Posté le : 11 mai 2026 à 15:24:44
Modifié le : 11 mai 2026 à 15:32:31
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Université de Karaimu
L’Université Impériale de Karaimu, couramment appelée Université de Karaimu, ou simplement UK, constitue l’établissement d’enseignement supérieur de référence de l’Empire Burujoa. Fondée une première fois en 1687, puis rebâtie dans sa forme actuelle en 1891, elle incarne aujourd’hui le cœur du savoir et de la recherche du pays.
Considérée comme la plus prestigieuse et la plus importante université de l’Empire, la UK doit sa réputation à plusieurs facteurs. D’abord, son ancienneté : avec plus de 120 ans d’existence contemporaine, elle compte parmi les établissements supérieurs historiques du territoire.
Elle se distingue également par son envergure humaine. L’université accueille plus de 23 000 étudiants et emploie près de 11 000 enseignants et chercheurs. Ce ratio exceptionnel, un membre du corps académique pour un peu plus de deux étudiants, en fait l’établissement le mieux encadré du pays, loin devant la moyenne nationale d’un encadrant pour sept étudiants dans les autres institutions publiques.
Sa richesse intellectuelle constitue un autre pilier de son excellence. La UK regroupe dix facultés couvrant l’essentiel des disciplines universitaires, et pas moins de soixante-dix-sept composantes spécialisées, offrant une vaste palette de formations et de domaines de recherche.
Enfin, ses infrastructures d’enseignement et de recherche figurent parmi les plus imposantes au monde. Répartie sur trois campus, l’Université Impériale de Karaimu possède 37 bibliothèques renfermant plus de 8 millions d’ouvrages, un musée abritant plus de 6 millions de pièces de collection, deux jardins botaniques s’étendant sur 26 hectares, ainsi que plusieurs milliers d’hectares de forêt expérimentale. À cela s’ajoutent deux hôpitaux universitaires d’une capacité totale de plus de 1 300 lits, véritables pôles de soins et de recherche médicale.
Chronologie :
1867 : par un décret impérial, l’école publique de Seika, la plus grande école pluridisciplinaire karaimuane, et l’école impériale médicale fusionnent en un seul établissement : l’Ecole Impériale de Karaimu. Le cursus scolaire dure alors 3 ans à Seika et 6 ans à l’école médicale.
1868 : les étudiants du site de l’école de Seika déménagent de leurs petits locaux en bois, dans des locaux neufs en briques attenant au Département de l’Instruction, ils seront rejoints 3 ans plus tard par les étudiants de l’école médicale.
1869 : la première remise de diplôme au nom de l'École Impériale de Karaimu a lieu, en présence de l’empereur Hitoshi. 5 types de diplômes sont alors décernés : Droit, Sciences, Lettres, Médecine et Pharmacie. Si pour les 3 premiers diplômes, l’ensemble du cursus a été suivi à l’Ecole Impériale de Karaimu, pour les deux autres, seules les trois dernières années ont été passées dans ce nouvel établissement.
1870 : faisant suite à la première promotion de diplômés en 3 ans, des diplômes couronnant 6 ans (Sciences, Droit et Lettres) et 8 ans (Sciences, Médecine et Pharmacie) d’études sont créés. Par la suite, l’Université adoptera les nomenclatures standardisées internationales de Licence, Maîtrise et Doctorat. Elle est la seule université publique burujoise à ne pas utiliser les termes officiels burujois : CICC+3, CICC+5 et CICC+8.
1873 : l'École Impériale de Karaimu devient une Université, les enseignants et les élèves sont alors divisés en 5 facultés, correspondant aux 5 diplômes décernés par l'École : Droit, Sciences, Lettres, Médecine et Pharmacie.
1875 : la Faculté des Métiers est créée, il s’agit surtout d’une division de la faculté des Sciences qui était alors bien plus importante que les 4 autres. Elle deviendra, plusieurs décennies plus tard, la Faculté d'Ingénierie.
1879 : le Cours préparatoire à l’Université est ouvert, il dure 2 ans et est obligatoire pour accéder à l’une des 6 facultés. Il ne dispose pas de son propre personnel, mais est composé uniquement d’enseignants détachés par les facultés. Les notes obtenues dans des matières couvrant les 6 champs d’études vont ensuite déterminer la faculté que rejoindra l'étudiant. Il sera renommé par la suite, Faculté des Arts Libéraux, mais son fonctionnement restera le même.
1881 : un décret impérial impose le port de l’uniforme scolaire noir et de la casquette à visière rigide dans toutes les universités publiques de l’Empire. Par souci d’égalité, les professeurs sont tenus de porter la robe. Pour une fois, l’Université de Karaimu doit suivre les mêmes règles que les autres établissements publics.
1883 : l’Université ouvre son premier établissement en dehors de la préfecture de Karaimu, il s’agit d’une antenne de la faculté des sciences : un laboratoire d’études de la faune marine, dans la préfecture d’Asadaka.
1884 : un décret impérial du 7 mai autorise les étudiants à se réunir en association pour mener à bien des projets culturels ou sportifs. Les associations à caractère politique sont interdites et les étudiants qui en feraient partie seraient définitivement exclus de tous les établissements scolaires burujois. Il ne faudra attendre que le 15 pour que la première association étudiante burujoise ne soit créée : l’Association Sportive de l’Université Impériale. Elle est encore aujourd’hui la plus grande association de l’Université, puisque c’est la seule à couvrir plusieurs disciplines.
1885 : tout juste 5 ans après la création des diplômes de doctorat, est diplômé la première promotion de doctorants en dehors des facultés de médecine et pharmacie : 19 hommes et 6 femmes sont diplômés, 7 de Droit, 5 de Lettres, 4 en Métiers et 9 en Sciences.
1886 : l’Université se dote de son propre laboratoire d’observation astronomique, il s’agit alors du premier équipement de ce genre en fonction en Ylma Jinu. Il est situé dans Karaimu même, mais la pollution lumineuse croissante, concomitante à la modernisation de la capitale impériale, va rapidement le rendre inutile.
La société scientifique historique du Burujoa est créée au sein de la Faculté des Lettres, c’est aujourd’hui la plus ancienne société scientifique encore en fonctionnement dans l’Empire. Elle a une vocation volontairement généraliste, couvrant l’ensemble de l’Histoire du Burujoa, de tous ses territoires, avant comme après la colonisation, de la préhistoire à nos jours. En revanche, elle refuse encore aujourd’hui de travailler sur d’anciennes colonies, y compris la Maronhi, dont l’étude est réservée depuis 2016, à la composante d’Histoires maronhiennes de la Faculté des Sciences humaines.
1889 : ouverture de la 7e Faculté de l’Université, la Faculté de Foresterie, elle deviendra la Faculté d’Agriculture un peu plus tard. Si à l’origine elle est exclusivement dédiée au monde du bois, de la pousse des bourgeons à son travail, elle va très rapidement s’ouvrir à une étude plus globale de la faune et de la flore, avant même la fin du XIXe siècle.
1891 : l’empereur Hitoshi assiste à la cérémonie de remise des diplômes le 29 juillet, pris d’un malaise, il quitte discrètement l’Université. Il décédera d’une crise cardiaque dans la nuit du 29 au 30 juillet. Dans son testament ouvert le 1er septembre, l’empereur lègue la quasi-totalité de son importante collection d’ouvrages à l’Université, le 2 septembre, la Bibliothèque Universitaire Impériale est créée pour accueillir ladite collection.
1892 : l’Université acquiert ses premières portions de forêt, pour le compte de sa faculté spécialisée en la matière, dans la préfecture de Kurisato. Il s’agit alors de la première forêt expérimentale de l’Empire, l’objectif assumé est d’augmenter la productivité sylvicole impériale, par le savoir.
1893 : lancement de la revue universitaire de littérature, Littérature Burujoise, encore éditée aujourd’hui, par les membres de la société scientifique historique du Burujoa. A l’origine, elle s'intéresse surtout à la littérature du temps de la Royauté (890-1347). En 1927, elle est renommée Littérature Impériale et couvre désormais toutes les périodes historiques des littératures ylmasiennes, jinuniennes et xinemanes.
1894 : les facultés de Droit et de Lettres quittent le site du Département de l’Instruction, pour rejoindre le site de Nonogo, il s’agit alors du premier campus burujois conçu dès sa conception pour accueillir une université pluri disciplinaires. Les capacités d’accueil en Droit sont doublées et même quintuplées en Lettres et les locaux se veulent modernes avec des équipements sportifs et des espaces de restauration.
1895 : inauguration du bâtiment principal de la Bibliothèque Universitaire Impériale, par l’impératrice Hibari, l’entièreté des collections de l’Université, soit plus de 100.000 ouvrages y seront transférés. L'Université lance alors une grande politique d’acquisition de livres et atteint en moins d’un an les près d’un million de documents. Situé sur le campus flambant neuf de Nonogo, il s’agit alors de la plus grande bibliothèque de l’Empire, témoignant de la volonté de l’Empire de se doter d’un établissement ayant vocation à rayonner mondialement.
1896 : le Cours préparatoire à l’Université, créé 17 ans plus tôt, est détaché de l’Université Impériale. L’administration impériale souhaite en faire une entité publique autonome, ou les jeunes étudiants ne seraient plus directement orientés dans l’une des 7 facultés de l’Université Impériale mais dans l’ensemble des facultés de Karaimu, et ce afin d’égaliser un peu plus le niveau entre les différents établissements de la capitale. L’Université Impériale ayant été jugée trop élitiste, réservée à la noblesse impériale et à la très grande bourgeoisie.
1898 : c’est au tour de la Faculté des Métiers de rejoindre le campus de Nonogo, dans d’immenses bâtiments flambants neufs, laissant une grande part à la pratique.
La Faculté de droit fusionne avec deux autres établissements publics karaimuans : l’école de droit du département de la Justice et l’école d’économie impériale. Elle ne change pas de noms mais la durée d’études passe de 3 à 4 ans.
1899 : ouverture du département de botanique de la Faculté des sciences, qui s’accompagne de la création du jardin botanique de Koishikawa. Dans le même temps, la Faculté de Foresterie ouvre des départements d'agriculture et de médecine vétérinaire, sans pour autant changer de nom. Par ailleurs, elle s’ouvre à la formation continue, en créant une classe destinée à former des agriculteurs et forestiers qui ont au moins 15 ans de service.
1900 : les étudiants étrangers sont autorisés à s’inscrire dans les universités publiques. Ils sont dispensés de fréquenter le Cours préparatoire, à condition d’avoir déjà obtenu un diplôme universitaire dans leur pays.
1902 : l’ensemble des cours sont maintenant dispensés sur le campus de Nonogo, pour marquer l’occasion, la grande porte d’entrée du campus est construite. Elle est symboliquement fermée chaque année au mois de mars pour marquer la fin d’une année scolaire, et rouverte quelques jours plus tard, en avril pour marquer la nouvelle année scolaire.
1905 : la faculté de Foresterie devient la faculté d’Agriculture, elle ouvre par ailleurs de nouveaux doctorats en Agriculture et Foresterie, devenant ainsi une des premières facultés au monde à permettre à ses étudiants de soutenir des thèses dans ces domaines. Par ailleurs, un département de la pêche est ouvert au sein de cette faculté.
1907 : le département de botanique acquiert un nouveau jardin botanique, situé dans la ville de Nikko, dans la préfecture de Kurisato. Son acquisition est financée par l’Association pour le Développement des Jardins Universitaires, dans les semaines suivant l'acquisition du jardin, l’Association va devenir la Fondation de l’Université.
1909 : la Fondation de l’Université mène à bien son deuxième projet majeur avec l'acquisition d’un nouvel observatoire, dans le village de Takami, dans la partie rurale de la préfecture de Karaimu. Il a l’avantage d’être relativement proche du campus de Nonogo, grâce au développement du train, mais suffisamment éloigné de la capitale et de sa pollution lumineuse de plus en plus importante.
1910 : à l’occasion du sacre de l’empereur Tadashi II, tous les diplômés reçoivent une montre en argent, à l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes. Cette tradition sera conservée jusqu’en 1983.
1912 : la Faculté de droit poursuit son développement avec l’ouverture d’un département du Trésor et un autre au commerce. Le département du Trésor va rapidement accueillir l’élite intellectuelle de l’Empire, puisque destiné à former les futurs employés des services fiscaux ou de la trésorerie impériale.
1914 : la Faculté de Médecine est la deuxième faculté de l’Université à s’ouvrir à la formation continue, en proposant des trimestres de formation gratuite aux médecins généralistes, tous les 5 ans d’exercice.
1915 : création d’un département d’aéronautique au sein de la Faculté des Métiers.
1919 : création de la Faculté d'Économie, pour faire face à l’accroissement du nombre d’étudiants en Faculté de Droit et équilibrer les effectifs entre les différents établissements. Elle regroupe les départements de Commerce, d'Économie et du Trésor. Toutefois, elle reste installée dans les locaux de la Faculté de Droit.
Facultés :
L’Université de Karaimu a un fonctionnement très particulier, unique dans l’Empire, en effet tous les élèves admis en 1ère année intègrent la Faculté des Arts Libéraux pour deux ans. Les élèves suivent un enseignement interdisciplinaire reprenant les matières fondamentales des grandes facultés de l’Université. Les élèves peuvent moduler le volume horaire de chaque matière en fonction de leurs projets de poursuite d’étude mais sont obligés de suivre les 6 matières fondamentales afin de disposer d’un minimum de connaissances universitaires dans les grandes matières de leur Université.
Arts libéraux, 4 composantes, les élèves doivent prendre au moins une matière de chaque composante
Langues
- Anglais, allemand, français, xineman, jinuien, vomogorou, tairopototïote, ylmasien
Sciences sociales
- Droit, Économie et Statistiques, Politique et relations internationales
Sciences humaines et sciences humaines
- Histoire, littérature classique ylmasienne et xinemane, anthropologie culturelle, philosophie et histoire des sciences, éducation, géographie humaine
Sciences naturelles
- Physique, chimie, biologie, information et graphique, espace Terre, sport et exercice physique, mathématiques, sciences avancées
Après les 2 premières années, les étudiants intègrent la faculté de leur choix, suivant leurs notes aux épreuves de classement. Toutefois, les élèves qui suivent des études en “politique et relations internationales” ; “géographie” ; “sport et exercice physique” et “sciences avancées” restent dans la faculté des Arts libéraux.
Les 9 autres facultés ne sont accessibles aux étudiants qu’à partir de la 3e année d'études, qui peuvent y rester 1 an, 3 ans, 6 ans, 8 ans voire 10 ans selon la composante choisie.
Droit, 6 composantes et 3 laboratoires
- Droit privé ; Droit public et fondamental ; Profession judiciaire ; Droit comparé et historique ; Droit complet
- Conception juridique et politique ; Droits des affaires et comparé ; Histoire juridique et politique
Médecine, 12 composantes divisés en 2 échelons, les composantes comprennent ensuite 26 départements ainsi que 4 laboratoires
1er échelon :
- Médecine, en 6 ans
- Sciences de la médecine (Santé Publique, Soins Infirmiers), en 4 ans
2e échelon, en 4 ans :
Biologie moléculaire (Biologie cellulaire, Anatomie, Biochimie) ; Biologie fonctionnelle (Physiologie, Pharmacologie) ; Étiologie (Pathologie, Microbiologie, Immunologie) ; Biophysique (Radiation, Biomédical) ; Neuromédecine (Neurologie, Cognitif et linguistique, Neuropsychiatrie) ; Sociale (Prévention, Médico Légal, Économie de la santé) ; Interne (Pathologie, Oncologie, Diagnostic) ; Développement et vieillissement (Obstétrique et gynécologie, Pédiatrie, Gériatrie) ; Chirurgie (Physiopathologie et organe, Fonctions sensorielles et motrices) ; Soins infirmiers
Laboratoires de recherche :
- Biologie des maladies et médecines intégratives ; Soins infirmiers ; Prévention et éducation médicale ; Intelligence artificielle
Ingéniérie, 18 composantes et 9 labos
- Génie civil ; Architecture ; Ingénierie urbaine ; Mécanique ; Informatique ; Aérospatiale ; Ingénierie de précision ; Électronique ; Ingénierie de l’information ; Génie électrique ; Génie Physique ; Génie Mathématique ; Génie des matériaux ; Chimie appliquée ; Systèmes chimiques ; Biotechnologie ; Innovation des systèmes ; Génie nucléaire
- Ingénierie aquatique ; Electronique quantique ; Énergie et ressources ; Photonique ; Ingénierie médicale ; Spintronique ; Conception de systèmes ; Nanosystèmes ; Transports
Sciences humaines, 30 composantes
- Langue fondamentale et appliquée ; Culture visuelle ; Psychologie , Langue et littérature ylmasienne ; Histoire du Burujoa ; Langues et cultures du Nazum de l’Est ; Langues et cultures du Nazum du Sud ; Langues et cultures eurysiennes ; Langues et cultures afaréennes ; Langues et cultures classiques et anciennes ; Histoire et culture aleucienne ; Langue et culture remienne ; Langue et culture anglophone ; Langue et culture germanique ; Langue et culture francophone ; Littérature contemporaine ; Sociologie ; Histoire et société jinuienne ; Langue et culture jinuienne ; Pensée et culture xinemane ; Science et histoire des religions ; Histoire de l’art ; Esthétique et études artistiques ; Histoire occidentale ; Philosophie ; Langues et cultures vomogorouses ; Langues et culture tairopototiotes ; Ethnologie ; Histoire des sciences : Anthropologie
Sciences, 10 composantes et 7 labos
- Mathématiques ; Physique ; Physique de la Terre et des planètes ; Sciences de la Terre et Environnement planétaire ; Informatique ; Astronomie ; Chimie ; Chimie biologique ; Biologie
- Biologie marine ; Spectrochimie ; Géochimie ; Astronomie : Nucléaire ; Champs laser ; Structure des matériaux
Agriculture, 7 composantes et 9 labos
- Biologie agricole ; Chimie agricole ; Forêt ; Pêche ; Économie agricole ; Génie agronomique ; Médecine vétérinaire
- Médecine par les plantes ; Biosystèmes nazumis ; Génomique des aliments ; Sciences du goût ; Biomoléculaire ; Vie forestière ; Sciences et biotechnologie aquatique ; Biomatériaux ; Biosphère
Economie, 5 composantes et 5 labos
- Administration des affaires ; Gestion ; Finances ; Statistiques ; Economie
- Econométrie ; Histoire économique ; Finances quantitatives ; Statistiques mathématiques ; Développement et étude régional
Instruction, aucune composante
Pharmacie, 4 composantes et 1 labo
- Pharmacie moléculaire ; Pharmacie fonctionnelle ; Biopharmaceutique ; Pharmacie intégrative
- Synthèse des produits naturels
Infrastructures :
L’Université Impériale de Karaimu est répartie sur 3 campus, le principal et historique campus est celui de Nonogo, dans le secteur de Kyobun ; le deuxième campus est Daruma, dans le secteur de Gumero et enfin le campus de Kashiwa, dans la ville éponyme dans le Grand Karaimu.
Campus de Nonogo
Le campus de Nonogo est situé dans l’arrondissement de Kyobun, et couvre une superficie de 52 hectares. Il est considéré comme le principal campus de l’Université de par l’âge et l’importance de ses bâtiments, les principaux édifices du campus ayant été construits entre 1925 et 1928. On y trouve notamment l'auditorium principal où a lieu la remise des diplômes, la plupart des facultés, la bibliothèque principale, le musée de l’Université et l'hôpital universitaire principal.
Le campus de Nonogo est divisé en 3 sous campus : Nonogo, Yahohi et Nasano.
Le campus de Nonogo accueille les facultés de Droit, Médecine, Lettres, Economie, Education et Pharmacie. On y trouve également les instituts de recherches associées et les différents centres de la vie étudiante : santé étudiante, mobilité internationale… le musée universitaire ou encore la direction de l’Université. On y trouve également l'auditorium principal ouvert en 1925, d’une capacité de 1.500 places, il accueille les cérémonies d’accueil des nouveaux étudiants et de remise des diplômes mais également les plus importantes conférences proposées par l’Université. Plus rarement, quelques cours magistraux peuvent être organisés dans cet amphithéâtre.
Le campus de Yahohi accueille uniquement la faculté d’Agriculture et ses instituts de recherches associés. Il était auparavant appelé “Campus de l'Agriculture”, son nom plus générique de Yahohi a été introduit après l’ouverture de l'Institut de recherches sur les tremblements de terre, assez éloigné du sujet agricole. Il est contigu au campus de Nonogo et est seulement séparé des autres facultés par une rivière, plusieurs ponts de bois permettent de relier les deux campus.
Le campus de Nasano accueille les facultés d'Ingénierie et de Sciences mais seules les composantes d’astronomie, de physique et de chimie y possèdent leurs instituts de recherche. Il faut aussi remarquer que le campus de Nasano regroupe administrativement le réacteur nucléaire expérimental et universitaire, situé dans le village de Tokai dans le Grand Karaimu.
Campus de Daruma
Le campus de Daruma est situé dans le secteur de Gumero et accueille surtout la Faculté des Arts libéraux, c'est-à-dire tous les étudiants en 1ère et 2e année ainsi que les doctorants de la composante Mathématiques depuis le transfert récent de leur institut de recherches.
Puisqu’il accueille majoritairement des étudiants de 18 à 20 ans, le campus est surveillé en permanence par la GUK afin d'éviter toute agression, il est interdit d’y fumer et des étudiants volontaires du service de santé des étudiants sont présents en permanence pour accompagner les nouveaux arrivants qui pour la plupart vivent seuls loin de chez eux, pour la première fois.
Campus de Kashiwa :
Le campus de Kashiwa est le plus récent des trois campus et a répondu à deux objectifs du Département de l’Instruction : développer la vie étudiante dans les villes périphériques et regrouper les instituts de recherche. Kashiwa a été choisi puisqu’elle accueillait déjà l'Université préfectorale de Kashiwa, désormais université gouvernementale et pour regrouper des instituts de recherche dispersés dans tout Karaimu : Tomina, Mitaka ou Yochida.
Il accueille aujourd’hui de nombreux instituts de recherche des Facultés d'Ingénierie et de Sciences comme les instituts sur les rayons cosmiques, les matières condensées, l’atmosphère, l’océan…
Il faut remarquer que les deux campus principaux, Nonogo et Daruma sont entièrement clos et surveillés soit par la police du campus à Nonogo soit par la Garde Urbaine à Daruma ceci afin d’éviter toute intrusion malveillante ou agression à l'égard de jeunes élèves notamment du fait du caractère très urbain de ces campus. Au contraire, le campus de Kashiwa n’est pas clôturé du fait de sa situation beaucoup plus champêtre et de l’âge plus élevé des étudiants fréquentant les établissements. La clôture des campus principaux permet aussi de mieux contenir tout mouvement de contestation étudiante et de mieux repérer de potentiels agitateurs.
Résidences étudiantes :
L’Université dispose de son propre parc de logements dédiés à ses étudiants depuis seulement quelques années, le premier dortoir n’ayant ouvert qu'en 1993. Aujourd’hui, le parc de résidences étudiantes comporte 1.570 logements, d’ici 2020, le parc devrait pratiquement doubler pour atteindre 2.725 chambres. Cela pour atteindre l’objectif de l’administration impériale visant à ce que chaque Université dispose d’un parc de logement équivalent à 10% de ses effectifs étudiants.
Le premier dortoir, ouvert en 1993 à Mitaka dans la proche banlieue de Karaimu a été imaginé comme un petit village étudiant de 6 grands bâtiments proposant tous les services nécessaires : laverie, banque, épicerie, restaurant… Le “village” compte 605 chambres individuelles de 13m2 pour autant d'étudiants, tous inscrits à la Faculté des Arts libéraux.
Le deuxième dortoir à Daruma ouvre en 1999 et compte un premier bâtiment de 105 chambres individuelles de 8 m2 sans toilette ni cuisine, en 2012 ouvre un deuxième bâtiment de 200 chambres individuelles de 15 m2 avec toilette et douches privatives.
On y trouve aussi le dortoir de Toshima, dont un premier bâtiment a été ouvert en 2003 qui compte 200 chambres individuelles de 8m2. Un second bâtiment de 300 chambres de 12m2 est en construction pour une ouverture prévue à la rentrée 2017. Les chambres n’ont pas de cuisine et de toilettes, tous les étudiants doivent se partager les cuisines, toilettes et salle de bains communes.
Le dortoir d’Oiwake ouvert en 2010 compte 200 chambres individuelles avec cuisine et salle d’eau de 14 m2, 12 appartements de 42 m2 et 8 appartements de 53 m2. Les chambres individuelles sont ici réservées aux étudiants non ylmasiens et les appartements aux professeurs récemment arrivés dans la capitale impériale.
Le dortoir de Kashiwa ouvert en 2009 compte toute sorte de chambres haut de gamme : 115 grandes chambres individuelles de 25m2, 15 appartements de 48m2 et 13 appartements de 72m2. Ces logements très spacieux sont avant tout destinés aux étudiants chargés de cours et aux nouveaux enseignants chercheurs.
Dans le même esprit, le dortoir de Daruma a été ouvert en 2013 avec 24 chambres individuelles de 17 m2, 63 chambres de 25m2 et 10 appartements de 53 m2. Ici, les chambres plus grandes sont destinées à des membres d’une même famille, l’Université essayant de regrouper, dans la mesure du possible, les fratries ou les cousins pour faciliter l'intégration.
Une nouvelle résidence, la plus grande de toute, est prévue pour la rentrée 2019 avec 704 chambres doubles et 151 chambres individuelles, ce qui permettra de pratiquement doubler le nombre de logements géré par l’Université.
Auparavant réticente à l’idée d’aménager des dortoirs étudiants par peur de faire émerger des mouvements de contestation contre le régime, l’administration impériale soutient maintenant intensivement la construction de dortoirs étudiants. En effet, le nombre de logements étudiant ne cesse d’augmenter pour essayer de réduire la forte pression que peuvent exercer les étudiants sur le parc locatif privé de Karaimu.
Restauration étudiante :
L'Université dispose d’un monopole total des services de restauration sur ses 3 campus. Ainsi, le campus principal de Nonogo compte 4 grands restaurants et 15 cafétérias de taille et d'offres alimentaires variables. Tous les établissements de restauration de Nonogo sont ouverts de 8 à 21h. Le campus de Daruma compte, quant à lui, 3 grands restaurants et 12 cafétérias, les horaires sont plus réduit, de 11 à 17 heures mais un établissement est ouvert 24/24. Enfin, le campus de Kashiwa compte un restaurant et 4 petits points de restauration ouverts de 7h30 à 21h30, heure d'ouverture des bâtiments.
Il faut remarquer que ce monopole de l’Université est récent, en l'occurrence 2003, après un décret impérial, sur initiative du Département de la Santé, afin d’améliorer l'alimentation des étudiants. Avant cela, la plupart des grandes entreprises de restauration rapide et d’épicerie low cost disposaient d’une boutique dans les campus universitaires. Elles ont été progressivement remplacées par des cafétérias universitaires et les entreprises de fast food ont ouvert de nombreux points de vente près des portes des campus. Un second objectif était également de diminuer les frais de scolarité des étudiants dans des épiceries et fast food très chers et de trouver de nouvelles sources de revenus pour l’Université.
On estime que cette mesure a largement dépassé les espérances, une étude du service de santé des étudiants avec la faculté de médecine a démontré que l’apport nutritionnel quotidien des étudiants était plus équilibré, qu’ils avaient perdu en moyenne 2,3 kg, ce qui est bénéfique pour des humains très sédentaires. Par ailleurs, les étudiants auraient économisé plus de 60$ par mois en nourriture et l’Université a dégagé un excédent net de plus de 7 millions de dollars sur cette activité en 2015, entièrement reversé dans l’amélioration des conditions d’études.
Bibliothèques universitaires :
L’Université de Karaimu compte 3 bibliothèques principales généralistes et 24 bibliothèques spécialisées, réparties en 6 départements, sur une ou plusieurs composantes. Ces 37 bibliothèques ont dans leurs collections plus de 9,8 millions d’ouvrages. Chaque année l’Université achète 170.000 volumes reliés et 152.000 périodiques. Si le nombre de 332.000 achats par an, soit presque 1.000 nouveaux documents par jour, peut paraître très impressionnant, il faut remarquer que chaque année des milliers d’ouvrages quittent également les fonds de la bibliothèque pour diverses raisons : vol, destruction mais surtout dons à d’autres établissements moins bien dotés… Il convient de préciser que la plupart de ces ouvrages sont des revues, périodiques ou titres de presse aisément accessibles dans de nombreuses bibliothèques. Les grands journaux quotidiens et hebdomadaires sont d’ailleurs disponibles dans chacune d’entre elles, notamment le Yomirui, le Yugure ou encore le Mainichi.
La bibliothèque principale, située sur le campus de Nonogo, a été ouverte en 1925 et accueille plus de 1,2 million de documents, sur plus de 18.000 m2. Chaque année elle est visitée par environ 377.000 personnes, soit un peu plus de 1.000 visiteurs par jour qui effectuent 172.000 prêts, soit environ 470 par jour, ce qui fait un taux d'emprunt de 47%. Son fonctionnement est assuré par 55 employés, tous à temps plein.
Depuis la fin des années 1990, un énorme travail de numérisation des documents a été effectué pour enrichir la base numérique internationale E-Hon, permettant à des étudiants du monde entier d’accéder aux collections de la plus riche des bibliothèques burujoises. Ses collections couvrent tous les champs disciplinaires, les 77 composantes de l’Université étant toutes représentées par au moins un rayon, pour parvenir à cela elle dispose d’un confortable budget d’achat de 8 millions de dollars par an. Elle accueille également de très riches collections anciennes, dont plus de 100.000 ouvrages des XVe, XVIe et XVIIe siècles.
Depuis 2002, le campus de Daruma dispose de sa propre bibliothèque principale qui compte un peu plus d’un million d’ouvrages sur 9.600 m2. Elle se veut également généraliste mais avant tout axé sur la Faculté des Arts libéraux et avec des ouvrages plus « accessibles » que dans les autres bibliothèques universitaires, notamment du fait du plus jeune âge des étudiants qui la visitent. Son budget d’achat annuel n’est que de 460.000$. Elle est la plus fréquentée des bibliothèques, avec plus de 2.200 visiteurs uniques par jour, soit environ 800.000 par an mais le taux d’emprunt est le plus faible, autour de 30% avec 660 prêts par jour, soit 241.000 par an. Elle fonctionne grâce à 59 employés.
Enfin, le campus de Kashiwa dispose également de sa propre bibliothèque depuis 2010, elle accueille 350.000 ouvrages, surtout scientifiques, sur 5.700 m2, son budget d’achat dépasse tout juste 120.000$. C’est la « grande » bibliothèque la moins fréquentée, avec environ 500 visiteurs par jour, soit 182.000 par an mais avec un taux d’emprunt très élevé à 64%, soit 320 prêts par jour pour plus de 116.000 emprunts par an. Elle fonctionne grâce à 36 employés.
Il faut noter que les bibliothèques universitaires, quel que soit le campus, ont toutes les mêmes horaires d’ouverture de 8h30 à 22h30 en semaine et de 9h à 19h pendant les week-end, les vacances et les jours fériés. Malgré des demandes récurrentes des étudiants, le Département de l’Instruction refuse d’ouvrir davantage les bibliothèques afin de pousser les élèves à se reposer et dormir la nuit. En effet, chaque année des pétitions sont signées par des centaines voir des milliers d’étudiants pour demander l'ouverture des bibliothèques toute la nuit en période d’examen. L’empereur Tadashi IV, en 2004, leur a répondu en personne en estimant que « le repos et le sommeil peuvent être de meilleures moyens de révisions que les livres et les notes de cours ».
Droit, politique et société :
Bibliothèque de Droit, Centre des Documents Juridiques et Politiques du Burujoa Moderne, Bibliothèque des Lettres et de la Sociologie, Bibliothèque des Sciences Sociales, Bibliothèque Historiographique.
Médecine, santé et sciences de la vie :
Bibliothèque Médicale, Bibliothèque des Sciences Médicales, Bibliothèque Pharmaceutique, Bibliothèque d’Agriculture et des Sciences de la Vie.
Sciences exactes, ingénierie et technologies :
Bibliothèque des Sciences, Bibliothèque d’Ingénierie, Bibliothèque des Sciences Industrielles, Bibliothèque des Sciences et Technologies Avancées, Bibliothèque des Sciences Mathématiques, Bibliothèque sur les Rayons Cosmiques, Bibliothèque de Physique de l’État Solide, Bibliothèque sur l’Atmosphère et l’Océan, Bibliothèque sur les Tremblements de Terre.
Humanités, arts et civilisations :
Bibliothèque des Arts Libéraux, Bibliothèque de la Culture Orientale, Bibliothèque d’Aleucie et du Paltoterra.
Économie et gestion :
Bibliothèque d’Économie.
Institutions spécialisées :
Bibliothèque d’Éducation, Bibliothèque du Musée Universitaire.
Musée universitaire :
L’université de Karaimu dispose de son propre musée depuis 1997, dont la mission est la collecte, la conservation et l'utilisation de matériaux de recherche d’ordre naturel, culturel ou historique, mais aussi de présenter ces fonds à un large public. Avant sa création, chaque faculté conservait ses propres réserves d’objets et de spécimens, utilisés à des fins d’enseignement ou d’étude. Depuis 1997, elles doivent désormais toutes déposer leurs ressources matérielles au musée qui est chargé de leur bonne conservation. Aujourd'hui, les collections des musées universitaires comptent plus de 6 millions de pièces dont environ 240.000 sont exposées.
Situé sur le campus de Nonogo et inauguré en 1997, le Musée universitaire possède plus de 8 000 m² d’espaces consacrés aux expositions permanentes. Ses collections sont réparties en trois grands ensembles thématiques : Sciences de la Terre, Systèmes biologiques et Histoire culturelle.
Cette section se compose de cinq salles :
« Minéraux » expose une importante variété de pierres à structure cristalline, ainsi que plusieurs météorites.
« Roches » présente une collection qui se veut la plus complète possible des sols de l’Empire, de Maronhi et de divers territoires étrangers.
« Mines » rassemble des minerais et roches extraits des différentes régions minières du Burujoa et de Maronhi ; l’une des pièces maîtresses est un cristal de stibine de plus d’un mètre, provenant du Morii.
« Paléontologie » recèle plus de 60 000 fossiles, auxquels s’ajoutent 9 000 spécimens biologiques modernes.
Enfin, « Géographie » expose un ensemble de cartes anciennes ainsi que plusieurs récifs coralliens burujois et maronhiens.
L’exposition des Systèmes biologiques compte 7 salles.
La première salle, intitulée « Plantes », abrite l’un des plus vastes fonds végétaux au monde, rassemblant près de 1,7 million de spécimens, le plus souvent des graines ou des feuilles. Selon la direction du musée, cette collection comprend au moins un exemplaire de chaque plante poussant dans l’Empire.
La seconde salle, « Plantes forestières », regroupe 140 000 spécimens exclusivement issus d’écosystèmes forestiers, dont 60 000 proviennent de Maronhi.
Vient ensuite la salle « Pharmacie », qui conserve 30 000 plantes médicinales de l’Empire ainsi que 15 000 spécimens originaires de Maronhi.
La quatrième salle, « Animaux », expose une large collection taxidermique, complétée par la cinquième salle, « Poissons », également consacrée à des pièces naturalisées, parmi lesquelles figurent plusieurs requins. Au total, les réserves du musée compteraient près de 30 000 animaux empaillés.
La sixième salle, « Préhistoire humaine », présente divers restes appartenant à des populations préhistoriques, accompagnés d’outils, d’objets et de figurines datant de la même époque.
Enfin, la dernière salle, « Médecine », réunit plusieurs momies, des corps écorchés ainsi que des moulages de pathologies dermatologiques.
L’exposition d’Histoire culturelle compte 5 salles.
La première salle, « Archéologie », présente les objets issus des fouilles menées par l’Université et non transférés à d’autres musées. On y trouve principalement des outils en pierre, en faïence et en bronze mis au jour en Jinu, au Xinemane, au Vomogorod ainsi qu’en Maronhi.
La deuxième salle, « Histoire de l’architecture », propose un panorama représentatif de matériaux utilisés dans les différentes régions de l’Empire et de Maronhi : tuiles, poteries, briques, pièces de menuiserie, entre autres témoignages de savoir-faire locaux.
Enfin, les trois salles suivantes, regroupées sous l’intitulé « Art et archéologie », exposent des objets historiques acquis ou donnés à l’Université et provenant du monde entier.
Les collections du Musée Universitaire font l’objet d’un débat particulièrement vif entre l’Université et les milieux anticolonialistes, tant au Burujoa qu’en Maronhi. En cause : l’importance des pièces originaires de ce territoire. On estime en effet que plus d’un tiers des huit millions d’objets conservés dans les réserves du musée proviennent de Maronhi, dont un nombre conséquent aurait été rapporté durant la période coloniale. Ainsi, plusieurs collectifs, associations et ONG organisent régulièrement des manifestations près du campus de Nonogo, demandant la restitution intégrale des œuvres maronhiennes à leur État d’origine. La police maintient systématiquement les protestataires à distance du musée. Jusqu’à ce jour, l’Université a toutefois refusé toute démarche de rétrocession.
Jardins universitaires :
L’université de Karaimu dispose également de deux jardins botaniques, celui de Koishikawa dans l’arrondissement de Kyobun, dans Karaimu intra muros et l’un dans la ville de Nikko, dans le Grand Karaimu, ancienne préfecture de Kurisato.
Le parc de Koishikawa est considéré comme le plus vieux jardin botanique de l’Empire, puisque sa création remonterait à l’an 1684.
Il est initialement ouvert par Natsuru Burujoa, frère de l’empereur Jin III et shogun de Karaimu qui désirait aménager plusieurs jardins à plantes médicinales dans la ville afin d’améliorer les conditions sanitaires de la cité. De son ouverture jusqu’en 1722, le jardin est purement dédié à la production d’herbes médicinales à destination des médecins et notables de la ville, ne permettant que très partiellement améliorer les conditions de vie pas toujours idéales d’une ville déjà très dense.
Sur recommandation du grand médecin Ogawa, un dispensaire pour les pauvres et les personnes âgées est créé en bordure du jardin et les plantes qui y sont cultivées sont exclusivement réservées à cet établissement, ouvert en 1722. Avec les progrès de la médecine moderne, le jardin va progressivement perdre son caractère purement productif et va petit à petit adopter les attributs des jardins d’agréments pour les patients de l'hôpital.
En plus de ces deux jardins universitaires, l’université dispose également de 7 forêts expérimentales, de taille assez diverse. Elles sont toutes gérées par le laboratoire de la vie forestière de la faculté d'agriculture et sont administrativement rattachés au campus de Yahohi.
- 2.226 hectares, Mogaka, Grand Karaimu
- 22.715 hectares, Vomogorod
- 5.812 hectares, Chichi, Grand Karaimu
- 9 hectares, Karaimu
- 1.922 hectares, Teso, Kiyogata
- 247 hectares, Moka, Kiyogata
- 41 hectares, Yamako, Uratori
Presses universitaires :
Comme toute grande institution d’enseignement supérieur, l’Université Impériale de Karaimu dispose de sa propre maison d’édition : les Presses de l’Université de Karaimu. Cette entité, composée de 32 collaborateurs, a pour mission de « diffuser et promouvoir le savoir universitaire karaimuan ». Elle y parvient grâce à une activité éditoriale particulièrement soutenue : en moyenne, un ouvrage voit le jour tous les trois jours, et le catalogue compte aujourd’hui plus de 6 000 références.
La production éditoriale des Presses couvre un large spectre, allant de monographies très spécialisées rédigées par des experts reconnus — parfois destinées à une poignée de lecteurs — à de vastes ouvrages de référence utilisés à l’échelle nationale. Parmi ces derniers figurent notamment les grands manuels de droit burujois, vendus chaque année à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires.
Les Presses assurent également l’édition de plusieurs périodiques universitaires.
- Le principal d’entre eux, FORUK (Pour l’Université de Karaimu), est une publication annuelle destinée à rendre compte des actions de la Présidence de l’Université et des différents Décanats ; son objectif premier est la valorisation institutionnelle.
- Vient ensuite la revue mensuelle institutionnelle, qui retrace la vie officielle de l’Université : conférences, expositions, travaux d’infrastructure, fonctionnement des services, etc.
Enfin, les Presses publient également le journal hebdomadaire du Club des étudiants journalistes, un club prestigieux dont les membres éditent chaque semaine un journal de 4 ou 8 pages au ton plus libre, plus généraliste et centré sur les préoccupations étudiantes.
Au-delà de ces publications internes, les Presses éditent la majorité des grandes revues scientifiques du pays. Parmi elles : Les Annales de l’Archéologie Karaimuane ; Les Cahiers de l’Architecture Urbaine ; le Journal de la Littérature Économique ; les Revues Burujoises de Géomatiques ; La Semaine Juridique ; Les Communications Chimiques ; le Journal Médical ; La Lettre de Recherches Géologiques ou encore Les Expériences Mathématiques. Elle publie également Littérature Impériale, la plus ancienne revue scientifique burujoise, publiée deux fois par mois depuis le 24 mars 1893, comptant plus de 3.000 numéros et dédiée à l’étude de la littérature impériale, ancienne comme contemporaine.
Depuis 2011, à la demande du Département Impérial de l’Instruction, les Presses ont l’obligation d’ouvrir leurs colonnes à de nouveaux talents. Elles doivent ainsi publier, au minimum une fois par an, l’ouvrage d’un jeune chercheur extérieur à l’Université. Pour y prétendre, quatre conditions doivent être réunies :
- être recommandé par un professeur titulaire de l’Université ;
- proposer une recherche originale et inédite ;
- présenter une première publication scientifique de l’auteur ;
- disposer d’un contenu d’ampleur suffisante pour être édité sous forme de livre.
Associations étudiantes :
La Présidence de l’Université a répertorié en 2006 plus de 340 associations dans ses registres et distingués en deux catégories d’importance équivalente : activités sportives et activités culturelles. Certaines de ces associations sont ouvertes aux personnes extérieures à l’Université. D’après les dernières estimations, environ ⅔ des étudiants sont actuellements membre d’une association. Par ailleurs, tous les étudiants inscrits dans une association sportive ont gratuitement accès aux diverses infrastructures sportives de l’Université, ainsi qu’à plusieurs infrastructures gouvernementales situées à proximité des campus.
Admissions :
Si la plupart des universités publiques recourent au Concours Général d'Admission aux Universités (CGAU), organisé par le Département Impérial de l’Instruction, l’Université de Karaimu organise son propre concours, en plus d’exiger la participation à cet examen. Par ailleurs, si la plupart des universités doivent adapter leur nombre de places par rapport aux lycées qui relèvent de leur secteur, le plus souvent la préfecture, l’Université de Karaimu est une des rares universités de l’Empire à pouvoir choisir librement le nombre d’étudiant qu’elle souhaite admettre chaque année. Depuis 2006, ce nombre est fixé à 2.960 admissions en 1ère année par an.
Le concours d’admission se divise en deux phases, une étude sur dossier puis un examen spécifique.
L’examen sur dossier se fait à partir des notes obtenus au lycée ainsi qu’à l’examen du concours général d’admission. En revanche, les étudiants ont le droit de demander à ce que l’étude du dossier porte uniquement sur certaines matières :
- ylmasien,
- au choix : Histoire ; Géographie ; Economie
- Mathématiques + au choix : Comptabilité ou Informatique
- 2 choix : Physique ; Chimie ; Biologie ; Sciences de la Terre
- langue étrangère au choix : jiunien, xineman, vomogorous, tairopototiote, anglais, allemand, français,
Ensuite, l’Université organise son propre examen d’entrée, composé des épreuves suivantes :
- Ylmasien : langue et expression écrite, littérature : 150 min, 120 points
- Mathématiques : 150 min, 120 points
- Histoire du monde et impériale, Géographie : 150 min, 60 points par matière
- Physique, Chimie, Biologie : 150 min, 60 points par matière
- 2 langues : jiunien, xineman, vomogorous, tairopototiote, anglais, allemand, français : 120 minutes, 50 points par langue
Les candidats sont évalués sur un total de 700 points. Ceux qui obtiennent au moins 400 points accèdent à un entretien individuel de 30 minutes, mené par deux professeurs issus de facultés différentes. L’entretien se déroule en trois temps : 5 minutes de présentation personnelle (origine, parcours, activités…), 20 minutes d’échanges avec les professeurs, puis 5 minutes consacrées au projet d’orientation du candidat. Bien que non noté, cet entretien peut influencer le classement final, de manière positive ou négative. À l’issue du processus, seuls les 2 960 candidats les mieux classés sont admis. Ce nombre peut toutefois être inférieur si moins de candidats franchissent le seuil des 400 points. À l’inverse, certaines années, le niveau de sélection est plus élevé : en 2012, par exemple, plus de 4 200 candidats avaient dépassé ce seuil, et il fallait alors un minimum de 507 points pour intégrer l’Université de Karaimu.
Finances :
Le budget de l’Université pour l’année scolaire 2016-2017 s’élevait à 1.505.450.000$. Contrairement à la plupart des autres universités publiques, les recettes publiques représentent moins de la moitié du budget de fonctionnement, en l’espèce tout juste ⅓ avec 529 millions de dollars, contre 91 millions de dollars récoltés auprès des étudiants : frais d’inscription, restauration, hébergement… quant aux hôpitaux universitaires, ils ont rapporté 367 millions de dollars, par remboursement auprès de la Sécurité sociale, des mutuelles ou directement des patients. Enfin 518 millions proviennent de ressources extérieures : ventes des ouvrages des presses universitaires, donations, legs…
UK Foundation :
Parallèlement à son activité académique, l’Université Impériale de Karaimu s’appuie sur sa propre fondation : la University of Karaimu Foundation, communément désignée UKFoundation. Cette institution gère un portefeuille d’actifs estimé à 8,3 milliards de dollars, réparti à parts presque égales entre patrimoine immobilier au sein de Karaimu intra-muros et investissements financiers dits « stables ». En 2017, elle a généré un produit financier brut de 427 millions de dollars.
Plus précisément, l’UKFoundation administre un patrimoine immobilier considérable :
-93 000 m² de logements correspondant à près de 1 500 appartements dans le Grand Karaimu ;
-une tour de bureaux de 40 000 m² abritant 3 500 employés ;
-un centre commercial regroupant 75 boutiques ;
-des entrepôts logistiques totalisant 100 000 m² ;
-un complexe hôtelier de 620 chambres.
À ces biens immobiliers s’ajoutent des placements financiers d’envergure : 1,6 milliard de dollars d’actions, 1 milliard en obligations d’État, 400 millions investis dans des sociétés foncières étrangères, 600 millions répartis dans divers produits financiers, ainsi que 400 millions de liquidités destinées à absorber d’éventuelles fluctuations du marché.
La fondation constitue par ailleurs l’instrument essentiel de mise en œuvre du « projet académique et social » de l’Université. Elle finance les bourses d’études, les programmes de recherche et contribue à la majorité des investissements stratégiques de l’établissement. Unique en son genre, l’UKFoundation répond à la particularité de l’Université de Karaimu, l’une des rares institutions publiques de l’Empire à exiger des frais d’inscription. Fidèle à son idéal méritocratique, l’administration impériale a donc fondé cette institution afin de garantir l’accès à l’excellence pour les étudiants les plus modestes.