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Grande Bibliothèque de Voïvograd

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Grande Bibliothèque de Voïvograd

Intérieur de la Grande Bibliothèque

La Grande Bibliothèque de Voïvograd est la principale source de tous les documents à vocation culturelle, cartographique, historique, et autre, de la Morakhan. Elle a été construite en 1796 par l'architecte Vélizar Alexeïevitch Moronov sur ordre de l'Empereur Sa Majesté Impériale Ivan III, qui était qualifié d' « Empereur des lumières », en raison de son amour pour les arts et la culture. Sous décret de l'Empereur Alexandre IV, en 1965, tous les textes et les édits mors devaient être stockés dans la Grande Bibliothèque de Voïvograd. Puis, en 1979, tous les textes administratifs et doléances des pays étrangers, ainsi que les missives envoyés par la Morakhan vont être déplacé vers le Bureau des Archives Impériale.

Sommaire

Vous souhaitez accéder aux collections bibliographiques de la Grande Bibliothèque de Voïvograd ? Plus besoin de chercher ! Voici la Grande Bibliothèque désormais disponible sur Internet ! Il vous suffit de chercher le titre ou l'ISBN de l'ouvrage que vous cherchez et vous le trouverez sans avoir besoin de se déplacer sur place et de chercher longuement dans les interminables couloir de la Bibliothèque !

I. Lexique général1. Généralités ;
2. Vocabulaire de la Morakhan ;
3. Affaires Tsolipines ;

II. Cartographie1. Carte ethnique de la Morakhan ;
2. Carte topographique de la Morakhan ;

III. Économie1. Agriculture en Morakhan ;
2. Banque Commerciale Internationale de Voïvograd ;
3. Compagnie more de navigation et de commerce ;
4. Société Nationale des Infrastructures ;

IV. Culture1. LanguesA) Langue more ;2. CoutumesA) Mors3. Alcool en Morakhan
V. Politique1. Organigramme politique mor.
VI. Sécurité1. Fonctionnement du dispositif antiémeute et d'encadrement des manifestations en Morakhan.
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Généralités

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Nom officiel : Zagroyat de Morakhan (morsaman : Загроство Морахана ; brann : Morakhan Zagroyatja ; blêmien : Zagroyatul Morakhanului ; kazar : Moraxan Zagroylığı).

Nom courant : Morakhan (morsaman : Морахан ; brann : Morakhan ; blêmien : Morakhan ; kazar : Moraxan).

Gentilé(s) : Mor, Brann, Molblême ou Blême, et Kazar.

Langue officielle : Morsaman.

Langues reconnues : Brann, blêmien, kazar, biélomor, malomor, khvitch, bourte, kasavan, samar, zakr.

Drapeau et armoirie :

Drapeau & Armoiries de la Morakhan
À gauche, le drapeau du Zagroyat, et à droite, les armoiries officielles de la Morakhan.

Devise nationale : Jésus seul sauve. (morsaman : Спасает только Иисус. ; brann : Egyedül Jézus ment meg. ; blêmien : Numai Iisus mântuiește. ; kazar : Yalnız İsa xilas edir.).

Hymne officiel :

Devise monétaire : Balkansk.

Capitale : Voïvograd (littéralement la ville des princes).

Population : 48 601 958 habitants (novembre 2019).

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Vocabulaire de la Morakhan

Le style de vie des livres
« Le style de vie des livres » — Boldizsár Fekete, peintre brann.

T
Tatar.e - nom commun. peuple habitant la steppe eury-nazuméenne, d'origines nazuméenne, vivant autrefois en dessous des régions sibériennes du Nazum et ayant traversé le détroit. Désigne progressivement l'ensemble des populations nomades entrées en conflit avec les peuples slaves et leur ayant disputé le pourtour de la mer Blême. Bien qu'on parle parfois de tatares pour les peuples occupant l'actuelle translavia, les peuples nomades nazuméens furent pour parti repoussés et hybridés aux slaves lors des incursions varnaciennes sur le territoire de l'actuel Drovolski. La catégorisation de tatare en Eurysie est donc davantage politique que fondée ethniquement ou culturellement, ces peuples s'étant largement mélangés aux peuples slaves pendant toute la fin du Moyen-Âge.
- nom masculin. Ensemble des langues parlées par les peuples tatares, dont fait partie le khvicz.
VVal, Vel, Vil, Vol, Vul, Vyl, Viul, Viol, Vial - préfixe. Indique un titre de noblesse et une région d'appartenance. Le préfixe V- un titre de noblesse ainsi que la provenance du noble, qui se place donc devant un nom propre. Il prend toujours une majuscule, même en milieu de phrase, étant donné que c'est une partie intégrante du nom. Utilisation similaire en Polkême.
Volgin - nom commun. masc. Indique le dirigeant d'un régime de transition.
ZZagroy - nom commun. masc. Indique un titre porté par les souverains de Morakhan. Descendant de César (Caesar → Caezar → Cezar → Czar → Tzar → Tzagr → Zagr → Zagroy).
Zagroyat - nom commun. masc. Indique un régime politique où le souverain est un Zagroy.
Zagroyiste - nom commun. adject. Indique un partisans du Zagroyat et du Zagroy, qui lui est favorable.
Zagroyisme - nom commun. adject. Indique une idéologie politique qui prône ou soutient la zagroyauté, c'est-à-dire un régime politique dans lequel le chef d'une nation porte le titre de Zagroy.
Zaretchnic - nom commun. masc. Dirigeant d'un Zaretchnictvo, c'est-à-dire l'équivalent d'un Ministre ou un Président de collège en Morakhan, sous un régime de transition.
Zaretchnictvo - nom commun. masc. Organe dirigé par un Zaretchnic, un Ministre, pendant une période de transition.

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Ethnies en Morakhan

Panorama culturel mor
De gauche à droite, respectivement, des Vélikomors, des Branns, des Kazars et des Molblêmes.

Il existe, en Morakhan, plusieurs grands groupes. Nous avons tout d'abord le groupe Mor, composé des Vélikomors (russes), des Malomors (ukrainiens) et des Biélomors (biélorusses). Ensuite, il y a le groupe Turc, composé des Branns (hongrois), des Khvitches (tatars de Crimée) — aussi appelés Talars de Morakhan — et des Kazars (azéris). Puis, il y a le groupe Velkoslave, comptant les Zakrs (lettons) et les Samars (lituanien). Enfin, il y a les groupes indépendants, à savoir les groupes slaves Moryakes (bulgares), Bouriates (serbes) et Kasavans (macédoniens), et le groupe Rhêmien Molblême (moldaves).

Pour mieux illustrer les différences, nous allons prendre la phrase « Notre peuple vit depuis des siècles entre les montagnes et la mer. » comme exemple, traduite dans la langue de chaque peuple.

I. Répartition géographique des peuples de Morakhan

Carte ethnolinguistique de la Morakhan (à noté que la langue des vélikomors est le morsaman et non le vélikomor)
Carte ethnolinguistique de la Morakhan (à noté que la langue des vélikomors est le morsaman et non le vélikomor).

Il existe en Morakhan, comme démontré plus haut, de nombreux peuples. Ceux-ci se partagent le territoire mor astucieusement, et se répartissent selon des positions géographiques précises liés à leur culture.

Bizim xalqımız dağlar ile deniz arasında yüzyıllardır yaşayır.

Tout d'abord, on retrouve le groupe turc très divisé. Au Nord, dans les montagnes Zakrevskyy, on retrouve les Kazars, qui sont l'ethnie turque la plus importante du pays. C'est un peuple berger de langue turcique (azéri). Ils se sont installés en Morakhan à la suite des grandes invasions du Khaghanat Moriton — grand empire de culture mongole qui a envahi une bonne partie du Nazum du Nord (Novomorakhan), de l'Eurysie de l'Est et de l'Afarée du Nord-Est et de l'Est, en prenant notamment l'intégralité de la Corne de l'Afarée. Ce grand empire a poussé, ou recruté, de nombreux peuples sous sa domination. Ainsi, des peuples turcs yözids, qui ont composés leur rangs, ont, après la fin du Khaghanat, décidé de s'installer dans ces montagnes et d'y créer ainsi leur propre État. Au fil du temps, la langue des Yözids d'Eurysie (kazars) a fini par se différencier des Yözids du Nazum (turcs yözids), et ils ont pu acquérir leur propre culture distincte. Malgré cela, un fort héritage yözid persiste dans la culture kazare. Un exemple notable est le toy, grand banquet communautaire hérité des traditions nomades yözides. À l'occasion des mariages, des fêtes religieuses ou des événements importants de la vie du village, les Kazars se réunissent autour de longues tables où sont servis viandes grillées, pains plats et boissons fermentées. Ces célébrations s'accompagnent de chants épiques et de danses collectives dont certaines remontent directement à l'époque du Khaghanat Moriton. L'influence yözide apparaît également dans l'architecture traditionnelle. Les maisons kazares les plus anciennes possèdent de vastes vérandas en bois sculpté et des cours intérieures rappelant les demeures des anciens peuples yözides du Sud. Les motifs géométriques et floraux qui décorent ces bâtiments sont directement inspirés de l'art osmanien.

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Image d'une rue d'Aşkabat-ata.

Nâş horedin xalqı gorî i more arasında asırlardan ber yaşay.

Ensuite, le second peuple turc de Morakhan est celui des Khvitchs, parfois appelés Talars de Morakhan. Contrairement aux Kazars, leur présence en Eurysie orientale est très ancienne et remonte à l'Antiquité. Originaires des régions correspondant aujourd'hui au Talaristan, les ancêtres des Khvitchs migrèrent depuis le Nazum vers l'ouest et s'établirent dans la steppe Blême, vaste territoire alors peuplé principalement par les ancêtres des actuels Molblêmes. Au fil des siècles, les Khvitchs fondèrent plusieurs États nomades et semi-sédentaires le long des côtes de la mer Blême. Parmi les plus importants figuraient les khanats d'Ansgour, d'Anapol et de Letjsa. Ce dernier contrôlait notamment la cité de Letjsa, située à l'emplacement de l'actuelle Voïvograd, capitale du Zagroyat de Morakhan. Les invasions du Khaghanat Moriton marquèrent un tournant dans l'histoire khvitche. De nouvelles populations turques, venues principalement du Talaristan et d'autres territoires soumis aux Moritons, s'installèrent dans la région. Ces nouveaux arrivants se mêlèrent progressivement aux Khvitchs autochtones, donnant naissance à l'ethnie khvitche moderne. Aujourd'hui, bien qu'ils soient souvent désignés sous le nom de Talars de Morakhan, les Khvitchs constituent en réalité l'un des peuples talars les plus distincts du monde. Leur langue, le khvitche, s'est considérablement éloignée du talar moderne sous l'effet de siècles de contacts avec les peuples mors, velkoslaves et blêmes. Leur culture conserve néanmoins de nombreux traits hérités des anciens khanats translaves, notamment dans le folklore, la musique, les traditions équestres et certains éléments de leur organisation clanique.
Par exemple, alors qu'un habitant du Talaristan appelle traditionnellement le cheval at, les Khvitchs utilisent le terme hored, hérité d'une ancienne langue de la steppe Blême. Malgré ces différences, certains éléments culturels talars demeurent très présents, notamment la consommation de thé, les concours équestres et les chants épiques accompagnés au dombra. Un autre exemple de cette évolution est la fête du Yaz Toyu (« fête du printemps »). D'origine talare, cette célébration marquait autrefois le retour des beaux jours dans les steppes du Nazum. Chez les Khvitchs, elle a progressivement intégré des traditions locales mors et blêmes : les courses de chevaux y côtoient aujourd'hui les danses circulaires translaves et les chants polyphoniques propres à la côte de la mer Blême.

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Photo d'une famille khvitche, et derrière eux, un tapis traditionnel.

Bis bodunuvus çüs čıldardan beer daglar bile dalay arasynda ajıl-čurt bolup kelgen.

Enfin, le troisième peuple turc de Morakhan est celui des Yurts. Depuis l'indépendance de la Yurtie en 2016, seule une île située au large du Gourkhanat est restée sous souveraineté morakhanienne. Cette île constitue aujourd'hui le principal foyer yurt de Morakhan. Les Yurts sont considérés comme l'un des peuples les plus anciens du Nazum du Nord-Ouest. Bien avant l'arrivée des Yözids, des Bozyurts ou des Novirs, ils occupaient déjà les vastes steppes et les plateaux correspondant aujourd'hui à la Yurtie, à la Bozyurtie, au Luzestan continental et à une grande partie du Grand Beylicat Aykhanide. Les historiens considèrent généralement les Yurts comme l'un des peuples fondateurs de la civilisation nazuméenne septentrionale. Malgré leur faible nombre actuel, leur influence culturelle demeure considérable. Les langues bozyurte et yözide possèdent de nombreux emprunts issus du vieux yurt, tandis que plusieurs traditions politiques turques modernes, notamment le kouroultaï, trouvent leur origine dans les assemblées tribales yurtes. La culture yurte repose traditionnellement sur trois piliers : la steppe, la parenté et le ciel. Pendant des siècles, les Yurts ont vécu de l'élevage nomade du cheval, du yak nazuméen et du mouton des hautes steppes. Cette vie itinérante a façonné une société fortement attachée au clan, à l'hospitalité et au respect des anciens. L'élément le plus sacré de la culture yurte demeure cependant la Yurtia, la tente circulaire dont le peuple tire son nom. Bien plus qu'un simple habitat, celle-ci représente une vision du monde. Son ouverture supérieure symbolise la voûte céleste, tandis que son foyer central représente le lien entre les hommes, les ancêtres et le Ciel éternel. Encore aujourd'hui, de nombreux Yurts considèrent comme irrespectueux de marcher entre le foyer et la place du chef de famille, car cet espace est perçu comme le chemin emprunté par les esprits protecteurs. Autre particularité culturelle, les Yurts sont célèbres pour leur pratique du chant diphonique, appelé höömei en yurt. Les chanteurs sont capables de produire simultanément plusieurs sons, imitant le vent des steppes, le ruissellement des rivières ou le galop des chevaux. Selon les traditions anciennes, cette technique permettait aux hommes de dialoguer avec les esprits des montagnes et avec les âmes des ancêtres. Bien que la majorité des Yurts soient aujourd'hui musulmans, de nombreuses croyances plus anciennes subsistent. Les arbres isolés, certaines sources et plusieurs sommets montagneux sont encore considérés comme sacrés. Il n'est pas rare de voir des rubans bleus attachés aux branches d'un arbre vénéré afin de solliciter la protection du Ciel éternel ou d'un ancêtre bienveillant.

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Trois femmes yurtes en tenue traditionnelle.

Poporul nostru a trăit secole între munți și mare.

Les Molblêmes constituent l’une des principales branches méridionales du monde blême en Morakhan. Leur implantation se concentre principalement sur le littoral de la mer Blême, où ils occupent une succession de ports, de baies naturelles et de petites villes côtières, souvent séparées par de longues zones sauvages ou montagneuses. Contrairement aux Blêmes de Pal ponantaise, organisés autour de grandes cités fluviales et commerciales comme Gurapest ou Port Ponant, les Molblêmes présentent une structure de peuplement fragmentée. Leur territoire forme une mosaïque de communautés côtières indépendantes, reliées entre elles par la navigation maritime plutôt que par des axes terrestres. Les principaux foyers molblêmes se situent sur les côtes occidentales et méridionales de la Morakhan, dans les petites criques et estuaires difficiles d’accès et sur certaines îles et presqu’îles de la mer Blême. Cette organisation explique leur réputation de peuple « tourné vers la mer », mais difficile à unifier politiquement. Les Molblêmes s’inscrivent dans la continuité culturelle des populations blêmes issues de la migration eurysienne en Transblêmie, mais leur évolution historique les a orientés très tôt vers le commerce maritime. Alors que la Transblêmie s’est développée dans les montagnes et que la Pal ponantaise a structuré ses échanges autour des fleuves et des plaines intérieures, les Molblêmes ont investi les routes maritimes de la mer Blême, devenant progressivement des pêcheurs spécialisés en haute mer, des armateurs de cabotage régional et des intermédiaires commerciaux entre les ports mors et les marges nazuméennes. Cette orientation maritime explique également leur relative autonomie culturelle : les échanges par la mer étant moins centralisés que les routes terrestres contrôlées par les puissances continentales. La culture molblême est fortement structurée par l’environnement côtier et les conditions météorologiques de la mer Blême, souvent décrite comme instable et brumeuse. On y retrouve un folklore maritime très développé, peuplé de récits de navires disparus et de ports engloutis, une forte présence des croyances liées aux esprits de la mer et du brouillard, plus tard décrits comme des démons avec la christianisation de ces peuples, des chants de marins, souvent interprétés comme des récits codés de navigation et de survie et une tradition de navigation prudente, axée sur l’observation des vents, des courants et des étoiles.

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Bain de boue grise dite « blême », tradition culturelle des blêmes.


Camembert des proportions des peuples de la Morakhan.

L'ethnie majoritaire est celle des Vélikomors, avec 44,32 % de la population, et le groupe mor étant le plus important.

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Topographie de la Morakhan

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Photographie des plaines de Morakhan, au Nord de la Vélikomorakhan.

La Morakhan est un pays d'Eurysie de l'Est de 217 296 km², à cheval entre les steppes et les montagnes, entre les tatars et les slaves. Elle borde, au Sud de son territoire, La République Translavique et la Démocratie Communiste Translave (RT et DCT) ; au Sud-Ouest, elle borde la Polkême ; au Nord-Est, elle borde le Drovolski – à sa frontière avec le Drovolski, elle a le « Mur de Protection Antiradiation » (Stena Antiradiatsionnoj Zachtchity), qui a pour fonction de les protéger de tout nuage radioactif venants du Drovolski voisin.

la Morakhan possède vaste chaîne de montagne au niveau de sa frontière avec le Drovolski : l'Akrevskyy. Parmi les montagnes de cette chaîne, se trouvent les montagnes des Balkansk, qui sont célèbres pour être le lieu de défaite du Bey Souleymane Ösmerman de Kazarie face au Zagroy de Morakhan durant la guerre qui opposait le Beylicat de Kazarie au Zagroyat de Morakhan. Entre les deux, se trouve le Malenkoeozero (littéralement Petit lac), et plus à gauche, se trouve son grand frère, le Bolchoeozero (littéralement Grand lac). Il s'y trouve aussi les montagnes Zakrevskyy, qui protège la Morakhan de toute invasion du Nord (par le Drovolski), qu'elles soient militaires, ou radioactives. Au sud, se trouve la Grande steppe translave, qui est répartie entre la Morakhan, la Polkême via sa région de Brann du Sud, la République translavique et la Démocratie communiste translave, abrégés RT et DCT, qui donnent leurs noms à la steppe, étant donné que durant le début de l'histoire de l'Eurysie de l'Est, ce sont les khanats tatars qui dominaient, ainsi qu'en Pal Ponantaise et Levantaise. À l'extrême Est de la Morakhan se trouve le fleuve Carbanube, un fleuve très important pour la Morakhan, car il relie icelle avec son voisin Polk et Translave sans interruptions depuis de Bolcheoezero. C'est également un fleuve important pour le peuple brann, car il divise historiquement icelle en deux régions : la Brann du Nord (appartement au Zagroy) et la Brann du Sud (appartenant à la couronne Polk). Ce fleuve est aussi la principale voie de commerce qu'utilisaient les Branns pour se connecter à l'Etranger via la mer. Le Carbanube trouve sa source en Polkême, tandis que son affluent le Petit Carbanube trouve, quant à lui, sa source en Morakhan, via le lac Bolchoeozero.

La Morakhan possède également un ensemble d'îles sur sa côte : ce sont les îles sarcastoves (en mor Sarkastovy ostrova), qui sont un lieu de loisirs pour les nobles de Morakhan. Il peut donc servir de lieu de réception de dirigeants ou de diplomates internationaux proches, étant donné que le Zagroy et la famille zagroyale y possède plusieurs palais.

La topographie de la Morakhan en carte

Carte topographique et hydrographique de l'Eurysie de l'Est par mes soins.Carte topographique et hydrographique de l'Eurysie de l'EstCarte topographique et hydrographique de la MorakhanCarte topographique et hydrographique de la Morakhan

La topographie de la Morakhan en image

Les montagnes ZakrevskisLes montagnes ZakrevskisSteppe translave moreSteppe translave moreMontagnes des BalkansksMontagnes des BalkansksLac BolchoeozeroLac BolchoeozeroUne de sîles sarcastove, l'île AlexandraUne de sîles sarcastove, l'île Alexandra

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Affaires Tsolipines

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Armoiries officielles du Zagroyat de Morakhan.

Les affaires tsolipines (en morsaman Дела Цолипина/Dela Tsolipina) sont un ensemble de scandale de corruption en Morakhan survenues entre 2013 et 2015 sous le régime Vladimirien.

Entre 2013 et 2015, une suite de scandales de corruptions se sont enchevêtrés, cachés, avant d'être dévoilés en 2015 et de faire exploser l'opinion publique. En effet, le 13 janvier 2015, un homme, M. Kart Osipovitch Val Mereleff, propriétaire de la Gazette de Miroumy (hui Bivchtcheï), qui fait publier dans son journal un titre assez peu récurent pour les habitants, un titre choquant : « Voilà ce qu'on fait de votre argent ! » Il n'est pas difficile de comprendre que « on » désigne ceux-là qui utilisent l'argent du peuple, ceux-là qui sont au gouvernement blanc. Le contenue est choquant : il y est révélé de la corruption et des détournements de fonds publics par diverses personnalités à la tête de l'État à ce moment là.
Mais comment de telles informations ont pu fuités, et comment c'est lui, président d'un petit journal, qui a pu révélé de telles informations, et comment elles ont pu atteindre un niveau national ?

Tout commence le 14 novembre 2013. M. Mereleff est invité par son ami M. Karl Sergeïevitch Val Koroklev, au bal de Sarcastov, aux îles du même nom, chez un ministre du gouvernement blanc, dont il a pu obtenir l'invitation par un contact proche du pouvoir : c'était la l'occasion de goûter à une journée dans la peau d'un homme d'État.

Le bal de Sarcastov était alors l'un des événements mondains les plus prestigieux du pays. Industriels, gouverneurs, hauts fonctionnaires, officiers supérieurs et membres de l'aristocratie administrative s'y retrouvaient chaque année dans une atmosphère de faste que certains observateurs jugeaient déjà déplacée au regard des difficultés économiques rencontrées par une partie de la population. Les invités arrivaient à bord de navires privés ou d'hydravions gouvernementaux. Les salons du palais de Sarcastov étaient décorés de marbres de Zakrevsk-Smara, de magnifiques lustres de fabricants de renommés de Manche Silice et de tapis talars dont le coût alimentait régulièrement les rumeurs.

Selon le témoignage de Mereleff publié plusieurs années plus tard, c'est au cours de cette soirée qu'il entendit pour la première fois le nom de Piotr Konstantinovitch Tsolipine. À cette époque, Tsolipine était Kaznoïnik (Ministre du budget de l'état), un portefeuille stratégique disposant de budgets considérables. Son influence dépassait largement le cadre de son ministère ; plusieurs gouverneurs régionaux lui devaient leur nomination et de nombreuses entreprises publiques dépendaient directement de ses arbitrages financiers.

Piort Konstentinovitch Tsolipine
Piort Konstentinovitch Tsolipine.

Au cours du dîner, Mereleff remarqua un groupe de hauts responsables discutant à voix basse dans une galerie attenante à la salle principale. Parmi eux se trouvaient plusieurs figures connues de l'administration impériale. Alors qu'il s'était éloigné pour fumer sur une terrasse donnant sur la mer, il surprit une conversation évoquant des "surcoûts nécessaires" et des "commissions de coordination". Sur le moment, il n'y prêta guère attention. Les affaires de marchés publics étaient réputées opaques et les formulations employées semblaient suffisamment vagues pour ne rien révéler de précis.

Quelques semaines plus tard, cependant, un événement attira son attention. La reconstruction du port militaire de Port-Apusului, dont le budget initial était estimé à environ trois milliards de balkansks, fit l'objet d'un réajustement soudain portant la facture à près de cinq milliards. Aucune catastrophe naturelle, aucun changement technique majeur ni aucun retard significatif ne semblait pourtant justifier une telle augmentation. Lorsque la Gazette de Miroumy demanda des explications au ministère concerné, elle reçut une réponse particulièrement sèche indiquant que les informations demandées relevaient de la sécurité nationale.

L'affaire aurait pu s'arrêter là si, au printemps 2014, un fonctionnaire du ministère de l'inspection et le contrôle des finances n'avait pas pris contact anonymement avec Mereleff. L'individu remit au journaliste plusieurs copies de documents budgétaires internes. Ceux-ci faisaient apparaître une série de versements à des sociétés de conseil peu connues, dont certaines ne disposaient même pas de bureaux identifiables. Les montants engagés atteignaient plusieurs dizaines de millions de balkansks.

L'enquête menée durant les mois suivants permit de découvrir l'existence d'un réseau complexe de sociétés écrans enregistrées en Icamie, à Illâj et dans de nombreux pays eurysiens. Ces sociétés obtenaient des contrats publics particulièrement avantageux avant de sous-traiter les travaux réels à d'autres entreprises pour des sommes bien inférieures. La différence était ensuite redistribuée à travers un ensemble de comptes bancaires difficilement traçables.

Le nom de Tsolipine revenait constamment dans les dossiers. Aucun document ne démontrait directement son implication personnelle, mais un grand nombre des contrats litigieux avaient été validés par son ministère ou par des administrations placées sous son autorité. Plusieurs directeurs d'agences publiques nommés par lui apparaissaient également dans les chaînes de décision.

Durant l'été 2014, la situation prit une tournure plus grave encore lorsqu'un ancien cadre de la Société Nationale des Infrastructures remit aux journalistes un dossier de plusieurs centaines de pages. Ce dossier détaillait un système de surfacturation touchant des dizaines de projets : routes, barrages, lignes ferroviaires, logements publics et même certains programmes de modernisation des hôpitaux. Selon les estimations ultérieures de la Cour des Comptes, les détournements potentiels auraient représenté entre huit et douze milliards de balkansks sur une période de cinq ans.

À mesure que les révélations s'accumulaient, plusieurs témoins commencèrent à se rétracter ou à disparaître de la vie publique. Certains furent mutés dans des régions éloignées ; d'autres démissionnèrent brusquement. Un inspecteur financier chargé d'examiner plusieurs contrats sensibles trouva même la mort dans un accident de voiture particulièrement controversé vers la fin de l'autoroute A1 de Voïvograd à Sarkopol. Les autorités conclurent à une perte de contrôle du véhicule, mais de nombreux observateurs soupçonnèrent une intervention extérieure.

Le 13 janvier 2015, après plus de huit mois d'investigations, la Gazette de Miroumy publia finalement son dossier sous le titre : « Voilà ce qu'on fait de votre argent ! ». L'effet fut immédiat. En quelques heures, l'article fut reproduit dans l'ensemble du pays. Les kiosques furent pris d'assaut. Les éditions furent épuisées avant la fin de la matinée dans plusieurs grandes villes.

L'opinion publique découvrait alors ce qui allait être désigné sous le nom d'« affaires Tsolipines », au pluriel, tant le nombre de dossiers concernés semblait important. Pour une partie de la population, ces révélations confirmaient les soupçons de corruption qui entouraient depuis longtemps certains cercles du régime vladimirien. Pour d'autres, elles constituaient la preuve que l'administration impériale était devenue incapable de contrôler ses propres réseaux de pouvoir.

Les semaines suivantes furent marquées par des enquêtes parlementaires, des perquisitions spectaculaires et plusieurs arrestations de hauts fonctionnaires. Piotr Tsolipine nia l'ensemble des accusations, dénonçant une campagne de déstabilisation politique orchestrée par ses adversaires. Toutefois, l'ampleur des documents publiés et les contradictions apparues dans les déclarations de plusieurs responsables gouvernementaux contribuèrent à faire de cette affaire l'un des plus importants scandales politico-financiers de l'histoire contemporaine de la Morakhan.

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Agriculture en Morakhan

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Agriculteurs en Morakhan en 1833.

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Agriculteurs en Morakhan aujourd'hui.

L’agriculture est un processus par lequel les êtres humains aménagent leurs écosystèmes et contrôlent le cycle biologique d’espèces domestiquées, dans le but de produire des aliments et d’autres ressources utiles à leurs sociétés. C’est l’ensemble des savoir-faire et activités ayant pour objet la culture des sols, et, plus généralement, l’ensemble des travaux sur le milieu naturel permettant de cultiver et de prélever des êtres vivants utiles à l’être humain.

En Morakhan, l’agriculture apparaît dès six mille ans avant Jésus-Christ, selon le calendrier grégorien. En effet, grâce à la proximité avec la langue de Rhême et l’Afarée de l’Est — étant des régions d’apparition de l’agriculture — la Morakhan, et plus généralement plusieurs pays d’Eurysie de l’Est, ont reçu icelle bien plus tôt. Cependant, si certains d’entre eux l’acceptent facilement, notamment dans la zone occupée par les populations de la langue au sud, qui participent au diffusement de l’agriculture, la Morakhan — alors occupée, quant à elle, par les tribus steppiques — réfute cette pratique nouvelle, l’endroit étant plutôt nomade.

Cela change avec l’arrivée des proto-Slaves et proto-Velkoslaves (IRL : Balto-Slaves, Lituaniens et Lettons). Iceux, pourtant nomades, se « convertissent » rapidement. Grâce aux avantages de l’agriculture, la population augmenta rapidement, et iceux prirent l’avantage sur les tribus des steppes. Icelles vont alors adopter le système et se mêler aux proto-Slaves et proto-Velkoslaves, ce qui donnera les Translaves et les khanats qui en suivront.

Au XIXe siècle, la révolution industrielle et l’industrialisation de la Morakhan font reculer la place de l’agriculture dans la société et créent une nouvelle classe sociale : les ouvriers. Cependant, l’agriculture, même avec l’arrivée de l’industrie, ne perd pas tant en place. Au xıııe siècle, c’était quatre-vingt dix pour cent de la population ; après le xıxe, ce sont quatre-vingts pour cent.

En mille huit cent cinquante-cinq, c’est l’instauration de la République Démocratique Collectiviste (RDC), puis des Républiques Socialistes Fédérées Soviétiques Mores (RSFSM) (qui vient du mot morsaman sovyet, traduit par conseil ou assemblée, car était composé en sovyets, conseils donc) en mille huit cent soixante. Pour accomplir sa vision du communisme, Serge, le Volgin, a intégré dans sa révolution ouvrière les agriculteurs. Cela pourra se refléter dans le drapeau qu’il avait lui-même confectionné. Durant cette période, c’est également l’essor de la classe ouvrière par rapport à la classe paysanne, et l’industrialisation du pays — chose qui va être perpétrée par Michel II et Vladimir Ier après le rétablissement de la Monarchie.

Aujourd’hui, l’agriculture, ce sont soixante pour cent (60 %) de l’économie. C’est un recul de près de trente pour cent (30 %) par rapport au XIIIe siècle. Certains peuvent penser cela très gros ; d’autres, comme le zagroy Vladimir, pensent au contraire que cela n’est pas assez. Ainsi, il veut développer l’industrie pour sortir d’une économie semi-industrialisée, même si le but n’est pas d’éradiquer l’agriculture, mais au contraire de l’industrialiser, grâce à des machines plus développées, et de faire monter la production. Cela est un réel défi pour le gouvernement actuel et le Ministre-Président.

Prenons désormais l'avis d'un du principal concerné : un agriculteur. La question lui a donc été posée. Il a répondu ainsi :

« — Moi, j’dirais pas qu’c’est mal, c’t’affaire d’industrie. Non, c’est pas ça. Si iceux là-haut veulent faire des machines pour nous aider, ben, qu’y fassent. Mais faut pas croire qu’ça pousse mieux l’blé avec des boulons, hein. Et pis, la terre, ça s’commande pas comme une usine. Y a l’temps, y a l’soleil, y a l’savoir. Tout ça, c’est pas dans un moteur. Moi, j’ai vu les plans qu’iceux d’la Capitale nous ont montrés. C’est beau, sur papier. Mais sur nos champs, ben, j’sais pas. On verra bien.

Ce que j’crains, c’est qu’on nous oublie, qu’on pense qu’à l’acier et aux fumées, qu’on croie qu’on est des vieux restés d’la charrue. Pourtant, c’est nous qu’on nourrit tout l’monde. Alors si on nous respecte, si on fait pas les choses à moitié, ben moi, j’veux bien essayer. Faut juste pas qu’on nous écrase au nom du progrès. Le progrès, ça doit nous aider, pas nous remplacer.

Alors voilà. J’suis pas contre. Mais j’veux voir. J’veux qu’on m’prouve qu’c’est bon pour nous, pas juste pour les grands discours.
»

Nous pouvons donc en déduire un espèce de scepticisme ouvert. Nous avons maintenant pu recueillir une lettre de Boris Mikhaïlovitch Val Zharovka, Conseiller d'État effectif et président du Syndicat Fédératif des Communes Rurales et de l’Artisanat Paysan (SFCRAP), au gouvernement blanc. La voici :

« C’est avec loyauté et prudence que je m’adresse à la Chancellerie Impériale et au Gouvernement Blanc de Sa Majesté Impériale, au sujet de la politique d’industrialisation agraire en cours.

Le Syndicat que j’ai l’honneur de diriger, représentant plusieurs centaines de milliers de foyers agricoles à travers la Morakhan, reconnaît pleinement la nécessité d’une modernisation raisonnée de nos structures de production. Nous ne sommes pas des adversaires du progrès. Nous sommes les fils de la terre, et, comme la terre, nous savons que le changement est inévitable, pourvu qu’il soit patient, enraciné, et qu’il respecte les cycles naturels.

Cependant, nous mettons en garde contre une industrialisation précipitée, pensée dans les cabinets, loin des sillons et des saisons. Nos exploitations ne sauraient être traitées comme de simples usines : elles sont le fruit d’un savoir pluriséculaire, d’un rapport charnel au sol et au climat, d’un équilibre fragile entre l’homme et la matière vivante.

Nous saluons l’intention du zagroy Vladimir Ier d’intensifier les moyens de production. Mais nous demandons que ce renforcement se fasse avec l’agriculteur, et non au-dessus de lui. L’introduction de machines, d’engrais synthétiques, de semences modifiées ou de normes centralisées ne doit pas être imposée sans concertation, sans expérimentation locale, sans dialogue avec ceux qui nourrissent la Nation.

L’agriculture ne doit pas être sacrifiée sur l’autel de l’acier. Elle doit au contraire devenir la première bénéficiaire du progrès technique, sans perdre son âme. C’est là toute la difficulté, mais aussi toute la noblesse de notre tâche.

Le Syndicat Fédératif des Communes Rurales et de l’Artisanat Paysan est prêt à collaborer étroitement avec le ministère du commerce et de l'industrie, pour bâtir une Morakhan où les moissonneuses ne remplacent pas l’homme, mais le servent ; où les campagnes ne sont pas dépeuplées, mais valorisées ; où le pain quotidien demeure le fruit d’un labeur respecté.

Car si la Patrie se tient debout, c’est que quelqu’un, quelque part, a semé, labouré, soigné, récolté. Ne l’oublions jamais.

Fait à Snatviya, le vingt troisième jour du quatrième mois de l'an de grâce deux mille seize.
»

De là, nous pouvons en ressortir un avis général. Enfin, voici un graphique d'un sondage fait par le ministère du commerce et de l'industrie aux agriculteurs de la région de Vélikomorakhan :


Comme vous le voyez, la majorité d’entre eux attendent de voir, suivis par les favorables, puis ceux qui sont contre l’industrialisation. Eh bien, nous attendrons alors de voir.

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IV. 1. a) Langue more


Armoiries officielles du Zagrojat de Morakhan

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Le peuple mor

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Tenues folkloriques vélikomores.

I. Histoire et origines

Le nom « mor » (ou « more » au féminin ; « мoр » en morsaman) a une longue histoire. Historiquement, la nation more avait pour localisation l'intérieur des terres, plus précisément, à l'antiquité, la Morkh (qui donnera par extension la Morakhan).

Le terme Morkh dérive de mor (du proto-slave hypothétique morъ), lui-même possiblement issu d’un archaïsme du mot наръ (nar" – peuple) ou de миръ (mir" – communauté, monde). Par contraction et évolution dialectale, mir" aurait pu donner mor" puis mor, tandis que nar" aurait pu décliner en nor" puis mor" et enfin mor.

Dans une autre tradition, mor est aussi lié à la déesse Morena, figure mythique de la vie et du renouveau, qui serait à l'origine du mythe de l'homme. Morkh est également dérivé du terme « kh » qui serait un raccourcissement du mot khon (qui donnera khan) employé par les tataro-mongols et désignant un prince tatare. « Morkh » serait alors un terme désignant le « la principauté du peuple originel » ou « la terre du prince du peuple des terres intérieures ».

Les mors sont un peuple slave d'Eurysie de l'Est, au même titre que les slavis (ou slaves), les estaliens (qui ne sont pas géographiquement d'Eurysie de l'Est, mais le sont culturellement) les polks (qui sont plutôt culturellement d'Eurysie Centrale, vers feu le Transgoskovir) ou encore les latruans.

Les proto-slaves, dans lesquels sont comptés les mors et polks, sont arrivés en Eurysie de l'Est aux alentours de cinq mille avant Jésus-Christ. Iceux se sont alors confrontés aux populations déjà présentent sur le territoire, c'est-à-dire les peuples de la steppes : proto-blêmes et tataro-mongols, installés depuis des temps immémoriaux, et les populations traversières, dites « de la langue ». La cohabitation entre les peuples de la langue et les peuples de la steppes, jusque là paisible, fut perturbée par l'arrivée par le Nord des proto-slaves, dont en pense que l'origine serait Samara – Samara que l'ont appelle d'ailleurs « la mère des slaves » car on pense qu'y sont née les proto-slaves et le Kraal Svinkarde. Les slaves sont relativement connus pour leur impétuosité, leur barbarie... et ce fut là certainement leur premier acte de ce genre.

II. Culture

La culture des mors est très peu uniforme. En effet, il existe plusieurs sous-genre dont les bourts, kasavans, kriviaques (ou malomors), biélomors, et d'autres encore. Ainsi, pour des raisons de praticité, on va se concentrer sur la culture des mores (HRP : équivalent des russes d'avant révolution [1860]).

1. Danse

Les mores possèdent un grand palmarès choréologique. L'une des danses mores les plus connues est le khorovod, qui consiste à se déplacer en cercle en se tenant par la main. Cette danse est commune à toutes les nations slaves orientales, est généralement consacrée aux fêtes slaves (et païennes), et a une signification rituelle. Aujourd'hui, le routcheïоk, une modification du khorovod, est populaire parmi les mores. Il s'agit d'une sorte de « jeu » où des danseurs en binômes courent dans le « tunnel » formé par deux files de personnes se tenant les mains en l'air. Les khorovods sont toujours populaires aujourd'hui et sont organisés par les enfants autour de l'arbre du Nouvel An.

Il existe également de nombreuses danses improvisées appelées pliaska, mot qui signifie d’ailleurs littéralement « danse ». Habituellement, les gens dansent lors d'une occasion festive ou d'un grand événement de marché. Les principaux mouvements sont les accroupissements, les claps dans les mains et les tapes des pieds. Les hommes et les femmes dansent sans se toucher, tandis que d'autres regardent, applaudissent et chantent. Les femmes se déplacent souvent en douceur, comme des cygnes, en tenant un mouchoir, tandis que les hommes dansent avec ferveur en effectuant des mouvements et des sauts de grande amplitude.

Certains sous-groupes ethniques ont leurs propres variantes de pliaska : par exemple, les cosaques dansent le joyeux et fringant kozatchok.

Les marins dansaient quant à eux le iablotchko, qui consistait principalement à s'accroupir et à pousser les jambes en avant. Cet élément montre symboliquement un aspect de combat.

Le XIXe siècle a été marqué par des innovations en matière de danse et de chant qui se sont avérées si populaires qu'elles ont commencé à être considérées comme « folkloriques ». Par exemple, les hommes dansaient beaucoup sur Kamarinskaïa, une chanson de Vladimir B. Vl. Kamarin, et c'est ainsi que ce type de danse d’accroupissements a reçu son nom.

Une autre danse intéressante est la barynia (littéralement, « dame de la haute société »), une danse ironique et joviale qui a d'abord été une parodie d'un conflit entre une propriétaire terrienne et son serf. Au fil des ans, elle est devenue une danse énergique et joyeuse, généralement sur un air d'accordéon.

Il serait enfin injuste de ne pas mentionner la quadrille more, une danse qui prend ses racines à la cour royale teylaise. Elle est arrivée en Morakhan au début du XVIIIe siècle avec Pierre le Grand qui a adopté en masse les habits, les manières et les cérémonies ouesteurysiennes. Néanmoins, la danse a ensuite atteint les classes inférieures et s'est transformée en une danse folklorique. Elle s’effectue souvent à deux, en changeant de partenaire et en traversant la « piste de danse ».

2. Chants

Les mors ont une riche tradition chorale et vocale. Les chants populaires (pesni mori) sont souvent interprétés en polyphonie, avec une voix principale soutenue par un chœur qui module entre graves profonds et aigus clairs. Ces chants ont d’abord été liés aux saisons agricoles : semailles, moissons, fêtes d’hiver, mariages. Les thèmes récurrents sont l’amour, la séparation, la guerre et la nature.

Les chants féminins se distinguent par leur lenteur et leur intensité émotionnelle : ils sont souvent entonnés à plusieurs voix, créant des dissonances volontairement rudes qui évoquent le vent ou la douleur. Les chants masculins, eux, sont plus rythmés et héroïques, rappelant les campagnes militaires et la vie des cosaques.

Au XIXᵉ siècle, avec l’essor du folklore national, beaucoup de ces chants ont été collectés par des érudits et intégrés à des ensembles choraux. Aujourd’hui encore, les khory mori (chœurs mors) se produisent en habits traditionnels, souvent accompagnés d’accordéon, de balalaïka, de domra et de gusli.

3. Style vestimentaire traditionnel et moderne

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Tenues folkloriques biélomores.

La tenue more traditionnelle varie selon les régions, mais conserve une certaine unité.

Pour les hommes, l’habit de base est la chemise longue (rubashka), souvent blanche ou rouge, brodée de motifs géométriques au col et aux manches. Elle est portée avec une ceinture tissée aux couleurs vives, un pantalon ample et des bottes de cuir. Dans les régions du nord, un kaftan (long manteau de laine) était souvent ajouté.

Pour les femmes, la robe (sarafan) est l’élément principal : une longue tunique colorée, brodée aux ourlets et portée sur une chemise blanche. Les coiffes varient : le kokoshnik (rigide et orné) pour les fêtes, ou de simples foulards pour le quotidien. Les bijoux de perles et les colliers de verre étaient courants.

Avec la modernisation du XIXᵉ siècle, ces tenues sont passées de l’usage quotidien aux cérémonies, festivals et représentations artistiques. Dans la Morakhan contemporaine, les habits traditionnels sont encore visibles lors des mariages, des commémorations et des fêtes nationales, mais l’habillement quotidien est identique aux modes eurysiennes du XIXe siècle.

4. Nourriture

La cuisine more est rustique et nourrissante, héritée des conditions climatiques rigoureuses.

Les plats de base sont le pain noir de seigle, la kacha (bouillie de sarrasin, d’avoine ou de millet), et les soupes. La plus populaire est le borsch more, variante locale du bortsch, préparé avec des betteraves, du chou et parfois du poisson séché.

Les pelmeni (raviolis de viande) et les pirogi (chaussons farcis de pommes de terre, choux ou baies) sont des mets courants.

Dans les régions du nord, on consomme beaucoup de poisson salé ou fumé, tandis que dans les steppes, la viande de mouton et de cheval est plus répandue.

Les boissons traditionnelles incluent le kvas (boisson légèrement fermentée à base de pain de seigle) et l’hydromel. La vodka, arrivée plus tard, est devenue emblématique dans les rassemblements sociaux.

🔍 Article détaillé : Alcool en Morakhan

5. Spécificités régionales (oui, au sein même d'un sous-genre)

Malgré une unité culturelle, les mores présentent de nombreuses variations régionales :

Les Bourts (régions forestières) se distinguent par des chants graves, lents, évoquant la nature, et une cuisine riche en champignons et en gibier.

Les Kriviaques (ou Malomors) ont des danses plus rapides, influencées par les cosaques voisins, et portent des chemises brodées de motifs en losange très reconnaissables.

Les Biélomors (région des plaines et marais) sont réputés pour leurs polyphonies puissantes, souvent chantées par des groupes de femmes en chœur.

Les régions steppiques ont intégré des éléments tatares et mongols : l’usage du manteau de feutre, des chants gutturaux accompagnés de la domra, et une alimentation plus carnée.

Ces spécificités donnent à l’ensemble de la culture more une richesse et une diversité incomparables à celles de leurs cousins slavis, kartiens ou polks, tout en affirmant une identité commune.

6. Religion et mythes

La spiritualité more a longtemps reposé sur un ensemble de croyances païennes héritées du monde proto-slave. Ces croyances associaient la nature à des divinités et des esprits domestiques, et structuraient la vie communautaire autour de rites saisonniers.

Morena (Морена), déesse de la mort et du renouveau, occupe une place centrale. Elle est perçue comme celle qui fait mourir l’hiver et qui rend possible le retour du printemps. Les rituels en son honneur consistaient à fabriquer une effigie de paille — souvent habillée comme une jeune femme — que l’on promenait en procession avant de la brûler ou de la noyer dans une rivière. Ce rite symbolisait la fin des froids et l’espoir des récoltes.

Peroun, dieu du tonnerre et de la guerre, était également vénéré. Il était invoqué pour la victoire et pour protéger les moissons. Les guerriers mors juraient parfois « par Peroun » avant de partir au combat.

Domovoï (esprit de la maison) et Leshii (esprit des bois) faisaient partie du panthéon quotidien. Le premier protégeait la famille et le foyer s’il était respecté ; le second, imprévisible, guidait ou égarait les voyageurs dans les forêts profondes.

La christianisation des mors débuta aux alentours du IXᵉ siècle par l’influence des missions venues de l’ouest eurysien et des principautés voisines. L’Église orthodoxe more prit progressivement racine, intégrant certains rites païens aux fêtes chrétiennes. Ainsi, la fête de Morena se transforma en une célébration de la fin de l’hiver, aujourd’hui connue comme la Maslenitsa more (Semaine des crêpes), où se mêlent symboles païens (le feu, l’effigie brûlée) et rites orthodoxes (préparation au Carême), comme cela peut se voir chez les voisins polks.

Au fil des siècles, la religion orthodoxe est devenue la pierre angulaire de l’identité more. Les monastères ont joué un rôle fondamental dans la conservation de la langue, de l’art iconographique et du chant liturgique polyphonique, qui a influencé jusqu’aux chants populaires.

Aujourd’hui encore, malgré une forte sécularisation, les traditions religieuses rythment la vie more : baptêmes, mariages et grandes fêtes orthodoxes (Pâques, Noël julien) restent largement célébrés, parfois mêlés à des coutumes païennes plus anciennes.

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II. 3. Carte administrative

Carte administrative de la Morakhan

La Morakhan est un Zagroyat, dirigé par un zagroy. Elle est composé de trois pays, à savoir le Turkistan (Beylicat), la Molblêmie (Grande-Principauté), et la Brann (Grande Baronnie), ainsi que de deux nations, la nation khvitch (Principauté), et la nation zakro-samare (Principauté). Voici une ébauche présentant les diverses régions de la Morakhan.

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Banque Commerciale Internationale de Voïvograd
Международный коммерческий банк «Войвоград» (MKBV)


Logo de la BCIV

Type : Banque.
Fondation : 1768.
Gouvernance :
Oligarque : Stanislas Alexeïevitch Val Valasky.
Composition du Conseil d'Administration : État mor (51 %), MKBV (49 %).
Siège social : 58, perspective Nevski à Voïvograd.

siège social au 58, perspective Nevski, selon les plans de l'architecte Stanislas A. Vl. Brzhozovsky

Aperçu :

La Banque commerciale internationale de Voïvograd ( en mor : Международный коммерческий банк «Войвоград») est la principale banque de Morakhan, fondée en 1768 à Voïvograd. Au début du XXe siècle, elle était la première banque du secteur privé mor en termes d'actifs, et le restera jusqu'à nos jours.

La charte de la banque fut approuvée par Pierre Ier le 24 février 1768, l'établissant comme une société par actions avec un capital autorisé initial de 6 millions de roubles. Les fondateurs étaient un groupe de fabricants et de marchands dirigé par Vassili Kokorev, qui en devint le président en 1778.

En 1860, avec l'instauration de la RSFSM, la banque faillit se faire fermer par l'Etat, avant que ces dirigeants ne négocient avec icelui pour donner le moitié des actions à l'Etat. En 1945, avec le revenue de l'Empire mor, la Banque devint la banque d'Etat officielle, et toutes les banques du pays furent absorbés dans icelle.

Depuis la venue de Vladimir Ier, et celle de Michel III, la Morakhan cherche à se capitaliser, et à relâcher la présence de l'Etat dans les institutions privées.

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Compagnie more de navigation et de commerce
Морское общество пароходства i торговли (MОПiТ)


Logo de la MOPiT

Type : Compagnie de gestion de port.
Fondation : 1856.
Gouvernance :
Oligarque : Osip Kartyovitch Val Mandelstram.
Composition du Conseil d'Administration : État mor (51 %), MOPiT (49 %).
Siège social : Voïvograd.

siège social à Voïvograd, selon les plans de l'architecte Stanislas A. Vl. Brzhozovsky

Aperçu :

La Compagnie more de navigation et de commerce ( en morsaman : Морское общество пароходства i торговли) est l'une des plus grandes compagnies de paquebots et de gestion de port de la Morakhan impériale puis zagroyale. Elle fut créée en 1856.

En 1858, l'entreprise avait obtenu un contrat de 24 ans pour l'utilisation du port de Port-Apoustolouï, sur la Blême avec l'État, elle opérait aussi le Chantier naval de Sévastopol.

De 1860 à 1945, sous le régime communiste, le MOPiT a brièvement disparu, absorbé par l'État mor, avant d'être réhabilité avec la restauration.

En 1901, elle possédait une flotte de 72 navires à vapeur, sous le commandement de l'État mor, sauf ceux des colonies lointaines comme la Novoslavie, raison pour laquelle est s'est installée dans cette zone et possède une partie du port de Vichtek au Khardaz. Le titre de société était coté à la Bourse de Voïvograd.

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Alcool en Morakhan

Vodka
Un mor qui verse, dans une Stoïka ou Ryumka, de la Vodka.

Histoire

La consommation d'alcool fait partie intégrante de la culture more, et ses fondements sont profondément enracinés dans l'histoire, et remontent pour certains au Xe siècle. Une légende soutient que Vladimir le Grand a refusé l'islam comme religion d'État en raison de la prohibition de l'alcool induite dans ses textes. Par la suite, l’alcool a été tantôt toléré, tantôt encouragé en raison des revenus engendrés.

En 1540, Ivan IV commence à mettre en place les Kabak dans les principales villes de la Morakhan. Ces kabaks sont en quelque sorte des tavernes d'État, les seules légales bénéficiant du monopole de la production et de la vente, destinées à remplir les coffres zagroyaux.

En 1850, la vodka était une véritable boisson nationale puisqu'elle générait jusqu'à 40 % des revenus de l'État. Nonobstant, une interdiction a été instaurée par l'Empereur à travers tout l'Empire mor, afin de réduire la dépendance des mors à l'alcool, limitant drastiquement la vente d'alcools forts aux restaurants. La diminution des recettes du pouvoir entraîne une forte inflation, tandis que des distilleries clandestines se créent partout dans le pays.

Pour juguler les désordres provoqués par l'alcoolisme et les pillages qui s'entretenaient l'un l'autre, les soviétiques dynamitèrent les stocks d'alcool, établirent la prohibition et envoyèrent les Gardes Rouges qui tuèrent un grand nombre d'émeutiers qui pillaient les magasins d'alcool.

Une fois l'arrivée des soviétiques au pouvoir, la réduction de la consommation d'alcool en RSFSM était au programme. Idéologiquement, la culture de l'alcool est aussi subversive que la propriété privée ou la religion, et le régime se doit de faire table rase du passé. Néanmoins, rencontrant les mêmes problèmes qu'avait connus Alexandre II, le pouvoir fait marche-arrière : la vente d'alcool a été officiellement réintroduite via des points de vente officiels. Les revenus du régime sont alors nettement rehaussés, ce qui lui permet de lourds investissements. Parallèlement, il tente à partir de 1878 une éphémère lutte contre l'alcoolisme, sacrifiée au profit des entrées financières.

Tchernov quant à lui encourage la consommation d'alcool, qui ne concerne plus uniquement le prolétariat, mais les dirigeants, dont l’ébriété laisse échapper certaines paroles parfois condamnables. Lors de la mobilisation, 100 g de vodka intègrent le quotidien du soldat, l'objectif étant de supporter les rudes conditions de combat, et de souder les troupes. C'est durant les années de guerre que la vodka devient le symbole de la résistance, du patriotisme et du courage.

Par la suite, Molotov, Cherevin et Chevchenko ont tous essayé d'endiguer le problème de l'alcoolisme. Chevchenko tente quant à lui de prendre le problème avec énergie. Le 17 mai 1935, le PC publie plusieurs mesures de lutte contre l'alcoolisme. Concrètement, celles-ci prennent la forme d'un rationnement très sévère de la vodka par coupon et de lourdes amendes aux personnes en état d'ébriété publique. Si la production de vodka est divisée par deux en deux ans, la production ménagère compense le manque. Autre effet secondaire, la population commence à se tourner vers des substituts de piètre qualité, souvent même dangereux pour la santé : nettoyant pour vitre, eau de Cologne, après-rasage, voire d'autres produits modifiés artisanalement.

Si la manœuvre anti-alcool s'est avérée être un succès (réduction de la consommation par personne, augmentation de la qualité de vie, baisse de la criminalité...), elle était extrêmement impopulaire au point de fléchir ultérieurement. Chevchenko finit par être surnommé le secrétaire minéral. Ce trouble aggrava les problèmes internes de la RSFSM, qui finit par chuter en 1945.

Le tout nouveau Zagroy, Michel II, était un chef d'État dont l'alcoolisme n'était un secret pour personne. Bien que son attrait pour la vodka le rapprochât du peuple, son exemple était néfaste. C'est pendant la première décennie de la Morakhan post-soviétique que les méfaits de l'alcoolisme ont été les plus intenses. Le prix de la vodka a diminué par la fin du monopole d'État, et la qualité est devenue très aléatoire. Parallèlement, les salaires ont continué à progresser pour certains, leur permettant une grande accessibilité de la vodka plus encore que le vin ou la bière, ou ont diminué pour d'autres pour lesquels seuls les alcools industriels toxiques étaient à portée de bourse. En 1950, le prix de la vodka n'est plus issu des mécanismes de marché mais fixé administrativement, alors que l'ensemble des biens de consommations sont sous le feu de la très forte inflation touchant l'économie more. La taxe instaurée en 1954 n'était pas non plus indexée à l'inflation. Ces deux erreurs ont permis à la population d'obtenir de l'alcool à un prix très inférieur au coût normal, faisant revenir une nouvelle fois l'alcoolisme en première page de l'histoire nationale.

L'arrivée au pouvoir de Vladimir Ier marque un tournant radical par rapport à son prédécesseur. Il affiche clairement devant les médias son refus de la consommation d'alcool qu'il ne s'autorise qu'à titre exceptionnel. Vladimir s'efforce de renvoyer une image d'un Zagroy à l'hygiène de vie saine et sportive. Le Monarque, qui s'affiche comme exemple à suivre pour la population, s'est efforcé tout au long de son règne de promulguer des lois luttant contre l'alcoolisme, ses causes et ses effets.

En 2016, Nicolas II avait dans la même lignée instauré un prix plancher pour la vodka, presque le double de celui du marché, interdit la vente d'alcool la nuit, réduit la tolérance d'alcoolémie au volant, mais les résultats sont de son propre aveu un échec.

En 2017, l'Observatoire Nationale de la Consommation d'Alcool (ONCA) constate que la consommation d'alcool a baissé de 37 à 34 litres par an et par personne en dix ans, et non de 80% comme le proclament les autorités mores.

Consommation


Les données présentées ici datant d'avant 1920 de sont pas vérifiables, fautes de sources d'époques ; et celles entre 1920 et 1980 ne sont pas réellement représentatives, car excluant diverses strates de la société.

Culture

Les Mors ont une boisson pour chaque occasion : pour se détendre ou se réveiller, pour se réchauffer ou se rafraichir, à consommer seul ou entre amis. Voici différents breuvages culturels mors, incontournables.

  • Kvas
  • Image de Kvas
    Image de Kvas avec du pain mor.
    Image de Kvas avec du pain mor.

    S’il peut paraître étrange de préparer une boisson gazeuse à base de pain, le kvas est un incontournable de la cuisine culinaire more. Il s’agit de la plus ancienne boisson dans le pays, en dehors de l’eau bien évidemment, et s’avère incroyablement rafraichissante en été. Le kvas est fait à l’aide de pain de seigle et d’eau. Il est également possible d’y ajouter des herbes et fruits et il contient généralement un très faible taux d’alcool en raison de la fermentation.

  • Kompot
  • Image de Kompot
    Image d'un verre de kompot avec sa carafe.
    Image d'un verre de kompot avec sa carafe.

    Demandez à n’importe quel Mor quelle boisson vous devriez accompagner votre repas, il vous dira le kompot. Attention, bien que ce dernier soit à base de fruits, il n’a rien à voir avec la compote que l’on connait : il est ici question d’un breuvage à base de fruits macérés, servi chaud ou froid.

    Mors
    Image de Mors
    Image d'une Stoïka ou Ryumka de mors.
    Image d'une Stoïka ou Ryumka de mors.

    Le mors (à ne pas confondre avec le pluriel de Mor) est une boisson froide préparée à base de baies. Sa consistance est par ailleurs un peu plus épaisse que celle du kompot, les baies bouillies y étant écrasées, alors que les fruits présents dans le kompot restent entiers. La plupart du temps, le mors est proposé au goût de canneberge, d’airelle, ou de myrtille, mais peut aussi l’être à la framboise, à la fraise, etc.

    Sbiten
    Image d'un Sbiten
    Image d'un Sbiten avec de la cannelle.
    Image d'un Sbiten avec de la cannelle.

    Jusqu’à l’apparition du thé en Morakhan, la boisson la plus populaire pour se réchauffer était assurément le sbiten. Il s’agit d’un breuvage à base de miel et d’épices. Peuvent cependant y être ajoutés gingembre, cannelle, clou de girofle, menthe, pâquerette ou citron. Versez-y un peu de vin et vous obtiendrez le véritable vin chaud à la more.

    Medovukha
    Image de Medovukha
    Image de deux verres de medovukha.
    Image de deux verres de medovukha.

    La medovukha est l’une des plus anciennes boissons alcoolisées de Morakhan et peut contenir un degré d’alcool allant de 2 à 12%. Elle est préparée à l’aide de miel, de levure, de sucre et d’eau, mais la recette est seulement limitée par votre imagination. Vous pouvez en effet y rajouter des baies, des épices ou encore du jus de fruit. De nos jours, la medukha, équivalent mor de l’hydromel, est très populaire dans les villes des malomores.

    Vzvar
    Image de Vzvar
    Image de deux verres de vzvar.
    Image de deux verres de vzvar.

    Celle-ci est presque toujours oubliée, mais cela n’en fait pas moins une boisson slave des plus savoureuses. Le vzvar n’est rien d’autre qu’un kompot à laquelle ont été ajoutées des herbes, voire également un peu de vin. Il peut être assez épais et est même parfois susceptible de ressembler à de la bouillie plutôt qu’à une boisson.

    Thé
    Image de Thé
    Magnifique photographie du thé mor, bien meilleur que le yözid et le xin.
    Magnifique photographie du thé mor, bien meilleur que le yözid et le xin.

    En Morakhan, la population voue un véritable culte au thé. Les locaux en consomment du noir, du vert, des tisanes, avec du citron, du sucre, voire même du lait, et surtout, très souvent avec d’appréciables biscuits et chocolats. Il constitue en réalité une excuse quotidienne pour se retrouver entre amis.

    Kissel
    Image de Kissel
    Image d'un verre de kissel.
    Image d'un verre de kissel.

    La première question qui devrait vous venir à l’esprit lorsque vous le goûterez pour la première fois est de savoir s’il faut le boire ou le manger. Le kissel est en effet un jus de fruit très épais et nutritif, élaboré à l’aide d’amidon. Durant la période soviétique, il était commun d’acheter des petites briques de gelée sèche, qu’il suffisait de faire bouillir dans de l’eau pour obtenir du kissel (mais les enfants aimaient également les mâcher directement sous cette forme).

    Kéfir
    Image de Kéfir
    Image de kéfir.
    Image de kéfir.

    Le kéfir est une boisson à base de lait fermenté. En Morakhan, il en existe de différentes sortes, qui peuvent différer dans leur taux de matière grasse et dans les ingrédients supplémentaires, comme le concombre et l’aneth. Le kéfir peut en outre être utilisé pour préparer des pancakes et tourtes.

    Ryazhenka
    Image de Ryazhenka
    Image de deux verres de ryazhenka.
    Image de deux verres de ryazhenka.

    La ryazhenka est un autre type de boisson au lait fermenté, mais avec un léger goût de caramel. Elle est riche en vitamines, ce qui aide à renforcer le système immunitaire et à faciliter la digestion. De plus, il est très simple d’en cuisiner à la maison !

    Vodka
    Image de Vodka
    Image de Vodka.
    Image de Vodka.

    La vodka est généralement la première boisson que l’on associe automatiquement à la Morakhan et à Képiland. D’une teneur en alcool habituelle de 40%, on la sert généralement dans de petits verres à boire cul sec (Stoïka ou Ryumka). Cette boisson fait d’ailleurs l’objet de nombreuses traditions : on considère par exemple qu’entre le premier et le second verre il est interdit de manger et que si vous êtes en retard à table alors que tout le monde boit déjà, vous devez avaler un verre appelé « penalty ». De plus, afin d’atténuer ses effets, les Mors ont pour coutume de savourer en même temps des concombres ou tomates marinés, de la gelée de viande, etc.

    Obruzhy
    Image d'Obruzhy
    Image d'un verre d'obruzhy.
    Image d'un verre d'obruzhy.

    C'est un type de boisson spécifique et… disons… atypique. En effet, pour l'obtenir, il faut faire fermenter des excréments de chèvres ou, selon les régions, d'enfants, mélangés à de l'eau, du riz et de la levure, puis distillés. Les excréments sont trempés, broyés, fermentés, puis le mélange est filtré et distillé.

    Boza
    Image de Boza
    Image d'un verre de Boza.
    Image d'un verre de Boza.

    Le boza est une boisson Kazare fermentée à base de céréales (millet, blé, maïs…). Cette boisson se boit surtout en hiver. En raison de sa sensibilité à la chaleur, elle est peu distribuée pendant les mois d'été.

    Le boulgour, le maïs ou d'autres céréales selon la région, est cuit pour que l’amidon se transforme en dextrine qui va fermenter beaucoup plus facilement et rapidement. Puis du sucre est ajouté qui va alimenter les levures afin d’accélérer leur effet. Le tout est ensemencé avec de la présure, des ferments de yaourt ou d'autres cultures. On laisse fermenter l'ensemble pendant cinq jours. Pour le goût, on ajoute deux gousses de vanille. En Khvitchstan, on ajoutera de la cannelle.

    Réglementation

    La réglementation encadrant l'alcool est difficile à mettre en œuvre en Morakhan, et de nombreuses tentatives ont été menées depuis plus d'un siècle. L'interdiction et la limitation de production ou de vente est toujours contournée. Les individus ou des organisations mafieuses produisent eux-mêmes de la vodka ou des dérivés artisanaux (samagone), tandis que certains industriels en profitent pour lancer des cuvées nocturnes, mises sur le marché à bas prix car peu taxées. Outre l'application de la loi, le problème majeur est le fait que l'alcoodépendance ne s'arrête pas subitement. De ce fait, le sevrage immédiat des alcodépendants détourne la consommation de la vodka vers des produits industriels toxiques, rendant toute mesure contre-productive. Non seulement, le problème d'alcoolisme n'est pas réglé, mais aussi aggrave-t-il le problème de santé des populations défavorisées. Par ailleurs, les puissants industriels de la vodka font du lobbying sur les autorités pour limiter au maximum la portée de toute mesure envisagée. La force du lobbying est d'autant plus efficace que la réglementation sur l'alcool est partagée par sept ministères et institutions.

    Le principal texte encadrant l'alcool est la Loi sur la vente de l'alcool n° 171 du 22 novembre 1995. Cette loi encadrait principalement la production et la vente dans le but de contrôler la qualité et d'éviter les productions dangereuses, mais oubliait totalement l'éminent problème de santé publique induit. Ce texte, quoi que de portée déjà limitée n'était pas réellement applicable sur le terrain.

    Conscient de ces faits, les gouvernements post-soviétiques ultérieurs à Michel II ont peu à peu introduit des mesures pour lutter progressivement contre l'alcoolisme en Morakhan :

  • Prix plancher de la vodka, rehaussé plusieurs fois. L'augmentation est lente, mais supérieure à l’inflation pour ne pas brusquer les consommateurs. Cette modification tarifaire est différente ente alcools forts et boissons légèrement alcoolisées. Le prix des spiritueux est largement plus élevé que celui des boissons faiblement alcoolisées. De cette façon le prix de l'alcool pur contenu dans les bouteilles est constant quelle que soit la teneur de la boisson. Se saouler à la vodka est alors tout aussi coûteux qu'avec d'autres boissons. Cet outil offre le double avantage de réduire l'accessibilité de l'alcool tout en augmentant les recettes de l'État.
  • Interdiction de la publicité pour l'alcool (Loi sur la publicité n° 38 du 13 novembre 2006). L'objectif de faire diminuer la consommation par l'éradication de l'alcool dans le paysage visuel et médiatique est fréquemment contourné par le sponsoring, le placement de produit, par internet et ses moyens de communications émergés ultérieurement.
  • Interdiction de vente d'alcool la nuit à Voïvograd.
  • Interdiction de l'alcoolémie au volant et rehaussement des contraventions.
  • Plans d'éducation massive des populations, notamment par des campagnes publiques et des leçons spécifiques dans les écoles.

  • Contrairement aux précédentes mesures mal perçues et contestées, il semblerait qu'en ce début de XXIe siècle, les mentalités changent. Selon une enquête réalisée en 2006, la surconsommation d'alcool de leurs compatriotes inquiétait 42 % des interrogés. 58 % des Mors supporteraient les mesures gouvernementales anti-alcool, et 8 % de la population serait d'accord avec une interdiction de production/commercialisation de l'alcool.

    Vodka
    Image de diverses vodka vendues en Morakhan.

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