13/11/2004
14:00:24
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[Chronique : Goulwen Kendall, Deirdre Eyden, Niall Siohban, Logan Morgan] : Le croisement des serments

Résumons les derniers évènements en Nhorr :

Cela fait maintenant douze jours que dragon Goulwen Macgoloff avait fait sa déclaration à l’internationale. Hurlant qu'on restitue le Roi tribal Glenn Kendall de Nhorr à son clan et à sa terre natale. La seule réponse que le dragon reçu ne fut que le silence. Un silence volontaire. Un silence qui reflétait le comportement d'un enfant refusant d'assumer sa bêtise, préférant se jeter dans le déni plutôt que de tenter d'arranger les choses. Un silence qui ne laissa pas le dragon de marbre. Car, voyez, si seulement l'Empire Latin Franscisquien s'était contenté de se taire et de jouer le jeu de l'isolationnisme totale. Mais cela n'était pas le cas. Comme par un curieux hasard, comme si les anciens et les dieux s'amusaient du destin mortel autour d'une partie de dés retorses. Le gouvernement changea subitement, pas plus tard qu'une poignée de jours après la déclaration du dragon. Un Coup d'état vicieux et perfide organisé par le Prince Impérial lui même, autoproclamé "Imperator Augustus Caesar Caius Princeps Louis Ier" qui exécuta lui même un parricide, assassinant son propre père pour prendre le pouvoir et instaurer un pseudo régime démocratique.

Contre toute attente, ce coup d'état fut étonnement bien accueilli par le peuple de consanguins qui composait l'Empire Latin Franscisquiens. Aucune contestations, aucun mouvements de foules. Rien. Comme si l'intégralité de l'Empire ne composait qu'une seule et même personne, œuvrant dans un seul et même but tordu orchestré par leur commun esprit malade. C'était, du moins jusqu'à présent ce que pensait le dragon du clan Kendall. C'est avec une consternation sans limite que le dragon observa le premier mouvement du Prince Impérial Augustus Caesar Caius Princeps Louis Ier, le responsable de la mise au fer de Glenn Kendall. Si Goulwen pensait qu'il pouvait y avoir encore un espoir concernant le roi disparu du clan Kendall, cette dernière nouvelle termina d'enterrer tout espoir à ce sujet.

Mais qu'a bien pu faire le Prince Impérial ? Personne ne l'attendait, et c'était pourtant typique de la logique tordue et incohérente de l'Empire Latin. Une manifestation se leva pour le retour de l'Empereur ou du moins, du règne impérial pour l'Empire Latin. Et là, notre bon Prince Impérial représentant de l'Empire démocratique Latin Franscisquien marqua sa première grande décision, en faisant massacrer l'entièreté de la manifestation. Il tira dans la foule, abattant, femme, enfants, adultes et civils pour "La sureté de la nation". Pas moins de douze mille mort sont recensés et annoncés comme des brèves mineures par les médias de l'Empire Latin ayant tourné à l’international. Goulwen se remémora le scandale qu'avait provoqué l'exécution de Luukas, Raakel et Joonas. Soit le peuple de l'Empire Fransciquien devait être au bord de la guerre civile, soit il était évident qu'un peuple aussi xénophobe ne pouvait rester de marbre face à un tel massacre de sa population native.

Bref, c'était vraiment le bordel. Mais toujours aucune réponse à propos du sort du Roi Tribal actuellement coincé dans les geôles de l'Empire Latin. Pour Goulwen, cela ne faisait plus l'ombre d'un toute. Si L'Empire Latin était assez dégénéré pour tirer dans sa propre population et les massacrer sur un simple coup de tête. Alors la décision du sort d'un dignitaire étranger dans ses geôles n'était qu'une pitoyable bagatelle. A peine cette nouvelle était-elle parvenue aux oreilles du dragon de Kendall, ce dernier termina la boite d'antidépresseur que son médecin traitant lui avait confiée la veille et appela Logan Morgan, Deirdre Eyden ainsi que Niall Siohban. Une réunion au sommet se préparait où trois Rois tribaux et le Dragon faisant office de régence allait se rencontrer pour déterminer la le futur et Nhorr. Car aujourd'hui, Feu Gurvan de Tual, Dernier Haut Roi de Nhorr a avoir siégé sur le Trône aurait rêvé de cette instant, Un instant où les descendants de ses fils et filles s'accorderaient pour trouver un terrain d'entente et progresser mains dans la main vers de futurs horizons.

Le premier parti et organisateur de cette réunion, inutile de vous le présenter. Sa dernière intervention a fait le tour des peuples d'Eurysie et des voisins de l'Empire Latin Franscisquien. Goulwen Macgoloff du clan Kendall assumant une régence temporaire devant l'urgence de la situation. Si encore les traditions Nhorréennes pouvaient inciter Goulwen à se réjouir de la potentielle mort de son Roi tribal, encore fallait que ce dernier meurt au moins dignement. C'est un chef de clan craint pour ses crises de colères et sa tendance à résoudre ses problèmes par des pulsions meurtrières ou de violences incontrôlées. Actuellement sous traitement, ce dernier met à rude épreuve son médecin traitant. Le Clan Kedall représente Le clan spécialisés les constructeurs de navires Nhorréens. Ils ont notamment un partenariat solide avec le clan Tual disposant des plans des derniers modèles de navires Nhorréens. Leurs infrastructures permettent de réaliser leurs projets. Leur clan est aussi composés des six amiraux chefs des différentes flottes de l'armada Nhorréens., Aujourd'hui, probablement plus que 5, Glenn manquant à l'appel. Chaque amiraux commandent une flotte. Ce qui fait en somme six flottes composant l'armada officielle de Nhorr.

Le second parti entra dans la salle de réunion située à Garde-Serre, accompagnée de sa garde rapprochée, quatre dragons et hommes liges qui servaient à la fois d'oracles, de bardes et de fidèles guerriers : Deirdre Eyden, représentante du clan éponyme. Ils aiment travailler le fer, l'ivoire et le bois précieux et toutes sortes d’autres matériaux. La culture du clan Eyden se veut tirer sa force de la nature et se trouve très orienté auprès des shamans et autres oracles dont les mots sont écoutés et pèsent énormément dans la balances des décisions. Tout les chefs dragons disposent d'au moins un ou une oracle. La présence de plusieurs mystiques au sein de la suite d'un Dragon ou du Roi tribal renforce énormément leur prestige aux yeux des Nhorréens, avoir le plus d'oracles à ses côtés, c'est l'idée d'être important aux yeux des signes et des dieux.

- "Alors c'est vous. Le "Dragon Sulfureux.", L'homme acerbe. Goulwen de Kendall. Le bras droit de Glenn de Kendall."

- "Tout le plaisir est pour moi Deirdre. Les oracles ne vont ont pas conseillés de me fuir, c'est plutôt bon signe." Railla le dragon. Deirdre lui adressa un regard mauvais, visiblement peu réceptive à ce genre de boutade.

- "Ne poussez pas votre chance dragon."

Deirdre s'installa à la table, attendant l'arrivée imminente des autres Rois tribaux.

Le prochain Roi à faire son entrée fut Logan Morgan. Du clan éponyme. Son clan apparait comme l'un des clans les plus dissidents de l'assemblée des chefs de clans de Nhorr. Après la mort de Gurvan de Tual, ils ont été les plus fervent opposant à l'idée de procéder à la réélection d'un nouveau Haut Roi, y voyant ici l'occasion de pouvoir prendre leur indépendance. Ils prônent la paix par tout les moyens possible afin de préserver le statut quo entre les différents clans. Bien que comptant d'éminents diplomates et être le clan le plus propice à la négociation avec l'extérieur. leur appel au statut quo ne garantit plus la stabilité précaire de la situation actuelle. La disparition de Glenn de Kendall avait marqué son dirigeant, ayant eut pour but de se rendre tôt ou tard dans l'Empire Latin Fransciquien pour y accomplir quelques traités, la déclaration de Goulwen l'avait quelque peu refroidi. Le Roi tribal s'inclina respectueusement envers le dragon qui organisait cette réunion à Garde-Serre, territoire neutre entre les différents clans et Deirdre qui posait sur une chaise avec un point de vue sur la longue table de réunion.

- "Mes respects à vous deux. Vous avez ma plus grande sympathie pour la disparition de Glenn. C'était... C'est un homme honnête. Il est triste que des hommes d'une telle trempe disparaissent sur des rencontres diplomatiques ainsi."

- "C'est sympa d'avoir fait le trajet Papy." Répondit Goulwen. Cherchant dans sa poche du feu pour allumer une cigarette.

Le vieil homme eut un sourire. Ce dragon lui manquait clairement de respect, mais il ne pu s'empêcher d'y voir l'étincelle de sa jeunesse, une fougue incontrôlable qui l'avait autrefois animé. Et peut-être une infime sagesse, sans quoi, personne ne serait ici et les gens iraient toujours à leurs occupations personnelles. Le Roi s'installa proche de Deirdre, lui jeta un regard emprunt d'une rivalité mélangée à du respect mutuel et s'installa à son tour.

Le dernier invité attendu à cette réunion fut Niall Siohban. Le jeune homme passa une main dans ses cheveux bruns et glissa les mains dans les poches de son costume taillés sur mesure. Le clan Siohban se veut indépendant du conseil des Chefs de clans. En effet, le clan Siohban est plus porté sur le commerce avec les autres nations pour l'aspect purement profitable du commerce. Il n'est pas responsable de grands monuments ou de fait historiques dans la nation. Par extension, ce clan n'est pas très présent au sein du conseil des chefs de clans et son raillés pour leur performance à la limite du risible en terme d'acte glorifiant ou de haut faits. Cependant, Il est relativement écouté pour son sens du commerce. Aucun autre clan ne peut prétendre rivaliser sur le plan économique avec le clan Siohban, Une image puant le déshonneur qui se satisfait très bien de l'or qu'ils peuvent engranger dans leurs caisses.

Le Roi tribal était sans aucun doute le représentant le plus jeune représentant à cette réunion, de très loin du haut de sa mi vingtaine. Il consulta une montre à gousset en or.

- "Je vois que toute l'équipe est au complet. Deirdre, Vénérable Logan, et vous... Goulwen Macgoloff, c'est bien ça ?"

- "Ma sale tronche a visiblement fait le tour du monde."

- "Pas qu'un peu mon grand, vous avez marqué la stabilité de Nhorr avec votre petite "blague".

- "J'ai toujours su que je devais avoir de l'humour."

- "Vous jouez plutôt les oiseaux de mauvais augures." Le reprit le jeune Roi tribal. Il profita de l'instant pour sortir une boite de cigare qu'il fit tourner sur la table. "Cadeau de la maison, pour une fois que nous pouvons discuter entre personnes civilisé sans l'autre cinglée technophile et les cinglés du clans Aranel."

Chacun se servit à part le vénérable Logan. Niall faisant tournée un briquet en argent parcourut de gravure couleur émeraude et dont les enluminures traduisait une opulence sans précédente. Pour Logan, il était évident que ces petites manières ne servaient qu'à mettre en valeur la pseudo "hospitalité" et surtout les moyens financiers de son clan en avant.


- "Alors Goulwen, qu'avez vous à proposer pour penser retenir notre attention ?" Initia Deirdre.

- "Vous n'êtes pas sans savoir que le Pharrois à perdu trois adolescents descendu sur les côtes de l'Empire Latin Franscisquien."

- "Si je ne m'abuse, vos trois clans ont respectivement présenté leurs condoléances suite à cette affaire." Reprit le vieux roi tribal.

- "En effet." Reprit Niall. "Nous avons même proposé une compensation financière pour les familles."

- "Mais le sort de trois adolescents n'est pas comparable au sort de l'un de nos Roi tribal. Les crimes en temps de paix sont grave, et nous parlons d'un potentiel régicide que l'Empire Latin refuse d'assumer."

- "En êtes vous sûr ? Ils pourraient surement garder votre roi en tant qu'otage de valeur, ce serait la décision la plus plausible et logique."

- "Vous attendez de la logique dans leur dernière décision politique ? Leur peuple représente tout pour eux, et ils ont tiré dessus sans aucun remord. Ils ont annoncé les douze milles morts avec le ton d'une blague au dos d'un emballage de bonbon au caramel."

- "Alors que proposez vous ?"

- "Je propose que nous mettions de côté nos différents. Nous ne pouvons pas nous reposer sur des échanges diplomatiques avec l'Empire Latin Franscisquien. Nous devons nous affirmer en tant que groupe unis, et faire front commun pour éviter qu'il se retrouver à profiter de notre indépendantisme et nous bouffer un part un."

- "C'est noble de votre part. Peut-être trop d'ailleurs Goulwen. Que désirez vous réellement ?"

- "Je veux qu'on lève le voile sur le sort de Glenn Kendall. Et que s'ils ont fait exécuter mon roi tribal, qu'on puisse traduire ce prince Impérial en justice pour régicide volontaire et calculé !"

- "Alors c'est la guerre que vous voulez ?" Conclua Niall. "Et qu'avons nous à gagner à vous suivre dans votre petite campagne de vengeance ?"

- "Le prestige, j'ai cru comprendre que vous cherchez tous à impressionner le conseil des oracles de Garde-Serre. Vous savez à quel point la vie d'un Roi tribal à de la valeur, c'est tout à votre honneur que de participer au fait de restituer la dépouille d'un Roi arraché à sa patrie pour la restituer à sa patrie. De plus, vous n'êtes clairement pas en bon termes avec les décisions que l'Empire Latin Franscisquien a prise à propos du sort des trois adolescents."

- "L'Empire Latin s'est réfugié dans l’isolationnisme. Il est plus que probable que le silence soit votre seul réponse."

- "Et bien nous les forcerons à nous répondre ! Nous sèmerons la mort et la destruction sur leur peuple jusqu'à ce que ce dernier implore qu'on cesse ces idioties et restituent le corps et le Prince pour être jugé." Goulwen frappa du poing sur la table, redressé vers l'avant.

- "Du pillage en somme..." Commenta Logan. "Qu'en est-il des autres puissances à l'heure actuelle ? On dit que L'Empire dispose d'un pacte de défense avec le Magermelk."

- "Il oserait ce ranger auprès d'un individu aussi peu fiable ? Le simple fait de le protéger suffirait à ruiner sa crédibilité et sa réputation auprès des autres puissances d'Eurysie."

- "Et puis, il sera toujours possible de demander un soutien de la part des factions dont les animosités sont tendues. Je suis sûr que nous pourrions tenter de gratter des mercenaires et du ravitaillement ça et là." Opina Niall. "C'est l'occasion de faire un peu de piratage, de profit, et le pillage rapporte de l'argent et des intérêts que nous pourrions revendre."

- "A une condition." Objecta Deirdre. "Nous gardons le contrôle de chacune de nos flottes et troupes armées. Il est hors de question de confier nos hommes à des sujets d'un autre Roi tribaux."

- "Alors chacun dirigera ses propres troupes, mais agira de concert." Opina Logan.

La Réunion continua pendant quelques heures, les chefs de clans se séparèrent, opinant pour une confédération temporaire. Une victoire pour le Dragon de Kedall.

C'était du jamais vu. Sous la menace de l'Empire Francisquien. Quatre clans majeurs de Nhorr se voyaient confédérer pour affronter un ennemi commun. Bien entendu, aucun n'avais de responsabilité sur les propriétés d'un autre chefs de clans. Mais cette entente fragile aurait ravie Gurvan de Tual depuis l'au delà.

C'est L'aube d'une nouvelle ère.

Un ère où Nhorr pourra voir le jour sous les formes d'un pays réunifiés.
Goulwen Kendall, Héritier de Glenn Kendall et Dragon de Nhorr.
"J'ai prêté serments à quelques uns, et j'ai reçu les serments de beaucoup."


Les récents évènements et la propulsion éclair en tant que nouveau représentant et roi tribal du clan Kendall avait imposé à Goulwen un nouveau changement de programme. Le dragon jusque là habitué à s'occuper de lui même ne cessait de se retrouver consulté pour des affaires d'états, différentes sessions de "Wergild". Plutôt que de s’en remettre à un système de lois complexes, les Nhorréens sanctionnent les crimes de manière très simple. Toute infraction, même minime, entraîne le payement d’une dette ou communément appelé en Nhorr : "Wergild". Lorsqu’un individu s’estime lésé, il peut aller demander réparation au Dragon en charge des terres ou directement auprès du roi tribal si le cas peut se révéler grave. Il expose son cas et l’accusé peut alors présenter sa défense. Les témoins viennent donner leur version des faits et, une fois que chacun a pu s’exprimer, le Dragon et ou Roi tribal remet son jugement. Ces jugements ne se déroulent jamais dans le calme et sont rarement équitables, car leur issue dépend énormément de la qualité de l’argumentation des parties en présence et de l’humeur du juge. En outre, si le juge estime l’accusation injustifiée, il peut forcer l’accusateur à verser une compensation à l’accusé.

Dans tous les cas, c’est le Dragon ou le Roi tribal qui établira le montant de la pénalité. Quelquefois, généralement en cas de meurtre, la dette peut être apurée par le payement d’une amende (Wergild signifie homme-or, c’est la valeur d’un individu). Le montant de celle-ci dépend du statut social de la victime. Au fil des générations, le Wergild s’est peu à peu adapté afin de couvrir toutes les éventualités. Si personne n’a été tué, c’est aux juges de se montrer créatif dans l’application de leur justice. Goulwen Kendall se retrouvait débordé par des demandes en tout genre qui lui prenait un temps fou. Le dragon préférant parfois juste expédier son jugement à distance sans même se rendre à la cérémonie.

La dernière session, et dieu qu'il pouvait en entendre parler ces derniers jours consistait à des contestation de l'autorité Nhorréenne en faveur d'un mode de vie basé sur le style Franscisquien. Si ces soudain gain d'intérêt et manifestations faisait l'objet d'une émergence mineure, Goulwen voyait là une tentative de la part de l'empire Franscisquien enchainant les phases de confinements total et de réouverture du pays toute les deux semaines ne voulait dire qu'une chose. Le Prince Impérial tentait d'amadouer le peuple en tentant d'instiller le doute dans les castes mineures, les esclaves et les paysans. Ce qui constituait un bon deux tiers de ses sessions de Wergild.

Une chose était sûre, pour l'instant, Goulwen et les hommes liges de sa suite laissèrent les gens penser ce qu'ils veulent, mais au moindre signe de vandalisme, d'indiscipline, ou de contestation de l'autorité, le dragon prenait plaisir à mater ces idiots qui se croyait "intelligent" de prêcher le bien-vivre franscisquien. Un dicton Nhorréen disait : "Frapper son esclave, c'est aussi stupide que de frapper sa voiture de luxe." Le Dragon partageait cette pensée. Le dragon vit son court moment de pause interrompu par une main frappant à la porte de son bureau. Goulwen soupira et lâcha d'un ton fatigué.


- "Entrez."

La silhouette qui émergea du couloir se trouvait être son majordome. Ce dernier inclina la tête, l'absence de réponse de la part du dragon fut une invitation à expliciter la raison de sa présence dans le bureau.

- "Une manifestation illégale a commencé à prendre pied à Garde-Serre, les manifestants réclament l'amélioration des relations étrangères et l'ouverture de nos frontières à de potentiels migrants."

Goulwen haussa un sourcil, saisissant la nature des propos de son majordome. Il hocha la tête, avec un calme surprenant. L'homme se leva péniblement en prenant appui sur le bureau avec ses deux mains. Un soupir nasal particulièrement chargé trahissant son agacement. L'homme approche de sa fenêtre et l'ouvra avec autant de délicatesse qu'un antiquaire ayant trouvé une fabuleuse découverte archéologique. Goulwen se pencha sur son balcon, donnant sur la rue. Il prit une grande inspiration, fermant les yeux pour une concentration maximale.

- "VOUS N’ÊTES QU'UNE INCROYABLE BANDES DE DÉBILES PROFONDS ! DÉMONTEZ MOI TOUT DE SUITE CES BARRICADES OU J'IRAI PERSONNELLEMENT VOUS ARRACHER LA TÊTE ET VOUS CHIER DANS LE COU ! AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !"

Sa sombre besogne accompli, Goulwen referma sa fenêtre. Putain, mais c'était vraiment l'hôpital qui se foutait de la charité cette histoire. Et le Dragon commençait à bien en avoir plus qu'assez de ces histoires. Le dragon referma la fenêtre sans un mot, son majordome n'osant piper mot. Après un silence d'une bonne quinzaine de seconde, le majordome prit son courage à deux mains et prononça ces mots maudits que n'importe quel imbécile en colère ne voulait pas entendre.

- "...Tout va bien ?"

- "NON ! Non ! Ça ne va pas bien ! Vous avez vu ces débiles profonds ? Et vous voulez que je les dirige convenablement ? Je devrai les faire empaler sur des piques et les installer à la proue des nos corvettes de combats !"

- "Hurler à la fenêtre vous a soulagé ?"

- "Ça fait un bien fou. Bref, faîtes passer le message, qu'ils lève les barricades tout de suite et ils pourront rentrer chez eux. Sinon, ils crèveront pour leurs idées. Ce sera leur problèmes."

Le majordome s'inclina.

- "Avec plaisir monseigneur."

Le majordome se retira, laissant le dragon à ses affaires administratives. Non sans avoir encore appelé son médecin traitant, le dragon consommant ses antidépresseurs comme des Bons-bons à la menthe.
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