04/11/2004
18:24:36
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Presse de la Fédération d'Albel

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PRESSE DE LA FÉDÉRATION D'ALBEL



Presse

En dépit de l'évolution des moyens de télécommunication et du développement rapide de la presse en ligne et des journaux télévisés, la presse papier continue de jouer un rôle majeur dans l'information des citoyens d'Albel. Leur lecture est profondément ancrée dans la culture du pays, et la plupart des foyers se font quotidiennement livrer le journal ou la revue auquel ils sont abonnés. La presse en Albel est totalement libre : son indépendance vis-à-vis de l’État est garantie par la Constitution Fédérale et aucun journal ne bénéficie du moindre financement public. Les journaux et revues d'information sont généralement détenus par des entreprises privées, qui sont seules à décider de la ligne éditoriale et de la stratégie de diffusion à donner à leur produit. La concurrence sur le marché de l'information et la relative diversité des sensibilités politiques au sein de la population fédérale permettent l'existence d'une presse plurielle, au sein de laquelle cohabitent plusieurs dizaines de journaux, diffusés à l'échelle fédérale comme régionale, dotés de lignes éditoriales aux orientations politiques diverses.

PRINCIPAUX JOURNAUX



Le Courrier Fédéral est l'un des principaux journaux d'information diffusés à l'échelle du pays. Sa ligne éditoriale modérément conservatrice fait plus ou moins consensus au sein de la population, notamment du fait du peu d'interprétation exprimé par les auteurs du journal, qui privilégient généralement la communication factuelle.

D'autres à venir...
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10 octobre 2002

Le Courrier Fédéral

Branle-bas de combat à la veille des élections législatives



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Le scrutin à avenir décidera si la présidence national-populaire d'Ignace Charbonneau sera force de changement ou un coup dans l'eau.

L'écart entre les durées du mandat présidentiel et des mandats sénatoriaux est assurément l'une des principales faiblesses de la démocratie albelaise. Certes, elle est loin d'être la seule entrave à la stabilité et l'efficacité du pouvoir, alors que les scrutins proportionnels et à un tour empêchent la constitution de majorités législatives claires et la formation d'un gouvernement pleinement légitime à assurer ses fonctions. Mais il est certain que le délai significatif qui sépare les élections présidentielles des élections législatives constitue le principal écueil auxquels se heurtent les gouvernements avides de réformes, contraints de patienter souvent plusieurs années avant de pouvoir espérer voir la formation d'une majorité parlementaire qui leur soit favorable. En ce sens, le gouvernement national-populaire dirigé par Ignace Charbonneau, élu Président de la Fédération à la fin du mois de septembre 2001, peut s'estimer plutôt chanceux, puisqu'il n'aura vu passer qu'une seule année avant les élections sénatoriales qui se tiendront le 1er novembre prochain.

Le nouvel occupant du Palais Blanc est fermement décidé à rompre avec le sextennat de son prédécesseur, le Libéral Richard Bellegarde, dont on n'aura finalement pas retenu grand chose à l'exception de quelques vaines tentatives de réformes institutionnelles, bloquées par un Sénat insuffisamment acquis à sa cause. Manquant seulement d'une petite vingtaine de sénateurs pour constituer une majorité au parlement fédéral à la suite des élections sénatoriales de novembre 1997, le Parti de la Liberté ne s'est pas avoué vaincu sans d'abord tenter une collaboration avec l'aile gauche du Parti National-Populaire, dont les membres sont malheureusement restés insuffisamment nombreux à accepter de s'affranchir des directives de leur hiérarchie partisane. L'enjeu est aujourd'hui de taille pour le parti présidentiel, s'agissant d'obtenir une majorité absolue au Sénat Fédéral malgré une relative inactivité au cours de la première année du mandat du Président Charbonneau, celui-ci n'ayant pas souhaité tenter de coopérer avec l'opposition face à la perspective de pouvoir disposer à sa guise du Sénat à la suite d'une victoire espérée et attendue au prochain scrutin.

Malgré le discours déjà triomphateur du gouvernement, rien n'est encore gagné pour le Président de la Fédération, dont l'élection elle-même ne fut remportée qu'à la majorité relative, avec 43% des voix exprimées. La confiance de façade affichée par l'équipe gouvernementale ne saurait en effet effacer les résultats des derniers sondages qui, bien que plaçant effectivement le Parti National-Populaire en tête des résultats du scrutin, ne lui prédisent guère l'obtention de la majorité absolue tant attendue. En seconde position de ces sondages viennent toujours les Libéraux, suivis par la Ligue Fédérale qui enregistre une nette progression depuis le dernier scrutin, confirmant par ailleurs la tendance à la droitisation de l'opinion publique qui s'est amorcée à l'issue de la précédente présidence libérale, généralement jugée peu concluante.
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20 octobre 2002

Le Courrier Fédéral

La fécondité albelaise passe sous le seuil de renouvellement des générations



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L'Institut Fédéral d’Étude Statistique a publié hier des statistiques alarmantes concernant la démographie albelaise. Le document, retraçant l'évolution de la fécondité depuis l'année 1960, montre une diminution constante du nombre d'enfants conçus par femme. Ayant en effet atteint un pic de 3,8 enfant par femme en 1963, la fécondité albelaise a chuté sans discontinuer entre 1968 à 1983, pour ensuite adopter une évolution en dents de scie mais à tendance baissière jusqu'à aujourd'hui. Le phénomène de chute de la natalité, bien connu des pays industrialisés ou en voie d'industrialisation, n'a rien de nouveau en Albel et a déjà été constaté par les démographes depuis le début des années 1970. Toutefois, l'année 2001 a la particularité de voir passer le taux de fécondité albelais sous la barre fatidique des 2,05 enfants par femme, pour la première fois dans l'histoire du pays (aussi loin que remontent les statistiques démographiques). Communément nommé « seuil de remplacement des générations », ce cap n'a rien de symbolique puisqu'il représente le taux de fécondité minimal permettant, comme son nom l'indique, aux générations de se renouveler. À présent que la fécondité nationale n'atteint plus ce palier, la population risque de décroitre, et parallèlement de vieillir.

Interrogé par le Courrier au sujet du rapport publié par l'IFES, le démographe Hervé Javert explique la chute du taux fécondité qui s'est amorcée en 1963 par le progrès technologique, le développement de la société de consommation et le délitement du modèle familial traditionnel. En effet, le développement de l'électroménager dans les années 1960 et sa rapide diffusion dans les foyers albelais a remis en question le stéréotype social de la ménagère, l'entretien d'un foyer ne requérant dès lors plus un investissement à temps complet de la part de la mère de famille. Dans le même temps, les secteurs productifs se modernisent et le travail manuel ou physiquement pénible occupe une place de moins en moins importante sur le marché de l'emploi, peu à peu envahi par le secteur tertiaire, qui permet l'entrée de la femme sur le marché du travail. À mesure que les mères disposent de moins de moins de temps à consacrer à l'éducation des enfants, et que la famille nucléaire devenue caduque s'écrase peu à peu sous le poids de l'individualisme exacerbé par le carriérisme naissant des nouvelles working women, les naissances se font naturellement de plus en plus rares.

Cette tendance est-elle pour autant vouée à se poursuivre inexorablement ? Selon Hervé Javert, cela n'est pas certain car, dans la mesure où ce sont des évolutions sociétales naturelles qui ont amené la fécondité à baisser, rien n'exclut que de nouveaux bouleversements lui permettent de se redresser. Par ailleurs, l’État fédéral a lui aussi un rôle à jouer dans la relance démographique, puisqu'il lui incombe la pérennité de la nation albelaise. Ce ne serait pas la première fois qu'un gouvernement intervient pour contrer une baisse dangereuse de la fécondité, alors que l'Empire Rémien se trouve en ce moment même secoué par des troubles d'ordre public majeur en réaction à la « mobilisation des ventres » ordonnée par les autorités impériales, exigeant d'une partie des femmes qu'elles donnent naissance à au moins trois enfants au cours des cinq prochaines années. Si une telle violence coercitive n'est certes pas envisageable au sein d'une démocratie libérale telle que la Fédération d'Albel, il est probable qu'après les élections sénatoriales, le gouvernement d'Ignace Charbonneau vienne à se pencher sur ce dossier et, si possible, proposer des mesures pour endiguer ce que certains voient déjà comme la disparition lente et progressive de la population albelaise.
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2 novembre 2002

Le Courrier Fédéral

Charbonneau échoue à obtenir la majorité sénatoriale



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Les élections sénatoriales qui se sont déroulées hier sont tombés. Les taux de participation restent relativement stables depuis de scrutin en scrutin. En effet, les dernières élections sénatoriales avaient vu se déplacer 81% des votants potentiels, qui ont par ailleurs été 86% à s'exprimer lors des élections présidentielles de l'an dernier, tandis que le taux de participation enregistré au cours du scrutin d'hier est de 83%, représentant une hausse mineure depuis la dernière élection du même type.

Si les résultats du parti présidentiel se sont avérés légèrement meilleurs que ceux indiqués par les derniers sondages ayant précédé le scrutin, la surprise attendue par le gouvernement, qui se voyait obtenir la majorité absolue au Sénat Fédéral, n'est pas arrivée. Si le Parti National-Populaire bénéficie d'une avance majeure sur son principal rival, le Parti de la Liberté, il n'a su obtenir que 231 sièges sur les 500 que compte la principale assemblée législative du pays. Le PL a quant à lui subi un effondrement de sa base électorale, passant de 228 sénateurs au cours de la dernière législature, à 141 sénateurs aujourd'hui, le positionnant ainsi au coude-à-coude avec la Ligue Fédérale, qui a pour sa part connu une ascension fulgurante avec l'obtention de 128 sièges au Sénat, soit trente-trois de plus qu'au dernier scrutin sénatorial.

Si la déconvenue tout relative subie par le PNP l'empêche de gouverner seul au cours des six ans restants au mandat d'Ignace Charbonneau, plusieurs options se présentent encore au Président de la Fédération et à son gouvernement. Malgré l'échec de Richard Bellegarde trouver un accord avec les sénateurs de l'aide gauche du Parti National-Populaire au cours du dernier mandat présidentiel, il ne peut être exclu qu'Ignace Charbonneau parvienne à trouver un accord stable avec un autre groupe parlementaire. C'est d'ailleurs là toute la force du PNP, qui peut se permettre de chercher des alliances aussi bien à sa gauche, incarnée par le PL, qu'à sa droite, représentée par la LI. Une autre option serait de ne pas rechercher d'accord structurel, mais de compter sur une succession de partenariats « de circonstance » avec les deux autres partis sénatoriaux, afin de faire voter des projets de loi conformes aux fondamentaux idéologiques à la fois du parti gouvernemental et de son partenaire.

NOUVELLE COMPOSITION DU SÉNAT FÉDÉRAL


Composition du parlement fédéral d'Albel de 1997 à 2002

Parti de la Liberté • 141 sénateurs
Parti National-Populaire • 231 sénateurs
Ligue Fédérale • 128 sénateurs
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5 novembre 2002

Le Courrier Fédéral

Les affaires reprennent entre Cléron et le gouvernement fédéral



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Cléron, premier groupe industriel d'armement d'Albel, reprend la production à destination de l'armée fédérale

La réduction du poids occupé par les institutions militaires, et particulièrement le Conseil Militaire, au sein des institutions fédérales était l'un des points clés du projet de gouvernement de Richard Bellegarde, qui occupait le poste de Président de la Fédération jusqu'à l'année dernière. Face à son incapacité à mener ces réformes constitutionnelles essentielles, faute de posséder la majorité sénatoriale nécessaire, le président libéral s'est efforcé de tirer avantage d'une situation internationale relativement peu tendue en réduisant considérablement le budget alloué à l'entretien des forces militaires de la Fédération, au prétexte que la faiblesse des menaces pesant sur la sécurité nationale ne justifiait pas des dépenses d'une telle ampleur en matière de défense. À défaut de pouvoir limiter institutionnellement les prérogatives politique de l'armée, le gouvernement Bellegarde a donc tâché d'en diminuer l'influence globale en réduisant les effectifs militaires à leur strict minimum, si bien qu'à ce jour l'Armée Fédérale ne compte plus parmi ses rangs qu'une dizaine de milliers d'hommes.

L'alternance marquée par l'arrivée au pouvoir du PNP, moins hostile à l'influence des militaires sur la politique fédérale et plutôt partisan d'un statu quo institutionnel, marque le début d'un renouveau pour l'Armée Fédérale, qui a vu son budget augmenter drastiquement au cours de l'année dernière, passant d'un peu plus de quatre milliards à près de sept milliards de chrêmes. Déclarant par ailleurs vouloir doubler les effectifs militaires de la Fédération, le gouvernement a passé commande à hauteur de cent millions de chrêmes auprès de Cléron, premier groupe industriel militaire d'Albel, afin d'équiper les nouvelles troupes. Sans critiquer frontalement la démilitarisation entreprise par son prédécesseur, le gouvernement fédéral a évoqué un effort de réarmement du pays consécutif aux changements qui s'opèrent sur la scène internationale, alors que d'autres puissances ont elles aussi annoncé vouloir renforcer drastiquement leur potentiel militaire. C'est en particulier le cas des Îles Fédérées de l'Arkencheen, voisines de la Fédération d'Albel, dont le gouvernement a déclaré son ambition de porter ses effectifs à 210 000 hommes, soit plus de vingt fois les forces dont dispose Albel à l'heure actuelle. « Loin de toute considération idéologique, le réarmement de la Fédération est une réaction vitale aux directions prises par nos partenaires internationaux, que l’État se doit d'adopter afin de rester en mesure d'assurer la sécurité de ses citoyens » a déclaré le Président Ignace Charbonneau.

Ces nouvelles commandes de matériel viennent par ailleurs apporter un soutien majeur à Cléron, qui a vu le cours de ses actions bondir à la suite de l'annonce du gouvernement fédéral. La disparition progressive des contrats qui liaient le groupe industriel à l’État au cours du processus de démilitarisation entrepris par les Libéraux avait contraint Cléron à se recentrer sur le marché des particuliers, dont le dynamisme a permis à la firme de se maintenir au sein du peloton des principales compagnies albelaises, malgré la disparition du marché étatique. En effet, les armes continuent d'occuper une part significative de la consommation des ménages, se situant en cinquième position derrière le logement, l'alimentation, les transports et les vêtements. Dans la mesure où le marché privé n'a aucune raison apparente de décroitre, alors même que l'économie fédérale est en phase de croissance, la reprise des commandes publiques devrait amener le groupe Cléron à investir afin d'augmenter sa capacité de production.
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1er juin 2003

Le Courrier Fédéral

Quelle place pour Albel sur le continent aleucien ?



Ségolène Poltanova, Secrétaire d'État aux Affaires Diplomatiques de la Fédération d'Albel
La Secrétaire d'État aux Affaires Diplomatiques, Ségolène Poltanova, est le visage de la diplomatie albelaise à l'international.

À seulement trois semaine du Sommet Aleucien censé se dérouler à Zénith, la question de la place que doit occuper la Fédération d'Albel sur le continent est une problématique à laquelle le gouvernement fédéral se doit de trouver rapidement réponse avant de décider d'une stratégie claire en la matière. L'événement organisé à l'initiative de la République Fédérale d'Hausmanie en sa capitale, prévu pour le 23 juin prochain, réunira les délégations des quatre principales puissances aleuciennes, à savoir l'organisateur hausmanien, son voisin aumérinois, la Fédération d'Albel et, bien entendu, les Îles Fédérées d'Arkencheen, à ce jour première puissance du continent économique et industrielle du continent. Les objectifs dudit sommet demeurent encore assez flous au regard de l'ordre du jour annoncé par la diplomatie hausmanienne, soucieuse de favoriser « une bonne cohabitation sur le continent » par la signature de « plusieurs traités bénéfiques à tous en matière de paix, d'économie [...] et de commerce ». Un engagement imprécis au côté duquel figure toutefois un enjeu plus concret, et essentiel pour Paradis : la résolution des tensions autour des détroits arkencans. Les protestations d'Albel en réction à l'annonce de la possible privatisation unilatérale des détroits arkencans en Mer des Campos Azules constitue en effet le principal foyer de tensions en Aleucie, et motivent plus ou moins à elles seules toute la ligne diplomatique albelaise sur le continent.

Pour Paradis, l'enjeu de la conférence à venir est clair, s'agissant d'obtenir une régulation multilatérale de la taxation des transports de marchandises passant par les détroits d'Arkencheen. Nul ne sait encore à quels compromis le gouvernement fédéral est prêt à consentir pour atteindre cet objectif, mais il est certain qu'il n'y parviendra pas sans le soutien des autres participants à la conférence, compte tenu de la rhétorique arkencane défendant cette mesure au nom de la souveraineté territoriale et en terme de politique commerciale, dans une démarche protectionniste assumée. La tâche s'annonce ardue pour Albel, qui peut d'ores-et-déjà renoncer au soutien de son partenaire aumérinois, validant tacitement l'argumentaire arkencan en refusant de « s'ingérer » dans les affaires des Îles Fédérées. Il va sans dire que le Reinaume a bien peu d'intérêt à plaider la cause de Paradis quand son partenariat avec Aserjuco lui permet de progresser rapidement et à bas coût dans la course à la remilitarisation, par l'acquisition d'armes arkencanes qu'Albel n'est aucunement en mesure de lui fournir.

La supériorité industrielle de l'Arkencheen contraindra-t-elle la diplomatie albelaise à courber l'échine et abandonner la lutte pour une gestion multilatérale des détroits ? Le dernier atout sur lequel peut compter Paradis est le soutien affiché par son partenaire haussmanien qui, en plus d'exprimer, avec peut-être un peu trop de véhémence, sa désapprobation auprès de la diplomatie arkencane, a offert son concours logistique à la Fédération en établissant des points de passage sur son propre territoire pour les convois commerciaux albelais, afin de pouvoir contourner la taxation des détroits en Mer des Campos Azules. Tout dépendra de la volonté arkencane de jouer le jeu de la conférence hausmanienne en mettant en place un début de gouvernance collective sur le continent, auquel cas elle pourrait se montrer encline à accepter le compromis proposé par Paradis, et ce faisant mettre un terme au conflit commercial. Dans tous les cas, l'affaire aura au moins révélé l'importance de la compétition économique dans la résolution des imbroglios diplomatiques, puisque c'est a priori en usant de sa capacité industrielle qu'Aserjuco aura réussi à faire la diplomatie aumérinoise sous son influence. Si Albel souhaite pouvoir peser demain dans les futurs débats qui agiteront le continent, il lui incombe de mettre en place une véritable politique d'investissement et de développement économique ; chose malheureusement difficile en l'absence de gouvernement majoritaire...
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4 juin 2003

Le Courrier Fédéral

Le Parti de la Liberté accepte la signature d'un accord de gouvernement



Richard Bellegarde, ancien Président de la Fédération d'Albel
L'ex-Président de la Fédération a salué l'accord signé entre sa formation politique et la majorité gouvernementale

Après près de neuf mois de négociations ininterrompues, le Parti de la Liberté et le Parti National-Populaire ont annoncé la conclusion d'un accord de gouvernement liant la majorité gouvernementale à la seconde force politique du pays, formée par les libéraux titulaires de la précédente présidence. La nouvelle ne peut être accueillie qu'avec soulagement, alors que la Fédération se trouve administrée sans gouvernement majoritaire depuis le début de la présidence Charbonneau, entamée en 2001, poursuivant ainsi la période d'incapacité politique qui caractérisait déjà le sextennat précédent. À l'issue d'une si longue phase de négociations, il va de soi que la conclusion d'un accord entre les deux partis n'avait rien d'une évidence, le Parti de la Liberté ne souhaitant rien concéder sur la question de la réduction du pouvoir politique détenu par les militaires, alors même que le gouvernement national-populaire a engagé une politique de remilitarisation de la Fédération à partir de novembre dernier, en réponse à la démarche identique engagée par les voisins arkencans.

L'accord de coopération entre le PL et le PNP n'est, d'ailleurs, pas encore formellement signé. Il ne le sera qu'à la condition d'un vote du Sénat Fédéral en faveur d'une révision de la Constitution de la Fédération, en vue de limiter les pouvoirs législatifs détenus par le Conseil Militaire. En effet, l'institution formée par une sélection de généraux issus des quatre grandes branches de l'Armée Fédérale (Armée de Terre, Marine, Armée de l'Air et Ordolibertas), et élus par les officiers des mêmes branches, dispose d'un droit de veto en dernière instance concernant toutes les lois votées par les sénateurs élus au suffrage universel. L'objectif des Libéraux est d'abolir définitivement cette prérogative des militaires, héritée de la Guerre d'Indépendance et jugée anti-démocratique par ses détracteurs, afin que le rôle du Conseil se cantonne à l'élection du Secrétaire d’État aux Armées et Chef d'État-Major. Longtemps opposés à cette révision allant dans le sens d'une remise en cause des traditions politiques d'Albel, les Nationaux-Conservateurs semblent avoir finalement cédé à la pression libérale en acceptant la condition sine qua non posée à la signature d'un accord de coalition. Afin que celui-ci soit entériné, le vote qui se tiendra prochainement au Sénat devra être approuvé aussi bien par les sénateurs libéraux que par ceux affiliés au Parti National-Populaire.

La partie n'est pas encore gagnée pour le gouvernement d'Ignace Charbonneau, à qui il incombe de convaincre sa majorité du bien fondé de l'accord de coalition. Déjà, parmi les rangs des sénateurs nationaux-conservateurs, et plus particulièrement du côté de l'aile droite du PNP, certains annoncent leur intention de s'abstenir lors du vote de la révision constitutionnelle, voire expriment clairement leur résolution à voter contre celle-ci, militant plutôt pour la fin des pourparlers avec le Parti de la Liberté au profit d'une alliance avec la Ligue Fédérale, dont le score exceptionnel aux dernières élections législatives placent le parti à la droite du Sénat en position de participer à une coalition majoritaire. Pour l'heure, ce n'est pas la voie choisie par le gouvernement Charbonneau, qui compte bien profiter de cette majorité présumée pour faire voter les réformes économiques annoncées lors de sa campagne, en faveur d'une promotion des investissements privés. En effet, une alliance avec l'aile droite du Sénat aurait rendu plus ardue la tâche du désengagement de l’État en matière financière. Mais si le vote de la révision constitutionnelle venait à se solder par un échec, il se pourrait que le Président de la Fédération se trouve contraint d'envisager cette possibilité...
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24 juin 2003

Le Courrier Fédéral

La Ligue Fédérale exhorte le gouvernement à soutenir le Shah de Varanya



Colonel Marie Kringel, officier de l'Ordolibertas et membre de la Ligué Fédérale
Le Colonel Marie Kringel, officier de l'Ordolibertas, assistant au Congrès annuel de la Ligue Fédérale en mai dernier

La situation politique explosive de l'Empire de Varanya se trouve au cœur de l'attention de la communauté internationale depuis environ un mois. Situé à l'extrémité de la corne orientale du continent afaréen, la vieille nation persane se trouve en effet en proie à une guerre civile larvée, opposant le pouvoir du Shah Shahab al-Shah, souverain de l'Empire de Varanya, à une coalition hétéroclite de mouvements d'opposition nommée Front National Varanyen, parmi lesquels figurent principalement l'Alliance Nationale, démocrate et libérale, le Front Al-Islam, partisan d'une meilleure représentation des minorités islamiques au sein de l'Empire, ainsi que la Ligue Communiste de Libération, dont l'appellation ne laisse aucun doute quant à son orientation idéologique. La situation du pays afaréen, dont l'économie a perdu de sa superbe au cours des dernières décennies, ne suscite pas mois l'intérêt d'un certain nombre de puissances étrangères, possiblement attirées par la richesse des ses sols varanyens, abritant des réserves conséquentes en hydrocarbures. Plusieurs États ont d'ores-et-déjà annoncé leur soutien officiel à l'un des deux camps, à l'instar de la République Fédérale de Walserreich, considérant le pouvoir impérial comme meilleur garant de la stabilité politique du pays, ou encore la Principauté de Cémétie, qui n'a pas hésité à s'impliquer directement dans le conflit en envoyant plusieurs dizaines de milliers d'armes à l'armée du Shah. D'autres puissances, telles que les Îles Fédérées d'Arkencheen, préfèrent pour l'heure adopter une approche plus discrète, soutenant tacitement les mouvements rebelles sous couvert d'une opération humanitaire, tandis que le Reinaume d'Aumérine et la Confédération du Naka, en appelant à une résolution pacifique du conflit, se déclarent tacitement favorable à un maintien de la souveraineté du Shah.

La Fédération d'Albel fait pour l'heure partie des quelques États à avoir refusé de s'aligner sur l'un des belligérants. Il faut dire que la situation est assez complexe du point de vue de Paradis, bridé dans ses prises de position par la situation politique interne encore trop instable de la Fédération. Dans un communiqué publié dans le courrier officiel de la Ligue Fédérale (parti militarisme situé à la droite de l'échiquier politique albelais, ndlr), le colonel Marie Kringel, par ailleurs officier de l'Ordolibertas, appelait le gouvernement d'Ignace Charbonneau à prendre officiellement position en faveur du maintien au pouvoir de Shahab al-Shah, ainsi qu'à lui apporter tout le soutien matériel et militaire nécessaire à l'éradication des mouvements d'opposition. « Il est scandaleux que le Président de la Fédération et son gouvernement ne se soient pas encore exprimés sur un sujet aussi fondamental que la défense d'un gouvernement naturel et légitime face à la menace d'une insurrection communiste » s'est insurgée l'officier, justifiant sa position par le fait que « le devoir qui incombe au Gouvernement Fédéral de soutenir le régime du Shah est constitutionnel ! L'Article Quatrième de la Constitution de la Fédération d'Albel énonce clairement que la lutte contre le communisme constitue un impératif dépassant les préceptes énoncés par tous les autres articles, y compris la défense des libertés fondamentales évoquée dans l'Article Troisième ».

La question n'est pourtant pas aussi évidente à trancher pour le gouvernement d'Ignace Charbonneau, qui compte encore sur son projet d'alliance avec le Parti de la Liberté pour s'assurer une majorité absolue au Sénat Fédéral. Un soutien affiché au régime impérial du Varanya impliquerait une déclaration d'hostilité à l'égard des mouvements démocrates et libéraux qui constituent l'Alliance Nationale, dominante au sein du Front National Varanyen, remettant ainsi potentiellement en question le projet de coalition de gouvernement entre les Libéraux albelais et le Parti National-Populaire. Le Président Charbonneau ne peut, pour l'heure, se permettre de prendre un tel risque, alors même qu'en l'absence de majorité sénatoriale, il lui serait de toute manière quasiment impossible d'apporter un soutien direct et concret au gouvernement varanyen, s'il choisissait de se plier aux injonctions de la Ligue Fédérale. Une telle perspective n'est de toute manière pas à l'ordre du jour, alors que la majorité gouvernementale a le regard tourné vers l'aile gauche du Sénat.
3591
14 juillet 2003

Le Courrier Fédéral

Alerte à la bombe : le Dôme de Paradis évacué en pleine session sénatoriale



Dôme de Paradis, siège du Sénat Fédéral
Les troupes de l'Ordolibertas ont gardé les environs du Dôme afin de garantir le respect du périmètre de sécurité

Le Sénat Fédéral était réuni hier sous le Dôme de Paradis afin de voter le projet de réforme constitutionnelle proposé par le gouvernement, visant à supprimer les compétences législatives du Conseil des Généraux pour limiter les prérogatives à de l'institution militaire à un rôle purement exécutif. Peu avant le déroulement du scrutin devant décider de l'adoption de la réforme, posée comme condition par le Parti de la Liberté afin d'officialiser son alliance gouvernement avec le Parti National-Populaire, la session parlementaire a toutefois dû être interrompue par la police militaire afin de faire évacuer rapidement le Dôme, en proie à la menace d'une attaque terroriste. Du fait de l'infiltration des réseaux communistes par les agents de l'Ordolibertas, celle-ci a en effet pu être en mesure de découvrir un projet de grande envergure, visant à attaquer de manière directe le symbole le plus fort des institutions démocratiques albelaises.

« Nous savions depuis plusieurs semaines déjà qu'une opération ciblant la représentation politique de la Fédération était en préparation » a expliqué le Colonel Marie Kringel, en charge de l'opération d'évacuation et de sécurisation du Dôme de Paradis, « mais nous ignorions encore quelles institutions seraient visées, et par quels moyens ». La première cible présumée des attaques fut en effet le gouvernement fédéral, et plus particulièrement le Président Ignace Charbonneau, donc la protection personnelle avait déjà été renforcée sur les conseils de l'Ordolibertas. Mais à la lumière des nouvelles informations recueillies par la police militaire, la décision a été prise par celle-ci de procéder en urgence à l’évacuation du Dôme par mesure de précaution, ignorant la date exacte à laquelle devait se dérouler l'offensive terroriste. « L'opération d'évacuation s'est déroulée en bon ordre et dans des délais acceptables. Il a fallu moins d'une demi-heure pour évacuer l'intégralité du bâtiment, où se trouvaient tout de même plus de huit cent personnes au moment des faits ». Totalement évacué à vingt heures quinze, le Dôme est resté sous surveillance militaire au cours de la nuit suivante, afin de garantir le respect du périmètre de sécurité pendant le déroulement des opérations de déminage.

Les auteurs de l'attaque présumée seraient issus d'un groupe nommé Action Syndicale. « Il s'agit d'une organisation clandestine et occulte d'extrême-gauche à tendance anarchiste » a précisé le Colonel Kringel, ajoutant par ailleurs que « son nombre total de membres est incertain, leur communication se faisant principalement via des plateformes en ligne hébergées dans des pays étrangers, mais ceux que nous avons pu identifier sont caractérisés par un fanatisme et un goût pour la violence particulièrement prononcés ». Bien que l'on ignore pour le moment si un dispositif explosif était effectivement présent dans le Dôme, ou si l'attaque terroriste restait encore au stade de projet pour ses organisateurs, ils semblent que ceux-ci aient tout de même remporté un succès relatif dans leurs intentions de perturber le bon fonctionnement des institutions démocratiques albelaises, le vote du projet de réforme constitutionnelle ayant dû être reporté, en attendant la fin des opérations de déminage en cours au siège du Sénat.

HRP : Cet article fut publié inRP dans la presse le lendemain de la session sénatoriale visant à voter le projet de réforme constitutionnelle, et a par conséquent été antidaté.
3909
16 juillet 2003

Le Courrier Fédéral

Le gouvernement Charbonneau renonce à son alliance avec les Libéraux



Ignace Charbonneau, Président de la Fédération d'Albel

La collusion entre le Parti de la Liberté et le Parti National-Populaire aura été de bien courte durée. Après une période de presque deux ans passée à gouverner la Fédération sans majorité sénatoriale, la Président Ignace Charbonneau a en effet annoncé que lui et son gouvernement renonçaient au projet de coalition avec le Parti de la Liberté que devait officiellement entériner l'adoption de la réforme constitutionnelle restreignant les compétences législatives du Conseil Militaire, dont le vote a dû être reporté en raison de l'évacuation du Dôme de Paradis en prévention de la menace d'un attentat terroriste. L'événement est tombé point nommé pour le Président de la Fédération, évitant de peu que le Sénat commette l'irréparable avant que les dissensions entre le gouvernement et ses alliés libéraux rendent tout projet de coalition sur le long terme « intenable », selon les termes employés par Ignace Charbonneau.

Pourquoi un tel revirement aussi près de la fin d'une période d'incapacité politique vieille de deux ans, qui s'apprêtait enfin à s'achever par l'officialisation de l'alliance entre PL et PNP, permettant enfin à la majorité gouvernementale de voter les réformes figurant au qui a du Président depuis le début de son mandat ? Il semble que les questions de politique étrangère, longtemps oubliées du fait de la vague isolationniste ayant traversé le monde au cours des dernières décennies, soit revenues au premier plan des débats agitant le paysage politique albelais, le Président de la Fédération ayant pointé du doigt les divergences de point de vue divisant le Parti National-Populaire et les Libéraux sur la question varanyenne. En proie à une profonde crise politique conduisant progressivement le pays sur le chemin de la guerre civile, l'Empire de Varanya attire en effet tous les regards de la scène internationale depuis quelques mois, plusieurs États s'étant déjà positionnés plus ou moins officiellement en soutien aux mouvements rebelles ou au régime du Shah. Restée jusqu'alors assez discrète sur le sujet, le gouvernement Charbonneau souhaitant justement éviter de froisser ses possibles partenaires libéraux enclins à une politique favorables envers les mouvements d'opposition démocratiques au régime varanyen, tels que l'Alliance Nationale Varanyenne, la Fédération d'Albel vient de se positionner officiellement en soutien au gouvernement impérial, par le biais d'un communiqué publié par le Département d'État. Ce revirement diplomatique s'accompagne d'un revirement politique, les projets d'alliance entre le gouvernement et le Parti de la Liberté étant rendus caduques par cette même prise de position.

Là où la tambouille politique interne de la Fédération dictait jusqu'alors sa politique étrangère en freinant le gouvernement dans ses initiatives diplomatiques, on observe à présent que ce sont les orientations de la diplomatie albelaise qui font l'agenda politique de la majorité gouvernementale. Cette perturbation de l'échelle des priorités s'explique avant tout par l'ampleur prise par le conflit au Varanya, dans lequel la Fédération d'Arkencheen semble notamment s'impliquer de façon grandissante, en soutien aux mouvements d'opposition au pouvoir du Shah, parmi lesquels figurent notamment les organisations à tendance communiste. Le gouvernement national-populaire reprend à son propre compte la rhétorique de la Ligue Fédérale en invoquant le « devoir constitutionnel » qui incombe à la Fédération de prendre parti en faveur du souverain légitime de l'Empire de Varanya dans sa lutte contre les dissidents communistes, en vertu du quatrième article de la Constitution. Il se trouve justement qu'après l'annulation de son alliance avec la frange gauche du Sénat, la majorité gouvernementale doive trouver de nouveaux alliés si elle espère pouvoir éviter un sextennat stérile et mener des réformes législatives. Alliés qu'elle ne pourra désormais plus trouver que sur son flanc droit...
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20 août 2003

Le Courrier Fédéral

Le gouvernement se dote d'une nouvelle majorité sénatoriale



Ignace Charbonneau, Président de la Fédération d'Albel

Cela faisait huit ans qu'un gouvernement albelais n'avait pas pu compter sur un Sénat acquis à sa cause. Cette parenthèse de paralysie politique a été close hier par l'annonce de la signature d'un nouvel accord de coalition gouvernementale par le Président Charbonneau, cette fois non pas avec le Parti de la Liberté, mais avec la Ligue Fédérale. Contrairement à la précédente alliance négociée avec le flanc gauche du Sénat, ce nouvel accord n'a fait l'objet d'aucune demande de contrepartie particulière de la part des nouveaux partenaires du gouvernement, à l'exception bien sûr de l'entrée de certains des membres de la Ligue au sein de celui-ci. La direction du parti militariste a par ailleurs consenti au vote des réformes économiques libérales figurant au programme du Parti National-Populaire depuis l'accession au pouvoir d'Ignace Charbonneau, notamment la privatisation des marchés financiers, en contrepartie de la mise en place d'institution de contrôle prudentiel indépendantes. Les deux partis s'accordent par ailleurs sur la nécessité de l'effort de remilitarisation de la Fédération, qui passera notamment par le développement de l'industrie d'armement prôné par la Ligue Fédérale. Si celle-ci se prononçait plutôt en faveur d'un soutien financer direct en soutien aux investissements des grands armateurs, un compromis a pu être trouvé avec le parti présidentiel à travers une défiscalisation partielle des bénéfices réalisés par ces entreprises.

Si les deux parties se sont publiquement réjouies de la conclusion de l'accord, ce n'est guère le cas du troisième parti sénatorial, avec lequel le gouvernement a envisagé un partenariat en premier lieu. L'ancien Président de la Fédération et cadre du Parti de la Liberté Richard Bellegarde n'a en effet guère hésité à pointer la responsabilité de l'armée dans le revirement du gouvernement, qui a débuté en juillet par la rupture de son alliance avec le PL, pour atteindre son apogée aujourd'hui avec la conclusion de ce nouvel accord de coalition, allant jusqu'à le qualifier de coup d'état : « Ce n'est guère une coïncidence si le gouvernement a choisi de rompre son alliance avec nous au lendemain de l'irruption de l'Ordolibertas dans l'enceinte du Sénat. Il a justifié cette décision par les désaccords qui pouvaient exister au sujet de la ligne à suivre concernant la crise varanyenne, mais à aucun moment ce sujet n'a fait l'objet d'un intérêt fondamental pour notre parti, qui n'a jamais cherché à infléchir la position du gouvernement sur la question. Ignace Charbonneau a simplement pris peur face à la perspective d'un coup d'état suite à la démonstration de force opérée par les militaires au Sénat, sûrement savamment orchestrée par la Ligue Fédérale dans son propre intérêt. Cet incident aura au moins pu démontrer la nécessité primordiale de séparer définitivement l'armée du pouvoir politique en révisant notre constitution ». Le chef de la Ligue Fédérale Viktor Schlosser a brièvement répondu aux accusations formulées par l'ex-Président de la Fédération en les qualifiant de « litanie de perdant au service du terrorisme bolchévique qui fait lentement son lit en Albel, avec la complicité de Libéraux à la loyauté ambiguë ».
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1er septembre 2003

Le Courrier Fédéral

Les militaires font leur grand retour au gouvernement



Ignace Charbonneau, Président de la Fédération d'Albel, et Léonard Renoux, Président de la Ligue Fédéral et nouveau Secrétaire d'État aux Affaires Intérieures
Le président Ignace Charbonneau, à gauche, faisant prêter serment à son nouveau Secrétaire d'État aux Affaires Intérieures, le président de la Ligue Fédérale Léonard Renoux, à droite

À peine plus d'une semaine après l'officialisation de l'alliance entre le Parti National-Populaire et la Ligue Fédérale, le Président de la Fédération a annoncé le remaniement de son gouvernement, dont la nouvelle composition a été publiée hier. Cet événement marque le retour, pour la première fois depuis 1972, du personnel militaire parmi les membres du Gouvernement de la Fédération d'Albel. À l'origine constitué de façon paritaire entre civils et militaires de par la Constitution de 1888, le gouvernement fédéral a vu sa nature altérée par la réforme constitutionnelle adoptée par la majorité libérale du président Alphonse Lautrec en 1972, levant l'obligation gouvernementale d'être composé pour moitié d'officiers militaires. Depuis la validation de cette réforme et le remaniement qui s'ensuivit, aucun gouvernement de la Fédération n'a plus compté de militaire parmi les rangs de ses secrétaires d'État, à l'exception du Secrétaire d'État aux Armées dont la constitution impose toujours que le siège soit occupé par le Grand-Maréchal de la Fédération, élu par et parmi les généraux du Conseil Militaire. Cette période de trois décennies prend fin aujourd'hui avec la nomination, par le Président Ignace Charbonneau, de trois cadres de la Ligue Fédérale à des postes clés de son nouveau gouvernement.

Le seul poste régalien auquel auront pu prétendre les nouveaux arrivants issus du parti militariste et néofasciste n'est pas des moindres, s'agissant du Secrétariat d'État aux Affaires Intérieures, désormais occupé par l'Amiral Léonard Renoux, qui n'est autre que le chef de la Ligue Fédérale. Les autres secrétariats d'État obtenus par la Ligue sont le Secrétariat d'État à l'Éducation, occupé par le Général Ilana Kalova de l'Armée de Terre, et le Secrétariat d'État à la Famille, obtenu par le Major Irina Speermann de l'Ordolibertas. L'accession du président de la Ligue Fédérale au Secrétariat d'État aux Affaires Intérieures peut s'expliquer de manière évidente, s'agissant habituellement du poste gouvernemental désigné comme étant le plus important, après celui du Vice-Président, permettant ainsi à Ignace Charbonneau de s'assurer, en leur cédant cette place de choix, du soutien durable de ses nouveaux. Les deux autres secrétariats accordés à la Ligue - l'éducation et la famille - ont pour point commun de concerner la jeunesse, ce qui peut traduire les intentions du gouvernement d'associer la Ligue à ses projets de réforme éducative, ainsi qu'au traitement des carences démographiques de la Fédération. L'éducation occupe en effet une place de choix parmi les thèmes mis en avant par la Ligue, qui réclame entre autres une militarisation du système éducatif et la réinstauration du service militaire, suspendu depuis 1987.

Mise en part l'entrée au gouvernement de ces quelques représentants de la Ligue Fédérale, la composition gouvernementale reste pour l'essentiel inchangée. Ségolène Poltanova conserve entre autres sa place de Secrétaire d'État aux Affaires Diplomatiques, surprenant les observateurs qui s'attendaient à la reprise en main de la politique étrangère par la Ligue Fédérale suite au virage pris par en la matière par le gouvernement. L'économie et les finances demeurent administrées par Jacques Delpart et Michel Pfelzer, la justice par Monique Auger, la culture par Céline Weber, et les sciences restent sous la coupe de Daniel Firsov.
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25 mars 2004

Le Courrier Fédéral

Le Sénat vote l'allègement des charges fiscales sur l'industrie d'armement



Industrie d'armement

Dans un hémicycle à moitié rempli, les Sénateurs ont voté hier l'adoption de la loi dite Pfelzer, du nom de l'actuel Secrétaire d'État aux Finances ayant porté la responsabilité du projet, officiellement intitulé « Loi de soutien fiscal à l'effort de réarmement ». Assez courte dans le texte, cette nouvelle loi permet aux entreprises productrices d'armement dont l'État figure parmi les clients de bénéficier d'un abattement fiscal correspondant à la moitié de l'impôt fédéral sur les sociétés, lequel est prélevé sur les bénéfices de toutes les entreprises exerçant leur activité sur le territoire albelais. Annoncé dès l'officialisation de l'accord de coalition entre le Parti National-Populaire et la Ligue Fédérale, ce projet s'inscrit dans la politique de réarmement amorcée par la présidence Charbonneau, et largement soutenue par ses alliés militaristes au Sénat, en rupture totale avec les précédents gouvernements libéraux ayant opéré dans le sens d'une réduction des effectifs de l'Armée Fédérale et de ses compétences politiques.

Malgré un léger regain d'activité du complexe militaro-industriel albelais suite aux premières timides mesures de réarmement prises par le gouvernement, alors que celui-ci espérait encore conclure une alliance avec les sénateurs du Parti de la Liberté, ses ambitions se sont trouvées limitées par une trop faible croissance de la capacité de production des prestataires de l'État, sortant tout juste d'une léthargie forcée par plusieurs décennies d'isolationnisme et de décommissionnement progressif de l'institution militaire. Libérées d'une partie des charges fiscales qui leur incombent, le gouvernement espère que les entreprises fournissant l'Armée Fédérale en matériel seront moins freinées dans leurs plans de développement, et pourront satisfaire plus rapidement les commandes toujours plus importantes de l'État fédéral, dont les exigences en la matière vont croissantes en réaction aux foyers de tensions internationales dans lesquels la Fédération se trouve impliquée, que ce soit au Varanya ou en Mer des Campos Azules. Parallèlement aux commandes gouvernementales, les groupes militaro-industriels albelais se doivent aussi de répondre à la demande de leurs autres partenaires d'affaires, alors que le marché privé connait lui aussi un léger regain d'activité. Certes bien moindre que celui de l'Armée Fédération, ce renouveau de l'intérêt des Albelais pour les armes s'explique notamment par une subtile progression du sentiment d'insécurité, exacerbé par l'embrasement de la situation internationale.

Au subventionnement direct de l'industrie militaire promu par la Ligue Fédérale, la coalition gouvernementale aura préféré des abattements fiscaux, plus conformes à l'orientation libérale de la politique économique annoncée par le Président de la Fédération avant son élection, tout en satisfaisant les ambitions nourries à la fois par le PNP et la LF en matière de remilitarisation. C'est donc sans réserve que les sénateurs nationaux-conservateurs comme néofascistes ont voté main dans la main en faveur de l'adoption du projet de loi, qui n'aura toutefois bénéficié que de 147 votes favorables, sur les cinq cent sièges que compte le Sénat. Plus de la moitié des sénateurs se trouvaient en effet aux abonnés absents au moment du vote, montrant que la nouvelle législature ne sera pas épargnée par les problématiques d'absentéisme parlementaire qui frappaient déjà les précédentes.
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18 avril 2004

Le Courrier Fédéral

Paradis se positionne sur le dossier ancalagonais



Armée d'Ancalagons
L'archaïque régime ancalagonais apprécie la mise en scène de ses forces armées sur supports photographiques décolorés aux odeurs de naphtaline

Alors que la guerre fait à présent rage au Varanya depuis plusieurs semaines, un nouveau nœud de tensions vient capter l'attention du monde, dont le regard se tourne vers l'isthme leucitaléen, bordé au nord-ouest par le vaste Empire Ancalagonais. Nation hellénique caractérisée par son régime monarchique ultra-autoritaire, nationaliste et militariste, l'Ancalagons parvient à faire suffisamment de bruit pour faire parler de lui grâce à l'outrance des menaces qu'il adresse depuis maintenant plusieurs mois à son voisin méridional, l'Empire Rémien. Partageant avec l'Ancalagons un même cœur hellénique, bien que son territoire soit en vérité tout aussi éclaté culturellement que géographiquement, l'empire orthodoxe déclinant commence tout juste à répondre aux déclarations de son voisin, après avoir fait le choix de l'ignorer durant plusieurs mois. Alors que l'Empire Ancalagonais ne cache absolument plus son intention de s'en prendre militairement à Apamée pour s'emparer des provinces rémiennes frontalières que sont la République d'Essalénie, la Mégapole de Syrne, ou encore la Satrapie d'Alilée, justifiant ses ambitions par un irrédentisme périmé sur fond de rancœurs historiques d'un autre âge, l'Empire Rémien a entamé la constitution d'une ligne de défense par le déploiement de gigantesques champs de mines à la frontière ancalagonaise, avec les conséquences que de telles mesures impliquent sur l'habitabilité des zones concernées, et les déplacements de population qu'elles nécessitent. Un tel effort fait toutefois figure de promenade de santé pour Apamée, qui parvient déjà à faire preuve de l'autorité nécessaire pour imposer l'enfantement à toutes les femmes qui se trouvent sous la juridiction impériale, dans le cadre de la « grande mobilisation générale des ventres ».

Au premier abord, la situation peut sembler être un non-problème pour Albel, dont les intérêts dans cette région située à plus de seize mille kilomètres de ses frontières se limitent aux préoccupations commerciales que peuvent partager tous les pays du monde dans les environs de l'isthme leucitaléen. Toutefois, la présence albelaise déployée au Varanya pour contrer l'insurrection communiste et ses alliés arkencans rend délicate la question ancalagonaise, qui menace de faire éclater un conflit armé aux portes de la Principauté de Cémétie. Principale alliée de l'Empire de Varanya aux côtés de la Fédération d'Albel, la Cémétie pourrait difficilement ne pas se sentir concernée par une telle guerre si celle-ci survenait entre ses deux voisins helléniques dont elle partage partiellement la culture. Or, un pareil événement pourrait suffire à détourner son attention du Varanya au profit d'affaires plus proches et plus urgentes, plaçant les troupes du Shah et la force d'intervention de l'Ordolibertas dans une position délicate.

Le danger de la situation n'a guère échappé à la diplomatie albelaise, qui a d'ores-et-déjà tenté de désamorcer les tensions en s'adressant à leur principal initiateur. Il s'agissait avant tout pour Paradis de corriger les déclarations prononcées par le Méga Basileus d'Ancalagons dans la presse de son pays, ou il compara les interventions albelaise et arkencane au Varanya pour les dénoncer, prêtant aux deux antagonistes des intentions similaires de prise de contrôle du territoire et de ses ressources. Sans manquer de rappeler la sympathie que pouvait entretenir Albel à l'égard d'Ancalagons et de sa résistance (apparente) à la montée en puissance de la menace rouge dans la région, Paradis a rappelé que les troupes albelaises détachées au Varanya l'étaient à la demande du Shah lui-même, dans le but de défendre la souveraineté du régime impérial sur son territoire. La diplomatie albelaise a alors souhaité tendre autant que possible la main à Balkh, allant jusqu'à l'inviter à délaisser la problématique stérile qui le liait à l'Empire Rémien, pour venir défendre à ses côtés la souveraineté varanyenne. La réponse du Mega Basileus ne s'est pas faite attendre, expliquant grossièrement que celui-ci préférait consacrer ses efforts à l'invasion du territoire d'un Empire Rémien jusqu'alors inoffensif, que de rejoindre la force d'intervention albelo-cémétéenne en Afarée. Soucieux toutefois de ne pas contrarier davantage ses relations avec Albel, Sacha Ier a tout de même requis une entrevue avec le Président de la Fédération afin d'apaiser les relations bilatérales entre les deux pays.

En premier lieu, Paradis se trouvait disposé à accepter l'invitation ancalagonaise, ne voyant en celle-ci qu'une opportunité de développer un partenariat nouveau avec une puissance eurysienne a priori aussi hostile au communisme que peut l'être Albel. Néanmoins, l'Empereur Ancalagonais s'est rapidement dédit, tant par ses actes que par la parole de ses lieutenants. Ultime camouflet qu'il eut été possible de faire à la Fédération d'Albel, dont la constitution bannit tout acoquinement avec les puissances bolchéviques, l'Ancalagons a invité, au lendemain de sa proposition de rapprochement adressée au Département d'État fédéral, le dirigeant voisin du Lougkag, dictature communiste slave, à venir assister à un défilé militaire organisé à Sarpédon. Au cas où le message n'était pas suffisamment clair, l'officier en charge de l'organisation de l'événement n'a pas manqué, au cours de son discours, d'insulter les membres de la classe politique albelaise de... menteurs. Le régime ancalagonais s'enferme dans une rhétorique manichéenne et une vision binaire du monde, qui serait divisé entre d'un côté les puissances « mondialistes », qui incluraient entre autres les démocraties libérales telles qu'Albel, gouvernées par des classes politiques pourries auxquelles il n'est pas possible de faire confiance, et de l'autre les puissances nationalistes autoritaires vertueuses telles qu'Ancalagons. L'absurdité de la diplomatie ancalagonaise, dont il est difficile de déterminer si elle doit être attribuée à la maladresse ou au crétinisme, ferme de nombreuses portes au régime du Mega Basileus, à commencer par celles de Paradis, le Département d'État ayant choisi de répondre aux affronts de Balkh de manière polie, en avançant que la rencontre albelo-ancalagonaise pourrait éventuellement se produire ultérieurement, lorsque le contexte international s'y prêtera mieux.

L'avenir de la politique albelaise dans la région réside désormais entre les mains de la Principauté de Cémétie, au côté de laquelle Paradis se rangera quelles que soient les circonstances afin de préserver l'alliance qui les unit sur le théâtre varanyen. Il reste à voir si les provocations ancalagonaises débouchent ou non effectivement sur un conflit armé avec Apamée, alors que les troupes de Balkh sont à l'heure actuelle bien loin de disposer de la capacité nécessaire au dépassement des défenses rémiennes. Dans le cas où la détermination ancalagonaise donnerait effectivement lieu à une agression, il n'est pas encore garanti que la Cémétie volerait au secours du son voisin rémien, avec lequel elle se trouve en concurrence pour le contrôle du trafic maritime utilisant les canaux de l'isthme leucitaléen. Une intervention aux côtés de Balkh contre Apamée demeure, pour sa part, fort peu probable de par la nature païenne du régime ancalagonais et la faiblesse de son argumentaire diplomatique. Une telle perspective est de toute manière exclue par Paradis, tant que la relation qu'entretient le régime du Basileus avec les puissances socialistes n'aura pas été clarifiée.
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8 juin 2004

Le Courrier Fédéral

L'Ordolibertas renforce ses positions au Varanya



Le Général Marie Kringle, commandante en chef des troupes de l'Ordolibertas au sein de la Division d'Acier
Le Général Marie Kringel, commandante en chef des troupes de l'Ordolibertas au sein de la Division d'Acier

Alors que la mort, certes difficilement justifiable mais non moins contingente, de deux adolescents pharois s'étant introduit illégalement sur le territoire de l'Empire Latin Francisquien déchaîne en ce moment les passions dans les ambassades eurysiennes et au sein des rédactions de la plupart des organes de presse du monde, cette agitation anodine, aux allures de conflit sans que se déroule le moindre affrontement, semble occulter le fait qu'il est en ce monde une terre où la guerre représente davantage qu'un fantasme catalysé par des directions éditoriales en manque de papiers à écouler, ou qu'une menace brandie par des diplomaties désemparées. D'après les dernières estimations officielles reçues en provenance du front, la Guerre Civile Varanyenne aurait déjà causé la mort de près de huit mille combattants nationaux et étrangers tous bords confondus, pour un nombre encore inconnu de victimes civiles, qui risque fort d'exploser dans les semaines à venir, alors que les troupes du Front National Varanyen, épaulées par les corps expéditionnaires arkencan et fortunéen, approchent de la ville d'Ahvadeh, dont la population s'élève à près d'un million d'habitants, et en périphérie de laquelle des combats violents, impliquant notamment blindés et artillerie, ont déjà éclaté.

Malgré la forte proportion de soldats et d'officiers de l'Armée Impériale Varanyenne ayant fait défection peu avant le début du conflit, parmi lesquels se trouvent notamment plusieurs généraux issus de l'ex-état-major du Shah, le combat demeure loin d'être désespéré pour l'Empereur Shahab al-Shah et ses alliés, notamment du fait de l'implication de la Division d'Acier, unité internationale composée de troupes majoritairement cémétéennes, mais également d'une brigade de l'Ordolibertas, dont la mission est de protéger la souveraineté de l'Empire de Varanya en empêchant la prise de contrôle du territoire par les Îles Fédérées d'Arkencheen et ses alliés révolutionnaires et communistes. L'offensive menée sur le flanc est par la Division d'Acier a été un succès décisif, se traduisant par l'anéantissement total des forces révolutionnaires défendant cette partie du front, permettant aux troupes impériales de bénéficier d'un accès direct et sans obstacle à la ville stratégique de Javanjan, depuis laquelle l'Arkencheen a coordonné une bonne partie de ses opérations d'ingérence et de subversion contre le régime du Shah avant le début du conflit, et dont la périphérie est bordée par des cours d'eaux qui pourront à l'avenir constituer un élément défensif clé sur cette partie du front.

Malgré le succès éclatant de la Division d'Acier et des troupes de l'Ordolibertas commandées par Marie Kringel, la dislocation des forces varanyennes en charge de la défense de la partie centrale du front montre les limites du dispositif militaire impérial, qui pâtit de la défection de la majorité des soldats de l'armée du régime, en dépit du soutien apporté par les renforts étrangers. La perte des zones montagneuses situées en amont de la ville d'Ahvadeh, et possiblement de la ville elle-même au cours des semaines à venir, représente une défaite majeure pour le camp impérial, alors que la retraite des troupes du Shah dans la région ouvre la voie aux forces révolutionnaires vers une possible prise de la capitale Thadimis, située plus au nord, mais avant tout et surtout à l'encerclement des troupes varanyennes en charge de la défense de la ville de Wamran, à l'ouest, relativement isolée du reste du territoire contrôlé par l'administration de l'Empire. En vue de compenser l'infériorité numérique des troupes impériales et prévenir une nouvelle défaite de celles-ci, le commandement du corps expéditionnaire de l'Ordolibertas a demandé le détachement de troupes supplémentaires dotées en matériel lourd, dont la présence sur le front semble de plus en plus urgente alors que les Îles-Fédérées d'Arkencheen ont déjà annoncé l'envoi de renforts à destination du camp révolutionnaire.

Dans une allocution délivrée à la population varanyenne de Thadimis, le Général Marie Kringel a rappelé la fermeté de la position albelaise vis-à-vis du conflit qui déchire actuellement leur pays : « Nous ne lâcherons rien ! Si les ennemis du peuple varanyen envoient dix hommes pour soutenir les hordes communistes qui veulent anéantir votre Empereur et votre nation, nous vous en enverrons vingt ! S'il en envoient cinq cent, nous en enverrons mille ! Tout comme votre Empereur, Albel ne se couchera jamais face à la menace communiste. Et tant que votre peuple demeurera menacé par elle, vous serez certains de nous trouver, moi et mes hommes, pour mener ce combat dont l'enjeu dépasse même les frontières du Varanya, mais concerne la survie de toutes les nations du monde libre ! ». Alors que la requête de l'Ordoliberas a été acceptée par le gouvernement fédéral, les renforts demandés ont quitté hier le port d'Assoix, et devraient parvenir à leur destination d'ici une quinzaine de jours.
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