29/08/2005
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Activités étrangères dans l'Empire Latin Francisquien - Page 3

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Pour la Science !

Effectivement, cela n'était bien que pour cela qu'ils étaient venus...Car tous et toutes étaient loin d'ignorer la terre de malheur qu'ils foulaient à présent depuis quelques minutes. Les voilà enfin à Triotopolis, en Empire Démocratique Latin Francisquien. Enfin, démocratique... Mem'be soupira. Cette "Empire", état tyrannique de première espèce, n'avait reculé devant rien pour assouvir les pulsions meurtrières et la soif de pouvoir qui l'habitaient : massacres à répétitions, coups d'état, assassinat d'enfants, esclavage et chasses à l'homme pour le plaisir cruel d'une bourgeoisie impériale en dérive...Les Francisquiens étaient loins d'être fréquentables, car même les petites gens étaient infectés par cette peste noire que l'on appelle l'obscurantisme : noyés dans la propagande de l'Impératrice et du corps religieux qu'elle dirigeait, ces derniers étaient racistes jusqu'à la moelle, allant pour certains jusqu'à classer le monde entier en races pour la poursuite du crime contre l'Humanité organisé depuis des générations par leurs ancêtres. Honnêtement, il craignait pour sa sécurité, et surtout celle de ses camarades : les personnes de culture arabe n'étaient pas les bienvenues ici, peu importe leur fond. La seule chose qui le rassurait était le profil des gens avec lesquels ils allaient étudier : des scientifiques, des personnes instruites déjà bien plus loin des préjugés et démagogies du pouvoir que leurs semblables. Il en avait rencontré quelques-uns auparavant dans son pays, on en avait récemment accueilli pour leur ouverture d'esprit, leurs compétences et leur volonté plus ou moins cachée de fuir la tyrannie sévissant sur leurs terres. Les Francisquiens n'étaient pas forcément des gens horribles, des malfrats, des sanguinaires : on découvrait également des bonnes âmes, celles si rares sur cette planète agitée par la quête de la domination d'autrui et qui redonnaient espoir en l'Humanité. Mais il se perdait dans ses pensées, alors il consulta les siens :
-Rien oublié dans le bâteau ?
-Non, tout est bon, lui répondit Sarah.
Elle vérifia une énième fois ses nombreuses valises : livres, instruments, mais aussi ses affaires personnelles rangées dans son sac de randonnée. Il fallait être un minimum équipé, et même si on leur avait promis logement et nourriture, de nombreux terrains se devraient d'être explorés avec soin, et parfois, il fallait être patient.
-Super, bah allons-y !
Zaïr agissait toujours ainsi. Il était du genre trépignant et impatient, et ne vivait que pour son métier : les cailloux et la terre, deux choses communes que peu de gens, pour être tout à fait honnête, apprécient, mais qui avaient le don d'animer cet être de nature pourtant si discrète au quotidien. Il sautait faiblement sur place sur ses pointes comme un enfant attendant sa glace.
-C'est parti dans ce cas. Direction l'ambassade les enfants. On n'a pas intérêt à attendre comme des idiots sans rien faire, on va finir par se faire arrêter, il paraît que c'est de coutûme ici, rit-il. Il riait, mais une pointe de suspicion se dessinait dans ses yeux alors qu'il regardait les badauds s'affairant autour d'eux, jugeant son tehak à l'accent abjun prononcé . Cela devait leur sonner très exotique, eux qui n'avaient dû entendre que du latin ou du grec depuis leur tendre enfance. En même temps, en expulsant tous les étrangers, ils n'avaient aucune chance de découvrir le monde extérieur. Sarah le regardait d'un air réprobateur : "Ne m'appelle pas enfant, j'ai autant d'années d'études que toi". Même comme ça elle était jolie, pensa-t-il. Il chassa cette idée, il était là pour étudier, pas pour se trouver une copine.
Ils se mirent en route. L'ambassade se trouvait dans le centre-ville, c'était plutôt loin et long d'y aller, avec tout ce monde. 750 000 habitants vivaient ici, avait-il lu. Pas étonnant que les rues soient bondés un jour de marché. Il aurait préférer arriver à une heure plus praticable, mais l'administration locale semblait en avoir décidé autrement.

-Jolis fruits, commenta Zaïr.
-On n'a pas le temps pour ça, Zaïr, on a un programme chargé...Il fallait l'arrêter dans sa lancée avant qu'il demande à la vendeuse la variété ou quelque détail quelconque sur la topologie de ses terrains, ce à quoi la malheureuse ne pourrait pas répondre. Il était déjà épuisé. Zaïr était un super camarade, mais on avait l'impression permanente de se faire tirer la manche avec lui.
-Rooh c'est bon, arrête ton char Mem', répliqua-t-il. Il me regarda droit dans les yeux. Je sais que tu es inquiet, c'est de ta nature. Détends-toi ! Il fait beau, Atke lui-même nous protège et on est loin d'être des bleus. On en a vu, des gens bizarres lors de nos expéditions. On sait comment faire, alors profite du paysage et marche plus doucement, des gens nous trouvent suspects.
Bon. Il avait raison, je m'emportais. C'est moi, c'est tout : ma mère est comme ça, mon père aussi. On a été élevé dans l'imaginaire idyllique banairais : la science, le progrès, et pas trop de grabuge. Nous ne sommes pas naïfs pour autant, mais nous confronter à un monde inconnu et brutal ne nous a jamais enchanté. C'est bien pour ça que l'on vivait sous la république directe : au lieu de voter des gens qui pensaient savoir ce qu'ils faisaient et ce dont ils étaient capables, on déterminait les profils correspondants aux postes à pourvoir et on désignait le plus apte. Moi, je suis un très bon botaniste. Alors je suis botaniste, et c'est très bien ainsi. De toute façon, nous avons tous notre mot à dire aux Benbhè, la République ne va pas se développer toute seule.
-Oui, c'est vrai. Continuons, mais s'il-te-plaît ne t'agite pas trop. J'ai eu du mal à dormir dans le bâteau.
-Ha ! Un côtier qui a le mal de mer ! Elle est bonne celle-là !
Avant que je puisse me dédouaner, Sarah nous montra le panneau.
-Par là, se contenta-t-elle de dire.
Après une vingtaine de minutes de sillonage entre les passants, nous aperçûmes le bâtiment. Garni de bannières impériales, il semblait sorti d'un roman historique.
-Papiers s'il-vous-plaît, requit un agent de sécurité une fois à l'entrée.
Je lui tendis le formulaire, le permis de séjour délivré suite à notre réponse à l'appel de recherche scientifique, ainsi que nos cartes d'identité de citoyen banairais dûment estampés. L'agent étudia scrupuleusement l'ensemble des documents, puis nous fit signe d'entrer.
-Venus pour les plantes ? Suivez-moi, un agent est chargé de vous montrer votre logement et de vous mettre en liaison avec les équipes sur place.
Maintenant, la fête pouvait commencer.
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En lien avec ce RP

- « Oh pour sûr officier, nous on veut pas d’problèmes, vous savez, les arrangements entre amis, c’est quand même la meilleure façon d’faire du business, après tout. »

Il avait dit cela de son sourire garni de dents en or, tout en glissant l’enveloppe dans l’intérieur de sa veste. Sacrée somme, d’autres en avaient touché de similaires de ce qu’on disait, l’Empire achetait la paix sociale et gardait les pirates éloignés de ses côtes en faisant pleuvoir les billets. Une sage décision, plus pratique pour tout le monde, les ports où faire des affaires ne manquaient pas dans la région et si les francisquiens voulaient payer pour être épargnés grand bien leur face. Que tout le monde les imite et les pirates pharois deviendraient riches sans même avoir à se fouler.

- « Allez les gars, on se tire, on a du boulot ! ... ailleurs. »

Par précaution, le capitaine Kalevi n’était pas venu seul : quelques bonshommes aux allures patibulaires, les mains enfouies dans leurs vestes dissimulant clairement des armes de poings, le pirate avait jugé plus prudent de se rendre à la rencontre bien entouré. On ne savait jamais avec ces tarés de francisquiens, un coup c’étaient les types les plus raisonnables du monde, le lendemain ils devenaient hystériques. Sur un jour de malchance on risquait toujours de tomber sur un officier qui voulait jouer aux héros. Mais les héros, ça meurt comme tout le monde.

Heureusement pour aujourd’hui, tout avait l’air de s’être bien déroulé. On verrait bien ce qu’il en serait la prochaine fois.
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Une arrivée heureuse

Peu importe ce que pensait Mem'be, il fallait tout de même saluer le professionalisme de la magistrature impériale. On les avait vite et bien reçu, et leur avait délivré un passeport diplomatique en bonne et due forme à chacun d'entre eux, leur expliquant comment se rendre à leur souhait à un des instituts de recherche. Plusieurs choix étaient possibles : Rithium, Constantinios, Rézus et Latios. Latios était la ville la plus loin de leur position actuelle, mais pouvait valoir le coup : d'un milieu sablonneux changeant, la région possédait contre toute attente de grandes surfaces fertiles. Comprendre l'adaptation des végétaux à ce milieu pourtant si pauvre en nutriments ouvrirait de nouvelles horizons pour la recherche agricole, et plus particulièrement la recherche agricole banairaise. Malgré son savoir-faire ancestral et ses techniques de terraformation, la paysannerie banairaise faisait toujours face à l'impossibilité de dompter l'intérieur des zones désertiques et plus particulièrement les zones sableuses. Les autres villes étaient quant à elles l'endroit privilégié pour étudier les milieux forestiers et les plantes qui contre toute attente, s'y trouvaient. Si cette dernière idée alléchait Zaïr, elle ne le convaincait pas pour autant : malgré sa curiosité sans limite pour ce qu'il connaissait peu, il devait admettre que ce milieu leur était moins utile. A moins que les arbres observés se soient en réalité adapté à un milieu en déficit hydrique, mais ce serait quelque peu étonnant, au vu de la latitude et du paysage qu'on pouvait y rencontrer. Zaïr détailla donc ses pensées à ses camarades.

-Tu proposes donc Latios ? commença Mem'be.Ca me va. Les transports vont être longs, mais les enseignements pourraient être riches ! Nous ne serons pas venus pour rien si notre travail aide les cultivateurs du sud...

-Ca me va aussi, continua Sarah. On pourra toujours se reporter en second temps sur ces forêts, une fois que l'on aura trouvé des réponses satisfaisantes à Latios. De toute manière, ce sera probablement simplement pour notre savoir, il faut bien avouer que seulement une étude nous donnant les moyens de développer de vraies forêts de feuillus chez nous nous seraient véritablement utiles, du moins à première vue.

-Eh bien, c'est décidé ! Latios, grande ville du nord francisquien ! Il paraît qu'on y mange plutôt bien, sur la plage...Zaïr feuilletait à présent un flyer touristique.

-Ne me dit pas que tu as été influencé par ça ? Quand Mem'be était agacé, il partait vite.On est là pour bosser, Zaïr. Le tourisme viendra après...

-Rolala, ce que tu t'en fais des soucis. Lâche-moi un peu les bottes. Bien-sûr que je prends notre expédition au sérieux, sinon je serais à Balaya en train de me siroter un cocktail sur la plage. A côté de ça, Sarah regardait ailleurs. Le voyage avait été long, et personne n'avait apprécié les nuits dans le bâteau. Après une bonne nuit de sommeil, la tension allait retomber. En même temps, on ne pouvait pas s'attendre à grand-chose, ce n'était pas l'habitude du citaden banairais lambda que de prendre le bâteau.

-Au lieu de s'embrouiller pour rien, et si on trouvait un hôtel ? On a tous besoin de repos, et il faut nous poser quelque-part pour organiser notre voyage jusqu'à Latios, prendre les billets, etc. Sarah n'était pas du tout contre un bon somme, mais elle préferait s'assurer qu'ils aient tous les trois une place à bord du train. Et puis, ils allaient peut-être devoir faire un changement en cours de trajet.

Ils se mirent donc à la recherche d'un hôtel qui puisse leur convenir. Après quelques visites, ils jetèrent leur dévolu sur un petit établissement discret mais soigné qui offrait une belle vue mais surtout, était à l'écart des grandes artères. Un endroit propre et silencieux était tout ce qu'ils attendaient. Après s'être présenté à la conciergerie pour prendre deux chambres pour la nuit, ils montèrent à l'étage et se vautrèrent sur les lits.


-Aaaah, tout de suite c'est mieux, s'exclama Mem'be.Bon, quelqu'un a commencé à s'occuper du voyage ?

-J'ai ici une carte de Francisquie, lui présenta Zaïr.Et ici la carte de la ville. La gare n'est pas trop loin, nous irons nous y renseigner.

-Parfait ! Mem'be bailla à s'en décrocher la mâchoire. Un bon matelas comme celui-là n'était pas futile, il avait un peu mal au dos à cause du précédent qu'il avait dû supporter.Eh bien, je ne sais pas vous, mais il est encore tôt, alors je vais faire un somme avant de m'en préoccuper, à moins que vous préfériez qu'on s'en occupe maintenant ?

-Ce serait mieux, on ne sait pas comment les voies ferroviaires sont organisées, ni à quel point elles sont empruntées. Il vaudrait mieux y aller le plus vite possible. Mais si tu veux, on s'en occupe. Tu n'as pas l'air en état de faire la queue au gichet, souria Sarah. Elle appréciait Mem'be, surtout lorsqu'il était en forme. Sinon, il était assez casse-pieds, alors ça l'arrangerait bien s'il dormait un peu.

-Si ça ne te dérange pas...répondit-il.

C'est ainsi que Zaïr et Sarah partirent vers la gare. Après s'être rabattus sur une route plus empruntée et traversé un quartier commercial, ils arrivèrent à la gare. Il ne semblait y avoir pas tellement de monde que cela, mais ils se hatèrent de prendre place dans la queue. De temps en temps, on leur décochait un regard peu cordial. 《Des arabes》chuchotait-on. Bon, Mem'be n'avait pas entièrement tort, ce n'était pas un pays très recommandable.
Surtout qu'ils étaient vêtus assez discrètement : il faut faire francisquien chez les francisquiens. Apparemment, la simple couleur de peau était discriminante, mais soite : ces gens n'avaient pas reçu une bonne éducation et n'avaient guère de moyens de se rendre compte de leurs erreurs, étant donné le milieu dans lequel ils vivaient.
Bientôt vint leur tour. Après quelques petits problèmes, on arriva à leur imprimer un ticket. Heureusement, Latios était une grande ville, les horaires de trains étaient donc rapprochés. Malheureusement, traverser le pays en diagonale n'était pas bon marché. Sarah essayerait de se faire rembourser les frais. Ils rentrèrent, mangèrent au dinner organisé par l'hôtel puis se couchèrent comme des masses. Le lendemain allait être chargé et ils partaient tôt.
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Bienvenue à Latios

Enfin, ils étaient arrivés ! À peine sortis de la gare, le trio pouvait sentir la différence de climat : ici, il faisait légèrement plus frais. On pouvait apercevoir du quai plusieurs bâtiments administratifs sans réel intérêt, et visiblement pas mal de gens.

-Eh beh, ça en fait du monde, s'exclama Zaïr.Rien à voir avec ce qu'on connaît chez nous. Rien d'étonnant en cela : l'empire était bien plus peuplé que le Banairah, aussi y avait-il plus de voyageurs. Et puis, Latios était une ville de grande taille : sans être démentiellement peuplée, elle était entourée d'une ceinture de cités-dortoirs construites pour satisfaire la demande en logements de ce bassin d'emplois. Au Banairah, tout était différent : le milieu étant peu apte à bâtir de grandes étendues urbaines, ou du moins peu intéressant pour cet usage, les architectes avaient tendance à concentrer les habitations, économisant ainsi l'espace à couvrir en matière de services publics, et surtout d'eau.

Ils sortirent promptement de la gare et se dirigèrent vers l'Institut : celui-ci était quelque peu excentré, il leur faudrait donc traverser la ville avant d'y parvenir. Cela plaisait bien à Zaïr dont la curiosité avait été titillée : à quoi ressemblait la ville ? Comment y vivait-on ? S'il connaissait vaguement la Francisquie du fait des livres d'art eurysien qu'il avait pu lire, les détails lui échappaient et comme on le sait bien, les photos n'arrivent jamais à traduire la totalité de l'atmosphère du lieu qu'elles tentent de présenter. En plus de ça, il avait faim, un petit pain au chocolat lui aurait bien sied.


-Ça vous dirait de manger un bout ? Zaïr tentait maintenant, il n'avait pas la patience d'attendre un moment plus adéquat.

-Ma foi, pourquoi pas. On n'a pas beaucoup mangé ce matin, dit Mem'be. C'était totalement faux, ils avaient vidé le petit-déjeuner de l'hôtel. 《Bah, on a payé pour ça, non ?》 s'était justifié Sarah alors qu'elle nettoyait le bar de ses fruits. Sur cet argument de poids, les deux autres se sont empressés de faire de même. Ce genre de choses ne choquait personne au Banairah : on servait souvent copieusement, et la nourriture béneficiait d'un statut particulier. Le point de vue des francisquiens sur ces usages est tout une autre question. Toutes ces viennoiseries les avaient mis en appétit, et, sans que quiconque n'ait évoqué l'idée durant le trajet, chacun y avait pensé.

-Allons-y, lança Sarah On verra ce qui nous tentera sur le chemin.

Ils endossèrent leurs sacs à dos et s'engagèrent sur la rue de la gare. On pouvait à présent discerner le haut des immeubles de style impérial des quartiers historiques. Ils se dirigèrent dans cette direction, quitte à faire un détour. Du peu qu'ils en savaient, le cœur historique valait la peine d'être vu et les bâtiments d'être copiés. S'il existait deux fantaisies communes à tous les Banairais, ce serait la suivante : rapporter les beaux bâtiments qu'ils trouvaient, et construire des grandes lignes de transport. Ils aimaient les inxfrastructures graphiques et grandioses et si cela pouvait se combiner avec des moyens confortables et dépaysants de les voir, c'était encore mieux. De temps en temps, on pouvait lire dans le journal que l'on avait encore dû ajouter des rames de trains tellement les habitants les prenaient pour le plaisir. De ce fait, beaucoup de Banairais restant au pays pendant les vacances se faisaient un tour du pays par les rails, ou visitaient Destanh par mongolfière.

-Nous y sommes ! Sarah regardait alternativement la carte et la rue :Rue de l'Empereur. Vachement original, m'enfin, c'est beau !

-Oh, un metro. Faudra essayer, je me demande à quoi il ressemble chez eux.

-Faisons d'abord le tour, on risque de perdre du temps sinon, nos confrères nous attendent.

-Toujours aussi carré, ce Mem'be...Zaïr sourit. De toute façon, on en aura l'occasion plus tard.

Ils foulaient à présent une petite place de marché encadré d'immeubles ornés de sculptures en pierre. Les kiosques à journeaux et les lampadaires soigneusement espacés donnait un air soigné et aéré malgré le manque de place.
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Le 25 mars 2005 à 08h30 - Marché aux esclaves de Triotopolis.

Raid éclair sur le marché aux esclaves de Triotopolis.
Echappant à la surveillance des gardes côtes impériales, un commando de la fraternité en provenance de Kotios est parvenu à raider le marché aux esclaves, à l’heure de son ouverture.

Tôt dans la matinée du 25 mars, un commando de la Fraternité a infiltré l’une des nombreuses plages impériales grâce à l’emploi de petites embarcations rapides qui ont pu longer les côtes kotioïtes et francisquiennes. L’approche des plages francisquiennes a donné lieu à un mini débarquement orchestré par une trentaine d’individus en armes. Progressant dans les rues de la cité côtière de Triotopolis, la troupe est allée au contact de plusieurs patrouilles impériales en charge de la sécurisation du marché aux esclaves. Huit sentinelles francisquiennes et deux esclavagistes ont été tués lors de l’assaut, perpétré aux horaires d’ouverture du marché afin de s’assurer de la présence des esclaves.

Une centaine d’entre eux a pu être libérée, deux activités de la Fraternité sont morts pendant l’assaut. Une fois libérés, les esclaves ont quant à eux été évacués à bord d’une dizaine de vedettes rapides aménagée pour le transport de troupes.

Staff a écrit :
Action clandestine arbitrée en victoire mineure, enregistrée sous le n° 61571 du site ventsombres.

  • 2 soldats professionnels perdus pour la Fraternité (prélevés auprès de l’armée du Syndikaali pharois.
  • 10 soldats professionnels perdus pour l'Empire Francisquien.
  • (Dommage strictement RP) : environ 100 esclaves libérés par la Fraternité.

PERTES DECOMPTEES
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Arrivés au mauvais moment

《Putain ! Toujours la merde ici !Mem'be était furieux : l'Eurysie était pas capable de rester en place un mois ? Ils arrivent et pouf ! Deuxième guerre de Kotios. Quel merdier quand même. Suivi de Sarah et Zaïr tout aussi furieux, il n'arrêtait pas de pester en tehak et avait peine à se contenir.Toujours cette région. Va savoir ce qui leur prend là-bas ! C'est le laboratoire de tous les bordels, une boîte de Pandore XXL ce déchet. Comment veux-tu que je fasse mon boulot là ? On est dans une dictature xénophobe fanatisée en pleine guerre avec la moitié du monde connu ! C'est pas croyable ça ! Les jolis bâtiments avaient désormais perdu tout leur intérêt, ce n'était que des entraves à leur progression vers l'Institut. On avait également vite oublié l'envie d'un croissant-confiture, la récréation était finie.
-Mais on va faire quoi là, au juste ? On prétend ne rien savoir et on fait le boulot ? On se barre ? Il y a la moitié de l'océan occupé par Albel dans l'coin, l'air est infesté de bombardiers kahtanais à Kotios...Zaïr en avait marre aussi. Pourtant, il était du genre patient.
-Bon. On va aller se présenter à l'Institut, et faire ce pourquoi on est venu. De toute manière, les armées étrangères se contenteront de Kotios, et au grand pire de ses environs. Latios n'en fait pas partie.
-Je suppose qu'on a pas le choix, répondit Mem'be. Bons à rien de Francisquiens, ils savent faire la cuisine mais alors la diplomatie, faudrait la laisser à littéralement n'importe quel autre pays. Le monde serait débarrassé d'un grand fléau. Oh, remarque, vu ce que tous ces idiots manœuvrent, ils ne valent pas grand-chose non plus. Ils jouent avec le feu, c'est moi qui vous le dit. C'est pas près de s'éteindre c'te brasier.

Alors qu'ils marchaient à grands pas, ils pouvaient apercevoir les vendeurs de journeaux crier les nouvelles, ce qui ne fit que les agacer encore plus. Tous s'attachaient à se concentrer à leur objectif, rejoindre l'Institut et étudier. Pour la botanique. Pour la Science. Pour le Banairah, et peu importe ce que fera le monde extérieur pour tenter de les en empêcher. De temps en temps, Sarah murmurait 《gauche》, 《droite》 ou 《tout droit》, rythmant le pas de course de l'équipe sous le regard médusé des passants qui n'étaient pas plongés dans un journal. Après d'interminables minutes de marche forcée, ils arrivèrent devant un bâtiment de fort bon style architectural dont ils n'avaient aucune envie de détailler pour le moment. Ce fut par contre le moment choisi pour une petite pause pendant laquelle ils reprirent leur souffle et leur contenance.
《Bon》
Ils entrèrent.
《Bonjour, nous sommes l'équipe banairaise pour la recherche botanique internationale》, débuta Mem'be dans un sourire factice plus ou moins contrôlé. La journée allait être longue.
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La Garde Noire

Le détachement de Neis


Dans un bar de Latios, le général damann Daibhidh Neis de la Garde Noire discutait avec son Etat-Major, tous déguisés en civils. Ils avaient commencé à établir un « réseau politique » en prenant contact avec les grandes figures politiques du fascisme dans l’Empire francisquien. « Imaginez un monde où l’Empire damann et l’Empire francisquien domine ! » était la phrase que Neis avait le plus dite au cours de son séjour – mais cela n’emballait pas vraiment les Francisquiens. En effet, ceux-ci avaient peu confiance, et il serait difficile et méticuleux d’entretenir de bonnes relations avec.

Neis buvait du whisky d’Alpainn – le meilleur du monde – s’attirant les regards des Francisquiens qui ne comprenaient rien à ce qu’il disait à cause de son fort accent.

Silis Artainn arriverait bientôt à Latios, lui aussi, mais Neis ne savait pas quels étaient ses motivations. Comptait-il prendre contact avec l’Impératrice ? Ou alors voulait-il reprendre le réseau qu’avait développé Neis ?

Soudain, un homme pressé entra dans le bar. Roux aux yeux bleus, et se dirigeant vers Neis, cet homme était sûrement damann. Il s’assit d’ailleurs juste en face du général, lui tendit une lettre et lui dit :

« Enchanté général Neis, je suis le sergent Breinn, en charge de cette missive top secrète. Excusez-moi si je suis trop expéditif, mais j’ai eu plusieurs ennuis avec les autorités francisquiennes et j’ai pris du retard. »

Neis ne répondit pas, lit la lettre très rapidement et en comprit très vite l’essentiel : Artainn ordonne à l’ensemble des troupes de la Legio II, détachement de Neis, de se rendre à Kotios, où il les attendra.
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BON DE COMMANDE

lion lion lion

Merci de confirmer avoir reçu la cargaison suivante :

  • 47 péquinois mâles, 2 femelles
  • 35 lévriers mâles, 21 femelles
  • 3 bouledogues mâles, 32 femelles
  • 78 chats de gouttières mâles, 94 femelles

Tous nos spécimens sont testés et pucés, aucune anomalie génétique n'a été découverte dans leur séquençage ADN. Si des conditions de vie correctes leurs sont offertes, une espérance de vie moyenne est assurée selon les standards des nations développées.
Tous nos produits sont garantis 6 mois, passée cette date aucune reprise ni échange ne pourra être envisagée. Il incombe aux nouveaux propriétaires de réaliser lui-même les testes de vérification de son choix en cas de doute sur la marchandise. En cas de demande d'échange ou de reprise, une contre-expertise médicale peut être exigée par des professionnels de santé de Carnavale.



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26 mai 2005


Pêcheurs débarqués
Les pêcheurs francisquiens clandestins installés en Izcalie ont été débarqués par parachute

Après plusieurs heures de vol, Aurélien regarda nerveusement ses pieds : de petites gouttes d’urine jonchaient le plancher de l’avion charter qui allait le raccompagner en Francisquie. Il n’avait désormais plus de doute : il s’était pissé dessus, sans doute par peur. D’ici une vingtaine de minutes, il allait devoir sauter à 4000 mètres d’altitude en parachute… mais il avait un terrible vertige et c’est la raison pour laquelle il avait décidé d’être pêcheur plutôt que pilote d’avion. En face de lui, le moniteur izcalien avait lui aussi repéré la salissure et tentait de le rassurer :

Moniteur de parachute
« T’inquiète, vaut mieux que ça sorte maintenant que durant le saut ! »

Le moniteur tentait de se montrer compréhensif… À vrai dire, comme une centaine d’autres de ses congénères, Aurélien, dépourvu du moindre permis de séjour et de travail en Izcalie, avait été incarcéré pour travail clandestin. Et d’ici une heure, il redeviendrait Avrilianós, conformément à la politique d’hellénisation de la Francisquie. Aucun accord n’avait été trouvé entre l’Izcalie et le trublion de l’Eurysie, qui n’a dépêché aucun moyen pour récupérer ses clandestins, n’a même pas donné d’autorisation pour atterrir sur un aéroport francisquien. Le charter izcale ne pouvait donc pas survoler le pays et c’est au large de celui-ci que les pêcheurs allaient être débarqués, sans expérience en parachute. Certains allaient sans doute s’écraser sur les rochers mais ce n’était pas de la responsabilité de l’Izcalie.

Le gouvernement izcale a déjà mobilisé de nombreux moyens pour renvoyer les Francisquiens dans leur pays : un voyage en charter à plusieurs milliers de sols, une centaine de parachutes, un cours d’une heure sur comment déclencher le parachute… et surtout à quel moment. Et un sandwich au poulet. Peu de monde avait d’ailleurs goûté aux sandwiches, certains l’ont rendu… aussi, vomi et urine s’associaient sur le plancher du charter pour donner une odeur fort désagréable. Aussi désagréable que la perspective de retourner en Francisquie… Néanmoins, le débarquement avait lieu à la frontière entre Kotios et la Francisquie : ils avaient donc tous le choix de rentrer ou pays… ou tenter l’aventure de Kotios ! Le vent en décidera !

C’est le moment. Le moniteur envoya les apprentis parachutistes par rangée de cinq. Aurélien n’avait plus quelques secondes pour se décider. Francisquie ? Kotios ? À son tour. Il se lança à corps perdu dans l’air frigorifiant, en tentant de se remémorer les instructions du moniteur. Merde, qu’avait-il dit déjà ? Quand sait-on que c’est le bon moment ? Et si le parachute ne s’ouvre pas ? Le temps qu’il se pose ces questions, Aurélien avait déjà parcouru 2000 mètres… Le vent l’approchait de la frontière de Kotios. Au loin, il voyait la première rangée atterrir, l’un dans l’océan très loin de la côte… L’autre était visiblement coincé dans un arbre. Le charter, quant à lui, avait débarqué tout le monde et rentrait en Izcalie.
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Tourisme en Francisquie

Depuis l’aéroport de Raxington tout récemment ouvert à d’autres personnes que l’appareil d’état glisois, trois scientifiques avaient fait un voyage plutôt calme jusqu’à l’aéroport de Latios où ils étaient attendus pour une conférence de botanique. Ils se trouvaient maintenant assis tranquillement à une terrasse appréciant une chaleur de mai inconnue aux latitudes glisoises. Ils avaient même dû se débarrasser d’un coup de leurs lourds vêtements lors du voyage en avion tellement celui-ci avait une climatisation sophistiquée. Autour de la table se trouvaient deux femmes et un homme, tous les trois des pointures dans leur domaine :la botanique. Mais pour l’instant, ils s’étaient mis d’accord pour faire un peu de tourisme, puisque c’était une occasion unique. Lilie Mackton, cheffe du groupe de part son ancienneté et sa compétence, découvrait le plaisir de manger une glace quand il faisait chaud et appréciait chaque minute où ses vieux os ne craquaient pas sous le froid glacial environnant. Ses acolytes Edward Rivol et Sharon Rose, plus stressés, étaient entrain de revoir les objectifs de leur mission tout en profitant aussi de la douceur estivale qu’offrait Latios. La vieille se sentit de les taquiner et leur lança :

-Alors les jeunes, qu’est-ce qui vous prend ? Je croyais que vous vous détendriez le slip après le passage de douane, mais visiblement même le fait qu’on soit encore en liberté ne vous rassure pas. Vous voulez quand même pas que les franciscains vous balancent des danseurs en petite tenue pour que vous arrêtiez de tirer cette tronche?

Les deux autres la regardèrent avec les yeux ronds, l’air de dire : « c’est pas parce qu’on est pas encore des esclaves qu’ils peuvent pas changer d’avis du jour au lendemain », scrutèrent les alentours pour s’assurer qu’on ne les avait pas entendus, avant de retourner à leurs dossiers en ignorant superbement la vieille qui ne se sentait visiblement plus pisser. Elle semblait avoir perdu 10 ans quand ses os avaient arrêté de craquer, mais son caractère ne s’était pas amélioré dans le bon sens.


-Bah quoi, il y a un peloton d’exécution derrière moi ? Ils vous ont dis que la loi avait changé depuis l’émission de votre passeport ? Vous êtes soudainement devenus des rois Nhorréens ou des gamins pharois ? Détendez-vous nom de Dieu ! J’espère que je suis pas accompagnée de deux mollusques gratte-pa-

-Mais elle va la fermer la vieille ? Vous vous rendez compte qu’on a eu la chance d’être dans les premiers à visiter le pays depuis qu’ils ont abrogé leurs lois à la con et que vous vous amusez à danser sur la corde raide du bon citoyen franciscain qui va allez s’amuser à dire au flic du coin que des étrangers se foutent de leur gueule ? Vous êtes une scientifique ou une lanceuse d’alerte très très conne ?

Edward Rivol ne tenait plus. Il en avait ras le cul d’avoir peur pour sa liberté à cause d’une vieille folle qui était connue pour être taquine jusqu’à en tuer ses associés de rage, et avait décidé de rendre les coups. Pendant ce temps, Sharon Rose, le troisième composant du trio, réprimait un sourire. Edward prenait la vieille, elle s’occuperait d’éviter que le groupe passe pour des cons à la réunion de botanique. Et elle pourrait profiter tranquillement de la chaleur locale.

-Ah bah gamin ! Enfin tu te réveilles ! Moi qui pensais que les franciscains avaient profité de la nuit pour vendre tes cordes vocales et tes couilles sur le marché noir ! Tu dois pas être une si petite nature que ça, si tu as accepté de faire le voyage dans de pays de sauvages…

Et ainsi se passa la visite des glisois dans la plupart des monuments que comptait Latios, Mackton et Rivol se chamaillant avec énergie à la moindre occasion donnée par le décor dans lequel ils se trouvaient. Il fallait toutefois noter que Lilie Mackton n’était pas totalement conne non plus : elle évitait les piques aux franciscains quand il y avait trop de monde à proximité, et gardait ses réparties les plus pimentées à ses collègues, ne faisant que peu de blagues susceptibles de heurter les passants dans leur fierté nationale, même si elle trouvait assez amusant l’attachement que les locaux avaient pour le concept de nation. Après le clou final de leur parcours touristique, le palais de Latios, ils se résolurent à acheter des vêtement officiels un peu plus légers que ceux qu’ils avaient emportés, avant de se préparer à la prochaine étape : discuter plantes avec des représentants étrangers.

En ça, les glisois étaient loin d'être des manches malgré l'apparente hostilité du terrain à toute forme de vie dans les EAU. Ils avaient repértorié un nombre important d'espèces sous-marines, ainsi que les quelques organismes qui se plaisaient à pousser quand la températures passait brièvement au-dessus de 0 degrés l'été. Alors certes, le département botanique du pays était de taille assez restreinte par rapport à ceux qui avaient accès à une forêt vierge, mais cela n'empêchait pas les trois compères d'avoir leur place parmi les plus grands, à la recherche de la plante qui pousserait aussi bien par 20 degrés que par -10. Oui, ils ont de l'espoir. Et des théories. Qui sait, peut-être qu'une plante qui produisait sa propre chaleur existait, ou pourrait être créée?
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