13/11/2004
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[CULTURE] Musées fédéraux interculturels

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Musées fédéraux interculturels

Musées fédéraux interculturels


Présentation du concept de musée fédéral interculturel


Les musées fédéraux interculturels sont issus d’un projet à l’initiative de l’assemblée parlementaire fédérale et voté à la majorité le 14 février 2003. Ce projet a vocation à entretenir différents moyens de communication comme l’exposition ou la manifestation culturelle, pour recueillir, créer et diffuser le patrimoine de la Fédération d’Alguarena, alimenté par le biais de trois états.

Une ambition qui fait sens par la naissance d’une cohésion fédérale et le recul des logiques identitaires présentes au sein des populations fédérées. Ainsi, une meilleure connaissance de l’Histoire fédérale et de la culture des états fédérés, est permise à travers des expositions permanentes, temporaires ou encore itinérantes, matérialisée à travers la retranscription de faits historiques, une collection d’objets emblématiques de l’histoire fédérale, etc…

Le coût de son entrée est fixé au niveau de la Fédération. Il est d’un arkam symbolique, pour toutes les personnes âgées de plus de 18 ans tandis que l’entrée apparaît gratuite aux enfants et groupes scolaires.

Naissance du projet


L’idée de créer une enseigne de musées présents au sein de toute la Fédération a été lancée en novembre 2002 au sein de la coalition parlementaire du FPR (litt. Federal People’s Rally). Ancré sur des valeurs fédéralistes et des aspirations à l’unité, un groupe parlementaire s’inquiète du repli identitaire et rejet de l’immigration croissant aux encolanas ainsi que des, propos racistes et décomplexés d’une partie de la classe politique heenylthaine. Craignant à terme une forme de rupture entre les communautés ainsi que l’instrumentalisation persistante des questions sociales et migratoires par les souverainistes, le député arkohan Ruy Canales du FPR propose d’initier des actions d’enseignement d’une culture fédérale et d’en permettre une large diffusion par le choix d’une présence de proximité.

Plusieurs moyens de diffusions sont évoqués: programmes d’enseignement, structures muséales, manifestations programmées dans l’année, développement d’une chaîne de télévision propre à la culture fédérale...

Très tôt dans l’avancement du projet, c’est la création de musées fédéraux qui s’impose par la nécessité d’en permettre l’accès au plus grand nombre de citoyens d’Alguarena (chose qui n’est pas permise si l’action est limitée à un programme scolaire) et d’en offrir très vite une vision globale pour inciter à la découverte (plutôt que faire le choix d’une chaîne de télévision fédérale regroupant “x” documentaires sur les cultures des états fédérés, celle-ci pourrait n’être utilisée par ses téléspectateurs que de façon ciblée).

En janvier 2003, un recensement et un démarchage d’un millier de musées sont effectués au sein de la Fédération, 250 structures muséales parmi elles souhaitent s’engager sur le projet, 102 seront retenues par le groupe de travail parlementaire.

Ainsi au 14 février 2003, lorsque le projet de loi relatif au développement et à la valorisation de l’identité culturelle fédérale voit le jour devant le parlement fédéral, la moitié d’entre elles affichait des collections prêtes à l’accueil du public, grâce à des échanges de collections au sein de la Fédération ou encore à la création de projets interculturels développés dans le cadre de la sélection des musées amenés à percevoir une subvention fédérale pour leur enregistrement comme structure muséale fédérale interculturelle.

REGISTRE CULTUREL FEDERAL


-PATRIMOINE
-TOPOGRAPHIE
La cascade de la Dama Blanca: article
-HISTOIRE
-CROYANCES
-FAUNE & FLORE
Le désert Magenta: article
La marentierra: article
-ARTS
-SOCIÉTÉ
Le carrying-home: article
La pègre heenylthaine : article
L'Histoire vivante: article
La décroissance démographique des Suemas : article
L'activité piscicole encolanaltèque, une richesse de matières premières : article
La médaille du citoyen de valeurs: article
-CELEBRATIONS
-SPORTS
FOOT - Golden Sharks, les footballeurs de la sélection fédérale: article
Les combats de coqs encolanaltèques article
-POLITIQUE
L'Ecobelt, une monnaie internationale: article
La Charte Internationale "Belt", pour la Paix, la prospérité et le Partage: article




Patrimoines: Heenylthain - Arkohan - Encolanaltèque - Commun à toute la Fédération
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SOCIETE

LE CARRYING-HOME



CARRYING-HOME
Le carrying-home, une pratique courante au service de la mobilité des heenylthains

Une pratique émergente liée à la naissance de la Fédération


Le “Carrying-Home”, littéralement “le transport de maison”, est au départ une prouesse logistique du début 20e siècle mais qui s’est popularisée avec l’avènement de la Fédération au sein de l’archipel. Le développement économique des Wasteland Islands mêlé aux conditions climatiques tropicales, vient effectivement imposer une mobilité importante des ménages heenylthains à partir de la moitié du XIXe siècle.

Marquée par d’importantes migrations économiques depuis les années 1830, une période où s’est créée la Fédération d’Alguarena, la démographie de l’archipel heenylthain s’est globalement précisée de 1830 à 1860, à mesure que la Heenylth prit ses marques dans la Fédération. “L’adhésion de la Heenylth à la Fédération d’Alguarena a incité les entreprises nationales à modifier leurs implantations initiales pour peu à peu se déporter vers les côtes, de sorte à faciliter leurs exportations internationales” énonce l’historien Nathaniel Conway. “Dans ces conditions, les populations se sont elles aussi tournées vers les côtes. Seulement voilà, la majeure partie des ménages qui avait la nécessité de suivre l’industrie sur les littoraux, n’avait pas pour autant les moyens d’une nouvelle implantation, et les conditions climatiques au large des côtes heenylthaines obligent à la présence de constructions assez résistantes...”

L’apparition de la Fédération en 1833, ainsi que ses investissements et ses opportunités commerciales qui en sont suivis, a remodelé durant plusieurs décennies l’occupation du territoire heenylthain. Immigrés sans le sou, de nombreux travailleurs étrangers ont massivement investi les nouveaux secteurs des implantations industrielles en Heenylth. Ces zones résidentielles étaient caractérisées par un faible niveau d’imposition, de sorte à forcer les migrations nationales et internationales vers ces nouveaux bassins industriels. Ces familles fraîchement arrivées, ont longtemps habité dans des abris précaires constituées de tentes et de tôles solidarisées entre elles de manières hasardeuses.

Le carrying-home, une action décisive après l’ouragan du Kapersay en 1884


Mais en 1884 sur les côtes de la zone industrielle de Kapersay, une violente tempête tropicale oppose au campement des travailleurs des vents pouvant atteindre jusqu’à 215 km/h. D’importants dégâts sont alors causés le long du littoral, entretenant l’un des plus lourds bilans humains à la suite d’une catastrophe naturelle survenue en Heenylth. 4 000 personnes périront ou seront portées disparues à la suite de cet évènement.

Après la catastrophe naturelle, c’est la catastrophe sanitaire qui guettait les autorités régionales, par la destruction des habitats et des principales infrastructures dispensant l’accès à l’eau potable ainsi que la nourriture. Ne pouvant exécuter la reconstruction rapide du littoral de Kapersay, les autorités heenylthaines de l’époque ont fait le choix de délocaliser des dizaines d’habitations et autres bâtiments grâce au procédé du carrying-home.

C’est donc par ce biais, que les principales structures nécessaires au relogement et à la relance d’une vie sociétale au Kapersay, furent acheminées et mises à la disposition d’une population sinistrée.

Un procédé immobilier démocratisé


L’intégration réussie de la Heenylth au sein de la Fédération d’Alguarena et la globalisation croissante des échanges commerciaux a durablement changé la valeur immobilière des terrains heenylthains, au point que certains secteurs parmi les plus chers de ces îles restreignent le pouvoir d’achat de nombreux ménages heenylthains.

Le prix des terrains sur les littoraux Sud-Est de la Heenylth a alors grimpé en flèche par la dynamisation des échanges internationaux à destination des partenaires de la Fédération que sont les Encolanas ou encore l’Arkoha. Ces ménages devant investir une somme conséquente dans l’acquisition d’un terrain en bordure de littoral, il leur est plus difficile de débuter la construction d’une habitation selon leurs aspirations initiales.

Si bien que chaque année, des couples heenylthains parmi les primo accédants à la propriété achètent une habitation à l’intérieur des terres (dont le coût est relativement moindre faute d’un dynamisme identique à celui des côtes) pour en financer le transport dans le territoire "surcoté". Ne pouvant construire dans la région de Kapersay selon leurs portefeuilles initiaux, des centaines de familles ont effectivement développé la pratique du carrying-home auprès des compagnies ferroviaires du pays. Mais ces compagnies ferroviaires, trop peu nombreuses pour limiter leurs activités aux carrying-home, furent rapidement débordées et peinèrent à supporter la demande qui reposait sur les seuls secteurs.

Ainsi, la concurrence s’est ouverte sur des entreprises ayant fait le choix de se cantonner à cette pratique pour rencontrer leurs premiers succès en 1950, développant ainsi les premiers gros transporteurs terrestres. Le marché s’est donc aujourd’hui ouvert à la concurrence et la solution du carrying-home s'est assez naturellement imposée comme une solution de déménagement crédible pour des milliers de foyers. Un succès qui fait encore écho au présent puisque la Heenylth est le premier pratiquant de la discipline, avec plus de 1000 déplacements immobiliers par an, au profit des particuliers et des professionnels.

De la sorte, le carrying-home est devenu un composant à part entière des pratiques migratoires internes au territoire. D’abord acheminées sur charrues, voies ferroviaires et enfin camion plateau, les habitations heenylthaines entretiennent plusieurs vies dans un paysage climatique et économique, changeant.

Pourquoi une telle opération ?


C'est gagnant-gagnant : l'acheteur qui a recours au carrying-home peut concentrer ses finances sur le terrain de son choix, là où le contexte économique national lui est professionnellement favorable. Il vient ensuite privilégier l’achat d’un bien immobilier sur un terrain particulièrement dévalué. A l’issue d’un calcul assurant d’une marge positive, certains couples de propriétaires identifient un bénéfice direct pour leur projet immobilier grâce au carrying-home, préférant le déménagement d’une maison sous-évaluée à une construction sur un terrain surcoté.

Le carrying-home présente aussi des avantages aux vendeurs de biens immobiliers puisqu'ils peuvent vendre plus facilement leurs terrains sans que l'acheteur ne leur impose la démolition d'une vieille bâtisse et n'en répercute les coûts de destruction sur le prix de vente. L'acheteur est libre d'acheter un terrain sans frais d'aménagement supplémentaires et perd une marge de manoeuvre pour faire dévaluer le prix de vente auprès de l'acheteur. Le vendeur peut amortir les frais de déménagement en vendant l'ancienne bâtisse auprès de commerçants spécialisées, à un prix cassé. Même en considérant le coût du transport, la pratique reste une bonne affaire et a complétement redéfini le travail des agences heenylthaines.

Si l’acheteur est manifestement trop éloigné de la zone de vente, les entreprises de gros transporteurs peuvent recourir à des transports par bateau, moins onéreux.
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SOCIETE

LA PÈGRE HEENYLTHAINE



La pègre heenylthaine

Représentée à travers 24 familles, la pègre heenylthaine a codifié l'interrelation des organisations criminelles, pour permettre une activité prospère entre chacune d'elle.


La pègre heenylthaine n'est pas le nom d'une seule et même organisation mais une appellation générique pour désigner plusieurs organisations structurées caractérisant l'identité criminelle du pays. Effectivement, s'il existe des gangs identiquement à ceux que l'on pourrait trouver dans les états fédérés hispaniques tels que l'Arkoha et les Encolanas, la spécificité criminologique de la Heenylth réside dans la présence d'organisations avec d'importantes ramifications, quasi-institutionnalisées. Ces organisations sont très majoritairement positionnées sur les trafics illicites internationaux, portés sur la drogue, les armes et pour certaines d'entre elles, la traite humaine.

La pègre heenylthaine est désignée comme telle non pas parce qu'elle agit sur le territoire heenylthain mais parce qu'elle est dirigée par divers grands pontes de familles criminelles natives de la heenylth, bien que les missions d’exécutants amènent leurs lots de va-nu-pieds aux horizons divers. Elle inclut donc uniquement les mafias natives de la Heenylth et non celles qui ont pu s'implanter via l'immigration comme certains cartels encolanaltèques. Malgré cette sélection exhaustive, il est possible de comptabiliser 24 familles, soit plus de 5500 membres et associés à ce milieu.

Si ces activités sont majoritairement orientées vers les trafics illégaux, la pègre heenylthaine adopte fréquemment des manœuvres de blanchiment d'argent aux moyens d'acquisitions immobilières destinées à l'ouverture de lieux publics et de commerces. Dès lors, ils ont la volonté d'associer le trafic de stupéfiant avec des investissements tant efficaces dans le blanchiment d'argent que dans la favorisation du business illégal, en optimisant leur réseau de distribution illégal (discothèques, bars et restaurants etc...).

Cependant, seules 3 familles notables entretiennent la notoriété de l'organisation, les autres familles cantonnant leurs clans à moins d'une cinquantaine de membres. En position de force sur les activités illégales heenylthaines, ces 3 familles entretiennent une entente mutuelle pour éviter la vendetta et ainsi maintenir leurs activités florissantes, évitant la pression policière qui serait dû en cas de règlements de compte sur la voie publique.

Synonyme de cette entente, les 3 familles ont constitué un maillage relativement homogène du territoire heenylthain, s'épargnant autant que possible des rivalités meurtrières pour les zones d'entrées et de sorties du territoire. Par appât du gain ou par vengeance, il reste néanmoins possible que les clans connaissent à de rares occasions des vendettas et des règlements de comptes au sein de leurs familles.

Famille Bowell

Principales sphères d'influence (clic gauche pour agrandir).



Famille Bowell
Famille Bowell[/img]


Dirigés par la famille du même nom, en l’occurrence Jaxton Bowell, les Bowell se sont implantés sur la partie orientale du pays, organisant leurs trafics autour des infrastructures portuaires ou des principaux départs et arrivées de migrants. Cherchant une main mise sur des installations d'importance et un réseau d'associés entretenu par la corruption, le clan Bowell est en quête de soutiens politiques parmi les élus locaux et les principales adminsitrations à l'instar de la capitainerie de Barkstead qui facilite les entrées et sorties de marchandises.

Famille Thurman
Famille Thurman[/img]


La famille Thurman, dirigée par Arlo Thurman, est elle implantée sur la côte ouest des Wasteland Islands. Cette dernière compte dans ses structures des plate-formes logistiques et des petits ports stimulés par la proximité continentale à cet endroit. Son positionnement en qualité d'importateur et exportateur de marchandises illicites lui a déjà valu des règlements de compte auprès de la famille rivale des Bowell. Sa localisation provinciale lui offre une certaine et relative quiétude de la part des commissariats de police centraux, abritant les cellules plus à même d'intervenir sur la bande organisée que les policiers locaux.

Forsaken's clan
Larry Darden[/img]


Littéralement le clan des "laissés pour compte" qui fait allusion à l'historique de cette famille mafieuse dont la hiérarchie pyramidale ne s'est pas cantonnée à une seule famille, l'organisation n'est pas supervisée par une famille criminelle mais une succession de leaders violents et charismatiques, qui prennent successivement la tête du clan au lendemain d'une vendetta. Le clan Forsaken a effectivement vu le jour après l'émancipation de pointures du crime, ayant fait le choix de s'opposer aux familles pour monter leur business. Le chef actuel de l'organisation est Larry Darden.

Le clan a une approche assez singulière de ses activités criminelles, rompant avec la "déontologie" des autres familles et s'invitant sur marché illégal que sont les contrefaçons, la drogue dure que s'interdisent certaines familles, la drogue douce, les armes et même le commerce de chair. Cette ambition peut compter sur une implantation réussie au cœur de la capitale heenylthaine : Chesterboro, offrant l'accès aux flux maritimes mais aussi aériens.

Outre leur implantation dans la capitale, le clan Forsaken est installé au nord du territoire, assez proche du continent et éloigné des grands aéroports heenylthains pour faciliter l'entrée ainsi que la sortie de marchandises.

La rupture avec la déontologie des familles mafieuses ne s'arrête pas qu'à leurs sources de revenus mais aussi sur le concours de gangs interethniques, chargés de distribuer leurs marchandises. La qualité elle-même de ses produits stupéfiants traduit une nouvelle liberté de l'organisation en affichant une qualité nettement moindre, liée à l'introduction d'autres produits sans noblesse et la fourniture auprès de trafiquants étrangers.

Les orientations des organisations criminelles sont distinguées par 4 critères ci-dessous, un indice de clarté sur 4 niveaux (Faible, Moyen, Fort, Elevé) indique les prédilections de chaque organisation criminelle.

• Extorsion/Racket : Faible
Plus la note est élevée, plus votre organisation criminelle tire ses profits d’actions de terrorisassions et d’extorsion des populations et commerçants. De l’argent facile, qui dissuade la population de coopérer avec les forces de sécurité mais les atteintes aux biens et aux personnes attirent l’attention sur vous.

• Trafic de produits illicites : Elevé
Plus la note est élevée, plus votre organisation criminelle tire ses profits d’actions commerciales illicites auprès des populations. La méthode « douce » pour faire fructifier votre activité, toutefois votre emprise sur les populations est moindre que par des actions violentes et permet plus facilement la coopération avec les forces de l’ordre.

• Blanchiment d’argent/pot de vin : Fort
Plus la note est élevée, plus votre organisation criminelle veille à investir son argent sale dans des activités légales de sorte à dissimuler la provenance de son argent bien mal acquis. Vous voyez vos bénéfices à la baisse par des nouveaux investisseurs légaux mais les fonds sont davantage sécurisés à ceux issus de vos trafics.

• Vendetta/Guerre des clans : Moyen
Plus la note est élevée, plus votre organisation criminelle recourt à des actions violentes pour défendre son crime, une mesure efficace contre la concurrence mais la mise sous les projecteurs attire les pouvoirs publics sur vous.
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SOCIETE

LA RECREACION HISTORICA OU L'HISTOIRE VIVANTE


Recreación Histórica
La “recreación histórica” ou le “living history” (en Heenylthain), est une pratique endémique intergénérationnelle placée au service de la mémoire collective, du développement culturel, du tourisme et in fine de l'économie.

La recreación histórica, littéralement la reconstitution historique mais qui sonne inconsciemment comme une “récréation historique” dans l’esprit populaire, est une pratique encore récente au sein de la Fédération d’Alguarena et qui va travailler à la reconstitution de faits, de périodes ou de modes de vie passés. Encore méconnue jusqu’en août 2001, la loi fédérale du 14 février 2003 et relative au développement et à la valorisation de l’identité culturelle fédérale, a très largement contribué à populariser cette pratique, inscrite dans les lignes directrices du programme présidentiel de Mazeri Abrogara pour le développement culturel alguarenos.

Fort de ce cadre, la pratique de la recreación histórica s’appuie sur deux essences: la nécessité d’être alimentée par des moyens matériels reproduisant ceux de la période concernée et la nécessité d’être interprétée, contextualisée pour sortir du cadre de la simple exposition. C’est donc un événementiel, une manifestation, soumise à des obligations de cohérence avec l’ère historique que ses figurants cherchent à incarner.

Les enjeux pour les pratiquants d’histoire vivante sont donc de développer une série de vêtements, d’outillages, d’armements et parfois même des structures qui puissent permettre la mise en place d’un récit, interprété par une troupe de figurants. Si ce concept affiche une certaine simplicité, les pratiquants de la “recreación histórica” l’ont décliné de différentes façons pour entretenir des finalités diverses et variées.

L’histoire vivante défend des procédés de fabrication vieux de plusieurs centaines d’années.

Tout d’abord vient la pratique manufacturière de “l’Histoire Vivante” qui consiste en la production d’objets ou de structures historiques dont la réalisation est conditionnée par la documentation écrite et agréée des historiens alguarenos. Ce souci de réalisme guide d’une part l’équipe vers la production d’un produit en corrélation avec les critères historiques, mais d'autre part l’accomplissement d’un process de réalisation qui soit lui aussi fidèle aux pratiques historiques (outils et matières premières utilisées...).

Un loisir pédagogique au service de l’apprentissage.


Vient ensuite la pratique pédagogique de “l’Histoire Vivante” qui va, comme son nom l’indique, tenter de transmettre une savance auprès d’un public non initié. Cette typologie de loisirs prend place auprès du grand public sous la forme d’évènements et manifestations thématiques et historiques. L’enjeu est ainsi de favoriser une meilleure connaissance de l’Histoire ou de périodes ciblées, auprès du public. Il n’est pas rare que certaines réalisateurs de documentaires ou de films fassent appel à ces associations pour développer le réalisme de leur production audiovisuelle tout en la maintenant intelligible pour chacun. C’est donc un gage d’authenticité et de transmission intergénérationnelle.

L'histoire vivante, un outil de propagande politique.


Il existe des pratiques politiques de l’histoire vivante pour chercher à reconstruire ou à réorienter les composantes qui font l’unité de la nation. Ces pratiques sont souvent l'œuvre de groupuscules identitaires qui s’appuient sur des moments-clés de la vie des grands noms de l’Histoire alguarenos (notamment aux Encolanas, pour conforter une prise de position ou une idéologie.

Une manifestation artistique.


Sur un ton plus léger, d’autres associations pour l'Histoire vivante vont concentrer leurs efforts vers une pratique sensationnelle de l’histoire vivante. “L’Histoire Vivante” intervient alors dans la sublimation d’un art d’une nature variée comme la musique, l’escrime, l’équitation etc…, qui s’appuie sur des composantes historiques pour offrir une harmonie supplémentaire à la représentation.

Une représentation sous forme de prouesse sportive.


Autre pratique de l’Histoire Vivante, la reconstitution historique sous un angle sportif. Cette manifestation s’articule autour d’une compétition où s’affrontent plusieurs participants ou plusieurs équipes pour remporter un prix. La désignation du vainqueur repose sur l’accomplissement réussi d’une joute, y compris verbale ou de travaux de réalisation.

Un loisir privé entre particuliers.


Et enfin, la pratique la plus répandue en Heenylth: le “Free Living History”(l’Histoire vivante libre) qui va se positionner sur le respect de la technicité historique, dans le déploiement des moyens matériels et humains, tout en s’affranchissant de la véracité historique en ce qui concerne les faits marquants d’une période donnée ou le background d’un personnage célèbre. Ces reconstitutions, libres de récit, sont très peu dirigées à destination du public et constituent des pratiques en vase clos, sur un terrain privé et sur la base de financements privés.

En définitive, “l'Histoire Vivante” est une pratique chère aux alguarenos, qui se décline tant sur des pratiques à titre privé, que des pratiques culturelles, voire commerciales, pour gagner peu à peu plus de place dans leur quotidien.
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FAUNE & FLORE


LE DESERT MAGENTA


Apparition périodique de fleurs dans le désert Magenta en Arkoha.

Le désert Magenta est le nom donné à un secteur de l’Île de Guaranquiza, où la flore peine à s’installer, exception faite d’une petite fleur de couleur Magenta, l’Ocias.



Le désert Magenta, un phénomène unique en terres arides.


Le désert Magenta est l’un des sites touristiques phares de l'île de Guaranquiza. Sous ce nom folklorique, il est en réalité question d’un espace géographique relativement hostile dans lequel seule la petite flore colorée persiste. A certaines périodes de l’année, les fleurs éclosent et recouvrent une vallée aride et morne, d’un magnifique manteau violacé sur plusieurs kilomètres. Un phénomène spectaculaire dont la notoriété a conditionné l'appellation géographique de cette région : le désert Magenta.

Dans les faits et même si la qualification de désert reste plausible par l’aridité des sols, le désert Magenta n’est pas une vaste étendue de sable que l’on pourrait assimiler aux autres déserts afaréens. Cette région comprend effectivement plusieurs empreintes végétales distinctes. Positionné relativement proche des côtes avec un certain relief, le secteur bénéficie en effet de brouillards réguliers accouplés à des nuages en basse altitude qui se présentent sur les flancs de collines, de montagnes et qui ne produisent aucune pluie.

L’humidité qui résulte de ce phénomène permet alors le développement d’étendues florales mais insuffisamment alimentées en eau pour entretenir plusieurs arbres et arbustes. La seule présence de ces brouillards et l’absence de pluies suffit donc à fournir l’apport nécessaire en eau pour que les tiges souterraines puissent en profiter et produire des racines. Visibles à des lieues à la ronde grâce à l’absence d’arbres et arbustes, des milliers de fleurs aux couleurs violacées et parfois blanchâtres ou jaunâtres se matérialisent pour compléter un panel de teintes fauves.

carte iles fédérées noms d'îles

Localisation géographique du désert Magenta, sur l'ïle de Guaranquiza (clic gauche pour agrandir).



Une importante diversité végétale dans l’un des environnements les plus hostiles de l’archipel.


Bien que la flore s’y présente sous une large masse violette uniforme, il est en réalité question de plus de plusieurs centaines d’espèces florales réparties en une cinquantaine de familles. Avec une visibilité moindre que celle conférée à ces fleurs bariolées, les randonneurs pourront également y apercevoir une série de petits et moyens cactus.

Selon les études d’un groupe international de botanistes, ce secteur géographique concentrerait 184 espèces florales différentes répertoriées, ce qui permet malgré des teintes relativement similaires, l’habillement et la création de massifs qui plaisent autant à la communauté scientifique que les touristes prisant l’Arkoha. Si l'apparition massive de ces fleurs est d’une singularité remarquable, cette floraison reste très limitée dans le temps puisqu’elle ne survit pas longtemps lorsque la venue des brouillards excèdent 2 à 3 semaines. Un caractère éphémère qui renforce d’autant l’intérêt des touristes.

Effectivement, le désert Magenta prive l’île de Guaranquiza d’un large territoire constructible et viabilisé. Pour compenser cette opportunité en matière d’urbanisme, les autorités locales souhaitent faciliter les accès à cet espace, grâce à l’aménagement de routes et de petites structures temporaires permettant un accueil touristique élevé.
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TOPOGRAPHIE


LA CASCADE DE LA DAMA BLANCA (litt. la Dame Blanche)



Cascade de la Dame Blanche

La cascade de la dama blanca est le nom donné à un point de vue remarquable du territoire arkohan.



Un emplacement connu des locaux exclusivement.


Située dans la région du Talcadal, sur l’île de Malmana en Arkoha, la cascade de la Dame Blanche dispose d’une notoriété locale puissante, notamment depuis le village de Bartaura, depuis lequel des centaines de touristes s’élancent chaque jour pour aller explorer cet endroit.

Ce sont les locaux qui ont donné ce surnom à ce petit coin de surnaturel au milieu de la nature. La cascade de la “Dame Blanche”, un nom tout désigné pour décrire la longue et originale descente des sources d’eau montagneuses qui parcourent les reliefs du Talcadal.

Il nous faut dire que cette vallée forte en reliefs est dès lors riche de chutes et de cascades. On en compterait en tout pas moins de 63 selon les saisonnalités.

Un objet d’étude pour la communauté scientifique.


Si les locaux ont toujours tenu l’endroit en grand respect, les scientifiques ne s’y sont intéressés qu’à partir de mai 2002 lorsqu’un groupe de topographes conduit par l’encolanaltèque Cristofo Ovies s’est rendu sur place pour apprécier la taille de cette oeuvre architecturale naturelle. Sur la base de mesures les ayant conduit à estimer une hauteur de 536 mètres de chute libre (comprenant la cascade de la Dame Blanche ainsi que le ruissellement de l’eau jusqu’au pied du Mont Roasanca, la délégation d’experts a convenu qu’elle figurait parmi les trente plus grandes chutes d’eau au niveau mondial, la cascade de la Dame Blanche s’étend elle, sur 62 mètres...

Sa nouvelle notoriété acquise auprès de la communauté scientifique a permis l’intégration de la cascade la Dame blanche aux cartographies institutionnelles et désormais touristiques. Avant ça, l’emplacement de l’endroit était révélé par des contacts locaux dont une partie d’entre eux se refusaient à y emmener les touristes.

carte iles fédérées noms d'îles
Localisation de la cascade de la Dama Blanca (clic gauche pour agrandir).


Une source locale de nombreuses légendes.


Il faut dire que les arkohans vivant dans la région du Talcadal ont entretenu toutes sortes d'histoires et de légendes à propos de ce paysage atypique. Les professionnels du tourisme et explorateurs indépendants ont recueilli la légende officielle associée à la cascade et directement liée au surnom qui lui en est fait.

Cette légende relate l’histoire d’une femme nommée Isoldora. Bien mal mariée et malheureuse en amour, Isoldora venait au pied de la cascade s’entretenir avec son amant Diego. Ce dernier, tué pendant les guerres coloniales au XVIIIe siècle, aurait inondé de chagrin la jeune femme destinée à poursuivre sa vie auprès de son véritable époux.

Ne pouvant s’y résoudre, celle-ci quitta le domicile conjugal et disparut près du Mont Roasanca, sur lequel coule la cascade. Les habitants du village n’auraient paraît-il, jamais pu retrouver Isoldora mais seraient tombés sur des effets personnels de Diego qu’ils ont pensé comme appartenant à un badaud venu se baigner et repartir sans, aux pieds d’une chute d’eau dont les courbes dessinaient maintenant le corps d’une femme en robe de mariée. Les habitants des environs qui eurent connaissance de la liaison interdite entre Isoldora et Diego finirent par en relater l’existence lorsqu’ils atteignirent un âge mur. Depuis, il est dit que les affaires de Diego furent retrouvées au pied de la cascade car comme Isoldora présente sous les traits d’une mariée d’eau, le couple s’était uni pour l’éternité dans une seconde vie.

De nos jours, les jeunes couples et principalement les jeunes fiancés, se rendent sur le site au pied de la cascade, pour espérer recevoir la bénédiction de l’esprit Isoldora, incarnation de l’amour véritable en Arkoha, celui qui s’affranchit des codes et de la mort.

Un espace naturel touristique et protégé.


Conscient de son appartenance au patrimoine culturel et superstitieux arkohan, les autorités locales mais également fédérales ont légiféré pour permettre des mesures de sauvegarde appropriées. Depuis avril 2003, le site est désormais protégé bien qu’il reste ouvert aux touristes selon des parcours et des installations définis.

Il faut reconnaître que les élus locaux tiennent une partie de leur électorat sur l’entretien et le respect de sites aussi mémoriaux que celui-ci. L’abandonner et le saborder en le livrant au tourisme de masse aurait des conséquences électorales bien plus fâcheuses pour la classe politique concernée, que le relatif gain financier qui émanerait d’un tourisme outrancier sur ce site.

La communauté scientifique n’est pas en reste face à cet endroit qui comporte en son sein une quantité importante d’espèces de flore et de faune d’une exceptionnelle rareté. Grâce à des fonds fédéraux, les infrastructures sur place ont pu bénéficier d’une réelle démarche de rénovation. Des routes et chemins d’accès ont été aménagés pour éviter aux passants de piétiner la flore locale, des rangers sont présents sur la zone pour rappeler ces principes élémentaires. Des accès à l’eau ainsi qu’un raccordement aux égouts des collectivités environnantes a été entrepris pour limiter les traces d’une présence humaine sur place.
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SOCIETE


LA DÉCROISSANCE DÉMOGRAPHIQUE DES SUEMAS



Espaces ruraux des Suemas

Cible privilégiée des installations touristiques balnéaires en Arkoha, l'île des Suemas entretient avec peine ses espaces ruraux à l'intérieur des terres.



Le tourisme : facteur de dépeuplement sur l'île de Suema.


Avec 1,3 millions de résidents permanents, l'île des Suemas est le territoire insulaire le moins peuplé d’Arkoha. Un état de fait qui tend à s’aggraver, à mesure que l’activité touristique se renforce dans la région. Avec environ 30% des revenus du tourisme national générés chez elles, les Suemas entretiennent une activité soutenue qui tend à bousculer l’histoire, les architectures et in fine la vie quotidienne des habitants de l’île. Au point que celle-ci tend à se dépeupler depuis maintenant 7 ans consécutifs (1995-2002).

En effet, soumise au recensement annuel de ses habitants, l’île énumère chaque année des enregistrements de contribuables sans cesse plus mauvais alors que le prix du terrain y est particulièrement bas, pour ne pas dire attractif. Le territoire insulaire, déjà présenté comme l’un des moins peuplés du pays, entretient une exode vers l’île de Malmana qui alerte les autorités publiques locales.

Pour résister à cette décroissance démographique, les administrations locales ne sont pas restées bras ballants et ont tenté de développer une attractivité du territoire à destination des potentiels résidents permanents. Des collectivités des Suemas ont alors instauré différents titres honorifiques en lien avec l’activité de leurs villages, des titres honorifiques mettant en valeur les communes où il fait bon vivre, le fleurissement des quartiers, les plus grandes réalisations culinaires, ou encore des titres sportifs disputés lors de compétitions interdisciplinaires entre les agglomérations voisines de cette région.

Des contraintes persistantes qui entretiennent l'exode rurale des Suemas vers la métropole arkohane.


“Il faut développer une cohésion des populations locales et un sentiment d’appartenance au sein des villages des Suemas” explique le président de région des Suemas, Armando Pliego (PPC). Affilié au Primer Partido Conservador (litt. le Premier Parti Conservateur), l’élu est effectivement très attendu par son électorat sur la préservation de l'île et de sa qualité de vie. Soumises à d’importantes mutations depuis la globalisation de l’Alguarena, les Suemas doivent effectivement réfléchir à la manière dont elles souhaitent être connectées au reste du monde, sans se perdre.

Armando Pliego en est conscient, “développer des dynamiques au sein du monde rural ne se fera pas uniquement avec des remises de prix et l’organisation de concours… La survie réelle du monde rural des Suemas va dépendre de la vision de long terme qu’il sera permis d’offrir à ses citoyens.” Construire davantage d’établissements pour l’enseignement supérieur, de résidences pour le pensionnat des personnes âgées, renouveler le maillage des services publics tels que le réseau de transports publics et routier entre les agglomérations. Autant de projets concrets qui offriraient des perspectives de résidence permanente. “Ne pas avoir à quitter l’île pour accomplir ses études ou voir un parent placé hors des Suemas, ce sont des leviers réels pour la sédentarisation des habitants de l’île. C’est ce qui fait la différence entre une ville à visiter et une ville à vivre.”

Un combat continu pris en main par les pouvoirs publics d'état et surtout régionaux.


Faiblement peuplée, la région peine à motiver les promoteurs immobiliers dans la sortie de terre de nouveaux bâtiments résidentiels, la plupart des projets d’urbanisme en cours ayant été captés par le secteur du tourisme. Qui plus est, le parc immobilier existant se retrouve assez vieillissant en ce qui concerne les constructions résidentielles. Des habitations situées au sein de villages dépeuplés et dont l’entretien n’est plus assuré. Bien qu’elles aient une architecture ancienne et admirable, ces habitations risquent aujourd’hui un certain délabrement si l’exode vers la métropole arkohane se poursuit.

Gage de sa bonne volonté, l’autorité publique locale a injecté différents investissements depuis les années 2000. Des investissements estimés à plusieurs millions d’arkams et tournés vers l’aménagement du territoire (majoritairement entrepris en 2003), notamment en matière de télécommunication, qui compte parmi les services nouvellement essentiels à la vie quotidienne des arkohans.
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SOCIETE


L’ACTIVITÉ PISCICOLE ENCOLANALTEQUE, UNE RICHESSE DE MATIÈRES PREMIÈRES



L'activité piscicole aux Encolanas.
L’aquaculture, un secteur rendu profitable grâce à la commercialisation des crustacés.


Un secteur primaire plus important que dans les autres États régionaux.

Un peu déclassées en comparaison du tissu industriel heenylthain, ou bien encore des infrastructures de recherche et développement arkohans, les Encolanas parviennent quand même à tirer quelques épingles du jeu grâce à un secteur primaire d’importance en ce qui concerne l’exploitation piscicole. Grâce à une situation balnéaire, les Encolanas ont développé une économie et des exportations alimentées par le secteur primaire. Détentrices de nombreuses matières premières sous-marines, les Encolanas ont effectivement un accès privilégié à des ressources piscicoles illimitées.

Avec des températures favorables de janvier à décembre, les élevages piscicoles encolanaltèques ont la possibilité de maintenir une activité continue tout au long de l’année, comme c’est le cas avec l’élevage des crevettes. “Les petits bassins d’élevage restent insensibles au changement de température saisonnier car celui-ci n’est pas assez marqué pour impacter la faune qui s’y trouve” explique le pisciculteur Lluterio Eiroa.

Dans ces conditions, il est normal d’identifier le secteur primaire comme un secteur non négligeable, pour la bonne santé économique régionale. A titre indicatif, le scteur primaire représente pas moins de 13% du PIB encolanaltèque et concerne près d’un emploi sur quatre. Intégrées à la Fédération depuis 1833, les Encolanas ont depuis cette date la possibilité de présenter une économie stable, aidée par une monnaie fédérale forte qu’est l’Arkam, une monnaie fédérale destinée à amortir le poids des inflations et les coûts des importations sur l’archipel.

Des produits issus de la mer côtés.

Les produits encolanaltèques exportés et qui font la notoriété de cette région à travers le monde sont ceux en provenance de la pêche et des élevages piscicoles. Si la production de produits issus de la mer présente certaines facilités aux Encolanas, les pouvoirs publics veillent à ne pas initier de surproduction, pour ne pas entamer la marge de ces produits lorsqu’ils sont abondamment présents sur les marchés nationaux.

Produire avec modération, un objectif atypique qui ne trouve de viabilité que par l’instauration de certaines chartes qualité, scrupuleusement respectées par les sites de production. “On pourrait produire plus de crevettes, mais si on en fournit plein toute l’année, leur prix va baisser et à l’occasion de certaines festivités encolanaltèques ou étrangères, qui représentent 15% de la consommation annuelle d’un ménage, ce serait dommageable” souligne le responsable de production des piscicultures de Naquenes (ENCOLANAS).

Dans des circonstances habituelles, le crustacé est la denrée la plus onéreuse issue de la mer et de l’océan. Son exploitation, amenée à une échelle industrielle, n’est pas à négliger dans le tissu économique des Encolanas. Avec une valeur marchande élevée, la crevette joue un rôle important pour le ruissellement des richesses dans l’archipel. Misant sur certaines espèces d’entre elles comme la crevette à pattes blanches, la pisciculture encolanaltèque fait jouer un label qualité en précisant l’unicité de sa production.

Deux millions et demi de tonnes de crevettes à pattes blanches sont produites chaque année aux Encolanas, faisant de ce pays l’un des principaux exportateurs de crustacés dans le monde. Sur cette quantité, deux millions de tonnes de crevettes proviennent de l’aquaculture. Une conjoncture qui est vouée à s’accentuer d’ici 2010, avec l’instauration de certaines politiques d’aménagement du territoire favorisant l'installation de pisciculteurs.
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FAUNE & FLORE


LA MARENTIERRA, UNE FLEUR D'EXCEPTION SUR LE TERRITOIRE ARKOHAN.



Fleurs de marentierra sauvages
Des fleurs de Marentierra sauvages dans la région aride des Suemas (ARKOHA).


La marentierra doit son nom à la contraction de "Mar en tierra” (littéralement la mer sur terre). Son appellation vient de sa couleur bleue et de sa senteur tonifiante qui la caractérise alors qu'elle apparaît dans des endroits relativement secs et chauds comme la région des Suemas. La fleur marentierra est une plante naturellement présente aux Suemas, région des plus arides de l'Arkoha avec la Cantaroya et le Pirembó. Elle est une des rares fleurs de la région insulaire du nord de l'Arkoha, grâce à sa faculté à demeurer peu consommatrice d’eau.

En ce sens et par rapport au contraste qu’elle offre dans son environnement naturel, elle est perçue comme une bénédiction pour les natifs bercés par l’animisme, qui lui trouvent les signes d’une manifestation de la vie là où l'hostilité de la nature demeure présente envers l’Homme. Sa beauté, son atypisme et ses vertus mystiques prêtées par la culture animiste, poussent certains locaux et touristes à organiser des déplacements dans les Suemas, dynamisant les flux économiques à l’intérieur du pays. Pour prévenir tout risque d’atteinte à la biodiversité, le gouvernement arkohan a interdit l’arrachage sauvage des Fleurs de marentierra dans leur environnement naturel, limitant la cueillette sauvage à quelques organismes agréés.

Les propriétés thérapeutiques des fleurs de marentierra, corroborées par quelques études scientifiques et herboristes, ont attiré les lobbys nationaux de l’agriculture et du pharmaceutique arkohans, afin d'envisager de nouveaux débouchés commerciaux.

Marentierras dans leur habitat naturel
Champs de fleurs de marentierra de la région des Suemas


Devant le succès de la petite fleur bleue, certains industriels ont alors entrepris la culture et la transformation des fleurs de marentierras, soit sous sa forme originelle pour décorer l’intérieur et l’extérieur de l’habitat, soit en crème de soin pour la peau, soit en baume médical destiné à décongestionner les voies respiratoires comme celui commercialisé par Priosaluda. Pour prévenir des dérives possibles quant à une sur-cultivation des marentierras et le recours à des techniques agricoles destructrices de l’environnement, la commercialisation des produits avec des extraits de cette plante se voit frappée de plusieurs labellisations type “Appellation d’Origine Contrôlée” et “issue d’une agriculture responsable et/ou biologique”.

Des champs de marentierras sont visibles dans l’intérieur des terres au nord de l'île de Malmana, faisant la joie des touristes qui viennent s’y photographier ou capter des contrastes naturels saisissants. Cet engouement pour la fleur bleue n’est pas fait sans avoir dénaturé le niveau de prolifération de l’espèce qui se trouve dorénavant plus présente sur l'île de Malmana qu'aux Suemas, à la Cantaroya ou encore au Pirembó, leur environnement naturel. La fleur de marentierra incarne en société la beauté et la persévérance des choses en climat hostile, si bien qu’elle est généralement offerte lors des célébrations de l’amitié, une fête arkohane intervenant le premier mercredi du mois de mars où les citoyens d’un même cercle social s’offrent ces fleurs en signe d’amitié profonde.
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POLITIQUE


L'ECOBELT, UNE MONNAIE INTERNATIONALE COMME LEVIER DE COMPÉTITIVITÉ ÉCONOMIQUE POUR LES ÉTATS RÉGIONAUX DE PALTOTERRA ET D'ALEUCIE.



Billet Ecobelt alguarenos, à l'effigie de la présidente fédérale Mazeri Abrogara
L'Ecobelt, une monnaie internationale commune aux principaux états de l’Espace Économique Harmonisé de Paltoterra et d'Aleucie.


Pourquoi mettre en place une double monnaie dédiée aux échanges internationaux?

Les Ecobelts [Eß] sont le fruit de la réflexion entre la gouvernance de la République de Saint-Marquise représentée Anton Markon et celle de la République Fédérale d'Alguarena, quant à elle représentée par Mazeri Abrogara. Elle est la seconde monnaie en vigueur au sein du territoire de la Fédération après les monnaies nationales. En effet, bien qu'il eut existé une monnaie fédérale, l'arkam, la mise en place d'une monnaie internationale est venue rendre l'utilisation de l'arkam totalement obsolète et contradictoire aux intérêts de l'Ecobelt.

L'Ecobelt, dont le nom provient de l'abréviation d'Economie (ECO) et de la traduction anglophone de ceinture (BELT), est une monnaie exclusivement tournée vers les transactions internationales. Son usage est dédié aux entreprises privées, appartenant à un état de l'Espace Économique Harmonisé d'Aleucie et de Paltoterra. Par conséquent, il exclut les ménages.

Partagé avec les états signataires d'Aleucie, de Paltoterra mais aussi d'ailleurs si nécessaire, l'Ecobelt vient nourrir plusieurs objectifs relevant de la sphère économique du pays. Ces objectifs visent à:

  • favoriser la capacité d’approvisionnement et d’importation des entreprises appartenant à l'Espace Économique Harmonisé (EEH) en augmentant leur pouvoir d’achat via un Ecobelt fort sur les marchés internationaux intra et hors EEH,
  • faciliter les échanges commerciaux au sein de l’espace économique Harmonisé (EEH),
  • favoriser la compétitivité des produits de l'EEH pour l’exportation par le maintien d’une facturation sous la monnaie nationale,
  • limiter la pression monétaire et prévenir la baisse de pouvoir d’achat des particuliers sur le marché intérieur, en évinçant la monnaie nationale des marchés internationaux pour prévenir d’importantes fluctuations des prix,
  • Importer avec une monnaie internationale forte et à taux fixe permet à deux signataires d’un contrat commerciale de se prévenir d’une évolution brutale du taux de change entre la prise de commande et le paiement différé pour la livraison,
  • développer l'imbrication des états signataires dans le commerce régional et international.

Comment l'Ecobelt vient-il se faire un levier de compétitivité économique au sein de l'Espace Économique Harmonisé de Paltoterra et d'Aleucie.?

Phase 1 : désignation du taux, fixe ou flottant?

L'Ecobelt est un levier économique car il repose sur un taux de change fixe. Il existe deux taux de change possibles pour apprécier le coût d’une devise sur le marché des changes.

Le taux fixe qui, comme son nom l’indique, demeure constant et vient se baser sur une monnaie de référence. Le taux est désigné par les banques centrales et les états usagers de la monnaie.

Vient ensuite, le taux flottant qui, à contrario répond aux principes de la loi des marchés: l’offre et la demande.

Plus une monnaie est en circulation, moins elle est disponible, ce qui conduit à l’augmentation de son taux de change. Inversement, si une monnaie circule peu sur les échanges internationaux, elle affiche donc une forte disponibilité et son taux de change est déprécié. Dans le cas de l'Ecobelt il a été privilégié la désignation d’un taux fixe car il est permissif d’une meilleure maîtrise des taux de change.

Phase 2: la définition du taux fixe.

Pour désigner un taux de change de l'Ecobelt qui puisse permettre la mise en place d’une monnaie forte sur l’EEH de Paltoterra, d'Aleucie ou encore de ses régions limitrophes, il a d’abord été nécessaire d’identifier le taux de change de chaque monnaie nationale sur une monnaie de référence? La monnaie désignée pour unité de compte : le dollar*.

On identifie le rapport de force entre les monnaies nationales et le dollar.

On désigne ensuite un taux de change entre l'Ecobelt et le Dollar pour s’assurer que l'Ecobelt puisse constituer une monnaie forte auprès des entreprises de l’ensemble des états signataires de l’Espace Économique Harmonisé (EEH).

L'Ecobelt peut être d’un taux de change maximum de 1:4 (400%) sur le dollar.
L'Ecobelt peut être d’un taux de change minimum de 1:1,5 (150%) sur le dollar pour se faire monnaie suffisamment forte à chacun des états de l’EEH.

La moyenne des deux renvoie à un premier taux fixe de 1:2,25 (225%) qui constitue une base de départ modulable et fait de l'Ecobelt une monnaie internationale forte pour chacune des nations appartenant à l’EEH.

Tableau des taux de change

Phase 3: la mise en place d'une dualité des taux, onshore et offshore.

Pour développer la compétitivité des entreprises au sein de l’EEH, il est nécessaire de définir le taux qui présente le coût d’une devise au change international et d’en dissocier un second, qui marque lui le coût d’une devise dans le change national, entre les entreprises et la banque centrale.

La fixation de ces deux taux repose alors sur les notions de onshore et offshore:

  • le taux de change offshore est le taux de change pratiqué hors territoire,
  • le taux de change onshore est le taux de change pratiqué sur le territoire.

L’application d’un taux onshore et d’un taux offshore permet la mise en place de deux taux de change qui varient selon que la monnaie soit au change national ou international.

Le taux offshore (taux de change le plus élevé) est celui qui permet de développer le pouvoir d’achat des entreprises de l’EEH et détentrices de l'Ecobelt. C’est la valeur de l'Ecobelt en comparaison des monnaies étrangères.

Le taux onshore (taux de change le plus faible), permet aux entreprises de l’EEH d’acquérir plus facilement l'Ecobelt auprès des banques centrales et d’inciter à son utilisation sur le marché international.



Tableau de change onshore et offshore

Exemple : Une entreprise arkohane souhaite acquérir 10 000 Ecobelts auprès de la banque centrale de Pomosejo, elle dépense 38 250 Pesetas arkohanes au change (taux onshore). Sur le marché international, son capital vaut pourtant 45 000 Pesetas arkohanes (taux offshore). Ceci lui permet d’augmenter son pouvoir d’achat sans pouvoir spéculer sur le marché intérieur grâce au taux onshore.

Que se passe-t-il lorsque deux entreprises de l’EEH transactionnent entre elles?

C’est le taux onshore qui est appliqué pour éviter des situations spéculatives.

Exemple sans application du taux onshore : l’entreprise arkohane souhaite acquérir 10 000 Ecobelts, elle dépense 38 250 pesetas arkohanes qui en valent 45 000 sur le marché international.

Elle vise un fournisseur encolanaltèque et dépense pour 10 000 ecobelts. Si la société encolanaltèque voulait réinvestir ces fonds à l’intérieur des Encolanas, elle devrait appliquer un taux de change (onshore) et elle n’aurait plus qu’un capital d’une valeur de 38 250 pesetas arkohanes. Pour ne pas perdre le bénéfice de ce capital, l’entreprise encolanaltèque serait obligée de réorienter ces fonds vers l’international, hors EEH.

Solution, avec application du taux onshore dans les transactions intra EEH: L’entreprise arkohane dépense ces 10 000 ecobelts en approvisionnement auprès de l’entreprise encolanaltèque (coût d’acquisition des 10 000 ecobelts à 38 250 pesetas arkohanes). L’entreprise encolanaltèque souhaite les investir au sein de l’EEH, ces 10 000 ecobelts conservent un capital de 38 250 pesetas arkohanes, pas de dévaluation.

Comment seront fixés les taux onshore et offshore?

Les taux onshore et offshore seront fixés en toute collégialité par les états membres de l’EEH. L’écart préconisé entre les taux onshore (plus faible) et offshore (plus élevé), ne doivent pas excéder +/- 15%.**

Un écart plus important risque d’inciter aux importations étrangères plutôt que de favoriser les approvisionnements nationaux. Les transactions sur le marché intérieur demeurent donc accomplies par le biais de la monnaie nationale.

Comment éviter la fuite des capitaux si l'Ecobelt veut plus cher à l’étranger?

L'Ecobelt est dédié aux importations et aux approvisionnements de l’étranger pour l’espace économique harmonisé, cette monnaie n’est pas dédiée aux investissements boursiers vers l’étranger.

Comment inciter à l’investissement au sein de l’EEH par l’application d’un taux onshore et offshore?

Exemple:
Taux de change offshore (1 ecobelt = 4,5 pesetas arkohanes)
Une entreprise arkohane veut importer des matières premières avec un budget de 500 000 pesetas arkohanes (1 dollar = 2 pesetas arkohanes)
Elle souhaite importer des matières détenues par une entreprise d’une nation Y disposant de sa propre monnaie (1 dollar = 2 monnaie nationale Y).
Elle peut donc échanger 500 000 pesetas arkohanes pour obtenir 111 111 ecobelts et initier l’importation d’une marchandise d’une valeur de 500 000 monnaie Y.
Gain au pouvoir d’achat de l’entreprise arkohane = 0 peseta arkohane
Gain en potentiel d’investissement sur l’EEH par l’entreprise arkohane = 0 peseta arkohane


Taux de change onshore (1 ecobelt = 3,825 pesetas arkohanes)
Exemple : Elle échange maintenant 500 000 pesetas arkohanes pour obtenir 130 718 ecobelts et initier l’importation d’une marchandise d’une valeur de 500 000 monnaie Y.
Les importations d’une valeur marchande ne coutent plus que 111 111 ecobelts (1 ecobelt = 4,5 monnaie Y).
Gain au pouvoir d’achat de l’entreprise arkohane = 19 607 ecobelts, soit un potentiel d’achat à l’international de 88 231 pesetas arkohanes (taux de change offshore).
Gain en potentiel d’investissement sur l’EEH par l’entreprise arkohane de 74 996 pesetas arkohanes (taux de change onshore).

HRP
* Le dollar est une monnaie HRP / fictive qui n'est évoqué dans le RP qu'afin d'apprécier la force d'une monnaie sur les marchés internationaux.
** Le yuan/renminbi chinois est une monnaie unique soumise à deux taux de change différents, un taux onshore et un taux offshore (source)
*** Le mécanisme du taux de change européen (MCE II) préconise une marge de +/- 15% des taux de change pour les monnaies des états membres hors zone euro (source).
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POLITIQUE


CHARTE INTERNATIONALE "BELT": POUR LA PAIX, LA PROSPÉRITÉ ET LE PARTAGE.



Charte internationale de coopération Belt

La Charte Internationale « Belt » peut permettre la signature des états sous chacun de ses chapitres. Un état peut donc ratifier les chapitres I à III ou exclusivement une partie d’entre eux. Il est toutefois à noter que l‘adoption des chapitres est successive, c’est-à-dire que l’adoption du Chapitre III entraîne de facto, l’adoption des précédents chapitres.

États signataires de la Charte :
  • La Fédération d’Alguarena, représentée par Mazeri Abrogara, Présidente fédérale, (Chapitres 1 à 4)
  • La République de Saint-Marquise, représentée par Anton Markon, Président (Chapitres 1 à 4).
  • La Sérénissime République de Fortuna, représentée par Francesca Federica di Fortuna, Doge (Chapitres 1 à 4).
  • La Confédération Impériale du Yuhanaca, représentée par Hanac Yanac, Empereur (Chapitres 1 à 4).
  • La République populaire du Nikawa, représentée par Nikawaruga Sanchi, Président (Chapitres 1 à 4).

Préambule

La globalisation économique et social du monde demeure aujourd’hui incapable d’éloigner durablement les différents risques de privations des libertés entrepreneuriales, de stagnation voire de reculs socio-économiques, animées par des initiatives obscurantistes, religieuses et d’un collectivisme outrancier.

La Charte Belt, actant la coopération internationale des états signataires, réunit d’acteurs gouvernementaux, réaffirmant leur foi dans la nécessité de maintenir le commerce, l’innovation ainsi que le progrès humain et social. Bien qu’il soit permis d’adhérer à tout ou partie de la présente Charte, il est rappelé que le but poursuivi par celle-ci ne connaît les meilleurs résultats après une adoption sous sa forme la plus large.

Résolues à unir leurs efforts pour la défense collective de la santé socio-économique mondiale, les nations signataires peuvent consentir à soutenir le présent traité sous ses dimensions financières, politiques et militaires.

La désignation Belt renvoie à la traduction anglophone de ceinture car c’est un programme qui se veut universel, globalisation, inclusif et protecteur.

Présentation des chapitres.

La Charte Internationale pour la Paix, la Prospérité et le Partage est un document officiel interétatique, dans lequel plusieurs nations souscrivent à une feuille de route commune en matière de développement humain et économique.

CHAPITRE I – OBJECTIFS DE LA CHARTE

Article 1 – Présentation de la démarche « Belt » - 3P.

Le regroupement poursuivi par la Charte est en premier lieu de nature économique, puisqu’il vise à créer un cadre favorable à la densification des flux économiques et commerciaux. Consciente que la mainmise sur leur politique intérieure ne suffit cependant pas à garantir la réussite économique de leur territoire, cette Charte viendrait coordonner les efforts des différents acteurs internationaux, pour entretenir un cycle vertueux de la réussite.

Baptisé le cycle 3P (pour « Paix, Prospérité et Partage »), la doctrine repose sur la recherche de 3 préceptes pour entretenir la réussite de coopérations nationales égalitaires.

La « paix ».

Entretenir les efforts de paix entre les états permettrait de sauvegarder l’intégrité des territoires. Une intégrité des territoires préservée qui pérennise les institutions officielles présentes sur place, l’outil industriel qui s’y trouve, et stabilise le cours des monnaies nationales, évitant la mise en place des économies souterraines en période de guerre, tournées vers le troc et la contrebande.

La « prospérité ».

L’activité économique permise par le maintien d’une posture pacifique, permet la poursuite des logiques de consommation auprès des ménages. Une consommation soumise à la taxation des pouvoirs publics et répercutée dans le bon fonctionnement des institutions. Plus il y a de recettes liées à l’activité économique, plus le pouvoir local a les moins d’entretenir une pression fiscale basse, autrement dit des recettes qui n’ont pas de valeurs ajoutées dans le rayonnement économique du pays.

Le « partage ».

Il ne peut y avoir d’harmonie entre les états, que si la réussite de l’un profite à l’autre. Développer les échanges commerciaux et assurer un certain lissage des économies, limite les facteurs de tensions liés à un déclassement économique des territoires voisins ou aux flux migratoires.

Face à ces préceptes, il est constaté que l’entretien simultané de ces 3 orientations était de nature à développer un environnement favorisant l’harmonie et la réussite des états poursuivant ces desseins.

Par sa signature, l’état contractant à la présente Charte s’engage à poursuivre la satisfaction de ces trois préceptes, pour concourir à la réussite économique de son pays et de facto, celle des autres cocontractants.


Autres chapitres mineurs […]

CHAPITRE II – LIGNE POLITIQUE DE LA COOPERATION BELT

Article 1 – Orientations politiques voulues à la coopération Belt.

La recherche d’un cadre favorable au développement économique des états signataires implique le maintien de certaines garanties. Des garanties qui ne peuvent s’exprimer qu’à travers une prise de position politique palpable et durable. A cet effet, les états signataires de la présente Charte affichent politiquement leur adhésion à plusieurs lignes politiques claires, telles que :

- La sécurisation des routes commerciales stratégiques, permissive d’une maîtrise des coûts d'imports et d’exports, la pérennité des approvisionnements,

- le développement de l'entrepreneuriat au sein des états signataires et le positionner en créateur de richesses,

- la promotion du droit à l'innovation tout en s'affranchissant des cadres législatifs et des codes religieux pouvant le réfréner,

- le concours à la stabilité politique et institutionnelle des états signataires, garants du maintien de l’activité commerciale,

- l’adhésion à une monnaie unique internationale baptisée l’Ecobelt et à destination du commerce en « Business to Business ».

Par sa signature, l’état contractant à la présente Charte s’engage à soutenir une politique d’intégration, aux orientations politiques souhaitées pour la coopération Belt.

Autres chapitres mineurs […]

CHAPITRE III – FONCTIONNEMENT DE L’ORGANISATION

Article 1 - Concorde et pérennité de l’organisation.

Les parties signataires s'engagent à régler pacifiquement tout différend les opposant, de telle manière que la paix ainsi que la sécurité de ses membres demeurent assurées, tandis que le fonctionnement de l‘organisation est lui maintenu.


Article 2 - Relations externes et ambassadeurs de la Charte.

Les parties signataires contribueront au développement de relations internationales pacifiques et prospères, en offrant une meilleure lecture et compréhension des principes sur lesquels la coopération Ecobelt s’est fondée.

Elles s’efforceront en outre, d’identifier des points de convergence entre les politiques économiques des nations signataires, pour entretenir une collaboration des plus prospères.


Article 3 - Relations internes

Afin d'assurer plus efficacement la réalisation des buts poursuivis par la Charte, les parties s’accordent, conjointement et de manière effective, au développement des moyens ainsi que des actes d’assistance entre membres, militarisés ou non, et qui permettraient de soutenir le cycle 3P auprès de chaque état signataire.


Article 4 – Assemblée au pilotage de la Charte.

Des votes peuvent être provoqués au sein des états signataires de la Charte, pour acter l’adhésion ou à contrario l’exclusion d’un état contrevenant aux lignes fondatrices de celle-ci. Ces votes seront conduits par une assemblée délibérante, représentée par les différents états signataires, chacun d’eux disposant d’une voix.


Article 5 - Prérogatives de l’assemblée pour la coopération Belt

L’assemblée au pilotage de la coopération Belt ne peut statuer par un vote sur des mesures relevant de la souveraineté d’un état signataire.

Cependant, si elle estime que l’un de ses états membres entretient des orientations politiques et militaires, contrevenantes aux lignes directrices de la Charte, elle peut soumettre au vote, une déclaration fait office de condamnation morale et symbolique.


Article 7 - Adhésion des membres

Les parties peuvent, par accord unanime, inviter à accéder à la Charte, toute nation ou entité gouvernementale qui en ferait la demande.
Tout candidat ainsi invité peut devenir signataire de la Charte après homologation de l’adhésion par l’assemblée délibérante.

CHAPITRE IV - ENGAGEMENTS DE MOYENS POUR UNE COOEPRATION BELT

Article 1 – Définition des risques à la coopération Belt.

L’action politique seule peut ne pas suffire devant diverses menaces pesant sur la libre circulation des biens et des personnes. Lorsque la pérennité économique et la stabilité politique d’un ou de plusieurs états signataires sont menacées, les états signataires peuvent faire la preuve d’une solidarité renforcée, par l’entretien d’actions militaires conjointes, visant à pérenniser l’institution politique d’un territoire souscripteur de la Charte ou bien encore sauvegarder l’activité commerciale de certains secteurs stratégiques.

Par sa signature, l’état contractant à la présente Charte s’engage à l’exécution d’opérations militaires en faveur de la stabilité des états signataires et de la protection des espaces commerciaux stratégiques.

Autres chapitres mineurs […]

Fait à Mont-Law (SAINT-MARQUISE), le 10 février 2004
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SPORTS


GOLDEN SHARKS, LES FOOTBALLEURS DE LA SÉLECTION FÉDÉRALE.


Sélection Fédérale des Golden Sharks
Le complexe minier de Solecaramado, située à 2 heures de vol de la capitale Pomosejo, est la plus ancienne concentration de mines aurifères sur le territoire arkohan.


SL’équipe de football des “Golden Sharks” est la sélection fédérale de joueurs alguarenos, chargés d’assurer la représentation de la Fédération lors de matchs amicaux et de compétitions à un niveau international. L’Alguarena étant une République Fédérale, chacun des Etats fédérés tels que l’Arkoha, les Encolanas ou la Heenylth, peut voir ses joueurs professionnels intégrer la sélection fédérale puisque la nationalité alguarenos est dépendante de l‘octroi préalable d’une des trois nationalités présentes dans l’Archipel d’Alguarena. Les Golden Sharks appartiennent à une équipe relativement réputée au sein des compétitions internationales, ne serait-ce que par la forte notoriété de l’Alguarena et son internationalisation, lui permettant de jouer sur différentes compétitions et face à différentes sélections internationales. La sélection fédérale est régulièrement positionnée à la première ou deuxième place du classement mondial des équipes nationales.

Le football a été introduit au sein de l’archipel alguarenos par le biais de la Heenylth lors de la naissance de la Fédération en 1833. De culture anglophone, la Heenylth a véhiculé cet héritage culturel colonial à travers l’ouverture des échanges diplomatiques avec les autres Etats de ce qui formerait sous peu la Fédération d’Alguarena. Soucieuse d’entamer une politique étrangère au nom de ses trois représentations gouvernementales, la Fédération a rapidement monté une sélection pour concourir aux principaux rendez-vous sportifs mondiaux. Véritable arme diplomatique pour faire reconnaître la Fédération au reste du monde, la sélection fédérale de football fera rapidement de nouveaux adeptes à l’intérieur de l’archipel, avec la création d’une sélection pour chaque état fédéré.

De fil en aiguille, ces amateurs de sport se sont professionnalisés et ont développé une réelle image autour de leur pratique sportive. Une professionnalisation qui a notamment débuté par l’introduction d’une tenue officielle accompagnant la sélection lors des rencontres officielles. Présentée sous les couleurs de l’Alguarena, la tenue est également floquée du surnom ainsi que du logo de la sélection. Baptisée “Golden Sharks” (litt. les Requins dorés) la sélection fédérale est effectivement représentée par la mention d’un squale et d’un ballon de football.

Tenue officielle des Golden Sharks.
Ci-dessus, la tenue officielle des Golden Sharks.


La Ligue Fédérale de Football pour l’Alguarena (LFFA) (ou Federal Football League for Alguarena en anglais), est ensuite créée pour harmoniser les pratiques sportives relatives au football, professionnaliser le métier de footballeur dans l’archipel. Elle a donc depuis institutionnalisé le football, amenant une déontologie dont elle estime et sanctionne les écarts.

Considérant l’apport de la Heenylth dans la diffusion du football à travers tout l’archipel, de nombreux joueurs ayant marqué le football alguarenos sont d'origine ou de nationalité heenylthaine, puisqu’au démarrage de cette pratique sportive, il étaient les seuls à en maîtriser la technicité du jeu. Avec le temps, plusieurs figures latinos ont su s’imposer dans l’histoire du football défendu par la République Fédérale, si bien que ce sport est devenu pour les pouvoirs publics, une action en faveur de l‘unité fédérale.
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SPORTS


LES COMBATS DE COQS ENCOLANALTEQUES



Combat à mort de coqs équipés de lames de navajas.
Originaire de la culture native des îles encolanaltèques, le combat de coqs continue de marquer la vie quotidienne de ses habitants.


Bien qu’il n’existe pas de réelles institutions chargées d’officier ces manifestations quasi-sportives, les combats de coqs restent encore largement pratiqués sur le territoire encolanaltèque. L’absence d’institutions sur cette discipline limite la possibilité qui en est faite d’organiser des jeux d’argent lors des combats. En effet, l’exercice du métier de bookmaker impose le versement d’une cotisation à une fédération sportive pour pouvoir percevoir de l’argenten provenance de parieurs. Et comme il n’en existe aucune à ce jour, le respect de la procédure est impossible à tenir par les organisateurs de ces combats.

Fort de constat, le combat de coq intervient alors en qualité de divertissement dans le pays, un divertissement entre passionnés, qui n’empêche pas l’exercice de quelques paris à titre privé et limités à la sphère familiale (un seuil de revenus annuels ne doit pas être dépassé dans le cadre des paris exercés à titre de particuliers).

Cette pratique est issue des communautés natives de certaines îles encolanaltèques qui, n’ayant pas de chiens présents sur la plupart des îlots (les races canines et félines ont été importées par la colonisation ainsi que via le commerce maritime entre des îlots et les principales îles alguarenos. Les élevages de volailles étant plus aisés et fréquents sur des espaces réduits tels que ceux-ci, l’intérêt des organisateurs de combats animaliers s’est très vite porté sur les combats de coqs. Il faut dire que le tempérament très territorial et agressif de l’animal s’est imposé comme une évidence au regard du bestiaire très restreint des animaux natifs des îles.

Même si des associations de protection des animaux manifestent leur désapprobation pour faire valoir l’interdiction de ces pratiques, les collectifs en faveur du maintien des combats de coqs ont fait valoir leurs rôles dans le maintien de certaines races de coqs, élevées spécifiquement pour les combats. Dès lors et de manière très paradoxale, l'administration encolanaltèque a identifié les combats de coqs comme une action salvatrice de certaines espèces de galliformes puisque des éleveurs entretiennent des races de coqs locaux uniquement grâce au profit qu’ils en tirent.

Politiquement parlant, l’interdiction de ces pratiques est donc rendue difficile voire impossible.

Héritage d’une culture native, le combat de coqs entretient certains atypismes comme l’accroche de navajas, de petits couteaux de combats à la lame incurvée et destinés à rendre les rencontres entre galliformes plus sanglantes. Les combats de coqs organisés à titre privé et dans la sphère familiale, y ont très peu recours. Des structures fermées peuvent bien évidemment accueillir ce type d’évènements en tout temps, cependant le manque de professionnalisation autour de ces pratiques amène le plus souvent ces manifestations à s’organiser en plein air, accompagnant de facto les meilleures saisons du climat tropical encolanaltèque.

L'image du combat de coqs pour désigner l'expression d'une rivalité entre deux hommes souhaitant marquer leur virilité, a rapidement déteint sur cette pratique sportive puisqu'à l'occasion de nombreuses rencontres, certains animaux portent le nom d'une personnalité politique mal-aimée, comme les députés d'extrême-gauche Rosario Pennelvas, fédéraux à l'instar de Martha Fulton, parfois opposée à des coqs baptisés du nom de politiciens étrangers, tels que l'albelaise Marie Kringel.
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SOCIETE


LA MEDAILLE DU CITOYEN DE VALEURS / LA MEDALLA DE PERSONAS VALIOSAS.


Médaille des citoyens de valeurs

La médaille du citoyen de valeur est un ordre honorifique civil parmi les plus importants de la fédération d’Alguarena. Il a été fondé en 1834, soit un an après la création de la Fédération, et par les trois présidents fondateurs d’Arkoha, des Encolanas et de Heenylth. Son instauration traduit une volonté des institutions à récompenser les différents engagements de civils alguarenos au profit des valeurs portées par la Fédération.

En effet en 1833, seules des décorations militaires fédérales existaient, pour notamment récompenser l’engagement armé de nombreuses personnes en faveur de la décolonisation, un processus nécessaire dans l’émancipation de l’Arkoha, des Encolanas ou encore de la Heenylth jusqu’ici assimilés à l’Empire hispanique d’Arobelas et le royaume anglophone de Skibedon.

Cependant de nombreux personnels civils avaient contribué à la décolonisation et à la fondation de la Fédération, sans pouvoir bénéficier d’une quelconque reconnaissance car ils n’étaient pas associés à la “première armée”’ (nom donné à l’armée fédérale qui avait vocation à supplanter les prérogatives des armées fédérées). Dans ces conditions, la nouvelle autorité fédérale d’Alguarena a recensé plusieurs actions méritoires, pour inaugurer la délivrance de cette première décoration fédérale civile.

Destinée aux personnes engagées politiquement pour promouvoir la réussite économique de programmes ou bien encore la défense d’idées progressistes, les critères relevant de son attribution se sont peu à peu démocratisés autour de valeurs dont la démonstration était plus accessible à chacun, telles que la liberté d’expression, le droit à l’éducation ou l’égalité des genres. Offerte aux civils pour l’accomplissement d’oeuvres morales non violentes, elle s’est exceptionnellement élargi aux combattants volontaires internationaux, dans le cadre de la guerre civile varanyenne et de la création du Régiment Libertarien, un contingent de volontaires combattants venus défendre l’instauration d’un régime parlementaire et démocratique au Varanya.

Ne pouvant se voir attribuer de décorations militaires puisque ces personnes étaient dissociées des armées fédérales présentes au nom de la Fédération d’Alguarena, les combattants volontaires alguarenos ayant accompli sur place un acte remarquable au Varanya furent reconnus et décorés de la médaille du citoyen de valeur. La médaille du citoyen de valeurs est représentée par deux hommes incarnant le sens commun, autour d'une torche marquant quant à elle le triomphe ainsi que l'exemplarité. Elle est surmonté d'un ruban large, aux couleurs du drapeau de la Fédération d'Alguarena.
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