Document n°8
Débouchés de la production militaire, en moyenne de production brute, 2009-2010
Observations :
- Près de la moitié de la production militaire du Syndikaali vient renforcer l'armée nationale
Les chiffres se sont nettement améliorés ces trente dernières années, et confirment que le gouvernement a su imposer au Syndikaali une relative centralisation de sa force militaire nationale, jusqu'alors confiée à la bonne volonté des équipages civils indépendants. Le Syndikaali se renforce chaque année de manière conséquente et bien qu'en moyenne seule la moitié de la production vienne effectivement équiper nos soldats, la capacité de production de notre complexe militaro-industriel reste largement en mesure de se maintenir au niveau la plupart des autres nations du monde.A titre d'exemple, avec une production brute totale de 73 000 par jour, même en comptant la disparition de 50% de celle-ci, notre capacité industrielle reste largement supérieure à celle estimée du Lofoten, de 27 000 par jour ou (dans une moindre mesure) du Grand Kah, estimée à 34 000 par jour. Nous pouvons donc nous permettre de laisser échapper une partie conséquente de la production militaire sans risque de déclassement.
- La part du marché noir civil reste stable
Les différentes accords passés avec le Parti Pirate et l'emprise de ce-dernier sur le complexe militaro-industriel, notamment par le biais du Front Démocratique des Kollektiivinen (FDK), assure que la société civile touche sa part et puisse toujours se fournir en matériel de pointe sur le marché noir. A noter que ce matériel n'est pas perdu par ailleurs, le conflit au Valheim semble le prouver avec la mobilisation de la Fédération Anarchiste qui a ressorti une partie conséquente de l'équipement militaire détourné au cours des cinq dernières années. Le marché noir civil irrigue les différentes factions militarisées du Syndikaali qui servent, le cas échéant, de proxy entre l'Etat et le monde extérieur.
Par ailleurs, maintenir une tolérance stable vis-à-vis de ces détournement est le seul moyen pour maintenir une paix sociale durable.
- Une part conséquente de la production nous échappe malgré tout
S'il est possible de garder la trace des débouchés du marché noir civil, grâce à notre emprise sur ce milieu, il nous faut néanmoins faire le constat qu'une part conséquente de la production continue d'être perdue de vue. Dans environ un cas sur deux, on voit celle-ci refaire surface quelques mois (ou années) plus tard, suite à divers transactions, mais une quantité non négligeable de matériel disparait tout simplement et vient alimenter les réseaux mafieux et clandestins, ou partent pour l'étranger. Dans les moyens actuels de la C.A.R.P.E. il nous semble compliqué de remédier à cet état de fait, sauf à débloquer d'importants budgets étatiques.
La Merenlävät domine toujours la piraterie internationale, tant que nous tenons le système, peu importe au fond ce qui circule sous la glace.- La question de la traçabilité est un enjeu à garder à l'esprit
La place de plus en plus conséquente que prend le Pharois Syndikaali sur la scène internationale, dû notamment à sa capacité de production militaire, doit rouvrir le débat autour des débouchés et de la traçabilité du matériel que nous laissons s'échapper dans la nature. Certes le Syndikaali n'exporte pas, ou marginalement, sa production vers des pays étranger, mais il le fait de fait. Non pas pour les gouvernements mais pour les groupes d'influence militarisés, dont en premier lieu la piraterie internationale. Le cas d'Hymveri avait été un premier coup de semonce : nous devons prendre en compte la possibilité que tôt où tard notre matériel soit utilisé pour nous nuire. Soit qu'il soit retourné contre nos forces, qui perdraient alors leur avantage technologique, soit qu'il soit utilisé dans le cadre d'opération sous faux drapeaux.
Actuellement, la part des équipements qui circulent sur marché noir civil est maîtrisable et contrôlable. Le fonctionnement de la Merenlävät rend notre modèle criminel largement plus rentable que tout autre au monde, ce qui n'incite pas à la trahison. Mieux, quelqu'un qui chercherait à s'en prendre au Syndikaali via notre propre marché serait
in fine identifié, en raison du grand nombre d'informateurs présents dans le milieu et la grande interdépendance des acteurs du milieu.
Malgré cela, la part des marchandises dont nous perdons la trace demeure inquiétante. Bien que celle-ci ne semble pas progresser proportionnellement, elle le fait malgré tout quantitativement par l'augmentation de notre capacité de production. Pour prévenir d'une extension du phénomène et nous éviter de mauvaises surprises dans le futur, nous recommandons la mise en place d'une cellule de contre-espionnage économique afin de tracer les marchandises détournées hors de notre périmètre de surveillance.