13/11/2004
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Rencontre officielle - Makt et le Pharois Syndikaali

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Siège du gouvernement, Walden

Après l'échec cuisant de l'Alliance Boréale, Makt a connu beaucoup de changement, dont un changement de gouvernement. Le pays s'est montré un peu plus discret sur la scène internationale. Mais, après le démantèlement de la Fraternité des Mers du Nord et du rapprochement de Makt avec le Syndikaali, il ne fallut pas très longtemps pour que les représentants se rencontrent. Et c'était ce jour, le 10/07, une belle journée d'été où la rencontre a été fixée. Pas à Lullin cette fois, elle prenait beaucoup trop d'importance aux yeux du monde d'après certains membres du gouvernement, le meilleur choix était Walden. Capitale politique, simple et clair. Contrairement à avant, l'administration était solide et Makt était prête à accueillir une nation sur son sol.

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Peter Van Manlor, Premier Ministre de la République Fédérale de Makt

Van Manlor était conscient qu'il fallait que Makt prenne de l'importance au niveau mondial. C'est pour cela que rencontrer le Syndikaali, pays dans le top 5 des nations les plus "puissantes" était crucial. Lors de l'entrevue, beaucoup de choses vont être abordées : extradition des terroristes, possible création d'une cour pénale internationale, accords de libre échange etc... Van Manlor cherche également à obtenir la confiance à ses voisins, il fallait donc être imposant, mais avec une aura sympathique.

Port de Walden, 10 Juillet 2004, 10h14

Bateau pharois arrivant à Walden

Le bateau transportant la délégation est pharoise était arrivée, elle a été accueillie par des soldats au garde à vous et par les hymnes des deux pays. Au fond du tapis rouge qui distance l'entrée du navire aux voitures du gouvernement, de belles berlines noires avec des petits drapeaux au bout, se trouvait Van Manlor et d'autres Ministres et conseillers. La délégation s'approchait tout en saluant la foule, assez euphorique en cette période d'été.
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Le Capitaine Maino s'était levé ce matin là de bonne humeur, comme tous les matins. Sa femme était venu le réveiller avec un baiser sur le front, une tranche d'omelette au lard et le journal du jour, comme tous les jours. Chose appréciable dans cette terre austère qu'était le Syndikaali, le mois de juillet était particulièrement doux et les rayons du soleil perçaient les carreaux de sa fenêtre, venant réchauffer son visage alors qu'il papillonnait doucement des paupières, encouragé par l'odeur de nourriture et du café chaud.

Deux heures plus tard, le temps de finir de déjeuner, d'embrasser sa femme, de lancer quelques balles à son chien et de vérifier si sa kalachnikov était bien nettoyée, il passa le perron de sa porte et au lieu de se diriger vers le ministère comme d'habitude, pris la direction des quais de Pharot. Il ne se séparait jamais de sa vieille mitraillette lorsqu'il prenait la mer, réflexe rassurant d'une époque où, plus jeune et moins bedonnant, il s'était adonné lui-même à quelques activités de piraterie dans la région. Ce temps était loin à présent, il était devenu un homme respectable, un cadre du Parti du Progrès, libéral convaincu et ministre des intérêts internationaux du Pharois Syndikaali.

C'était un poste de haute responsabilité et qui demandait beaucoup de travail et de déplacement. Et le Capitaine Maino était bon dans son domaine... dieu qu'il était bon. Arriver aussi haut n'avait certes pas été une mince affaire dans ce monde de requins qu'est la politique, et il avait fallu arroser un paquet de monde et faire jouer de contacts avec qui ils pensaient avoir coupé les ponts depuis longtemps. Mais maintenant il y était : l'un des personnages les plus important du pays, la confiance de son Parti et les moyens de l'Etat à sa disposition pour mener ses affaires. Désormais les intérêts du Syndikaali étaient les siens, au moins le temps de son mandat, et le Capitaine Maino n'était pas homme à négliger ses intérêts.


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Arrivé au port, il se dirigea vers l’embarcadère gouvernemental, c'est à dire sous contrôle de l'armée, où deux soldats qui se grillaient une cigarette le reconnurent et le saluèrent. On le mena à travers un entrepôt militaire à l'intérieur duquel un navire de taille moyenne mouillait à un quai artificiel. Ici, les soldats étaient plus nombreux et quelques diplomates et fonctionnaires de son ministère se trouvaient apparemment déjà sur place. On l'invita à monter à bord, précisant que le navire ne tarderait pas à quitter Pharot. C'était un long chemin depuis la capitale pharoise jusqu'à Walden et des turbulences fréquentes au dessus de la mer du Nord empêchaient apparemment d'utiliser l'avion. Ce n'était pas plus mal : pour une nation à moitié pirate, Maino trouvait la symbolique du bateau plus appropriée.

Il alla s'installer dans un petit salon en hauteur qui offrait une vue dégagée sur la mer. Enfin, dès qu'il serait partis, pour le moment les larges fenêtres n'offraient que la vision austère des murs en taule de l'entrepôt. Maino sortit la petite boîte de gâteaux que lui avait donné sa femme avant de partir, signifia d'un geste à l'un des diplomates qu'il avait intérêt à se tirer du salon sans poser de question parce qu'il souhaitait y rester seul, puis tout en grignotant les biscuits, sortit un énorme recueil de poésie maktoise.

Seize heure plus tard, ils arrivaient en vue de Walden et Maino avait une idée beaucoup plus précise de la valeur civilisationnelle à accorder à la République de Makt. Alors que le capitaine passait le prévenir qu'on n'allait pas tarder à accoster, le ministre se releva de sa banquette en faisant craquer ses genoux, épousseta sa veste des restes de miettes qui pouvaient y trainer puis rangea le recueil dans sa valise et s'en alla retrouver le reste de son équipe à l'avant du navire pour pouvoir y saluer d'hypothétiques curieux. A raison puisqu'il semblait y avoir foule et des soldats du Syndikaali, après avoir demandé sa permission, s'autorisèrent à tirer quelques fusées d'artifices dans le ciel pour souligner leur arrivée et offrir un petit spectacle aux maktois qui avaient fait le déplacement. Il ne faisait pas encore complètement nuit, mais la journée était très avancée.

- "Bien j'espère que tout le monde est parfaitement au point sur ses dossiers et que vous avez profité de la traversée pour réviser car c'est notre première entrevue diplomatique depuis un sacré moment, mes enfants. Alors du professionnalisme."

Ils hochèrent tous la tête d'un air austère. Maino fronça les sourcils.

- "J'ai dit du professionnalisme, vous êtes diplomates, pas croque-morts, alors de l'enthousiasme que diable, nous marquons l'histoire !"

Quand il eut vérifié que son équipe se montrait un peu plus souriante, il leva comme les autres la main en l'air pour adresser de grands signes pendant que le navire accostait.

Au milieu de ce petit monde qui semblait très content de les voir, le premier ministre maktois vint les accueillir en personne d'une poignée de main. Maino la saisit vigoureusement, les yeux rieurs et un large sourire fendant sa bouche d'une bajoue à l'autre.

- "Monsieur Van Manlor, c'est un plaisir de mettre un visage sur une écriture, soyez-en sûr. Ne dit-on pas que le visage est le reflet de l'âme ? On peut se brouiller par écrit, ne pas se comprendre, mais en se fixant dans les yeux c'est l'humanité qui rejaillit et alors comment douter que nous sommes frères ?"

Il n'alla pas jusqu'à offrir une tape dans le dos du Premier Ministre, mais passa un peu familièrement son bras autour de ses épaules tout en continuant de disserter.

- "Je lisais justement à ce propos l'une de vos autrices nationales, madame Patricia van Munshow, une femme admirable, je ne l'ai jamais rencontré mais son âme transperce le papier quand on parcourt son œuvre, et je me suis fais la réflexion : "mais pourquoi diable n'envoyons nous pas les poètes comme diplomates" ? Après tout qui de mieux saurait trouver les mots justes ? Les mots frappants pour se parler non pas à la tête mais au cœur ? Je vous ai ramené de la poésie pharoise, vous savez, j'espère que vous êtes amateur, si oui nous pourrons agrémenter notre correspondance d'Etat de conversations plus littéraires, je suis sûr que cela faciliterait la diplomatie. "

Maino s'attarda quelques secondes pour continuer de saluer la foule qui les observait à quelques mètres de là puis se tourna de nouveau vers Van Manlor.

- "Vous me pardonnerez l'analogie puisque si j'aime la poésie, pour ma part je ne suis pas écrivain, mais la conversation, c'est comme le transit, il faut savoir la fluidifier pour vivre heureux."

Puis il hocha la tête.

- "Particulièrement quand les sujets à aborder sont douloureux. Nous avons beaucoup de travail qui nous attend, tâchons de rendre cela le plus agréable possible, je suis un peu plus âgé que vous mon cher Manlor, je parle d'expérience : on ne fait pas de vieux os à de tels postes de responsabilité si l'on n'apprend pas très vite à prendre un maximum de plaisir à la tâche. Le pouvoir est une drogue récréative comme une autre, mais qui implique toutefois un peu plus de responsabilités. Je souhaite que cette rencontre nous laisse à tous un souvenir merveilleux et pas seulement procédurier."
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Van Manlor se tenait debout, bien droit, devant le navire pharois d'une belle peinture blanche sortie fraîchement d'usine. Devant lui se trouvait la délégation qui s'approchait de lui, avec comme leader le capitaine Mainio. Manlor appréciait le capitaine, après toutes ces lettres, on finit par s'attacher au personnage. Ce capitaine l'amusait, Van Manlor étant d'habitude un homme assez antipathique et sérieux, il esquissait un sourire lorsqu'il voyait qu'une lettre était signée "Capitaine Mainio". Cet homme paraîssait, à ses yeux, un mélange d'un lettré passionné de poésie et de littérature à un homme qui passait ses journées à faire des blagues déplacées tout en ne gardant aucun sérieux. Manlor entendit que ses impressions furent à moitié correcte : il est vrai que c'était un homme passionné de poésie mais il restait professionnel. Van Manlor, assez largué en poésie et en littérature, à d'ailleurs révisé les fondamentaux, afin de ne pas paraître sous-cultivé face au représentant Pharois. Il était clair que le Syndikaali était plus qu'une puissance régionale : c'était une puissance mondiale, et elle était devant nous. Il fallait donc se la jouer diplomate, et ne pas tenter de s'imposer trop brusquement comme dans la nature du jeune Premier Ministre.

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Tandis que Capitaine Mainio échange quelques mots avec Manlor et salue la foule, un chauffeur, habillé très élégamment, ouvre la porte de la berline noire gouvernementale. Une très belle voiture, payée par le contribuable maktois. Il n'a pas fallu longtemps pour que le capitaine y ajoute un commentaire agréable sur la qualité de la voiture.

Une fois en route, Manlor ouvre des discussions avec le ministre pharois

"Donc vous aimez la poésie ? Quelle belle passion... Malheureusement, je n'ai pu développer cette passion étant plus jeune... Trop occupé par les études n'est-ce pas ? Personnellement, je suis plutôt Histoire et Mathématiques. Il faut bien des ingénieurs pour faire fonctionner le pays ?

Le sujet de conversation touchait beaucoup aux passions et petit à petit aux matières et puis aux études. C'est ainsi que le capitaine parla à Manlor du projet Universitas. Manlor semblait intéressé, oui, comment ne pas être intéressé face à cette offre alléchante qu'est le développement de l'éducation et de la recherche ? Il lui répondit assez sèchement :

Donnez moi du temps afin de parler avec mes conseillers, et je vous en dirais plus.

Après des minutes de discussions aussi passionnantes les unes que les autres, la belle berline qui servait de véhicule de transport pour les deux représentants nationaux venait d'éteindre le moteur en face du siège du gouvernement, au plein centre de Walden. Tout comme au port : tapis rouge, soldats au garde à vous, foule venue voir les deux politiciens, alors les stars du jour à ce moment là. C'est ainsi que Manlor dit à Mainio juste avant de sortir de la voiture :

Vous avez préparé votre discours ?

Ce dernier répondit à l'affirmative et sortit de la voiture en dernier. Les deux homologues s'avançaient sur le tapis rouge qui menait devant l'entrée de l'édifice. Juste devant, une estrade pour permettre aux dirigeants un discours, mis en place pour la fin de la rencontre afin de conclure et d'apporter un message d'espoir à la collaboration du Syndiakaali avec Makt. Il fallait ramener de bonnes nouvelles au peuple.

Les deux hommes entrèrent dans le bâtiments, Manlor présenta les différentes pièces et collections du palais et se mettent aux choses sérieuses. Une table fût dressée : un côté droit avec les représentants de Makt dirigés par Van Manlor et un côté gauche avec les représentants du Syndikaali dirigés par le capitaine Mainio. Les pourparlers commencent.
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- "Ah monsieur Van Manlor, le monde a autant besoin de poètes que d'ingénieurs. Je pense que mon pays est composé pour moitié de l'un, pour moitié de l'autre et certains sont les deux à la fois. Au fond, quel est le moteur de l'humanité ? La technique ! Et la sensibilité. La première a fait de nous des dieux sur terre et la seconde nous rappelle chaque jour salutairement à quel point nous ne sommes rien. L'humanité est une locomotive, la science est son moteur, la culture ses rails."

Suivi de quelques mètres par le reste de son équipe, il accompagne le Premier Ministre jusqu'à sa voiture tout en en profitant pour relancer sur le Projet Universitas du Syndicat Universitaire qui lui avait expressément demandé de profiter de la rencontre pour en toucher un mot au Gouvernement maktois. L'initiative ne mangeait pas de pain et c'était une idée tout à fait intéressante pour rapidement nouer des liens durables à travers le monde. Le Syndikaali avait beau connaitre un développement rapide, il pêchait encore pour sa diplomatie, les derniers déboires avec l'Empire Latin Francisquien l'avaient suffisamment prouvé. Forger de nouvelles amitiés dans les flammes de la curiosité réciproque et ouvrir la jeunesse à des horizons nouveaux était dans l'âme du pays. Et puis à part ces vieux réactionnaires du parti des Flots, Maino ne voyait pas bien qu'il irait s'opposer à un tel projet de loi.

Le Capitaine confirma poliment avoir effectivement écrit "quelques modestes lignes pour la paix" et sortit de la voiture pour admirer la façade du siège du Gouvernement maktois. Indiscutablement, ces nordiques savaient y faire. L'architecture de son pays était plus brute, relativement fonctionnelle mais - il le déplorait - parfois sans charme et sans poésie. Ici, on voyait bien que la culture différait au moins sur ce point. Le bâtiment était racé, tout comme ce qu'il avait pu voir de la ville à travers les fenêtres de la berline. Même la voiture était classieuse, là où lui voyageait la plupart du temps dans des jeeps de l'armée à peine redécorées en véhicules diplomatiques. Il faudrait qu'il en touche un mot au service communication du Syndikaali, ce n'était pas possible de continuer à passer pour des rustres aux yeux de la moitié de leurs invités.

Maino prit encore quelques instants pour saluer la foule, visiblement très content de la tournure de sa visite, puis ils pénétrèrent le bâtiment et s'installèrent.

- "Parlons peu parlons bien cher ami, nous avons plusieurs sujets à aborder."

Un des diplomates lui tendit un dossier qu'il ouvrit à la première page d'un air appliqué.

- "Sécuritaire dans un premier temps, la région n'est toujours pas réellement apaisée que ce soit à cause de nos voisins ou des groupuscules pirates qui y mouillent ainsi que la négociation d'un hypothétique pacte de défense mutuel. Économique ensuite, il faut évoquer nos tarifs douaniers, les voies de passages de marchandises au niveau du Détroit ainsi que les différents intérêts de nos entreprises respectives dans les mers du Nord. Diplomatique enfin, pour ce qui est du rapprochement entre nos deux nations, il y a le Projet Universitas mais également les questions d'immigration et de partenariat ainsi que des jumelages entre les villes."

Il referma le dossier avec un sourire.

- "Puis-je vous demander une tasse de café ? Je pense que nous avons du travail."
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"Oui Monsieur Mainio, tout pour nos invités."

Van Manlor interpella un des majordomes du palais et lui demanda d'apporter de quoi se mettre à l'aise. Le servant, habillé de façon très élégante, hocha la tête sans dire un mot.

Il était temps pour Makt d'avancer à son tour ses revendications, Van Manlor misait beaucoup sur cette rencontre, il ne fallait rater aucun point et surtout, ne pas repartir les mains vides, à croire que c'était devenu une habitude pour Makt de ramener des dirigeants sur son sol pour finalement rien apporter de concret. Cette fois-ci, tout aller changer, et Manlor allait de nouveau conquérir les âmes de ses concitoyens, en ce moment assez délaissés de la politique, trop occupés à se moquer des Francisquiens. Bref, le Premier Ministre sortit à son tour son dossier qu'il avait préparé, ou du moins que son secrétaire avait préparé, lors des derniers jours précédents.

"Messieurs les représentants du Syndikaali, nous sommes ici réunis pour approfondir les relations entre la République Fédérale de Makt et la Libre Association des Propriétaires de Phares et de Filets d'Eurysie Septentrionale. Evidemment, le sujet est divisé en plusieurs parties, tout d'abord sécuritaire, puis économique, puis un peu plus centré sur les accords de migrations ainsi que sur les différents évènements dans le monde. Avant de répondre à vos revendications, nous allons bien évidemment énumérer les nôtres. Commençons donc."

Le servant apporta les tasses de café, bien chauffées pour mettre à l'aise les invités présents dans le palais. Comme dans le plan, imposant mais sympathique. Il ne fallait pas tout gâcher. Manlor sortit donc son surligneur et continua :

"Commençons comme vous l'avez fait, la défense. C'est à vrai dire le sujet qui préoccupe beaucoup Makt. Nous avions prévu, avec l'accord de l'état major maktois, un programme d'opérations communes dans le but de mettre fin à toutes actions de piraterie dans les mers du nord, donc des opérations maritimes effectuées par nos deux marines réunies. Concernant le pacte de défense mutuel, Makt serait prêt à s'engager, mais à différentes conditions : nous voulons réellement mettre fin aux problèmes de contrebandes et autres business de la piraterie, c'est pour cela qu'en plus du pacte de défense mutuel, nous voulons également mettre en place le programme. La mise en place de ce programme devra cependant être accepté par votre état major, nous vous laissons adresser un coup de fil, si vous le souhaitez, aux représentants des services concernés. Egalement, nous considérons que pour une parfaite exécution du plan, il faudra laisser nos navires entrer dans vos eaux, comme les vôtres le feront sur les nôtres. Nous estimons évidemment, que le Syndikaali est un état juste qui n'ira pas provoquer d'une manière ou d'une autre un pays (démocratique), nous vous faisons donc confiance vis-à-vis de ce projet."

Il tourna la page, instaurant un silence professionnel au sein de la salle, puis il reprit :

"Alors, économiquement... Nous serions prêt à négocier des accords afin de baisser les frais de douanes, notamment la libre circulation des métaux, étant en abondance dans le nord. Le deal serait de supprimer toutes les taxes douanières sur les ressources issues d'une industrie minière. Cela permettrait la création d'entreprises dans le secteur secondaire à Makt et dans le Syndikaali. Nous vous sollicitons donc à vous intéresser de près à cette offre qui sera bénéfique. Ensuite, nous avons reçu un appel de Gaznov qui nous demandait de bien vouloir négocier avec vous pour son implantation dans le Syndikaali, bien que cette entreprise soit privée et que l'état maktois n'a plus de parts dans l'entreprise, nous souhaitons que nos entreprises puissent se développer sereinement à l'étranger. Nous avons d'ailleurs entendu parler du Merenelävät, pourquoi pas qu'en échange de l'implantation de Gaznov sur votre territoire, le Merenelävät s'implanterait également au Makt ? Ce n'est qu'une proposition secondaire qui ne relate pas d'une importance capitale, je vous l'admets, mais nous aimerions connaître votre avis là-dessus. Concernant le détroit, nous sollicitons une baisse de 75% des frais de passage contre un droit de mouillage intégral à vos navires commerciaux dans le port de Lullin et de Walden. Il y a également une idée assez folle qui nous est venue à l'esprit, un canal au niveau de Kanavaportti, Makt serait prêt à financer une partie de la création de ce projet qui permettrait un nouveau passage. Côté diplomatique nous écoutons vos propositions."

Il regarda dans les yeux le Capitaine Mainio avec un grand sourire

"Je vous en prie, à vous la parole."
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