13/11/2004
19:46:06
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Ministère de l'enseignement - Base de connaissance destinée aux étudiants : Manuel d'Histoire

Enseignement : l'histoire de la Lapladie

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Préface

Cet ouvrage est destiné aux étudiants de Lapladie ainsi qu'à toute personne désirant découvrir l'histoire de notre Principauté.

Toutes les informations contenues dans ce manuel ont été validées par les professeurs Jacques Demont et Amandine Bro, chercheurs à l'université de Sophista respectivement en Histoire ancienne et Histoire moderne.

Nous adressons nos remerciement à tous les spécialistes qui nous ont permis de rédiger cet ouvrage avec la plus grand exactitude possible.

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Chapitre I : Les fondations de la Lapladie, entre pertes et victoires

Les peuples fondateurs de la Lapladie sont tous originaires d'Eurysie. Au début de notre ère, alors que des luttes violentes entre les différents courants religieux secouaient le vieux continent, les courants minoritaires subissaient jours après jours les violences. Au point que certains peuples oppressés prirent la décision de fuir, vers de terres inexplorées, dans l'espoir de pouvoir refonder une civilisation libre du joug tyrannique des souverains d'Eurysie.

Une grande flotte fut construite, environ 300 vaisseaux, dans lesquels chaque futur colon avait investi jusqu'à son dernier denier. Chacun de ces vaisseaux avait été construit pour transporter jusqu'à 150 passagers. Et ce sont donc 45 000 colons qui prirent la mer lors de l'été 864, cap à l'est sans avoir idée de ce qu'ils découvriraient.

Le voyage fut périlleux, et sur l'ensemble des passagers, 15 000 perdirent la vie lors de la traversée. Ce fut donc 30 000 colons qui posèrent le pied à l'est du "nouveau continent", au nord de ce qui est aujourd'hui la République Fédérale d'Hausmanie.

Malheureusement, cette terre était déjà parcourue par les hommes, des indigènes, primitifs mais suffisamment nombreux pour empêcher là revendication des terres par les colons, qui ne souhaitaient pas devoir parlementer, ou se battre pour délimiter les nouvelles nations. Décision fut prise par le groupe de colons de partir vers l'ouest, là où ils auraient possibilité de reconstruire leur vie.

Le voyage dura plus d'une demie année, parsemée d'embuches et d'attaques fréquentes des indigènes qui semblaient traquer les colons depuis leur départ. La plupart étaient des civils, ou des religieux bannis pour avoir parlé d'une vois discordante. Quelques fantassins avaient également fuit l'Eurysie mais ils représentaient à peine 2 % des colons, bien trop peu pour pouvoir protéger près de 30 000 hommes, femmes et enfants qui avançaient toujours plus profondément dans l'inconnu.

Lorsque la première zone adéquate pour établir une cité fut découverte, le nombre de colons n'était plus que de 25 000. C'est un bras de terre entre la Mare Nostrum (aujourd'hui nommée le golfe de Michigan par les Hausmaniens) et le Golfe du Nord (golfe de Minchester pour les Hausmaniens) qui fut choisi, fertile, avec un accès à la mer et éloigné de toute civilisation indigène, les bribes d'une nouvelle civilisation furent posées en ce lieu. Cette ville fut appelée Laplade, première cité-libre du "nouveau continent".

Laplade

Les colons s'installèrent un temps tous réunis dans les environs de Laplade, mais rapidement, une partie de ces individus, déclara vouloir continuer à avancer vers l'ouest ou le nord, afin de ne pas puiser tous dans les ressources de la région. Environ 60% des colons reprirent donc la route et se scindèrent en deux groupes quasiment égaux, le groupe du Nord avança jusqu'à une petite avancée sur la mer, un lieu idéal pour s'installer, avec moins de vents, et plus de soleil. Il fondirent la cité-libre de Sophista.

Sophista

Quant aux colons parti vers l'ouest, très peu survécurent au voyage, une maladie fit rage dans leurs rangs et alors qu'ils étaient épuisés et meurtris, les quelques 3 000 survivants aperçurent l'océan. Les récits de l'époque font état de la providence qui leur aurait accordé la chance de trouver une terre idéale pour eux aussi poser définitivement leur baluchon et commencer une nouvelle vie. Ils créèrent donc la cité-libre nommée Providence au sud-ouest.

Providence

L'hiver de l'année 867 fut particulièrement rigoureux. La cité de Sophista dût demander de l'aide à la cité de Providence afin d'avoir assez de grain pour nourrir tout le bétail. Quant à la cité de Laplade, c'est le bois de chauffage qui lui fit défaut, et elle du demander du soutien à la cité de Sophista qui avait assez de réserve pour tenir plusieurs hivers.

L'hiver passé, un constat s'imposa aux trois cité-libres, aucune d'elle n'aurait pu survivre sans le soutien d'une de ses voisines. Et au vu des bonnes relations entretenues entre les différentes cités, un conseil extraordinaire composé de leur dirigeant respectif et de leurs plus proches conseillers prit place en la cité de Sophista. Après plusieurs semaines de pourparlers, un accord fut trouvé pour fédérer les 3 cité-libres en une seule entité.

Ainsi naquit la Co-Principauté de Lapladie, du nom de la première cité-libre construite sur ce sol. Chacun des dirigeants de cité-libre serait alors co-prince, et tous les 10 ans, ce rôle serait transféré à un autre co-prince de manière à ce que tous exerce la fonction 10 ans tous les 30 années. Par décret commun, les co-princes décrétèrent que la Capitale serait la ville de Sophista du fait de sa meilleure position, et du poids politique lié à la signature du traité dans ces murs.

La volonté des co-princes était affirmée : la Co-Principauté de Lapladie concurrencerait un jour les grandes puissances d'Eurysie.

Chapitre II : Expansion territoriale et fin de la Co-Principauté

La Co-Principauté avait défini ses frontières comme un triangle, dont chaque bord était une ligne droite entre deux des cités principales du pays. Mais très vite le problème des indigènes ressurgit. En effet, les indigènes, majoritairement nomades, traversaient régulièrement le centre du pays afin de rejoindre les territoires plus au nord, ou plus au sud.
Lorsqu'ils rencontraient une caravane ou un bataillon Lapladéen, ils attaquaient sans hésiter pour chasser de leurs terres ce que les prisonniers de guerre indigènes appelaient "les envahisseurs".
Il fut alors décrété que la Lapladie allait éliminer la menace pour ses citoyens, en repoussant les frontières aux territoires nord et sud appartenant aux indigènes, et que toute résistance ennemie serait matée.
Ainsi les co-princes entrèrent en guerre contre les peuples originaires des régions alentours, l'armée avait été divisée en trois corps, d'égale mesure, et chacun était attribué à l'un des souverains. La Lapladie construisit de nombreux camps d'entrainement, et en moins d'un an, la quantité de soldats du pays avait quadruplé, atteignant plus de 3000 combattants.
Chacun de ces corps avance glorieusement vers la victoire, ne s'opposant qu'à peu de résistance, et enchainant les victoires, jusqu'à la date appelée le "jour du destin", le jour où la Lapladie aurait pu être anéantie.

Parmi toutes les régions de la Lapladie, aucun n'a été gagnée facilement, ce sont les efforts du peuple entier qui ont permis de faire grandir notre belle nation. Mais personne n'aura payé un aussi lourd tribu que la noblesse de Laplade et de Sophista. Au matin du 04 février 886, alors que les armées de Lapladie continuaient à guerroyer, l'état major tomba dans un guet-apens tandis par les indigènes. Nous savons aujourd'hui qu'il s'agissait là du dernier acte désespéré de ces communautés afin de stopper l'avancée des troupes Lapladéene, et que cette tentative aura autant porté ses fruits, que détruit les dernières bribes de leur civilisation.
En effet, alors que le commandement Lapladéen rebroussait chemin vers le nord en direction de Providence, plus de 500 indigènes se jetèrent sur le convoi depuis les falaises surplombant. Beaucoup se tuèrent à la réception mais ceux qui réussirent à toucher sol en état de combattre attaquèrent directement les co-princes avec leurs dagues empoisonnées. Deux victimes furent à déplorer ce jour là, les co-princes de Laplade et de Sophista furent empoisonner alors qu'ils furent sauvagement poignardés, et malgré les efforts des soigneurs, aucun ne pu en réchapper. Seul le co-prince de Providence fut épargné, protégé par sa garde il réussit à rester hors portée des attaques jusqu'à ce que toute menace fut éradiquée.

Devenu seul et unique prince, choqué par les évènements qui venaient de se dérouler, il ordonna aux troupes de délimiter les frontières à leur position actuelle et de ne plus laisser, plus jamais, un envahisseur passer cette limite.
Le convoi princier rentra à Sophista, pour honorer ses co-princes morts héroïquement au combat. Ainsi, survivant par ce qu'il pensa être la volonté du Seigneur, le Prince survivant Etienne-Malin Ier voua sa vie à protéger les Lapladéens, fils et filles de Dieu, et régit en son nom. A sa mort, son fils, Etienne-Malin II, attribua le titre de Prince-Protecteur à son père, et jura solennellement que la famille régnante de Lapladie serait à jamais protectrice de tous les citoyens.

Chapitre III : Entre-soi et Foi

Au cours des siècles, la religion prit une place prépondérante dans la société Lapladéene. A la fin du moyen-âge, chaque moment de la vie était régit par les saintes écritures, et le concept de protection de la principauté par le souverain, représentant de Dieu, était si avancé, qu'un véritable culte envers le Prince-Protecteur était organisé dans les églises et les temples, en complément des rites et cérémonies dédiées au Seigneur.

Les Prince-Protecteurs étaient très pieux, mais beaucoup profitaient alégrement de leur statut de semi-divinité pour le peuple pour rejeter la moindre erreur de leur part sur leurs conseillers, qui étaient alors châtiés pour l'exemple.
Cette période est nommée le "temps de l'obscurité" par les auteurs des siècles suivants. Ce fut aussi bien la phase d'accroissement démographique incroyable qu'une période sombre pour les sciences et les échanges. En effet, bien que des nations désiraient commercer avec la Lapladie, les frontières restaient hermétiques aux représentants étranges. La principauté portait hautes les valeurs de protection des intérêts de la nation. Au point qu'aucun échange n'eut officiellement lieu entre la principauté et l'étranger durant tout le XV ème siècle. En contrepartie, aucune guerre ne toucha la nation durant ce siècle, l'isolement protecteur était donc un bien comme un mal.

La Lapladie fut considérée comme une monarchie absolue de droits divin du début du Xème siècle jusqu'au début du XIXème siècle.

Le Prince-Protecteur Albert-François II monta sur le trône le 17 février 1803. Il fut l'auteur des changements majeurs de la principauté.
Avec l'engouement pour la science et la distanciation avec l'église, il comprit qu'il était temps de moderniser la manière de penser du pays. Il octroya une nouvelle constitution à la Lapladie, rédigée par ses soins avec l'aide des penseurs de son temps. La "Nouvelle Constitution de Lapladie" entra en vigueur le 1er juin 1807, octroyant de grands pouvoirs au peuple par le biais d'élections censitaires avec pour objectif l'instauration d'un parlement.

Ayant connu des évolutions au fil des siècles, le Parlement est toujours en place aujourd'hui et représente le cœur de la démocratie Lapladéene.

Chapitre IV : La Principauté de Lapladie de nos jours

Au cours du XIX ème et du XX ème siècle, la Principauté de Lapladie a favorisé l'export et le rapprochement culturel avec les nations qui le souhaitaient également.
Nation très investie dans le commerce et la recherche, la Lapladie peut se targuer d'être un des pays au taux de chômage le plus faible de la planète avec un taux de 5% environ.
Des études démographiques sont effectuées régulièrement afin de suivre l'évolution de la population sur des thèmes tels que l'emploi, la religion, etc.
Ces informations sont publiques et peuvent être consultés sur le site du Ministère de l'intérieur.

Merci d'avoir prit le temps de lire ce petit manuel afin de découvrir notre belle nation !

Publié le 06/08/2002,

Avec l'accord de Son Altesse le Prince-Protecteur Frédéric-Albert II et de Monsieur le Premier ministre.
Résultats des scrutins majeurs sur les 70 dernières années

Liste et description des partis politiques représentés sur les 70 dernières années à l'assemblée :

- PO : Parti Ouvrier (Extrême-Gauche)
- EPT : Equité Pour Tous (Gauche & Extrême-Gauche)
- AGU : Alliance des Gauches Unies (Gauche modérée)
- LI : Liberté (Centre-Gauche)
- S&C : Société & Citoyenneté (Centre-Gauche & Centre-Droit)
- PPT : Principauté Pour Tous (Centre-Droit & Droite libérale)
- E&L : Echange & Liberté (Droite Libérale)
- UNP : Unis pour Notre Principauté (Droite Conservatrice)
- U&D : Unité & Démocratie (Extrême-Droite)

Résultats aux élections de l'Assemblée des Citoyens de 1933 à 2002

Elections Assemblée des Citoyens 1940
Elections Assemblée des Citoyens 1933

** en cours de création (tous les résultats arriveront sous peu) **
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