13/11/2004
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Audience exceptionnelle [Nhorr - Fortuna]

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Audience Exceptionnelle d'un diplomate clanique au sein d'Il Palazzo Ducale
4 Mai 2004,
Sérénissime République de Fortuna,
Palais des Doges,


Francesca Federica di Fortuna, Doge de la Sérénissime
Francesca Federica di Fortuna, Doge de la Sérénissime

L'Eurysie vivait vraiment une époque formidable, et même si théoriquement c'était là une affirmation que tout contemporain d'une époque quelconque disait, celle ci ne fut certainement jamais aussi vrai qu'en ce début de XXe siècle. La mondialisation, déjà entamée de façon assez précoce par la Sérénissime grâce à son "empire" à travers le monde, se répandait comme une trainée de poudre et nombreux étaient les nations qui sortaient d'un isolement relatif afin de prendre position sur la scène internationale, pour le meilleur comme pour le pire. Cependant, concernant le vieux monde, l'on pouvait assurément, du point de vue fortunéen affirmer que c'était là pour le pire. L'immense faune étatique d'Eurysie était une véritable curiosité pour de nombreux observateurs et autres experts en géopolitique qui malgré toutes les théories qu'il soit possible d'imaginer n'arrivaient guère à expliquer comment une tel mosaïque de peuples et de nations aux penchants, idéaux et autres moeurs aussi divers et surtout opposés les uns des autres ,pouvaient cohabiter en "relative harmonie". Que ce soit les communistes d'Astac, les anarchistes et pirates du Pharois Syndikaali, les démocraties de scandinavie et du Walserreich, les nationalistes extrémistes du Magermelk, les impériaux décadents rémiens ou encore les sauvages Latins Franscisquiens, il relevait du miracle qu'aucun pays ne soit encore rentré dans une lutte ouverte au nom de quelques principes idéologiques ou de raisons territoriales fantasques. Même si il y a peu, l'Empire soit disant désormais démocratique Latin Franscisquien s'était illustré par une escalade de tension culminant sur une drôle de guerre qui s'acheva comme elle avait terminée, dans l'indifférence presque totale des états, à peine quelques réactions de soutient pour des victimes et une salve de dénonciation mais quasiment aucune action concrète. Et pourtant, ce n'était pas les réactions de la presse qui manquaient afin de réagir sur les évènements.

Toujours était-il que tel un feuilleton interminable auquel l'on ne souhaite assister qu'à une fin définitive, l'Empire ne cessait de se jeter sous les projecteurs, offrant à l'Eurysie et au monde un spectacle sans fin avec de nouveaux rebondissements chaque jour, ce jusqu'à une disparition relative et rapide dans une situation d'isolationnisme volontaire. Les autorités républicaines et un grand nombre de personnalités de Fortuna, si elles avaient largement profité de cette mine d'or de capital sympathie qui s'était présenté afin de divertir l'opinion publique, s'étaient pourtant bien vite lassés. Tel un enfant ayant obtenu ce qu'il désirait, ils lâchaient désormais leur jouet médiatique afin de s'intéresser à d'autres affaires plus lucratives, laissant à l'Amirauté et à quelques individus annexes tout le loisir d'épuiser ce qu'il restait du filon en faveur de quelques intérêts particuliers. Dire que l'on ne souhaitait plus entendre parler de cette terre de sauvages n'était pas faux en soit, c'était même vrai, extrêmement vrai, les patriciens comme le Doge avaient à faire, et portaient à nouveau leur regard vers l'est d'une part où la guerre civile faisait rage au Varanya et à l'ouest vers Canossa où il y avait fort à faire dans le cadre du développement constant de l'économie locale.

Toutefois, habitué des frasques et des coups d'éclats, ce qui devait arriver arriva et le cas "Impérial" revint bien vite au sein des discussions de couloirs du Palais des Doges. Cela avait commencé par une émission de Radio pour le moins atypique et qui à la première écoute aurait pu ressembler à s'y méprendre à une mauvaise blague. Toutefois, l'arrivée à l'improviste d'un diplomate Nhorr au sein de la cité qui sombre quelques jours plus tôt se voulait comme un cruel rappel de la réalité. Selon toute vraisemblance, de nouvelles tensions s'annonçaient et quelques scandales diplomatiques étaient à l'oeuvre une nouvelle fois, cependant d'une toute autre ampleur théoriquement que l'exécution de trois adolescents. Une affaire assez grave pour que les clans Nhorr, qui d'ordinaires en dignes barbares étaient on ne pouvait plus divisés et prompt à s'affronter comme aux temps jadis à la massue et aux lames, envoie un émissaire parfaitement présentable afin de quérir un soutient de la Sérénissime dans le cadre d'une quête visant à libérer l'un de leurs "Roi tribaux", retenus prisonniers par les Francisquien.

Reçu et accueilli au sein de l'un des hôtels non loin de la Torre Bianca peu après avoir fait part des motivations de sa venue, les autorités républicaines avaient ainsi délaissé ce dernier plusieurs jours, entre autre le temps que de multiples tractations entre les villas patriciennes, le Sénat, la Torre Bianca et le Palais des doges se fassent. Inutile de préciser que toute la ville fut mise au courant qu'une affaire importante se tramait au vue des allez et venus multiples au sein des différents lieu, largement amplifiés en nombre de par le fait que tous et chacun se renvoyaient la balle afin de savoir qui aller s'occuper ça. Un petit manège qui pris une fin abrupte lorsque sa Grâce le Doge s'empara personnellement de l'affaire, accordant une audience au sein d'Il Palazzo Ducale. Audience qui allait débuter sous peu à dire vrai au sein du bureau de la tête de la République, qui flanquée d'un certains nombre de grattes papiers, officiers de sécurités et quelques officiels attendait le Diplomate qui d'une minute à l'autre allait pénétrer sur place.
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Le diplomate Nhorréen se présenta à l'assemblée après quelques minutes d'attente, le temps que l’entièreté des officiels et personnages se rassemblent pour permettre cette importante réunion. Il se présenta seul, en costume complet d'un bleu marine tendant vers le noir. Bien que d'apparence très présentable pour le protocole, il se dégageait de lui une aura, une attitude et une posture propre à ce que qu'on pouvait imaginer de es Nhorréens, peuple supposé barbare aux vertus guerrières. D'un physique plutôt large et baraqué, le diplomate portait une coiffe très propre sur lui, des cheveux courts coiffés en une courte raie sur le côté droit. Une barbe taillée et le visage marqué par plusieurs cicatrices et anciennes balafres marquant sa face qu'il portait avec dignité.

Ses yeux verts balayèrent un instant la court afin de se faire une idée du monde rassemblée par l'évènement. En Nhorr, on pouvait juger la valeur d'un homme à sa capacité à rassembler les gens autour de lui et de son autorité. La présence des grattes papiers, officiels et agents de sécurité ne pouvait que lui rendre honneur quant à sa capacité à attirer l'attention d'autant de monde. Autrement dit, notre homme pouvait se considérer comme une personne valeur en Nhorr.

Le diplomate s'inclina d'un geste gracieux trahissant une rigidité forgée par une formation martiale poussée.


- "Je suis honoré que Fortuna prenne à ce point au sérieux mon humble requête." Commença le Nhorrien, se redressant pour faire face à la cour. "Je suis Nohlan Edelwert. Je représente Nhorr, non pas en tant que faction unie, il est vrai, mais assez importante pour que ma voix ne soit pas celle d'un petit clan isolé."

Nohlan Edelwert, Diplomate de Nhorr
Nohlan Edelwert, Diplomate de Nhorr



- "Vous n'êtes pas sans savoir la situation et les relations diplomatiques qui parcourent Eurysie comme une trainée de poudre. Les rois tribaux de Nhorr cherchent à prouver leur valeur afin d'établir un successeur légitime à Gurvan de Tual, feu, notre dernier Haut Roi à avoir foulé le sol de Nhorr. La plupart de nos représentants mettent un point d'honneur à exercer leur diplomatie eux même, témoignant ainsi de leur implication dans les relations diplomatiques à l’internationale et de leur volonté de changer Nhorr pour suivre une nouvelle voie. Nous pensions qu'il serait possible d'agir en ce sens.

Nous nous sommes trompés. Car vous connaissez le destin réservé à Glenn Kendall. Son destin ayant été révélé par son bras droit, le dragon Goulwen Macgoloff.

Ainsi, L'Empire Latin Fransciquien a donné un prétexte à Nhorr pour joindre partiellement ses forces. Dans le but d'un acte unis et motivé par la gloire que de sauver le Haut Roi Glenn Kendall. Du moins, à l'heure actuelle, nous pensions qu'il était encore possible de le sauver. L'Empire Latin prouvant une fois de plus son incapacité à échanger diplomatiquement avec ses homologues.

Le corps de Glenn n'a toujours pas été restitué, et les chefs de clans sympathisant au drame qu'à vécu le Pharois Syndikaali ont décidé qu'il ne sera pas toléré que la dépouille du Roi Tribal de Kendall ne soit pas restitué."

Le diplomate marqua un temps de pause, laissant un instant aux officiels de Fortuna d'encaisser l'information.

- "Même si je déplore l'intervention "improvisé" de Goulwen sur la scène internationale, son action a été motivée par la colère et la panique provoquée par l'injonction de l'Empire Latin d'entamer un échange diplomatique alors que ces derniers venaient de faire emprisonner et exécuter le diplomate venu à leur rencontre. L'Empire Latin a toutefois fait parvenir une missive officielle, annonçant la mort du Roi Glenn Kendall ainsi que la volonté d'excuser ses crimes de guerre car le régime démocratique n'aurait rien à voir avec l'ancien régime. Voici une copie du communiqué."

Le diplomate approcha, déposant humblement trois copies du communiqué répartis auprès des grattes papiers et des représentants diplomatiques de Fortuna.

Communiqué officielle de l'Empire démocratique Franscisquien a écrit :
En réponse à la déclaration internationale du Nhorr,

Chère...Chose.

Je m'adresse à vous pour vous remercier de votre déclaration très...honnête et plutôt "cordiale" pour un barbare.
Tout d'abord, je voulais vous avertir que c'est bien la seule réponse que je vous accorderais en rapport avec votre roi et secondement, je vous informe aussi que vous êtes évidemment libre de venir le chercher si vous voulez. En ce qui concerne la constitution de l'empire, elle a changée et celui-ci avec puisque lorsque vous parlez de régicide, il semblerait que vous n'aviez pas prévu celui de de l'empereur déchu que j'ai eu le plaisir de massacrer de mes propres mains avec l'aide de mon épée. À ce jour, dès que vous lirez ceci je vous demanderais de ne pas tenir compte de la faute d'orthographe que j'ai commis quelques lignes plus haut sur le mot "régicide". Désormais, il prend un "s" puisque je vous annonce que depuis bien longtemps lorsque l'ancien régime était encore en place le roi Glenn Kendall est mort mais l'ancien gouvernement n'avait pas jugé nécessaire de vous en informer. Je voulais aussi vous dire de contenir votre colère car premièrement l'empire a bien changé et n'est plus du tout le même puisqu'il démocratique et je suis désormais à sa tête. Secondement, bien que je ne ressemble en rien à mon père si ce n'est par mes titres je ne laisserais pas les erreurs de l'empire déchu tâcher celle de l'empire démocratique ainsi que ses citoyens et leurs libertés qu'ils ont obtenues au prix de leurs larmes et de leur sang donc j'en profite pour vous donner un dernier conseil et c'est celui-ci :

Empire démocratique Franscisquien

Si vous voyez ce drapeau flotter au Nhorr c'est que vous n'avez pas condamnés les réels coupables et que vous avez fait l'erreur de provoquer les citoyens francisquiens qui je vous l'avoue, on le sang encore chaud. Cependant, si vous décidez de collaborer, je peux faire traquer tout ceux qui ont été responsables (sauf moi, le Premier Consul et le Maréchal d'empire bien-sûr) de près ou de loin de la mort du roi Glenn Kendall.

En vous remerciant pour votre...honnêteté,

l'Imperator Augustus Caesar Caius Princeps Louis Ier, empereur de l'Empire Démocratique des États Latins Francisquiens.

- "Cette missive a été écrite par le Prince Impérial. Nous ignorons sont implications dans l'arrestation du Roi tribal de Kendall, mais nous savons que ce dernier était parfaitement au courant de l'arrestation de Glenn Kendall. Ce dernier ayant communiqué lui même la missive à Goulwen provoquant sa réaction à l’international.

Je veux toutefois attirer votre attention sur la chose suivante : Le Prince Impérial rejette la faute sur l'Empereur, son père. Nous jugeons que si le prince lui même a écrit la missive servant à nous prévenir de l'arrestation du Roi tribal, alors ce dernier a appliqué les ordres de l'Empereur sans contester, se révélant complice de meurtre et pire encore, a commis l'un des pires crime au monde, un parricide, dans le simple but d'échapper à ses responsabilités. Un chef d'état digne de ce nom ne devrait pas se targuer d'avoir emporté deux autres chefs d'état dans la tombe et devrait au contraire prêter l'oreille à ce que d'autres voudraient leur proposer.

Aujourd'hui, Glenn Kendall est mort car il pensait qu'on pourrait l'écouter en sa qualité de diplomate.

Nous n'avons eu que peu de contact, et cette réunion tient de la réunion extraordinaire. Nous avons toutefois entendu vent de votre inimité avec l'Empire Fransciquien et de vos censures à son encontre. Les rois tribaux de Nhorr ne vous demandent pas de prendre parti. Mais votre soutien serait une aide non négligeable. Une faveur dont les rois tribaux seraient honorés de pouvoir honorer cette dette. Une fondation sur laquelle construire une base plus solide."
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