15/11/2004
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Presses écrites et médias de la Confédération Impériale du Naka

PRESSE DE LA CONFEDERATION DU NAKA


Presse

Les citoyens de la Confédération Impériale du Naka ont toujours accordés un grand intérêt à l'information. Déjà lors de la période médiévale, nombre de provinces et de villages disposaient de ce que l'on nomme toujours Yūekina sokuhō que nous pouvons traduire par "Bulletin informatif". Ils contenaient les prix du riz, les naissances et les décès, ainsi que les décrets provinciaux et impériaux. Cette tradition s'est perpétuée et au début du XIX° siècle, plusieurs Yūekina sokuhō ont commencés à rédiger des articles plus longs sur la situation économique, militaire et politique du pays. On a commencé également à publier des romans feuilletons. Le Yūekina sokuhō est alors devenu le Shinbun, c'est-à-dire, le journal. Cela étant dû à sa publication journalière ou mensuelle pour les revues types critiques littéraires. Cependant, ces journaux étaient souvent contrôlés par le pouvoir par le rachat de nombreuses presses. Et une vague de censure a commencé à s'abattre sur les journaux à opinion. Avec la fondation de la Confédération Impériale du Naka et sa grande vague de liberté, les journaux à opinion ont alors connu un âge d'or qui se poursuit aujourd'hui malgré les nombreuses chaînes de télévisions depuis sa libéralisation dans les années 50 et l'apparition de ce nouveau système de communication : Internet, depuis maintenant quelques années. Mais les nakanais ont une grande loyauté envers leur presse qui a toujours su être là dans les moments les plus dures comme les plus joyeux de la Nation.
Journal

Sankakai n'en rate pas une !
Otoru Ibushi | 23/01/2003

 Makoto Sankakai
Monsieur Sankakai a dérapé et provoque une vive polémique.


Hier, le parlementaire Makoto Sankakai a une nouvelle fois dérapé. Cette fois, au sein même du Kokkai au cours d’un débat visant à accorder des crédits aux banques occidentales investissant au Naka. Le président du Nakariberaru Minshutō a déclaré lors de sa prise de parole : « Notre grand pays ne doit pas se laisser influencer par les banques juives venues d’occident ». Un propos choc qui a immédiatement provoqué un scandale parmi les autres groupes parlementaires. Le président du Konfederarisutopātī a immédiatement demandé une suspension de séance et a qualifié ces propos « d’intolérable à une époque d’ouverture du pays ». Monsieur Sankakai l’a alors qualifié de « pédale » et « réceptacle à foutre occidental », une deuxième déclaration qui passe encore plus mal que la première. Monsieur Nakatomi envisage de déposer une plainte pour diffamation. Monsieur Sankakai a été exclu du Kokkai pour la fin des débats pour « non respect du règlement » et « insulte et diffamation », rien donc sur l’attaque anti occidentale.

Les réactions à la suite de ces deux incidents n’ont pas tardé puisque lors de la suspension, le parlementaire Shio, du Naka rōdō-sha renmei, a qualifié monsieur Sankakai « de fasciste » et de « raciste vendu au Capital ». Il en a également profité pour réaffirmer la position de son parti vis-à-vis de cet accord de crédits, la qualifiant « d’antinationale » et contraire aux principes socialistes. Madame Ozama du Jiyūtō a appelé au calme et a rappelé la nécessité de cet accord pour un développement encore plus globaliste de la Confédération. Elle a jugé par ailleurs « scandaleuse » la conduite du parlementaire Sankakai. La parlementaire en a profité pour rappelé les nombreux dérapages du président du Nakariberaru Minshutō et a pointé du doigt le « danger » que représente pour le Naka un tel parti. Elle n’a d’ailleurs pas hésité à faire le lien entre le Nakariberaru Minshutō et la politique impérialiste sous la Grande Expansion. En concluant qu’un tel parti nous ramène « aux heures les plus sombres de notre Histoire ». Propos que monsieur Sankakai a immédiatement raillé à la sortie du Kokkai en évoquant cette période comme « très glorieuse pour le pays ». Un dérapage supplémentaire qui fait grincer des dents le Kokkai.

Monsieur Sankakai s’est ensuite rendu au siège de son parti pour une réunion faisant suite aux dérapages récurrents du président accusé d’avoir extrémiser le parti. Un tel dérapage met d’autant plus du grain à moudre à un mois du lancement des élections. Le risque de voir une poussée du Nakariberaru Minshutō à l’échelle nationale est une réalité. D’autant plus depuis les dernières lois confédérales remettant en cause certains fondements culturels de notre pays comme la discrimination spatiale des étrangers que le Konfederarisutopātī voudrait abolir pour permettre une intégration plus facile des grands portes monnaies occidentaux dans un objectif d’exportation plus importante des entreprises nakanaises en Occident. Selon l’économiste Junichiro Ohmae, une application du programme du Nakariberaru Minshutō pourrait conduire à une importante récession et un essor du ruralisme, ce que monsieur Ohmae estime être néfaste vis-à-vis des perceptives de développement à l’internationale pour la Nation. Une chose est sûre, on n’est pas prêt de ne plus entendre parler de Makoto Sankakai.
Journal

Les militants écologistes passent à l'action à Berubei
Takana Mazomi | 23/01/2003

Parti du Progrès
Des militants du Puroguresupātī venus soutenir l'action des jeunes militants


Ce matin en arrivant sur le chantier de la nouvelle usine de raffinement pétrolier de Berubei, les ouvriers ont la désagréable surprise de trouver le chantier occupé par des militants écologistes du Gurīn'yūsu et du Ekorojikaruakushongurūpu. En effet, ces militants entendent dénoncer par cette occupation illégale, le peu de considération pour l’environnement de la part du Gouvernement Impérial et de la province du Gōrudenkōsuto. Selon eux, la politique capitaliste des différents gouvernements ne prend pas en compte les externalités négatives de ce genre d’usine sur l’environnement et le niveau de vie des habitants. En s’appuyant sur différentes études de revues médicales, ils entendent démontrer la nocivité d’une pareille installation sur la santé publique, ainsi que son impact sur l’environnement. En effet pour ces jeunes militants, l’avenir n’est plus au pétrole ni au charbon mais bel et bien au nucléaire et à l’électricité. Leur porte parole sur place à déclaré que « l’avenir ne sera pas fait de voitures polluantes mais de voitures roulants sur des batteries propres comme nos téléphones portables ». Des propos applaudis par des membres du Puroguresupātī venus soutenir cette action.

Le directeur financier du groupe Nakatomi Investment s’est empressé de déclarer qu’il s’agit là de « jeunes idéalistes qui ne comprennent rien aux enjeux économiques et mondiaux de raffinerie ». Pour lui, cette usine est une nécessité pour l’emploi dans la région et il rappelle que ce projet de construction a été accordé de manière démocratique par le Parlement du Gōrudenkōsuto. Il a manifesté le souhait de voir renaître la région en la tournant vers l’importation et l’exportation à l’internationale. Mais il est de notre devoir de rappeler que la firme Nakatomi est actuellement dans la tourmente après des accusations de corruptions dans d’autres projets et qu’une enquête est en passe de s’ouvrir pour au moins une dizaine de chantier dans tout le pays. Plusieurs membres du groupe ont déjà été entendu par la police et le parquet financier et au moins, un d’entre eux serait derrière les barreaux pour trafique d’influence selon nos informations. L’enquête viserait également plusieurs parlementaires dont monsieur Toshiiba du Konfederarisutopātī élu justement à Berubei. Des liens pour le moins suspects selon une source proche de l’enquête.

Pour en revenir à l’occupation, le préfet Kanku a annoncé son intention de faire évacuer par la force si nécessaire le chantier de la discorde. Il souhaite que d’honnêtes pères de familles puissent reprendre leur travail au plus vite. On note déjà un important dispositif de police autour de la zone occupé avec la présence d’une unité antiémeute ce qui laisse présager de la suite des évènements. D’autant que les occupants ont fait entendre qu’ils ne se laisseraient pas déloger aussi facilement. Une affaire à suivre…
Journal

Réunion des indépendantistes à Sōru.
Otoru Ibushi | 01/02/2003

Séoul
Sōru capitale provinciale et bientôt capitale nationale ?


Une réunion, pour le moins inattendue, a débuté ce matin à Sōru, capitale de la province du Kankoku. En effet, les principaux partis indépendantistes et autonomistes du Naka s’y sont réunit dans l’espoir de former peut-être une liste commune lors des élections pour le Kokkai. C’est une véritable surprise puisque ces mouvements plus ou moins anciens n’ont rien en commun. Chacun promeut une politique bien différente de son côté et les tentatives d’alliances passées se sont toujours soldées par une discorde. Les partis, mouvements et groupes indépendantistes se sont donc réunis à Sōru à la demande du président du Hangug mulyo !, Chang Ja-Yu (7% en 1998). Ce sont donc réunit : le Parti untuk kemerdekaan Pulau Hutan Besar ou le PUKPHB de Adira Paya pour Pulau Hutan Besar (2,3% en 1998), le Zìzhì dǎng de Zhao Feng pour la Mǎnzhōu hǎi'àn (3,7% aux élections de 1998), le Эрх чөлөөний төлөөх хөдөлгөөн de Sokhor Abaka (inexistant en 1998) et le Faagaioiga tutoatasi de Ariihau Sanku (9% en 1998). (Chiffre proportionnel au score par province et non à l'échelle nationale).

Une telle alliance verrait alors la constitution d’un groupe de bonne envergure au Kokkai et pourrait alors marquer le début d’un véritable mouvement indépendantiste. Mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué, car les distensions sont déjà nombreuses car tous ne désirent pas la même chose comme le rappelle Chang Ja-Yu en personne : « Nous savons qu’il existe des subtilités entre nos différents mouvements mais nous avons néanmoins un but commun qui est de briser les chaînes de l’envahisseur nakanais sur nos contrées. Nous allons donc faire ce qui est en notre pouvoir pour trouver un accord entre nos partis car je sais que les relations sont parfois difficiles entre nos peuples et ethnies mais je pense que nous devons outrepasser cela pour enfin profiter de la force qui nous permettra de devenir indépendant. » Des propos qui font de plus en plus de conquis surtout au Kankoku et en Océanie où on observe une forme de ségrégation spatiale entre les locaux et les nakanais installés dans cette région des Provinces Impériales. Cette incompréhension entre nos deux cultures pousse les locaux à manifester de plus en plus favorablement à l’autonomie de la région vis-à-vis du pouvoir impérial malgré les tentatives de conciliation de l’Empereur lui-même. Sa Majesté ne semble pas en mesure de satisfaire les deux camps.

Il était évident qu’une telle alliance finirait par arriver en politique, rappelle le philosophe et écrivain Mao Chang. Ce dernier, issu de la province du Mǎnzhōu hǎi'àn, nous a déclaré que : « Le modèle politique de ce pays devait être revu au plus vite pour mettre un terme aux distensions internes si on ne veut pas qu’il éclate comme les grands empires d’autrefois. Hélas, le fait de se réfugier dans la réforme ne nous sauvera pas la prochaine fois. Nous devons fédérer ou centraliser. C’est au choix mais les deux auront des conséquences très grandes sur notre avenir. » Une situation de crise qui rappelle de plus en plus la guerre de 1936, guerre fratricide qui avait opposé les frères nakanais entre eux. Mais pour l’heure, nous sommes suspendus aux décisions des leaders des partis indépendantistes dont certains ont déjà fait savoir qu’ils étaient venus pour discuter et que selon eux, une alliance ne serait pas possible. C’est ce qu’à dit Sokhor Abaka à l’entrée de la salle de réunion. Ce dernier s’était déjà opposé en 2001 à la Loi de Décentralisation proposé par Chang Ja-Yu, loi qui visait à accorder un statut spécial au Kankoku. Il avait à l’époque exprimé son désaccord vis-à-vis d’une loi qui « privilégierait en réalité seulement le Kankoku et non les entités se voulant indépendantes ». C’était justement à la suite des ces propos qu’il avait été exclu du Konfederarisutopātī et qu’il avait fondé son proprement mouvement se réclamant de l’indépendance et du populisme.

Nous notons également la présence d’Ariihau Sanku qui ne désire pas l’indépendance mais la création d’une nouvelle province océanienne. Il s’était également opposé à Chang Ja-Yu lors du même projet de loi. Il semble que les différents leaders soient ici plus pour voir ce qu’ils ont réellement en commun plutôt que d’officialiser une alliance visant à changer la face de la Confédération du Naka. Réponse dans les prochains jours…
Journal

L'opinion d'Oda Mazamoto.
Oda Mazamoto | 06/02/2003

Shio
Mazamoto exhorte Shio de prendre la bonne décision.


Abe Shio a ordonné un sommet pour son parti. Le Naka rōdō-sha renmei, autrefois parti puissant et respectable, semble aujourd’hui traverser une période de crise. En effet, cela fait maintenant plusieurs mois que les observateurs pointent du doigt la scission interne au parti. Cela fait maintenant plusieurs années que le renouveau militant du parti ne fait plus tellement en socialiste et autres marxistes mais en libéral-libertaire. Or rien n’a jamais uni les libéraux et les socialistes. Les libéraux se veulent progressiste, mondialiste et cela malgré, un prétendu rejet du capitalisme et du fascisme. Pourtant, ce sont eux, qui ont fait renvoyer plusieurs membres anciens du parti à la suite de désaccords idéologiques. Ils avaient été accusés de réactionnarisme par les libéraux du parti. Shio se retrouve depuis maintenant un an en infériorité idéologique dans son propre parti. Nous pourrions y voir la fin du socialisme. Mais Shio n’a pas dit son dernier mot, avec ce sommet, il espère bien bouter hors du parti ce qu’il qualifie « d’engeance libérale ».

Mais étant en infériorité numérique, comment fera t-il ? La solution logique serait que Shio quitte son propre parti avec ses fidèles car il ne pourra jamais virer les libéraux-libertaires. La solution est donc de laisser mourir le plus ancien parti socialiste du Naka pour mieux le reconstruire. Il y a donc des chances que Shio annonce son départ du parti. Or, l’autre solution serait de dissoudre le parti pour couper l’herbe sous le pied des libéraux. La place des libéraux étant, puisqu’ils se déclarent anticapitalistes, au Puroguresupātī, parti libéral et supposément anticapitaliste. Chacun est libre de se gausser devant pareille absurdité et moi, le premier. Les « libéraux-libertaires » sont des bourgeois, il n’y pas d’autres mots pour les décrire. Il s’agit de bourgeois de gauche voulant pouvoir se droguer sans que le méchant appareil répressif de l’Etat ne leur tombe sur le coin de la gueule. Quelle indignité ! Ils se foutent bien des prolétaires tant qu’ils produisent leurs biens de consommation et de jouissances. Mais il ne faudrait surtout pas qu’ils y aient accès car c’est par la culture de cette différence que l’on se sent supérieur. Ce sont des êtres condescendants qui pleurent à chaude larme devant la misère en Cémétie mais qui détournent les yeux devant le pauvre nakanais. Honte sur eux ! Shio fait bien de se débarrasser d’eux, ils n’ont apporté que la mort au parti et c’est bien triste.

Il nous faut maintenant nous atteler à un renouveau du parti et du socialisme en nakanais. Mais comment ? En effet, le vieux monde est mort et les préoccupations du peuple ont bien changé en trente ans. Le Naka rōdō-sha renmei ne fera, sans doute, plus jamais au dessus de 10%. La grande époque des 23% est révolue. La nouvelle structure de Shio sera sans doute hermétique à de nouvelles idéologies et idées. Elle mourra à petits feux. Plus personne ne croit vraiment en un socialisme pur. La jouissance est devenue la première des préoccupations tuant ainsi toute idée socialiste qui remettrait en cause ce « droit » à la jouissance. Je ne sais personnellement que faire. Nous sommes dans une impasse causée par le libéralisme. Le seul parti qui remette réellement en cause ce libéralisme, c’est le Nakariberaru Minshutō. Mais nous ne pouvons décemment pas choisir un fascisme à la place d’un autre. La peste ou le choléra, très peu pour moi. La solution qui s’oppose d’elle-même et de laisser le libéralisme s’entre déchirer avec ses incohérences et ensuite prendre sa place. La voilà, la solution, du moins, c’est un début. Bonne chance à vous, monsieur Shio. La mort est un chemin qu’il nous faut bien emprunter un jour ou l’autre. Débranche ce respirateur, camarade !
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La province d'Honshu dans le viseur de l'ONSC
Kanjuro Igo | 10/04/2003

Jenkara
La capitale provinciale Jenkara fait face à une augmentation record de la criminalité.


Le rapport annuel de l’Office National de Surveillance de la Criminalité, bureau d’observation dépendant du ministère de la Justice de la Confédération, a publié hier un rapport pour le moins alarmant sur la criminalité. Il ressort plusieurs choses de ce rapport, la première étant l’augmentation de la petite délinquance dans les villes anciennes industrialisées comme Berubei. A titre d’exemple, nous sommes passées de 2 300 plaintes annuelles ne 1989 pour des délits à 15 000 plaintes annuels en 2002 pour des délits dans la province de Wano très durement touché par la crise de l’industrie depuis le début des années 90. L’ONSC rappelle cependant que l’augmentation des délits ne concerne que certaines provinces. D’autres provinces ont, au contraire, observés une baisse de la criminalité pour ce qui est des délits sur ces dernières années comme c’est le cas sur les îles Salomea en Hulula. Nous sommes passés de 4 000 plaintes par an en 1990 à 657 en 2002. Une baisse record qui peut s’expliquer par deux facteurs ; premièrement, l’ouverture de nouveaux marchés comme le tourisme est donc, une extension du marché du travail. Deuxièmement, la province impériale a opté pour une meilleure prise en charge de la réinsertion des criminels de droit commun depuis plusieurs années. Ce qui explique, la baisse des récidives qui divise quasiment par deux le nombre de plaintes. Les chiffres des crimes n’évoluent pas, ils restent stables. En 2002, il a été enregistré 9 000 crimes dans toute la Confédération, ce qui est en réalité extrêmement mineur si on ramène ce chiffre à l’échelle de la population.

Cependant, le rapport met en lumière que la région la plus criminogène est les îles d’Honshu et, notamment, la capitale de la province Jenkara qui enregistre une explosion record de 34 789 plaintes enregistrées en 2002 contre 11 987 en 1990. Une explosion de la criminalité qui se doit à deux facteurs selon l’étude ; dans un premier temps, une politique de laxisme judicaire qui a été mise en place par le gouvernement provinciale progressiste au pouvoir dans la province depuis 1993. Ce laxisme judiciaire s’accompagne, dans le même temps, d’un suivi minimum des criminels et de peu de travail de réinsertion, ce qui est justifié par le gouverneur Mizamoto par : « La non intervention de l’Etat dans la vie des individus. En effet, nous ne pouvons pas légalement interféré dans les choix de réinsertion de l’individu. ». Une politique qui est jugé beaucoup trop vague comme le dénonce son adversaire politique, la conservatrice du Honshū futatabi subarashī, Akemi Ibara : « La politique du gouvernement de la province est bien trop laxiste vis-à-vis des criminels et par cette politique, nous leur octroi un permis de délit. Le gouverneur ne désire pas agir à contrario de ses idées et je le comprends parfaitement, mais son idéologie n’apporte que la ruine à notre magnifique province. ». Des propos salués par Makoto Sankakai alors qu’il était en déplacement dans la région. Le deuxième facteur est l’augmentation de l’immigration illégale qui sévit dans l’archipel. En effet, +33%, en un an, de migrants illégaux ont été reconduit à la frontière. L’archipel a toujours été un point de passage vers le Naka ancestral mais de plus en plus, avec le relâchement des contrôles aux frontières par la Police d’Honshu, les migrants illégaux entrent au Naka. Nombreux sont ceux qui n’hésite pas à s’en prendre aux citoyens de la province pour un peu d’argent. L’immigration se ressent dans 40% des plaintes en 2002. Le coupable a même parfois été accueilli dans un centre d’hébergement. L’arrivée de migrants est aussi responsable d’une légère hausse des crimes, ce qui inclut le meurtre, le viol, les coups et blessures. La plupart de ces migrants sont issus de cultures musulmanes. Ce qui montre un choc dû aux différences culturelles. Le rapport est accusé par le gouverneur Mizamoto de faire des « amalgames honteux » et de « propager la haine ». Honshu a longtemps été une province multiculturelle porté à gauche, mais cela pourrait bien changer. En effet, depuis des années, le gouverneur et son parti sont en perte de vitesse et sont désormais classés en deuxième position dans les sondages. Madame Ibara est en tête en pourrait bien faire tomber le gouverneur lors des élections de septembre.
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Le Principal Ministre Tanaka prend la tête de son parti pour les élections.
Gashai Yuno| 25/04/2003

Tanaka
Shinzo Tanaka lors de son discours après sa nomination.


Le principal ministre Shinzo Tanaka vient d’être désigné par son parti, le Konfederarisutopātī comme étant son propre successeur au poste de principal ministre en cas de victoire aux élections de septembre. Si cette nomination n’est pas une surprise, elle pose des questions. En effet, Shinzo Tanaka a été désigné à la suite d’un long et difficile débat au sein de son propre partie. Le président du Konfederarisutopātī semble avoir le contrôle total qu’il exerçait sur son parti. En effet, lors des élections de 1998, Tanaka avait été nommé comme candidat, à 18 heures. Or, aujourd’hui, Tanaka a été nommé candidat à 3 heures du matin. Cela est une preuve des tractations qui se sont déroulées et donc, de la position éjectable sur laquelle est assis le principal ministre depuis plusieurs mois maintenant. La contestation à son encontre au sein de son propre parti se fait de plus en plus visible. En effet, une nouvelle génération de militants et de candidats accusent Tanaka de ne pas avoir suivi la ligne originelle du parti pour se diriger vers une ligne centraliste, qui va à l’encontre de l’idée même du parti. Ce changement idéologique ne vient pourtant pas de Tanaka. Il remonte à bien plus loin, au environ des années 70 dont Tanaka est un des descendants directs. Les tractations ont conduits à un maintient de Tanaka à la tête de la liste pour les élections. A quel prix ? Nous pouvons déjà supposer, un petit revirement idéologique avec une plus grande prise en compte de la collectivité locale et provinciale. Ensuite, une politique qui soit d’avantage plus conservatrice pour séduire l’électorat du Nakariberaru Minshutō. Mais marcher sur les plates-bandes De Sankakai pourrait vite s’avérer être une mauvaise idée puisque le Konfederarisutopātī fait figure de droite molle auprès des militants du parti d’extrême droite. Les nationaux-libéraux ont déjà gagné la bataille idéologique face à la droite. En se voulant à la fois populiste, charismatique, radical ; Sankakai a comblé un vide dans la droite nakanaise mettant un terme aux vues de Tanaka et des confédéralistes sur cette frange de plus en plus nombreuse et dure de la droite.

De plus, Tanaka n’est plus à l’abri d’une triangulaire qui opposera le Konfederarisutopātī, Nakariberaru Minshutō et Jiyūtō. Cette triangulaire serait la pire des catastrophes pour Tanaka et la meilleure des bénédictions pour Sankakai. En effet, dans cette configuration, une alliance entre le Konfederarisutopātī et Jiyūtō est l’unique solution pour assurer une majorité stable au Kokkai. Cela forcerait donc les libéraux-conservateurs à trouver un accord avec les libéraux et par extension, les progressistes qui ne pourront pas s’imposer seuls et qui dans une peur hystérique du Nakariberaru Minshutō se jetteront dans les bras de Tanaka en échange d’un accord visant à plus de libéralisme social. Ce qui pourrait bien inclure le mariage homosexuel, sujet de crispation interne au parti. Tanaka se dit contre mais, pour obtenir sa stabilité, il devra former un gouvernement multi-partiste. Et donc, avec le risque d’une loi visant à légaliser sur le mariage homosexuel. Ce qui pourrait conduire une partie du parti à se jeter dans les bras de Sankakai qui s’imposerait alors en 2009. Tanaka est donc dans une position peu confortable et se retrouve tirailler entre ses idées et la réalité. Ensuite, si on regarde dans le présent, le Konfederarisutopātī a reculé dans les provinces notamment celles souffrant de la crise économique des années 90. Ce vide a été comblé par les nationaux-libéraux. La perte d’un appui au niveau provincial pourrait alors couter de nombreux sièges au parti et faire champ libre pour Sankakai. Nous pouvons résumer la situation de manière suivante, qu’importe comment Tanaka agira, il le payera. Tanaka est donc coincé. La faute à un bilan mitigé à l’échelle nationale. Bien que le principal ministre soit depuis plusieurs jours en déplacement dans tout le pays, il y est difficile de ne pas voir une manière maladroite de recoller les morceaux du vase.
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Journal

Mademoiselle Ozama dévoile programme du Jiyūtō.
Deng Yen| 20/05/2003

Ozama
Mitsuko Ozama, la libérale en tête de liste et déterminée à changer la face du Naka.


Aujourd’hui, lors d’un discours dans la province de Wano, la député et tête de liste aux élections du Kokkai, mademoiselle Ozama a dévoilé l’intégralité du programme du Jiyūtō. Ce programme est sans surprise, un programme ultra libéral économiquement mais qui reste assez timide sur le libéralisme social tant promu par son adversaire du Puroguresupātī. En effet, la question du mariage homosexuel demeure floue dans le programme. Il y est seulement évoqué un « contrat de concubinage et d’assistance mutuel entre les deux parties ». Une formule qui se veut suffisamment vague pour mettre son parti d’accord sur la question. Si le parti met en avant l’évolution des mœurs comme un objectif, il en est rien pour les aides sociales. Effectivement, le programme parle clairement, pour le coup, d’une diminution progressive des aides pour « permettre une autonomie individuelle et mettre fin à la dépendance maladive aux aides sociales ». Des mots forts et durs à l’égard des étudiants, des familles en difficultés et des autres catégories comprissent dans la loi de 1994 sur la Redistribution des richesses. Des mots qui n’ont pas manqués de soulever la colère des socialistes qui parlent là ; « d’une guerre ouverte contre les classes les plus pauvres ». Il est vrai que mademoiselle Ozama est connue pour ne pas mâcher ses mots et n’avoir jamais connue le besoin. Toujours sur le volet social, le programme parle ouverte de tolérance à l’égard des minorités religieuses occidentales et de la fin de la ségrégation spatiale et raciale. Le programme évoque aussi une plus grande libéralisation de l’avortement qui est selon mademoiselle Ozama « bien trop restreint à des cas rares, pénalisant ainsi les femmes qui souhaitent mener une vie libre de travailleuses ». Des articles qui ont fait bondir monsieur Sankakai. Ce dernier a qualifié mademoiselle Ozama de « pute à occidentaux » avant d’expliquer que « ce pays s’est toujours maintenu car il a sans cesse rejeter la mentalité occidentale du métissage, du progressive à outrance qui vise de faire de la lavette une égale à l’homme viril et travailleur. ». Des propos condamnés de manière quasi immédiate par l’entièreté de la classe politique du pays. Mademoiselle Ozama a également annoncé qu’elle serait la tête de liste de son parti, sans surprise encore une fois.

Le programme du Jiyūtō se veut ancrer dans un libéralisme difficilement nakanais qui rappelle la domination bourgeoise occidentalisée dans la fin du XIX° siècle. Le programme met, pour de nombreux analystes politiques, en avant beaucoup trop les mœurs et se rattache à des procurations jugées trop « mondiales » par de nombreux nakanais. Mademoiselle Ozama joue gros avec un programme ambitieux qui risque trouver un électorat de niche dans les quartiers bourgeois des grandes villes. Le programme a néanmoins un aspect d’ultra décentralisation qui pourrait même amener à un renouveau du système de gouvernement nakanais avec la fondation d’une fédération. Mais cela n’est sans doute qu’un doux rêve non assumé pour mademoiselle Ozama. Cependant, pour revenir sur du concret, une alliance avec le Konfederarisutopātī semble de plus en plus hors de porter. En effet, les chiens ne font pas des chats et une alliance libéral-conservateur et libéraux est dès lors contre nature. En effet, mademoiselle met largement en avant dans son programme le droit naturel et de ce fait, met en avant une politique qui soit plus individualiste ce qu’a toujours rejeté monsieur Tanaka. Une alliance bancale qui pourrait voir le jour si le danger du Nakariberaru Minshutō se fait trop pesant. Mais cette alliance aurait-elle un avenir sur le long terme ? Impossible à savoir, d’autant que les deux partis ont décidé de la jouer cavalier seul pour le moment. Une stratégie qu’ils pourraient regretter tôt ou tard. Dans le même temps, les libéraux viennent dans les plates bandes des progressistes eux aussi libéraux mais bien plus ambigus quand il s’agit de l’économie et du social. En effet, les progressistes ont, pour le moment émis que des idées au cours de nombreuses réunions dans le pays, se voulant ainsi proche des citoyens bien que ces réunions n’ont rien que peu de citoyens non acquis à la cause. Celui qui semble tirer profit de la situation est alors Sankakai. Ce dernier gagnant du terrain chaque jour avec un programme antilibéral, anti progressiste, anti démocrate et impérialiste. Un cocktail explosif qui pourrait alors le faire gagner face à la division et à la faiblesse du principal ministre. Réponse le 16 octobre.
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Journal

Responsable et coupable, ou comment le Puroguresupātī se saborde.
Asako Hiro| 03/06/2003

Oshoka
Anako Oshoka tente le tout pour le tout.


La députée Oshoka est au centre d’une polémique qui prend de plus en plus d’importance chaque jour. En effet, la députée et candidate sur la liste progressiste a déclaré lors d’un discours dans la ville frontalière de Caocao, dans la province du Xi Jing, que « Le Naka était responsable des massacres ethniques qui s’étaient tenus lors de la Grande Expansion ». Selon elle, la Confédération du Naka est la même chose que l’Empire du Naka puisque ; « Les statuts de la Confédération n’ont jamais été abolis malgré la proclamation de l’Empire en 1937. ». Il est vrai que ce qui a été nommé Empire du Naka, c'est-à-dire, le Naka expansionniste ne s’est changé dissocié de la Confédération puisque aucun acte gouvernemental ne vient marquer clairement une rupture entre les deux. Cependant, selon de nombreux historiens, il y a clairement une rupture gouvernementale et idéologique. En effet, la Confédération du Naka prend fin de manière implicite avec l’acte de Shang Zou en 1936 puisque ce dernier est une loi de centralisation déguisé. Cette centralisation étant contraire aux principes de la Confédération du Naka qui stipulent, clairement, une autogestion et autodétermination des provinces. Ce débat historique et juridique dure depuis les années 80 et n’est pas prêt pour autant de se terminer. La junte militaire des généraux Zheng et Yamato a duré jusqu’en 1955 avec la mort du général Hirohito Yamato. Suite à cela, la Confédération est rapidement revenue en place. Mais cela ne suffit pas à la candidate Oshoka qui continuant sur la ligne exige que soit versée une compensation financière pour les victimes et les descendants des victimes des massacres ethniques qui ont eu lieu sur cette période. Une nouvelle proposition « pathétique » selon le vice ministre de la culture et de la mémoire Deng Xiao. Ce dernier estime, en effet, que « Le Naka est responsable en partie des massacres qui se sont tenus dans la province de Xi Jing, au cours des années 1937 et 1938. Mais que, la Confédération du Naka n’est en rien coupable de ces crimes et que, donc, les citoyens n’ont rien à payer puisqu’ils ne sont pas coupables. ». Une logique applaudit par les membres du gouvernement et de nombreux membres de l’opposition de droite et de gauche. Cependant, cela est bien loin de mettre un terme à la polémique. Cette dernière mettant, pour certains, en lumière les objectifs du Puroguresupātī, à savoir « ruiner le Naka ».

Yamato
Le général et principal ministre Hirohito Yamato.


Les progressistes semblent dans une bien mauvaise passe. En effet, cette polémique intervient à la suite d’un sondage qui indiquait des intentions de vote inférieures à 3% pour le jeune parti qui est déjà dans de grands troubles financiers et qui peinent à recruter de nouveaux membres. La faut à un programme ambigu et obscur, jouant sur plusieurs tableaux. En se voulant universel mais qui se ferme rapidement à la critique extérieure et qui bascule souvent dans la caricature que l’on se fait de la bourgeoisie décadente de la fin du XIX°. Le programme oscille entre libéralisme et tentative de socialisme sans pour autant prendre de vrais risques malgré, la promesse d’une hausse d’impôts pour les catégories sociales aisées. Ce programme de redistribution irait cependant, en priorité à l’aide à l’assimilation et à l’insertion des migrants des pays du sud est et du continent nègre. Ce qui déplait et agace, ceux qui se trouvent vraiment dans le besoin. De plus, le parti a claqué la porte des négociations pour une liste commune avec le Jiyūtō jugé « trop libéral économiquement et trop mou socialement » puis, des négociations avec le Naka rōdō-sha renmei jugé « trop socialement réactionnaire ». Le parti se tire balle sur balle dans le pied à l’approche des élections, avec des mouvements incompréhensibles, des idées impopulaires et une vision irréaliste du pays. Une faible présence dans les provinces et dans des nombreuses classes sociales indiquent une défaite fracassante et sans suspense pour le 16 octobre. Selon l’écrivain Mishima, fils de Yukio Mishima ; « Les progressistes sont des cétacés échoués sur le rivage, ils débattent tant qu’ils le peuvent, pathétiquement. Ça a un côté comique parfois mais par pitié, que quelqu’un les achève. ».
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Sankakai reprend des penseurs... marxistes.
Matsuda Okoda| 06/06/2003

Sankakai
Sankakai reprend des penseurs marxistes occidentaux.


Makoto Sankakai s’est illustré hier, lors d’un meeting de soutien à un candidat du Nakariberaru Minshutō. Ce dernier a en fait brandit un livre durant la conférence et pas n’importe quel livre puisqu’il s’agit de L’Ethique protestante et l’Esprit du Capitalisme de Max Weber, un sociologue marxiste occidental. Il s’agit déjà là d’une surprise, Sankakai lit des auteurs occidentaux ! Mais la suite est encore plus intéressante. En effet, le chef du Nakariberaru Minshutō a accusé le modernisme et le post modernisme d’avoir « perverti l’esprit originel du capitalisme », à savoir un travail manuel de la terre. Il a poursuivi ainsi « nous sommes dans une ère hédoniste ; c'est-à-dire, une ère de recherche de la jouissance égoïste. Pour cela, un unique moyen s’impose, c’est la destruction des codes, hiérarchies et structures sociales. Non… même de tous les codes, qu’importe leurs domaines. L’hédonisme détruit tout. ». Une déclaration qui en a surpris plus d’un. Le député s’est ensuite insurgé contre la doxa occidentale qui impose cet hédonisme à la société nakanaise encore pure grâce à l’aide de « vile et puante » bourgeoisie. Il est intéressant de noter que Sankakai est bien loin d’un marxiste et pourtant ; cette critique est née en premier lieu dans des cercles de gauche voir d’extrême gauche notamment chez des marxistes. Bien, qu’il soit clair qu’il ne s’agit pas d’un soudain revirement, ces propos soulèvent de nombreuses questions. Notamment, celle du syncrétisme politique. En effet, Sankakai s’est, par de nombreux, souvent rapproché du national bolchevisme surtout au cours de sa jeunesse politique. Il est donc légitime si le Nakariberaru Minshutō n’a pas un fond de bolchevisme en lui. Sankakai objectera sans doute que ; la gauche a toujours eu une avance sur la critique du capitalisme et qu’il est normal d’en reprendre les grands traits. Il est vrai que l’extrême droite est critique des valeurs modernisme, voir réactionnaire comme l’est Sankakai. Mais, il existe de nombreux penseurs nakanais qui se sont attaqués à la bourgeoisie occidentalisée et à l’hédonisme. Il est donc curieux de voir un Sankakai cité un penseur marxiste occidental. La théorie la plus simple serait de se dire qu’il a probablement lu ce livre la veille et qu’il a donc voulu s’en servir tant qu’il s’en souvenait encore. Ou bien, Sankakai est toujours à moitié bolchevique. Et dans ce cas, faut-il lui faire confiance pour les élections ? La réponse immédiate est non. Mais cependant, nous sommes en droit d’espérer que ce genre propos réveillera une gauche combative qui refusera de se voir voler le peu d’électeur qui lui reste.
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Le projet fou d'Ishii Araska !
Mitsue Eren| 15/07/2003

Ilot
Le paradis libertarien d'Ishii Araska


Ishii Arasaka a relancé hier son projet fou. En effet, le dirigeant de la corporation géante Arasaka a décidé d’investir au moins dix milliards de yen dans le rêve d’une vie. A 56 ans, l’homme veut créer une île artificielle dans les eaux internationales. Il ne se cache que ce projet a pour but à terme, de créer un pays de toutes pièces. Un « ilot de libertés » selon lui. Cet ilot, comme il l’appelle, serait le début d’un projet libertarien bien plus vaste. On le sait depuis toujours, si les Nakotomi ont un patriotisme exacerbé, les Arasaka ont, depuis longtemps, été conquis par les idées libertariennes et anarcho-capitalistes. Ce projet n’en serait alors que la conclusion après s’être implanté définitivement dans la province Nagakuni, la province la plus libre du Naka. C’est, en effet, dans la seule « anarchie de propriétés privées » qu’Hatano Arasaka s’est établi avec sa corporation cinquante ans plutôt. Il en a pris le contrôle, s’imposant comme le premier fournisseur avec parfois, des méthodes frôlant avec l’illégalité. Alors, il est légitime de se demander, pourquoi fonder son propre pays en pleine mer ? La vérité est qu’Ishii Arasaka a peur. Oui, il a peur d’une victoire du Nakariberaru Minshutō aux élections. En effet, Sankakai a promis une plus grande centralisation et un plus grand contrôle sur les entreprises, allant même jusqu’à parler de nationalisation pour les entreprises anti patriotiques. Arasaka y figure en première ligne selon lui, puisqu’elle « s’accoquine avec des entreprises occidentales ». Cependant, il y a également la peur de voir Tanaka centraliser encore plus et par la même, mettre une plus grande pression sur les corporations. D’autant que Tanaka est plus proche en termes de nationalisme économique avec Arasaka et Feng Corp qu’Arasaka. On comprend mieux, la décision d’Ishii Arasaka de financer à hauteur de plusieurs millions la campagne du Jiyūtō, le seul parti qui suive la vision finale d’Ishii Araska. On le sait également proche du penseur anarcho-capitaliste, Hu Jung-Hwa. Ce dernier est un des rédacteurs du programme du Jiyūtō et est professeur à l’Université d’Otokara, à deux pas du palais impérial.

Cependant, un tel projet fera face à de nombreuses contraintes techniques, éthiques et devra se plier aux accords internationaux. En effet, on ignore réellement ce qu’Ishii Araska a l’intention de faire une fois maître de son pays artificiel. La province de Nagakuni est extrêmement petite, on comprend qu’Ishii Arasaka ait besoin de voir plus grand. Une fois, la limite spatiale abolit, il s’attaquera sans doute aux barrières éthiques. En effet, la loi de Bioéthique – Kyoshi II est centrale. Ce qui signifie qu’elle s’applique à tout le Naka. Elle interdit certaines expérimentations telles que le clonage, les mutations génétiques, la modification de souvenir et le très mystérieux Projet K. Projet dont les bases avaient fuités dans la presse en 1995 et qui avait obligé le gouvernement à promulguer cette loi. On sait juste que le projet date des années 30 et qu’il avait été relancé à l’initiative d’une collaboration étroite entre Arasaka et le gouvernement. Cependant, on ignore ce qu’il contenait vraiment. Mais l’idée de le voir ressortir sur un pays artificiel n’enchante guère le gouvernement. Le ministre Tokimune s’est déjà déclaré en défaveur de ce « projet fou ». De plus, cela permettrait à Araska développer son vaste projet d’intelligence artificielle puisque, la technologie permet de plus en plus de nous en rapprocher. Cet île artificielle et cet hypothétique pays soulève de nombreuses questions qui n’auront de réponses que si elle voit le jour. Le gouvernement fera en sorte d’y mettre un maximum de barrière sans doute. Le risque serait alors de voir une nouvelle guerre des corporations. Nakatomi et le gouvernement contre Araska. Une guerre seulement juridique bien qu’Araska dispose de sa propre force armée stationnée dans le Nagakuni. Le gouvernement n’a jamais caché son envie de la dissoudre par la force si nécessaire. Mais, nous n’aurons que ces réponses après les élections puisque une cohabitation libérale et confédéraliste n’est plus à exclure.
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Questions-réponses sur la situation au Varanya.
Deku Sozu| 15/07/2003

Shah
Shahab al-Shah, l'homme à battre ou l'homme à sauver ?


Que se passe t-il en Varanya ? Le Varanya est un ancien empire qui, ballotté par les flots de l’histoire, se retrouve dans une position dangereuse. En effet, son suzerain Shahab al-Shah se voit aujourd’hui contesté pour ses choix politiques et économiques par des factions que sont les libéraux-démocrates, les communistes et les islamistes. Le pays est à cheval sur deux cultures, l’une persane et l’autre, islamique. C’est un point tension qui avec l’affaiblissement d’un pouvoir royal menace d’exploser. Les islamistes et les zoroastriens étant des ennemis de toujours. Il est vrai que les musulmans ont été opprimés durant des siècles sur ce territoire, donnant alors naissance à une radicalisation et à un djihad qui pourrait bien faire pencher la balance en faveur des factions rebelles. Mais revenons sur le Shah, on peut résumer ses choix comme étant ceux d’une monarchie autoritaire. Le Shah mène une économie dirigiste et laisse peu de place aux libertés civiles. La répression se fait de plus en plus violente. Et les mouvances, libérale-démocrate et marxiste, comptent désormais sur une lutte armée pour renverser le Shah qui perd des fidèles de jour en jour.

En quoi, le Shah est-il nécessaire ? C’est une question qui peut paraître malvenue pour certains. Mais de nombreux analystes géopolitiques et régionaux s’accordent sur le fait que le Shah est la clef de voute du maintient de la paix et de l’équilibre sur son pays et pour la région. En effet, c’est par l’union du peuple autour de son roi que celui est en mesure d’affirmer sa souveraineté, c’est-à-dire, une volonté de vie et d’indépendance. Mais c’est exactement, ce pourquoi le Shah est tant critiqué. Il ne cherche plus la souveraineté de son peuple. Pour autant, sa chute risque de plonger la région dans le chaos et de conduire à un conflit religieux ouvert entre musulmans et zoroastriens. Le risque d’un ethnocide est donc une réalité puisque perse et arabe sont deux peuples opposés dont les histoires communes se sont souvent soldées par de très violents affrontements. Le Shah est donc celui qui par sa détention de la force et de la justice garantie la paix à l’échelle de la région. Il est donc, pour le moins, raisonnable de vouloir garantir son maintien avec cependant des garanties sur les libertés civiles et économiques.

Quelles sont les prises de postions internationales ? Il semble que pour le moment deux camps aient vu le jour. D’un côté, ceux qui se montrent en faveur du maintient du Shah moyennant certaines garanties du point de vue des libertés civiles. C’est le cas du Walserrecih, du Reinaume d’Aumérine et la Principauté de Cémétie. Tous trois sont déclarés en faveur du maintient du Shah et sont prêts à apporter un soutien financier et matériel au Shah. De l’autre côté, nous avons la Fédération d’Albel et l’Arkencheen qui soutiennent ouvertement les libéraux-démocrates mais pas, les communistes ou les islamistes. Cependant, il est raisonnable de penser qu’aucun conflit direct entre ces nations ne verra le jour. Ce sera un affrontement d’intérêt qui pourrait bien converger avec l’idée d’une monarchie parlementaire dans laquelle le Shah abdiquerait en faveur de son fils. Cette idée ne déplait pas aux deux camps, qui devraient bientôt entrer dans des phases de négociations pour éviter un conflit armé dévastateur.

Et le Naka ? Le principal ministre Tanaka s’est déclaré en faveur d’une résolution pacifique et apporte son soutien ouvert et au nom du gouvernement au Shah. C’est la même chose qui a été dite à l’ambassadeur Husseim lors de sa rencontre avec le ministre des affaires étrangères Kanato. Le message de l’Empereur a, quant à lui, appelé à la paix et à une résolution pacifique mettant en avant la nécessité du maintient du Shah sur le trône. Cependant, les rumeurs veulent que l’on parle de pousser le Shah à abdiquer en faveur de son fils dans l’espoir d’éviter le conflit. Aucun débat n’a pour le moment eu lieu au Kokkai mais cela ne devrait plus tarder selon le porte parole du gouvernement. Le Naka adoptera alors une position claire vis-à-vis du Shah et de son gouvernement. Mais, il est sûr que le Shah sera soutenu financièrement par le Naka.

Qu’en pensent les politiques ? La classe politique est, quant à elle, très divisée sur la question. Mademoiselle Ozama a appelé le gouvernement à soutenir le camp libéral-démocratique. Madame Oshoka a déclaré soutenir le camp libéral-démocrate. Monsieur Shio soutient à titre personnel les marxistes mais se dit prêt à suivre la volonté de l’Empereur quelle qu’elle soit. Monsieur Sankakai exhorte à la neutralité et à l’isolationnisme, il est selon préférable d’éviter de se mêler des « manipulations juives sur le monde persan ». Les confédéralistes suivent bien entendus le principal ministre sans aucune réserve. Mais une mauvaise décision dans ce conflit pourrait entraîner de profonds changements pour les élections d’octobre.
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Attentat à Sōru, trois policiers confédéraux tués !

Flic
L'attaque a coûté la vie à trois membres de la Police Confédérale des bureaux de Sōru.


Le pays tout entier est en deuil à la suite de l’attaque terroriste qui a coûté la vie à trois membres de la Police Confédérale. Le lieutenant Pang Chong-Suk, 32 ans, mariée et mère de deux enfants, l’officier Tan Ji-Won, 25 ans, marié et sans enfant et l’officier, Ashirio Akira, 30 ans, marié et père d’un enfant. Ils ont trouvé la mort ce matin devant le siège des bureaux de la Police Confédérale à Sōru. Ils ont été abattus à bout portant le dos par un homme, identifié comme Sam Chun-Ho, un membre du Parti Radical Indépendant, un groupuscule ouvertement terroriste qui se dit en lutte contre la colonisation par l’envahisseur nakanais. L’homme aurait agi seul. Il a envoyé à plusieurs journaux locaux, un manifeste dans lequel, il se déclare « anti-nakanais » et « férocement nationaliste ». Il explique les raisons de son passage à l’acte par la venue prochaine d’élections qui ne sont pas celles du Kankoku, il se réclame comme étant en faveur d’un peuple souverain uni contre ce qu’il estime être une colonisation et une répression ultra-violente. L’homme a été abattu par un policier, l’officier Khasar, qui a été blessé par un des tirs de l’assaillant. Un civil a, également, été blessé à la cuisse au cours de l’attaque mais ses jours ne sont pas en danger. Le terroriste a été déclaré décédé à son arrivée à l’hôpital. Le quartier est pour l’heure totalement bouclé par les services de sécurités provinciaux, confédéraux et secrets. Tous recherchent d’éventuels complices ou explosifs laissés par le terroriste.

Le principal ministre Tanaka a annoncé que trois jours de deuil national aller entrer en vigueur dès lundi. Le ministre de l’intérieur, Mochizuki « Yubuqa » Jin, va se rendre sur place dans les heures qui suivent pour délivrer les condoléances nationales aux familles des victimes, ainsi que faire un point sur le début de l’enquête. L’Empereur, par solidarité, se rendra sur place dans les jours prochains et annonce que la cérémonie du thé ne se tiendra pas aujourd’hui et qu’il prie pour les âmes des victimes. Du côté des politiques, une pluie d’éloges funèbres et des propos élogieux vis-à-vis des forces de l’ordre. Makoto Sankakai a publié un communiqué sur son blog dans lequel, il se dit « choqué et effondré devant un tel gâchis ». Mitzuko Ozama a fait part de ses condoléances alors qu’elle était sur la chaîne NKTV2 pour Le Grand Débat. Abe Shio a annoncé qu’il reporter ses prochains meetings et il a, également, rédigé et publié une lettre de condoléance dans sur son blog. Du côté, des indépendantistes du Kankoku, on dénonce un acte isolé qui ne représente la volonté d’une indépendance pacifique, que tous souhaitent pour le mieux entre les deux pays. Mais cela n’est pas pour convaincre les services secrets qui ont arrêtés, d’ores et déjà, une dizaine de membres des mouvements jugés dangereux. En effet, on peut craindre un effet domino dans les prochaines et le gouvernement appelle à la plus grande prudence.

Cet attentat nous rappelle à quel point que les tensions entre une fraction radicale des indépendantistes du Kankoku et l’Etat sont toujours très fortes. Il s’agit, sans doute, d’un acte isolé. Cela l’enquête le dira. Mais il semble pour l’heure que ce soit le cas. En effet, le terroriste ne met pas en avant le mouvement auquel, il appartient. Le mot « nous » n’apparait pas dans le manifeste, le « je » est extrêmement présent à l’inverse. C’est ce qui ressemble à l’acte d’un loup solitaire qui, avec une arme de poing, a agi seul pour le plus grand drame. Cependant, cela vient nous rappeler notre histoire difficile qui ne semble toujours pas terminée. En effet, la conquête du Kankoku et son union avec le Naka, le statut spécial, puis la répression, la discrimination, les massacres de 1936, sont encore gravés dans le cœur de beaucoup de nos compatriotes. L’indépendance peut se comprendre en un sens mais l’acte de violence, lui, reste incompréhensible, décrédibilisant une cause en la tachant avec le sang de ceux qui, aujourd’hui, travaillent pour défendre cette identité commune que l’on s’est forgé au cours des siècles sans jamais oublier les drames qui les ont composés. Cet acte est barbare et touche une nation glorieuse et unie derrière son Empereur et son gouvernement. Nous nous relèverons avec une larme pour ceux qui, sont morts, mais nous serons aussi plus fort et cela, renforcera notre union.
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Sam Chun-Ho, le parcours de l'homme qui fait pleurer la nation, de son enfance à son odieux crime.
Otoru Ibushi | 23/01/2003

CHong-Suk
La lieutenant Chong-Suk, une des trois victimes du terroriste.


Akira et Ji-Won
L'officer Ji-Won et l'officier Akira, de gauche à droite, au cours d'une patrouille commune.


Sam Chun-Ho est né, en 1979, dans la ville de Takeyama. Il a grandi dans une famille de la classe moyenne, dans une banlieue dortoir de l’est de la ville. Il n’était ni bon ni mauvais à l’école. Il était décrit par ses professeurs comme étant un élève dans la moyenne. Il obtient son baccalauréat en 1997 et part pour étudier à Sōru. C’est là que selon ses dires, il prend conscience pour la première fois qu’il serait un « citoyen de seconde zone ». Il s’inscrit en faculté d’histoire mais il quitte la faculté au bout d’un an. Il se met alors à fréquenter les cercles indépendantistes par l’intermédiaire d’amis. En 1999, il entre à la Fédération des Mouvements et Partis Indépendantistes de la Prétendue Confédération. Un groupuscule réputait pour son secret et ses actions coups de poings. Le groupe est dissous en mars 2000 après la mort d’un jeune au cours d’une de leurs actions. Par la suite, Sam Chun-Ho trouve un travail dans une librairie du centre ville, il se range. Il n’assiste plus qu’à quelques conférences et ne participe plus qu’aux manifestations légales. Il commence à rédiger des articles postés sur le blog du Parti Radical Indépendantiste en 2001. On ne sait pas vraiment comment, il est entré en contact avec ce groupe. Il s’agit d’un ancien groupe terroriste des années 50, dissout puis recomposé dans l’objectif de « demander une indépendance pacifique », peut-on lire sur le blog aujourd’hui fermé par le gouvernement. Sam Chun-Ho semble, alors, selon ses proches se radicaliser de plus en plus, tenant des propos de plus en plus violent. Il se dit en faveur d’une action forte, qui fera un grand bruit pour mettre en lumière la souffrance d’un peuple. Il quitte son travail début juin 2002, il retourne alors à Takeyama où il vit chez ses parents. Il se trouve une copine, dans un atelier de poterie. Il emménage avec elle mais se sépare rapidement après quelques mois. Doit-on y voir un facteur déclencheur ? C’est en tout, cet évènement qui le pousse à retourner à Sōru, au début de cette année. Il s’installe dans un quartier calme où il ouvre une petite librairie spécialisé dans les Manhwa. Il achète une arme, non déclarée, trois jours avant l’attaque. Il envoie son manifeste par la poste, deux heures avant l’attaque, il le poste dans le même temps sur un blog nationaliste, ainsi que sur plusieurs forums. Il prend la direction des bureaux de la Police Confédérale à pieds. Il met une heure pour y arriver.

La lieutenant Pang Chong-Suk a donné rendez vous à plusieurs de ces hommes sur un des parkings des bureaux pour leur départ en mission. Les trois agents qui l’accompagnent se connaissent de longue date, ils travaillent ensemble depuis maintenant deux ans. L’officier Tan Ji-Won est le petit nouveau mais c’est un jeune homme diplômé avec les félicitations du jury de l’école de police ce qui lui permet d’intégrer la Police Confédérale sans passer par la procédure habituelle, qui impose de faire au moins cinq ans dans un corps de la police provinciale. On le voit comme plein d’avenir, il prépare le concourt pour devenir inspecteur. Il aime bien faire marcher ses méninges, il est bon vivant. Il s’est marié quelques mois auparavant avec une institutrice. D’aucun, dirait que c’est un peu jeune mais ils vivent un amour fou alors qu’importe. La lieutenant est une femme mûre, mariée et mère de deux enfants, de deux et quatre ans. Son mari travaille comme ingénieur chez Nakatomi dans les bureaux de Sōru. Elle va bientôt recevoir une promotion alors elle veut que l’on boucle l’affaire en cours vite et bien. C’est une femme autoritaire mais qui sait lire dans les gens. Arrive ensuite les deux derniers membres pour l’opération, l’officier Khasar, un mongol venu des steppes dont les parents se sont installé à Dzag sur les bords de la mer. Ils sont tous deux issus de classe modeste et ont toujours poussé leur fils à faire de grande étude et à s’intégrer. C’est pour cela qu’il devient policier à 20 ans, il intègre la Police Confédérale à 26 ans après plusieurs années dans la police de Dzag. Enfin, l’officer Ashirio Akira, originaire de Wano Kuni, il est marié à une secrétaire médicale du Kankoku et est le père deux enfants de six et quatre ans. Ensemble, ils doivent épauler les policiers de Sōru pour saisir plusieurs kilos de drogues dans un appartement du centre ville. Alors que la lieutenant donne les derniers ordres avant le départ, Sam Chun-Ho s’approche d’eux.

Il sort de sa poche son arme. Il tire à bout portant sur l’officer Akira qui s’effondre mortellement toucher deux balles dans le dos. Voulant répliquer la lieutenant Chong-Suk se saisit de son arme. Elle reçoit une balle en pleine poitrine. Elle s’effondre encore vivante. L’officier Khasar ouvre alors le feu. Il touche Chun-Ho à la cuisse mais est, lui-même, blessé au bras droit en retour. Contraint de se mettre à couvert avec l’officer Ji-Won. Ce dernier, héroïque, veut porter secours à sa chef qui est encore en vie ce moment-là. Il demande à l’officier Khasar de le couvrir. Ce dernier s’exécute. Il ouvre le feu en direction de Chun-Ho. Celui-ci réplique et touche l’officer Ji-Won à la gorge. Il s’effondre, mort. C’est alors que les renforts arrivent, lourdement armés. Profitant de cet instant, Chun-Ho sort de derrière une voiture, il est abattu par l’officer Khasar de trois balles dans la poitrine. Tout cela n’a duré que moins d’une minute. L’officier porte ensuite secours à la lieutenant Chong-Suk. Elle meurt dans ses bras. Chun-Ho est envoyé dans un état critique à l’hôpital, il sera déclaré mort dans l’ambulance.

Cet attentat retrace le parcours d’un homme, perdu, qui n’a jamais su vraiment trouver sa place. Sans doute, pensait-il, se battre pour une cause juste. Mais, il en est rien. Hier, il n’a fait que priver des parents de leurs enfants. Il n’a fait que priver des enfants de leurs parents. Ce soir, ils trouveront la maison vide. Comment expliquer que papa et maman sont mort au service de leur pays ? Comment expliquer que papa et maman ne reviendront jamais ? Comment expliquer cela à des enfants ? La tristesse emplie nos cœurs, le chagrin et le dégoût sont en nous comme un poison. C’est pourtant eux qui ont poussé Chun-Ho à abattre froidement des parents, des enfants, des agents de l’ordre, des nakanais comme lui. Il ne se considérait pas comme étant nakanais. Mais il était nakanais. Car le Naka, c’est cet incroyable mélange allant des steppes aux îles d’Halula. C’est une multiplicité des civilisations, des coutumes, des traditions, du beau et du vrai, qui ensemble, forme le plus beau des pays. Le soleil se lève et lorsqu’il se couche, c’est pour renaître. Nous sommes le pays du soleil. Nous sommes le pays de la beauté, de la culture, du vrai. Cela Chun-Ho ne l’avait pas compris. Mais, nous nous savons et nous le dirons. Nous sommes nakanais. Que le soleil se lève !
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