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Presse

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Presse

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Ce topic est une rubrique listant tous les médias mors, qu'ils soient d'État ou d'opposition. La Morakhan est un pays où la censure est omniprésente, et l'État contrôle les principaux médias et journaux, en interdisant la diffusion, par exemple, de chaînes indépendantistes ou à vocation de glorification de cultures non-mors qui ne sont pas dans le cadre de partenariat international.


Médias/journaux d'États ;

Malén'kij Mor
SndizSMI
Natsiya

Médias/journaux d'opposition.

Wernotlożennyj
405
Wernotlożennyj
Le média d'excellence


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Rédigé par Alexeï S. Vl. Vladimirov, 13/03/2017

Nous saluons la ferveur des défenseurs Carnavalais face aux envahisseurs impérialistes Onédiens ! Carnavale n'appartient qu'aux Carnavalais et aux Carnavalaises ! Il est de leur devoir et de leur droit de se défendre et de protéger leurs idées, leur État, leurs institutions ! Vive Carnavale libre ! A bas l'impérialisme Onédien ! Vive Carnavale !


Censuré
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La Gazette de Sarkopol
Que l'info soit !


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Rédigé par Vélizar A. Vl. Kolezhar, 29/01/2018

Un homme de 31 ans a été mis en examen mercredi pour avoir porté, dimanche, avec un couteau, des coups aux visages de plusieurs passants à Sarkopol. Les victimes ont été défigurées.

Un homme de 31 ans a été mis en examen, mercredi soir, pour tentative de meurtre, et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique. Il a été placé en détention provisoire. Il est suspecté d’avoir agressé plusieurs passants, dimanche, dans le 8e arrondissement de Sarkopol. Il a porté des coups de couteau au visage de deux victimes. Selon nos informations, cet homme est déjà connu de la justice.

Vêtu d’une tenue traditionnelle novomore (Nord-Nazumi), le suspect a d’abord donné aux enquêteurs un surnom, Nühér Šüügšé (littéralement Camarade Justice). Âgé de 31 ans et originaire de Gondavie, il a été interpellé, dimanche soir, dans le 8e arrondissement de Sarkopol après avoir agressé avec un couteau plusieurs passants et menacé des policiers. Mercredi soir, il a été mis en examen pour tentative de meurtre, et tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique. Il a été placé en détention provisoire.

Les faits ont eu lieu vers 21 heures, rue Ulitsa Lobachevskogo. Le suspect s’est approché d’un couple par-derrière. Après l’avoir dépassé, il s’est retourné et a porté un coup de couteau au visage d’un jeune homme de 20 ans. La victime a été transportée à l'Hôpital clinique central de Sarkopol en urgence relative. 23 points de suture ont été nécessaires pour recoudre la plaie du jeune homme qui se prénomme Klark.

« Tu m’humilies »
Ce dernier a raconté que le suspect avait eu face à lui « un comportement assez bizarre ». « Quand il passe à côté de moi, je me retourne. Lui aussi se retourne et je lui demande gentiment : "Qu’est-ce qu’il y a ?". Sans l’agresser, sans le provoquer. Et il s’approche de nous, il regarde ma copine en disant : "Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu m’humilies". Il sort un couteau et il me met un coup de couteau à la bouche. »

L’agresseur prend ensuite la fuite à pied tandis qu’un équipage de police secours se dépêche sur les lieux. Choquée, la petite amie de la victime décrit l’agresseur, qui a abandonné sur place son sac à dos, comme étant de « type novomor ». Des policiers captent le message diffusé sur les ondes radios et repèrent l’agresseur qui se dirige vers la rue Bolchaïa Otchakoeskaïa. Le suspect les remarque et les menace avec son arme, avant de partir en courant.

Une cinquantaine de points de suture
Son périple sanglant se poursuit devant le Centr-Akpp. Il s’attaque à deux touristes teylais. Il frappe l’un d’eux au visage. « Exactement à l’identique de la première » victime, nous précise une source proche du dossier. Transportée au Centre HSCT de Sarkopol, cette victime a désormais le visage recouvert d’une cinquantaine de points de suture. Le second touriste, qui a été frappé dans le dos, n’a pas été blessé, seul son manteau ayant été lacéré.

Vers 21h30, des agents de la brigade territoriale de contact repèrent l’agresseur. Il tient dans la main un couteau d’environ 20 cm et refuse d’obtempérer aux fonctionnaires qui l’entourent. Il essaie de porter un coup à un brigadier-chef qui s’est légèrement blessé à la main en tombant.

Ce dernier riposte en tirant avec son pistolet à impulsion électrique. Selon nos informations, une fois au sol et menotté, il déclare aux policiers être le Joker de Batman. Blessé aux mains, il a été pris en charge par les sapeurs-pompiers avant d’être conduit au commissariat central au Ulitsa Malaya Polyanka, 4/6, 119180, pour être entendu par les enquêteurs du service de traitement judiciaire de nuit.

Un suspect « en errance », déjà connu de la justice
S’il dit s’appeler Nühér Šüügšé, son vrai nom est en réalité Alksandr K. Marinov. Le parquet de Sarkopol présente cet homme, né en mars 1994, comme étant « en errance ». Il est « déjà connu pour des violences conjugales et des violences envers personne dépositaire de l’autorité publique ». A l’issue de sa garde à vue, une information judiciaire a été ouverte. Le suspect a été déféré devant un juge d’instruction. Les enquêteurs du 1er district de police judiciaire ont récupéré les investigations.
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Rédigé par Vélizar A. Vl. Kolezhar, 23/02/2018

L'autoproclamé « Jésus-Christ », l'Antéchrist, viens de brûler vif quatre mors dans une vidéo adressée au Grand Beylicat Aykhanide ; il humiliât également la Morakhan, la qualifiant de « Roquets slaves ».

En effet, ce, 23 septembre, grâce à la dépêche de nos journalistes auprès du gouvernement blanc, il nous a été révélé le contenu choquant d'une missive, où l'Antéchrist humilis les slaves et les mors, et nous vassalisent aux yözides. Le pire reste cepedant à venir ! En scrutant la missive, l'on se rend compte qu'ils brûlent des mors, du moins des mors supposés, de façon horrible ! Et même si ce n'étaient pas des mors, ils restent humains ! C'est tout bonnement abominable ! Le gouvernement blanc a annoncé « prendre les mesures nécessaires et jaugés [pour] répondre à cette provocation. » On attends alors les mesures du gouvernement pour venger, au nom de Dieu, le seul et l'unique, et de son fils, cet affront contre ces valeurs éternelle. Sa miséricorde nous préserve de sa colère.
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Rédigé par Vélizar A. Vl. Kolezhar, 01/06/2018

La star Nicolas ?

L'ancien Empereur Nicolas II de Morakhan, frère du zagroy Michel III de Morakhan, « paru à l'affiche dans l'article de Vogue » ?


En effet, ce, 1er juin, et certainement par pure coïncidence (merci à Daniil qui est à l'affut sur les réseaux sociaux !), une image montrant l'ancien Empereur Nicolas II de Morakhan, frère du zagroy Michel III de Morakhan, « paru à l'affiche dans l'article de Vogue », a fait le tour de l'internet more. Je tiens à rassurer nos lecteurs : ceci est un montage, posté par un certain 1Xbet_008 sur l'Echo. Cette image montre l'Ex-Empereur en tenue de mannequin, comme tout autre de cette marque. Elle fait le tolé sur internet, et beaucoup de ces détracteurs (pour la plupart d'ultradroite républicaine) ont repris l'image avec leurs commentaires : « Voilà donc le Zagroyat d'Aujourd'hui ? Hmm... »
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SndizSMI
L'info, c'est ici !


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Rédigé par Alexandre B. Vl. Sévérénine, 07/08/2018

Du cannibalisme en cigare, ancienne pratique paganiste more encore en activité

En effet, en ces jours-ci, en Morakhan, une ancienne pratique qui remonte à la période antique et à la Slav' de Morkh est encore pratiqué de nos jours par des communautés reculés des montagnes des Balkansks, en Zakrevsk-Samara. Cette pratique se décompose en étape comme suit :

  • Premièrement, trouver un corps frai, généralement celui d'une femme entre 6 et 13 ans ou un homme entre 20 et 90 ans ;
  • Ensuite, tuer la personne, dévorer ses organes (principalement le cœur, le foie et les poumons), de préférence crue ;
  • Après cela, il faut le brûler, puis remplacer, dans un cigare ou une cigarette la poudre par les cendres du cadavre ;
  • Enfin, dégustez... Ou plutôt... Fumez !
Grâce à un magnifique reportage de notre confrère de Natsiya, l'on a pu découvrir les dessous de cette communauté, aujourd'hui illégale grâce à notre bienfaiteur Zagroy. Beaucoup associent ces actes à des influences étrangères (listoniennes) ou simplement à des populations étrangères (notamment les juifs).
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𝕸𝖆𝖑𝖊́𝖓❜𝖐𝖎𝖏 𝕸𝖔̆𝖗
𝐿'𝑖𝑛𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑐'𝑒𝑠𝑡 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛


Dossier : les Branns veulent-ils encore être mors ?

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Rédigé par Youri A. Gargarine, 11/11/2019

Podany-Vostok. Pendant longtemps, la question brann semblait appartenir au passé. Depuis la réunification impériale et l'intégration progressive des territoires branns au sein de la Morakhan moderne, les autorités considéraient généralement que les anciennes revendications nationales avaient disparu, absorbées par les institutions impériales, l'Église orthodoxe et les réalités économiques contemporaines. Pourtant, plusieurs événements récents invitent à nuancer ce constat.
Les discours prononcés à Podany-Vostok par le militant Illés Vol Vayne ont rencontré un écho inattendu dans certaines régions frontalières. Sans rassembler les foules des grandes manifestations ouvrières observées ces derniers mois, ces interventions ont néanmoins attiré plusieurs centaines de personnes et provoqué un débat public rarement observé depuis plusieurs décennies.
Pour les partisans du jeune militant, les Branns constitueraient toujours une nation distincte dont l'identité aurait été progressivement diluée au sein des ensembles politiques successifs qui ont dominé la région. Ils dénoncent ce qu'ils considèrent comme une marginalisation culturelle lente mais continue et réclament davantage d'autonomie locale.
D'autres observateurs jugent cependant ce mouvement largement exagéré. Selon eux, la plupart des Branns parlent aujourd'hui le morsaman, fréquentent les mêmes écoles, servent dans les mêmes régiments et participent aux mêmes institutions que le reste de la population du Zagroyat. Dans les villes de Podany-Vostok, Zeïnyemen ou encore Kharovsk, les mariages mixtes sont devenus courants depuis plusieurs générations.
La mémoire historique demeure néanmoins un sujet sensible. La récente réédition du témoignage Le massacre des Branns & Blêmes de Morakhan a ravivé d'anciennes blessures. L'ouvrage décrit les déplacements forcés, les destructions de villages et les politiques de réorganisation territoriale menées durant l'époque soviétique. Bien que plusieurs historiens contestent certaines conclusions du livre, sa diffusion a rencontré un succès considérable auprès du public, notamment parmi la diaspora.
Dans plusieurs universités, des conférences ont été organisées autour du destin des villages disparus de Brann du Nord et de Molblêmie. De jeunes chercheurs tentent aujourd'hui de distinguer les faits historiques des récits mémoriels parfois contradictoires qui entourent cette période.
Le gouvernement blanc observe la situation avec prudence. Officiellement, aucune menace séparatiste sérieuse n'existe. Les autorités rappellent régulièrement que les Branns disposent de représentants dans l'administration, l'armée et les institutions impériales. Pourtant, certains responsables locaux reconnaissent en privé qu'une partie de la jeunesse brann développe un intérêt croissant pour les questions identitaires.
La question demeure donc ouverte : les Branns souhaitent-ils réellement quitter la communauté des peuples mors ou cherchent-ils simplement à obtenir une meilleure reconnaissance de leur héritage particulier ?
Pour l'heure, les rues de Podany-Vostok semblent davantage préoccupées par le prix du pain, les tensions sociales et les conséquences des troubles récents que par l'avenir d'un hypothétique Royaume de Brann Unifié. Mais dans les cafés, les universités et les maisons de la frontière occidentale, le débat est bel et bien revenu.
Et cela n'était plus arrivé depuis longtemps.

Bilan : le centième jour du gouvernement Velikov

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Rédigé par Youri A. Gargarine, 11/11/2019

Cent jours se sont écoulés depuis la formation du gouvernement dirigé par Ivan I. Velikov. Dans la plupart des démocraties modernes, cette échéance constitue traditionnellement un premier moment d'évaluation : suffisamment longue pour permettre à un exécutif de mettre en œuvre ses premières orientations, mais encore trop courte pour juger définitivement son action. En Morakhan, où la vie politique a été particulièrement agitée ces derniers mois, cet anniversaire revêt une importance toute particulière.
Lorsque le gouvernement Velikov est arrivé aux affaires, le pays traversait une période de fortes tensions. Les manifestations ouvrières, les débats autour de la modernisation économique, les conséquences des troubles politiques récents ainsi que les interrogations concernant la place de la Morakhan sur la scène internationale avaient profondément marqué l'opinion publique. Nombreux étaient alors ceux qui s'interrogeaient sur la capacité du nouvel exécutif à rétablir un climat de confiance.
Cent jours plus tard, force est de constater que la situation apparaît plus stable qu'au moment de l'investiture du gouvernement. Les grandes manifestations qui occupaient régulièrement les rues des principales villes se sont considérablement raréfiées. Les mouvements sociaux existent toujours, notamment dans certains bassins industriels de l'Ouest et du Sud, mais ils ne semblent plus présenter le même caractère explosif que durant les semaines précédentes. Cette évolution est généralement attribuée à la volonté affichée par le gouvernement d'entretenir un dialogue plus régulier avec les représentants syndicaux et les autorités locales.
L'action économique demeure cependant le principal sujet d'attention. Dès son entrée en fonction, le gouvernement Velikov avait promis une relance de l'activité industrielle et une modernisation accélérée des infrastructures nationales. Plusieurs projets ont effectivement été annoncés. L'ouverture de nouvelles exploitations minières, notamment dans le secteur du lithium, s'inscrit dans cette stratégie. Les autorités mettent également en avant les progrès réalisés dans le domaine de la robotique industrielle, présentée comme l'un des moteurs du développement économique futur de la Morakhan.
Ces initiatives suscitent néanmoins des réactions contrastées. Dans les milieux économiques, les investissements engagés sont généralement accueillis favorablement. Plusieurs industriels estiment que le pays ne peut maintenir sa compétitivité sans moderniser ses méthodes de production. Les syndicats, quant à eux, demeurent plus prudents. Certains responsables ouvriers craignent que l'automatisation croissante des chaînes de production ne se traduise à terme par des suppressions d'emplois. Le gouvernement affirme pour sa part que les nouvelles technologies créeront davantage d'opportunités qu'elles n'en détruiront, mais cette promesse devra encore être démontrée dans les faits.
Sur le plan social, les résultats apparaissent plus mitigés. Les indicateurs économiques montrent quelques signes d'amélioration, mais ces progrès demeurent encore peu perceptibles pour une partie importante de la population. Dans plusieurs régions, le coût de la vie continue d'inquiéter les ménages. Les questions liées au logement, aux services publics et au pouvoir d'achat restent régulièrement évoquées lors des déplacements ministériels. À cet égard, les cent premiers jours du gouvernement ont davantage permis de poser les bases d'une politique que d'en produire pleinement les résultats.
La politique étrangère constitue probablement l'un des domaines où le gouvernement Velikov a été le plus actif. Les derniers mois ont été marqués par une multiplication des contacts diplomatiques avec de nombreux États. La volonté du gouvernement blanc de former une Union Slave s'est traduite par une future organisation de celle-ci au début janvier 2019. Parallèlement, la Morakhan entend prendre contact avec de nouveaux possibles partenaires, dont la Youslévie. Cette stratégie est généralement soutenue par les milieux diplomatiques, qui considèrent qu'un pays de la taille et de l'importance de la Morakhan ne peut se permettre l'isolement.
Certaines voix critiquent toutefois cette orientation. Plusieurs responsables politiques estiment que le gouvernement consacre trop d'énergie aux affaires internationales alors que de nombreuses difficultés demeurent non résolues à l'intérieur du pays. Les défenseurs de l'exécutif répondent que les investissements étrangers, les accords commerciaux et les partenariats diplomatiques constituent précisément l'un des moyens de répondre aux problèmes économiques nationaux.
La question identitaire a également occupé une place importante dans le débat public durant ces cent jours. Les discussions autour de l'histoire des Branns, des Blêmes et des politiques menées durant la période soviétique ont connu un regain d'intérêt, notamment après la réédition de plusieurs ouvrages historiques et témoignages. Le gouvernement a jusqu'à présent adopté une attitude relativement prudente sur ces sujets sensibles, cherchant à éviter que les débats mémoriels ne dégénèrent en tensions communautaires. Cette position modérée lui a valu aussi bien des critiques que des soutiens.
Les relations entre l'État et l'Église orthodoxe semblent quant à elles demeurer excellentes. Plusieurs cérémonies officielles ont illustré la proximité traditionnelle entre les institutions étatiques et religieuses. Dans un contexte marqué par les incertitudes économiques et sociales, certains observateurs considèrent que cette continuité contribue à rassurer une partie de la population. D'autres estiment au contraire que le gouvernement devrait davantage mettre l'accent sur les réformes administratives et économiques que sur les symboles.
En définitive, le bilan de ces cent premiers jours apparaît contrasté mais globalement positif pour l'exécutif. Le gouvernement Velikov est parvenu à restaurer une certaine stabilité politique dans un contexte qui semblait particulièrement tendu au moment de son arrivée au pouvoir. Les principales institutions fonctionnent normalement, les mouvements contestataires ont perdu en intensité et l'activité diplomatique demeure soutenue.
Cent jours après la formation du gouvernement Velikov, les mesures d'ordre public adoptées sous les derniers mois du règne de Nicolas II continuent d'alimenter les débats. Parmi elles, le décret du 28 février 2020 relatif à la restriction des libertés de rassemblement demeure l'un des textes les plus controversés du paysage politique more. Initialement présenté comme un outil destiné à préserver la stabilité du pays face aux organisations révolutionnaires et aux mouvements qualifiés d'extrémistes par le gouvernement blanc, le texte a progressivement étendu les pouvoirs de l'administration dans des domaines allant bien au-delà de la simple sécurité publique. L'obligation de déclarer les rassemblements politiques, les possibilités d'interdiction préventive, la présence obligatoire de représentants de la police lors des réunions publiques et les sanctions prévues contre les organisateurs ont profondément transformé la manière dont les citoyens participent à la vie politique. Pour les partisans de l'ancien régime, ces dispositions constituaient une réponse nécessaire à la montée de l'agitation révolutionnaire ; pour leurs adversaires, elles représentaient l'un des symboles les plus visibles de l'autoritarisme tardif de la monarchie.
La question de la presse demeure tout aussi sensible. Les articles consacrés aux publications périodiques autorisent la saisie de journaux, l'interdiction temporaire de titres de presse et la limitation de la diffusion d'ouvrages considérés comme dangereux pour l'ordre public. Durant les dernières années du règne de Nicolas II, ces dispositions furent utilisées à plusieurs reprises contre des journaux socialistes, syndicalistes ou régionalistes. Cent jours après l'arrivée du gouvernement Velikov, de nombreux observateurs s'interrogent sur l'avenir de cet arsenal juridique. Les organisations ouvrières réclament son abrogation complète, estimant qu'aucune démocratie moderne ne peut se construire sur des mécanismes conçus pour encadrer et restreindre l'expression politique. À l'inverse, certains responsables gouvernementaux redoutent qu'une suppression brutale de ces mesures ne favorise l'émergence de groupes armés ou de mouvements sécessionnistes dans plusieurs régions sensibles de l'État. Cette hésitation résume à elle seule le dilemme auquel est confronté le nouveau pouvoir : répondre aux aspirations démocratiques qui l'ont porté au gouvernement tout en conservant les instruments de contrôle hérités d'une période de crise dont les cicatrices demeurent encore visibles dans l'ensemble de la Morakhan.
Pour autant, les difficultés structurelles qui affectent la Morakhan n'ont pas disparu. La modernisation économique reste inachevée, les inquiétudes sociales persistent et les fractures apparues au cours des dernières années continuent de traverser la société. Les cent premiers jours d'un gouvernement permettent de fixer une direction ; ils ne suffisent pas à transformer un pays.
Les prochains mois seront donc déterminants. C'est à ce moment-là que les annonces devront se traduire en résultats concrets, que les promesses devront devenir des réalisations mesurables et que les ambitions affichées par le gouvernement Velikov seront véritablement mises à l'épreuve.
Pour l'heure, le gouvernement peut se prévaloir d'avoir traversé ses cent premiers jours sans crise majeure. Dans le contexte actuel, cela constitue déjà un succès dont peu d'observateurs auraient garanti la possibilité il y a seulement quelques mois.

Les Portes-Bannières orthodoxes : quand la foi descend dans les rues de Voïvograd

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Rédigé par Youri A. Gargarine, 11/11/2019

Dès les premières heures de la matinée, les rues du centre historique de Voïvograd commencèrent à se remplir. Les cloches des églises sonnaient à intervalles réguliers tandis que des groupes de fidèles convergeaient vers la place Saint-Mikhaïl. Des familles entières avaient effectué le déplacement depuis les campagnes environnantes. Certains étaient venus en train durant la nuit ; d'autres avaient parcouru plusieurs dizaines de kilomètres afin de participer à ce qui est devenu l'une des plus importantes manifestations religieuses de Morakhan : la marche annuelle des Portes-Bannières orthodoxes.
Cette tradition remonte aux premiers siècles de l'évangélisation des peuples mors. À l'origine, les processions religieuses étaient organisées pour demander la protection divine contre les épidémies, les invasions ou les mauvaises récoltes. Avec le temps, elles sont devenues un élément central de la culture populaire orthodoxe. Aujourd'hui encore, les fidèles parcourent les rues en portant des icônes, des croix processionnelles et surtout les célèbres bannières sacrées qui donnent leur nom à l'événement.
Les « portes-bannières » sont des hommes et des femmes choisis par leurs paroisses pour porter ces lourdes enseignes religieuses. Certaines atteignent plusieurs mètres de hauteur et sont recouvertes de broderies représentant le Christ, la Vierge Marie ou différents saints particulièrement vénérés dans le pays. Leur poids exige souvent plusieurs porteurs qui se relaient au cours de la journée. Pour beaucoup de participants, être désigné comme porte-bannière constitue un honneur aussi important que servir comme lecteur ou chantre dans une église.
Cette année, plus de deux cents paroisses ont envoyé des délégations à Voïvograd. Les bannières formaient une véritable forêt de couleurs au-dessus de la foule. On pouvait distinguer les étendards bleus de la région de Sarkopol, les bannières rouges et or des communautés de Podany-Vostok, ainsi que les grandes enseignes blanches des monastères de Kazarie et de Zakrevsk-Samara. Chaque groupe était précédé par son clergé local, tandis que les chorales paroissiales interprétaient des hymnes liturgiques connus de tous.
Le père Dimitri Vassilev, archiprêtre de la cathédrale patriarcale, expliquait que l'objectif de la procession n'était pas uniquement cérémoniel. Selon lui, la présence des fidèles dans l'espace public constitue une manière de rappeler que la foi orthodoxe ne se limite pas aux murs des églises. « Nous portons les icônes dans les rues parce que ce sont les rues où vivent les hommes. Une foi qui ne sort jamais du sanctuaire finit par s'affaiblir », déclarait-il devant les journalistes.
La procession débuta officiellement après la célébration de la Divine Liturgie. Le patriarche bénit les participants depuis le parvis de la cathédrale avant que le long cortège ne s'engage dans les principales avenues de la capitale. Les autorités municipales avaient fermé plusieurs axes à la circulation afin de permettre le passage des dizaines de milliers de fidèles. Selon les estimations de la police, près de soixante-dix mille personnes auraient participé à l'événement au cours de la journée.
Le défilé avançait à un rythme lent. Les prêtres bénissaient les spectateurs massés le long des trottoirs tandis que les fidèles répondaient aux chants liturgiques. Des habitants observaient la procession depuis les fenêtres de leurs immeubles. Certains lançaient des pétales de fleurs ; d'autres faisaient simplement le signe de croix au passage des icônes.
Pour de nombreux participants, la marche avait également une dimension mémorielle. Plusieurs bannières portaient les noms de villages disparus, de paroisses détruites pendant les guerres ou de communautés religieuses dissoutes au cours des périodes de persécution. Les descendants de ces populations considèrent leur présence dans la procession comme une manière de maintenir vivante la mémoire de leurs ancêtres.
L'événement attire cependant aussi des critiques. Certaines organisations laïques dénoncent ce qu'elles perçoivent comme une proximité excessive entre l'État et l'Église orthodoxe. Elles soulignent notamment la présence de nombreux responsables politiques parmi les participants. Cette année encore, plusieurs ministres, députés et hauts fonctionnaires ont pris place dans le cortège. Les représentants du gouvernement répondent que leur participation relève d'une démarche personnelle et non institutionnelle.
Les critiques sont particulièrement vives dans les milieux de gauche, régionalistes et libéraux, qui accusent les Portes-Bannières orthodoxes d'agir comme une force d'intimidation officieuse au service des milieux monarchistes et national-conservateurs. Certains universitaires rappellent également que des membres de l'organisation ont été aperçus lors de contre-manifestations politiques et de rassemblements hostiles aux mouvements socialistes, sans que la direction nationale ne condamne systématiquement ces initiatives. Les dirigeants des Portes-Bannières rejettent ces accusations et affirment que leur mission se limite à la défense des traditions religieuses, de l'ordre public et du patrimoine spirituel de la Morakhan. Malgré ces démentis, le débat demeure vif et contribue à faire des PBO l'une des organisations les plus influentes mais aussi les plus controversées du pays.
Au-delà des débats politiques, la journée s'est déroulée dans le calme. Aucun incident majeur n'a été signalé par les services de sécurité. Les équipes médicales déployées le long du parcours n'ont eu à intervenir que pour quelques malaises légers liés à la chaleur et à la fatigue.
En fin d'après-midi, la procession revint à son point de départ. Les porteurs de bannières déposèrent alors leurs enseignes devant la cathédrale où une dernière prière fut célébrée. Beaucoup paraissaient épuisés après plusieurs heures de marche, mais rares étaient ceux qui semblaient regretter leur effort. Certains fidèles embrassaient les icônes avant de reprendre la route de leur village ; d'autres demeuraient encore sur la place, discutant avec leurs proches ou échangeant des souvenirs de la journée.
Pour les croyants présents, la marche des Portes-Bannières orthodoxes n'est pas seulement une tradition religieuse. Elle représente également un moment où des communautés dispersées à travers tout le pays se retrouvent autour d'une histoire, d'une foi et d'une mémoire communes. Dans une époque souvent marquée par les divisions politiques et sociales, cette manifestation demeure l'un des rares événements capables de rassembler, le temps d'une journée, des dizaines de milliers de personnes derrière les mêmes chants et les mêmes symboles.
AAA Reportage à Podany-Vostok : la ville entre deux nations

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Rédigé par Youri A. Gargarine, 11/11/2019

Lorsque le train impérial quitte les plaines centrales de la Morakhan pour s'approcher de Podany-Vostok, le paysage semble progressivement changer de caractère. Les grandes étendues agricoles de l'intérieur du pays laissent place à des collines plus humides, à des forêts plus épaisses et à une terre dont les habitants parlent avec une fierté parfois discrète, parfois revendiquée. Il est difficile de définir précisément Podany-Vostok.
Certains la décrivent comme une simple ville frontalière. D'autres comme la capitale officieuse du peuple brann. Quelques fonctionnaires de Voïvograd la présentent comme un exemple réussi d'intégration impériale. À l'inverse, plusieurs militants nationalistes la considèrent comme une ville occupée depuis des générations.
Comme souvent en Morakhan, la vérité semble se trouver quelque part entre toutes ces affirmations. Dès l'arrivée à la gare centrale, le visiteur comprend qu'il ne se trouve pas dans une cité ordinaire. Les enseignes des commerces alternent entre le more et le brann. Les accents changent d'une rue à l'autre. Les visages eux-mêmes semblent raconter une histoire complexe faite de migrations, de brassages et de conquêtes anciennes.
Sur les quais, des soldats croisent des pêcheurs revenant du Carbanube. Des prêtres orthodoxes saluent des commerçants tandis que des étudiants chargés de livres discutent politique sous la pluie d'automne. Car il pleut souvent ici. Les habitants disent que le ciel de Podany-Vostok possède un tempérament mélancolique. « Nous avons plus de pluie que le reste du pays, mais nous avons aussi plus de mémoire », plaisante un vieil homme rencontré près de la gare. Cette phrase reviendra souvent au cours de notre séjour.
La mémoire. Partout, elle semble habiter les rues. Le Carbanube traverse la ville comme une longue cicatrice liquide. Large, sombre et majestueux, il sépare aujourd'hui plusieurs États, mais les anciens racontent qu'il fut autrefois une route davantage qu'une frontière.
Depuis les quais, on distingue parfois les terres situées de l'autre côté de la rive. Les plus âgés montrent du doigt certains villages invisibles derrière les collines : « Là-bas vivait mon grand-père », « Là-bas se trouvait notre ancien marché. » « Là-bas passaient les cavaliers branns, les plus puissant de tous. » À écouter les habitants, la géographie ressemble moins à une science qu'à un album de souvenirs.
Sur la grande place du marché, les conversations se mêlent au bruit des charrettes et des automobiles. Les étals proposent du poisson fumé, des légumes venus des campagnes voisines, du pain noir, des icônes orthodoxes et divers objets artisanaux. L'activité paraît normale. Pourtant, sous cette apparente tranquillité, les sujets politiques ne sont jamais très loin.
Dans une taverne proche du fleuve, un groupe d'ouvriers évoque les manifestations qui secouent actuellement certaines régions du pays. À quelques tables de distance, des étudiants discutent de la récente réédition du livre Le massacre des Branns & Blêmes de Morakhan : Témoignage d'une victime, l'ouvrage, qui raconte la destruction du village de Karbann durant la période soviétique, suscite ici des réactions passionnées : « Mon arrière-grand-mère venait d'un village qui a disparu lui aussi », explique une jeune femme étudiant l'histoire. À côté d'elle, un autre étudiant secoue la tête : « Il faut faire attention. Beaucoup de récits sont vrais, mais certains militants utilisent cette mémoire pour créer de nouvelles divisions. » Le débat se poursuit pendant près d'une heure, mais personne ne hausse le ton, personne ne quitte la table. Les désaccords sont familiers par ici. À Podany-Vostok, on a l'habitude de vivre avec eux.
L'après-midi, nous rencontrons le père Dimitri, prêtre orthodoxe d'une petite paroisse située dans les quartiers anciens. L'église domine une rue pavée où plusieurs bâtiments portent encore les marques du siècle précédent. Selon lui, les tensions identitaires sont réelles mais souvent exagérées.
« Les journalistes aiment les conflits. Les politiciens aussi. Pourtant, quand je célèbre la liturgie, je vois des Mors, des Branns, parfois même des familles dont les ancêtres appartenaient à cinq ou six peuples différents. Ils prient ensemble. Ils enterrent leurs morts ensemble. Ils baptisent leurs enfants ensemble. Vous savez, les blessures existent. Les souvenirs aussi. Mais la vie quotidienne existe également. »
En quittant l'église, nous croisons justement plusieurs adolescents qui sortent du catéchisme. Certains portent des noms traditionnellement mors, comme Ivan ou Vladimir. D'autres des noms typiquement branns, comme István et László. Ils plaisantent ensemble sans paraître se soucier des débats qui agitent les adultes.
Plus loin, dans les anciens quartiers industriels, le décor change. Les cheminées dominent l'horizon. Des usines métallurgiques, des ateliers mécaniques et des entrepôts occupent des hectares entiers. Ici, les préoccupations sont plus concrètes : salaires, emploi, inflation, modernisation. Un contremaître rencontré à la sortie d'une usine résume la situation d'une formule simple : « Les intellectuels parlent d'identité. Nous, nous parlons de travail. »
Cette remarque revient fréquemment au cours de notre enquête. Pour beaucoup d'habitants, les débats nationaux semblent parfois éloignés des réalités quotidiennes. La fermeture d'une usine inquiète davantage qu'un discours prononcé sur une estrade. La hausse du prix du charbon suscite plus de conversations qu'une controverse historique. Et pourtant, même ici, la mémoire demeure présente. Dans plusieurs ateliers, des portraits de parents ou de grands-parents disparus pendant les décennies soviétiques sont accrochés aux murs. Les récits se transmettent encore. À la tombée du jour, la ville prend un visage différent.
Les lumières se reflètent sur les eaux du Carbanube, les cafés se remplissent, les étudiants sortent des universités, les travailleurs regagnent leurs foyers, des musiciens jouent dans certaines tavernes. Le brouillard commence à s'élever lentement depuis le fleuve. C'est à cette heure que Podany-Vostok paraît la plus mystérieuse. Comme si plusieurs époques coexistaient simultanément : la ville moderne des automobiles et des télécommunications, la ville impériale des cathédrales et des uniformes, la ville brann des légendes et des souvenirs et la ville ouvrière des usines et des syndicats.
Toutes semblent occuper le même espace. Toutes semblent refuser de disparaître. Le lendemain matin, nous rencontrons un professeur de littérature locale. Son bureau déborde d'ouvrages consacrés à l'histoire régionale. Lorsqu'on lui demande ce qui caractérise Podany-Vostok, il réfléchit quelques instants avant de répondre.
« Ici, personne n'oublie complètement. Voilà notre particularité. Dans certaines villes, le passé meurt. Ici, il s'assoit à votre table et commande un verre. C'est parfois un problème. Mais c'est aussi une richesse. »
Alors que notre train quitte finalement la ville, une pluie fine commence de nouveau à tomber sur les quais : des voyageurs montent, d'autres descendent. La vie continue. Derrière les vitres, les silhouettes de Podany-Vostok s'éloignent lentement. Le Carbanube disparaît dans la brume, les clochers deviennent des ombres, et les usines s'effacent à leur tour. Mais une impression demeure : Podany-Vostok n'est pas seulement une ville frontière. C'est un miroir. Un miroir dans lequel la Morakhan contemple ses origines, ses contradictions, ses blessures et ses espoirs. Et comme tous les miroirs, il ne montre pas toujours ce que l'on souhaite voir.

Scandale de corruption : exécutions publiques

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Rédigé par Youri A. Gargarine, 11/11/2019

Une foule importante s'est rassemblée ce matin sur la place de la Cathédrale à Voïvograd afin d'assister à l'exécution publique de plusieurs anciens fonctionnaires reconnus coupables de corruption, de détournement de fonds publics et d'enrichissement illicite. L'événement, annoncé depuis plusieurs semaines par le ministère de la Justice, s'inscrit dans la vaste campagne de moralisation de la vie publique engagée par le gouvernement à la suite des scandales financiers qui ont éclaté durant les dernières années.
Dès les premières heures de la matinée, les rues menant à la place furent occupées par des unités de police et de gendarmerie chargées de maintenir l'ordre. Des barrières avaient été installées autour du lieu de l'exécution afin de canaliser les spectateurs. Plusieurs milliers de personnes étaient présentes. On trouvait parmi elles des habitants de la capitale, mais également des citoyens venus des provinces voisines, attirés par le caractère exceptionnel de la cérémonie. Les commerçants ambulants vendaient boissons, pains et journaux, tandis que les cafés donnant sur la place affichaient complet depuis l'aube.
Les condamnés étaient au nombre de cinq. Tous avaient occupé des fonctions importantes au sein de l'administration publique entre 2014 et 2019. Selon les conclusions du procès, qui s'était tenu durant plusieurs mois devant la Haute Cour de Justice, ils avaient participé à un système de détournement de fonds touchant plusieurs programmes de modernisation des infrastructures nationales. Les sommes concernées atteignaient plusieurs centaines de millions de balkansk. Une partie de l'argent aurait été transférée vers des comptes étrangers tandis qu'une autre aurait servi à financer un train de vie particulièrement luxueux.
Le président du tribunal militaire spécial chargé de l'exécution lut publiquement les condamnations devant l'assemblée. Son intervention dura près d'une heure. Il rappela les différents chefs d'accusation retenus contre les prévenus, détailla les mécanismes utilisés pour détourner les fonds publics et insista sur les conséquences économiques de ces actes. Selon lui, les sommes volées auraient pu financer la construction d'écoles, d'hôpitaux, de logements sociaux et d'infrastructures de transport. Il déclara également que la corruption constituait « un crime contre la nation entière » en privant les citoyens des ressources nécessaires à leur développement.
La lecture du jugement fut suivie par une intervention du ministre de la Justice. Celui-ci affirma que l'État devait démontrer sa capacité à sanctionner les responsables de la dégradation des finances publiques, quel que soit leur rang ou leur influence passée. Il souligna que la confiance entre le peuple et les institutions ne pouvait être restaurée qu'à travers une application rigoureuse de la loi. Son discours fut ponctué d'applaudissements, mais également de quelques critiques émanant de groupes favorables à l'abolition de la peine capitale.
Depuis plusieurs semaines déjà, le débat agitait le pays. Les partisans de l'exécution soutenaient que les détournements de fonds avaient contribué à aggraver la pauvreté, à ralentir le développement économique et à fragiliser les services publics. Selon eux, une sanction exemplaire était nécessaire afin de décourager toute tentative future d'enrichissement illégal. Les opposants, quant à eux, considéraient que l'emprisonnement à perpétuité aurait constitué une peine suffisante. Plusieurs associations religieuses et organisations de défense des droits civiques avaient d'ailleurs publié des communiqués appelant à la commutation des condamnations.
Dans les jours précédant l'exécution, de nombreux éditorialistes avaient également souligné la dimension politique de l'affaire. Certains estimaient que le gouvernement cherchait à envoyer un signal fort à l'administration afin de renforcer son autorité. D'autres considéraient que cette démonstration de fermeté répondait à une véritable attente populaire dans un contexte marqué par une défiance croissante envers les élites administratives et économiques.
Peu avant midi, les condamnés furent conduits sur l'esplanade sous forte escorte. Les autorités autorisèrent la présence de membres de leurs familles ainsi que de représentants du clergé. Plusieurs prêtres orthodoxes accompagnèrent les prisonniers dans leurs derniers instants. Certains des condamnés choisirent de s'exprimer une dernière fois devant la foule. Deux d'entre eux reconnurent leur responsabilité et demandèrent pardon à leurs proches. Un autre continua à clamer son innocence, affirmant avoir servi de bouc émissaire dans une affaire qui le dépassait. Les deux derniers gardèrent le silence.
L'exécution fut réalisée conformément aux procédures prévues par la législation en vigueur. L'ensemble de l'opération dura moins de quinze minutes. Après constatation officielle des décès, les autorités firent évacuer progressivement la place tandis que les services municipaux procédaient au nettoyage des lieux. La majorité des spectateurs quittèrent les lieux dans le calme, même si de nombreuses discussions se poursuivaient encore dans les rues du centre-ville plusieurs heures après les faits.
L'événement marque un tournant important dans la politique anticorruption menée par l'État. Les responsables gouvernementaux promettent déjà de nouvelles enquêtes visant d'autres réseaux soupçonnés de malversations financières. De leur côté, les organisations de défense des libertés publiques réclament l'ouverture d'un débat national sur l'usage de la peine capitale et sur les limites de la justice d'exception.
Une chose paraît toutefois certaine : au-delà du sort réservé aux condamnés, cette exécution publique restera comme l'un des événements politiques les plus marquants de l'année 2020. Elle témoigne de la volonté des autorités d'afficher une fermeté absolue face à la corruption, mais révèle également les profondes divisions qui traversent encore la société more quant à la manière dont la justice doit être rendue.

Et maintenant... La blague du jour !


Un citoyen demande à son voisin :

— Dis-moi, camarade, quelle est la différence entre la liberté d'expression en Morakhan et dans les pays étrangers ?

Le voisin regarde autour de lui, ferme les rideaux, baisse la voix et répond :

— Aucune.
— Vraiment ?
— Bien sûr. Dans les deux cas, tu peux critiquer les gouvernements étrangers autant que tu veux.
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