14/08/2019
20:25:30
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Activités au Parlement

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Dans la chambre des érudits, pour la énième fois, retentissait le gong annonçant la reprise de la séance de discussion. La présidente de l’assemblée pris la parole :

Mesdames, messieurs, merci de reprendre vos places.

Un silence de quelques secondes s'installa pendant que les derniers députés reprennaient leurs places.

Le projet de loi actuellement à l’étude concerne un projet national militaire. Laissons les porteurs de ce projet l’expliquer eux-même.

Un homme de grande taille s’approcha du pupitre et prit la parole.

Mesdames, messieurs.
Qui n’a jamais rêvé de faire de notre pays une puissance militaire à part entière ? Qui, parmi vous, n'a jamais rêvé de prendre part à la gouvernance d’une nation puissante et respectée sur la scène internationale ? En nous, avouons-le, peu d’entre nous ne se sont pas laissés tenter. Et pour cause, une armée puissante est la garantie que notre pays ne risque pas de tomber sous le giron de quelque despote usant de la force pour s'étendre. C’est une garantie de respect sur la scène internationale. C’est une garantie que personne, jamais, ne tentera de nous forcer la main sous la menace des armes. C’est la garantie de pouvoir protéger, n’importe où dans le monde, nos intérêts et ceux de nos alliés, contre les coups de forces des nations non éclairées. C’est également un devoir. C’est un devoir que nous devons, en vertu des accords de Karménie, à la République Fédérale de Karty. C’est un devoir que nous devons à nos citoyens, pour garantir leur sécurité contre l’impérialisme accrue de certains acteurs géopolitiques menaçants. C’est un devoir de pouvoir réduire à néant, sans aide de la communauté internationale, les menaces existentielles dont nous sommes la cible. C’est pourquoi nous proposons aujourd’hui ce projet de loi de programmation militaire. Nous avons déjà, certe limité, mais tout de même, une force aérienne conséquente. Nous avons, par conséquent, un moyen, certes limité, certes à améliorer par des entraînements répétés avec l’armée kartienne, mais nous avons tout de même un moyen de contrer des invasions à grande échelle arrivant par la terre et par les airs sur notre territoire. Ce que nous n’avons pas, ou pas encore, c’est un moyen fiable de nous battre sur la mer. Nous pouvons repousser un assaut maritime arrivant directement depuis la baie des étoiles, mais dans le cas le plus probable d’un conflit de haute intensité mené par une puissance étrangère, sa base sera un groupe aéronaval, pratiquement inatteignable depuis les côtes par nos missiles de croisière. Pour contrer une telle menace, nous avons besoin d’une marine de guerre puissante, capable de tenir tête à un groupe aéronaval de haute technologie. Et nous trouverons cette marine de guerre dans la République Fédérale de Karty. De plus, il nous manque également un autre atout crucial à toute armée moderne : une capacité de projection de puissance digne de ce nom. C’est pourquoi je propose devant vous ces trois projets :
  • La mise en place d’entraînements réguliers, à raison d’au moins un par an, avec la force militaire de la République Fédérale de Karty, ayant pour objet principal l'entraînement à la projection de puissance, pour un camp, et à sa déroute pour l’autre. C’est cela dont notre armée a besoin en priorité, et c’est la seule manière, autre qu’une véritable guerre, d’en acquérir l’expérience. Ces entraînements seront également l’occasion de réaliser, dans les conditions les plus proches d’une réelle opération militaire, des entraînements aux tirs de munitions de haute technologie.
  • La mise en place d’une grande commande à l’Ordre Oruzhiya d’une flotte de guerre digne de ce nom, pour pourvoir à la défense nationale contre les menaces maritimes.
  • La mise en place d’un chantier pour créer, à partir de la flotte de guerre achetée à Karty, et de navire produits par les chantiers navaux milathiens, d’un groupe aéronaval composé d’un porte avion et d’un navire de débarquement, pour permettre une projection de puissance accrue aux quatres coins du globe.

Merci pour votre attention.


S'ensuivirent des débats, pendant une bonne heure, puis le temps du vote arriva.
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Loi de programmation militaire 2019-2021 :


Contexte :


Les études militaires sur la situation géopolitique et stratégique actuelle dans les différents continents et théâtres d’opérations à travers le monde révèlent de nombreuses choses sur la guerre moderne :
L’aviation joue un rôle dominant sur tous les champs de bataille (par exemple en Carnavale ou en Hostaline), et permet, comme a pu le démontrer l’exercice Enedia, réalisé avec les forces kartiennes. De fait, en posture défensive, posséder une capacité à interdir l’accès à la zone de combat à l’aviation attaquante est primordial. L’exercice Enedia démontre également l'intérêt de posséder une défense anti aérienne efficace dans tous les types de situation : elle permet, même sans posséder la supériorité aérienne, ou même un seul avion capable de voler, d'interdire l’accès à certaines zones. Cet avantage permet par exemple de maintenir une zone d’exclusion aérienne sans avoir à utiliser du carburant pour maintenir un avion en vol, et donc pouvoir compter plus longtemps sur ses réserves en cas de problème de logistique, mais ne pas avoir d’avion en vol permet également de moins fatiguer les personnels, car la posture de garde dans un véhicule à l’arrêt au sol est bien moins fatigante. De fait, une artillerie anti aérienne permet de rester en état d’alerte bien plus longtemps, et dans plus de différentes conditions météorologiques, qu’une garde aérienne. Ajoutons à cela que la DCA ne nécessite pas de piste ni d’infrastructures de taille, et est donc utile dans un contexte de bombardement permanent des infrastructures militaires par l’ennemi. En conclusion, la priorité, pour la défense anti aérienne du Dyl’Milath, autant en production qu’en recherche, est donnée à l’artillerie anti aérienne, et plus précisément aux lances missiles anti aériens. Pour renforcer ce dispositif, l’ajout d’un réseau de véhicules radars mouvants et dispersés sur le territoire est nécessaire pour conserver une bonne visualisation de la situation aérienne sur tout le territoire.

En outre, au regard des nécessités d’avions de combat dont l’armée milathienne a besoin, la production d’avions dédiés uniquement au combat air-air est considérée comme obsolète, étant donné le besoin de pouvoir repousser depuis le ciel toute attaque terrestre. Un programme de développement d’un chasseur bombardier multi-mission est également à l’étude, mais il sera évoqué plus tard.

Pour ce qui est de l’armée de Terre, les exemples récents sont moins nombreux. Les deux seules opérations terrestres de grande envergure ayant eu lieu ces dernières années sont l’Opération Clôture de Jardin et l’Opération Omega, mais ces deux opérations ont été menées contre des ennemis inférieurs en tout point de vue à l’attaquant, et ne constituent donc pas de bons exemples. Néanmoins, les résultats de l’exercice Enedia montrent qu’une bonne armée de terre ne peut évoluer dans un théâtre d’opération réduit géographiquement sans un soutien anti aérien très fort. Cela justifie de plus la posture actuelle quant à la défense aérienne du Dyl’Milath. On peut également remarquer le rôle important qu’a joué l’artillerie kartienne durant les opérations terrestres. A ce titre, on peut alerter sur le sous équipement en la matière de l’armée de Terre milathienne. De plus, les formations de défenses ne comptent ni d’artillerie, ni d’artillerie anti-aérienne, et c’est donc un point à modifier. L’une des possibilités, serait la création de corps dédiés à la contre-batterie.

Sur le plan maritime, encore peu d’exemples peuvent être utilisés. Nous passerons donc ce point.

Objectifs :


Armée de l’air : L’armée de l’air, à ce jour, remplit correctement toutes les missions qui lui sont confiées. Elle ne nécessite donc pas de changements, si ce n’est l’augmentation progressive de ses capacités de combat et de projection de puissance via les ravitailleurs et les avions de transport. De plus, les capacités d’attaque au sol doivent être également étendues.

Armée de terre : les nécessités actuelles demandent donc en priorité l’amélioration des capacités de défense sol-air et de l’artillerie. On peut également ajouter à cela une augmentation des effectifs défensifs dans les cadres de combats et de chasse, qui ne sont actuellement que 4.

Marine : sur le plan maritime, les objectifs actuels sont le développement d’une capacité de projection de puissance lourde sur longue distance, pour remplir au plus vite les exigences demandées par les Accords de Karménie.

Actions concrètes :


Armée de Terre :
  • Augmentation du nombre de cadre de chasse à 3
  • Augmentation du nombre de cadre de combat à 10
  • Modification de la composition des cadres de combat pour accueillir des composantes d’artilleries et anti aériennes
  • Augmentation du nombre de lances missiles anti aériens mobiles à 500
  • Augmentation du nombre de véhicules radars à 100
  • Amélioration technologique des capacités de défense anti aérienne
Armée de L’air :
  • Augmentation progressive du nombre d’avions ravitailleurs et d’avions de transport tactique
  • Augmentation de la flotte d’hélicoptères d’attaque et de transport vers une centaine d’appareils
Marine :
  • Création d’un groupe aéronaval (achat d’un porte avion à la Poëtoscovie, de navires militaires et d’avions de haute technologie à Karty)
  • Navalisation de plusieurs aéronefs de l’armée de l’air pour la flotte aérienne du groupe aéronaval (programme Fitzerald).
  • De plus, pour renforcer la capacité de lutte antinavire de la marine, un renforcement de la flotte de bombardiers stratégiques vers 20 appareils est nécessaire. Dans la même optique, il est prévu de créer une flotte de sous-marins d’attaque capables d'interdire efficacement l’accès à la Baie des Étoiles à toute flotte militaire hostile, avec entre 5 et 10 bâtiments.
En outre, pour renforcer la puissance des armées de Mer et de l’Air, un programme visant à la conception d’un chasseur bombardier capable d’opérer depuis la Terre et des porte-avions doit être mis en marche prochainement.
De plus, dans une démarche de modernisation de l'armée, certains équipements de basse technologie, non utilisés, peuvent être vendues au profit d'états étrangers.
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