Moins d’une heure après la nouvelle, il se décida à préparer un discours pour remercier le peuple de lui avoir fait confiance.
Cette tâche l’occupa pendant toute la matinée jusqu’à ce qu’un de ces collaborateurs lui annonce que la nouvelle de son élection avait été annoncé sur les télévisions national. C’est alors que quelques minutes après cela, il entendit des personnes sous son balcon de son appartement à Staïglad. Il s’approcha délicatement de son balcon tout en ayant peur que le groupe de personne soit armé et prêt à l’éliminer.
Au fur et à mesure qu’il s’en approchait, il entendait de plus en plus de bruit, de cris de joie et de klaxons.
Soudainement alors qu’il s’apprêtait à tirer son rideau pour voir la foule, son collaborateur l’averti
« Kuklin ce n’est pas prudent, imagine que ce soient des opposants politiques, tu risquerais de mourir !
- Eh bien si c’est le cas, tant pis au moins je serais mort en chef suprême »
Après c’est mots, il tira ces rideaux ce qui laissa entrer le soleil de midi qui l’éblouit. Après que ses yeux eurent acceptés cette lumière, il vit une énorme foule rassemblé chantant en cœur l’hymne national pour célébrer sa victoire. Il n’arrivait pas à savoir précisément combien ils étaient mais s’il devait choisir il aurait bien dit 6000 personnes. Nombre d’entres elles étaient au garde à vous et avaient les larmes aux yeux, plusieurs autres portaient des portraits de l’ancien chef suprême mais il vit aussi les centaines de militants anti-communiste qui guettaient et rodaient autour de la foule. Après ces longues minutes de contemplations, il se décida à parler.

« Ô grand peuple prodnovien !
Que je vous aime, vous n’imaginez pas à quel point je suis heureux de pouvoir vous représenter aux yeux du monde. Malgré la montée en puissance de la traitrise envers notre nation et notre système politique, vous avez su faire preuve d’une grande lucidité et d’une grande sagesse en m’élisant.
Ce serait vous mentir de vous dire que les prochains mois seront simples, mais je ferais tout pour que vous soyez récompensé de votre héroïque choix que de m’élire chef suprême.
Ensemble, nous allons remettre sur pieds le pays, NOTRE pays ! »
Il finit son discours au garde à vous et avec la larme à l’œil. Aussitôt toute la foule qui avait encore grossi avec le temps se mit à crier et à l’acclamer puis à reprendre leur hymne.
« Laknov ! Appelle Alex de la part s’il te plaît
- Alex ? Mais tu sais très bien qu’appeler une personne en dehors du pays sera mal vu par la population !
- Mais ce n’est pas un international ! C’est un ami à moi dans les forces spéciales, demande-lui de ma part le groupe de sécurité suprême.
- Ok »
Quelques minutes plus tard, un son attira l’attention de Kuklin. Alors que le silence régnait dans la rue pendant que la foule attendait le retour du nouveau chef suprême, un rebelle infiltrait chargea un fusil d’assaut RY-50B pour abattre la foule et le nouveau chef suprême.
Kuklin entendit très vite le bruit méconnaissable entre mille d’un RY-50B se chargeant. Mais avant qu’il ait eu le temps de bouger, des hurlements se firent entendre dans la rue. Kuklin courut jusqu’à son balcon pour voir son ami Alex un couteau ensanglanté à la main avec 6 autres hommes tous militaires. L’assaillant gisait au sol, Alex venait de l’égorger…
Il entra avec 4 de ces hommes dans l’appartement de Kuklin pendant que les deux autres soldats se chargèrent de se débarrasser du corps tout en étant acclamé par la foule.
« T’es un malade Alex. Cria Kuklin
- Ohhh ça va, c’est pas la première fois que je dois tuer un assassin sous le balcon d’un chef suprême, toi-même tu le sais.
- C’est pas une raison, j’ai cru que tu allais encore crier « C’est drôle lui il crie pas en mourant ! » comme tu le fais d’habitude.
- Tu me prends vraiment pour un sauvage Kuklin
- Bon, je vais descendre faire un bain de foule, je compte sur toi et tes hommes pour me protéger mais pas pour tuer !
- Chef oui chef ! »
Quelques minutes plus tard, il était dans la rue avec ces partisans entrain de profiter de sa victoire et de la joie que les prodnoviens partageaient.