26/03/2005
05:28:30
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[CULTURE] Le Koi Pathong, fête des Lumières

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Le grand festival de Koy Pathong

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La grande fête aux lanternes de Koy Pathong

Introduction

Le grand festival annuel de Koy Pathong est la plus grande fête bouddhiste de la Troisième République du Jashuria. Elle est célébrée chaque année vers fin août selon le calendrier bouddhiste consacré. Fête traditionnelle du Jashuria, elle est tellement populaire et ancrée dans la culture locale qu’elle fait partie des fêtes laïques de la République. Fête des Lumières par excellence, ce grand festival est connu pour son emblématique lâcher de lanternes sur le Grand Canal et sur l’immense lac jashur au sud du pays, au moment de la pleine lune. Cette fête, joyeuse et populaire, est donnée en l’honneur de Bouddha, mais aussi plus largement en guise de purification, les lanternes représentant symboliquement les mauvaises pensées que l’on laisse derrière soi pour l’année à venir.

Histoire et pratiques

Le Koy Pathong est une très ancienne tradition du Jashurai qui doit probablement venir de l’ouest, vers le sous-continent aryèdi. Il s’agit d’une pratique qui se retrouve aussi bien dans la religion hindoue que chez les bouddhistes du Jashurai et qui s’est vraisemblablement transmise par contacts culturels. Les Bouddhistes du Jashurai observent religieusement cette pratique depuis des centaines d’années. Le festival des lumières prend la forme d’une semaine complète de festivités, principalement tenues le soir, durant laquelle les Jashuriens sont amenés à produire de la musique, à s’alimenter avec gourmandise et à assister à toutes sortes d’activités culturelles. Des feux d’artifice sont lancés tous les soirs et il n’est pas rare que les navires et les petites goélettes de passage sur le Grand Canal y participent en sympathie pour le peuple jashurien. La semaine s’achève par le traditionnel lâcher de lanternes en papier, qui constitue l’évènement le plus emblématique et le plus spectaculaire de la semaine.

Durant tout le Koy Pathong, les politiciens du Jashuria sont conviés à inaugurer la cérémonie en lançant les premières lanternes. Les temples bouddhistes, ouverts en permanence durant la fête, deviennent des lieux de rassemblements et d’attractions pour les locaux et les touristes. Il est fortement conseillé aux touristes de se prêter au jeu des festivités et de pratiquer au moins la création de lanternes en papier. Lors des festivités, les temples se couvrent de cadeaux et de bougies, qui enrobent progressivement les autels de méditation et les statues des ancêtres. Les prêtres bouddhistes participent pleinement aux activités et se lancent généralement dans des représentations religieuses, ou même des pièces de théâtre traditionnelles.

L’envol des lanternes prend deux formes. Premièrement, les lanternes peuvent être posées sur de petites embarcations qui dérivent au fil de l’eau jusqu’à l’océan. Deuxièmement, il peut s’agir de lanternes volantes, qui s’élèvent lentement dans le ciel. Ces lancers de lanternes sont cependant dangereux, malgré leur beauté et il est demandé aux avions de ne pas circuler dans l’espace aérien le soir de leur envol. Il n’est pas rare que des incidents surviennent et que des maisons prennent feu durant le Koi Pathong. Les brigades de pompiers restent de faction de façon ininterrompue pendant toute la semaine de fêtes pour éviter les dangers.

Depuis la fin des années 90, les festivals des Lumières ont pris une nouvelle dimension. Les artistes jashuriens, probablement inspirés des artistes eurysiens, ont commencé à développer des installations sonores et lumineuses pour enchanter les lieux de fête. Le festival aux lanternes est devenu le festival des Lumières, où chaque artiste peut tenter de transformer un lieu de vie par un travail sur la lumière et le son, métamorphosant le temps d’une semaine le paysage des métropoles jashuriennes. Cet évènement est généralement bien suivi par les critiques d’art et de musique, qui n’hésitent pas à raconter leur périple au bout du monde pour assister à la métamorphose des métropoles jashuriennes.
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