II. Plongée sur les Factions

Traditionnellement, la politique Fortunéenne a toujours été dominée par les factions de chaque époque, malgré le passage du temps et la disparition ou l'évolution de certaines, le système demeure en place.a. Les Républicains
Les changements et évolutions du siècle dernier ont été la cause de bouleversements sans précédents sur la scène politique Fortunéenne, des factions millénaires ont tout bonnement disparus du jour au lendemain après que les grandes réformes aient achevés leur oeuvre. Toutefois, si dans les faits beaucoup de néophytes et d'arrivistes se targuant de s'y connaître en politique Fortunéenne, clament à qui veut l'entendre que c'est bien la purge généralisée des hautes sphères républicaines en ce temps là qui est la cause principale de l'état actuel des instances sénatoriales, la vérité est bien plus nuancée. En vérité, la purge n'a fait que des dégâts minoritaires et la réorganisation s'est fait d'elle même afin de faire face aux nouveaux défis et enjeux de l'époque et de celles à venir. Les républicains sont ainsi les premiers-nés et sont dans les faits un rassemblement hétéroclites rassemblant autant des membres de toutes les anciennes factions que des pragmatiques et idéalistes faisant leurs premiers pas au sénat.
Formée sous l'égide des Di Fortuna, les membres de cette illustre dynastie sont traditionnellement les têtes de la faction, et ce d'autant plus lorsque le palais des Doges est tenu par ces derniers. Traditionnellement, elle est aussi l'organisme politique qui rassemble le plus de membres depuis sa création, et ce dû à ses objectifs tout à fait affirmer qui ne visent ni plus ni moins qu'à maintenir la stabilité et l'ordre au sein de la République, en métropole comme en outre-mer. Dans les faits, ils aiment se définir comme les pilotes de cette dernière qui agissent avec sagesse et prudence. Entendons par là qu'ils ont des tendances relativement conservatrice, et ce pour des raisons purement lié à l'état d'éclatement totale du territoire Fortunéen. Alors que les autres factions n'hésitent pas à promouvoir leurs agenda axés sur des provinces bien précises, les Républicains défendent ainsi la nécessité absolue de développer et soutenir les divers composantes de la République quels quelles soient sans en laisser une sur le carreau. Et à cause de cela, les politologues n'hésitent pas à les qualifier régulièrement de "Défenseurs du Statut Quo" et "Partisan du progrès contrôlé".
b. Les Canossiens
Emmenés par la famille patricienne des Silvario, les Canossiens sont les dignes représentants au sein du sénat républicain des intérêts de la fille prodigue. La faction n'est toutefois pas composée que de natifs de Canossa, c'est là tout l'inverse à dire vrai, les "authentiques" Canossiens sont une minorité au sein de leur propre groupe qui se voit composé de membres issus de tout horizons. En effet, ce n'est pas le fait de se sentir Canossien qui compte au sein de ce groupement, mais bien la conviction profonde que la Sérénissime en tant que mère se doit de soutenir son enfant par devoir ou tout du moins doit elle le faire par nécessité absolue dû aux immenses ressources disponible sur le sol de l'ancienne colonie et au potentiel remarquable qu'un développement accrue et continue pourrait laisser entrevoir.
Inutile de tergiverser en sachant cela, l'objectif des Canossiens est parfaitement définie, réclamer et assurer à minima des financements constants pour les territoires Paltoterran de la Sérénissime, ou plus encore, le développement et l'investissement massif sur les secteurs primaires et secondaire de ce dernier. De fait, nombreux sont les experts économiques qui vont dans leur sens, proclamant à qui veut bien l'entendre que Rio de Canossa pourrait sous réserve d'un soutient total pour au moins les deux prochaines décennies, devenir un centre économique mondial majeur. Les détracteurs des Canossiens et de leurs objectifs n'hésitent par ailleurs plus depuis quelques années à qualifier la faction de "Digne Lobby". Toutefois et bien malgré eux, il y a bien plus que quelques pressions et intérêts économiques en jeu, car en guise d'intérêts annexes, les Canossiens sont aussi là afin de maintenir les privilèges accordés à leurs provinces, et tout particulièrement leur autonomie. Ce qui est en effet plus que nécessaire car les héritiers, aux aguets sont leurs plus fervents opposants sur ce point.
c. Les Lions
Considérée par le commun des mortels comme étant une faction mineure, ce principalement à cause du faible nombre de sièges qu'elle contrôle au sein du sénat et de l'évolution quasi nulle de ce chiffre depuis plusieurs décennies, les Lions n'en demeurent toutefois pas un acteur à ignorer. En effet, tenue d'une main de fer dans un gant de velours par les patriciens de la maison des Dandello, il s'agit dans les faits de la faction "Militariste" de la république au sein du sénat. Entendons par là que ses membres sont soit des représentants de l'armée, soit de fervents soutiens de celle ci, parfois des marionnettes des grands pontes des arsenaux Fortunéen, de temps à autres des théoriciens exaltés de la doctrine de dissuasion défendue par Il Stato da màr.
Seconds grands gagnants des grandes réformes du siècle dernier, la faction bien que techniquement jeune, est toutefois extrêmement active, s'accordant autant avec les républicains soit en échange de faveur ou à titre gracieux lorsque leurs intérêts coïncide, que s'opposant régulièrement aux aigles quand à l'approche à adopter sur les territoires ultramarins de Leste et l'Oeste. Il n'est ainsi pas rare que les Lions aient entre leurs mains la décision finale, par le vote de leurs représentants, afin d'adopter ou rejeter une législation ou un projet. Au delà de ça et de manière générale, les Lions sont de fervents soutiens d'un maintien d'une présence navale imposante visant à maintenir le statut de Thalassocratie Fortunéenne qui est dû aux particularités territoriales républicaines, une nécessité absolue afin d'assurer la sécurité de la république sur tout océan du monde quel qu'ils soit.
d. Les Aigles
Héritière des antiques factions mercantilistes promouvant autant le commerce que les innovations navales et les expéditions par delà les océans, les Aigles se posent en dignes successeurs de ces dernières, avec toutefois des projets et politiques plus adaptés aux réalités contemporaines. Contrairement aux autres factions, l'Aquila dont le regard porte autant vers l'ouest que l'est n'a point de représentant particuliers, certes des noms tels que celui des Rimini reviennent bien souvent car ceux ci disposent tout de même d'une influence conséquente, mais pas suffisante pour être absolue. Et ce n'est là pas un hasard, les Aigles sont nombreux et leurs effectifs se composent en grande majorité des représentants des diverses enclaves et autres îles formant les ensembles de l'Oeste et Leste, une faune tout à fait hors normes comptant des héllènes comme des Afaréens, des Nazuméens ou même des Haluléens. En soit, l'incarnation du terme "cosmopolitisme" que certains analystes et experts en géopolitique n'hésitent pas à employer lorsqu'il s'agit de désigner la Sérénissime et ses domaines.
Cependant, malgré que la croyance populaire hors Fortuna pense qu'il s'agit là aussi d'un gigantesque lobby des minorités insulaires et ultramarines, la réalité demeure nuancée. En effet, bien au delà des intérêts régionaux, qui accessoirement s'opposent autant qu'ils ne s'associent à ceux des Lions en fonction des lieux en questions, représentés et même incarnés par ces gens là, il y a aussi une frange plus minoritaire qui s'intègre dans la faction afin de promouvoir un retour aux antiques traditions. Entendons par là que le commerce est le sang de la république et que l'ensemble de l'empire d'outre-mer est la clé de la projection républicaine et la source éternelle de son enrichissement. En soit, développer ces provinces, investir autant dans l'infrastructure que dans l'établissement et l'implantation des compagnies spécialisés dans le négoce et le transport est une priorité pour ces gens là, de même que préserver l'harmonie républicaine qui est indissociable de l'autonomie accordée à ces régions.
e. Les Héritiers
Dernière des cinq factions rythmant la vie politique Fortunéene, les Héritiers se posent ainsi sur la scène de cette dernière en tant que force d'opposition majeure aux "tendances dégénérés" des Aigles et à la "folie ambiante" qui caractérise l'état d'esprit des Républicains. Si ils se disent aussi comme étant un regroupement de personnes se voulant défenseurs d'un certains paternalismes, des traditions et de l'héritage Fortunéen, dont ils sont accessoirement fier comme des coqs, leurs détracteurs les qualifient pour leur part de "Dangereux réactionnaires". Et ce n'est un secret pour personne à dire vrai, le grand dessein que défendent les héritiers soutient et ce en guise de tête de proue de l'ensemble de leurs idées, qu'il faut que la République Fortunéenne retourne à ses racines, ce qui passe notamment par une purge généralisée des "métèques" de la politique républicaine, la levée de la loi d'exil et la réhabilitation d'un certains nombre de familles patriciennes mis en disgrâce lors des grandes réformes du siècle dernier, ou encore la restriction généralisée de l'autonomie des provinces d'outre-mer.
Pilotée par la dynastie des Altarini et plus généralement par les partisans des Litaris encore en exil à ce jour, les Héritiers ont connu au cours des dernières années une montée soudaine et surprenante autant dans les sondages que dans le sénat lui même, gagnant plusieurs sièges au sein de ce dernier. Ceci s'explique notamment par de vastes campagnes de communications mis en oeuvre afin de défendre officiellement les intérêts de la métropole et ses habitants avant le reste de la république, des stratagèmes impliquant le clientélisme ou les dons à outrance aux institutions publiques et aux plus démunis avec en arrière fond quelques accords avec l'église Catholique ont cimenté une base électorale dure qui inquiète largement les élites rivales de la faction..