
Le Palais de l'Archonte construit en 1836 seulement est pourtant devenu le nouveau symbole national de la récente ascension de la République Fédérale au sein du concert des nations.
Or le visiteur qu’attendait Méridéas Péricléïde sur le Péron du Palais de l’Archonte, n'était autre qu'un des visiteurs de ce « Grand Nord » qui plus est cette personne était une femme politique (chose complètement absente en Elpidia), et une représentante d'une monarchie parlementaire. "Quel plus beau symbole pour montrer au monde l'ouverture nouvelle d’Elpidia que d’accueillir la Chancelière Margrethe Olz" se disait l’Archonte. En effet la chancelière représentait régime démocratique tout comme l’est la République fédérale cependant la comparaison s'arrête là. Malgré des rapports diplomatiques plutôt cordiaux, à travers Margrethe Olz tout semble contraire à la tradition et à la culture elpide.
Certains auraient préféré pour le symbole que le premier visiteur officiel en Elpidia soit le Chancelier Antov de Novigrad dans la droite lignée de l'établissement de relations cordiales entre nations hellènes. Pourtant comme à son habitude Méridéas avait choisi de prendre un risque tel un joueur de poker qui ne peut s'empêcher de jouer à quitte ou double. Cette visite pourrait soit déboucher sur un fiasco soit être une nouvelle réussite diplomatique plaçant Elpidia un peu plus sur la carte du monde. Quoi qu’il en soit cette visite de la chancelière sur le territoire des Cinq-Cité pourrait s'avérer être déterminante pour l'orientation de la politique internationale elpide pour les années à venir.
Dans le cadre de cette visite officielle, la première d'un dirigeant étranger depuis l'ouverture des canaux diplomatiques de la République fédérale, le gouvernement avait mis le paquet sur le dispositif de sécurité durant toute la visite. La garde présidentielle avait été doublé au Palais, tandis que l'ensemble de la route menant au petit aéroport international d’Elpidia avait été complètement fermée pour l'occasion afin d'éviter toutes perturbations. Au sein même de l'aéroport le dispositif militaire et policier mise en place était impressionnant avec 50 snipers sur les toits et près de 500 policiers mobilisés sur l'ensemble de l'aéroport. Du côté du comité d’accueil, le public était très limité, seul la presse elpide et cantaise avait été admise pour assister à l’arrivée de la Chancelière et quelques chanteurs et musiciens triés sur le volet pour chanter l’hymne du Canta.
Thesmisdos Ironid, le Stratège de la République fédérale attendait tel un soldat avec un air impassible en voyant l’avion de la Fédération des peuples du Canta atterrir...