26/03/2005
02:07:21
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Rencontre Lutharovie - Vorsavia

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Rencontre diplomatique entre la République socialiste fédérative de Lutharovie est la République du Vorsavia



Le verglas parcourait toutes les rues de la capitale Vorsavienne, Vlazoski. La buée qu'émanait l'activité de la ville se retrouvait collée aux carreaux des grands édifices, qui imposaient de leurs ombres, les reliefs artistiques du style architecturale Vlazoskien. Le président, Monsieur Yureck Bovorski s'était déplacé au petit aéroport de la capitale accompagné de ministres et d'une lignée de soldats tous munis de trompettes toutes prêtes à faire entendre leurs mélodies. Tout ce monde attendait la venue du chef d'Etat Lutharovien pour parvenir à un accord sur l'afflux migratoire du Vorsavia vers la Lutharovie qui ne cesse de s'agrandir causant ainsi de nombreux problèmes au gouvernement Vorsavien. Le monde retenait son souffle, pendant une minute, puis deux et toujours un vent froid soufflait qui faisait vaciller la petite troupe qui se concentrait sur le tapis rouge qui donnait sur la zone où le jet Lutharovien devait se poser. Une chose noire qui semblait être fixée au ciel apparut dans le ciel nuageux et dense, puis, la chose commençait à grossir et on pouvait dès à présent distinguer le véhicule aérien Lutharovien qui tentait d'atterrir sur la piste gelée. L'appareil se posa en douceur sur le sol tandis que les soldats s'apprêtaient à faire fanfaronner le bruit de leurs instruments. Une grande carrure noire sortit de l'entrebâillement de la porte du jet, c'était celle du président Pavel Gosslov qui adressait un sourire et un salut amical aux soldats qui faisaient vrombir le son de leurs trompettes. Le président Lutharovien, alors s'avança le long du long tapis rougeoyant et serra fermement les mains des ministres Vorsavien et la petite main potelée du président Bovorski.
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Finalement, la grande carrure noire qui s'avançait vers le président Vorsavien pour lui serrer la main n'était qu'à peine plus grand que le président Borovski. Une fois qu'il eut serré la main au président Vorsavien, il lui tendit un livre orné d'une illustration d'un marteau et d'une faucille, le même livre que le président Pavel Gosslov avait offert à son homologue de l'Empire Démocratique Latin Francisquien.

Pavel Gosslov : Je ne viens jamais dans une rencontre diplomatique sans un cadeau. Le voici. Un livre écrit par le grand dirigeant qu'était mon grand-père, Gyugo Gosslov, le premier dirigeant de la République Socialiste Fédérative de Lutharovie. Lire ce livre vous permettra de mieux comprendre la politique Lutharovienne ainsi que son histoire, notamment l'histoire de la Lutharovie sous Gyugo Gosslov.
Ah ! Aussi, je vous offre autre chose.

Le président Lutharovien sortit de sa poche un billet précisieusement conservé dans un boîtier transparent.

Pavel Gosslov : Il s'agit d'un billet de 50 Étoiles Dorées, l'ancienne monnaie de l'ancien Empire Lutharovien. Vous pouvez le conserver, il est assez rare dans votre pays.

Sur le billet figurait un monarque Lutharovien, mais pas n'importe lequel, le Tsar Alexandre II de Lutharovie, le Tsar qui a participé à la guerre d'indépendance Vorsavienne aux côtés de la Lutharovie.
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Le chef d'Etat Vorsavien contempla le livre et adressa un sourire forcé à son homologue Lutharovien.

Yureck Bovorski : Je suis très enchanté que vous puissiez nous offrir de tels dons. Il reprit d'une voix rauque. Nos deux pays partagent des traditions, des histoires et bien de choses devant être primordialement de conserver pour transmettre notre savoir aux générations futures. Malgré nos idéaux très différents, nous ne devons aucunement créer des rivalités ce qui pourrait même en danger notre passé, notre histoire. Enfin passons que pensez-vous de notre belle ville, Vlazoski ? Il faudrait que vous reveniez pendant la saison chaude le paysage est splendide !

Un homme vêtu d'un imperméable noir s'avança en trottinant vers les deux présidents, il manquait de tomber à chaque pas et balançait ses bras tel un manchot luttant contre le vent froid de la capitale. Il s'agissait enfaite de monsieur Igor Knapik, le premier ministre Vorsavien. Monsieur Knapik salua monsieur Gosslov et s'adressa au président Vorsavien.

Igor Knapik : Monsieur le président, on vient de m'informer que la limousine présidentielle vient de tomber en passe faute du surplus de verglas. Bafouillait t-il d'une voix essoufflée et précipitée. Je peux cependant vous conduire au Kamienna Korona avec la berline de monsieur Płoński qui s'est porté volontaire pour qu'elle puisse vous êtres utile pendant un moment.

Yureck Bovorski : Rentrons donc dans la berline de ce cher ministre.

Monsieur Knapik désigna alors du doigt l'automobile noire et luisante du ministre de la culture et invita les deux présidents à y prendre place. Le véhicule démarra sous le tumulte de la foule qui tentait de percevoir Pavel Gosslov à travers les vitres teintées couleur sombre tandis qu'un silence mort régnait à l'intérieur de celui-ci.

Yureck Bovorski : Je viens de me souvenir que vous ne m'aviez pas fait part de votre avis sur la beauté de la capitale, alors qu'en pensez-vous ?
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Pavel Gosslov : Oh ! Et bien... Elle est très belle. C'est la première fois depuis des années que je ne vais pas à l'étranger, ça fait du bien de voyager. Enfin... selon moi.

Pavel Gosslov comptemplait les bâtiments de la capitale. Il avait une furieuse envie de sortir une cigarette et fumer, histoire de se déstresser un peu. Finalement il ne le fit pas, cela ne se faisait pas lors de rencontres diplomatiques avec des chefs d'états étrangers. Après un petit moment, il jeta un coup d'œil à sa montre.

Pavel Gosslov : Dans combien de temps arriverons nous à destination ? Je ne suis pas pressé... je veux juste savoir.
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Bavorski avisa son hôte et répondit :

Yureck Bovorski : Nous sommes actuellement sur l'allée du patriote qui donnera non loin d'ici au Kamienna Korona, palais présidentiel, symbole du fier patriotisme Vorsavien que nous essayons de faire perdurer au fil des époques. N'est-il pas fabuleux de pouvoir se sentir affiler à une nation ? Le mérite de parachever son histoire et sa culture, c'est tout bonnement rayonnant de pouvoir être le dirigeant d'une nation dont les citoyens sont épris d'elle... Malheureusement, la population Vorsavienne n'a guère joie d'acclamer son chef ce qui m'attriste gravement.

Le président Gosslov acquiesça d'un signe de tête et répondit :

Pavel Gosslov : Peut-être devirez-vous accomplir les vœux de vos concitoyens, ouvrez-donc les yeux et voyez le nombre de malheureux qui grouillent dans la piétée et la poussière. Penseriez-vous sincèrement qu'ils sont pourvus d'une compatissance pour l'homme qui est à l'origine de leurs ennuis ?

Les deux hommes se regardèrent, Cette réponse cinglante du président Lutharovien venait de dégrader l'animosité et l'empathie que Bovorski lui accordait.

Yureck Bovorski : Je... Je peux comprendre l'injustice qui vous révolte monsieur Gosslov mais nous sommes bien obligés d'œuvrer ainsi. Cela fait bien longtemps que notre pays vit du commerce charbonnier et nous avons besoin d'une main d'œuvre impensable. La piétée de ces malheureux comme vous le présumez et primordial au fonctionnement de notre Etat. C'est en partie pour cela que l'émigration d'ouvriers Vorsaviens nous cause de terribles ennuis, quand la main d'œuvre se divise alors notre richesse diminue et la vie de chaque citoyen est mise en danger.

Pavel Gosslov : La vie de beaucoup d'hommes sont aujourd'hui en danger...

Bovorski hésita à répliquer mais se contenta de mâchonner un son presque inaudible.

Igor Knapik : Navré de vous interrompre mais nous nous approchons du Kamienna Korona et plusieurs journalistes attendent votre arrivée, souhaitez-vous adresser quelques mots à la presse monsieur Bovorski ? Vous pouvez-faire de même monsieur Gosslov...

Yureck Bovorski : Qu'il en soit ainsi, Monsieur Gosslov voulez-vous donc vous joindre à moi ?

Pavel Gosslov : Volontier.

Les trois hommes sortirent de la grande berline luisante laissant le chauffeur seul. Gosslov admira alors le petit palais en pierre qui surplombait un large espace pavonné de pierres grisâtres tout aussi gris que le ciel embrumé de la capitale.

Kamienna korona

Le Kamienna korona traduit en "couronne de pierre", symbole de la grandeur de la patrie et de la République

Les hommes s'avancèrent vers l'attroupement qui se prouver être différents journalistes tous venus pour obtenir des réponses à leurs questions de la part des deux présidents. les lumières qu'émanaient les appareils couvraient les trois hommes les aveuglant ainsi. Bovorski bigla d'un regard sceptique les hommes de presse et il leurs adressa un salut faussement amical.

Journaliste 1: Messiers auriez-vous la bonté de répondre à nos diverses questions ?

Yureck Bovorski : Ahem... Oui bien entendu jeune homme je répondrais moi et mon homologue à toutes vos questions, Répondit-il avec une grimace aussi large que celle de la bouche d'un requin. Gosslov ,lui, se contentait d'observer la réaction de chacun.

Journaliste 1: Comment se déroule la rencontre de deux dirigeants de nations aux politiques totalement opposées ?

Yureck Bovorski : A merveille jeune homme, monsieur Gosslov avez-vous quelque chose à compléter ?

Pavel Gosslov : Oui, a vrai dire je dirais plutôt que la rencontre se déroule de façon assez typique et saine.

Le journaliste remercia les deux hommes et une femme minuscule prit la parole :

Journaliste 2: Monsieur le président vous permettez ?

Yureck Bovorski : Oui ?

Journaliste 2: Est-ce que la Lutharovie est vraiment capable de parvenir à un accord portant sur l'émigration Vorsavienne avec notre nation ? Est-ce que le Vorsavia peut faire indéfiniment confiance à son voisin qui ne cesse de tourmenter notre République depuis ces dernières semaines ? Monsieur Gosslov qu'avez-vous à dire, votre avis nous intrigue autant que celui de notre président ?

Yureck Bovorski : Je pense, j'affirme même qu'il y ait de grandes chances que nos deux nations parviennent à un accord. Les raisons que la Lutharovie accueille un nombre important d'expatriés Vorsaviens est sans doute justifié et c'est pourquoi le chef d'Etat Lutharovie est ici. Monsieur Gosslov avez-vous quelque chose à ajouter ?
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Gosslov était agacé par les journalistes, il déteste les interviews. Voulant en finir rapidement avec eux, il répondit froidement :

Pavel Gosslov : Je n'ai rien à ajouter. Vous avez tout résumé.
Il ajouta discrètement :
Pouvons nous aller à notre destination sans être confronté aux journalistes ? Je déteste les parler.
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Yureck Bovorski : Et moi qui voulait faire bonne figure... Et il reprit d'une voix forte pour que tout ce monde puisse l'entendre. Et maintenant, si vous vouliez bien m'excuser, nous nous retirons.

La foule acclama les deux président et se tût lorsqu'ils franchirent l'entrebâillement de la large porte aux jointures d'acier. L'intérieur du Komienna Korona était splendide, ces lustres dorés, ces tapis feutrés rougeoyants et ces murs d'un blanc éclatant. Le palais cachait un véritable secret enchanté sous sa parure froide et lugubre. Le président Gosslov lui, semblait rester indifférent à la vue de toutes ces richesses, on sentait un léger malaise sur son visage. Bovorski lui, observait le regard de son homologue pour espérer apercevoir une lueur d'émerveillement ou un simple compliment mais rien, alors il continua de le regarder de sa démarche gauche.

Yureck Bovorski : Qu'en pensez-vous ? Puis il reprit précipitamment. Je suis certain que vous ne vous attendiez pas à un tel changement de décor ? Fit-il en échangeant un petit sourire plein de malice tel un bambin, admiratif de ses babioles.

Pavel Gosslov : Oui je dois bien avouer que l'intérieur me laisse quelque peu perplexe... Lui répondit-il d'un ton las.

Déçu, son large sourire s'estompa en une fraction de seconde et laissa place à une horrible grimace irritée.

Yureck Bovorski : Bon... Hé bien, nous allons discuter de cet accord dans une de ses salles, ah, celle-là est parfaite pour accueillir un homme aussi honorant que vous. Si vous voulez bien me suivre.

Gosslov suivit le petit homme boudiné dans les allées prétentieuses par leurs richesses du petit palais qu'on surnommait "La Couronne de pierre". Bovorski s'arrêta alors devant une porte tout aussi immense que l'entrée de la résidence, il fit volte-face et dit :

Yureck Bovorski : C'est ici. Dit-il en ouvrant la porte.

Gosslov s'avança en premier dans le salon et resta debout pendant que Bovorski s'affalait sur un des fauteuils. Quand il vit ce dernier s'asseoir d'une manière aussi présomptueuse il fit de même avec une légèreté incomparable.

Yureck Bovorski : Vous et moi savons que cette histoire d'émigration cause des problèmes... Forts désavantageux pour la société Vorsavienne... En accueillant ces expatriés vous causez tout ces problèmes à ma nation ce qui s'avère être fort fâcheux. Ce que je ne comprends pas, c'est la manière dont vous avez le chic de faire ressentir des tensions entre nos nations. Je peux comprendre que vous soyez en total désaccord avec ma politique, mais enfin, ce n'est pas une raison de nous attirer de tels ennuis, vous ne trouvez-pas ? par ces mots, il s'adressait au président Lutharovien comme un enfant à qui on sermonnait une badinerie. Comment pouvait-il se permettre de tels choses alors que lui-même se comportait comme la figure dont il traitait son homologue ?
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Le ton dans lequel parlait son interlocuteur ne plaisait guère à Pavel Gosslov, qui lui répondit sèchement :

-Calmez-vous Monsieur Bovorski. Il s'agit d'une rencontre diplomatique. Et pour vous répondre, non, je ne suis pas d'accord avec vous. Je comprends parfaitement que votre peuple émigre vers la Lutharovie. Au lieu de regarder votre peuple partir de votre pays, et de faire une rencontre diplomatique comme celle-ci pour que vous les récupériez, vous devriez analyser les causes du départ de toutes ces personnes et résoudre leur problèmes. Vous et moi, nous savons quel est ce problème. La pauvreté et la qualité de vie. Ne vous étonnez pas si votre pays se dépeuple de jour en jour. Résolvez ce problème déjà et peut-être vous les récupérerez.
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Yureck Bovorski : Croyez-vous que tous les malheurs que ces gens subissent m'égaye ? Le mal que ces gens subissent est fâcheusement apodictique à la patrie, les ouvriers fournissent les ressources qui fait notre richesse, et si ces richesses venaient à s'amoindrir, alors, le Vorsavia chuterait dans l'anarchie la plus totale. Et il reprit, enhardi par ses propres mots. Nous avons connus bien de nombreuses guerres apportant famine et malheur. Les guerres civiles du Vorsavia menés "pour le bien du peuple" aboutissent chacune d'elles à cette anarchie qui s'avère être bien plus désastreuse que la situation que connait certains citoyens actuellement. Communistes, socialistes et anarchistes ont causés la mort d'honnêtes patriotes dont nous chérissons les tombeaux aujourd'hui, ne comprenez-vous donc pas ? Nous faisons tout notre possible pour que les ouvriers puissent vivre et sans que la République vienne à sombrer. beaucoup sont les compatriotes comme moi ayant connus la "Période sombre du Vorsavia". La République devenue alors cadavérique après ces nombreuses guerres laissait derrière elle un peuple sans souverain et sans lois. Certaines communes parvenaient à rétablir un ordre et étaient les seuls berceaux munis de toute humanité sur le sol Vorsavien. La révolte n'aboutit qu'à la misère et c'est ce que nous tenons absolument à éviter.
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Pavel Gosslov écouta tout le discours de son interlocuteur Vorsavien. Il rétorqua à celui-ci :

-Et bien au lieu de vous fermer ainsi au monde entier, votre économie n'ira pas mieux. De plus, dépenser de l'argent public pour entretenir un palais comme celui où nous nous trouvons alors que des milliers de gens ont besoin d'argent, ça n'est pas très raisonnable.

Pavel fit une pause de quelques secondes et soupira. Il reprit ensuite :

-Concernant ce que vous avez dit au sujet des révoltes... Il est vrai qu'il y a une rumeur qui dit que la révolte n'aboutit à rien et qu'elle est pire que mieux. Écoutez-moi. Je peux vous dire, monsieur Bovorski, que cette rumeur, elle n'est pas vraie. Cette rumeur n'est pas une réalité. Pour preuve, regardez l'histoire de la Lutharovie. Elle est passée de pauvre et moyenâgeuse à une nation communiste où le niveau de vie est bon grâce à une révolte. Si vous ouvrez les frontières, nous pourront établir de meilleures relations diplomatiques et nous pourrions commencer à commercer. Comment Merengrad a réussi à prendre son essor et devenir "la Perle d'Eurysie Orientale" ? Et bien en commerçant et en s'ouvrant au monde. Croyez-moi, vous pouvez faire une véritable révolution. Vous pouvez révolutionner votre pays, mais vous n'y croyez pas et vous restez dans l'idéologie de vos prédécesseurs. Et c'est bien triste...
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