26/03/2005
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ENCYCLOPÉDIE de Morikhanie

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.::ENCYCLOPÉDIE DE MORIKHANIE::.




Introduction
La Morikhanie (en transcription latine : Morinykhaant ulsuudyn kholboo ; en morikhe : морин хаант улсуудын холбоо) est un pays de Nazumie centrale situé entre le Yōkai à l'est et les territoires de l'empire rémien à l'ouest. Le pays est principalement montagneux avec une altitude moyenne de presque 1600 mètres. C'est un territoire enclavé ne disposant d'aucun accès direct à la mer avec l'un des climats les plus continentaux du globe et des températures pouvant descendre jusqu'à -40°C l'hiver et dépasser les +40°C l'été. C'est également l'un des pays les moins densément peuplé du monde et dont la population se concentre majoritairement dans la capitale Kharchul.

Etymologie
Le mot Morikhanie vient des mots морин – mori en latin – qui signifie chevaux et de хаан – qan en latin et francisé en khan – qui signifie seigneur. Le terme morikhe (langue officielle de Morikhanie) морин хаант улсуудын latinisé en Morinykhaant ulsuudyn veut donc littéralement dire le royaume des seigneurs des chevaux. Il s'agit d'un héritage qui remonte à la nuit des temps mais qui est encore beaucoup vrai aujourd'hui, les habitants des steppes ayant toujours été connus pour leur habileté à monter à cheval, une capacité qu'ils maîtrisaient parfois avant même de savoir marcher. Par abus de langage les habitants de Morikhanie sont souvent appelés par les étrangers sous le terme de morikhanien(ne)s mais le terme correct est celui de морьтон – moriton, qui signifie le monteur de cheval, morikhanien étant l'adjectif qui s'applique à ce qui se rapporte à la Morikhanie (par exemple : la steppe morikhanienne).

Drapeau

Drapeau

L'emblème du cheval est naturellement présent sur le drapeau national morikhanien en son centre puisqu'il est le coeur de la culture de la nation. Les quatre étoiles qui le surplombe représentent la confédération des quatre nations morikhaniennes. Enfin les trois bandes rouge, bleue et orange sont là pour compléter les couleurs blanche et jaune déjà présentes car ces cinq couleurs sont traditionnellement associées dans la religion bouddhiste à l'aura du Bouddha au moment de son éveil. Le bleu étant le symbole de la méditation, le jaune celui de la juste pensée, le rouge celui de l'énergie spirituelle, le blanc celui de la foi sereine et le orange celui de l'intelligence.

Hymne


Le chant traditionnel эцэг эх ou etseg ekh qui signifie Mère et Père a été retenu comme hymne national. C'est un très vieux chant qui reprend deux des pricipes fondamentaux de la société morikhanienne que sont le nomadisme ou le voyage et la cellule familiale puisque le noyau de la nation est l'alliance des différents clans.

Sommaire
chapitres à venir
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.::DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES::.




La population en chiffres
Au recensement de l'année 2005 la Morikhanie passait le cap symbolique des 5 millions d'habitants, un record historique pour cette nation à la densité parmis les plus faible au monde. Le taux d'accroissement était estimé à environ 1,1% avec pourtant un taux de fécondité à plus de 3%, mais un certain retard de développement entraîne encore un taux de mortalité relativement élevé. Cela se perçoit d'ailleurs dans la pyramide des âges avec une population très majoritairement jeune puisque près des deux tiers à moins de 30 ans. Bien que le travail des enfants ait été officiellement abolit pour laisser place à la scolarisation, la Morikhanie doit adapter son mode de vie à sa faible population afin de pouvoir assurer son développement. Puisque la mortalité des ainés est forte et que la population est extrêmement jeune, il est de coutume de voir les moritons entrer dans la vie active dès l'âge de 13 ans, particulièrement dans la population nomade. Si les moritons devaient attendre leur majorité pour pouvoir travailler alors le pays se retrouverait à subir un terrible manque de main d'oeuvre et l'effondrement de son économie.

  • 0-12 ans (pré-scolaire et scolaire) : 23,9%
  • 13-62 ans (actifs) : 71,8%
  • +62 ans (retraités) : 4,3%

  • Les différents mode de vie
    Si pendant de nombreux siècles la Morikhanie a été peuplée par des nomades, la tendance s'est un peu inversée. Subissant dans un premier temps un exode rural massif avec une explosion de la population urbaine, le manque d'infrastructures et la paupérisation de cette nouvelle classe urbaine a permis l'émergence d'un nouveau mode de vie : le semi-nomadisme. Il s'agit d'une catégorie de population qui se sédentarise sur une période donnée, généralement de quelques semaines à quelques mois, pour accomplir une tâche, avant de migrer vers un nouvel endroit généralement guidée par le travail. En effet, la faible main d'oeuvre disponible ne permet pas de pourvoir l'ensemble des postes disponibles, c'est pourquoi un important turn-over au sein de la population existe (et est légiféré en interdisant au maximum les CDI pour privilégier les CDD ou les emplois saisonniers). De plus, certains emplois auparavant exclusivement sédentaires sont aujourd'hui considérés en partie comme semi-nomade, c'est par exemple le cas de certains médecins qui suivent les mouvements nomades afin de proposer leurs services. Les sédentaires, pour leur part, sont presque intégralement localisés dans la capitale Kharchul qui accueille à elle seule 22% de la population nationnale.

  • Nomades : 28 %
  • Semi-nomades : 33 %
  • Sédentaires : 39 %

  • Un pays pour plusieurs ethnies
    Cette faible densité de population, qui était encore bien plus importante avant le boom démographique, a entraîné une faible homogénisation de la population au fil des siècles. Il faut en réalité parler des peuples des steppes au pluriel puisqu'il existe de nombreuses ethnies différentes qui les peuplent. D'ailleurs la Morikhanie est une confédération de quatre nations différentes. La première, les Daichids, est issue des steppes centrales et formait auparavant le coeur des hordes de guerriers. La seconde nation est celle des Bayans qui occupent les terres fertiles du nord. Viennent ensuite les Uulyns qui sont originaires principalement de l'ouest et de ses hautes montagnes. Enfin la dernière nation et la moins nombreuse est celle des Khulgaichs, les habitants des terres arides du sud.

  • Daichids : 48 %
  • Bayans : 24 %
  • Uulyns : 17 %
  • Khulgaichs : 11 %

  • -
    2962
    .::SYSTÈME POLITIQUE::.




    Principes
    La république morikhanienne est une démocratie participative égalitaire dans laquelle tous les citoyens, hommes ou femmes, participent aux débats. Le mode de prise de décision est le consentement, c'est à dire qu'aucune décision n'est prise si un membre y oppose une objection raisonnable et argumentée. Cette règle permet à quiconque de disposer de sa liberté et ne donne pas de supériorité à une quelconque majorité. L'objectif de cette démocratie n'est plus de convaincre le plus grand nombre au détriment d'une minorité mais bien de prendre une décision commune. Ainsi les grands principes de la démocratie morikhanienne sont que : les intérêts de tous les membre sont pris en compte, chacun acceptant librement de se soumettre aux intérêts collectifs ; une solution n'est adoptée que si elle est acceptée par ceux qui vont la vivre ; tous les membres s'engagent à respecter la décision collective.

    Organisation
    La faible densité de population et le mode de vie nomade font que la vie ne s'organise pas autours de la cité, contrairement à d'autres formes de démocratie, mais autour de la famille. Les familles nomades, qui sont à l'origine de la société morikhanienne s'organisent généralement en campement familial regroupant plusieurs familles. La cohabitation de ces familles au sein d'un même campement nécessite l'instauration d'un conseil des familles qui prend les décisions pour la vie commune au sein du campement.
    Plusieurs campements nomades cohabitent généralement sur un même lieu géographique et forment alors ce qu'on appelle un clan. Il devient là aussi nécessaire d'organiser un conseil de clan qui vise à organiser la vie sur le territoire, comme par exemple la répartition des pâturages.
    L'ensemble des clans qui vivent sur une zone géographique plus vaste forment une nation, qui sont aujourd'hui au nombre de quatre. Là encore il existe un conseil pour chaque nation afin de prendre les décisions qui concerneraient l'ensemble des clans.
    Enfin, afin de faire front face aux nations du monde, les quatre nations nomades ont formé une confédération, dont le conseil suprême est amené à prendre des décisions pour le bien de la communauté et gère entre autre les affaires étrangères ou l'armée.
    Chaque conseil peut voir ses décisions annulées par les conseils inférieurs si la décision qui est prise ne convient pas à la communauté qu'ils sont censés représenter. Ainsi le conseil suprême confédéré peut voir une décision annuler par un conseil de nation, un conseil de nation par un conseil de clan, un conseil de clan par un conseil de familles et un conseil de familles par l'une des familles qui la compose.

    Droit
    Ainsi au quotidien, on peut considérer que chaque famille ou campement gère sa vie de tous les jours en totale autonomie. Cela fait que les lois sont très peu nombreuses et qu'il n'existe pas de droit écrit. La Morikhanie est un pays qui utilise presque exclusivement le droit coutumier. Il n'existe pas de cours de justice, ni de greffe pour le recensement des jurisprudences. Les conflits sont souvent gérés au niveau de l'échelon local, il s'agit là d'une justice populaire rendue par la communauté. Cependant la notion de justice est très importante dans la société morikhanienne et il ne s'agit nullement d'une recherche de vengeance mais bien uniquement de la réparation d'une faute commise et la recherche de ce que la sanction peut apporter aux victimes, aux coupables et à la communauté.
    1941
    .::ORGANISATION SOCIÉTALE::.




    Généralité
    La société morikhanienne s'est construite avec les contraintes imposées par le mode de vie nomade et par sa faible démographie. Depuis des siècles, le rôle de chaque individu doit être optimisé afin d'assurer la survie du clan dans son environnement. Hommes et femmes ont traditionnellement des rôles distincts mais considérés comme égalitaires. Le rôle de la femme se trouve au cœur du campement nomade, tandis que celui de l'homme se trouve en dehors.

    Organisation sociétale
    La famille vivant en petit groupe autonome, le risque d'appauvrir la diversité génétique a entraîné la répartition de la population morikhanienne en clans exogames, c'est à dire l'obligation de trouver son conjoint à l'extérieur de son groupe social. De plus, le mari étant traditionnellement absent du campement pour faire la guerre tandis que la femme y était fermement ancré, la société morikhanienne est donc l'une des seule a être matrilocale mais aussi matrilinéaire.

    Chacun sa place
    L'organisation du campement nomade s'effectue en cercles : intérieur et extérieur. Le cercle intérieur qui correspond aux abords de la yourte est celui des femmes. C'est là que se trouve le petit bétail (moutons, chèvres etc...) ou que s'effectue le travail du cuir, de la laine, la confection des fromages et autres activités. Le cercle extérieur est quand à lui réservé aux hommes et au grand bétail comme les chevaux ou les bovins. D'autres activités comme la chasse ou la guerre sont considérés comme faisant parties du cercle extérieur.

    Propriété collective
    La vie de nomades est réputée moins luxueuse que la vie sédentaire. Le concept de propriété privée est quelque chose d'assez flou, ou d'inexistant, dans la société morikhanienne. Généralement les affaires appartiennent à la famille ou au campement (regroupement de plusieurs familles). Les investissements qui sont fait profitent à tous, par exemple l'achat d'un 4*4 se fait au nom du campement pour faciliter les déplacements de tous. En effet les objets luxueux sont rares dans la steppe et généralement on retrouve un seul ordinateur, une seule télévision ou un seul téléphone pour l'ensemble du campement. De même la terre n'appartient à personne et ne peut donc pas être privatisée.
    2984
    .::RELIGION::.




    Introduction
    Les moritons ont, dans leur très grande majorité, fait du bouddhisme leur principale religion, et cette religion a un impact très profond sur la culture morikhanienne en général, sur la littérature et les arts, la vie intellectuelle, la vision du monde et de l’au-delà, ainsi que les conceptions morales et scientifiques. La culture morikhanienne ne peut se comprendre sans cette religion universaliste qui est l'un des principaux facteurs d’unité culturelle chez un peuple nomade parsemé sur un territoire peu peuplé, dépassant les frontières tribales.

    Les communautés pastorales morikhaniennes ont perpétué un système religieux indigène généralement qualifié de « religion communale » qui vise principalement à assurer la prospérité, la chance et le bien-être des communautés pastorales et à écarter toute calamité et influence néfaste. Les principaux rites collectifs sont des sacrifices périodiques aux divinités territoriales des montagnes et des fleuves. Lors de la formation de leur empire, les moritons sont confrontés aux religions universalistes adoptées par les peuples qu’ils ont soumis ou ralliés. Les khans font preuve d’une grande tolérance qui légitime leur souveraineté.

    Le monachisme morikhanien
    Nombre de monastères furent d’abord des temple-yourtes nomadisant avec les campements, avant de se sédentariser. Les monastères et leur clergé vivent en interaction constante avec la société laïque. Jusqu’au début du XXème siècle, plus de la moitié de la population masculine a pris les vœux et l’habit monastique, mais la grande majorité des moines ne dépassait pas l’ordination de novice, et vivait d’élevage, ne venant au monastère que pour les rituels mensuels (on les appelle les « moines de la steppe »). Le monastère bouddhique remplit des fonctions multiples : il est école pour les moines, lieu de culte, centre de commerce, banque, parfois collège de traduction et d’interprétation des textes du canon, centre de consultation médicale… En dehors du monastère, les moines effectuent un certain nombre de rites pour des particuliers ou des communautés : ils bénissent des habitations, consacrent les troupeaux, effectuent des rituels pour la longévité, pour appeler la bonne fortune ou écarter les épidémies, soignent hommes et troupeaux, impriment des amulettes de protection et assurent les services funèbres.

    Bouddhisme et religion indigène
    En Morikhanie, le bouddhisme s’est accommodé des croyances et des rites locaux : l'animisme, qui est la conviction que toute chose possède un esprit particulier ; le chamanisme, dont le chaman est celui qui représente un clan dans la communication avec les esprits ; le totemisme, qui se caractérise par la croyance en la connexion entre l'origine d'un clan et un totem défini, le plus souvent un animal. Plusieurs traditions issues de ces anciennes croyances persistent encore aujourd'hui comme celle de vénérer les montagnes dont les plus sacrées sont adorées régulièrement par des cérémonies nationales, tandis que les montagnes de seconde importance sont l'objet de culte pour les populations locales. De même le culte des ovoos est toujours pratiqué. L'ovoo est un monument traditionnel qui prend souvent la forme d'un tas de pierre et qui se trouve au sommet des collines ou des montagnes. Les moines bouddhistes sont invités à participer aux rituels de leur religion aux ovoos pour attirer sur les communautés les grâces de ces dieux locaux
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