés que de citoyens qui pour la plupart n'avaient jamais tenu un fusil de leur vie.
Malgré la défiance, les nouvelles provenant de la capitale semblaient toutefois surprenamment positives puisque l'Impératrice appelait à des pour-parler avec des ambassadeurs, que Kotios avait dépêché sans attendre. Les courageux volontaires avaient été décorés par avance de "l'Ordre de la Liberté", un titre créé en urgence pour encourager à l’héroïsme les nouveaux partisans. Après tout, rien ne garantissait qu'ils reviendraient en vie...

En attendant de voir ce que donneraient les tractations avec l'Impératrice, les différentes assemblées de quartier avaient été amenées à se prononcer sur une potentielle demande de soutien et de garanties à l'international. Les débats furent âpres, divisés entre ceux craignant qu'ouvrir la porte aux étrangers ne mènent à une récupération de leur Révolution, les autres argumentant que sans l'aide de voisins puissants ils étaient une proie évidente pour n'importe quelle puissance étrangère autoritaire. Tard dans la soirée, les résultats des assemblées de quartiers commencèrent à remonter jusqu'à l'assemblée populaire qui entérina la décision des citoyens et s'attela à rédiger un manifeste destiné aux autres nations du monde libre.
Niall n'avait que faire de "la bataille." Cette histoire farfelue dépassait son esprit pragmatique, pourtant, une grande partie des équipages qu'il a vu embarquer y croyait dur comme fer. Des guerriers sanguinaires qui n'attendent qu'une chose. Qu'on puisse les délivrer du monde réel pour une vie de ripaille auprès des anciens et de leurs ancêtres.

Puisque le monde "réel" n’est qu’un rêve, le but de tous les Nhorréens a autrefois été de connaître la vérité, ou du moins de la chercher, l’existence qui se dissimule derrière le cauchemar et les souffrances de la vie. La mort est la porte d’accès de ce monde nouveau, mais il n’est pas facile de la franchir car elle serait gardée par les Vierges combattantes. Cette anecdote est plutôt utilisée comme boutade entre Nhorréens. Un Guerrier de Nhorr ne peut espérer rejoindre le royaume des Dieux et de ses ancêtres qu’en démontrant sa valeur dans le rêve (Le monde réel si vous avez suivi.) et pour y parvenir, il doit mourir glorieusement à la guerre.

Aujourd'hui ces modes ne pensées ont été écarté au profils d'une approche scientifique de leur environnement, même si les Nhorréens gardent toujours leurs traditions visant à honorer et à rejoindre leurs ancêtres dans l'au delà. Autant pour partager la fin des temps avec eux que pour régler leurs comptes si ces derniers n'en n'ont pas eu la possibilité de leur vivant. Et même si Niall ne partageait pas la fougue colérique de ce bon vieux Goulwen Kendall. L'homme d'affaire ne pouvait pas lui donner tort, c'était une occasion parfaite pour se démarquer au sein de leur lutte pour le trône de Nhorr.

Depuis Morne-Vent, l'homme d'affaire reçu un message, l'heure était donc venue. Nohlan Edelwert avait fait du bon travail. Niall avait parié sur une diplomatie plus complexe avec ses homologues, mais les diplomates de Nhorr n'avaient pas perdu la main. Il fallait dire qu'on leur offrait un gratiné d'argument sur un plateau d'argent. Niall fit danser ses doigts sur le clavier tactile de son téléphone avant d'envoyer le message suivant.


Niall a écrit :
On a le feu vert.

Une semaine avait passé depuis la soudaine indépendance de la ville de Kotios dans l'Empire latin Franscisquien. Si cette nouvelle paraissait comme une aubaine, il n'en était rien pour l'instant, car les Nhorréens ne pouvaient rien attendre de la situation. En tout cas, Niall ne pouvait que se réjouir d'enfin donner à Goulwen un prétexte pour arrêter de ronger son frein. Il ne restait plus qu'à attendre le résultat de cette manœuvre.

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Tir de corvette.


« Je vous plains, vous et le monde entier et toutes les races de votre stupide empire, car nous autres Nhorréens sommes les seuls à être favorisés par les ancêtres. »

Thylium.

Les premiers tirs de batteries de canons avaient commencée depuis 12h24, une après midi tout ce qu'il y avait de plus banale. L'un des hommes liges de Goulwen prenait plaisir à envoyer une vidéo de la batterie de canon faisant feu.


Expéditeur à Goulwen Kendall. a écrit :
Je me suis dit que ça vous ferait plaisir, Déprimez pas trop et prenez soin de vous.


L'homme sur la vidéo affichait un sourire et arborait un symbole de victoire avec sa main libre. Derrière lui les pièces d'artilleries du navires déversant leur acier mortel sur la ville de Thylium. La cible du bombardement ? Le peuple. Tout simplement. Appuyé par un navire cargo transportant des munitions, ce dernier ravitaillaient un navire lorsqu'un l'un d'eux commençait à voir sa réserve dans le rouge.

Piraterie, Agression de navire civil comme commerciaux de l'Empire Francisquien ainsi que de potentiels navires d'immigrés allant où revenant du détroits Les navires avait mis au point un blocus. Blocus qu'ils interrompaient avec quelques navires pour bombarder le port et la ville de Thylium.

Le peuple a élu l'Empereur de l'Empire pour le représenter.
Le peuple a reconnu l'arrestation de Glenn Kendall et son exécution.
Le peuple a voulu un nouveau gouvernement incarné par le prince Impérial.
Le peuple a ignoré les avertissements des Nhorréens.
Alors le peuple devra payer.
C'était fait, A présent, les têtes pensantes du conseil des factions Nhorréennes tournèrent leur attention vers la petite ville de Kotios, y voyant un intérêt stratégique, idéologique mais surtout, l'idée d'un allié commun contre une bête monstrueuse, qui aurait pensé qu'un jour Nhorr serait à même d'être aussi active sur la scène politique ? En tout cas, Les Nhorréens firent passer une annonce à l’internationale.

Alliance des clans confédérés Nhorréenne. a écrit :


Drapeau de Nhorr

Mes respects, peuple de Kotios,

Goulwen Kendall, Niall Siobhan, Deirdre Eyden ainsi que Logan Morgan, Rois et Reine tribal de Nhorr, tenons à vous féliciter pour le courage de votre récente décision. Nous savons que l'idée d'un potentiel refus de l'Impératrice peut vous inquiéter, ne soyez toutefois pas inquiétez, car vous ne ferez pas face seul aux conséquences de votre prise d'indépendance.

Soyez assurés, car Nhorr se tient fièrent à vos côté, pour vos droits, pour votre liberté et pour la chance de tracer votre propre chemin, non dictée par une voix désireuse de vous sacrifier comme de vulgaire pion. Nhorr, ou du moins l'alliance des clans confédérés de Nhorr garantit votre autonomie.

Faîtes face à la tempête sans peur, regardez fièrement vers l'horizon, nous vous aiderons à tenir debout. Peu importe le prix.
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Accord officiel entre la Commune de Kotios et l'Empire Démocratique Latin Francisquien


  • La Commune de Kotios s'engage à respecter la souveraineté de l'EDLF sur ses terres et ne pas héberger ou protéger d'hommes ou de femmes se rendant coupables d'exactions contre ce dernier.
  • L'EDLF reconnait la souveraineté de la Commune de Kotios sur la province de Kotios, constituée en Etat indépendant et y renonce à toute prétention territoriale ou politique.
  • Une ambassade kotioite sera créée à Latios où les deux pays s'engagent à discuter souverainement des futures questions de frontière, libre échange, double-nationalité, sans qu'aucun point de désaccord ne puisse venir entacher les deux accords précédents.

L'accord ayant été signé par les deux partis, il entre en vigueur immédiatement.
23 août 2004

Interception navale
Les pirates nhoréens sévissant le long de la côte orientale sont parvenus à la capture d'un cargo franciscain et de sa marchandise.


Malgré le blocus albelais sur la côte ouest du pays et la présence d’une flotte pirate nhoréenne le long de la côte orientale, le pouvoir impérial franciscain maintient les départs en mer de ses navires, à l’image d’un cargo chargé en armements militaires et en partance pour le Varanya.

Trahi par la conversation généreuse d’un docker franciscain, le carnet de route du navire cargo fut connu par des éléments du réseau clandestin nhoréen présents à Thylium et dont les informations se sont revendues à prix d’or auprès des bâtiments pirates arpentant ce secteur. Ces informations connues, le navire cargo avait peu de chance de ne pas être intercepté par la flotte pirate mouillant sur le littoral de Thylium.

Le navire cargo et ses marchandises franciscaines sont détournés par la flotte Nhoréenne.

Retraits du formulaire militaire franciscain :
50 véhicules léger-tout terrain
10 véhicules de transmission radio
500 mitrailleuses lourdes
5000 armes légères d'infanterie niveau 2
1 cargo

Ajouts du formulaire militaire nhoréen :
50 véhicules léger-tout terrain
10 véhicules de transmission radio
500 mitrailleuses lourdes
5000 armes légères d'infanterie niveau 2
1 cargo

Note MJ HRP a écrit :
Le Nhorr avait initialement 60% de chance de réussir l’interception (un dé100 de 1 à 60 aurait suffi). Cependant, il a en plus mobilisé ses réseaux clandestins pour capter des informations sur le convoi. 35% de l'influence nhoréenne en réseau clandestin sur Thylium ont été consommés (reste 4% sur la province #26252). Il suffisait donc d’un dé100 de 1 à 95 pour réussir la détection et l'interception des navires.

Jet de dé n°61338

FORMULAIRES MIS A JOUR

1407
17 octobre 2004 - au large de Thylium.


Artillerie côtière impériale.
Positionnés le long des côtes de Thylium, plusieurs pièces d’artillerie impériale ont organisé des tirs en direction des bâtiments de guerre nhorréens, occupant par roulement les côtes de Thylium.


Bien que les tirs n’ont eu aucun effet notable à l’encontre des navires nhorréens et que ces derniers ne puissent répliquer compte tenu de leur équipement à bord, il apparaît toutefois qu’ils obligent l’équipage des navires pirates à ne pas stationner trop près des côtes, limitant leur capacité de nuisance, à l’interception de navires et autres embarcations civiles impériales présentes en mer.

Retranscription MJ de l’initiative impériale francisquienne à l’encontre de la flotte pirate nhoréenne.

Note MJ a écrit :
Je précise pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté à ce propos:
  • le tir de canons tractés lvl 1 impériaux, c'est-à-dire le tir d'obus dépourvus de système de guidage ou de portée significative, n'a aucune chance d'entraîner de dommages graves aux bâtiments pirates nhorréens. Si un obus devait par (mal)chance toucher un bâtiment nhorréen, son équipage pourrait aisément effectuer en temps réel les opérations de maintenance.
  • Néanmoins si la flotte nhoréenne maintenait une présence prolongée à portée de tir de l'artillerie francisquienne, sans que ladite flotte ne puisse in fine riposter si l'on considère son équipement embarqué, des malus exclusivement RP pourraient affecter l'équipage ainsi que les bâtiments.
  • Le déplacement des dits canons est conditionné à la présence d'autobus susceptibles de les tracter.
3007
- "Et là je lui dis : "Combien faut-il de Francisquien pour changer une ampoule ?"

Deux hommes installés sur la passerelle du pont d'une corvette échangeait des blagues racistes au sujet des Francisquiens, la journée était paisible. Pour les Nhorréens, cela n'avait rien d'une guerre, presque des vacances, pour des guerriers féroces et assoifés de meurtre et de massacre, c'était tout bonnement déprimant. Non pas que la guerre ne leur causait du tort, bien au contraire, plutôt qu'ils se sentait insulté que les Francisquiens ne daignait pas répondre à leurs offensives, pillages, massacre de civils dans les eaux et côtes de Thylium.

Déprimant. C'était le mot.

Le Nhorréen hocha la tête, regardant d'un air morne la côte.


- "Vas s'y."

- "Bah c'est tout con ! Vous faut un Empereur pour commettre un régicide, un Prince pour tuer son père, prendre le pouvoir et massacrer douze mille de ses propres civils, une mère qui assassine son fils pour reprendre le pouvoir. Et finalement un Francisquien pour la changer parce que ça fait deux mois qu'on bombarde et massacre leurs gens et qu'ils ont juste pas l'air de s'en rendre compte."

- "Mouais, t'aurai pu faire mieux. A mon tour. Que dit t-on quand un francisquien se fait abattre par un salopard doublé d'un gros tas de merde ?"

- "Oh facile celle là ! On dit "Tir ami !""

Les deux hommes partagèrent un rire nerveux même si le premier camarade à avoir donné la réponse paraissait plus enjoué.

- "Quel est le premier ordre donné par un commandant Francisquien au début d'un combat ?"

- "Euh... Je sais pas."

- "C'est exact."

L'homme enjoué eut un rire sarcastique.

- "Ok. très bien, à mon tour... Comment savoir si un Francisquien est à court de munitions ?"

- "Il utilise son balais dans le cul comme arme de secours !"

L'homme tapa la barre, simulant un simulacre de frustration.

- "Et pourquoi les Francisquiens engagerait-il des soldats avec des os de verres ?"

- "Nan, sans déconner, ils ont une blague sur ça ? Euh... Bah, pourquoi engagerait-il des soldats avec des os de verre ?"

- "Pour être sûr que leurs marines puissent battre quelqu'un à l'entrainement."

- "Mec c'est dur ça... Héhé. Faudrait la partager au commandant. Une dernière. c'est quoi le plus dur pour soigner un Francisquien qui a pris une roquette en plein visage ?"

Le soldat hocha la tête de réflexion puis déclara

- "Trouver le côté du visage qui a pris la roquette ?"

- "Pas mal du tout."

Mais ce moment de franche camaraderie entre les deux sentinelle Nhorréenne fut coupée par un sifflement qui s'écrasa à une dizaine de mètre dans l'eau. Un tir d’obusier. La détonation annonçant un nouveau tir qui rata la flotte du blocus. Mais qui annonçait maintenant que les navires ne pouvait plus mouiller aussi proche des côtes de Thilium. Le premier Nhorréen observa le second projectile plonger dans l'eau avec un sourire béas, comme si sa mère venait de lui faire le plus beau canon du monde. Nouvelle détonation. Il leva la main vers le ciel hurlant.

- "Ils répliquent ! ILS RÉPLIQUENT ! ENFIN !"

Son cri avait résonné comme un appel remercié et bénis des anciens. Enfin ! Enfin les Francisquiens s'était sorti les doigts du fion. Après deux mois de pillages et de massacres sur les côtes, ils répliquaient enfin. Une aubaine. C'était enfin une vraie guerre. Il fallait faire passer la nouvelles aux officiers supérieurs et faire reculer la flotte de sorte à surveiller les côtes et se tenir hors de la menace de ces pièces d'artilleries.
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