26/03/2005
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ÉCONOMIE de Morikhanie

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.::DONNÉES GÉNÉRALES::.




Secteur primaire
Pendant plusieurs millénaires, les steppes de Nazumie centrale ont été occupées par des nomades vivant uniquement de l'élevage (et des pillages pendant plusieurs siècles). Une image forte qui colle encore à la Morikhanie et qui est en partie exacte puisque la population reste principalement rurale, bien que la part de l'élevage ait considérablement diminuée au profit de la culture, une activité bien plus sédentaire.

Le secteur primaire reste le premier secteur d'activité en Morikhanie puisqu'il emploie jusqu'à 39,3% de la population active, un chiffre en baisse pendant de nombreuses années et qui tend à se stabiliser. Cette main d'oeuvre est encore principalement tournée vers les métiers de l'agriculture puisque 41% des travailleurs du primaire sont dans l'élevage et que 34% d'entre eux sont dans la culture.

Mais c'est la découverte récente de richesses inexploitées et insoupçonnées du sous sol morikhanien qui a entraîné l'émergence d'une troisième catégorie de travailleurs primaires que sont les extracteurs, qui représentent aujourd'hui 25% de la main d'oeuvre du primaire. L'extraction minière est un secteur en plein essor mais bien moins exploité que l'espérait les nations étrangères qui cherchent à pouvoir mettre la main sur ce trésor pour leurs industries, car l'exploitation du sous sol entre en conflit avec la préservation des espaces naturels de Morikhanie et des pâturages.

Bien qu'il soit le premier secteur d'activité en terme de main d'oeuvre, le secteur primaire ne pèse plus que 16,7% du Produit Intérieur Brut, l'agriculture représentant 45% de ce total et l'extraction 55%.

Secteur secondaire
Grâce au développement récent de l'industrie, depuis quelques décennies tout au plus, le secteur secondaire est aujourd'hui le véritable moteur de l'économie morikhanienne. Centré également sur la force principale de la nation, à savoir son agriculture et la richesse de son sous sol, l'industrie s'est principalement concentrée sur le commerce de produits finis en lien avec ces deux domaines. Ainsi, l'industrie textile, la joaillerie, l'orfevrerie ou la métallurgie sont des secteurs d'activité en plein boom.

Cependant, la transition d'une société intégralement nomade vers une société semi-nomade prend du temps et la main d'oeuvre ne suit pas toujours ce qui peut expliquer un certain retard dans le rendement industriel. En effet, le secteur secondaire n'emploie que 23,5% de la population active. Cela n'empêche pas le secteur industriel d'être devenu le pilier de l'économie en représentant une part de 47,4% du Produit Intérieur Brut.

Secteur tertiaire
Encore plus récent dans le paysage économique morikhanien mais ayant connu un développement fulgurant, les services prospèrent de plus en plus partout sur le territoire. Un essor qui est dû principalement aux progrès de la technologie et à des politiques de grands travaux depuis plusieurs décennies. Afin de palier à l'isolement des territoires et des populations, le gouvernement a misé sur le développement des transports, des télécommunications, de l'internet etc...

En quelques années seulement le secteur des services est en passe de devenir le premier secteur de l'économie en terme de main d'oeuvre puisqu'il concerne aujourd'hui 37,2% de la population active, soit presque autant que le secteur primaire. Il l'a en revanche complétement dépassé en terme de puissance économique puisque le secteur tertiaire pèse aujourd'hui pour 35,9% du Produit Intérieur Brut.

Chômage
Avec l'essort industriel, le développement des nouvelles technologies et la découvertes des richesses du sous sol, la Morikhanie a besoin chaque année de main d'oeuvre supplémentaire. Une demande qui augmente bien plus vite que la population active et qui fait que le pays connaît une période de plein emploi et doit même faire appel à de la main d'oeuvre étrangère.
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.::PASTORALISME NOMADE::.




Introduction
La Morikhanie est certainement l’une des régions archétypales du nomadisme pastoral dans le monde. Ceci n’est pas surprenant vu les conditions naturelles du pays. Sa plus grande partie est occupée par de vastes steppes et déserts qui s’étendent à perte de vue. Le pastoralisme constitue la principale activité économique des nomades depuis au moins deux millénaires. Le terrain accidenté et le climat rude ont toujours limité les choix économiques de ses habitants. L’agriculture n’est praticable que dans de rares endroits, le plus souvent dans les vallées basses des grandes rivières. La majorité de la population vit grâce à l’élevage pastoral et, dans un moindre degré, grâce à la chasse. À part la végétation, l’approvisionnement en eau constitue une autre condition importante pour la pratique de l’élevage. En fait, il est parfois plus difficile de trouver de l’eau que des pâturages. Les puits et les petites rivières constituent les sources principales d’eau.

Le cheptel
On élève principalement cinq espèces d’animaux en Morikhanie : chameaux (1%), chevaux (8%), bovins (11%), moutons (48%) et chèvres (31%), ainsi que de rares autres espèces (1%). Traditionnellement, les éleveurs essaient d’avoir plusieurs espèces domestiques dans leurs troupeaux pour obtenir des produits plus variés et pour mieux se protéger contre les épizooties et les calamités naturelles. De plus, les troupeaux mixtes utilisent d’une façon plus efficace les pacages à cause des besoins nutritionnels différents des animaux qui les constituent. La proportion de petit et de grand bétail est de 20/80 %.

Les moutons et les chèvres sont gardés le plus souvent ensemble. Outre l’économie de main d’œuvre, c’est parce qu’ils influencent réciproquement leur façon de paître. Les chèvres se déplacent rapidement et elles n’épuisent pas toutes les pâtures tandis que les moutons sont plus lents et ont tendance à surpâturer le terrain. La taille optimale d’un troupeau est évaluée par les éleveurs à 500 ou 600 têtes. Le gros bétail, le plus souvent, n’est pas surveillé. Les vaches et les veaux restent aux environs des campements et rentrent le soir par eux-mêmes. Les chevaux, les chameaux et les taureaux paissent libres.

Organisation
Les éleveurs utilisent cycliquement 4 sites de campements, correspondant aux 4 saisons de l’année. Ils déplacent les troupeaux à l’aide de leurs chevaux, et leurs yourtes, meubles et ustensiles de cuisine à dos de chameaux ou en 4x4. Les sites de campement sont fixes et possèdent quelques équipements tels que puits, corrals ou cabanons. Les zones de campements qui accueillent ces sites répondent à des critères précis et par exemple en hiver, elles doivent être à l’abri des vents dans des vallées bien exposées au sud. A l’inverse en été, les éleveurs recherchent des zones plates où le vent permet de chasser les insectes. De tels endroits sont également recherchés au printemps pour avoir une vue dégagée, pour prévenir une attaque de prédateur sur les chevreaux et agneaux de l’année.

L’élevage pastoral n’est pas seulement une activité économique et une adaptation complexe aux conditions écologiques. Il s’inscrit en même temps dans un cadre politique et social. Dans la vie quotidienne, le campement collectif est l’unité sociale de base. La grande majorité des familles habitent dans des yourtes pendant la plus grande partie de l’année. Même les citadins et les agriculteurs s’en servent pendant la bonne saison. La plupart des éleveurs, en plus des yourtes, possèdent des maisons en pisé, bois et pierre sur les lieux d’hivernage. Un campement peut réunir jusqu’à dix familles même si le plus souvent ils ont une taille plus petite. La plupart des activités importantes du cycle pastoral, comme la tonte des moutons et des chèvres, la fenaison ou le déplacement du campement, n’ont lieu qu’à certains moments limités dans l’année, mais elles demandent alors une quantité importante de main d’œuvre. Certains campements essaient de diversifier leurs activités économiques quand l’un des membres cultive pommes de terre et légumes, ou fait un petit commerce.

Commerce
La diversité des produits issus de l'élevage est importante :
  • Vente de bétail sur pieds
  • Viande
  • Engrais (fumier, lisier, crottin...)
  • Lait et produits laitiers (notamment fromages)
  • Cuir, laine, poils mais surtout cachemire
  • --
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    .::AGRICULTURE VÉGÉTALE::.




    Contexte
    La Morikhanie fait face à un défi de taille pour le développement de son agriculture : le climat. En effet, le pays présente une très courte période permettant la culture des sols (environ 120 jours par an), accentuée par un hiver particulièrement long et rigoureux et un manque d'eau dans certaines régions. Cependant, les régions du nord principalement présentent des avantages pour certaines productions végétales ciblées.

    Développement des cultures permanentes
    La hausse démographiques et la consommation de produits d'origine animale uniquement ont conduit la population à développer de graves problèmes de santé et le gouvernement à importer massivement des ressources alimentaires afin de diversifier le régime des moritons, augmentant ainsi massivement les dettes. Une grande politique de développement du secteur agricole a donc vu le jour il y a plusieurs décennies afin de permettre le développement des cultures permanentes et principalement céréalières.

    Vers l'autosuffisance alimentaire
    Cependant le climat de la Morikhanie reste peu enclin à la culture des fruits et légumes. Pour cela, un plan de développement a été mis en place également afin de financer la construction de serres communautaires, permettant notamment la culture hors sol, afin que la population puisse produire pour elle même ses fruits et légumes.

    Commerce
    Ainsi la Morikhanie produit essentiellement des fruits et légumes pour une auto-consommation et l'exportation de produits issus de l'agriculture végétale ne concerne qu'un petit nombre de produits :

  • Blé
  • Thé
  • Tournesol
  • Miel
  • Argousier
  • Coton
  • --
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    .::EXPLOITATION MINIÈRE::.




    Contexte
    Pendant plus de deux millénaires, la terre n'avait qu'une seule utilisation en Morikhanie : servir de pâturages aux troupeaux. Ce n'est qu'à la fin du XXème siècle, avec l'apparition des populations sédentaires et le développement des cultures permanentes, et donc l'exploitation du sol, que le pays s'est rendu compte de son immense richesse. Alors que nombre de nations étrangères exploitent leurs sols depuis des siècles, en ayant parfois épuisé les ressources, la Morikhanie s'est donc retrouvée du jour au lendemain avec un sous sol plein de ressources encore vierges.

    Développement
    Cette découverte a entraîné une hausse massive des investissements étrangers et une explosion du Produit Intérieur Brut grâce à une balance commerciale devenue positive en quelques années seulement. Pourtant, la Morikhanie n'exploite pas encore son potentiel au maximum car de nombreuses difficultés demeurent. Déjà le manque d'infrastructures et de formation dans un pays qui n'avait jamais creusé une seule mine, mais aussi les conflits avec la population nomade qui est réticente à voir ses terres sacrées défigurées, ainsi que les problèmes écologiques qui font que le gouvernement doit freiner le développement du secteur minier.

    Extractions principales
    Malgré ces difficultés, la Morikhanie s'est tout de même hissée au rang des grands pays miniers pour les ressources suivantes :

  • Cuivre
  • Or
  • Fer
  • Charbon
  • Uranium
  • Pierres précieuses et semi-précieuses
  • Terres rares

  • Extractions secondaires
    Le pays dispose également d'autres ressources mais qu'il exploite en plus faible quantité, soit en raison de gisements moins importants soit par manque d'infrastructure :

  • Pétrole
  • Nickel
  • Zinc
  • Argent
  • Phosphore
  • Molybdène
  • Fluorine
  • Tungstène
  • --
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    .::TOURISME::.




    Introduction
    La Morikhanie s'inscrit comme une destination hors du commun et surtout loin du tourisme de masse. Ses paysages naturels préservés, sa culture nomade traditionnelle, son histoire fascinante font que le pays devient une attraction de plus en plus prisée par les touristes étrangers. Depuis quelques années, le gouvernement met tout en œuvre pour développer cette activité fructueuse tout en tentant de conserver ses terres et ses traditions intactes, puisqu'elles sont le moteur de ce tourisme.

    Tourisme culturel
    Peu, voire pas, de nations ont su conserver un mode de vie nomade ce qui fait de la Morikhanie une destination unique en son genre pour ce type de tourisme. De nombreuses activités existent pour les étrangers qui souhaitent vivre la culture nomade de l'intérieur, que ce soit des festivals, la visite de musée, la dégustation de produits du terroir ou le séjour chez l'habitant.

    Tourisme rural
    Le paysage rural préservé et diversifié de la Morikhanie, avec ses nombreux parcs nationaux, ses forêts, ses montagnes et autres attire un nombre croissant de touristes qui recherchent une proximité avec la nature. Il s'agit d'une forme de tourisme généralement écologique pour fuir les grands centres urbains et se ressourcer dans une nature non polluée.

    Tourisme sportif
    L'autre attrait principal de ces espaces naturels préservés est d'attirer des sportifs du monde entier car la Morikhanie permet la pratique de nombreux sports comme le VTT, la randonnée, le trekking, le rafting, l'escalade, les rallyes et bien d'autres encore.

    Tourisme scientifique
    La faune et la flore de Morikhanie attirent également de nombreux scientifiques professionnels ou amateurs avec par exemple l'observation des oiseaux, le tournage de documentaires animaliers etc...

    Tourisme religieux
    Grande terre du bouddhisme, la Morikhanie attire également de nombreux fidèles qui souhaitent s'enrichir spirituellement ou bien suivre une formation. De même que des touristes non pratiquants peuvent venir chercher tout simplement le plaisir de visiter les nombreux temples ou simplement effectuer une sorte de retraite spirituelle loin de tout.
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    .::L'OR BRUN DES STEPPES : LE CACHEMIRE::.




    Généralités
    Léger, doux et chaud, le cachemire est l’un des tissus les plus chers et les plus luxueux au monde. La Morikhanie en est le plus grand producteur au monde et l'industrie du cachemire représente l'une de ses principales exportations. L'atout des chèvres morikhaniennes réside dans leurs caractéristiques biologiques, notamment pour le pâturage en zones arides et désertiques ainsi que pour le pâturage de hautes montagnes, deux zones aux conditions naturelles et climatiques extrêmes. Pour survivre à l'hiver glacial, les chèvres développent une couche de sous-poil de fourrure composé de longues et fines fibres : le cachemire.

    Une origine géographique particulière
    C’est un véritable exploit que de survivre dans les conditions climatiques extrêmes du désert de Khöndii, vaste désert froid et sec où l’altitude moyenne est de 1800 mètres au‑dessus du niveau de la mer, ou dans les chaînes de l'Öndör. La chèvre à cachemire a un pelage unique, soyeux et doux, qui est six fois plus fin que le poil humain, qui lui permet de survivre dans des régions extrêmes, rudes et venteuses, pauvres en eau, balayées par des vents d’une force extrême et soumises à des changements de température brutaux. Si elle ne vivait pas sous ce climat rigoureux et sec, la chèvre à cachemire ne développerait pas ce fin pelage situé sous le poil extérieur plus grossier permettant de résister au temps. Cette fibre durable, solide, légère et douce, offre une excellente protection sans être volumineuse, et sert à fabriquer des vêtements de luxe depuis des générations.

    Savoirs traditionnels
    Parce que près de 30% de la population morikhanienne vit du pâturage nomade, les savoirs traditionnels détenus par les éleveurs de chèvres à cachemire nomades sont essentiels à l’économie du pays. Transmis de génération en génération, ce savoir comprend une connaissance tout en finesse du climat et de l’environnement local, de bonnes pratiques d’élevage des chèvres ainsi que des techniques de récolte du cachemire. Les éleveurs savent que c’est lorsque l’hiver a été particulièrement rude que la laine cachemire qu’ils récolteront sera de qualité exceptionnelle. Les éleveurs nomades doivent donc connaître les endroits précis présentant les conditions climatiques indispensables pour que leurs chèvres produisent cette laine cachemire d’une grande finesse. L’extraction de la laine à cachemire se fait après l’hiver. Les éleveurs peignent soigneusement les chèvres, vérifiant que les fibres les plus fines, situées surtout dans la nuque, sont récoltées dans les meilleures conditions, puis, les fibres sont triées à la main, les poils longs ou grossiers étant éliminés. Récolter ainsi ces fibres peut prendre trois jours par chèvre mais c'est cette façon artisanale de récolter le cachemire qui permet d’en préserver la qualité.

    Propriétés
    La fibre de cachemire est jusqu'à trois fois plus isolante que la laine. Ainsi, les vêtements en cachemire offrent une chaleur supérieure. Le cachemire est également hygroscopique, ce qui signifie qu'il s'agit d'un matériel naturellement respirant. Il présente également un taux d'humidité élevé, où les fluctuations de l'humidité de l'air font également varier l'isolation du vêtement, le rendant confortable sous tous les climats, même en été. La fibre de cachemire a un diamètre très étroit, ce qui la rend extrêmement douce au toucher. Ainsi, le cachemire se distingue par sa qualité incroyablement douce, constitué de fibres délicates, soyeuses au toucher, il n'a pas la particularité de la laine ordinaire qui démange. Le blanc, le beige, le gris castor et le brun sont les quatre teintes naturelles du cachemire.

    Industrie du luxe
    En raison du nombre limité de chèvres et de la complexité de son recueil qui ne peut être automatisé, les approvisionnements de cachemire sont limités. De par sa rareté et de par ses propriétés extraordinaires, le cachemire est considéré comme une matière haut de gamme et est employé dans l'industrie textile comme une fibre de luxe.
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