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The Globe | L'intégral

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7 janvier 2003
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Dossier complet : Le Joint Task Force Aumerine [1]



En exclusivité pour The Globe, le groupe d’intervention antiterroriste de l’armée nous a ouvert ses portes lors d’un exercice de libération d’otages à bord d’un avion de ligne national.



Il est 11 h 30, quelque part dans la banlieue d’Aumérine. Les militaires du Joint Task Force Aumerine (abrévié JTF Aumerine ou JTF-AU) du ministère de la Défense nationale se préparent à aller déjeuner. A la même heure, à bord d’un avion de ligne de la compagnie aérienne Aumerine Airlines, un groupe de terroristes s’empare de l’équipage et prend en otages les 250 passagers. L’avion qui devait se poser à Aumérine est détourné sur Riverdale, dans le sud du pays.

A 11 h 45, l’alerte est donnée au ministère de l’intérieur. L’affaire est sérieuse, très sérieuse même. Un cabinet de crise se réunit, il est 12 heures. Quinze minutes plus tard, la décision est prise, seul le JTF a la capacité de résoudre efficacement le problème. 12 h 30, casernement du JTF Aumerine. La sonnerie retentit, à ce moment-là, dans l’état d’esprit du commando, cela n’est pas un exercice. Immédiatement, le groupe d’alerte se précipite dans ses véhicules : direction l’armurerie. Là, en quelques dizaines de minutes, l’ensemble du matériel nécessaire à l’opération est chargé. Pendant ce temps, les permissionnaires situés dans un secteur proche de la capitale sont joints par « bip » et rendez-vous leur est donné à 13 h 45 sur la base aérienne de Rosham. Les véhicules sont chargés. Toutes sirènes hurlantes, ils prennent la direction de Rosham. Il faut environ une heure pour parvenir à la base aérienne, où un C-130 attend pour conduire à Rosham le groupe d’interventions spéciales.

A la direction générale d’Aumerine Airlines, on vient de faire décoller d’Aumerine un autre appareil identique en tous points à celui détourné. Cet avion va servir au JTF pour une ultime répétition avant une éventuelle prise d’assaut de l’appareil détourné. Bien sur depuis des années, les « super-flics » aumérinois s’entrainent sur tous les avions de la compagnie aérienne, mais une dernière vérification ne peut pas faire de mal. Au ministère de l’intérieur parviennent toutes les informations possibles sur les terroristes. Elles sont immédiatement transmises au JTF.

Il est 15 heures à Rosham lorsque le C-130 se pose en inversant le pas des hélices. Atterrissage « charrette ». La porte arrière s’ouvre, les véhicules tout-terrains en surgissent, avec des hommes tout de noir vêtus, cagoulés pour ne pas être identifiables, armés jusqu'aux dents. Les hommes du JTF se dirigent vers le poste de commandement. Les tireurs d’élites sont, eux, positionnés autour de l’avion à des places stratégiques. Bien entendu, tout le monde reste en contact radio.

Une ultime répétition



16 heures, après une ultime répétition sur le second appareil, le groupe est fin prêt en stand-by. Seul le ministère peut donner l’ordre d’attaque. Il ne le fera que sous deux conditions. La première serait que les terroristes commencent à tuer les otages : ce serait alors un assaut d’urgence. La seconde serait qu’après de longues tractations, aucune solution n’aboutisse.

En fin d’après-midi, le groupe est toujours en stand-by. Pourtant les choses ont beaucoup évolué. Le service de renseignements du JTF Aumerine a pu se faire une idée plus précise sur les terroristes. Ils sont au minimum cinq, et quatre d’entre eux ont pu être identifiés. A 18 heures, la tension est montée d’un cran dans l’avion, un otage a même été exécuté. L’ordre d’assaut a été donné à 17 h 30, mais annulé quelques minutes plus tard lorsque les terroristes ont relâché les femmes et les enfants. Il reste pourtant encore cent trente-cinq personnes en otages. Le soleil décline gentiment sur l’aéroport, il est 19 heures. Les tractations sont toujours en cours entre les terroristes et le gouvernement aumérinois.

la seconde partie ici
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7 janvier 2003
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Dossier complet : Le Joint Task Force Aumerine [2]



Par l’arrière de l’appareil



Il est 23 heures : les éléments du JTF absents au moment de l’alerte et qui n’étaient pas à Aumérine arrivent à bord d’un second C-130. L’unité est pratiquement au complet. Seul un groupe est en réserve dans la banlieue d’Aumérine au cas où… une seconde prise d’otages aurait lieu.

A 2 heures du matin, la fatigue se fait sentir. Les hommes sont étendus sur leurs lits de camp. Ils savent qu’ils peuvent rester en attente plusieurs jours. Soudain un ordre secoue tout ce petit monde. Aucune solution n’a été trouvée. De plus, l’identité des terroristes laisse à penser qu’ils peuvent devenir très violents. Ils l’ont d’ailleurs déjà prouvé en exécutant dans l’après-midi un steward. L’ordre d’assaut vient donc de tomber il y a deux minutes. « Messieurs, en route et bonne chance ! »

Tous feux éteints, les voitures se rapprochent à quelque 500 mètres de l’avion. Les hommes en bondissent et se saisissent des échelles. L’avion va être abordé par l’arrière. Les groupes vont ensuite se glisser sous le fuselage et se mettre en position sous chacune des portes de l’appareil et sous le train avant. A 2 h 17, les commandos du JTF sont en position, contact radio permanent. Les échelles sont placées contre la carlingue. Et les hommes grimpent sans bruit. 2 heures 18 minutes et 20 secondes, le « top » est donné pour l’ouverture des portes par le système extérieur de secours. L’irruption dans l’avion est immédiate ; la cabine est bien entendu plongée dans l’obscurité la plus totale. Les hommes du commando sont tous équipés d’appareils de vision nocturne.

2 heures 18 minutes et 23 secondes, ouverture du feu. Les terroristes n’ont rien vu, rien entendu et déjà trois d’entre eux sont morts. Deux autres ont été immobilisés et un sixième non repéré par le renseignement a réussi à prendre le pilote en otage. Il tente alors de sortir du cockpit. Le tireur d’élite en position à 300 mètres de l’avion l’a vu et il tire sur ordre du chef du commando. Une balle, une seule entre les deux yeux, et le dernier terroriste s’effondre foudroyé.

2 heures 20, opération terminée. Bilan : quatre terroristes tués, deux prisonniers et trois otages légèrement blessés lors de la fusillade. Le JTF vient de montrer sa redoutable efficacité. Bien sûr, ce que nous venons de décrire n’est qu’une fiction, mais elle est directement inspirée de ce qui se passerait si, un jour, ce type de situation venait à se présenter en Aumérine.

suite à venir...
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